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Autres beaux hadiths

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hadith

Mes hadiths préférés sont ici : http://www.bonheuretamour.com/2015/12/16/mes-hadiths-preferes-de-muhammad/

J’ajoute ceux-ci, dans l’espoir qu’ils inspireront & porteront à réfléchir…

-Le meilleur jihâd consiste à adresser un mot de justice à un gouvernant injuste.

Rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Majah. 

-Les plus graves des péchés majeurs sont : le polythéisme, l’assassinat, la désobéissance aux parents et le faux témoignage.

Rapporté par les Deux Cheikhs en citant Anas. 

-Le plus probe des gens est celui qui se montre le plus utile aux gens.

 « Al-Amâlî » d’Al-Sadûq : 19. 

-Le meilleur des hommes est celui qui est utile aux gens.

« Al-Amâlî » d’Al-Sadûq : 18-19. 

– Sois compatissant envers ceux qui se trouvent sur la terre, sera compatissant envers toi celui qui habite le ciel.

 « Charh al-Chahâb »: 366.  

-Qui se montre impitoyable sera traité impitoyablement.

« Al-Wasâ’il : 15/203.  

-Celui pour qui est née une fille et qui ne lui fait pas de mal, ni ne l’humilie, ni ne lui préfère ses enfants mâles, Allah le fera entrer au Paradis.

Cité dans la revue Risâlat al-Thaqalayn », Qom, juillet 1999, No. 29, p. 217. 

-Le meilleur d’entre vous est celui qui se montre le meilleur envers sa femme (famille), et moi, je suis le meilleur d’entre vous envers la mienne.

« Makârim al-Akhlâq », op. cit., p. 216 

– Les meilleurs de vos enfants sont vos filles.

« Makârim al-Akhlâq », op. cit., p. 219

-O ‘Alî ! Il n’est pas de pauvreté pire que l’ignorance, ni de bien plus utile que la raison (‘aql), ni de solitude plus abrutissante que l’infatuation de soi-même (amour-propre), ni de raison équivalente à l’action bien réfléchie, ni de crainte révérencielle qui vaut l’abstention des interdits d’Allah et de ce qui est inconvenable, ni de considération égale au bon caractère, ni d’adoration aussi méritoire que la réflexion.

Cité dans « Makârim al-Akhlâq » du Cheikh Radhiy-l-Dîn al-Tabrasî, al-Bâb al-Thânî (Deuxième Partie), al-Façl al-Awwal (chapitre 1), p. 444

Omar Khayyam ; quatrains & citations

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Omar Khayyam  De ce philosophe perse du Xième & XIIème siècle, j’aime certains de ses poèmes, malgré leur parfum de soufre ; je lui passe son incroyance, son ivrognerie & son pessimisme, à cause de sa sensibilité, sa profondeur & sa bonté.

Le vaste monde : un grain de poussière dans l’espace. Toute la science des hommes : des mots. Les peuples, les bêtes et les fleurs des 7 climats : des ombres. Le résultat de ta méditation perpétuelle : rien.

Sois heureux un instant, cet instant, c’est ta vie.

L’amour qui ne ravage pas n’est pas l’amour. Un tison répand-il la chaleur d’un brasier ? Nuit et jour, durant toute sa vie, le véritable amant se consume de douleur et de joie.

Considère avec indulgence les hommes qui s’enivrent. Dis-toi que tu as d’autres défauts. Si tu veux connaître la paix, la sérénité, penche-toi sur les déshérités de la vie, sur les humbles qui gémissent dans l’infortune, et tu te trouveras heureux.

Contre une flèche lancée par le destin, les boucliers ne servent à rien.
La nuit n’est peut-être que la paupière du jour.

Dans l’agitation je suis venu au monde, Et de la vie n’ai rien appris, sauf à m’en émerveiller ; Nous avançons à contrecoeur, ignorant Pourquoi nous sommes venus, ou allés, ou étions dans ce monde.

Dans les monastères, les synagogues et les mosquées se réfugient les faibles que l’Enfer épouvante. L’homme qui connaît la grandeur d’Allah ne sème pas dans son coeur les mauvaises graines de la terreur et de l’imploration.

Aujourd’hui, sur demain tu ne peut avoir prise. Penser au lendemain, c’est être d’humeur grise. Ne perds pas cette instant, si ton coeur n’est pas noir, car nul ne sait comment nos demains se déguisent.

