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« Bombardement d’amour » ; tous aux abris !

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Souvent, l’ex-enfant Bouc Emissaire d’une famille perverse tombe dans les filets d’un PN une fois adulte.

Après bien des déboires, la victime s’en veut de s’être laissé(e) prendre à sa comédie de l’amour fou. On se dit qu’on est stupide, et on se demande comment on a pu avaler ses déclarations mélodramatiques…

Pourquoi on est-on si touché(e) par le « bombardement d’amour » d’un(e) PN ?

Chacun veut avoir un entourage nous fournissant un sentiment de stabilité, de bien-être & de sécurité.

Mais quand on a grandi comme Bouc Emissaire, on ignore à quoi ressemble l’amour, puisqu’on n’en a jamais reçu avant. De plus, on a été « entraîné » par nos parents, non à réussir, mais à se saboter et comme on n’a pas de limites personnelles & que notre estime de soi est très basse, cela nous rend plus susceptible de devenir la victime d’un PN lorsqu’on atteint l’âge de tomber amoureux.

La victime a tout intérêt à s’analyser, à détecter les programmations nocives qu’elle a intégrées et à les déraciner, sinon, ce dressage la poussera immanquablement, une fois grands, à rester avec des individus toxiques.

Comme presque tous ces enfants-là arrivent à l’âge adulte assoiffés d’amour, sans limites ni estime de soi & avec un stress post-traumatique complexe.

C’est dire si elles seront époustouflées par le bombardement d’amour d’un PN (qui lui, a tout de suite détecté leurs grandes qualités) ! Et aussi si, à cause de l’impuissance acquise, elles resteront longtemps dans des relations toxiques !

Alors, pour faire cesser cela, il faut apprendre sur soi, sur comment on est entraînées à ne pas écouter les signaux que nous envoie notre corps et surtout, sur les « déclencheurs » (les éléments faisant qu’on restera avec un être nocif).

Quand on sait, on reconnaît les signaux d’alarme de quelqu’un qu’on a rencontré & on rompt rapidement, au lieu de rester en contact avec lui & d’être entraîné(e) dans une relation perverse.

Si le bombardement d’amour d’un PN nous touche tant, c’est parce que, étant petit, on a manqué de cet ingrédient indispensable ; l’amour, et que donc, même si on ne le réalise pas, on en est assoiffé(e).

Voilà comment on adore ce bombardement et comment, lorsque le PN nous le retire pour commencer le cycle de violences, on lui court après ; c’est parce que l’on croit que sa froideur ou son insulte n’est qu’un « couac », & qu’il pourra redevenir – on en a TANT besoin ! – l’amoureux fou qu’il était au début…

J’en ai parlé ici : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/04/comment-le-pn-sait-que-sa-proie-est-ferree/ ; « quelqu’un qui a grandi dans une famille PN est déjà conditionné à accepter les maltraitances et sera porté à rechercher le familier ( = ce qu’il ou elle a vécu, enfant) et à nommer cela « amour ».

En tout cas, pour un PN, c’est l’extase absolue de vous voir lui courir après, après qu’il vous a démoli(e) avec ses méchancetés, de chercher la discussion, de lui demander pourquoi il a fait ça, de tenter de lui faire comprendre à quel point vous l’aimez & combien cela vous blesse, …

Pendant que votre coeur saigne, le PN est aux anges ; il sait qu’il a le contrôle total sur votre vie – que maintenant, il peut vous dire et vous faire les pires choses et que vous voudrez toujours de lui (elle) dans votre vie !” et La victime accepte ces mauvaises raisons parce qu’elle a été programmée pour se nier elle-même. Et puis, c’est si soudain ; à une seconde, on est avec son amour, et il (elle) vous porte un coup sans prévenir. Cette « tempête par ciel bleu » est si brutale que la victime est en état de choc !

Pour en revenir au bombardement d’amour, les émotions qu’il cause, agissent sur la victime comme une drogue dont elle ne peut plus se passer, mais surtout, cela apaise & diminue les symptômes du PTSD complexe qu’elle a en elle depuis l’enfance ! (anxiété, fatigue, cauchemars, confusion, oublis, …).

Enfin, quelqu’un lui montre de l’amour, la complimente sur son apparence, son intelligence & ses accomplissements, … C’est comme une ondée bienfaisante sur une plante desséchée !

La victime se sent sur un nuage, elle en est submergée plus que quelqu’un d’autre, parce qu’elle n’a jamais reçu d’amour dans sa vie…

A cause d’une enfance caractérisée par un manque d’amour & des violences constantes, elle est en état de stress aigu constant ; fatiguée, épuisée, toujours sur la brèche.

Un ex-enfant Bouc Emissaire recherche donc sans cesse – inconsciemment – l’être qui le (la) soulagera de cette angoisse permanente…  Or, cette tactique perverse -le bombardement d’amour – fait que pour la 1ère fois, la victime sent qu’elle peut enfin déposer son fardeau, oublier les violences subies dans son enfance – bref, qu’elle peut enfin être elle-même & se relaxer ; elle est comme plongé(e) dans un bain relaxant après avoir trimé toute sa vie !

Et quand le PN, la sachant ferrée, montre son vrai visage & commence à la violenter, la victime le supporte durant des années, parce que nos parents PN ont fait qu’on ne trouve pas normal (& qu’on n’exige pas) d’être bien traité(e).

Toute victime doit s’informer sur ce qu’elle a en elle & surtout, comprendre que quand on trouve quelqu’un qui nous traite bien, à cause du PTSD complexe, on y réagira plus fortement que quelqu’un ayant eu une famille normale & aimante.

La victime doit bien piger cette vérité : si le bombardement d’amour du PN fonctionne aussi bien, c’est parce qu’il apaise la douleur de tous les abus qu’elle a subis durant toute sa vie !

Hélas, quand le PN l’arrête, cette antique blessure se rouvre, et les nouveaux abus subis du PN viennent, en plus, s’y rajouter !

Un ex-Bouc Emissaire doit comprendre qu’il ne doit compter sur personne d’autre pour prendre soin de lui-même, qu’il doit apprendre à se traiter avec douceur, à d’abord s’aimer & se respecter lui-même, puis à se faire respecter.

Une victime doit réfléchir sur elle-même, étudier ce qui la blesse & travailler sur ces points de douleur. Elle doit aussi se renseigner sur les PN & leurs tactiques. Enfin, elle doit devenir un être qui ne pourra plus être manipulé à réagir aux déclencheurs dont se servent les PN.

Pour cela, elle doit réaliser le mal qui lui a été infligé, comment elle s’est mise dans sa situation actuelle, ses mobiles d’action, & qu’elle est une blessure sur pattes, clairement visible par les êtres mauvais en quête de proie.

Il ne s’agit pas de devenir un robot sans sentiments (comme l’est un PN), mais de rester constamment en contact avec ce que vous ressentez.

Comment se réaliser ?

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Si vous aspirez à accomplir vos rêves, à avoir la liberté d’être vous-même, vous devrez nécessairement tourner le dos à la conformité et aux modes de vie traditionnels, ce qui exige d’avoir (ou d’acquérir) beaucoup d’assurance & d’estime de vous.

Si vous en manquez, vous devrez débuter un voyage de développement personnel ; un voyage vers la compréhension, l’acceptation et la maîtrise de soi.

Pour y avancer, il y a plusieurs secrets à connaître :

-L’imperfection est la liberté

Nous sommes nés avec un sens inné de vouloir être intégrés dans un groupe. À mesure que nous grandissons, la société nous aide à former la notion de perfection, ou de ce qui est « assez bon ». Alors, nous devons nous créer des valeurs à suivre, pour nous sentir accepté par tout le monde.

Nos parents nous disent ce qu’ils attendent de nous, ainsi que nos enseignants et nos religions. La société utilise les médias pour nous exposer constamment à la perfection & désirer toujours plus & mieux, en nous confrontant toujours à des modèles parfaits.

La comparaison est l’un des plus grands obstacles à la quête de l’estime de soi. C’est en voyant cette façade parfaite de la vie des autres, qu’on se sent misérable.

Pourtant, on connaît bien notre vie alors qu’on ne voit que la surface de la vie des autres. Or, nous utilisons cette fausse perception de surface comme une ligne directrice montrant où se situe notre propre valeur.

En essayant d’atteindre ces standards & d’être accepté, on se perd soi-même & notre estime de soi en souffre.

Si on la fait dépendre du désir d’appartenance et de la volonté d’abandonner notre dignité pour être accepté, pas étonnant qu’elle soit basse !

Être imparfait est impardonnable pour la personne qui se rejette. Cette personne se sent « fausse » et frustrée de ne pas pouvoir atteindre l’image de perfection, de sorte qu’elle en vient à se saboter & se violenter elle-même.

L’abus de soi peut prendre diverses formes ; la pensée négative, l’alcool, les drogues, « l’outre-mangeage », l’auto-mutilation et le choix de partenaires abusifs, …

Notre désir de perfection paralyse notre capacité de changer, et il nous prive des plaisirs et des joies qu’offre la vie imparfaite.

La faible estime de soi est, de plus, un cercle vicieux. Nous sentons que nous ne sommes pas à la hauteur de notre idée de perfection, ce qui nous donne une raison de justifier notre passivité à changer le mauvais dans notre vie. Inévitablement, on se violente de plus en plus, ce qui nous éloigne de plus en plus de notre image de perfection (par ex : obèse, chômeurs, toxicomane, solitaire, malade mental).

La perfection, c’est quand quelque chose ne peut pas être amélioré … mais ça n’existe pas !

Il ne faut donc pas viser à être parfait, mais plutôt, à s’améliorer sans cesse…

Le désir de perfection a de nombreux effets secondaires, la peur de l’échec étant le principal. La peur de l’échec paralyse notre capacité à poursuivre nos rêves et nos passions.

Nos accomplissements –ce que l’on FAIT (& les résultats que ça donne) – forme l’image de qui vous pensez être, c-à-d notre estime de soi. Mais une fois de plus, notre valeur en tant qu’être humain est indépendante de ceci !

En outre, on peut toujours améliorer sa façon de faire…

L’acceptation de soi est de pardonner vos imperfections, d’accepter que vous n’êtes pas parfait – et que vous n’avez pas à l’être – et que vous ne serez jamais à la hauteur de cette image de perfection que vous avez inconsciemment créée.

Plus nous avons d’amour-propre, plus nous pardonnons et acceptons ce que nous sommes, erreurs & défauts inclus, et moins nous nous jugeons nous-mêmes

Il est bon de se rappeler que le développement personnel est un processus – fait d’acceptation de soi, de compréhension de soi, de conscience de soi et enfin, de maîtrise de soi.

« Ce n’est pas un signe de santé, que d’être bien adapté à une société profondément malade » (Krishnamurti).

Les introvertis, rebelles, inventeurs, solitaires, mystiques & excentriques ont tous souffert de rejet de la part des individus anormalement normaux.

Dès le plus jeune âge, à cause de notre éducation, notre famille et notre culture, nous apprenons ce que la majorité des gens jugent acceptable et « normal », & on ne connaît rien d’autre.

Mais les gens « normaux » ne sont jugés comme tels que par rapport à la façon dont ils sont adaptés à cette société malade. Si les gens de notre société étaient réellement normaux, ils trouveraient l’état de la société mensonger, déplaisant et impossible à s’adapter, & ils choisiraient de ne pas en faire partie.

La rébellion ne doit pas être confondue avec une réaction contre la société. Une réaction est inconsciemment instantanée. Nos cerveaux se déplacent d’un extrême à l’autre pour éviter d’avoir à faire face à un changement progressif.

Par exemple, si, étant enfant, vous mangiez trop & étiez obèse, les souvenirs traumatiques sur votre poids vous font inconsciemment réagir en vous obsédant sur le sport ou les régimes. Consciemment, vous pensez avoir fait un grand changement… alors qu’en fait, ce n’est qu’un changement superficiel ! Vous êtes passé de penser à manger tout le temps, à penser à ne pas manger tout le temps. Le sujet de votre fixation est resté le même : manger. Vous continuez à « marcher » dans ce jeu et à donner trop d’importance à la nourriture.

Les skinheads, athées et anarchistes sont tous encore esclaves de la réaction inconsciente, car obsédés par la même idée. Il doit d’abord y avoir une croyance, pour pouvoir la rejeter. Ces gens réagissent par frustration et colère, mais ils agissent encore de façon aussi malade et malsaine que la société.

Un rebelle est différent ; comprenant le jeu des extrêmes, il ne réagit pas contre la société et choisit simplement de se glisser hors d’elle. Les jeux que joue la société lui deviennent non-pertinents ; il n’est ni contre ni pour rien.

Pour la personne rebelle, l’action est bonne et la réaction est mauvaise. Il comprend que lorsque nous réagissons inconsciemment, quelqu’un d’autre a le contrôle sur nous, car on est alors manipulable.

Un révolutionnaire est aussi un extrémiste. La révolution exige une foule, mais la rébellion ne demande qu’une personne. L’individu rebelle se change lui-même. Il ne se soucie pas de changer les règles et les structures de pouvoir de la société, mais de changer son propre être, & à vivre une vie en synchronisation avec ce qu’il est.

Se rebeller exige la destruction de votre ancien soi, de vos idées antérieures, des hypothèses et croyances sur vous-même. Une fois libéré de votre ancien moi, vous aurez la liberté et la place pour créer l’évolution intérieure et vous reconstruire entièrement. Si chaque personne décide de se rebeller individuellement contre la folie et le vide dans la société, les choses changeront.

Vous êtes-vous déjà identifié avec une nation, un sexe, un groupe d’âge, une équipe sportive, un type de personnalité ou une religion ? Alors, vous êtes partisan de l’une des idées les plus meurtrières au monde ; le Collectif Social.

