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Conte : le Roi & les grands Sages

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Il était une fois un roi qui convoqua les plus grands sages de son royaume dans son palais.

Lorsqu’ils furent tous arrivés, il vint au milieu d’eux et leur demanda de compiler toute la sagesse du monde dans un ouvrage.
Les sages se mirent au travail et, après plusieurs mois, revinrent le trouver.

« Sire – dirent-ils – nous avons compilé toute la sagesse du monde, et la voici. Cela tient en 12 volumes. »

« Hum, dit le roi, c’est bien volumineux ! Ne pourriez-vous pas le résumer ? »

Alors, les sages se remirent au travail, et au bout de quelques autres mois, ils revinrent vers le roi. Ils avaient réussi à ôter tout le non-nécessaire, et la sagesse du monde tenait en un livre.

Mais là encore, le roi n’en fut pas satisfait, et leur demanda s’ils ne pouvaient pas résumer encore plus.

Ils le firent et présentèrent au roi un texte tenant sur une page.

Là encore, le roi les pria de la synthétiser pour n’en garder que l’essentiel – en sorte qu’après bien des discussions, les savants présentèrent au roi un petit texte, qui ne faisait qu’un paragraphe…. mais même ceci était encore trop long au gré du roi, qui leur demanda de tirer la quintessence de cet alinea, et de faire tenir toute la sagesse du monde en une seule phrase.

Les sages se remirent à réfléchir … jusqu’à ce qu’enfin, ils trouvent la phrase résumant tout ce qu’il y a à savoir de sage en ce monde.

Ils écrivirent la phrase & la présentèrent au roi… Le roi accepta alors de lire la phrase de sagesse suprême.

Elle disait ceci : « Il n’y a pas de repas gratuit ! »

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La dure quête d’équilibre

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funambule

Dans la vie, tout doit s’équilibrer. Quelqu’un a dit qu’on est comme des funambules marchant sur le fil d’une épée entre 2 précipices, et c’est très vrai : toute notre vie n’est que ça ; une tentative d’avancer en gardant l’équilibre…

Cela vaut bien sûr aussi pour le développement personnel ; l’équilibre en est un facteur essentiel.

Pour l’illustrer, voici le conte du sage & du garçon (tiré de « l’Alchimiste » de Paulo Coelho) ;

Un commerçant envoya son fils étudier le secret du bonheur chez l’homme le plus sage du monde. Le garçon dut marcher 40 jours dans le désert avant d’arriver à un beau château en haut d’une montagne. Là vivait le sage.

En entrant dans le château, le garçon tomba sur une foule de gens ; des commerçants qui arrivaient ou partaient, des gens qui parlaient dans les coins, un petit orchestre qui jouait de la musique douce, et une table couverte d’aliments délicieux.

Le sage conversait avec tout un chacun, et le garçon dut attendre 2 heures avant que le sage ne le reçoive. L’homme écouta attentivement le garçon, puis lui répondit qu’il ne pouvait lui expliquer tout de suite le secret du bonheur.

Il suggéra au garçon de faire le tour de son palais et de revenir le voir dans 2 heures… mais qu’entretemps, il devrait tenir une cuiller contenant 2 gouttes d’huile. « Tout en te promenant – lui dit-il – veille à ne pas renverser l’huile ».

Le garçon commença à gravir et descendre les nombreux escaliers du palais, les yeux fixés sur la cuiller. 2 heures plus tard, il revint trouver le vieux sage.

« Alors – dit le sage – as-tu vu les tapis persans suspendus aux murs de ma salle à manger ? As-tu vu le jardin que mon maître jardinier a mis 10 ans à créer ? As-tu remarqué les beaux parchemins dans ma bibliothèque ?

Le garçon, gêné, dut avouer qu’il n’avait rien vu. Son seul souci avait été de ne pas renverser l’huile que le vieil homme lui avait confiée.

« Alors, retourne observer les merveilles de mon monde – dit le sage – on ne peut faire confiance à un homme si l’on ne connaît pas sa maison. »

Soulagé, le garçon reprit la cuiller et partit à la découverte du palais, cette fois, en observant toutes les œuvres d’art sur les murs et les plafonds. Il vit les jardins, les montagnes tout autour de lui, la beauté des fleurs et le bon goût avec lequel tout avait été choisi.

