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Culture : lucidité ou endoctrinement

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Très consciente que le facteur le plus essentiel pour avoir une bonne vie est la vérité (lucidité sur soi-même & sur les conditionnements subis), j’aimerais traiter de la vraie & de la fausse conscience.

En ce qui concerne la lucidité sur soi-même, il faut bien, souvent & honnêtement s’examiner (je traiterai peut-être un jour de ce sujet), mais pour les conditionnements socio-culturels, voici quelques réflexions.

Engels employait le terme « fausse conscience » pour désigner un individu (ou un groupe) qui, inconscient des mobiles qui le poussent à penser & agir comme il le fait, participe à sa propre oppression, un état d’esprit conditionné ou une identité ayant un sens du moi empêchant l’individu de reconnaître l’injustice de sa situation sociale présente.

Marx, lui, écrivit que : « Ce n’est pas la conscience de l’homme qui détermine leur être, mais au contraire, leur être social qui détermine leur identité ».

Et l’on peut effectivement observer l’énorme influence qu’exerce la position sociale sur le sens qu’ont les gens de leur identité. Bien peu sont capables de se démarquer de cette programmation – et même pour ceux-là, c’est déterminé socialement, puisque ce seront toujours des êtres ayant accès à la culture et/ou à la richesse.

Si, par ex, un bébé se fait adopter par des Américains, il y a beaucoup de chances qu’une fois grand, il soit chrétien, parle l’anglais & aime le cheese cake, tandis que s’il était adopté par des Chinois, il aimerait le riz cantonais & serait bouddhiste, etc. Un être qui grandit dans une culture donnée, en adoptera généralement les conventions.

Et toute culture vise à maintenir les individus à la même place dans la hiérarchie de leur société. Pour ce faire, elle inculque aux individus de chaque classe l’ensemble d’idées & de valeurs correspondant à la classe à laquelle il appartient. Ceci permet à la classe dominante de continuer à dominer.

Oui, où qu’on aille, dans le temps ou dans l’Histoire, on voit qu’une petite minorité domine une énorme majorité.

Marx disait que si, dans une société donnée, on identifie quel groupe domine tous les autres, on constate que la politique, l’économie, la philosophie, la religion & l’art sont basés sur une prémisse de base justifiant le pouvoir en place. Chaque société inculque donc aux gens des valeurs qui leur nuisent, les poussant à croire ou à aimer des choses qui leur feront du tort.

Par ex, les hauts talons pour les femmes ; cela déforme leurs pieds, rétracte les muscles du mollet, abîme leur colonne vertébrale, … Mais elles les portent car on leur a seriné que ça les rend plus sexy. Cela rappelle le bandage des pieds dans la Chine ancienne…

Comment le pouvoir se débrouille-t-il pour que chacun, quelle que soit sa classe sociale, participe à son exploitation & reste bien sagement à sa place ?

Ceux qui sont au sommet n’ont pas besoin de beaucoup d’endoctrinement, car leur position – incluant une vie marquée de luxe, de confort, de standing, de respect – est enviable.

Ceux qui sont en position intermédiaire ne sont non plus pas trop mal lotis ; ils sont motivés à bosser pour atteindre un jour une position supérieure, tout en sachant qu’ils ne tomberont jamais dans la vie pénible de ceux qui se trouvent en bas de l’échelle.

Pour ces derniers, la vie est pénible. On pourrait donc croire qu’ils refusent de rester à leur place, & d’être un rouage dans une société où ils se font exploiter – et ils auraient d’autant plus de chances de gagner qu’ils forment la vaste majorité de la population.

Pourtant, ils y participent & restent à leur place – la plus nulle, marquée de privations & de manque de considération – comme de bons moutons.

Cette passivité (allant à l’encontre de la survie) ne peut être innée ; c’est donc qu’elle est implantée culturellement, justement via la politique, l’art, la religion, etc. – chaque élément étant une pièce du puzzle de cette culture & justifiant pourquoi les dominants doivent dominer & les dominés doivent se laisser faire sans protester.

C’est ce que Marx appelait une histoire de valeurs – car ce sont des valeurs qui sont utilisées pour justifier l’oppression ; par ex, dans les monarchies de droit divin, le roi avait été placé là par Dieu lui-même, & c’était une hérésie de vouloir discuter ce fait.

Toujours, les dominants ont prétendu mériter – d’une ou d’autre façon – leur position éminente, et que la populace « méritait » aussi de se trouver tout en bas de l’échelle – là aussi, il y avait toujours de « bonnes raisons » à ce qu’ils y restent – ben tiens !

Mais les dominants savent qu’il ne faut pas pousser les gens au désespoir, que là, n’ayant plus rien à perdre, ils sont prêts à tout. Alors, pour éviter cela, ils leur laissent toujours un espoir (la carotte qu’on balade devant le nez de l’âne pour le faire avancer) d’améliorer leur sort… et ainsi, les gardent à travailler pour renforcer encore le pouvoir & la richesse des dominants ! Car, pas plus que l’âne n’attrapera un jour la carotte, le menu fretin ne bougera de classe.

Et – voyez la subtilité & la perversité de tout ça – sachant que « les chiens qu’on ne tient pas en laisse sont les plus fidèles », on vit en « démocratie » ( = « pouvoir du peuple ») !

« Si tu travailles plus dur, que tu obéis bien & que tu te dévoues à ta tâche, tu parviendras à avoir une belle vie & les belles choses qui te font envie », leur sussure la société – alors que finalement, telle Cendrillon (qui n’aurait jamais pu finir ses corvées à temps sans l’intervention de la fée), il est impossible qu’ils y parviennent.

Bref, ça ne fait qu’enrichir toujours les mêmes & garder opprimés toujours les mêmes aussi.

Voilà ce qu’est la fausse conscience – laquelle s’exprime diversement selon la culture, mais toujours de façon stupide & contre-productive ; par ex, on voit que, dans certains pays africains, les femmes promeuvent l’excision, ou dans des pays musulmans, les femmes affirment que la burqa fait avancer le féminisme, ou – pis encore – chez nous, … mais je vous laisse trouver 😉 …

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Ego & quête du bonheur

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Les problèmes graves (perte, deuil, rupture, maladie) perdent de leur importance lorsque l’on élargit le tableau ; dans l’histoire du monde ou à l’échelle de l’Univers, nos soucis semblent tout petits – et nous aussi !

Au fond, nous ne sommes que des microbes par rapport au temps et à l’espace ; dans cette optique, nous-mêmes et tout ce qui nous importe, paraît minuscule. 

On a pourtant de l’importance, mais centrer sa vie autour de choses que notre ego trouve importantes, mais qui sont insignifiantes du point de vue du cosmos, est un problème. 

