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Discussions honnêtes vs « bruit »

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J’avais déjà traité le sujet d’éviter de parler à des gens – à cerveau étroit ou à oreilles bouchées par une idéologie – qui ne peuvent entendre ou comprendre ce qu’on leur dit, & à qui il est donc inutile (pis ; nocif !) de parler ; voir

http://www.bonheuretamour.com/2016/11/30/peut-on-juger-suivons-les-messagers-divins/, & qui était sous-titré « Marre de l’interdiction de juger des béni oui-oui du Politiquement Correct ! »

Mais je viens de tomber sur une admirable video de Jordan Peterson: « Don’t cast pearls before swine » (https://www.youtube.com/watch?v=upTHZwSXayc ) , si instructive & intelligente que je l’ai traduite telle quelle.

Voici son discours :

Vous ne pouvez pas parler à des gens qui ne veulent pas s’engager dans une discussion.

Rogers était un clinicien, et il a essayé de savoir quelles étaient les conditions pour une relation thérapeutique efficace.

Eh bien, une des conditions préalables était que la personne qui venait pour s’engager dans la relation – donc, le client – devait être prêt à discuter le fait qu’il y avait un problème.

Donc, si vous & moi avons une discussion… , l’attitude ad hoc à amener à la discussion est la présupposition que l’autre personne pourrait savoir quelque chose qu’il pourrait être important pour vous de savoir – ce qui veut dire que vous ne savez pas déjà tout, & si vous êtes chanceux, vous pouvez parler soigneusement à l’autre personne et elle vous dira quelque chose que vous ne savez pas.

Et ça, c’est un grand cadeau, parce qu’alors, vous en ressortirez en sachant quelque chose que vous ignoriez.

Mais le prix qu’on paie pour ceci est que, parfois – presque toujours si vous apprenez quelque chose d’important – vous devez remettre en question quelque chose que vous teniez déjà pour un absolu, & donc, vous payez le prix d’une désintégration partielle pour l’acquisition d’une nouvelle unité d’information.

Donc, il doit y avoir du courage dans un vrai dialogue, & de l’humilité dans un vrai dialogue.

Si vous parlez à quelqu’un qui est possédé idéologiquement, tout ce qu’ils essaient de faire, c’est de vous convaincre qu’ils ont raison.

Et on peut voir cela quand on parle à quelqu’un comme ça, parce que si on fait attention, on voit qu’on n’est pas là ; ils pourraient parler à n’importe qui. On n’est qu’une place réservée pour « ceux qui ne sont pas d’accord ».

Il n’y a pas du tout de conversation individuelle, il n’y a pas d’admission mutuelle qu’on est tous 2 devant un problème.

Je peux être assis à parler avec des gens de toutes positions idéologiques et dire : « ayons une discussion sur l’inégalité. Il y a un problème ; l’inégalité est un problème – Quel genre de problème exactement ? On peut essayer de spécifier à quoi pourrait ressembler un ensemble de solutions hypothétiques. Voyons si on peut avancer vers plus de clarté sur la formulation du problème & commencer à générer quelques solutions potentielles – en sachant très bien que les solutions que nous générerons risquent de ne pas produire les résultats que nous voudrions leur faire produire si on les appliquait – car c’est aussi une acceptation d’ignorance. »

Mais si vous parlez à quelqu’un qui est possédé idéologiquement, ils connaissent déjà les réponses ; ils connaissent le problème & ils connaissent les solutions. Alors, pourquoi avoir la discussion ? Ce n’est pas la peine d’en discuter.

Et donc, ce qu’il faut faire dans cette situation …, est qu’on existe par l’exemple – c’est tout ce qu’on a.