En revenant vers le sage, il lui relata en détail tout ce qu’il avait vu. « Mais où sont les gouttes d’huile que je t’ai confiées ? » demanda le sage. Baissant les yeux sur la cuiller, le garçon vit que l’huile était partie.

« Eh bien, voici mon conseil – dit le sage ; le secret du bonheur est de voir toutes les merveilles du monde, et de ne jamais oublier les gouttes d’huile sur la cuiller ».

Ce conte illustre parfaitement ce qu’est l’équilibre ; il dit que la vie est faite pour être goûtée, éprouvée par tous nos sens, avec émerveillement, mais que pour atteindre le bonheur, il faut aussi – tout en en jouissant – se souvenir de l’essentiel (la sagesse).

Ou qu’il faut penser en veillant à garder le précieux (la sagesse), tout en jouissant des beautés de la vie.

Et c’est justement ceci (concilier les 2) qui est difficile… surtout que cela ne peut pas s’enseigner.

Vous pouvez apprendre les principes, mais ensuite, c’est à vous d’y travailler & de le trouver.

On ne peut qu’écouter un conseil, puis l’appliquer ; c’est un processus d’essais & erreurs, pour l’adapter à nous.

La sagesse ne peut s’enseigner ; elle est un travail que chacun doit expérimenter « en live » pour se l’approprier – et comme chacun est différent, le ressenti d’un même événement diffèrera selon les personnes, et une solution qui marchera avec l’un, ne marchera pas du tout avec un autre…

Cette quête d’équilibre vaut aussi pour la rationalité & la fantaisie ; il ne faut être ni un robot purement logique & dénué d’émotions (là, un vrai robot fera cela mieux que nous !), ni un rêveur perdu dans les nuages.

L’équilibre est dur à trouver entre être idéaliste ou pragmatique ; il ne faut ni devenir inhumain et seulement « orienté résultats », ni tellement perdu dans les idées qu’on ne réalise jamais rien de concret.

Du reste, cela dépend des situations : s’il faut résoudre un problème de maths, le cerveau logique doit être aux commandes, & par contre, en relations ou si l’on médite, il faut laisser ce cerveau au placard & donner le pouvoir à l’autre (le cerveau émotionnel).

Pouvoir reconnaître les émotions en nous, & les exprimer adéquatement (sans les réprimer ou leur laisser tout loisir de s’exprimer) est aussi un équilibre à trouver.

Ou pour la croissance personnelle ; il faut trouver un équilibre entre s’y épuiser, ou ne pas y travailler du tout.

Toute plante peut soigner, si prise à la bonne dose. Mais si on en prend trop, ça devient un poison & si on en prend trop peu, c’est inefficace. Tout est une question de mesure…

Quand on n’a pas trouvé sa mission, on n’a pas de motivation ; on est tenté de se laisser aller & de ne pas travailler sur soi & sur sa vie, mais se surmener pour atteindre la gloire ou la richesse ne vaut pas mieux.

D’un côté, il FAUT croître (sinon, comme le monde & notre corps évoluent, on aura des problèmes) & ne pas traîner, mais il ne faut pas ne faire que ça ou se forcer au point qu’on en arrive au dégoût (& à abandonner) ou à négliger nos relations.

J’aime cette citation : « Si doué qu’il soit, un pur-sang ne galope jamais aussi vite que sous la cravache de son cavalier. Alors, cravache-toi ! » (« Lettre à Prunelle », Alain Ayache)

Oui, il faut se pousser (car si on attend « d’avoir envie », on ne fait jamais rien), mais il faut aussi s’accorder des pauses-plaisir… Bref, il ne faut être ni trop dur, ni trop complaisant envers soi-même.

Le conte des cailloux (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/03/16/pour-une-vie-meilleure-optimisez-votre-temps/ ) indique comment organiser les divers éléments de notre vie.

La chose à savoir, c’est qu’il faut parler, non d’UN équilibre, mais de nombreux équilibres à trouver ; tout le temps, partout, en tous domaines de notre vie, on doit maintenir notre équilibre !

Par ex, on nous dit, d’un côté, qu’on doit s’accepter & de l’autre, qu’il faut croître… Alors, doit-on se pousser à avancer ou pas ? Ca dépend du contexte & de notre état ou situation.

Est-on assez fort, malin & motivé que pour résister à la société & suivre nos idéaux ? C’est à chacun de peser ceci…

Cette flexibilité pour rester en équilibre – pouvoir constamment s’adapter & adopter le comportement ad hoc – est le résultat du travail de développement personnel.