Aussi rapides que l’eau du fleuve ou le vent du désert, nos jours s’enfuient. Deux jours, cependant, me laissent indifférent : celui qui est parti hier et celui qui arrivera demain.

Le Ciel est le joueur, et nous, rien que des pions. C’est la réalité, non un effet de style. Sur l’échiquier du monde Il nous place et déplace Puis nous lâche soudain dans le puits du néant.

Je ne me suis jamais privé de donner mon temps aux sciences, Par la science j’ai dénoué les quelques noeuds d’obscurs secrets. Après 72 années de réflexion sans jour de trêve, Mon ignorance, je la sais…

Les savants et les sages les plus illustres ont cheminé dans les ténèbres de l’ignorance. Pourtant, ils étaient les flambeaux de leur époque.

Au delà de la Terre, au delà de l’Infini, je cherchais à voir le Ciel et l’Enfer. Une voix solennelle m’a dit: « Le Ciel et l’Enfer sont en toi. »

Le monde n’est qu’escroquerie au rêve.

Ceux qui travaillent pour l’amour de l’intellect perdent leur temps ; un boeuf ne donne point de lait.
Mieux vaut prendre les oripeaux de la folie, car, aujourd’hui, l’on vend, pour la raison, la lie.

Si j’avais eu le choix, serais-je venu ?  Si j’avais choisi mon devenir, qu’aurais-je pu devenir ?  Quel meilleur sort aurais-je pu connaître Que de ne pas venir, devenir, ou même être ?

Ne laisse aucune ombre de regret t’assombrir, Aucune peine absurde obscurcir tes jours. Ne renonce jamais aux chants d’amour, aux prairies, aux baisers, Jusqu’à ce que ton argile se fonde dans une plus ancienne.

Boire du vin et étreindre la beauté Vaut mieux que l’hypocrisie du dévot ; Si l’amoureux et si l’ivrogne sont voués à l’Enfer, Personne, alors, ne verra la face du Ciel.

Ces dupes de l’intellect et de la logique meurent en disputant de l’être et du non-être ; Va, ignare, choisis bien ton cru Car de leur poussières ne poussent que des raisins verts.

Lorsque le Tout-Puissant créa et façonna les êtres Pourquoi y mêla-t-il des tares ? Si l’oeuvre était belle, pourquoi la détruire ?  Et si elle était une malfaçon, à qui la faute ?

Pourquoi t’affliges-tu, Khayyâm, d’avoir commis tant de fautes ! Ta tristesse est inutile. Après la mort, il y a le néant ou la Miséricorde.

Fais en sorte que ton prochain n’ait pas à souffrir de ta sagesse. Domine-toi toujours. Ne t’abandonne jamais à la colère. Si tu veux t’acheminer vers la paix définitive, souris au Destin qui te frappe, et ne frappe personne.

L’amour qui n’est pas sincère est sans valeur ; Comme un feu presque éteint, il ne réchauffe pas. Le véritable amant, pendant des années, des mois, des nuits, des jours ; Ne goûte ni repos, ni paix, ni nourriture, ni sommeil.

Le bien et le mal qui sont dans la nature humaine, Le bonheur et le malheur que nous garde le destin … N’en accuse pas le ciel, car, au point de vue de la sagesse, Ce ciel est mille fois plus impuissant que toi.

Rien de ce que tu peux dire du passé ne m’est un charme ; Sois heureux d’aujourd’hui, ne parle pas d’hier.

Debout! pourquoi pleurer ce monde humain qui passe ?  Vis chaque jour dans la gratitude et dans la joie. Si l’humanité avait été libérée du sein et de la tombe, quand ton tour serait-il venu de vivre et d’aimer?

Hier étant révolu, ne l’évoque plus ! Ne te lamente pas, non plus, à propos d’un demain pas encore venu !
Ne te fonde ni sur le passé, ni sur le futur : Vis joyeusement l’instant présent, ne gaspille point tes jours !

Les corps qui peuplent cette voûte du Ciel Déconcertent ceux qui pensent. Prends garde de perdre le bout du fil de la sagesse, Car les guides eux-mêmes ont le vertige.

Dans le tourbillon de la vie, seuls sont heureux les hommes qui se croient savants et ceux qui ne cherchent pas à s’instruire. Je suis allé me pencher sur tous les secrets de l’univers, et j’ai regagné ma solitude en enviant les aveugles que je rencontrais.