L’ego vise à garder sa perspective à son niveau – c-à-d petite et étroite – parce c’est de là qu’il tire son identité & se définit (ainsi que l’individu) : par son job, son standing, ses relations, … même ses problèmes !

C’est pourquoi les s’y raccrochent : oui, même nos problèmes nous définissent !
Pour exister, l’ego a besoin de limites, et le fait de l’élargir pour se fondre dans le grand Tout, menace sa survie ; l’être perçoit alors une menace contre son identité et sa vie même, ce qui l’angoisse.

La société nous programme à avoir un ego & à garder notre vision au ras du sol, à ne penser qu’à soi & à ses proches, à croire que le bonheur est dans toujours plus de biens matériels et à avoir l’esprit de clocher (ça fait marcher les affaires des « malins » qui règnent).

Conditionnés dès l’enfance, beaucoup pensent que ceci est la seule façon de vivre – car c’est ainsi qu’ils se sentent en sécurité ; en achetant toujours plus & en gardant leurs petites certitudes bien en place.

Un être ayant une conscience cosmique n’a pas besoin de tant de biens matériels car il sait que ce n’est pas eux qui apportent le bonheur, que ce sont de faux besoins fabriqués pour profiter à d’autres & dont on n’a pas besoin.

Pour maintenir les gens dans l’obéissance, il faut les maintenir dans une conscience très basse et pour ça, utiliser le liant de la peur ; la peur érode l’âme et empêche de penser. Voici pourquoi les Etats cultivent la peur (il n’y a qu’à voir les journaux !), pour donner aux gens la sensation que leur survie est perpétuellement menacée.

Beaucoup se sont habitués à cet état de peur, en sorte qu’ils ne la sentent même plus…mais ce sentiment refoulé crie en eux & s’exprime par des comportements destructeurs ou autodestructeurs (addictions, …).

Au lieu de se percevoir comme des cellules d’une même corps ; l’humanité, on se perçoit comme des entités séparées. Dans une perspective large, l’égoïsme ou le chauvinisme n’ont aucun sens & on s’intéresse aux solutions à long-terme et non aux solutions rapides (= mauvaises).

Mais notre culture est en déclin, notre civilisation est une machine folle, en sorte qu’elle se fissure ; une prise de conscience apparaît & de plus en plus de gens remettent ce modèle en question. Il est hélas dur de sortir des mensonges du dressage social, effrayant de détruire nos certitudes et en plus, on s’isole ainsi des autres (les « sheeple »).

Souvent, c’est une crise (matérielle ou mentale) qui nous fait voir que ce mode de vie est fou et du coup, on perd sa motivation à faire ce qu’on faisait jusque là ; projets, relations, biens matériels, … Ce à quoi l’on tenait tant avant, perd soudain son importance – et cela nous perturbe.

Pourtant, l’opportunité est là ; lorsqu’une porte se ferme, une autre s’ouvre… Si l’on ose se diriger vers de nouveaux buts, des choses importantes, on retrouve un sens à sa vie.

On est mieux, parce que l’on a abandonné le dérisoire, et qu’on s’occupe à présent de l’important ; on a abandonné l’éphémère pour se soucier enfin de l’éternel !

Et souvenons-nous que «  Ceux qui n’apprennent rien des faits désagréables de leur vie, forcent la conscience cosmique à les reproduire autant de fois que nécessaire, pour apprendre ce qu’enseigne le drame de ce qui est arrivé. Ce que tu nies te soumet, ce que tu acceptes te transforme » (C.G. Jung)

Pensez-y !

Vous voulez infléchir le cours de votre vie ? C’est possible ! – 1ère partie

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Nos craintes – et tout le monde en a – modèlent ses pensées et donc, nos choix.

La peur est une émotion, et comme telle, utile, mais seulement si elle apparaît d’un coup, en situation de danger … Alors, elle peut nous sauver la vie.

Mais le reste du temps, les peurs qu’on a (des craintes vagues en l’absence de danger immédiat) sont nocives, car elles nous freinent & nous maintiennent dans un quotidien insatisfaisant …

Il est donc indispensable, si l’on veut atteindre le bonheur, de découvrir ce que l’on craint, car « le bonheur est de l’autre côté de nos peurs », et d’acquérir la seule chose peut infléchir le cours de notre vie : le courage !

Si vous en avez marre d’une vie au rabais, décidez-le ; décidez de cesser d’écouter vos peurs & de leur obéir.

Quoi qu’on en pense, on a toujours le choix entre vivre ses peurs ou vivre ses rêves & à exprimer ; il suffit de décider de vous ouvrir de nouveaux horizons, de tirer de la vie plus de joie, d’amour & de satisfaction.

Mais pour ça, il faut bannir les excuses, prendre les rênes & la responsabilité de votre vie, ressentir la peur, & agir quand même !

Si vous lisez ceci, c’est que quelque chose en vous, vous crie que vous méritez mieux, que vous pouvez être & avoir plus !

« Le courage est la porte même de la Vie » a dit Morgan Freeman, qui sait de quoi il parle, puisqu’il est passé d’une enfance très pauvre à la richesse & la célébrité ! Et il a raison ; cette qualité est vraiment ce qui nous donne une vraie vie, & non une survie végétative à la « Matrix » !

Mais comment peut-on en arriver à être ligoté dans un destin qui nous fait souffrir ?

Chacun a été plus ou moins bien accueilli à sa venue au monde, et suite à cela, s’est bâti son « histoire personnelle », c-à-d ses croyances sur le monde & sa place en ce monde… Et si – comme pour beaucoup d’entre nous – cette histoire n’est pas en notre faveur, on subira une vie qui ne nous convient pas, au lieu de pouvoir en bâtir une qui nous convient.

Beaucoup de gourous recommandent de faire des affirmations positives, mais ça ne marche pas car, inconsciemment, on « sait » que c’est faux.

La seule solution, c’est de se rappeler comment était l’ambiance dans notre famille d’origine, & comment, connaissant notre sensibilité, on y a vraisemblablement réagi, & quelles conclusions on a dû en tirer sur notre place ici-bas… Il faut songer aussi comment on agit, suite à tout cela…

Voilà ce qu’il faut à présent détruire (car ce n’est pas vrai) pour se fixer de nouveaux buts & se reconnaître de nouvelles compétences pour les atteindre.

Si, alors, vous planifiez un autre destin pour vous, & l’écrivez, & le visualisez, vous aidez à le mettre au monde…

Lorsque l’on s’estime prisonnier d’une situation, la solution pour commencer à avancer avec sa vie, au lieu de rester coincé au même point, est d’aborder les êtres & les situations à partir de qui l’on est, et non plus à partir des émotions qu’ils (ou elles) génèrent en nous !