Bien que servant de « colle » pour relier les gens, le collectif social les isole également. Vous êtes-vous déjà posé des questions sur la cause du racisme, du sexisme, du fanatisme religieux, des guerres, de la discrimination, de l’ostracisme et de l’intolérance ? Tous ces maux & les horreurs qui les accompagnent, sont dues au collectif social !

Un Collectif Social (groupe de gens partageant quelque chose d’identique) naît du besoin de se sentir partie de quelque chose de plus grand que nous, de développer un sens faux et dangereux de l’identité.

Les Collectivités Sociales avec lesquelles nous nous identifions tournent autour de la même idée du « Nous contre Eux » ;  «Nous avons raison, vous avez tort – Nous sommes bons, et vous êtes mauvais – Nous avons une culture, vous êtes des barbares – Nous sommes meilleurs que vous »,…

Les gens investissent beaucoup de foi, de confiance, d’ego et d’estime de soi dans les Collectivités Sociales. Un patriote investit beaucoup de confiance & de fierté de soi dans son pays, mais ce sont ces gens-là qui créent l’ostracisme, le racisme et les guerres parce qu’ils soutiennent l’idée de «notre pays est meilleur que le vôtre. Notre pays est innocent et le vôtre est à blâmer » !

Quand nous nous joignons à un Collectif, ce que nous faisons réellement est la poursuite du pouvoir, du statut, de la sécurité et de l’acceptation de soi. Nous regardons en dehors de nous-mêmes pour gagner notre accomplissement.

Dans la fameuse expérience de Derren Brown, il a découvert que plus on est dépersonnalisé, plus on pourra accomplir des actes de cruauté. Et cette dépersonnalisation est le résultat de faire partie d’un Collectif Social, ou d’un public portant les mêmes masques physiques. Les collectifs servent à vous dépersonnaliser afin de vous laver le cerveau et de remplir votre tête d’idées de grandeur, de droiture et de supériorité morale.

L’une des choses les plus difficiles dans la vie est de se libérer d’eux. Se tenir debout par soi-même et être le solitaire qui pense par lui-même, exige une grande force de caractère.

Les Collectivités sociales sont une distraction de la plus grande finalité dans la vie – la croissance de soi. Comment apprendre ou grandir avec un esprit ouvert, s’il est farci de fausses notions et croyances ? Nous devons nous trouver d’abord pour nous perdre plus tard. Pas l’inverse !

Rebâtir sa vie après la violence narcissique

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J’ai abondamment décrit le traitement inhumain que notre société réserve aux victimes de pervers ; combien on blâme les victimes des abus qu’elles subissent, combien on ne les croit pas, combien on leur applique des théories débiles et combien chacun se change en complice du PN pour l’aider à les détruire – par ex :

Sites d’infos sur les PN : http://www.bonheuretamour.com/2016/02/18/sites-dinfos-sur-les-pn/

PN : la société accable les victimes ; http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/

Victime & acteurs sociaux : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/07/victimes-acteurs-sociaux/

Violence perverse, effets & société –https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/13/violence-perverse-effets-societe

La soi-disant « co-dépendance » http://www.bonheuretamour.com/la-soi-disant-co-dependance/

et https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/09/24/la-codependance-des-victimes-de-pn/

Pourquoi on délaisse les victimes : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/17/pourquoi-on-delaisse-les-victimes/

Comment la société protège les PN : http://www.bonheuretamour.com/2016/05/17/comment-la-societe-protege-les-pn/

Bref, beaucoup de victimes ou d’ex-victimes de pervers narcissiques semblent normales, mais sont en fait des parias, n’ayant ni famille, ni vie sociale – voir http://www.bonheuretamour.com/2016/01/27/lex-victime-de-pn-est-seule-pauvre/ 

L’être humain est grégaire, mais surtout tribal ; les gens restent « entre eux », c-à-d avec leur famille… mais la victime de PN, elle, n’a pas de vraie famille – c-à-d des gens chaleureux, sur qui il (elle) puisse compter => voir http://www.bonheuretamour.com/2016/06/14/ex-bouc-emissaire-famille-etendue/

Même si la victime peut & veut, pour une fois, participer à un événement amical ou familial (ou même, cherche un job), voici ce qui se passe : les autres discutent de choses & d’autres, de leur vie ; leur ancienne école & camarades, leurs amours, leur job, …mais la victime ne peut parler de tout cela et si on l’interroge, soit elle dit la vérité & se fait rejeter, soit elle ne trouve pas de réponses et passe aussi pour bizarre & suspecte.

La victime apparaît aux autres comme « anormale » (hors des normes) – donc, les personnes saines s’en méfieront & la rejetteront.

Si l’on ne fait pas partie d’une « vraie » famille, les autres ne peuvent nous comprendre & s’attacher à nous, et, craignant d’apporter un élément perturbateur dans l’équilibre familial, nous rejettent.

C’est bien d’être seul de temps à autre ; ça nous apprend à réfléchir profondément, à apprécier notre propre compagnie & à se débrouiller, mais il faut aussi des moments avec les autres ; chacun a besoin de contacts, de pensées différentes, d’amusement, de chaleur humaine & de soutien…

Il faut viser à trouver des êtres bons, avec qui on pourra être soi-même – après tout, si on est resté bon(ne), il n’y a pas de raison d’avoir honte de ce qu’un autre nous a fait ! Donc, pour ceux qui vous rejettent, suivez le conseil de Jésus ; secouez la poussière de vos sandales & ne remettez plus les pieds chez eux !

Vous n’avez pas besoin de telles personnes – que je nomme « l’innocence au sourire sanglant » ; des gens « gentils », mais en fait cruels, qui jouissent tranquillement de leur bonheur & se fichent de ceux qui sont en train de crever au dehors, des gens qui, par leur attitude d’indifférence, sont en fait les meilleurs complices du PN & font partie du problème, car visiblement, ils ne veulent pas faire partie de la solution !

Les gens à fréquenter sont ceux qui pourront comprendre ce que l’on vit, et qui, se souciant de notre bien-être, nous éviteront ensuite les questions qui pourraient nous embarrasser.

Par ex, si vous sortez avec un homme (ou une femme) réellement gentil et qui vous aime tel(le) que vous êtes, il (elle) avertira ses parents de la situation, en sorte que lorsque vous serez invité chez eux, ils ne demanderont pas de ces choses gênantes – ce qui prouvera du reste, qu’ils sont également des êtres gentils.

Si les gens ne vous comprennent pas, ne tentez pas de « rattraper » la situation & de vous faire accepter par un milieu où vous ne devriez pas être ; sortez immédiatement, sans explication !

Une fois de plus, on ne peut jamais être assez doux avec une victime de PN – & la 1ère personne qui doit être doux avec vous, c’est vous-même !

Si vous fréquentez des êtres mauvais ou, pis, indifférents (car le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine ; c’est l’indifférence) ou que vous vous isolez chez vous, vous ne pourrez trouver les rares êtres bons qui pourraient vous soutenir – car bien qu’une victime se sente étrangère à la vie normale, et être un genre d’imposteur, elle est quelqu’un de bien, méritant d’être aimée.

Le PN vous a volé une part de votre vie, & là, il ne faut pas s’habituer à être seul(e), à être un(e) « no-life » ; c’est à vous de (re)commencer à zéro et de vous bâtir une vie.

Ce n’est pas facile mais plus on postpose, plus cet isolement s’empare de nous & devient une partie de notre identité. Et l’on est vraiment trop vulnérable quand on est seul(e)…

Songez bien à ceci avant de vous renfermer dans votre coquille…

PN ; les victimes doutent

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Doute Il semble qu’il y ait un phénomène qui touche toutes les victimes de PN… J’avais déjà évoqué ici (http://www.bonheuretamour.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/ ) 2 facteurs (la dissociation & le syndrome de Stockholm) expliquant pourquoi on reste si longtemps coincée dans ce genre de relations toxiques.

Mais il y a autre chose ; le déni. Toutes les victimes de PN passent par cette phase parce qu’il est quasiment impossible d’accepter une vérité aussi terrible que celle-ci ; que la personne qui prétend être vous aimer ou être votre meilleur(e) ami(e) n’est qu’un reptile envieux dont le seul but est de vous humilier, vous manipuler, vous contrôler et enfin, créer votre souffrance pour s’en repaître.

Les victimes, qui sont « du bon côté de la Force » ne peuvent pas imaginer un tel monde mental de noirceur.

Mais, comme les humains sont équipés de systèmes de protection (servant à notre survie), notre corps nous envoie des signaux, sous forme d’angoisses et de cauchemars.

Et puis arrive le moment où on ne peut plus se masquer ce qui se passe, où le voile tombe, où les coquilles nous tombent des yeux. Là, on remarque consciemment – au lieu d’avoir juste une boule dans l’estomac – les mensonges, contradictions, & critiques ; enfin la vérité perce la surface de notre conscience et se met en mots.

Mais même alors, absorber toutes ces informations douloureuses en une fois, est pénible … On a une nostalgie des bons moments du début, & on ne peut s’empêcher – devant ce vide, ce manque déchirant qu’on ressent – à aspirer à l’état d’amour fou – entièrement faux, pourtant – où était l’autre quand il nous a conquise (et qu’il a justement employé pour nous conquérir !).

Après le moment « illuminateur », quelque chose a changé, on n’est plus pareil qu’avant, on a perdu notre innocence et l’on réalise pleinement qu’il nous « salit » auprès des autres, nous ment, nous trompe, … Une lutte a pourtant lieu en nous ; on a beau savoir la vérité, elle est trop choquante ; car enfin, si l’on est avec un monstre inhumain, sans pitié, & qui ne nous aime pas, la seule chose à faire est qu’on DEVRA PARTIR… Or, après tout ce qu’on a donné de nous dans cette relation, c’est tout simplement IMPOSSIBLE à faire !

Selon mon principe du « trou dans le pull » (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/11/27/mes-4-1-decouvertes-en-psychologie/), on se raccroche au déni, par une sorte de « double pensée » ; d’un côté, on sait ce qu’il en est, de l’autre, on s’accroche à l’espoir que ce n’est pas ainsi, qu’on se trompe, ou que ça peut redevenir comme au début.

Cette contradiction interne a beau être un mécanisme de défense contre une vérité écrasante, elle est évidemment aussi très douloureuse & épuisante !

La victime peut adopter diverses formes de déni : continuer à idéaliser le PN, ou le croire quand il nous rend coupable des abus qu’il nous inflige & accepter d’en porter la culpabilité, ou, le plus facile, blâmer d’autres victimes. Il est très courant pour les femmes trompées, par ex, de haïr « l’autre femme », en « oubliant » que le seul responsable de tromper son conjoint, est le trompeur – car, si cette « autre femme » n’était pas disponible, il serait en train de nous tromper quand même, avec une autre… Et d’autre part, s’il respectait son voeu de fidélité, même si Scarlett Johansson tentait de le séduire, il la refuserait.

Il est plus simple de blâmer quelqu’un avec qui on n’est pas émotionnellement impliqué, que de blâmer notre partenaire amoureux (surtout si on a l’impression d’être folle de lui) !

Moi, comme je ne faisais de reproche à mon PN que dans le but d’éclaircir & résoudre un réel problème (& donc, de renforcer les liens du couple), je n’imaginais pas qu’il puisse me critiquer sans une raison valable – donc, comme il me faisait passer pour moche, mal fringuée, pelante, ne l’aimant pas assez, etc, je tâchais de m’améliorer sur tous ces points (NB : j’ai acheté mon 1er appartement à 23 ans avec l’argent du mannequinat !) ; je me faisais le plus belle possible, j’acceptais qu’il choisisse mes vêtements (!), je tâchais de ne l’embêter sur rien, et surtout, de lui prouver mon amour (quelle sottise !!!).

Eh oui : même que l’on sait la vérité, on n’arrive pas à l' »intégrer »… tout simplement parce que cette monstruosité n’est pas « intégrable » ! On oscille constamment entre la minable réalité et l’espoir irréaliste qu’il soit investi dans la relation, qu’il nous aime malgré tout, qu’il va redevenir comme avant… ou au moins, qu’il puisse aimer… même quelqu’un d’autre…

Le PN lui-même nous fait croire cette fable ; qu’il a un coeur et pourrait aimer une femme bien, mais pas nous, parce que nous, on n’est qu’une nulle sans aucune qualité … Il est d’autant plus convaincant que, comme tout psychotique, il croit lui-même à ses inventions de taré ! On sait que, si le PN ne projettait pas sa folie sur un autre, choisi comme Bouc Emissaire, il deviendrait tout à fait fou ; c’est dire à quel point cette projection est vitale pour eux !

N’oublions pas que le mal consiste à refuser la part d’ombre que chacun a en soi ; à refuser de la voir & de l’affronter. Donc, la plupart des PN se voient vraiment comme ayant un coeur capable d’amour, et comme de vrais petits anges affublés d’une compagne particulièrement tarée et emmerdante ! Jamais ils n’estiment avoir quoi que ce soit à se reprocher ; s’ils nous punissent, c’est bien évidemment parce qu’on l’a bien mérité, qu’on les a provoqués ou insultés, ou qu’on leur a manqué de respect, …

Ce n’est qu’après bien des déboires et des départs ratés, que l’illusion se dissipera peu à peu et que la victime acceptera une part de plus en plus grande de vérité.

Surtout, ne nous rajoutons pas le poids supplémentaire de la culpabilité ; on a déjà TANT à porter dans une telle « relation » ! (sans compter qu’il nous jette déjà toutes ses fautes sur le dos !). Il faut se rappeler de ne pas s’en vouloir de s’être ainsi aveuglé (& de ne pas croire ceux qui nous disent cela, par ignorance ou méchanceté) ; ce genre de déni fait partie intégrante du fait d’être victime d’un PN.