On doit incarner une meilleure façon d’être, en sorte que les gens qui nous rencontrent (puissent) remettre en question les conséquences de leur propre rigidité. …

Vous savez, si les gens se rencontrent en tant qu’égaux dans une conversation, ils y entrent tous 2 en sachant qu’ils ne savent pas tout, mais s’ils se rencontrent sur un champ de bataille idéologique, ce n’est pas du tout ce qui se passe – & donc… Il y a ce vieil adage dans le Nouveau Testament … ;« Ne jetez pas vos perles devant des pourceaux » – c’est vraiment un dicton rude, certainement pas quelque chose qu’on pourrait considérer comme clément – mais ce qu’il signifie est : si vous parlez honnêtement – vous tentez vraiment d’avoir une conversation – et que l’autre personne n’écoute pas, vous devriez vous taire, parce que vous n’êtes pas qui ils pensent que vous êtes, et vous n’êtes pas où vous croyez que vous êtes. Vous êtes quelque part d’autre, & vous devez distinguer où vous êtes exactement et continuer la conversation dans cette veine.

Si une vraie conversation n’est pas présente, ça n’arrivera pas.

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L’E.N.P. (Espace Narcissique Pathologique)

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temps nocturneCertaines victimes de PN – celles qui se sont bien informées sur le sujet & ont rompu – s’étonnent de voir combien elles parviennent à distinguer toutes ses manoeuvres (ce qui leur donne de la liberté) – alors qu’avant, elles ne distinguaient pas du tout ce qui était en train de se passer (& étaient donc prisonnières).

Beaucoup, hélas, ont tenté de prendre une revanche sur lui, car elles sont en rage et veulent lui faire payer tout ce qu’il leur a infligé… mais ça n’a fait que les replonger dans son monde de ténèbres…

N’oubliez pas que c’est toujours LA, dans son « antre » (= l’Espace Narcissique Pathologique) que cette bête sauvage vous attire pour vous dévorer !

En effet, c’est là qu’il se sent en sécurité ; il s’est aménagé cet espace spécialement pour y assouvir ses besoins ( = s’y procurer son approvisionnement narcissique tout en évitant toute blessure à son ego) – il l’a fait inconsciemment & naturellement (comme une araignée tisse une toile). Là, il peut faire ce qu’il veut de sa proie et en tirer ce qu’il recherche…

Quand il y a attiré sa victime, il passe à l’attaque ; il l’entraîne dans une confrontation absconse, délirante. C’est bien simple ; si la victime y réfléchit par la suite, elle n’arrive pas à se souvenir comment ils en sont arrivés au sujet de la dispute.

En fait, il a d’abord démoli l’estime de soi de sa victime, en sorte qu’il puisse l’accuser de tout & n’importe quoi, et qu’elle tente de s’en justifier (au lieu de hausser les épaules, tellement c’est idiot). J’ai connu ça ; ma mère m’accusait en hurlant, que c’était ma faute lorsqu’elle se disputait avec ses cinglées de soeurs ou avec mon père !

Ou si vous voulez discuter d’un sujet qui vous préoccupe, par ex, d’une « bêtise » (hum !) ou méchanceté qu’il vous a faite, au lieu d’en causer pour faire avancer les choses, le PN réagit en vous accusant d’autre chose (toujours une chose stupide), pour vous déséquilibrer…Et l’ennui, c’est qu’on mord toujours à l’hameçon !

Et là, ça part en sucette : tandis qu’on tente de discuter avec ce monstre, ce robot, la conversation part dans tous les sens… Ca n’a AUCUN sens, en fait ! Par ex, quand on lui reproche ses dépenses ou ses infidélités, il nous dira qu’on est une souillon parce qu’on a laissé traîner des vêtements, ou qu’à cause de nous, son cousin a fait une crise cardiaque.

Mais nous, on en discute parce qu’on a été démoli(e) & qu’on croit vraiment que les problèmes sont de notre faute.

Quand on veut apurer un problème de ce genre, comme c’est un sujet « sensible », à forte charge émotionnelle, on est « ouvert(e) », on met son coeur à nu…Et le PN aime cela ! C’est comme ça qu’il nous veut… parce que c’est comme ça qu’il peut « tirer du sang » !!