Dès l’enfance, on se met à confondre qui l’on est (& on est tous des êtres spirituels) avec ce que l’on ressent… Et ceci est un obstacle, car même si ce qu’on resssent dépend de notre sensibilité particulière, ça dépend aussi beaucoup de notre éducation & de nos croyances (sur le monde, les autres & nous-même), lesquelles croyances sont modelées par la culture où l’on vit & ceux qui nous ont élevé(e) – ce qu’on doit croire, ressentir ou exprimer (par ex, en tant que fille, ou garçon, ou membre de telle famille, …) nous est en fait largement dicté par ces facteurs-là !

Voilà comment l’enfant, totalement impuissant et donc, dépendant d’autrui pour sa survie, se coupe de ce qu’il est & se coule dans le moule de ce qui est attendu de lui…

Comme notre nature a été réprimée, en grandissant, on risque fort de vouloir anesthésier ceci et de devenir accro à quelque chose pour pouvoir « surnager » (drogues, alcool, sexe, biens matériels, statut, travail, …).

Il faut s’autoriser à ressentir, accepter & respecter tous les sentiments surgissant en nous, sans les réprimer – même si tous ne sont pas bons à exprimer ouvertement.

Tout ça en restant conscient que l’on n’est pas nos émotions – lesquelles sont changeantes & souvent chaotiques (bref, impossible de bâtir quoi que ce soit sur ces bases mouvantes et souvent peu glorieuses)

Ce que l’on est n’a rien à voir avec ce qu’on ressent. Et notre estime de soi n’a rien à voir avec ça non plus ; on peut parfaitement être quelqu’un de bien, & ressentir de la colère, de la tristesse ou de la honte.

Même si vous agissez selon ces sentiments négatifs, ça n’a rien à voir avec ce que vous êtes profondément !

Pour ce qui est de nos peurs, c’est souvent nos programmations inconscientes qui les créent, en sorte que la plupart sont imaginaires. Ou même si elles sont réalistes, si l’on réfléchit au pire qui pourrait arriver, on réalise qu’on a la force d’y faire face.

Pema Chödrön, dans le conte « La guerrière & la peur », dit qu’il ne faut pas respecter notre peur, que ses armes sont qu’elle parle vite & très près de nous, pour nous pousser à faire ce qu’elle dit. Mais si on ne lui obéit pas, elle n’a aucun pouvoir. Voilà comment la vaincre.

Donc, si une crainte vous envahit, & vous chuchote ses mensonges à l’oreille pour vous paralyser, saluez-la & poussez-la dans un coin, puis vaquez à vos occupations … »Il faut pousser nos peurs dans un coin, sinon, ce sont elles qui nous poussent dans un coin ! »

Il ne s’agit pas de nier ou de juger cette émotion, mais juste de ne pas la laisser nous nuire !

On peut se dire ceci : « est-ce que cette peur est ce que je suis ? Non ; c’est juste une sensation fugace, qui ne m’empêchera pas d’être malin, travailleur & créatif.

L’ennui, c’est que souvent, on refuse d’agir si l’on n’est pas à 100% sûr du résultat – on tourne la chose dans notre tête et, comme on reste dans l’incertitude, on reste sur place. Mais si vous faites ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez les résultats que vous avez toujours obtenus !

Si ça ne vous convient pas, vous devrez faire autre chose – et pour ça, suivre l’excellent conseil du chef indien : « en toute situation, reste coi & observe bien où tu te trouves. Puis, une fois que tu le sais, lève-toi & agis avec courage !« 

Quant à cette incertitude, ce n’est QUE si vous vous lancez dans l’action, que si vous vous engagez envers votre but, que la brume se lèvera & que vous commencerez à voir clairement les choses !

(à suivre dans partie 2)

Citations de Mo Tseu

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Mo TseuCe philosophe chinois (mon préféré) vécut de – 470 à – 391 et, dans ses enseignements, préconisa l’authenticité & la réflexion personnelle, plutôt que la foi aveugle & l’obéissance aux rites.

Pour accomplir quoi que ce soit, il faut avoir des normes. Personne n’a encore accompli quoi que ce soit sans elles. Tous les États du monde, grands ou petits, sont des cités du Paradis, et tous les gens, jeunes ou vieux, honorables ou humbles, sont ses sujets ; car tous paissent les bœufs et les moutons, nourrissent les chiens et les porcs, et préparent de bon vin et gâteaux à sacrifier au Ciel. Est-ce que cela ne signifie pas que le Ciel nous revendique tous et accepte les offres de tous ? Puisque le Ciel nous réclame tous et accepte les sacrifices de tous, alors, qu’est-ce qui peut nous faire dire qu’il ne désire pas que les hommes s’aiment et se fassent du bien les uns des autres ? Ainsi ceux qui aiment et font du bien aux autres, le Ciel les bénira. Ceux qui haïssent et nuisent à autrui, le Ciel les maudira, car il est dit que celui qui tue l’innocent sera visité par le malheur. Comment pouvons-nous expliquer autrement le fait que les hommes, se tuant les uns les autres, seront maudits par le Ciel ? Ainsi, nous sommes certains que le Ciel désire que les hommes s’aiment et se fassent du bien et exècre qu’ils se haïssent et se nuisent.

Si nous devons classer un par un tous ceux qui détestent les autres et blessent les autres, devrions-nous les trouver être universels dans l’amour ou partiels ? Bien sûr, nous devrions dire qu’ils sont partiels. Or, étant donné que la partialité envers autrui est la cause des grandes calamités de l’empire, alors partialité est mal.

Les hommes inférieurs interprètent souvent « hommes convenables » par « notre parti ».

La richesse d’une personne est la pauvreté de l’autre.

Honorer le digne est est le fondement de la bonne gouvernance … ceci est un principe que les sages ont bien pris soin de mettre en pratique.

L’homme sage qui a la charge de gouverner l’empire devrait connaître la cause du désordre avant qu’il ne puisse y remettre l’ordre. A moins de connaître sa cause, il ne peut pas régulariser.

Le but de l’humaniste est de procurer des bienfaits au monde et d’éliminer ses calamités.

Si les dirigeants désirent sincèrement que l’empire soit riche et détestent qu’il soit pauvre, désirent qu’il soit ordonné et détestent qu’il soit chaotique, ils devraient favoriser l’amour universel et l’aide mutuelle. Ceci est le chemin des rois de sagesse et la façon de commander le monde, et cela ne doit pas être négligé.