PN : la colère des victimes

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femme crie sur homme Beaucoup de femmes victimes de PN (moi aussi, avant) se reprochent de perdre le contrôle et de hurler ou même parfois frapper leur bourreau, ou de casser des choses qui lui appartiennent.

Elles se sentent coupables, autant, sinon plus, que lui – qui au moins, semble rester plus calme. Mais la vérité est que ce qu’il nous fait est INQUALIFIABLE !

La colère est une émotion – une énergie qui, comme toute émotion, nous est donnée pour notre survie. Elle a pour but de nous défendre lorsque quelqu’un nous vole ce qui est légitimement à nous ou empiète sur notre territoire.

Or, QUI, plus qu’un PN, nous vole & empiète sur notre territoire ?? Il nous vole NOTRE VIE elle-même et envahit nos frontières les plus sacrées & intimes !

Pas étonnant que ces violations mortellement dangereuses déclenchent en nous d’intenses sentiments de défense, donc de colère ! Notre corps nous crie que l’on subit une attaque grave à notre intégrité, une attaque mettant notre survie en danger i

Mais on refuse d’écouter cette voix de la sagesse et même, on en a honte… On devraitse dire qu’on n’est pas sortie avec quelqu’un pour avoir sans cesse des scènes, des choses qui nous blessent ou nous agacent, ou nous humilient, ou nous rendent furieuse et nous font vivre une vie chaotique et pénible – souvenons-nous qu’il nous a fait miroiter, au contraire, une vie d’amour, d’harmonie & de douceur.

Le PN aime nous mettre en rage, c’est son but et ça sert plusieurs objectifs pour lui ; d’abord, ça nous fait honte, de perdre ainsi le contrôle de nous-même, en sorte qu’on est encore moins apte à se défendre par la suite. Ensuite, comme il se débrouille pour que d’autres voient & entendent ces scènes, il nous fait passer pour dingue et surtout pour la mauvaise vis-à-vis du monde extérieur et des acteurs sociaux.

Et ce résultat est facile à atteindre, puisqu’il nous y a soigneusement entraînée ! il nous connaît, il sait ce qui nous touche et donc, sait exactement ce qu’il faut faire pour nous faire « exploser », nous faire perdre tout contrôle de nous-même….

Rappelons-nous qu’il projette sa folie sur nous – et donc, qu’il se débrouille pour nous faire « jouer » (comme une marionnette) sa folie, nous faire exprimer à sa place toute la rage qui l’habite !

Chacun(e) de nous ne devrait être en relation qu’avec des êtres qui ajoutent quelque chose à notre vie, qui l’embellissent, qui nous soutiennent et nous font nous sentir bien, et devrait éviter ceux qui font l’inverse.

J’ai décidé, pour ma part, de suivre ce précepte ; « rejette tout ce qui n’est pas utile, amusant ou beau » !

Quand on a réussi à rompre avec un PN, cette colère demeure, et il n’est pas facile de la surmonter.

Certes, il n’est jamais bon d’AGIR selon notre rage, mais par contre, il est très bon de reconnaître qu’elle est là, et que ça traduit que celui contre qui elle est dirigée, NOUS FAIT DU MAL et est dangereux pour nous !

La 1ère étape est de reconnaître qu’elle existe, et qu’elle est justifiée. La 2de étape est de comprendre qu’on ne peut pas rester en colère, car cela abîme notre santé.

Hélas, essayer d’en guérir revient à s’infliger un fardeau de plus, alors qu’on est déjà tellement « à plat », au sortir de la relation avec un PN, et qu’on sent que tout est « trop », qu’on ne peut plus supporter un seul fardeau de plus …

Oui, le (s) PN nous a (ont) programmée (surtout si on a grandi dans une famille PN) durant toutes ces années ou dizaines d’années (moi ; 57 ans) de violences, à croire qu’on était coupables. Ils nous ont chargée de leurs fautes, fait croire qu’on ne valait rien & qu’on était le problème, changeant le blanc en noir & vice versa, décrivant ce qui s’est passé à leur façon tordue.

A l’époque, avant qu’on ne s’informe et qu’on ne réalise ce qui nous était arrivé. on les a crus car on n’avait aucune idée de ce qu’était la perversion narcissique, ni même que ça pouvait exister !

Les thérapeutes qui exigent que l’on se souvienne des abus subis, et qu’on les « recadre » dans leur juste lumière, nous demandent quelque chose d’impossible.

Un individu peut parfois être en rogne contre un autre de manière irrationnelle, sans bonne raison. Mais ce n’est pas votre cas ; vous avez une raison très valable d’être fâchée !

Vous l’êtes car on vous a fait subir des violences et en plus, on vous en a fait « porter le chapeau » !

Ca me rappelle le panneau au-dessus des salles de torture au Cambodge ; « il est interdit de crier durant les séances de torture »… Oui ; les victimes torturées qui criaient sous la torture étaient punies de leurs cris !

Vous avez le droit à la peine et la colère, et personne ne devrait vous dire de « surmonter tout ça » – même pas nous-même – car cette colère est justifiée, et sert à nous rappeler ce qui nous fut infligé.

Toutes ces années d’abus ont nécessairement laissé de profondes traces en vous et, même si vous n’y pensez pas, certains stimulis vous feront toujours réagir… et cela nous fera râler…

On ne peut se forcer à pardonner, car les émotions surgissent qu’on le veuille ou non et si l’on ressent de la colère, il ne sert à rien de prétendre qu’elle n’est pas là !

En plus, comme les PN harcèlent leur victime, et continuent à la torturer après la rupture, ces sentiments sont sans cesse ravivés. Alors, comment voulez-vous qu’on passe l’éponge, comme nous l’ordonnent les ignorants ?

Le seul moyen (& encore) serait – toutes les victimes le disent – que la société reconnaisse qu’on est une victime, et nous indemnise, et que le(s) perpétrateur(s) soi(en)t puni(s).

Il faut, même (& surtout) si personne ne nous reconnaît comme victime ou ne nous reconnaît le droit d’être en rage, qu’on se reconnaisse comme victime et qu’on s’autorise cette colère amplement justifiée !

Il faut s’informer, « creuser » en nous, même si ça fait mal, car sinon, on garde en soi des croyances que le(s) PN a (ont) implantées en nous, et on se reproche encore des choses dont on est innocente.

Bizarrement, c’est en reconnaissant la colère en nous & en lui reconnaissant le droit d’être là, sans se mettre la pression pour pardonner, qu’elle diminuera – Par conséquent, donnez-vous la permission de la ressentir (car elle est juste) et le temps nécessaire (au moins plusieurs années) pour en guérir.

Bien loin du « il n’y a qu’à » des ignorants, il faut savoir que ça mettra des années à se résorber …

On ne peut jamais être assez doux avec une victime de PN alors, même si la société ne veut pas l’être (ce qui fait d’elle une partie du problème), soyons très douce avec nous-même… Pas question de vouloir se forcer ; autorisez-vous à ressentir ce que vous ressentez, à accepter ce que votre corps vous dit et à l’écouter !

Et laissez parler les imbéciles qui n’y connaissent rien … cessez de les fréquenter, d’ailleurs !

Voilà comment on se respecte… Et voilà comment on se fait respecter d’autrui !

Les divers genres de violences

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femme pleure2  J’ai souvent entendu des femmes abusées et épuisées par leur partenaire, dire « au moins, il ne me frappe pas ».

Elles semblent croire que seule la violence physique existe, ou qu’elle est la pire de toutes… mais c’est faux !

Toute femme qui, comme moi, a subi tous les genres de violence, sait que les coups ne sont pas le plus terrible…

Il n’y a pas que les « bleus » qui témoignent de violences – car celles-ci peuvent s’exprimer de TANT d’autres façons que physiquement ! Cela peut être la manipulation, l’exploitation, les mauvais traitements, la négligence, la violence, la cruauté, le viol, …

En fait, il y a (au moins) 7 sortes de violences : physique, mentale, verbale, psychologique (ou émotionnelle), financière, sexuelle et spirituelle. Voyons, ci-dessous, comment chacune s’exprime :

-physique :

Intimidation – intimidation en se tenant debout devant vous & vous fixant ou vous serrant de trop près & refusant de reculer.

Isolation – Limiter la capacité d’échapper à des situations dangereuses.

Contrainte – vous confiner à l’intérieur en bloquant une porte ou un passage vers l’extérieur, vous agripper quand vous tentez de sortir, verrouiller des portes ou vous attacher.

Agression – Frapper, coups de pied, coups de poing, tordre le bras, pousser, boxer, pousser, mordre, gifler, frapper avec un objet, secouer, pincer, étouffer, tirer les cheveux, traîner par terre, brûler, couper, poignarder, étrangler, et nourrir de force (y compris l’overdose ou l’usage de drogues).

Mise en danger – menaces verbales de mort accompagnant la violence physique et l’utilisation d’armes.

– mentale :

Rage – Une colère furieuse & intense soudaine & sans raison, surprenant et choquant une personne & la forçant à obéir ou à se taire.

Gaslighting – mentir à propos du passé, nous faire douter de notre mémoire, de nos perception et de notre santé mentale. Ils prétendent et donnent des preuves de mauvais comportement passé pour causer le doute chez d’autres.

Le regard fixe – Un regard intense sans sentiment – fréquemment mélangé avec le traitement silencieux.

Traitement silencieux – Punir en nous ignorant. Nous couper de notre vie de façon permanente pour des choses sans importance.

Projection – Ils déversent leurs problèmes (& ceux qu’ils causent) sur les autres, comme si c’était l’autre qui avait fait ce que eux ont fait.

« Tourner » la vérité – Lorsqu’on les confronte à leurs actes, ils rejettent toute responsabilité & blâment autrui pour leur comportement – même, ils exigent des excuses.

Manipulation – Faire que l’autre craigne l’abandon, l’infidélité,ou le rejet.

Jouer la victime – Quand tout le reste échoue, ils jouent la carte « victime » afin de gagner la sympathie des autres.

– verbale :

Ton & volume vocaux extrêmes – Soit ils crient, hurlent, enragent, soit, ils tombent dans un total silence, en nous ignorant et en refusant de nous répondre.

Intimidation verbale – jurer & faire des menaces si l’autre refuse de faire ce qu’ils veulent.

Discours intense – leur mode de communication est discuteur, hostile, sarcastique, intimidante et exigeant. Ils interrompent souvent, parlent fort pour couvrir notre voix, retiennent des informations clés, et interrogent.

Attaques personnelles – insultes, réponses cinglantes, moqueuses ou diffamatoires, critiquer notre caractère, rabaisser nos sentiments, et dévaluer nos opinions.

Pas d’excuses – Ils rejettent toute responsabilité, deviennent hostiles, invalident & dévaluent les sentiments d’autrui, mentent, et oublient leurs promesses ou engagements.

Blâmer – Tout ce qui va mal est la faute de quelqu’un d’autre. Il nous accuse d’être trop sensible, veut dominer, s’oppose à nos arguments & critique nos réactions.

Brusquer – Il dit des choses comme : « Si seulement tu faisais …,je ne serais pas forcé de te frapper », « tu n’as pas d’humour ; c’était juste une blague », « Le problème avec toi, c’est que … » et « Ca ne s’est pas passé. « 

– émotionnelle :

Pinailler – Tout ce qui est important pour les autres est minimisé par rapport à leurs propres besoins. Ils déprécient nos réalisations, aspirations, ou personnalité devant les autres. Ils emploient la taquinerie méchante ou le sarcasme pour nous rabaisser et se moquer.

Faire honte – Ils partagent des informations privées sans notre consentement, nous traitent comme un enfant ou un(e) débile mental(e) ou exposent un événement honteux. Sans cesse, ils claironnent nos lacunes, souvent de manière passive-agressive.

Anxiété accrue – Il est facile de devenir anxieux quand chacun de nos actes, nos mobiles, et nos aptitudes sont mises en doute.En outre, on est débordé(e) car on doit sans cesse tout laisser tomber pour s’occuper d’eux.

Culpabilité excessive – Comme on ne peut s’occuper que d’eux (il n’y a qu’eux qui en soient dignes), il est égoïste de s’occuper de nous ou de prendre soin de nous… ou même de penser à nous et à nos besoins.

Insécurité – cela naît de ce qu’ils exigent de nous des choses irréalistes, impossibles ou impossibles à maintenir, et qu’ensuite, comme on échoue, on se fait rabaisser.

Confusion – Être traité comme une extension de l’agresseur, et non une personne distincte.

Aliénation – Discréditer nos amis et notre famille et faire des engagements sociaux un cauchemar (en revanche, ils se montrent incroyablement charmants à leurs propres engagements sociaux).

Colère / Peur – Ils génèrent une réaction de colère en agissant de façon si immature et égoïste mais accusent l’autre personne de se comporter de cette façon. Ils emploient l’intimidation, les menaces, le terrorisme ou la destruction de biens auxquels on tient.

Hostilité / Rejet – il nous harcèle, dans ou dehors de la maison. Ils refusent de reconnaître notre valeur en nous retirant l’amour ou l’intimité – ce qui fait planer une menace de rejet.

-financière :

Accès interdit à l’argent, la vérification des comptes, ou aux possessions, pour créer une dépendance envers l’abuseur pour la nourriture, l’habillement, le logement, et les nécessités de la vie. Il a des comptes secrets dans diverses banques & vide en secret les comptes d’épargne ou de retraite.

Vol : Intercepte, escroque ou exploite la famille et s’attend à ce qu’on trouve ça normal.