Ne cherche pas le bonheur. La vie est aussi brève qu’un soupir. La poussière de Djemchid et de Kaï-Kobad tournoie dans le poudroiement vermeil que tu contemples. L’univers est un mirage. La vie est un songe.

Je ne crains pas la mort. Je préfère cet inéluctable à l’autre qui me fut imposé lors de ma naissance. Qu’est-ce que la vie ? Un bien qui m’a été confié malgré moi et que je rendrai avec indifférence.

Voici la seule vérité. Nous sommes les pions de la mystérieuse partie d’échecs jouée par Allah. Il nous déplace, nous arrête, nous pousse encore, puis nous lance, un à un, dans la boîte du néant.

N’anticipe jamais le chagrin de demain ; Vis toujours dans ce Présent édénique, mais qui doit bientôt accueillir Ceux qui sont partis depuis ces 7000 ans (âge mythique du monde).

L’espace qui sépare l’incroyant de la foi n’est qu’un souffle. Ce qui sépare le doute de la certitude n’est qu’un souffle. Passons donc légèrement cet espace précieux d’un souffle. Notre vie n’est séparée de la mort que par l’espace d’un souffle.

Quand tu chancelles sous le poids de la douleur, quand tu n’as plus de larmes, pense à la verdure qui miroite après la pluie. Quand la splendeur du jour t’exaspère, quand tu souhaites qu’une nuit défnitive s’abatte sur le monde, pense au réveil d’un enfant.

Pauvre homme, tu ne sauras jamais rien.. Tu n’élucideras jamais un seul des mystères qui nous entourent. Puisque les religions te promettent le Paradis, aie soin de t’en créer un sur cette terre, car l’autre n’existe peut-être pas.

Je vis un homme, seul, sur la terrasse de sa maison, Qui foulait sous ses pieds avec mépris, de l’argile ; Et cette argile, dans son mystique langage, lui dit : « Calme-toi, un jour, on te foulera comme tu me foules. »

Tu sais que tu n’as aucun pouvoir sur ta destinée. Pourquoi l’incertitude du lendemain te cause-t-elle de l’anxiété ? Si tu es un sage, profite du moment actuel. L’avenir ? Que t’apportera-t-il ?

Si assuré et ferme que tu sois, ne cause de peine à personne ; Que personne n’ait à subir le poids de ta colère. Si le désir est en toi de la paix éternelle, souffre seul, sans que l’on puisse, ô victime, te traiter de bourreau.

Ce faste, cet or et cet argent, tout cela n’est rien.  Plus j’examine les choses de ce monde, Plus je suis fondé à croire que c’est le bien qui prévaut, même s’il n’est rien.
Pénètre-toi bien de ceci: un jour, ton âme tombera de ton corps, et tu seras poussé derrière le voile qui flotte entre l’univers et l’inconnaissable. En attendant, sois heureux ! Tu ne sais pas d’où tu viens. Tu ne sais pas où tu vas.

Sommeil sur la terre. Sommeil sous la terre. Sur la terre, sous la terre, des corps étendus. Néant partout. Désert du néant. Des hommes arrivent. D’autres s’en vont.

J’ai beaucoup appris et j’ai beaucoup oublié aussi, volontairement. Dans ma mémoire, chaque chose était à sa place. Par exemple, ce qui était à droite ne pouvait aller à gauche. Je n’ai connu la paix que le jour où j’ai tout rejeté avec mépris. J’avais enfin compris qu’il est impossible d’affirmer ou de nier.

Conviction et doute, erreur et vérité, ne sont que des mots aussi vides qu’une bulle d’air. Irisée ou terne, cette bulle est l’image de ta vie.

Ne cherche aucun ami dans cette foire que tu traverses. Ne cherche pas, non plus, un abri sûr. D’une âme ferme, accueille la douleur, et ne songe pas à te procurer un remède que tu ne trouveras pas. Dans l’infortune, souris. Ne demande à personne de te sourire. Tu perdrais ton temps.

Personne ne peut comprendre ce qui est mystérieux. Personne n’est capable de voir ce qui se cache sous les apparences. Toutes nos demeures sont provisoires, sauf notre dernière : la terre. Bois du vin ! Trêve de discours superflus !

Il est des gens qui discutent sur la religion. D’autres hésitent entre le doute et la certitude. Un héraut surgira à l’improviste et dira : « Ignorants, le chemin n’est ni celui-ci, ni celui-là ».