Il faut aussi pouvoir équilibrer l’étude & l’action (ne se perdre ni dans l’une, ni dans l’autre), entre nos buts matériels & spirituels. Il semble que si l’on poursuit l’un – disons la carrière & la réussite matérielle, on doive renoncer à l’autre. Mais en fait, non ;

Comme on vit sur la Terre, on a des besoins matériels (par ex, respirer, boire, manger, se protéger du froid). Si on n’y pourvoit pas, on mourra, & on ne pourra donc pas poursuivre nos buts spirituels. Il faut donc pourvoir à nos besoins matériels – et ceci dépend de notre nature, c-à-d de nos besoins profonds (d’où la nécessité de bien se connaître) – pour ensuite pouvoir se développer spirituellement. Je le dis ailleurs, bien peu de gens sont capables de se satisfaire d’un simple tonneau, comme Diogène…

Attention : même cette quête de besoins matériels doit receler une part de « spirituel » (c-à-d être le plus en phase avec l’honnêteté & le bien d’autrui possible). Elle doit, du reste, s’appuyer sur un élan spirituel pour pouvoir réussir et/ou se maintenir. Les 2 sont inextricablement liés, comme dans notre être…

Et le 3ème facteur ; l’esprit (la pensée), dans tout ça ? Eh bien, l’esprit doit servir à agir juste, comme agir doit servir à penser juste (raisonnement réaliste, tirer les leçons de l’expérience) … Ils se nourrissent l’un l’autre ; c’est une boucle. Les 3 éléments qui nous constituent sont étroitement imbriqués & doivent chacun avoir leur dû…ce qui n’est pas facile.

Et l’équilibre entre matériel & spiritualité ne peut être une solution 50/50 ; ce ne peut qu’être personnel à chacun, & c’est à chacun d’« agir-réfléchir » pour trouver celui qui convient à leur nature (sensibilité, valeurs, mobiles d’actions, …).

Toute solution ne peut être que personnelle, car chacun – tout en étant pareil par certains côtés – est différent.

J’ai traité ailleurs la question de l’argent ; https://bonheuretamour.wordpress.com/2017/01/15/argent-bonheur/.

Mieux on se connaît, mieux on peut « sentir-découvrir » où sera cet équilibre (comme tous les autres) pour nous en ce moment.

Ou un autre (qui m’a donné du fil à retordre) est celui entre l’amour inconditionnel ou être un punching ball pour les méchants.

J’ai découvert, à la dure, que tendre l’autre joue n’est bon que pour les grands saints. Ayant été giflée un jour & ayant été trop surprise que pour réagir, j’ai senti que ça a abîmé un peu mon âme, que ça m’a aigrie, & diminué mon niveau de conscience.

Alors, si vous êtes au niveau spirituel de Jésus, laissez passer, mais si vous sentez que ça vous fait du mal, rendez la gifle !

La plupart d’entre nous seront abîmés par les maltraitances ; elles diminueront notre spiritualité – ce qui nous nuit à nous comme au monde. Donc, la plupart d’entre nous doivent s’en protéger.

Là aussi, pas question de devenir trop assertif, au point d’être arrogant ou un agresseur soi-même.

Un autre équilibre à trouver ; socialement, faut-il être franc ou hypocrite ?

Si on a choisi d’évoluer, il faut équilibrer l’étude & l’action & savoir que l’on n’avancera pas avec une seule méthode, mais que vouloir les étudier toutes nous fera aussi rester sur place. Il faut penser & agir !

Pour les individus peu éveillés, ce sont leurs croyances (formées au hasard d’une éducation) qui leur disent quoi voir, et ensuite – biais de confirmation oblige ! – ils ne percevront (ou n’interpréteront ainsi) que ce qui confirme leurs croyances.

Ils tendent à tomber dans l’extrême et à rejeter, par ex, une méthode de développement parce qu’elle a des dangers & des défauts… mais tout en a ! Il suffit de se connaître & de savoir ce qui est rédhibitoire pour soi (pour notre caractère) & ce qui est faisable.

Attention : « trouver l’équilibre » n’est pas (pas du tout !) tout faire avec modération. Ca, c’est la recette de la médiocrité ! « Les moyens termes sont toujours des moyens ternes », comme l’a écrit Frédéric Dard.

La quête d’équilibre en est aussi une qui est infinie, car même si l’on trouve un équilibre dans un domaine de la vie, comme aucune situation n’est figée à jamais, l’équilibre est toujours à renégocier.