Comme on est bouleversé(e), dans l’état d’ouverture où l’on est, dans la chaleur de la discussion, on croit ses mensonges ; on croit qu’on a effectivement causé la crise cardiaque du cousin… Le PN en profite pour vous en faire honte : comment, vous osez soulever un petit souci mineur (!), alors que vous êtes coupable d’un tel CRIME ; causer presque la mort de son cousin ?!

Alors, comme on croit cette connerie, on se sent coupable, et on n’ose plus l’accuser… & c’est justement ce qu’il voulait ! Ca semble stupide, mais… voilà comment le monstre nous a entraîné(e) à réagir !

Et voilà comment, se « sachant » nul(le), moche, bête, indigne, on ne se dresse pas pour se défendre (eh non : on se dresse pour quelqu’un de bien, mais non pour une merde… et c’est ce qu’il nous a persuadé(e) qu’on est !), et on reste dans cette relation qui nous détruit, à nourrir le vampire ! Et c’est bien pour ça qu’il a tué notre estime de soi ; parce que ce sont les ailes qui permettent à l’oiseau de s’envoler, et il a coupé ces ailes …

Après la rupture, quand on y repense, on s’en veut, on se sent stupide ; on ne peut pas croire qu’on ait été assez bête que pour avaler ces bobards ridicules …là, il n’a même plus à être présent & à vous blesser lui-même ; vous vous le faites à vous-même ! En fait, c’est parce qu’on a été violenté(e) pour nous entraîner à croire à cela – alors, pardonnez-vous ; il faut remettre la faute sur le VRAI coupable & cesser de vous jeter la pierre !

Si un jour, il réussit à vous « coincer », pour pouvoir vous jeter les pires accusations à la tête, ne réagissez pas, gardez le silence, ne le laissez pas se répéter (s’il le fait, dites calmement : « Tu as déjà dit ça. As-tu autre chose à me dire ? « ), ne répondez pas à ses questions (dites juste : « Tu voulais me parler, je suis là ; j’écoute »). Et quand il a fini de parler, ne dites que : « ne me contacte plus jamais ».

Ne vous laissez plus entraîner dans ce genre de discussions qui ne mènent à rien (pour plus d’infos, voir : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/14/parler-avec-un-pn/ & https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/16/pn-discussions-delirantes/).

Ca ne mène à rien parce qu’ils ne cherchent pas à améliorer les choses ou la relation ; ils cherchent la bagarre, ils veulent que vous vous défendiez & tentiez de prouver votre innocence (dont il sait que vous l’êtes).

Vous tentez désespérément de lui prouver que vous n’êtes pas la mauvaise qu’il dit que vous êtes… mais JAMAIS vous ne pourrez vous justifier, jamais il ne validera vos sentiments, toujours il vous fera sentir que c’est votre faute !

Souvenez-vous que la perversion narcissique est une psychose, et par conséquent, les propos d’un PN sont délirants, non pertinents, contraires à la réalité des choses – alors, pourquoi discuter avec un dément ? On ne peut pas lui faire entendre raison parce qu’il n’est pas raisonnable, parce qu’il ne veut pas et ne peut pas viser une chose saine comme l’harmonie & l’amour, comme ferait quelqu’un de normal.

Il faut savoir qu’on ne peut tout simplement pas raisonner avec un PN et il ne changera jamais ! En effet, tout change, tout évolue, car c’est ce que fait la Vie… mais ces monstres sont MORTS à l’intérieur…

Donc, laissez-le dire ce qu’il veut et, quand il a fini, dites calmement : « J’ai entendu tout ce que tu avais à me dire, je n’ai rien à ajouter. Maintenant, ne me contacte plus jamais » & partez. Même s’il essaie de continuer à parler, raccrochez ou tournez les talons & dirigez-vous vers la sortie.

Là, vous gagnez (& il n’y a aucune autre façon de gagner avec un PN).