Atouts – Exige que tous les dons financiers, les actifs ou les héritages soient placés à son nom. Il ouvre des comptes bancaires juste à son nom sans nous le dire, ni nous y donner accès. Annule l’assurance-vie, santé, ou logement sans prévenir.

Salaires – il nous pousse à virer nos salaires sur son compte.

Factures / crédit – Met toutes les factures ou les cartes de crédit à notre nom. Les actifs sont à leur nom, mais les dettes, de préférence au nom de quelqu’un d’autre. Il pousse vers le haut (au montant maximum) les cartes de crédit, sans nous le dire et, comme elles sont à notre nom et qu’il nous vole tout ce qu’il peut, on ne peut rembourser et notre crédit est ruiné auprès des banques.

Taxes – il falsifie des dossiers fiscaux pour, lui, devoir payer moins, et exige qu’on signe des documents sans poser aucune question.

Budget – comme souvent, il nous interdit de travailler (car travail = salaire et salaire = indépendance), on dépend de lui pour vivre, et il nous alloue une somme ridicule pour faire marcher le ménage. Et pendant qu’on se serre la ceinture pour arriver à la fin du mois, lui claque l’argent de façon royale (j’en sais quelque chose !), en sorte qu’on est en échec. Il punit les dépenses avec des violences verbales, physiques, sexuelles ou psychologiques.

Carrière – Il nous interdit de faire des études, de gagner de l’argent, ou d’accepter les promotions pouvant avancer notre carrière.

Travail – il interfère avec notre vie professionnelle en téléphonant ou textant sans cesse (même au patron), ou en surgissant à l’improviste. Il exige d’avoir accès aux e-mails de travail et de connaître des détails confidentiels.

– sexuelle :

Séduction perverse – Faire un acte sexuel non désiré ou gênant conçu pour nous déstabiliser, nous inquiéter et voir si on va lui obéir.

Rages de jalousie – il exige qu’on lui raconte tout de nos partenaires sexuels précédents, puis, il utilise ça contre nous, en nous traitant de salope. Il nous accuse très souvent de flirter, d’être attiré(e) par d’autres, d’exposer notre corps, et de le tromper (toutes choses que LUI fait !).

Tactiques de coercition – Utilisation du harcèlement, de la culpabilité, de la honte ou de la rage pour nous contraindre à avoir des relations sexuelles. Ils provoquent, « scient », insultent, deviennent pénibles et refusent de nous laisser dormir jusqu’à ce qu’on cède.

Menace d’infidélité – Il évoque la possibilité d’une autre personne dans le but de nous forcer à des actes sexuels dont on n’a pas envie.

Incitation à la peur – Il menace de nous frapper, de partir, de nous punir, nous tromper ou nous couper les vivres si on ne fait pas l’amour (la haine, plutôt) avec lui.

Demandes égoïstes – Un exemple classique de sexe égoïste est la demande de rapports sexuels non protégés. Comme les préservatifs diminuent les sensations et qu’il n’y a qu’eux qui comptent, ils refusent d’en utiliser & insistent pour que l’autre prenne la pleine responsabilité du contrôle des naissances ou de la protection contre les MST.

Privation de sexe – Certains retirent tout le sexe de la relation. Toute demande de sexe est accueillie par des cris, des moqueries ou des excuses ridicules pour l’abstinence.

Ultimatums – Pour eux, leur corps est à eux, mais aussi celui des autres. Les ultimatums comprennent des exigences de perdre du poids, de s’arranger d’une certaine façon, une grossesse ou un avortement forcé, et l’interdiction de l’allaitement.

Destruction des principes – les normes sexuelles antérieures sont effacées. Par exemple, exiger que l’autre participe à de la pornographie, la prostitution, fasse l’amour avec des partenaires multiples ou avec des animaux.

Le viol – Le viol est « une pénétration, même très légère, du vagin ou de l’anus avec une quelconque partie du corps ou un objet, ou la pénétration orale par l’organe sexuel d’une autre personne, sans le consentement de la victime. »

Actes dégradants – La dégradation est dans l’oeil du spectateur. Ils ne voient pas ces actes comme dégradant, mais d’autres oui. Voici quelques exemples: uriner sur une personne, avoir des relations sexuelles alors qu’on est aux toilettes, ou des rapports sexuels forcés dans les lieux publics.

Sexe sadique – Il y a 2 formes d’actes sexuels sadiques : doux (ou BDSM) et « durs » qui peuvent conduire à la mort. Des exemples bénins comprennent : les jeux maître-esclave, immobiliser l’autre à l’aide de drogue ou d’alcool, fouetter ou fesser l’autre pendant les rapports sexuels, l’enfermer dans une cage, lui bander les yeux, le menotter, pincer ses organes sexuels. Les exemples durs comprennent : les coups, l’étouffement, la torture psychologique, brûler, couper, poignarder, le vampirisme, et l’assassiner avant, pendant ou après les rapports sexuels.

– spirituelle :

Pensée dichotomique – Diviser les gens en 2 parts ; ceux qui sont d’accord avec eux et ceux qui ne le sont pas. Pleins de préjugés, ils se moquent ou rabaissent les croyances différentes.

Élitisme – Refuser de s’associer avec des personnes ou des groupes qu’ils considèrent comme impurs ou impies.

Soumission – ils exigent que d’autres adoptent complètement leur point de vue. Il n’y a pas de place pour des opinions divergentes ou la remise en question de leur autorité. Ils punissent, insultent et appliquent le traitement silencieux pour les « dissidents ».

Étiquetage – Les personnes qui ne sont pas conformes à leurs croyances sont considérées comme désobéissantes, rebelles, sans foi, des démons ou ennemis de la foi.

Façade parfaite – il exige la perfection et le bonheur à tout moment. Les activités religieuses telles qu’aller à l’église sont soumises à des exigences extrêmes, des attentes excessives, et de la rigidité.

Légalisme – Le strict respect de leurs règles et règlements est exigé, avec des déclarations absolues sur des questions insignifiantes telles que la couleur des cheveux ou le style de vêtements autorisés. Celui qui y désobéit est sévèrement puni ou encourt même l’excommunication.

Ségrégation – Il utiliser le secret ou tait l’information, qu’il ne donne qu’à quelques individus qu’il estime dignes de le savoir. Séparation d’avec des membres de la famille et des amis en dehors de la religion, incluant l’évitement, la mise à l’écart ou la persécution.

L’obéissance aveugle – est exigée. Ils ont remplacé la religion avec eux-mêmes et les gens sont censés les adorer.

Abus de pouvoir – ils utilisent leur autorité ou leur pour magouiller pour leur bénéfice personnel (souvent financier) et justifient leur comportement en disant qu’ils le méritent.

Fraude – Se livrer à une faute criminelle ou couvrir les transgressions des autres au nom de leur religion. Cela inclut la dissimulation de délits, crimes financiers, violences physiques et abus sexuels.

Parler avec un PN

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discussion PN2La communication est sans doute – avec la sexualité – ce qui est le plus perverti, avec un PN …Forcément ; c’est justement cela qui fait de nous des humains ! Avec de tels individus, TOUS les modes de communication (y compris la sexualité), au lieu d’être agréables & gratifiants, sont pénibles & douloureux !

Certains PN sont des parleurs, d’autres sont des taiseux – mais même les taiseux ont su se créer une façade inoffensive, en apparaissant cool, serein… alors qu’en fait, il écoute attentivement les informations que vous lui livrez en parlant, pour les utiliser contre vous plus tard…

J’avais déjà parlé de la « torture par le silence » (http://www.bonheuretamour.com/2014/11/24/pn-torture-silencieuse/ ).

Je traiterai ici d’un autre problème de communication : la coupure systématique de nos phrases.

Pour à la fois nous irriter (ce qui cause une frustration, d’où du « sang » à boire pour ce vampire) et en même temps saper encore plus notre confiance en nous, en nous montrant à quel point on est insignifiant(e) & inintéressant(e), un PN ne nous laisse jamais terminer nos phrases, mais nous coupe en plein milieu… Vous connaissez cela, je parie ? ..

Il peut même le faire – c’est bien la seule chose pour laquelle ils sont créatifs ! – de plusieurs façons différentes (que j’expliquerai ci-dessous).

Attention : les gens souffrant d’hyperactivité ont aussi l’habitude de couper les phrases d’autrui, mais, comme ils voient que ça déplaît, ils s’excusent & cherchent à s’en corriger. Rien de tel chez un PN, vous vous en doutez !

Donc, si l’un de vos proches agit ainsi sans le regretter, vous avez sans doute affaire à un PN et il vaut mieux s’en éloigner.

Et ça devient encore plus clair si vous le voyez laisser parler d’autres personnes sans les interrompre… un individu souffrant d’un manque d’attention ne peut se retenir et interrompt tout le monde, peu importe qui c’est.

Bref, au lieu d’excuser ce comportement inacceptable en pensant qu’au fond, ce n’est pas grave, commencez à vous fier à vos sensations (car se faire couper quand on parle est pénible) et ne tolérez plus dans votre vie que des gens qui vous font vous sentir bien.

Une autre tactique (proche de la « torture silencieuse », mais plus dangereuse car bien plus subtile) est « l’ignorance » ; c-à-d que souvent, le PN vous nie ; lorsque vous lui parlez d’un sujet qui vous importe, il semble soudain perdre tout intérêt à vous & à vos dires… Ses yeux se font vagues, comme s’il n’écoutait plus ; il se met à faire autre chose, à changer de pièce (en sorte que vous devez lui courir après pour vous faire entendre), à s’endormir, ou sauter à un tout autre sujet, à jouer ou à envoyer un sms, à regarder la télé, …

Ou, si vous êtes en train de lui parler au téléphone, il s’adresse soudain à quelqu’un d’autre (son ami, son collègue, son chien, …) – toujours, bien entendu, lorsque vous évoquez un sujet qui vous émeut.

Et pendant qu’il joue les indifférents, vous tentez de revenir au sujet qui vous intéresse & de garder son attention sur la conversation… C’est une sensation très pénible !

Et c’est totalement fait exprès ! Remarquez que quand le PN parle d’un sujet qui l’intéresse, il (elle) n’a aucun problème à rester sur le sujet ! Si ça lui convient et/ou qu’il a quelque chose à y gagner (par ex, une « pêche aux infos » qu’il pourra exploiter ensuite), un PN peut tenir une conversation normale, mais c’est rare.

Cette tactique perverse est repérable assez rapidement dans une relation ; au début, il vous bombarde d’amour (messages, coups de fil, déclarations enflammées, …) mais si vous faites bien attention, vous verrez que quand vous lui parlez d’une chose, il semble « se détacher » par moments de ce que vous dites, comme s’il s’en fichait … Ne négligez pas ce signal d’alarme !

Donc, quand un PN vous manque ainsi de respect, il le fait pour tester vos limites. Si l’un de nos interlocuteurs nous joue ce jeu de nous nier ou de nous couper, quelqu’un qui manque de limites & de confiance en soi continuera à essayer de ré-obtenir son attention, d’être entendu ou de tenir une conversation normale avec cet interlocuteur. Un être ayant des limites saines ne tolérera pas qu’on le nie ou piétine sa dignité.

Si vous restez prêt(e) à essayer d’avoir des discussions ou à garder dans votre vie quelqu’un qui vous traite aussi mal, le PN comprend que vous êtes une proie qu’il pourra exploiter – c-à-d, pour lui, un(e) faible, car naïf(ve).

Il y a autre chose ; comme, tout au fond de lui, un PN sait que vous valez 1000 fois mieux que lui, et qu’il en crève de jalousie (car tout PN est envieux et mesquin), vous humilier et vous rabaisser ainsi, en vous niant comme si vous n’étiez qu’un moucheron, lui procure beaucoup de plaisir, & une bonne dose d’approvisionnement narcissique …

Ce signal n’est donc pas à négliger ; si vous excusez ce comportement, si vous tolérez d’être ainsi manqué(e) de respect, vous vous exposez à des années d’abus… Par contre, si, avant d’accorder votre confiance à quelqu’un, vous faites l’effort d’être vigilant(e), d’observer les signes, et d’en tenir compte (et de ne pas excuser les manques de respect), vous vous épargnerez ce piège (qui peut se révéler mortel). Vous pouvez vous épargner ces années de maltraitances en étant attentive au début et en coupant les ponts dès que vous percevez un signal d’alarme !

Donc, si quelqu’un que vous venez de rencontrer a dur à garder son attention sur la conversation quand vous parlez, mais s’anime comme par magie quand lui-même ou quelqu’un d’autre parle, soyez sûr(e) que c’est un PN qui vous teste pour voir si vous êtes « un(e) idiot(e) » qui tolérera cela, et partez ; vous avez mieux à faire de votre vie !

Souffrez-vous de liens traumatiques ?

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liens traum.Le terme « liens traumatiques » (que les anglophones nomment « betrayal bond » ; « liens de trahison ») désigne des liens noués sur une base traumatique, ou de trahison (à soi) – des attachements psychologiques au manque, au rejet et/ou à l’impuissance. Cela désigne les liens (créés par des relations d’exploitation) qui assujettissent une victime à quelqu’un qui est dangereux pour elle.

Pour savoir si vous vous liez de cette façon-là, faites le test suivant – il suffit de répondre par oui ou non ;

-Pensez-vous encore de façon obsessionnelle à certaines personnes qui vous ont blessé(e), même s’ils sont depuis longtemps sortis de votre vie ?

– Continuez-vous à rechercher le contact avec des gens dont vous savez qu’ils vous (re-)blesseront ?

– Vous donnez-vous un mal de chien pour aider des gens qui vous ont fait du mal ?

– Continuez-vous à agir comme « membre de l’équipe » ( = penser aux autres & non à vous) même s’il est clair que la situation est pourrie et nuisible pour vous ?