Le monde change autour de nous, les autres changent, et nous changeons. Au fur & à mesure qu’on évolue, on voudra et pourra modifier les équilibres antérieurs.

Les gens qui stagnent sont condamnés à souffrir, puisque « la souffrance, c’est s’accrocher à ce qui change » (Bouddha).

D’ailleurs, même si on ne fait pas de développement personnel, notre cerveau évolue, et les choses qui nous intéressaient à 20 ans, ne nous intéresseront plus à 30 ou à 40, etc.

La vie est comme un bol à cocktail, en fait, où chacun doit mettre les ingrédients qui lui conviennent, dans la quantité qui leur convient, pour créer un mélange unique qui leur correspond.

Le mélange d’expériences précoces & de sensibilité de chacun étant différent, la voie vers l’épanouissement sera différente (en vitesse ou mode) pour chacun.

Réaliser ceci rend tolérant ; on comprend que si on peut faire ainsi & changer quand on sent qu’il le faut, il est normal que d’autres gens (ou cultures) se concoctent un mélange différent.

Mais beaucoup sont trop faibles pour accueillir le changement ; leur mélange s’est trouvé fini vers 25 ans, & ils n’en changent plus. Et si quelqu’un tente de modifier leur cocktail, ils résistent violemment.

De plus, jugeant que seule leur formule est la bonne, ils ne supportent aucun mélange différent du leur.

Nos opinions se sont faites (& durcies) autour de nos blessures – & voilà à quoi ils veulent rester fidèles, voilà pourquoi ils s’y accrochent et pourquoi ils résistent au changement ou aux opinions différentes.

Pourtant, il est aisé de voir que chacun n’a pas eu les mêmes blessures, les mêmes expériences, la même sensibilité devant les bonheurs & malheurs de la vie, ni étudié les mêmes sujets – alors, comment pourraient-ils avoir les mêmes idées ?

D’ailleurs, tous ces débats ne sont qu’une sorte de jeu, où l’on s’occupe de critiquer le cocktail des autres, pour nous distraire de travailler à notre cocktail…

Ne tombez pas dans ce piège ; la vie est brève, alors, foin de ces amusements néfastes ; employez efficacement votre temps (voir

http://www.bonheuretamour.com/2014/03/16/pour-une-vie-meilleure-optimisez-votre-temps/ ) ; occupez-vous de votre petit bol, pour en ôter les choses pourries (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/02/05/comment-gacher-sa-vie/ ) & créer le mix du bonheur …

Nos points communs avec les PN

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evil-twins

Certains ont eu la malchance de tomber dans une famille de PN et – vu qu’ils étaient gentils – d’être choisis comme Bouc Emissaire (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/05/dynamique-de-la-famille-perverse/ et http://www.bonheuretamour.com/2015/05/12/pn-creation-dun-monstre/ ).

J’y décrivais la dynamique d’une famille perverse ; “les parents PN choisissent un Golden Child (l’enfant le plus avide, lâche & mauvais), qui est gâté pourri & a toujours raison, et un Bouc Emissaire (l’enfant doué, pur, et gentil), sur qui ils se défoulent à loisir, sur qui ils projettent toute leur folie & leur méchanceté, et qui donc, est toujours coupable de tout, puni, rabaissé, insulté & battu … (j’en sais quelque chose !)”.

Tout s’imprime dans le cerveau malléable d’un enfant… Ce dressage inhumain a donc laissé des traces, sous forme de traits de caractère toxiques…

Il est horrible de dire à une victime de PN qu’elle a des traits en commun avec son bourreau, mais c’est hélas vrai…

J’ai d’ailleurs déjà traité du changement des victimes  (https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/09/lhorrible-mutation-des-victimes/).

En toute situation, si on veut la modifier, il faut d’abord oser la reconnaître & l’accepter, puis travailler sur soi en partant de là. Et la réalité est que la personnalité d’une victime d’abus est (devenue) malsaine, nocive pour elle-même & tenue comme telle par les gens convenables.

Voici les traits communs aux PN & aux victimes :

– raconter sa vie & ses problèmes à de quasi-étrangers :

Ce comportement (socialement suicidaire) leur fut inculqué dans leur famille perverse.