Le bien et le mal se disputent l’avantage, ici-bas. Le Ciel n’est pas responsable du bonheur ou du malheur que le destin nous apporte. Ne remercie pas le Ciel ou ne l’accuse pas… Il est indifférent à tes joies comme à tes peines.

Tout le monde sait que je n’ai jamais murmuré la moindre prière. Tout le monde sait aussi que je n’ai jamais essayé de dissimuler mes défauts. J’ignore s’il existe une Justice et une Miséricorde… Cependant, j’ai confiance, car j’ai toujours été sincère.

Homme, puisque ce monde est un mirage, pourquoi te désespères-tu, pourquoi penses-tu sans cesse à ta misérable condition ? Abandonne ton âme à la fantaisie des heures. Ta destinée est écrite. Aucune rature ne la modifira.

Qu’il est vil, ce cœur qui ne sait pas aimer, qui ne peut s’enivrer d’amour !  Si tu n’aimes pas, comment peux-tu apprécier l’aveuglante lumière du soleil et la douce clarté de la lune ?

Longtemps encore, chercherai-je à combler de pierres l’Océan ? Je n’ai que mépris pour les libertins et les dévots. Khayyâm, qui peut affirmer que tu iras au Ciel ou en Enfer ? D’abord, qu’entendons-nous par ces mots ? Connais-tu un voyageur qui ait visité ces contrées singulières ?

Écoute ce que la Sagesse te répète toute la journée: « La vie est brève. Tu n’as rien de commun avec les plantes qui repoussent après avoir été coupées. »

Tu appréhendes ce qui peut t’arriver demain ? Sois confiant, sinon l’infortune ne manquerait pas de justifier tes craintes. Ne t’attache à rien, ne questionne ni livres ni gens, car notre destinée est insondable.

La vie n’est qu’un jeu monotone où tu es sûr de gagner 2 lots : la douleur et la mort. Heureux, l’enfant qui a expiré le jour de sa naissance ! Plus heureux, celui qui n’est pas venu au monde !

Oublie que tu devais être récompensé hier et que tu ne l’as pas été. Sois heureux. Ne regrette rien. N’attends rien. Ce qui doit t’arriver est écrit dans le Livre que feuillette, au hasard, le vent de l’Éternité.

Ma naissance n’apporta pas le moindre profit à l’univers. Ma mort ne diminuera ni son immensité ni sa splendeur. Personne n’a jamais pu m’expliquer pourquoi je suis venu, pourquoi je partirai.

Tous les hommes voudraient cheminer sur la route de la Connaissance. Cette route, les uns la cherchent, d’autres affirment qu’ils l’ont trouvée. Mais, un jour, une voix criera : « Il n’y a ni route ni sentier! »

Referme ton Koran. Pense librement, et regarde librement le ciel et la terre. Au pauvre qui passe, donne la moitié de ce que tu possèdes. Pardonne à tous les coupables. Ne contriste personne. Et cache-toi pour sourire.

Ignorant qui te crois savant, je te regarde suffoquer entre l’infni du passé et l’infini de l’avenir. Tu voudrais planter une borne entre ces 2 infinis et t’y jucher… Va plutôt t’asseoir sous un arbre, près d’un flacon de vin qui te fera oublier ton impuissance.

Seigneur, tu as placé mille pièges invisibles sur la route que nous suivons, et tu as dit : « Malheur à ceux qui ne les éviteront pas ! »  Tu vois tout, tu sais tout.  Rien n’arrive sans ta permission. Sommes-nous responsables de nos fautes ? Peux-tu me reprocher ma révolte ?

Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t’arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n’attendais pas.

J’ai eu des maîtres éminents. Je me suis réjoui de mes progrès, de mes triomphes. Quand j’évoque le savant que j’étais, je le compare à l’eau qui prend la forme du vase et à la fumée que le vent dissipe.

Mes hadiths préférés de Muhammad

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Muhammad & Jibril Œuvrez ! Car on facilitera à chacun la voie pour laquelle il a été créé.

Les prophètes sont frères d’un même père, leurs mères sont différentes, mais leur religion est une.

L’injustice se transformera en ténèbres le jour de la résurrection.

Celui qui emprunte un chemin menant à l’apprentissage d’une science, Allah lui facilite l’accès au paradis.