S’il n’y a pas d’amour mutuel entre les peuples, une haine mutuelle se posera.

La pauvreté est la source des troubles dans le pays.

L’esprit est de comprendre l’essence des choses.

Mais quels sont les avantages du monde et ses calamités ? Mo Tseu dit : les attaques mutuelles entre les Etats, l’usurpation mutuelle entre les maisons, les blessures mutuelles entre les individus ; le manque de grâce et de loyauté entre gouvernants et gouvernés, le manque d’affection et de la piété filiale entre père et fils, le manque d’harmonie entre les aînés et les plus jeunes frères, voilà les principales calamités du monde.

(…) Quand personne dans le monde n’en aime un autre, naturellement les forts domineront les faibles, les nombreux opprimeront les rares, les riches se moqueront des pauvres, les honorés dédaigneront les humbles, les rusés tromperont les naïfs. Par conséquent, toutes les calamités, les conflits, les plaintes et la haine dans le monde sont nées du manque d’amour universel. C’est pour cela que les humanistes désapprouvent ce manque.

Quel est le moyen de l’amour universel et du soutien mutuel ? Mo Tseu dit: c’est d’estimer les autres pays autant que le sien propre, les maisons des autres autant que la sienne, les autres autant que soi-même.

Mais les gens attachés au monde diraient : « jusqu’ici, tout va bien. C’est bien sûr excellent que l’amour devienne universel. Mais ce n’est qu’un idéal difficile et lointain… »

Mo Tseu dit : Ceci est simplement dû au fait que les gens du monde ne reconnaissent pas ce qui est à l’avantage du monde, ou ne comprennent pas ce qui est calamiteux pour lui. Or, assiéger une ville, combattre dans les champs, ou se faire un nom au prix de la mort, voilà ce que les hommes trouvent difficile. Pourtant, lorsque le souverain les encourage, la multitude peut les faire.

En comparaison, l’amour universel et l’aide mutuelle est tout à fait différente de celles-ci. (…) Alors, quelle difficulté y a-t-il avec l’amour universel ? Seulement que le gouvernant échoue à l’incarner dans son gouvernement et l’homme ordinaire dans sa conduite.

(Quelle est la raison du chaos et de la pauvreté ?) C’est dû au fait que les dirigeants ont échoué à promouvoir les talentueux et à employer les gens capables dans leur gouvernement. Lorsque les talentueux sont nombreux dans l’état, l’ordre sera stable ; quand les talentueux sont rares, l’ordre sera instable. Par conséquent, la tâche du leader ne consiste qu’à augmenter le nombre des talentueux.

Comment savons-nous que la promotion des vertueux est le fondement du gouvernement ? Lorsque le (gens) honorables et sages régissent le gouvernement, les ignorants et humble demeurent à leur place ; mais quand les ignorants et les humbles dirigent le gouvernement, les (gens) honorables et sages deviennent rebelles. Par conséquent, nous savons que l’exaltation des talentueux est le fondement du gouvernement.

Les dirigeants sages dans le passé beaucoup insisté sur la promotion des talentueux et l’emploi des capables. Sans considération particulière pour leurs parents, pour les gens riches et honorés, ou pour les personnes belles, ils ont exalté et promu les talentueux, les ont enrichis et les honorés, et les ont fait gouverneurs et dirigeants.

Les vicieux, ils les ont gardés à distance et bannis, dépossédés et dégradés, et en ont fait des ouvriers et serviteurs. Là dessus, les gens ont tous été encouragés par des récompenses et menacés par des punitions et ont rivalisé l’un avec l’autre après la vertu. Ainsi, les gens talentueux se sont multiplié et les vicieux ont diminué en nombre. Telle est la promotion de la vertu. Ensuite, les dirigeants sages du passé ont écouté leurs paroles et ont observé leur conduite, ont découvert leurs capacités, et leur ont soigneusement attribué leurs emplois. Telle est l’emploi des capables.

Lorsque les dirigeants ne peuvent pas faire un manteau, ils emploieront des tailleurs capables. Quand ils ne peuvent pas tuer un bœuf ou un mouton, ils emploieront des bouchers capables. Dans ces 2 cas, ils savent qu’ils devraient promouvoir les talentueux et employer les capables pour les affaires. Mais quand on en vient au désordre du pays et au danger de l’Etat, ils ne savent pas qu’ils devraient promouvoir les talentueux et employer les capables pour le gouvernement. Ils emploieraient plutôt leurs parents, ils emploieraient les riches sans mérite, et les beaux. Mais quant à l’emploi des riches sans mérite et des beaux, vont-ils nécessairement se montrer sages et intelligents ? Laisser ceux-ci dominer le pays revient à laisser les non-sages et les non-intelligents régir le pays. Et le trouble peut être prédit.

Encore une fois, gouverner exige un savoir.

Quiconque critique les autres doit avoir quelque chose pour le remplacer. La critique sans suggestion est comme essayer d’arrêter les inondations avec des inondations et d’éteindre le feu avec du feu. Cela sera sûrement sans valeur.

P’eng Ch’ing Shengtse dit : « Le passé peut être connu, mais l’avenir ne le peut pas. » Mo Tseu dit : « Supposons que vos parents rencontrent un malheur à 30 miles d’ici, et qu’ils ne disposent que d’une marge d’un jour. S’ils pouvaient être atteints (en un jour), ils vivraient (et) sinon ils mourraient. Voici un chariot solide et un excellent cheval, et voici un mauvais cheval et une charrette à roues carrées. Vous pouvez choisir. Lequel voulez-vous prendre ? » Il fut répondu que l’excellent cheval et le chariot solide feraient bien sûr faire un voyage plus rapide. Mo Tseu dit : « Alors, comment l’avenir n’est-il pas connaissable ? »

Mo Tseu a de nombreux livres dans les tiroirs de son chariot. Hsien T’angtse les vit et fut surpris. Il demanda le pourquoi de tant de livres. Mo Tseu dit: (…) » J’ai entendu dire que différents moyens peuvent conduire à la même fin, mais ils ne sont pas présentés sans écarts par rapport l’un à l’autre. Et les gens ordinaires ne savent pas comment placer une importance appropriée dans ce qu’ils entendent. D’où le grand nombre de livres. Quand quelqu’un a passé en revue les idées et profondément réfléchi sur elles, alors il comprend les éléments essentiels qui conduisent à la même fin. Ensuite, il n’a plus besoin d’être instruit par les livres.