Comme un PN passe son temps à collecter des informations sur sa proie (pour pouvoir mieux la blesser & l’utiliser), il l’a entraînée à s’expliquer, se justifier, « se confesser » régulièrement. La victime reproduit alors ce comportement avec tout le monde.

En outre, elle a vu durant toute son enfance ses parents PN n’avoir aucunes frontières personnelles, alors c’est cela qui est devenu son modèle de comportement.

Mais confier des choses violentes à des gens convenables les choque & les fait fuir.

-hypersensibilité à la critique, même constructive :

Il n’est pas question de tolérer la méchanceté d’une critique ou d’un commentaire destructeur, mais certaines critiques sont constructives. Celles-là, qui proviennent de gens qui se soucient vraiment de vous, pourraient vous être très utiles et donc, c’est bête de les rejeter.

Mais la victime a tant souffert qu’elle est devenue comme un grand brûlé, à qui le moindre contact fait mal. En plus, elle en est venue à voir le PN comme étant tout à fait mauvais et elle-même, comme tout à fait bonne – ce qui fait qu’elle croit ne pas devoir changer en quoi que ce soit.

Les victimes se fâchent & accusent celui qui tente de les aider, de se croire supérieur & de leur faire la leçon.

Les gens finissent par se vexer, car la victime se fâche ou refuse leurs conseils, même s’ils les expriment très poliment et en ayant son bien en vue.

Tout comme un PN, la victime jette ce rejet sur les autres ; c’est son propre comportement qui les a fait fuir mais, comme le PN, elle ne le comprend pas du tout ainsi & s’exonère de toute faute.

– croire avoir toujours raison :

Comme dit plus haut, la victime a tant souffert qu’elle en vient (mécanisme de défense ?) à se voir comme entièrement bonne et pensant être la seule à avoir raison.

Le PN aussi se croit parfait… mais personne ne l’est, pas même la victime ; tout le monde doit évoluer & tendre vers un mieux, sinon, on devient mauvais ; « cesser de vouloir être meilleur, c’est cesser d’être bon » … & ça vaut pour la victime également !

Si les victimes continuent à chérir cette mentalité, elles peuvent devenir réellement mauvaises (c’est justement ce que j’évoquais dans l’article sur « l’horrible mutation des victimes ». Elles finissent alors, tout comme les PN, par être très avides & égoïstes & à ne plus ressentir d’empathie pour autrui, mais juste pour elles-mêmes…

La vie est comme un tapis roulant allant vers l’arrière. Donc, si on ne fait pas consciemment l’effort d’aller vers l’avant (de s’améliorer), on part automatiquement vers l’arrière (vers le mal) !

Quand j’ai rencontré Eric en février 1978, il a su m’émouvoir en me racontant sa triste vie chez ses parents, « qui ne le comprenaient pas »… (tu parles !) Bien sûr, comme toute rescapée de famille PN, j’avais « l’instinct du St-Bernard » ; j’ai ressenti une grande pitié pour lui & j’ai voulu le sauver… Et voilà comment je me suis engluée dans plus de 30 ans de tortures … !

De même, quand j’ai rencontré Ivan en 2012, il s’est tout de suite mis à se plaindre, disant qu’il avait été abusé, que son ex-femme était une ogresse qui le forçait à trimer comme une bête & sortait chaque soir pour claquer tout son argent & le tromper… Et je suis retombée dans le panneau : mon cœur s’est serré de compassion et j’ai pensé que, comme on avait vécu les mêmes déboires, on devait être faits l’un pour l’autre, … Ceci est TELLEMENT typique des victimes de PN !

Heureusement, je suivais un programme de développement personnel, c-à-d que je m’observais, que je remarquais mes émotions et écoutais leur message. En outre, je m’étais beaucoup informée sur les pervers narcissiques… Bref, au lieu d’y rester 30 ans, j’y suis restée 2 mois – au bout desquels j’ai plaqué le coco !

Et à l’avenir, si quelqu’un que je connais à peine se met à me conter ses malheurs, je réagirai comme réagirait un être normal, ayant grandi dans une famille aimante ; je prendrai tout de suite mes jambes à mon cou devant cette folie !

Je saurai que mon interlocuteur est soit un PN, soit une victime n’ayant pas fait le travail sur soi nécessaire et donc, bien proche d’être PN elle (ou lui)-même !

Je sais à présent que je mérite de fréquenter des êtres sains ou des êtres travaillant activement à le devenir, et non des êtres qui m’utiliseront sans vergogne, ne connaîtront pas ma valeur & m’attireront dans le chaos qu’est leur vie.