Car dès que vous mordez à l’appât qu’il vous tend, vous êtes ré-aspiré dans son mode délirant, où pendant des heures, il se nourrira de vous, il vous mordra, vous blessera, et dont vous sortirez exangue, épuisée, encore plus affaiblie… (voir : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/ ).

Attention : ceci risque de le mettre en rage – alors, prévoyez que vous pourrez partir..

PN & discussions délirantes

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discussion PN3Quand on vit en famille ou en société, il est inévitable qu’il y ait des heurts, des dissensions, des divergences d’opinion, des disputes, car tout le monde n’a pas le même caractère, le même fonctionnement, le même avis …

Mais lorsque chacun est raisonnable, non-égoïste ou avide et agit honnêtement, n’importe quel problème est relativement vite résolu. Si l’on demande une faveur, comme par exemple un changement qui améliorerait les choses, l’autre partie comprend que c’est dans l’intérêt de tous (lui y compris) et l’accepte tout de suite (même s’il discute parfois des modalités de mise en pratique).

Bref, ce genre de différend se règle en 1/4 d’heure. Si ça dure plus longtemps, c’est en général parce que quelqu’un est têtu. Et quand le différend se prolonge pendant des heures, des jours ou des semaines, alors c’est que quelqu’un refuse de coopérer, recherche la confrontation et obstrue intentionnellement la résolution du problème.

Un PN n’est pas intéressé par une conversation constructive aboutissant à une solution bénéfique à tous ; il ne vise qu’à gagner.

Et comme le PN qui vit avec nous nous connaît, il sait exactement ce qui va nous faire réagir (ou exploser) ; c-à-d ce qui, pour nous, sont des « sujets sensibles » ; là, on est prévisible ; notre agresseur sait que nous allons « mordre à cet hameçon » & réagir à chaque fois de la même manière.

Et voilà comment on se retrouve à répéter les mêmes schémas encore & encore, à se laisser entraîner dans les mêmes disputes éternelles, à tenir durant des heures (souvent la nuit, du reste – car comme tout tyran, il sait que nous priver de sommeil nous affaiblit toujours plus) des conversations sans queue ni tête…

Croyez-moi ; il sait très bien ce que vous avez dit, il a très bien compris, et, il sait – mieux que vous ! – que vous êtes quelqu’un de bien, une personne gentille (pas besoin de vous justifier et d’essayer de le rassurer là-dessus non plus ; il sait bien ce qu’il en est !) & que vous l’aimez – simplement, il s’amuse comme un fou à vous mener en bateau jusqu’à épuisement, se nourrit de vos émotions & jouit de votre détresse !

Si l’on veut se libérer de ce rituel satanique, il faut commencer à être imprévisible. Comme le cinglé nous provoque exprès pour créer des disputes, afin de nous attirer dans ces vaines discussions rocambolesques, la seule façon d’y échapper est de faire l’inverse de ce qu’il (elle ) essaie de nous faire faire – qui est de se désengager et de cesser de réagir !

Après tout, vous n’accepteriez pas de perdre du temps à discuter avec des patients d’asile psychiatrique, non ? Eh bien, il est encore plus inutile de continuer à discuter avec un PN hostile & déraisonnable, qui ne sait dire que des absurdités & agir de façon irrationnelle (poussé par ses démons intérieurs).

Il faut cesser de vouloir éclaircir les choses, s’expliquer, se justifier, se défendre, ou de vouloir faire avancer les choses afin de résoudre le soi-disant problème – créé de toutes pièces par le PN & qu’il ne désire certes pas voir résolu (forcément, il n’y a que VOUS qui en souffrez !). Il faut savoir qu’amour n’est pas égal à intensité, mais à SERENITE, & comprendre enfin la nécessité d’avoir la paix et la tranquillité ! (j’en parle ici : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/26/si-cest-intense-ca-doit-etre-de-lamour/ ).

Tant que nous continuons à répondre au non-sens d’un PN, il gagne, tandis que quand on cesse de répondre & qu’on le laisse déraisonner tout seul, on gagne !