Comment une doctrine doit-elle être examinée ? Certains critère de jugement doivent être établis. Exposer une doctrine sans tenir compte de la norme est comme déterminer les directions du lever et du coucher du soleil sur un roue de potier en train de tourner. Par un tel moyen, la distinction du bien et du mal, des avantages et inconvénients, ne peut pas être connue. Par conséquent, il doit y avoir 3 tests : sa base, sa vérifiabilité et son applicabilité. Sur quoi doit-elle se baser ? Elle doit être fondée sur les actes des dirigeants sages du passé. Comment peut-elle se vérifier ? Elle doit être vérifiée par les sens de l’ouïe et de la vue des gens ordinaires. Comment doit-elle s’appliquer? Elle doit être appliquée en l’adoptant dans le gouvernement et en observant ses avantages pour le pays et le peuple.

Dans le passé, des personnes nulles se livraient à la nourriture & la boisson, et étaient paresseux dans leur travail. Là-dessus, leur nourriture et leur vêture devinrent insuffisantes, et le danger de la faim et du froid approchait. Ils n’avouent pas : « Je suis stupide et insolent et n’ai pas été diligent au travail. » Mais ils diront : « Ce n’est que mon destin, d’être pauvre. » Dans le passé, des dirigeants méchants ne contrôlaient pas la sensualité de leurs oreilles & de leurs yeux et les passions de leur esprit. Ils ne suivirent pas leurs prédécesseurs et ainsi, perdirent leur pays et ruinèrent leur état. Ils ne savent pas qu’ils devraient confesser : « Je suis stupide et insolent et n’ai pas été diligent à participer au gouvernement. » Mais ils diront : « Ce n’est que mon destin de le perdre ». Si la doctrine du fataliste était mise en pratique, les hauts dirigeants ne participeraient pas au gouvernement et leurs subordonnés ne participeraient pas au travail. Si les supérieurs ne participent pas au gouvernement, la juridiction et l’administration seront dans le chaos. Si les subordonnés ne vont pas au travail, la richesse ne sera pas suffisante… La croyance excentrique dans cette doctrine est responsable d’idées pernicieuses et est la voie des méchants. Si les gens du monde désirent vraiment avoir le monde riche et ne veulent pas l’avoir pauvre, désirent l’avoir ordonné et n’aiment pas l’avoir dans la confusion, la doctrine du fatalisme doit être rejetée. Elle est une grande calamité pour le monde.

Si l’on ne préserve pas le savant dans un Etat, il nuira à l’Etat ; si l’on est pas zélé (à recommander) le vertueux en en voyant un, il négligera le gouvernant. L’enthousiasme ne doit être montré qu’envers les vertueux, et les plans pour le pays ne sont à partager qu’avec les savants. Rares sont ceux qui, négligeant les vertueux et méprisant les savants, purent quand même maintenir l’existence de leur pays.

(…) quant à l’amour universel et l’aide mutuelle, ils sont bénéfiques et faciles sans aucun doute. Il me semble que le seul problème est qu’il n’y a pas de supérieur qui l’encourage. S’il y a un supérieur qui l’encourage, le promeut avec des récompenses et des éloges, (et) menaçant l’inverse avec des punitions, je crois que les gens tendront vers l’amour universel et l’aide mutuelle comme le feu tend vers le haut et l’eau vers le bas – ce sera inévitable dans le monde.

L’histoire de Lilith

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ma Lilith  Chacun connaît l’histoire d’Adam & Eve – si ce n’est pas le cas, en voici mon interprétation ; http://www.bonheuretamour.com/2012/12/30/eve-mere-de-lhomme-adam-le-suiveur/ .

Mais connaît-on celle d’Adam & Lilith ?

La Genèse comprend 2 versions de la création de l’homme… A 1:27 – 28 , on lit :  » Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, … »

Mais à 2:7, on lit : « L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. » Puis plus loin, à 2:18 : « L’Eternel Dieu dit: Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. » Et à 2:22 : « L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. »

Un mythe hébreu (issu sans doute de la légende de la déesse babylo-sumérienne Belit-ili) présente Lilith comme la 1ère femme d’Adam.

Cette 1ère version de femme n’aurait pas été tirée de la côte d’Adam (indiquant ainsi qu’elle doit être cachée & réservée, & qu’elle n’est pas tirée directement de Dieu, mais de l’homme), mais créée en tant que sa jumelle siamoise, accolée à lui par le dos. Donc, Lilith exigea d’être l’égale d’Adam.

Mais ce dernier, pas d’accord, tenta de la dominer durant l’acte sexuel (en lui demandant de se coucher sous lui), alors, Lilith prononça (ce qui était interdit) le nom de Dieu, ce qui lui donna un tel pouvoir qu’elle put s’envoler, et elle s’enfuit vers la Mer Rouge, en le maudissant.

Adam alla s’en plaindre à Yahweh, qui envoya 3 anges (Sanvi, Sansanvi & Semangelaf) pour parlementer avec la rebelle & tenter de la faire revenir. Mais Lilith, entêtée, les maudit aussi & refusa de bouger.

Rejetée du Jardin, elle devint l’amante de démons et engendra 100 rejetons par jour.

Yahweh ré-envoya les anges pour la prévenir que, si elle ne revenait pas avec Adam, il la punirait de sa révolte en faisant périr 100 de ses enfants par jour.

Mais elle préférait encore ça à retourner chez ce macho d’Adam pour être son esclave. Donc, Yahweh la punit comme il avait dit, et généra une 2ème épouse à Adam – docile, celle-là : Eve.

Lilith devint alors un démon nocturne, et s’en vengea en cherchant des nouveaux-nés à enlever, étrangler & consommer et en couchant avec de jeunes hommes dormant seuls, pour générer plus d’enfants-démons.

Certains interprètent Lilith (avec ses préférences sexuelles & sa fécondité) comme la grande déesse-mère des peuples agricoles sédentaires, qui résistèrent aux invasions des peuples de bergers nomades (représentés par Adam).

On trouve des représentations d’elles dans l’ancienne Egypte, Sumer, Babylone & la Grèce et elle est mentionnée dans la Bible (Isaïe 3:14-15).

Les Hébreux haïssaient la Grande Mère, qu’ils accusaient de boire le sang d’Abel, après qu’il ait été tué par l’ancien dieu de l’agriculture et de la forge du métal ; Caïn.

La Mer Rouge correspond, elle, à l’océan de sang de Kali, qui a généré toutes choses, mais a périodiquement besoin de sacrifices sanglants.

Bien que Lilith ait été « démonisée », en tant que symbole de désobéissance & de promiscuité, elle symbolise plutôt l’âme féminine indépendante & la force intérieure de celle qui choisit un autre chemin – Il faudrait donc plutôt la voir comme le symbole de la femme égale de l’homme.