Si, par contre, cette connaissance se confie à moi après qu’on se connaisse vraiment bien, c’est une bonne chose : la preuve qu’elle a surmonté son problème en travaillant sur elle-même.

Bref, si vous avez grandi dans une famille de PN ou été longtemps en couple avec l’un d’eux (moi : les 2), il ne suffit pas de couper les ponts avec lui (elle) pour être sauvé ; il faut encore défaire le gâchis qu’ils ont généré en vous.

Il faut d’abord prendre conscience de ces traits toxiques en nous, puis viser à les éradiquer – ce qui implique un gros travail sur soi.

Vous ne pouvez pas sauver tout le monde et donc, si vous rencontrez des gens qui n’ont pas fait ce travail psychique, comprenez qu’ils ont failli à leur devoir d’humain et que votre devoir est de vous protéger de ce genre d’êtres ; il faut penser à vous et vous protéger en les fuyant. Sinon, non seulement vous ne les sauverez pas, mais étant à la fois avides, aveugles à leurs traits toxiques & pas prêts à travailler sur eux-mêmes, ils vous ré-attireront dans le chaos & le malheur.

Utilisez le savoir & la sagesse que vous avez acquis pour laisser là les boulets et continuer d’avancer vers des êtres qui en valent la peine.

Conte : Tchouang Tseu & le jeune adepte

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Tchouang Tseu

Un étudiant gravit un jour une haute montagne pour trouver 2 vénérables maîtres et écouter les sages leçons qu’il pourront lui donner.

Arrivé en haut, il les trouve assis là ; Tchouang Tseu et un autre maître de ses amis.

Les 2 hommes l’invitent à s’asseoir à leur côté.

« Je suis venu pour apprendre de votre sagesse, grand maître », dit l’étudiant, tout intimidé.

Tchouang Tseu commence : « d’accord, je vais vous dire quelque chose. Je ne sais pas de quelle catégorie cela relève, ni si c’est pertinent, mais ça le sera sûrement à un moment donné. Ce n’est rien de neuf, mais j’ai envie de le dire. « 

L’étudiant, très intéressé, se penche en avant pour ne pas perdre une miette des paroles du maître, & donne à Tchouang Tseu toute son attention.

Mais l’autre maître, qui connaît son ami, a perçu le pétillement dans les yeux de Tchouang Tseu et, sachant ce qui va suivre, secoue la tête … L’étudiant, tout tendu pour écouter, n’a rien vu.

« Il y a un début – poursuit Tchouang Tseu – Il n’y a pas de commencement à ce début. Il n’y a pas de début à ce non-début de commencement. Il y a quelque chose. Il n’y a rien. Il y a quelque chose avant le début de quelque chose et de rien, et quelque chose avant cela. Tout à coup, il y a quelque chose et rien ! (Mais entre quelque chose et rien, je ne sais vraiment toujours pas ce qui est quelque chose et ce qui est rien.) Là, j’ai dit quelque chose, mais je ne sais pas vraiment si j’ai dit quelque chose ou pas. « 

Le jeune étudiant, décontenancé, regarde Tchouang Tseu bouche bée. Il fait mine d’ouvrir la bouche pour poser une question, puis la referme. Après un certain temps, il se lève, bredouille un remerciement, salue, puis il s’en va lentement, redescendant la montagne par le sentier d’où il était venu…

A peine est-il parti que l’autre maître se tourne vers Tchouang Tseu et le gronde : « Pourquoi as-tu fait ça ? Il voulait seulement apprendre. « 

« Il est venu en s’attendant à entendre des vérités profondes pour orner son esprit – répond Tchouang Tseu – et pourtant, ce qu’il venait chercher est déjà en lui. L’encombrement de son esprit l’empêche de le voir. Tant qu’il croira que son esprit est l’outil qui le conduira à l’illumination, il ne l’atteindra jamais. Maintenant, il va retourner encore et encore mes paroles dans sa tête, jusqu’à ce que son esprit rationnel soit si las qu’il aspire au sommeil. Puis, comme son esprit ne sera plus en travers de son chemin, peut-être qu’il attrapera une lueur de la vérité qu’il cherche « .