Allah ne regarde pas votre aspect, mais il regarde ce que renferme votre cœur et ce que vous accomplissez.

Assurément, le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux, et l’arabe n’a pas plus de mérite que le non-arabe sauf s’il se distingue par la piété.

Nul n’aura vraiment la foi s’il n’est pas digne de confiance, et nul n’aura vraiment la religion s’il ne respecte pas les pactes.

Enseignez, facilitez et ne compliquez pas les choses ! Annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir les gens et si l’un d’entre vous se met en colère qu’il se taise.

Les rassasiés dans cette vie sont les affamés dans l’au-delà.

Chaque homme, de grand matin, fait commerce de son âme, la sauvant, ou la faisant périr.

Nul d’entre vous ne sera véritablement croyant tant qu’il ne désire pas pour son frère ce qu’il désire pour lui-même.

N’aura pas vraiment la foi celui qui s’endort le ventre rassasié alors que près de chez lui son voisin est affamé.

La vertu, c`est ce par quoi l`âme jouit du repos et le cœur de la tranquillité.

Le péché, c`est ce qui s`implante dans l`âme et met le trouble au sein de l`homme, et ceci malgré toutes les consultations religieuses que l`on pourrait te donner (pour te tranquilliser).

Nul ne fait de bonnes actions aussi valeureuses que prier, réconcilier les gens et avoir un bon comportement.

Quand tu te retrouves seul dans l’obscurité et que ton âme t’appelle a commettre des péchés, aie honte du regard d’Allah et dis-lui (à ton âme) : celui qui a créé l’obscurité me voit.

Celui qui ne remercie pas les gens ne remercie pas Allah.

En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c’est le coeur.

Ne frappez pas les femmes.

Les femmes ont été créées d’une côte, si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, conduis-toi bien avec elle et vous pourrez vivre ensemble.

Quatre choses contribuent au bonheur : une femme pieuse, un vaste logement, un voisin vertueux et une monture satisfaisante ; et quatre choses participent au malheur : un mauvais voisin, une mauvaise femme, une mauvaise monture et un logement étroit.

Allah aime, lorsqu’une personne effectue une chose, qu’elle le fasse avec soin.

Crains Dieu en quelque lieu que tu sois; fais suivre le péché de la bonne action qui l’effacera, traite les hommes avec bonté (en faisant preuve) d’une haute moralité.

Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec les femmes.

Dis la vérité quand bien même elle serait amère.

L’injustice se transformera en ténèbres le jour de la résurrection.

La tendresse ne fait défaut que dans le cœur d’un damné.

Soyez conciliants et bienfaisants, car Allah aime les bienfaisants.

Celui qui est facile à vivre, calme et doux, Allah lui interdit l’entrée en enfer.

Allah est généreux et aime la générosité, comme il aime l’attitude noble et répugne les vils comportements.

Tous les fils d’Adam sont fautifs et les meilleurs des fautifs sont ceux qui se repentent.

Ne faites pas de mal, et ne rendez pas le mal pour le mal.

Autant il est impossible de cueillir du raisin d’une plante épineuse, autant les pervers n’accéderont pas aux demeures des vertueux dans l’au-delà. Empruntez le chemin que vous désirez, mais (sachez que) n’importe quel chemin emprunté vous mènera chez ceux que vous avez suivis.

Allah m’a commandé de vous enjoindre la modestie afin que personne ne se prétende supérieur aux autres ni ne les traite injustement.

La religion, c’est la sincérité.

La prière est la première chose sur laquelle la personne sera jugée. Si elle s’avère bonne, la personne a réussi et sera bienheureuse, et si elle s’avère mauvaise, elle a échoué et sera malheureuse.

Ô Mes serviteurs ! Ce sont vos actes seulement dont Je tiendrai compte, ensuite, Je vous rémunérerai d’après ceux-ci. Donc celui qui trouve le bonheur, qu’il rende grâce à Allah et celui qui trouve autre chose,qu’il ne s’en prenne qu’à lui-même.

Le meilleur argent est celui qui est dépensé par l’homme pour sa famille.

Le savant qui enseigne le bien aux gens et ne le met pas en pratique, est semblable à la torche qui éclaire en se brûlant.

Leçons tirées d’Ibn Hazm

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Ibn Hazm

Ibn Hazm fut un grand penseur andalou musulman du Xème siècle  ; voici ses idées sur les critiques ou les louanges.