Plusieurs chercheurs d’aujourd’hui affirment qu’on lui a fait du tort. Ils disent que les érudits qui interprétaient la Bible, voulant réconcilier les 2 versions de la création de la femme, prirent son nom (trouvé dans Isaïe parmi une liste de personnages néfastes) & créèrent un texte reliant les 2.
Les humains ont beaucoup d’imagination et il semble prouvé que ces érudits « brodèrent » sur ce nom de Lilith, en firent un démon assoiffé de sang, à jamais coupable des morts d’enfants et des émissions nocturnes d’hommes seuls … Car comme les causes de ces incidents étaient inconnues à l’époque et que les humains détestent ne pas avoir d’explications, ils ont trouvé cette légende, Lilith, sur qui jeter la faute.

Lilith prend la place de la « mauvaise femme » ; celle présente dans toutes les mythologies (celle qui n’accepte pas de se soumettre pour être moins menaçante) et traduisant la crainte des choses sexuelles & le besoin d’expliquer les mauvais incidents de la vie par l’action de démons. Les femmes, leur fécondité & leur pouvoir de séduction, faisaient peur à l’homme – craignant de devenir faibles devant ce pouvoir, il fallait rabaisser ces dangereuses créatures, les repousser à une place inférieure – et donc, ils refusaient farouchement qu’elles puissent avoir les mêmes droits.

En outre, à l’époque, beaucoup de nourrissons mouraient en bas âge, et ces morts ne pouvant être attribuées à Dieu (puisqu’il est bon), il fallait nécessairement qu’il y ait une force maléfique à l’oeuvre… et la femme (l’insoumise, car la bonne idiote, qui se soumet et « reste à sa place », n’est pas à craindre) était le Bouc Emissaire idéal ! (puisqu’on en vient vite à haïr ce qui nous attire trop & dont le mystère & le pouvoir nous effraie).

Pour ses adorateurs actuels, Lilith – associée au serpent du Jardin d’Eden -a libéré l’humanité de la loi d’un dieu trompeur et toute femme doit, pour s’épanouir, rejeter la mentalité d’esclave & partir en quête de sa vraie nature, en sachant que les aspects féminins réprimés (vus comme chaotiques, irrationnels), sont en fait des outils puissants pour contacter le divin en soi … A chacun(e) de se faire son idée là-dessus…

PS : pour ce qui est du bon degré de soumission d’une femme à son homme, j’en ai parlé ici : http://www.bonheuretamour.com/2012/05/10/la-question-de-la-soumission-des-femmes/

et du respect de soi : http://www.bonheuretamour.com/2012/05/10/de-la-femme-comme-jardin/ .

P.C. & New Age

Par défaut

PC11 Toujours décidée à pourfendre la bêtise & les croyances nuisibles, voici des citations (que j’espère éclairantes) sur le politiquement correct, suivi d’une liste de doctrines New Age absurdes.

Le politiquement correct : une doctrine qui étouffe la liberté et le bon sens. C’est une doctrine favorisée par une minorité illogique délirante, et rapidement promue par des média grand public sans scrupules, qui avance la proposition selon laquelle il est tout à fait possible de ramasser une merde par son côté propre.

Politiquement correct : un terme employé par des « poules mouillées » pleurnichards et exagéréments sensibles, ayant besoin qu’on recouvre tout de sucre pour eux.

La vraie compassion nous « secoue » … et n’est pas agréable certains jours. Si vous n’êtes pas prêt pour ce feu, alors trouvez un enseignant new-age, tout douceur et lumière, toujours souriant et apprenez à ré-étiqueter votre ego avec des termes qui « sonnent » spirituel. Mais, restez à l’écart de ceux qui pratiquent la vraie compassion, parce qu’ils vous botteront le derrière, mon ami (Ken Wilber)

Le politiquement correct est du fascisme qui se fait passer pour de bonnes manières.

Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire (G. Orwell)

Vous n’êtes plus autorisé à les appeler des dinosaures, a déclaré Yo-less. C’est « spéciste » (raciste anti-espèces). Vous devez les appeler des personnes « pré-pétrole  » (Terry Pratchett)

PC9  Lorsque les sociétés deviennent de plus en plus décadentes, la langue devient décadente aussi. Les mots sont utilisés pour dissimuler, & non pas éclairer, l’action : on libère une ville en le détruisant. Les mots sont utilisés pour brouiller, de sorte que lors de l’élection, les gens iront solennellement voter contre leurs propres intérêts (Gore Vidal)

Le politiquement correct est un marxisme culturel, un régime pour punir la dissidence, et pour stigmatiser l’hérésie sociale, comme l’Inquisition punissait l’hérésie religieuse. Sa marque de fabrique est l’intolérance (Patrick J. Buchanan)

Le politiquement correct est en train de détruire le tissu même de la société. Jamais auparavant dans l’histoire, les gens n’ont eu autant peur de se dresser contre l’absurdité, de crainte d’être étiquetés racistes, homophobes ou bigots.

Le politiquement correct n’est rien d’autre que du contrôle de la pensée.

Les gens sont si amoureux de l’égalité qu’ils préfèrent être égaux dans l’esclavage qu’inégaux dans la liberté.

Il est plus facile de berner les gens que de les convaincre qu’ils ont été bernés (Mark Twain)

La vérité est devenue une insulte (Chimamanda Ngozi Adichie)

Le problème est qu’il est devenu politiquement difficile d’attirer l’attention sur les absolus du mal et du bien. A la place des mœurs, nous avons maintenant des doctrines du politiquement correct, que l’on offense à ses risques et périls : au moyen d’une logique circulaire considérable, ces infractions font qu’on vous étiquette aussi comme réactionnaire et donc comme une mauvaise personne. Par conséquent, si vous dites que les gens sont mauvais, vous êtes mauvais (Lynne Truss)

Le langage politique est fait pour faire paraître les mensonges véridiques et le meurtre, respectable (G. Orwell)

Le terme » politiquement correct « m’a toujours consterné, me rappelant la « Police de la Pensée », d’Orwell et les régimes fascistes (Helmut Newton)

Je voudrais dire que le politiquement correct tuera le libéralisme américain s’il n’est pas combattu jusqu’à la mort par des gens comme moi à cause des dangers qu’il représente pour la liberté d’expression, l’échange d’idées, la franchise, ou l’esprit de l’art lui-même. Le politiquement correct a la mainmise sur le milieu universitaire, sur le féminisme et sur les médias. Il est une forme à la fois de folie et d’absurdité, et a déjà fait taire les voix d’écrivains comme James Dicky dans le pays (Pat Conroy)

Ceux qui rendent la discussion impossible, rendent l’escalade inévitable (Stefan Molyneux)