– Continuez-vous à essayer de tenter de plaire à des gens qui vous utilisent, à tenter de faire qu’ils vous aiment ?

– Continuez-vous encore & encore à faire confiance à des gens qui se sont montrés plusieurs fois comme étant non-fiables ?

– Etes-vous incapable de vous retirer de relations malsaines ?

– Essayez-vous d’être compris(e) par ceux qui, clairement, s’en fichent ?

– Choisissez-vous de rester en conflit avec d’autres alors qu’il ne vous coûterait rien de partir ?

– Persistez-vous à tenter de convaincre certaines gens qu’il y a un problème, tandis qu’ils refusent de vous écouter ?

– Etes-vous loyal(e) envers des gens qui vous ont trahi(e) ?

– Attirez-vous des gens non-fiables ?

– Avez-vous gardé des secrets dommageables (pour vous) sur des abus ou de l’exploitation ?

– Maintenez-vous le contact avec un abuseur rejetant toute responsabilité des violences commises ?

– Vous arrive-t-il de « couvrir », défendre ou expliquer une relation ?

– Lorsqu’une relation ne marche pas (de façon constante), continuez-vous à espérer que ça s’améliorera ?

– Avez-vous avec votre partenaire des disputes répétitives, destructrices & ne menant nulle part ?

– Certains de vos proches sont-ils horrifiés par quelque chose qui vous est arrivé, alors que vous ne l’êtes pas (horrifié) ?

– Est-ce que vous vous obsédez à vouloir prouver à quelqu’un qu’il se trompe sur vous, sur votre relation, ou sur la façon dont il vous traite ?

– Est-ce que vous vous sentez coincé, parce que, tout en sachant que ce que l’autre fait est destructeur, vous pensez que vous ne pouvez rien y faire ou y changer ?

– Vous sentez-vous loyal(e) envers quelqu’un, même si vous gardez des secrets qui sont nuisibles pour d’autres personnes ?

– Cherchez-vous le contact avec quelqu’un dont vous savez qu’il est destructeur, même si vous ne l’aimez guère ou que vous ne lui faites pas confiance ?

– Est-ce que le talent, le charisme ou les apports de quelqu’un font que vous refusez de voir ses actes destructeurs, d’exploitation, ou dégradants ?

– Ressentez-vous que vous ne pouvez pas vous détacher de quelqu’un, même si vous ne l’aimez pas, et n’avez ni estime, ni aucune confiance en lui ?

– Sentez-vous qu’une relation vous manque (jusqu’à être triste & nostalgique), alors que cette relation était si horrible qu’elle vous a quasiment détruit(e) ?

– Est-ce que des exigences énormes vous sont faites – de prouver votre valeur ou votre amour – pour « couvrir » le fait de vous exploiter ?

– Gardez-vous secret le comportement destructeur de quelqu’un à cause du bien qu’il a fait ou de l’importance de sa position ou carrière ?

– Votre relation comporte-t-elle des contacts ou des promesses brisées, que l’autre vous demande d’oublier ?

– Attirez-vous des gens « dangereux » ?

– Restez-vous dans des relations plus longtemps que vous ne le devriez ?

Si vous avez plusieurs « oui », il serait intéressant d’analyser un peu vos expériences précoces, et voir si vous n’avez pas (comme, à mon avis, 85% des gens) des attachements psychologiques (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-et-nous-aussi/ ) – et si oui, y faire quelque chose…

PN & meurtre moral

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rancuneIl y a différentes manières d’assassiner un homme : par le pistolet, par l’épée, par le poison ou par l’assassinat moral.  C’est la même chose, en définitive, excepté que ce dernier moyen est le plus cruel (Napoléon)

Et pourtant, ce moyen cruel, c’est celui qu’emploie un PN envers ses victimes… Qu’est-ce qui l’en empêcherait, puisqu’il est totalement dénué de moralité ?…

Oui, les pervers sont durs, sans coeur, sans pitié, menteurs, mauvais, éhontés, destructeurs, … (mais vous le saviez déjà). Au lieu de faire le bien, ils ne visent qu’à assassiner des âmes, au lieu d’admirer les qualités d’autrui, ils les envient, les haïssent et veulent les détruire.

On trouve partout ces êtres maléfiques et ils prospèrent dans l’ombre de l’ignorance et du déni de la plupart des gens… On ne peut, en effet, pas imaginer que des créatures aussi noires, de tels tueurs de sang froid existent… jusqu’à ce qu’on tombe sur l’un d’eux !

Le Mal pur (comme l’est celui des PN) fait peur aux gens, alors, ils choisissent de ne pas le voir, de ne jamais le reconnaître pour ce qu’il est… et ça, ça fait bien les affaires des PN, qui se frottent les mains de cet aveuglement volontaire – et même, qui arrivent ainsi à recruter des complices (« flying monkeys ») pour enfoncer la victime à leur place !

C’est dire s’ils ont encore de beaux jours devant eux… & si leurs victimes n’ont pas fini de souffrir ! car « La chose la plus difficile à expliquer est le clairement évident que tout le monde a décidé de ne pas voir » (Ayn Rand).

Pourtant, ces êtres sont irresponsables, négligents, irrationnels, débauchés, écervelés PAR CHOIX : bien qu’ils ne soient pas mentalement déments, ils le sont moralement : ils ne souffrent pas d’une pathologie ou d’un trouble mental quelconque, il n’ont aucun « handicap émotionnel » les rendant inaptes à se retenir : non, ils choisissent délibérément de blesser autrui parce qu’ils aiment cela !

Pour oublier son vide, pour exister enfin, un pervers narcissique doit se chercher un bouc émissaire sur qui projeter sa nullité, son insignifiance totale. Un PN projette alors son côté sombre (qu’il refuse – comme un lâche qu’il est – de reconnaître & d’affronter) sur son bouc émissaire. Donc, il adore humilier sa victime, l’avilir, lui faire perdre toute dignité, lui faire exprimer sa propre folie (les victimes se reconnaîtront !) – alors, il se sent fort, puissant, il se sent Dieu ! Ce jeu malsain, ce « rituel satanique » est une vraie drogue pour lui … et sa seule réelle source de jouissance !

Les PN, incapables d’aimer, ne peuvent que haïr ; ils en ont besoin pour vivre & agir. Voilà pourquoi rien ne les satisfait ! Inaptes à jouir de la vie, le bonheur d’autrui génère en eux une mentalité hostile d’envie, d’irritation haineuse. Alors, ils ne visent qu’à détruire le bonheur qu’ils voient autour d’eux, le bien & l’amour, et ceux qui en sont porteurs ! … Cette conduite n’est pas l’expression d’une maladie, car elle est réfléchie.

Mais ils adorent qu’on pense qu’ils sont victimes d’une maladie & qu’on les prenne en pitié – car cela leur permet de garder la victime dans l’espoir.. ; c-à-d dans leurs filets !

Ils savent pertinemment que nos sentiments nous rendent vulnérables et profitent de notre pitié et de nos sentiments humains en les utilisant contre nous !

De toute façon, comme ils aiment être le centre d’attention, ils tenteront partout d’inspirer la pitié pour leur « triste situation » et « les abus qu’ils ont subis »… Si un individu que vous venez de rencontrer vous raconte presque immédiatement sa « triste histoire », méfiance ! Un être normal ne veut en effet JAMAIS être pris en pitié !

(Pour reconnaître une vraie victime d’une fausse, vous pouvez lire ; https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/01/29/pn-vraie-ou-fausse-victime/ ).

Mais retenez aussi de ne jamais avoir pitié de quelqu’un qui vous blesse &/ou vous fait vous sentir mal ;  » être tendre avec le loup, c’est être dur avec l’agneau » ! Ne soyez pas dur avec vous-même ; le monde est déjà bien assez dur ainsi ! Et – bien qu’un PN soit un acteur digne d’un Oscar, ne vous laissez pas prendre à sa comédie du « pauvre être malmené par la vie » !

Car voici pourquoi les PN adoptent ce rôle et tiennent tellement à ce qu’on les prenne en pitié ; c’est pour qu’on se dévoue pour eux, qu’on craigne de les quitter, qu’on excuse leur comportement inqualifiable & qu’on n’ose pas exiger d’eux une façon d’agir décente ! Alors, ne tombez pas dans ce piège ; la pitié est leur arme préférée, et celle qui nous fait tomber dans leur emprise et nous y maintient le plus longtemps ! Tant qu’on a pitié d’eux, on n’a pas pitié de soi !

Leur seule morale ? La loi du plus fort ! Ils s’estiment supérieurs justement parce qu’ils n’ont aucune sensibilité, et qu’ils peuvent distordre la réalité & faire croire n’importe quoi aux autres… et, à l’inverse, leurs victimes, qui sont sensibles, sont donc inférieures & méritent (à leurs yeux) de se faire exploiter & maltraiter.

Pour s’affirmer, un PN doit dominer un autre être, jouer avec lui (elle) comme avec une poupée, le détruire, en jouissant de sa souffrance, lui arracher l’âme, pour le (la) faire tomber dans l’enfer où lui-même végète…

Il vole sa victime (car l’argent est source de pouvoir) mais ce qu’il cherche surtout à lui dérober, c’est son bien le plus précieux : son enthousiasme, sa joie de vivre, sa créativité, ses talents, sa sensibilité, …

Les autres ne sont vus par un pervers que comme des outils utiles à ses buts et, comme il est « Dieu » (son propre dieu, en tout cas), il est tout-puissant, tout lui est dû, et on n’a pas le droit de le critiquer – sous peine de sévère rage et punition. Or, lorsqu’un PN est en colère (et c’est toujours parce qu’on aura égratigné l’énorme montgolfière de leur ego !), ce n’est pas un petit accès passager ; non, c’est une rage froide, destructrice et qui ne finit JAMAIS !

Mon PN, par ex, m’avait lu, peu après notre rencontre, ses poèmes ; ils étaient médiocres & je le lui ai dit… 15 ans plus tard, il m’a dit (& il avait l’air enragé en le disant) ; « Ah, tu as osé critiquer mes poèmes ; tu me le paieras ! »…

Aussi, prisonniers du personnage qu’ils exhibent, ils visent à tuer la liberté d’autrui en lui imposant des contraintes créées par eux – & il est bien entendu que la victime doit supporter & rester… Car ce qui déclenche leur pire colère, une rage démentielle, visant la destruction totale de leur victime, c’est si elle ose les quitter ; ce rejet représente (chose impensable pour ces tristes sires) une défaite, et exige donc qu’ils ré-équilibrent la situation, qu’ils rétablissent par tous les moyens l’image flatteuse qu’ils ont d’eux-mêmes, même si ça passe par la destruction du perturbateur !

Voilà pourquoi la punition pour ce « crime de lèse-majesté » sera exemplaire ; une rancune inflexible, implacable, à laquelle il applique toutes ses forces & capacités de raisonnement ! (croyez-moi, j’en sais quelque chose !).

Et voilà pourquoi je dis aux victimes qui songent à quitter leur bourreau ; préparez bien (et en secret !) votre départ ; cherchez des preuves, des témoins, des documents, un boulot, un nouveau lieu de vie, et ne vous permettez pas de mal vous conduire en société (car il vous y pousse constamment pour vous déshonorer), prenez des forces, car vous en aurez bien besoin pour la guerre impitoyable qu’il mènera ensuite contre vous !

Chasse aux Sorcières moderne

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Mother Holding Child's Hand

Ceci est un cri d’alarme ; vous devez savoir ce qui se passe actuellement ; le kidnapping légal d’enfants de mères à faible statut (violentées, divorcées et sans travail), via un système social et judiciaire abusif ! Je n’ai pas rédigé ces articles ; je ne fais que les copier, parce qu’ils tendent à « disparaître mystérieusement »…

Ce texte est fort long, mais si ça peut ouvrir les yeux à certain(e)s et les pousser à agir, ça vaut la peine de lire jusqu’au bout… Il s’agit de rien de moins que de sauver la vie ou la santé physique et mentale de milliers de mères et d’enfants innocents !

– un silence de mortes : interview de patricia romito

http://www.isabelle-alonso.com/un-silence-de-mortes-interview-de-patricia-romito/

Le 20 décembre 2006 by sporenda

Patricia Romito est professeure de psychologie sociale à l’université de Trieste (Italie). Elle travaille sur la santé mentale des femmes et les réponses sociales aux violences qu’elles subissent. Auteure de nombreux articles en anglais et de plusieurs livres en italien, elle a écrit un livre en français La naissance du premier enfant, étude psycho-sociale de l’expérience de la maternité et de la dépression post partum. À l’occasion de la sortie de son nouveau livre, elle a accepté de répondre à nos questions.

S. -Tout d’abord, je voudrais dire que votre livre m’a beaucoup impressionnée et que je le place au niveau des Dworkin, McKinnon etc. pour la justesse de ses analyses et sa force expressive.

En France comme dans d’autres pays, le nombre de meurtres de femmes par leur compagnon suite à séparation est important—une femme tous les 3 jours selon les derniers chiffres—mais on observe un phénomène relativement nouveau—il semble que les meurtres d’enfants dans le cadre du droit de visite et pour se venger de la femme après une séparation se multiplient. Pourriez-vous expliquer comment des législations récentes régissant divorce et séparation (garde alternée, autorité parentale, droit de visite, etc.) que des féministes ont accueillies favorablement mettent en danger les femmes et les enfants ?

P.R.- Dans les dernières années, beaucoup de femmes ont lutté, au niveau individuel et collectif, pour que les hommes prennent davantage en charge les enfants, pendant la vie commune ou après une séparation. En fait, les études menées dans différents pays sur la garde conjointe montrent que les mères continuent à faire le plus gros du travail, qu’il s’agisse du travail matériel, émotionnel ou organisationnel.