L’idée est de se détacher, de le laisser sans personne pour discuter avec lui … Ce n’est qu’un prêté pour un rendu, car lui aussi nous a souvent fait le coup de quitter la pièce ou même la maison au beau milieu d’une discussion.

Dès qu’il nous sort l' »amorce », c-à-d le sujet de discussion à fort potentiel émotif qu’il utilise pour nous appâter & nous attirer dans une de ces bonnes vieilles disputes à rallonges qu’il aime tant, il faut le reconnaître & partir !

Souvenez-vous : « Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre » ! Donc, vous avez beau vous creuser la tête (oh, comme j’ai fait cela !) à tenter de trouver le bon argument pour le convaincre de votre fidélité, de votre bonne foi, ou pour lui faire cesser ses cruautés à votre égard, jamais vous n’y réussirez, car on ne peut tout simplement pas convaincre quelqu’un qui REFUSE de comprendre – car cet être REJETTE l’amour, l’intimité, la vérité, la moralité, la nécessité de traiter les autres avec amour & respect !

C’est pour cela (pour s’épargner un surcroît de souffrances et de pertes d’énergie) que la victime doit s’entraîner à reconnaître le point où la discussion cesse d’être productive. Une règle générale est que ce point a été atteint quand vous vous retrouvez à répéter ou reformuler votre demande la 3ème fois.

Voilà où il faut S’ARRÊTER, choisir l’une des affirmations suivantes, puis la dire bien haut & PARTIR :

  • Nous ne faisons que tourner en rond. J’en ai assez.
  • Nous avons déjà discuté de cela, je ne vais pas continuer à ressasser !
  • Je prends cela comme un« Non ». Je vais devoir aller de l’avant et prendre d’autres mesures pour me protéger.
  • Je ne vais pas perdre plus de temps à ce sujet. Ce sont mes conditions. C’est à prendre ou a laisser.
  • J’ai pris ma décision et je ne vais pas en discuter plus avant !
  • On ne va nulle part avec cela. Je m’en vais.
  • Je ne vais pas me répéter encore une fois. Si on doit encore se revoir, c’est comme ça que ce sera !
  • Cette discussion ne va nulle part, donc j’y mets fin. Je raccroche maintenant. Ne me rappelle pas jusqu’à ce que tu sois d’accord de m’accorder ce que je demande.
  • Je t’ai dit ce dont j’avais besoin & c’est non-négociable. Soit tu fais ce que je demande, soit non. Quand tu m’auras dit ta décision, je te ferai savoir ma décision au sujet de la poursuite de cette relation.
  • Je ne peux pas l’expliquer mieux que je l’ai déjà dit. Si tu refuses de comprendre, alors il ne sert à rien de continuer à en discuter.
  • Je peux voir qu’on ne va pas se mettre d’accord sur ce point. Dis-moi quand sera prêt à faire ce que je te demande .
  • J’ai été tout à fait clair(e). Je n’ai plus rien à dire.

La chose essentielle à comprendre, c’est que les PN veulent de l’attention. N’ayant rien de positif à offrir, comme la bonté ou l’amour, qui pourraient persuader quelqu’un à s’intéresser à eux ou à sortir avec eux, ils manipulent pour obtenir une relation et une fois en relation, créent (comme de vraies « drama queens » qu’ils sont) des disputes artificielles, et vous forcent à ressortir vos arguments encore et encore, et encore…. à l’infini.

Ils agissent en sorte de vous bouleverser, pour que vous protestiez ou demandez pourquoi ils vous font ça …et, en peu de temps, vous voilà dans une discussion délirante qui durera des heures, ne mènera nulle part & vous mettra sur les genoux …

Et bien sûr, dans leur impudence, ils vous accusent en plus de l’avoir provoquée ! Le mien me bousculait (ça faisait mal) ou me violait, ou me trompait, et quand je voulais en parler, c’était moi qui étais une emmerdeuse, une créeuse de disputes (!) – & le pis, c’est que j’en étais venue à penser qu’il avait raison !