Ceux qui sont déterminés à être« offensés » découvriront une provocation quelque part. Nous ne pouvons pas nous réguler assez que pour plaire aux fanatiques, … (Christopher Hitchens)

PC7 Ce qui peut être détruit par la vérité, devrait l’être (P.C. Hodgell)

Je suis prêt à contribuer (financièrement) pour une grande pierre tombale pour le politiquement correct. Ce baîllon nous a rendus lâches, tremblant d’exercer notre liberté d’expression a fait. Il a étouffé l’échange d’idées franc et a rendu les débats à sens unique et conclus d’avance. Il a donné de la force à des idées qui sont indéfendables dans un débat ouvert. Le politiquement correct … est désastreux dans l’espace public car il fait de l’espace public un oxymore en le rendant limité au seul «acceptable». La démocratie est (fondée) sur la compétition d’idées et le politiquement correct est antidémocratique car il efface la possibilité d’un « jeu » équitable. Toute croissance d’idées naît par une fertilisation croisée et le politiquement correct mène à la dégénérescence des idées en limitant le processus à la consanguinité. Seuls ceux qui utilisent la faiblesse comme levier pour obtenir un avantage sans faire d’efforts ou qui ont un but secret, soutiendront le politiquement correct. Il est l’outil du paresseux et du pervers (R. N. Prasher)

La meilleure façon d’exposer (devant tout le monde) notre ignorance est de se cramponner à des idées et des opinions biaisées, parce qu’on craint de laisser gagner l’autre partie (Charles F. Glassman)

Le politiquement correct est un euphémisme pour « peur de dire la vérité à l’autorité » (Bangambiki Habyarimana)

Ceux qui sont les plus sensibles à propos d’une terminologie  » politiquement incorrecte « ne sont pas l’habitant noir moyen du ghetto, un immigrant asiatique, une femme maltraitée, ou une personne handicapée, mais une minorité d’activistes, dont beaucoup n’appartiennent même pas à un quelconque « groupe opprimé », mais proviennent des couches privilégiées de la société (Theodore J. Kaczynski)

Si les premiers mots sortant de votre bouche sont pour crier au  » politiquement correct ! « , … Les chances sont très, très élevées que vous faites, en réalité, partie du problème (N.K. Jemisin)

Au début, cela semblait si ridicule que c’en était inoffensif, un peu comme une maladie de laquelle nous étions tous à l’abri. Bientôt, cependant, cela s’est rebaptisé comme une compassion, équité, acceptation, tolérance et égalité. De là, ça a évolué en un pouvoir ayant la capacité de prendre n’importe quelle vérité et de la repeindre comme un mensonge, de prendre n’importe quel mensonge et de le réétiqueter comme une vérité (John Pontius)

Le politiquement correct est une guerre contre la prise de conscience (Steve Sailer)

Quand on a découvert l’effet nuisible du fluoride et qu’on partage cette information, on est en train de juger… oui.. parce que le jugement est un élément d’évaluation. Toute la culture pseudo-spirituelle – yoga – diversité est toxique. Ca s’imbrique parfaitement avec le credo incompétent des fascistes arc-en-ciel et de la police positive qui voudraient nous faire croire que les smoothies, le yoga, la permaculture, recycler et psalmodier les noms des dieux hindous à la mode.. sont tout ce qu’il y a à faire pour freiner l’apocalypse grandissante où l’on est. En toutes circonstances, ne mentionnez jamais le génocide, la pédophilie ou toute forme de mensonge en leur compagnie (Juliet J. Carter)

Le politiquement correct est la continuation naturelle de la « ligne du parti ». Ce que nous voyons une fois de plus est un groupe de vigiles auto-désignés, imposant leurs vues à d’autres. C’est un héritage du communisme, mais on dirait qu’ils ne le voient pas (Doris Lessing)

Le politiquement correct : Tout message destiné (à autrui) importait moins que le message reçu, et chaque message reçu pouvait être interprété de la façon (quelle qu’elle soit) que le récepteur voulait (Chuck Klosterman)

Nous avons été intimidés (pour nous forcer à) nous conformer par toutes sortes de gens qui nous disent ce que nous pouvons et ne pouvons pas dire. N’avez-vous pas remarqué ? La tyrannie du politiquement correct. Ne portez aucun jugement sur quoi que ce soit. N’ouvrez pas votre bouche au cas où vous offenseriez quelqu’un ou quelqu’un d’autre (Alexander McCall Smith)

 Nous perdons notre voix dans une homogénie artificielle et forcée se faisant passer pour de la tolérance. La propagande déguisée en histoire éloigne les lecteurs à mesure que les buts (de certains) prennent la place de l’émerveillement, l’excitation, la force de caractère et les conflits (Scott M. Roberts)

new agers Les théories New Age, qui semblent délirantes à tout être doué d’un gramme de bon sens, ont bien sûr été trouvées géniales & adoptées par les faibles d’esprit intolérants – les « songe-creux », toujours prêts à mordre à une théorie, pourvu qu’elle soit stupide et le plus éloigné possible du réel, et toujours avides de se donner une supériorité illusoire (puisqu’ils ne peuvent en avoir aucune réelle). Voici donc 10 de ces tromperies « New Age » grotesques & leur correction :

1. Ignorer le « négatif » :

Mensonge New Age : L’idée que l’on empire les choses en se concentrant sur les questions négatives est fausse. Tout comme ignorer les symptômes d’une maladie, ignorer tout ce qui est négatif ne fait qu’agraver les problèmes. Refuser de regarder les informations critiques, juste parce que cela vous rend mal à l’aise, c’est choisir délibérément de rester ignorant & non-conscient.

Correction : voir la négativité pour ce qu’elle est, nous permet de nous protéger contre ses effets néfastes et peut-être même de les éviter complètement.

2. Ne jamais se fâcher :

Mensonge New Age : Personne ne devrait jamais se mettre en colère, c’est une émotion qui doit être purgée de votre système.

Correction : la colère est une émotion comme une autre – et, comme une autre, a été créée en nous pour nous sauver la vie ! On ressent de la colère lorsque quelqu’un envahit notre espace ou nous prend quelque chose qui est légitimement à nous. Alors que la colère injuste et non-canalisée est contre-productive, une juste indignation est la motivation majeure pour créer des changements positifs dans le monde. Si vous n’êtes pas indignés par ce qui se passe autour de vous, vous ne faites pas attention, vous êtes inconscient et/ou indifférent (c-à-d complice du mal).