La situation devient beaucoup plus compliquée quand la femme se sépare d’un homme qui a été violent, qui souvent continue à l’être et qui profite du droit de visite ou de la garde conjointe pour continuer à harceler son ex-femme. Ce sont des situations très fréquentes, que les travailleuses des Refuges ou des Centres anti-violence (comme on les appelle en Italie) connaissent très bien. Parfois, dans ces cas, les tribunaux et les services sociaux organisent des visites « protégées » : le père voit l’enfant en présence d’un tiers – éducateur, travailleur social – pour éviter qu’il puisse agresser verbalement ou physiquement l’enfant ou la mère. Ces visites protégées peuvent continuer pendant des années, puisque ces pères ne veulent pas ou ne savent pas modifier leur comportement, avec des coûts psychologiques pour les enfants et les femmes, et des coûts économiques pour toute la société.

Il faut bien se rappeler que c’est la société – nous, les contribuables – qui payons ces coûts-là, et non pas les hommes violents. Mais dans certains cas, ce filet de protection ne suffit pas, et l’homme tue ses enfants, et parfois finit par se suicider. Au-delà de l’analyse de ce qui se passe dans la tête de ces hommes – leur violence, leur entêtement à considérer femme et enfants comme si c’était leurs possessions, leur souffrance aussi – il faut bien voir que ces situations sont rendues possibles par les décisions des divers acteurs sociaux : juges, travailleurs sociaux (des deux sexes), psychologues. Ces décisions se basent sur plusieurs présupposés :

  • la présence d’un père est indispensable au bon développement d’un enfant, même s’il est un homme violent ;
  • un père a des droits sur son enfant, et ces droits doivent prévaloir, même si c’est contre l’intérêt de l’enfant ;
  • il y a séparation entre violence envers la conjointe et violence envers l’enfant, un mari violent peut être un bon père ;
  • de toute façon, les femmes et les enfants mentent, et si elles/ils dénoncent des violences paternelles, c’est pour se venger, parce que les mères manipulent les enfants, etc.. (et ce, alors que plusieurs études ont montré que 21% des pères mentent, contre 3% des femmes !).

Ces assomptions, toutes contestables, montrent que nous sommes encore bel et bien dans une société patriarcale et déterminent le contexte dans lequel se produisent ces meurtres.

S. – Le stéréotype médiatique sur les violences—viols, femmes battues—est que les plaintes sont en augmentation, mais que cela n’implique nullement une augmentation de ces violences, que c’est en fait une conséquence du féminisme, car les femmes osent maintenant dénoncer—et judiciariser—des violences qu’elles supportaient en silence autrefois. Le constat que vous faites dans votre livre est tout autre ; pourriez-vous nous en dire quelques mots ?

P.R. – En fait, il n’est pas possible de savoir si les violences envers les femmes sont plus ou moins nombreuses aujourd’hui qu’autrefois, puisque l’absence délibérée de recherches et de chiffres a été une de manière de les occulter. Dans mon livre, je cite des données provenant de différents pays et concernant différentes typologies de violences masculines qui montrent que, face à une augmentation des plaintes, la proportion des cas qui ont ensuite été poursuivis en justice est diminuée. En Grande-Bretagne, une étude très récente du Home Office montre que seulement 14% des cas de viols dénoncés arrivent au procès. En même temps, d’autres données suggèrent que certains types de violences sont en diminution, comme, du moins aux Etats Unis, les meurtres entre conjoint-e-s. En particuliers, sont diminués les cas des femmes qui tuent leur partenaire. Comme cela arrive d’habitude après des années de violences de l’homme sur la femme, il est possible que des changements sociaux comme l’existence des refuges et des lois telles que l’ordre de protection donnent aux femmes battues d’autres possibilités d’échapper à un homme violent que de le tuer.

S. – À propos du traitement socio-médiatique de ces violences, votre diagnostic est que ’’du silence on est passé au bruit’’ mais que la voix des victimes n’est toujours pas entendue. Comment le bruit peut-il avoir le même résultat que le silence ?

P.R. – Parce que le bruit, le vacarme, finit par couvrir la voix des victimes. Louise Armstrong, activiste et écrivaine étatsunienne, décrit bien la cacophonie qui s’est produite autour de la questions des viols paternels, avec toutes sortes d’experts qui se sont construit une carrière en parlant de ça et, surtout, en construisant concepts, théories et explications de ces violences qui vont dans le sens de la déresponsabilisation des agresseurs et de la culpabilisation des victimes : la mère « incestueuse », le syndrome de la « fausse mémoire », le syndrome de « l’aliénation parentale », les fausses dénonciations en cas de séparation….

S. – Vous faites une analyse remarquable des stratégies socio-médiatiques—compartimentation, dépersonnalisation, inversion de responsabilité, etc.—utilisées pour occulter ces violences et vous soulignez que ces stratégies sont employées pour tous les groupes dominés. N’y a t’il pas quelque chose de spécifique dans celles qui sont utilisées contre les femmes ?

P.R. – Une des idées-guide de mon livre est que les femmes sont des êtres humains comme les autres, et que les stratégies utilisées pour les dominer, et pour occulter les manifestations extrêmes de cette domination, sont semblables à celles qui sont utilisées envers d’autres groupes dominés. D’ailleurs, certaines des tactiques que j’ai décrites à propos de l’occultation des violences envers les femmes sont les mêmes qui ont été utilisées pour occulter les violences envers les juifs. Je pense qu’il serait intéressant de poursuivre cette ligne de recherche comparative ; le problème est que, souvent, chaque groupe opprimé se voit comme étant unique, et n’apprécie pas ce genre de comparaisons.

 

S. – Une de ces stratégies d’occultation des violences masculines est la médicalisation du problème des violences dites domestiques, considéré maintenant comme relevant essentiellement des psychologues et des psychanalystes. En effet, lors des débats télévisés vus récemment lors de la Journée mondiale contre les violences, il y avait pratiquement toujours des psys parmi les débatteurs, et parfois il n’y avait que des psys. Vous faites un constat sévère sur la complicité d’une partie de cette profession dans l’occultation des violences envers les femmes et dans la tolérance sociale dont elles bénéficient. Quel est selon vous le problème de fond posé par la médicalisation des violences en général et plus spécifiquement en quoi certains concepts (syndrome d’aliénation parentale) ou méthodes (médiation familiale et rééducation des hommes violents) sont-ils dangereux pour les femmes et les enfants ?

P.R. – La médicalisation et la psychiatrisation d’un problème servent toujours à le dépolitiser. Conceptualiser la violence dite « domestique » comme un problème psychologique ou psychiatrique le présente comme dérivant d’une pathologie de l’homme – frustré, malheureux, alcoolique- ou de la femme – masochiste, co- dépendante ou au contraire, provocatrice. Cela permet d’ignorer toute une structure sociale patriarcale qui, jusqu’à très récemment aussi chez nous en Europe, a reconnu aux hommes des droits sur leurs épouses allant jusqu’à l’imposition des rapports sexuels (l’exception conjugale pour le viol est restée en vigueur en France jusqu’à 1980) ou à la correction physique. Des réponses aux violences comme la médiation familiale et les thérapies psychologiques pour les agresseurs sont dangereuses pour les femmes parce qu’elles donnent l’illusion que la question peut être ainsi résolue, ce qui n’est pas le cas : en particulier, il y a des études qui montrent que des femmes contraintes à la médiation, ou dont les partenaires suivent une thérapie, continuent à être agressées par ces hommes. Le problème est que, comme j’essaie d’expliquer dans le livre, la réponse « psychologisante » est une réponse facile et rassurante pour celui ou celle qui la donne. Depuis quelques années, en Italie, les femmes battues qui arrivent dans un centre anti-violence se voient proposer d’emblée une rencontre avec la psychologue, alors que seulement quelques-unes d’entre elles en auraient besoin. C’est, de la part des Centres, l’abandon de leur méthodologie originale, et une tendance très inquiétante.

S. – Vous inscrivez certaines de ces innovations conceptuelles et thérapeutiques dans le cadre d’un backlash antifemmes—dont les associations de pères sont une autre manifestation—et dont les objectifs sont de rétablir le contrôle patriarcal sur les femmes et les enfants, y compris dans ses manifestations les plus extrêmes. C’est une chose que peu de gens savent mais certains des inventeurs de ces concepts et méthodes qui ont cours en cour de justice et auprès des travailleurs sociaux dans certains pays sont aussi actifs dans des associations de pères ou pro-pédophilie. Pourriez-vous nous donner des exemples des collusions existant entre ces groupes ?

P.R. – Sur cette question, un sociologue québequois, Martin Dufresne, a publié un très bon article dans Nouvelles Questions Féministes. Dans plusieurs pays, les associations des pères séparés jouissent d’appuis importants dans le monde des médias et dans différents partis politiques. Il y a aussi des spécialistes – psychiatres, psychologues- qui travaillent à leurs côtés, utilisant des « théories » comme le syndrome de « l’aliénation parentale », discréditées au niveau scientifique mais encore très efficaces dans les tribunaux. En somme, ils sont un groupe de pression assez puissant et dangereux. Dans certains pays, ils ont appuyé des actes criminels, tels que des agressions sur des juges ou des travailleurs sociaux. Et un de leurs « experts » préférés, le psychiatre et psychanalyste Richard Gardner, l’inventeur du « syndrome d’aliénation parentale », a bel et bien revendiqué des idées pédophiles dans plusieurs de ses écrits.

S. – Vous dites des choses très intéressantes sur l’offensive médiatique visant à discréditer la ’’revendication victimaire’’ qui a poussé les victimes de violences masculines à se dire survivantes plutôt que victimes. Comment se fait-il que ce soient les femmes les plus victimisées qui ont le plus de difficultés à se reconnaître comme telles ?

P.E. – Se reconnaître en tant que victime peut être très humiliant, à moins qu’on ne puisse l’assumer en tant que revendication politique. Il y a aujourd’hui une attaque sociale envers le concept de femme victime de violences masculines. Cette attaque vient de la part des anti-féministes, qui accusent les femmes et les féministes d’exagérer et d’inventer un problème – la violence masculine- qui n’existerait pas sans elles. Mais parmi les féministes ce concept gêne aussi, parce qu’il renvoie à une image de la femme comme impuissante, dans un moment historique où la revendication politique de ce que signifie le fait d’avoir subi des violences est très mal vue. Dans un article récent concernant le traitement médiatique des meurtres de femmes, publié dans un journal féministe, l’auteure a écrit une note de 18 lignes pour se justifier d’utiliser le mot « victime » !

S. – A vous lire, on saisit pleinement l’amplitude de la conspiration sociale qui permet aux hommes de continuer exercer de multiples violences sans grandes conséquences pour eux, et qui permet aux moins machistes d’entre eux de continuer à bénéficier de multiples avantages du fait de leur sexe. Si la violence est en effet ’’un instrument rationnel du maintien de la domination masculine’’, comment être optimiste sur la fin de cette domination masculine puisque, par définition, les hommes sont les seuls à pouvoir exercer la violence qui assure leur domination ?

P.R. -Je dois être optimiste, parce que suis une activiste féministe et une enseignante ! Si je pensais qu’on ne peut rien changer, je devrais tout arrêter, je devrais arrêter de vivre en fait. Mais puisque je suis aussi une chercheure empiriste et finalement, assez positiviste, je m’appuie aussi sur quelques données. Aux Etats Unis, outre les données sur les meurtres entre conjoints déjà citées, des recherches menées sur la population générale semblent montrer qu’il y a eu une diminution des agressions sexuelles envers les enfants. Une étude comparative de l’Organisation mondiale de la santé montre qu’il y a des différences énormes entre différents pays dans la fréquence de la violence dite « conjugale », ainsi que, dans chaque, pays, entre la ville et la campagne : c’est dans les zones rurales qu’il y a le plus de violences. C’est bien la preuve qu’il a des sociétés, des cultures, qui tolèrent, voire encouragent la violence masculine et d’autres qui s’y opposent, et qu’on peut travailler pour aller dans le sens d’une société non-violente qui ne soit pas oppressive pour les femmes.

Editions Syllepse – 69, rue des Rigoles, 75020 Paris – 0144620889

L’approche « psychologisante »- ou comment revictimiser la victime avec de bonnes intentions, mais une ignorance totale de la question et des préjugés tirés de théories insanes !

Mauvais conjoint, bon parent ? Des liens parentaux dans la violence conjugale.

  Article de Sokhna Fall (www.memoiretraumatique.org/ )  -> article « disparu » (hasard ?)

Thérapeute familiale, victimologue, ethnologue

vice-présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie

(On a ici droit à l’approche « psychologisante », donc, à une certaine bonne volonté, mais surtout à un charabia insane, à  « l’innocence au sourire sanglant » et à des conclusions contradictoires et aberrantes :   ex : Le passage à l’acte de la violence conjugale me paraît bien la révélation d’une défaillance – rarement passagère – des capacités parentales de l’auteur.

Et plus loin : Il me semble, par conséquent, que toutes les situations de violences conjugales portées à la connaissance de la Justice, devraient donner lieu, en plus des actes de procédure pénale, à différentes mesures, impliquant les 2 parents ( ?? : Ca va pas, la tête ?!), afin de protéger les enfants.