Donc, le PN nous exaspère d’une ou d’autre façon, il a une attitude prouvant qu’il se fiche de nous ou de la relation ou qu’il nous hait nous ou la relation – il se débrouille pour nous pousser à bout et SAIT que, malgré notre souffrance et notre désarroi, on va tenter d’arranger les choses, et c’est justement sur cette réaction-là qu’il compte !

Mais il faut briser ce schéma destructeur, être dur(e) & lui exprimer fermement que ça suffit, dire : « Ok, j’ai essayé. Je m’en vais. Bye !  » Et puis, REFUSER catégoriquement D’EN REDISCUTER : SORTIR, ou RACCROCHER LE TÉLÉPHONE !

Ce le fichera en rogne et il deviendra plus violent, puis tentera l’approche en douceur, pour (il faut s’y attendre) revenir mine de rien à l’ancienne méthode (bien obligé ; il DOIT nous tirer du sang, c-à-d des émotions, pour survivre).

A vous de voir si vous avez vraiment besoin de ça dans votre vie…(à mon avis, non).

Souffrez-vous de liens traumatiques ?

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liens traum.Le terme « liens traumatiques » (que les anglophones nomment « betrayal bond » ; « liens de trahison ») désigne des liens noués sur une base traumatique, ou de trahison (à soi) – des attachements psychologiques au manque, au rejet et/ou à l’impuissance. Cela désigne les liens (créés par des relations d’exploitation) qui assujettissent une victime à quelqu’un qui est dangereux pour elle.

Pour savoir si vous vous liez de cette façon-là, faites le test suivant – il suffit de répondre par oui ou non ;

-Pensez-vous encore de façon obsessionnelle à certaines personnes qui vous ont blessé(e), même s’ils sont depuis longtemps sortis de votre vie ?

– Continuez-vous à rechercher le contact avec des gens dont vous savez qu’ils vous (re-)blesseront ?

– Vous donnez-vous un mal de chien pour aider des gens qui vous ont fait du mal ?

– Continuez-vous à agir comme « membre de l’équipe » ( = penser aux autres & non à vous) même s’il est clair que la situation est pourrie et nuisible pour vous ?

– Continuez-vous à essayer de tenter de plaire à des gens qui vous utilisent, à tenter de faire qu’ils vous aiment ?

– Continuez-vous encore & encore à faire confiance à des gens qui se sont montrés plusieurs fois comme étant non-fiables ?

– Etes-vous incapable de vous retirer de relations malsaines ?

– Essayez-vous d’être compris(e) par ceux qui, clairement, s’en fichent ?

– Choisissez-vous de rester en conflit avec d’autres alors qu’il ne vous coûterait rien de partir ?

– Persistez-vous à tenter de convaincre certaines gens qu’il y a un problème, tandis qu’ils refusent de vous écouter ?

– Etes-vous loyal(e) envers des gens qui vous ont trahi(e) ?

– Attirez-vous des gens non-fiables ?

– Avez-vous gardé des secrets dommageables (pour vous) sur des abus ou de l’exploitation ?

– Maintenez-vous le contact avec un abuseur rejetant toute responsabilité des violences commises ?

– Vous arrive-t-il de « couvrir », défendre ou expliquer une relation ?

– Lorsqu’une relation ne marche pas (de façon constante), continuez-vous à espérer que ça s’améliorera ?

– Avez-vous avec votre partenaire des disputes répétitives, destructrices & ne menant nulle part ?

– Certains de vos proches sont-ils horrifiés par quelque chose qui vous est arrivé, alors que vous ne l’êtes pas (horrifié) ?

– Est-ce que vous vous obsédez à vouloir prouver à quelqu’un qu’il se trompe sur vous, sur votre relation, ou sur la façon dont il vous traite ?

– Est-ce que vous vous sentez coincé, parce que, tout en sachant que ce que l’autre fait est destructeur, vous pensez que vous ne pouvez rien y faire ou y changer ?