Ce qui suit est tiré de « Kitab al-Akhlaq wa as-Siyar fi Mudawat an-Nufus »- signifiant : « le livre de la morale et de la bonne conduite dans la guérison des âmes »- et plus précisément, du chapitre « rationnalité & paix de l’esprit ».

Ce sujet, bien entendu, m’intéresse énormément, puisque je vise à guérir les âmes, justement…

Voici un 1er extrait :

« Celui qui croit qu’il peut totalement éviter le mépris des gens et la critique est fou. Quiconque examine soigneusement les choses et s’oblige à s’appuyer sur les faits, jouirait des critiques des gens, plus que de leurs louanges.

C’est parce qu’ils le louent avec raison, et qu’il devient conscient de leurs louanges, cela pourrait le rendre vaniteux, et cela dévaluerait ses vertus. S’ils le louent injustement et qu’il devient conscient de leurs louanges, il atteindrait le bonheur avec ce qui est erroné, et ce serait un grave défaut.
D’autre part, si les gens le critiquent à juste titre et qu’il devient conscient de leur critique, cela pourrait l’aider à éviter de ce pour quoi il est critiqué ; et ce serait une grande chance, qui ne que seul un raté laisserait passer. S’ils le critiquent injustement et qu’il devient conscient de leurs critiques et persévère, il deviendrait plus vertueux par sa persévérance et sa patience. »

Ici, Ibn Hazm mentionne les vertus d’être critiqué et les défauts d’être louangé. Avant d’évoquer cela, il avise le lecteur qu’il est impossible d’éviter complètement la critique des autres. En effet, il est vrai que peu importe ce que vous faites, peu importe combien noble et vertueux l’acte ou l’effort, vous serez immanquablement critiqué par d’autres pour cela. Il ne faut donc pas se soucier de plaire aux gens ou d’éviter leurs critiques, mais de se concentrer faire notre devoir au mieux, en ne se souciant que que de rechercher le bon plaisir d’Allah (Dieu) …
Si la critique est injuste et imméritée, on aura tendance à s’énerver. Mais Ibn Hazm trouve que même ceci est un bienfait. D’abord, c’est une confirmation que vous suivez la voie du Bien, puisque vos ennemis ont dû mentir et vous calomnier pour vous critiquer. Et d’autre part, si l’on voit cette critique injuste comme un test, et que l’on continue d’avancer, que l’on persévère, que l’on traverse l’épreuve, cela augmentera notre vertu.

Et Ibn Hazm cite d’autres bénéfices liés aux critiques injustes ; il dit que celui qui, faisant le bien, est sali par des méchants, reçoit, au jour du jugement, les bonnes actions de ceux qui l’ont sali.  Et si le calomniateur n’a pas ou plus de bonnes actions à offrir, on pourra alors lui jeter nos péchés ; nous en libérer pour l’en charger, lui.

Donc, les effets seront de toute façon bons pour les êtres pieux.

Il ajoute :

« Savez-vous qui est le failli ? Ses compagnons répondent : c’ est celui qui n’a ni argent ni propriété. Le Prophète a dit : le vrai failli est celui qui vient le Jour de la Résurrection avec beaucoup de prières, de jeûne et d’aumônes, mais se trouvera failli ce Jour parce qu’il aura épuisé le « fonds » des vertus – parce qu’il a sali les autres, il a porté la calomnie contre d’autres, dévoré illégalement la richesse des autres, versé le sang des autres, et battu les autres ; de sorte que ses vertus seront portées au crédit du compte de ceux qui ont souffert de sa main.

Si ses bonnes actions ne suffisent pas à effacer le compte, ses péchés seront inscrits à son compte et il sera jeté dans le feu de l’Enfer. »
Donc, de bonnes actions reviendront à la victime de critiques injustes, qu’elle en prenne conscience ou non ; il en bénéficiera de toute façon. Mais la louange n’aura d’effet sur un individu que dans le cas où il en prend conscience.

Et Ibn Hazm ajoute que par conséquent, un individu rationnel devrait plus désirer être injustement critiqué, qu’être justement louangé.

Il nous dit qu’il y a pourtant un avantage à la juste louange, qu’elle est la bonne nouvelle de ce monde pour le croyant. Dieu veuille que nous fassions partie de ceux qui cherchent son bon plaisir & non les louanges de l’homme, ni à éviter la critique de l’homme, au prix de lui déplaire !