3. Tout est Un, donc, Tout est entièrement Bon :

Mensonge New Age : Les adeptes du New Age créent de nombreux concepts comme d’affirmer que le Bien & le Mal n’existent pas, que c’est «dualiste» et donc faux. Ils essaient de nous convaincre que tout est OK parce que «nous sommes tous un. Ceci est un dangereux relativisme moral…

Correction : «conscience» signifie littéralement: «connaître ensemble», avoir «du sens commun», c’est connaître la différence objective entre ce qui est bien & ce qui est mal. Nous vivons dans la dualité, l’Esprit n’est pas supérieur à la Matière – et il n’est pas que Bien.

4. On ne peut jamais vraiment savoir (ou connaître la vérité) :

Mensonge New Age : L’idéologie selon laquelle la connaissance de quoi que ce soit d’extérieur à notre propre esprit est incertaine, qu’il n’y a pas une réalité objective et que rien ne peut être vraiment connu (ceci s’appelle « solipsisme »).

Correction : La perception n’est PAS la réalité : notre travail est d’aligner les 2. Le solipsisme est typique de l’enfance spirituelle. Adopter cette idéologie malade est un signe de manque de maturité & de développement spirituel…ou une idéologie utile aux pervers !

5. Acceptez l’injustice, ne résistez jamais :

Mensonge New Age : il y a abus de la méditation et du yoga ; le mouvement New Age a perverti ces pratiques pour nous faire oublier fait qu’on est réduits en esclavage, et leur rendre facile d’accepter leur sort & l’état actuel du monde. Ca revient à dire : « N’essayez jamais de changer les choses mauvaises dans ce monde. »

Correction : le vrai but de la méditation est de rééquilibrer les côtés gauche &droit du cerveau. Et le but légitime du Yoga est de nous aider à découvrir ce qu’est notre vraie mission de vie et de nous motiver à agir pour le faire. Commencez à dire « Non ». L’utilisation correcte de sa « force » n’est pas de la violence.

6. Version édulcorée de la Loi d’Attraction :

Mensonge New Age : j’ai déjà écrit ce que je pensais de la version matérialiste stupide véhiculée partout de cette loi (http://www.bonheuretamour.com/2015/11/28/loi-dattraction-pouvez-vous-lutiliser/ ) – dont voici le principa: : De nos jours, on lit partout des choses sur la Loi d’Attraction : on vous fait rêver avec cette « loi » qui est censée pouvoir attirer des millions de $ (ou d’€), un super job, une grosse voiture, une villa de luxe, le gros lot de la lotterie, un yacht, etc…

Et elle est vraie…. Mais ces gourous oublient « le détail qui change tout « ; ce qu’ils ne vous disent pas, c’est qu’il y a 11 autres « Lois universelles » (voir  http://www.bonheuretamour.com/2015/05/02/lois-universelles/ ) et surtout, qu’il n’y a que les êtres se trouvant au niveau 3 de conscience – celui de l’Amour  – soit un niveau atteint seulement par une personne sur 10 millions qui sont capables d’attirer des biens matériels dans leur vie – & ces êtres-là, en plus, visent des biens spirituels & ne sont pas tentés par les biens matériels.Or, la version New Age de la Loi de l’Attraction est justement celle-la, qui se base principalement sur le mode de service à Soi – ce qui est absurde, et une énorme tromperie.

Correction : La vraie Loi d’Attraction est un système de conditions universelles, non-humaines, immuables & contraignantes, régissant les conséquences d’un comportement, au service de la Vérité, et non des personnes. Oui, nous co-créons notre réalité, mais ce n’est possible qu’en harmonie avec la loi naturelle.

7. Tendez l’autre joue (cela égalise les cicatrices !) :

Mensonge New Age : La fausse notion de pardon inconditionnel. Dieu sait si j’ai réfléchi à ceci !! Quand j’avais 14 ans, ayant grandi dans une famille de fascistes, j’ai innocemment dit quelque chose de raciste, sans réaliser que ça l’était & dans le but d’aider une camarade. Elle, sans protester, et sans avertissement, m’a flanqué une énorme gifle. J’étais si estomaquée que je n’ai pas réagi. Mais ça a détruit une part de mon âme, en détruisant encore un peu plus mon estime de moi…(40 ans après, j’y pense encore pour me le reprocher). Alors que la re-gifler ne m’aurait pas abîmée. Ma conclusion est que tendre l’autre joue est « grand » et que c’est OK pour des saints (comme Jésus) mais ne l’est pas du tout pour des êtres normaux… qui donc, eux, doivent RENDRE la gifle !

Correction: Le vrai pardon ne signifie pas continuer à excuser la « commission » intentionnelle de méfaits un nombre infini de fois. C’est au mieux, de la naïveté, au pis, une complicité avec le mal. Nous devons défendre nos croyances et ne pas tolérer les actions nuisibles des autres !

8. Le chaos doit être craint :

Mensonge New Age : Si je renonce à mes libertés, alors je serai en sécurité. Le système actuel vise à nous contrôler & limiter nos libertés, étouffer nos aspirations, détruire nos possibilités, tuer notre imagination.

Correction : Combler le fossé : La vraie liberté inclut la possibilité infinie, qui, par définition, inclut la possibilité de Chaos. Cela doit être adopté sans crainte si nous voulons être vraiment libres. Le chaos ne signifie pas l’anarchie (qui vise le « ni Dieu, ni maître »), mais que nous devons cesser de croire à l' »Autorité ».

9. Il faut tout le temps se sentir bien :

Mensonge New Age : les humains désirent naturellement avoir facile & se sentir bien, et nos dirigeants en jouent, qui tentent constamment de nous distraire & de nous éloigner de plus en plus de la réalité.

Correction : La vérité de la condition humaine actuelle devrait nous faire sentir mal à l’aise. Cette prise de conscience est la conscience. Nous devrions utiliser ce malaise pour se motiver à créer un changement réel dans le monde, à travers nos actes.

«On n’atteint pas l’illumination en imaginant des figures de lumière, mais en rendant l’obscurité consciente. Cette dernière procédure, cependant, est désagréable et donc pas populaire (Carl Jung)

10. La vérité n’a pas besoin d’être défendue :

Mensonge New Age : Il ne faut jamais affronter quiconque à propos des conneries qu’il répand (même si cela porte atteinte à d’autres). Il n’y a pas besoin de défendre la vérité car elle se défend toute seule.

Correction : Nous sommes les véhicules par lesquels la vérité opère dans le monde. Les malfaiteurs devraient être tenus pour responsables de leurs actes. On peut faire naître une autre réalité si on se soucie assez d’autrui que pour apprendre la vérité, puis que l’on développe le courage et la volonté de la défendre à tout prix.

Je conclurai, comme le héros du Voyage au centre de la Terre : C’est ce que j’ai fait !