– Vous sentez-vous loyal(e) envers quelqu’un, même si vous gardez des secrets qui sont nuisibles pour d’autres personnes ?

– Cherchez-vous le contact avec quelqu’un dont vous savez qu’il est destructeur, même si vous ne l’aimez guère ou que vous ne lui faites pas confiance ?

– Est-ce que le talent, le charisme ou les apports de quelqu’un font que vous refusez de voir ses actes destructeurs, d’exploitation, ou dégradants ?

– Ressentez-vous que vous ne pouvez pas vous détacher de quelqu’un, même si vous ne l’aimez pas, et n’avez ni estime, ni aucune confiance en lui ?

– Sentez-vous qu’une relation vous manque (jusqu’à être triste & nostalgique), alors que cette relation était si horrible qu’elle vous a quasiment détruit(e) ?

– Est-ce que des exigences énormes vous sont faites – de prouver votre valeur ou votre amour – pour « couvrir » le fait de vous exploiter ?

– Gardez-vous secret le comportement destructeur de quelqu’un à cause du bien qu’il a fait ou de l’importance de sa position ou carrière ?

– Votre relation comporte-t-elle des contacts ou des promesses brisées, que l’autre vous demande d’oublier ?

– Attirez-vous des gens « dangereux » ?

– Restez-vous dans des relations plus longtemps que vous ne le devriez ?

Si vous avez plusieurs « oui », il serait intéressant d’analyser un peu vos expériences précoces, et voir si vous n’avez pas (comme, à mon avis, 85% des gens) des attachements psychologiques (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-et-nous-aussi/ ) – et si oui, y faire quelque chose…

La conviction qui rend sourd & aveugle

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(récit tiré de l’Udana Sutta)

portes

Le Bouddha raconta cette histoire à ses moines :

Un jeune veuf se dévouait à son petit garçon, qui était toute sa vie. Mais pendant qu’il était en voyage pour son métier, des bandits incendièrent tout le village, le laissant en cendres, et enlevèrent le petit garçon.

Quand le père revint, il ne retrouva que des ruines et en eut le coeur brisé. Voyant les restes calcinés d’un enfant, il crut que c’étaient ceux de son propre fils, prépara une crémation, recueillit les cendres, et les mit dans un sac qu’il emportait partout avec lui.

Plusieurs années passèrent et un jour, son fils parvint à échapper aux bandits et à retrouver le chemin de la maison, que son père avait reconstruite.

Il arriva tard dans la nuit et frappa à la porte.

Le père demanda : Qui est là ?

– C’est moi, ton fils. S’il te plaît, ouvre la porte et laisse-moi entrer !

Le père, toujours triste, crut qu’il s’agissait d’un méchant qui se moquait de lui.

Il cria donc au-travers de la porte : Va-t’en !

Son garçon continua longtemps à appeler et supplier en frappant à la porte, mais le père lui faisait toujours la même réponse.

Finalement, comprenant que rien ne le ferait céder, le fils partit, l’âme désolée, pour ne plus jamais revenir.

Après avoir terminé ce récit, le Bouddha ajouta :

Si vous vous accrochez à une idée comme à une vérité inaltérable, quand la vérité viendra en personne frapper à votre porte, vous ne serez pas capable d’ouvrir et de l’accepter.

J’ajoute que ceci est un cas un peu particulier, où une conviction nous est comme « imposée » par un traumatisme.  Sans doute cet homme s’était-il identifié à son « drame » et à présent, il ne pouvait renoncer à la croyance en la mort de son fils… Car dans ce genre de cas (et je parle par expérience), on a acquis cettte nouvelle identité (celle de « parent désenfanté ») à grande difficulté et douleur … Il nous a fallu entrer dans ce « rôle » à notre corps défendant, pour survivre. Alors, cesser d’y croire, c’est comme si on avait fait tout ce « travail » pour rien et en outre, on n’a plus la force de faire un si grand changement une 2ème fois dans notre vie …