(…) La presse a insisté sur le fait que le père ne respectait pas le contrôle judiciaire puisqu’il se présentait au domicile de la mère en dehors de l’exercice de ses droits parentaux. Mais la décision de justice a autorisé cette transgression en autorisant l’auteur à se rendre au domicile de sa victime. Qu’est-ce qui justifiait que cet homme soit considéré comme dangereux pour son ex-compagne sauf dans les moments où il venait chercher leur enfant ? Est-ce à dire que c’est l’enfant, en l’occurrence âgé de 18 mois, qui devait constituer le rempart efficace à la violence conjugale ? On pourrait presque dire que, par ses transgressions, dont la police et la justice avaient été informées, ce père était plus protecteur que l’appareil judiciaire puisqu’il alertait sur les failles du jugement. Ce dernier a parié ou même « fantasmé », sur le dos fragile de l’enfant et le corps sanglant de la mère, (pathos et charabia, nous voilà !) que le mauvais mari ne saurait être un mauvais père, que la grâce de l’amour parental (pourtant inopérante jusque-là) empêcherait magiquement l’auteur de profiter de l’occasion pour s’en prendre de nouveau à sa victime. La mise en danger est d’autant plus flagrante qu’il n’est pas rare que suite à la séparation, les auteurs ne disposent pas de domicile adéquat pour recevoir l’enfant et exercent leur droit de visite au domicile du parent victime, et c’est peut-être pour cette raison qu’il n’avait pas été prévu que ce soit la mère qui amène l’enfant à son père. C’est donc à son domicile, là où elle pouvait penser être en sécurité, que la mère d’Ibrahima a été massacrée près de son fils, avec la complicité d’une décision judiciaire surréaliste.

Sans organiser de façon aussi explicite l’exposition de la victime à la récidive de l’auteur lors de l’exercice des droits parentaux, la plupart des jugements du pénal négligent tout simplement, jusqu’ici, de penser comment s’exerceront ces droits en dépit de l’interdiction de contact. Aux victimes de la violence conjugale de trouver l’organisation qui permettra à l’auteur de rencontrer les enfants sans se sentir ou sentir ceux-ci « trop » en danger. Certaines rechignent à se soumettre à ce qui peut leur sembler se livrer et/ou livrer leurs enfants à un ogre, et prennent le risque de se soustraire à ces décisions de justice (ce qu’avait peut-être effectivement fait la mère d’Ibrahima), donnant ainsi de nouveaux prétextes de violence à l’auteur et s’attirant la réprobation sévère des professionnels qui les accusent alors de « mêler les enfants à leur conflit de couple ». L’auteur, pour sa part, est délibérément mis en difficulté en ces occasions de rencontre (ah : c’est LUI qui est « mis en difficulté » ! Le pauvre ! plaignons-le !), très susceptibles de réveiller en lui une tension dangereuse et de le conduire à rejouer le scénario destructeur d’un cycle de violence. Il peut aussi, de façon banale, se croire autorisé à profiter de ces moments, non pour exercer son rôle parental, mais pour tenter de reconquérir son conjoint. Le vocabulaire de la justice et du secteur social, focalisé sur le « conflit », favorise l’idéalisation de la situation « d’avant » et invite subtilement auteur et victime à se réconcilier alors qu’aucun d’eux n’a eu les moyens de traiter les problématiques complexes qui ont amené la violence de l’un à éclater à l’intérieur de leur relation. La Justice encourage ainsi ce que déplorent à juste titre policiers et travailleurs sociaux; c’est-à-dire, le va-et-vient de la victime dans les bras de son bourreau.

(…) La mise en place, immédiate et systématique, lors d’une mise en examen (l’ennui, mes braves gens,  c’est que les auteurs ne sont quasiment JAMAIS mis en examen !!!) pour violences conjugales d’un dispositif de « lieu neutre », pour l’exercice des droits parentaux, me paraît la seule façon d’éviter réellement que des drames s’ajoutent aux drames et de permettre que les enfants soient protégés de la répétition de scènes traumatisantes. (…)

Deuxièmement, si indispensables soient de telles précautions, elles ne paraissent cependant pas suffisantes pour la protection effective des enfants. Il me semble que toutes les situations de violences conjugales devraient conduire les acteurs de la Protection de l’enfance à s’interroger sur les capacités parentales des 2 parents. (QUOI ?!)

Il faut le répéter, un parent qui commet des violences contre l’autre parent de ses enfants ne peut ignorer qu’il porte atteinte à un facteur fondamental de leur bien-être affectif et psychologique. L’argument couramment avancé qu’il « n’aurait jamais commis de violences contre les enfants eux-mêmes ou en leur présence » paraît irrecevable. On s’indigne, à juste titre, de ces parents qui, après la séparation, disqualifient l’autre parent, voire l’éliminent de la vie de leur enfant ; considérant qu’ils s’attaquent ainsi aux fondements de la famille humaine dont un enfant a besoin pour bien se construire. Dans le cas des violences conjugales, on raisonne trop souvent comme si une tentative de destruction physique d’un parent par l’autre était moins préjudiciable à l’enfant que cette fameuse « aliénation mentale ». (…)  Par ailleurs, il semble qu’il faudrait également évaluer la situation du parent victime. Dans un 1er temps pour s’assurer qu’il est correctement protégé, entouré et soutenu pour se remettre de ses épreuves et par conséquent, pas trop envahi par sa propre souffrance pour pouvoir accueillir et soulager celle de son enfant. Ensuite, pour s’assurer que les difficultés personnelles à l’origine de son choix amoureux malheureux (basse estime de soi, liée à des expériences de maltraitance dans l’enfance, par exemple…)(Préjugé ! Une femme battue peut avoir eu une enfance très heureuse ! Il n’y a pas de lien entre les 2 !), renforcées par les chocs traumatiques répétés subis dans le couple, sont en voie de traitement et ne risquent pas de réexposer l’enfant au danger. (…)(et, à votre avis, connards, ça lui fera QUOI, à cette pauvre femme, de devoir subir une telle enquête et la pression supplémentaire qu’elle occasionne ? !)

La meilleure façon de prévenir ces dommages supplémentaires pour l’enfant serait, me semble-t-il, que le Juge des Enfants soit saisi systématiquement, au plus tard lors du jugement pénal, pour ordonner rapidement expertises familiales, Investigations d’Orientation Educatives ou toute autre mesure utile pour évaluer la situation de l’enfant et, si nécessaire, le protéger. (Une fois de plus, ici, le père s’en sortira haut la main, et la mère victime, traumatisée,  non !)

Enfin, il pourrait être très profitable, en termes de prévention de la répétition des violences tant au sein du couple concerné que dans le futur des enfants, de prononcer des injonctions de soins, individuels et familiaux. ( !)

Au bénéfice de l’enfant, il s’agirait d’évaluer et de traiter le cas échéant les séquelles post-traumatiques consécutives aux violences. Quand leur existence a été mise en danger et si gravement perturbée, les enfants ont impérativement besoin d’une « remise en ordre » symbolique. La Loi, normalement incarnée par les adultes protecteurs responsables de l’enfant, a été mise sens dessus dessous. Il est indispensable qu’elle soit restaurée, les décisions de Justice explicitées, les ressentis d’effroi, de peur, d’abandon et de colère… de l’enfant reconnus et accompagnés. L’enfant doit pouvoir aussi être « dé-parentalisé », être autorisé à ne pas protéger ni prendre en charge ses parents, dans un contexte sécurisé.

Pour le parent victime, devrait lui être offerte une aide qui lui permette de soigner ses séquelles post-traumatiques et de se détacher des croyances négatives sur elle-même qui l’ont empêchée de repérer le danger représenté par son conjoint avant que ne se produise l’irréparable. (CECI EST DEGUEULASSE !)

Gardner et la pédophilie   par Mónica Laura Creus Ureta (extraits)

(…) Ceux qui ont non seulement les ressources intellectuelles mais aussi économiques pour payer des avocats, plus ou moins complices et adroits pour mettre en avant ce syndrome et épargner ainsi, à leurs clients abuseurs et/ou violents, une condamnation pénale.

(…) Les individus pervers comme Gardner sont rarement des idiots mais sont plutôt des personnes intelligentes.

Le « SAP » (= le soi-disant « Syndrome d’Aliénation Parentale ») manque de tout fondement scientifique, ne tient pas compte ou méconnaît totalement la psychologie infantile et sert seulement à absoudre les abuseurs sexuels.(ou autres)

Il serait bon de rappeler « aux experts en psychologie, psychiatrie et droit, qu’un diagnostic doit être posé en respectant des règles déontologiques, dans un cadre de bonne praxis et qu’il doit être également sous-tendu par des connaissances scientifiques reconnues.

L’heure où ces graves manquements seront punis arrivera.(oui, mais en attendant, la vie de milliers d’enfants & de mères sera fichue !)

En attendant, des avocats et experts sans scrupules mentent et trompent en toute connaissance de cause et les petites victimes sont encore une fois maltraitées par ceux-là même qui devraient pourtant les protéger (pédiatres, experts, juges, avocats…) et par la société qui laisse faire.

Ils diffusent le “SAP” à droite et à gauche et, à force de le répéter, ils parviennent à convaincre de son existence et, ce qui est pire, obtiennent que l’opinion publique, qui manque de toute formation médicale et/ou psychologique, ingénument les croie.

http://lesabusdesservicessociaux.e-monsite.com/pages/profil-de-la-victime.html

Profil de la victime

Si l’on a l’impression que les pervers manipulateurs, pervers narcissiques ou manipulateurs destructeurs (chacun choisi le terme qu’il préfère) sont tous clonés les uns sur les autres avec un mode opératoire quasi identique (détruire sa proie en lui faisant perdre toute identité sociale par la perte de son emploi, son logement et la garde des enfants), l’on peut constater aussi que les victimes se ressemblent toutes aussi.

Les hommes comme les femmes sont autant victimes de ces tueurs psychologiques. Et oui la maltraitance psychologique n’est pas l’apanage des hommes bien au contraire. Mais hommes commes femmes, la proie favorite des pervers manipulateurs sont les personnes dites « surdoués ».Le lien entre les enfants surdoués/adultes qu’ils sont devenus et les pervers manipulateurs a déjà été mis en évidence par de nombreux psys. Les victimes retrouvent ainsi quasi systématiquement ces points communs :

– Ils sont autodidactes : se sont en règle générale d’anciens enfants surdoués qui s’ignorent mis au ban de l’éducation nationale qui n’a pas su les révéler.

– Ils sont hypersensibles, généreux, avec une certaine propension à la culpabilité.

– Ils réussissent assez brillamment dans tous les domaines qu’ils touchent même s’ils ne sont pas diplômés.

– Ils sont socialement bien intégrés, ont le sens de l’humour, sont assez « cool ».

Les enfants nés de ce couple hériteront des capacités intellectuelles du parent surdoué, et de tout ce qui va avec : l’hypersensibilité, la difficulté d’intégration scolaire etc…

Et c’est a ce titre que les professionnels de la protection de l’enfance vont complètement passer à côté du point le plus important. Ils vont alors accuser le parent victime de créer des troubles psychologiques chez l’enfant, alors que la surdouance n’est pas un trouble psychologique mais neurologique (c’est un fonctionnement cérébral qui ne peut se changer). C’est donc à cause de leur manque de connaissance dans le domaine qu’ils demanderont à retirer les enfants au parent victime pour le placer soit chez le bourreau (qui lui cache ses troubles psychiatriques) ou en institution. Mais comme les enfants sont hypersensibles, les professionnels signent à ce moment là l’arrêt de mort des enfants qui développeront de graves séquelles psychologiques.

http://lesabusdesservicessociaux.e-monsite.com/blog.html

LE MONDE MARCHE SUR LA TETE

Par lesabusdesservicessociaux Le 12/03/2010

Ce site n’a pas été créé pour « casser du travailleur social » et stigmatiser toute une profession qui renferme quand même d’excellents éléments, mais bel et bien pour montrer du doigt les méthodes de travail d’un système qui a besoin d’être réformé dans les grandes profondeurs. C’est avec l’aide de parents victimes et de travailleurs sociaux consternés par ce système que nous en sommes venus à créer cet espace d’échange afin de trouver ensemble des solutions et de nous battre tous main dans la main pour nous faire entendre.

Aujourd’hui en France nous sommes tous les témoins d’un système socio-judiciaire en déconfiture.

Outreau en a été la preuve flagrante. Pourtant, suite à ce drame qui a traumatisé un pays tout entier, des réformes ont été mises en place concernant la protection de l’enfance. La loi du 5 mars 2007 en est le symbole même, complétant au passage la loi du 2 janvier 2002 sur la réforme de l’action sociale.

Ces lois ont un dénominateur commun : le respect de la dignité humaine et l’inclusion des personnes dans le déroulement des mesures prises pour eux et leur famille.

Il est assez surprenant de constater que des services sociaux, dont la vocation première est de respecter les personnes afin de leur venir en aide, aient besoin de lois pour enfin considérer le public dont ils s’occupent. Pourtant, aujourd’hui, en France, pays fondateur des droits de l’Homme, la notion du respect d’autrui n’est pas acquise pour tout le monde dans ce système socio-judiciaire, laissant place encore trop souvent à un mépris total des petites gens.

Réformant la loi de 1975, archaïque, défaillante et obsolète, cette loi de 2007 n’est pourtant quasiment jamais appliquée. Et pire encore, les professionnels de la protection de l’enfance, des travailleurs sociaux aux juges pour enfants, en ignorent bien souvent l’existence,alors qu’il est de leur devoir professionnel de la connaître et surtout de l’appliquer pour ne pas bafouer les droits des citoyens.

De nombreux faits divers, Outreau en tête, ou encore l’histoire de Dylan, Thyphaine ou Marina nous poussent à nous demander « MAIS QUE FONT LES SERVICES SOCIAUX , ILS NE SONT JAMAIS LA QUAND ON A BESOIN D’EUX MAIS ILS VIENNENT EMMERDER LES HONNETES GENS ?!!! »

Cette simple expression, aussi insignifiante soit elle au premier abord, que nous avons tous prononcé un jour ou l’autre est pourtant le résumé d’une bien triste réalité.

Quand nos services sociaux en France laissent parfois mourir des enfants qui ont été l’objet de nombreux signalements pour maltraitance, ils cherchent aussi très régulièrement « des poux dans la tête » à des parents qui ne comprennent pas en quoi ils peuvent être dangereux pour leurs enfants et comprennent encore moins comment ils peuvent être pris au piège de ce système socio-judiciaire à la française…qui lui s’octroie le droit d’être hors la loi.

Aujourd’hui est taxé de parent dangereux  :

– Une maman qui allaite son enfant : alors que l’allaitement maternel est vivement conseillé par le corps médical, la maman pourra être accusée par les services sociaux de vouloir créer une relation fusionnelle malsaine pour le développement psychoaffectif de l’enfant et de vouloir casser les liens père/enfant. En cas de séparation, la garde sera accordée au père.

– Une maman qui protège son enfant d’un danger de maltraitance réelle. Elle sera diagnostiquée comme malade psychiatrique atteinte du syndrome de Munchhausen par procuration

– Donner un surnom à ses enfants : appeler son enfant « mon petit Loulou » serait devenu sans que l’on sache réellement pourquoi un acte maltraitant qui perturberait gravement l’équilibre des enfants.

– Un parent (père ou mère) écolo ayant décidé tout bêtement de vouloir laisser une planète moins sale à ses enfants en lui inculquant des gestes simples comme manger sainement, faire le tri sélectif des déchets ménagers, utiliser des produits naturels plutôt que chimique pour faire le ménage écolo, sera reconnu comme marginal mettant en danger l’intégration sociale de son enfant. L’enfant lui sera retiré.

– Un parent svelte qui prend soin de son corps sera défini comme anorexique mettant en danger l’équilibre alimentaire de son enfant. L’enfant lui sera retiré.

–  Un parent qui maîtrise trop bien la langue française, sera taxé de prétentieux intellectuel dangereux pour le développement de son enfant. L’enfant lui sera retiré.

– Un parent qui a une passion, cette passion sera vue comme une addiction et par extension un trouble psychologique qui mettra en danger l’équilibre de l’enfant. L’enfant lui sera retiré.

–       … (liste non exhaustive)

Dieu merci, nombreux sont les professionnels qui pensent, comme nous, qu’il y a un sérieux problème. Eric de Montgolfier, Procureur de la République et auteur du livre « le devoir de déplaire » s’insurge lui aussi face à ses nouveaux profils de « gens anormaux » :

« Aujourd’hui, il est tout à fait normal de payer une cotisation à un club de foot, mais il est suspect de la payer à un club de yoga, même si elle est deux fois moins chère. Aujourd’hui, celui qui est végétarien, ou même qui ne regarde pas beaucoup la télé, est devenu suspect. Mais celui qui a régulièrement 2 g d’alcool dans le sang, qui fait ses courses au supermarché, qui prend des antibiotiques et qui est vacciné, celui-là est normal ! Son cancer postérieur sera donc rassurant. . . N’était-ce pas l’objectif principal expliquant toutes les anomalies de cette psychose ? »

En résumé si vous êtes un parent lambda qui vit à peu près sainement, vous serez qualifié par certains travailleurs sociaux et juges pour enfant comme l’ennemi public n°1. Votre enfant vous sera retiré.

Bien évidemment tout ceci saupoudré par les allégations (sans aucun élément de preuve qui seront prises comme parole d’évangile) de l’autre parent, bien souvent pervers manipulateur (ou pervers narcissique), qui, jaloux d’on ne sait quoi, ira tout monter en épingle afin de vous discréditer.

Le pervers manipulateur à lui aussi un discours bien a lui afin de décrédibiliser l’autre parent auprès des autorités :

– Il pousse sa victime à la colère et à la déstabilisation et quand elle répond, il s’écrit : « vous avez vu j’avais raison c’est un fou (une folle) !! »

– Il sait se faire plaindre et passer pour la victime et quoiqu’il dise sa parole sera parole d’évangile, tant et si bien que même les juges s’agenouilleront devant lui et broieront l’autre parent.

Le discours le plus récurrent des pervers manipulateurs n’est pas de vouloir absolument la garde de son enfant, mais de la retirer à l’autre parent, afin de briser complètement les liens car il est jaloux de la relation de confiance qui a été instaurée entre ce parent et son enfant (qui sera alors qualifiée par les professionnels de fusionnelle) : « Je préfèrerais que mon enfant soit placé en foyer plutôt qu’il vive avec lui (elle) ! »

Voilà le quotidien de nombreux parents aujourd’hui dans notre pays qui se battent pour retrouver leurs enfants qu’on leur a arracher sans trop savoir pourquoi, hormis pour satisfaire la jouissance perverse de psychopathes non décelés et remplir les caisses des conseils généraux. Des familles entières seront détruites à vie en toute impunité par de telles violences conjugales dont le parent manipulateur utilise son enfant comme arme destructrice contre son ex conjoint (e) et pour lesquels les travailleurs sociaux ne bougeront pas le petit doigts, car leurs salaires dépendent des budget alloués aux conseils généraux.

Elian Djaoui, psychosociologue responsable de formation à l’institut de formation sociale des Yvelines analyse, dans le dernier numéro de la Nouvelle Revue de Psychosociologie sur la « passion d’évaluer », les méthodes évaluatives des travailleurs sociaux dans les agréments des assistantes maternelles et montre l’absence de critère, laissant le champ libre à des contenus inconscients de l’imaginaire institutionnel ou de l’imaginaire des individus (notamment une haine refoulée de l’enfant et un sentiment de culpabilité). C’est très riche

Pendant ce temps là des enfants sont séquestrés, maltraités, déscolarisés, violés ou dans le pire des cas tués, ET PERSONNE NE BOUGE !!!!

LENTEUR ADMINISTRATIVE avancerons les uns !! pourtant quand il s’agit d’arracher un enfant à un parent qui a la mauvaise idée d’être intello-écolo, l’administration est beaucoup plus rapide, et là ils viennent chez vous avec toute la troupe !!!

MANQUE DE MOYENS dirons les autres ! Ne perdez surtout pas de vue que tous ces placements ou retraits abusifs d’enfants à leurs parents (50% des dossiers selon l’Inspection Générale des Affaires Sociales), la mise en place de toutes les mesures (IOE, AEMO…), les demandes  d’expertises judiciaires, les audiences au tribunal qui pourraient être évités si ces travailleurs sociaux décidaient de poser leurs oeillères pour se concentrer sur les fondements même de leur travail, ont un coût et il est colossal (rapporté par la Cour des comptes). Le salaire d’un travailleur social compétent est le même que celui de son collègue incompétent. Par contre le travailleur social incompétent, par son manque de professionnalisme, lui, gaspille l’argent public qui sort, ne l’oublions pas, des poches du contribuable.

Vous pourrez lire sur notre site tous les témoignages de parents et d’enfants devenus adultes, abusés et détruits par ces méthodes, qu’historiquement la France a déjà connu naguère. Deux travailleurs sociaux en activité ont bien voulu aussi témoigner sur notre site sous couvert d’anonymat, leurs noms ont donc été changé.

Témoignages de pros : http://lesabusdesservicessociaux.e-monsite.com/pages/temoignages/quand-les-professionnels-prennent-la-parole.html

Ex de témoignage : J’ai entamé des études d’assistante sociale que j’ai stoppé net le jour où un prof nous a dit, au sujet des gens dont nous

allions nous occuper :

« Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont » ! Et ils nous a expliqué comment renflouer les caisses de l’ASE grâce au placement d’enfants. !)(1enfant placé rapporte 72.000€).

J’ai trouvé ça dégueulasse, j’ai arrêté mes études dans les jours qui ont suivis. Aujourd’hui je suis secrétaire dans un garage.

Triste florilège : http://lesabusdesservicessociaux.e-monsite.com/pages/ils-en-sont-capables/quand-nos-travailleurs-sociaux-reflechissent-florilege.html

Mme P. assistante sociale dans un rapport destiné au JAF, au sujet d’exhibitions qu’a subit un jeune garçon de 5 ans par un adulte de 23 ans avec qui il était obligé de partagé le lit, beau-frère du papa

« Les exhibitions qu’a subit le jeune X n’ont aucune incidence sur son comportement puisque ça l’a fait rire. En revanche nous ne comprenons pas la réaction de la maman qui a encore fait un excès de zèle en déposant plainte. Nous concluons donc que l’enfant serait plus en sécurité chez son père et nous préconisons la garde au papa. »

Nous voilà rassuré sur l’avenir de l’enfant !!


Mme P. assistante sociale dans ce même rapport destiné au JAF, au sujet de la mort du chien de la maman âgé de 14 ans et pesant 7kg (un yorkshire).

« L’enfant est extrêmement malheureux chez sa maman puisque son petit chien est mort ».

Et si ça c’est pas pour remplir de la page blanche parce qu’elle n’a rien contre la maman !!!


Mme P. assistante sociale, toujours à cette même maman lors de sa visite chez elle. La maman se plaignait qu’elle n’avait pas eu le droit de téléphoner à son fils de 5 ans le jour de noël qui était chez son papa.

« Il est normal de couper totalement les ponts avec son autre parent quand on est chez l’un. C’est plus équilibrant pour l’enfant, pas besoin de lui téléphoner. »  Evidemment !!


Mme L. assistante sociale au sujet d’une aide FSL pour l’électricité. Ce qui constitue au moins le 1/3 du travail d’une assistante sociale

« Je ne peux rien faire pour vous, je n’ai pas de baguette magique. »  Ah bon ? et tu justifies ton salaire comment alors ?


Mr B. Educateur spécialisé chargé d’une mesure d’AEMO. La maman se plaint qu’elle n’a toujours pas reçu depuis 2 mois, de la part du papa, la pension alimentaire servant à nourrir son enfant.

« La pension alimentaire c’est un problème d’adulte, ça ne regarde pas votre fils. Monsieur V. a du mal à vendre la maison, vous vous n’avez pas la pension alimentaire, alors vous êtes quitte !! »

Sauf que…la vente de la maison elle n’est pas stipulée dans le jugement de garde concernant cet enfant. La pension alimentaire elle, est un devoir imposé par la loi pour le bien être de l’enfant. Ca le touche donc directement. Et oui Monsieur l’éducateur !!!


Mme V. assistante sociale scolaire, au sujet de la déscolaristion (elle séchait les cours) d’une jeune fille de 18 ans qui avait subit 4 ans de pédophilie.

« Arrêtes de te plaindre tu n’es qu’une fainéante c’est tout »  On se sent aidé dans la vie, même par les professionnels !!


Mme R. Assistante sociale protégeant un papa maltraitant, bi-polaire qui frappait sa femme et la violait. Grâce à l’assistante sociale c’est le papa qui a obtenu la garde de l’enfant. A la sorti du tribunal, réaction de l’assistante sociale à la maman :

« Et la carotte dans le cul ça fait du bien ? »  Sans commentaire.


Mr R. Educateur spécialisé, répondant à la question d’une maman sur sa vocation :

La maman : » Si la détresse morale et la misère humaine qui vous fait vivre n’existaient pas qu’auriez fait ?

Mr R. : Ne vous inquiétez pas pour moi Madame, j’aurais trouvé autre chose. » Quelle belle et grande vocation !!!!!


Mme V. puéricultrice en PMI, à une maman qui était en train de monter une armoire dans sa chambre et qui n’avait pas jeté les emballages de ses tringles à rideaux :

« Vous êtes une malade mentale, c’est pas chez vous qu’il faut faire du rangement, c’est dans votre tête !! »

Jetez vos emballages au fur et à mesure sinon vous allez finir en hôpital psychiatrique !!!


Mme D. puéricultrice en PMI, a une candidate assistante maternelle :

« Pourquoi voulez vous être assistante maternelle ? vous avez fait des études, vous êtes intelligente, vous êtes capable de faire autre chose de votre vie !! »

Voilà comment sont sélectionnées les nounous. Si tu sais rien faire, et que tu es bête à bouffer du foin, on va te confier des enfants !!!


Mme D. puéricultrice en PMI à cette même candidate assistante maternelle devant un livre de Michel Houellebecq posé sur la table de nuit :

Il y a un livre là ! Qui lit ? ah c’est vous ? vous lisez ?  Oui Madame, une assistante maternelle ne doit pas savoir lire ?


Madame G. assistante sociale de la sauvegarde de l’enfance, qui s’est fait convoquer par 2 fois par le psychiatre de cette même structure, pour ses excès de zèle dans le dossier d’un jeune garçon âgé de 4 ans qui était victime de décalottage intempestifs par sa grand-mère paternelle. Madame G. à la maman qui était inquiète face aux hématomes de l’enfant sur son sexe :

« Si vous en parlez, je ferais en sorte que vous perdiez votre crédibilité »

La maman en a parlé, et elle s’est fait retirer son enfant au profit du papa. La raison évoquée : La maman en allaitant son enfant a créé avec lui une relation fusionnelle malsaine. Elle a d’ailleurs rajouté que la mère avait empêché au papa de voir son enfant pendant 7 semaines, alors que cette décision était prise par le Juge aux affaires familiales. L’assistante sociale a donc fait payer à la mère les décisions du juge. Elle n’a droit de voir son fils que 4h/mois en point rencontre.

Pour cette assistante sociale, allaiter son enfant est un acte maltraitant, mais le décalloter de force à lui créer des hématomes est vivement conseillé. Pourtant tous ses collègues ont eu conscience de ses décisions abusives et personne n’a pu rien faire.


Madame G. assistante sociale de la sauvegarde de l’enfance, face à cette même maman que tous les médecins défendaient.

« De toute façon s’ils prennent votre défense c’est uniquement parce qu’ils sont tombés sous votre charme ».

Madame G. serait elle jalouse du charme de cette maman ?