« En outre – continue Tchouang Tseu avec un clin d’oeil – j’aime taquiner les gens. »

Comprendre pour évoluer

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coccinelles   1.On n’est pas notre esprit
on tend à croire que ce qui se passe dans notre tête (le « bavardage mental ») est notre «moi» auquel arrive les choses que l’on vit. Mais en fait, la vie n’est faite que d’expériences fugaces, et nos pensées ne sont qu’une catégorie des choses que l’on vit & ressent – tout comme les odeurs, les sons et les couleurs.  Comme toute expérience, elles surgissent dans notre conscience, pour céder ensuite la place à autre chose…
Si vous pouvez observer vos pensées comme vous pouvez observer d’autres objets qui passent – tel une vache regardant passer un train, on peut se demander ceci : Mais QUI fait l’observation ?

Ne répondez pas trop vite. Cette question, et sa réponse indicible, sont au centre des religions et traditions spirituelles.
2. La vie ne se déroule que dans de petits moments
Tout ce que l’on « vit » se déroule en un moment – donc, le seul défi de la vie est d’affronter cet unique moment ; maintenant. Beaucoup de gens, ignorants de cette vérité, passent leur vie à se ronger les sangs, à affronter des défis qui ne sont pas là, à craindre des dangers qui n’arriveront sans doute jamais.

Sachant que le seul moment de la vie sur lequel on peut agir est le moment présent, il faut décider de n’affronter que celui-là – tout le reste est inutile ; en effet, le passé est passé (on ne peut donc agir dessus) et le futur est en germe (une simple potentialité).

  1. Notre qualité de vie est déterminée par la façon dont on agit envers nos moments, et non pas quels moments se produisent et lesquels ne le font pas.

il est tentant d’essayer de contrôler toutes les circonstances pour tenter d’obtenir ce qu’on veut, mais un être sage se contente d’accueillir tout ce qui se présente et d’interagir avec cela – et c’est ça qui rend heureux.

Qu’il s’agisse d’une maladie qui vous tombe dessus, d’un pneu qui crève ou de toute circonstance malheureuse, il n’est pas nécessaire d’en souffrir ou de craindre l’adversité, si vous décidez de l’affronter quand elle arrive.

Voilà la façon de rendre la vie meilleure.

  1. La plupart de la vie est imaginaire
    Les êtres humains ne se rendent pas compte qu’ils sont tout le temps en train de penser et qu’ils ne réagissent pas au monde en lui-même, mais avec leurs croyances sur ce monde, leurs attentes, & leurs intérêts personnels. En général, ils sont incapables d’observer une chose sans la confondre avec leurs pensées à ce sujet – ainsi, la plupart de ce qu’ils vivent est imaginaire. Voilà en quoi cultiver la pleine conscience est utile.
  2. Les êtres humains ont évolué pour souffrir, et se montrent meilleurs à la souffrance que dans toute autre chose
    Il faut comprendre que, quand on souffre, ça ne signifie pas qu’on est nul ou mauvais, mais que la vie est pleine d’obstacles & de douleur – et plus une vie est pleine, plus elle comprend de souffrances.

Une vie humaine est faite de craintes, de moments d’horreur, d’insatisfactions – lesquelles nous poussent à en sortir, à vouloir améliorer les choses… C’est justement ce qui a fait que notre espèce a survécu !

Cette envie de changer ou d’échapper le moment présent gère la quasi-totalité de notre comportement. Ce  mécanisme de survie a bien fonctionné pour nous garder en vie, mais a aussi un effet secondaire pénible ; les êtres humains souffrent naturellement beaucoup.

Sachant ceci, on se sent libéré et on peut redéfinir tous les problèmes de la vie comme un trait de la condition humaine. Donc, la souffrance ne signifie pas nécessairement ma vie va mal, et en outre, on sait qu’on peut toujours y faire quelque chose – ne fût-ce que modifier notre façon de la considérer…

  1. Les émotions existent pour nous rendre déraisonnables

On pense que les émotions sont des indicateurs fiables de l’état de notre vie, nous indiquant si on est sur la bonne voie ou non. Mais en fait, on ne peut se fier à nos états émotionnels éphémères pour mesurer notre estime de soi ou notre position dans la vie ; ils ne peuvent nous indiquer que ce qu’on n’arrive pas à quitter.

Le problème est que les émotions nous rendent à la fois plus partial et plus énergique … Un autre mécanisme de survie avec des effets secondaires désagréables !
7. Tout le monde fonctionne à partir des mêmes 2 motivations : assouvir ses désirs et échapper à la souffrance
Apprendre cela m’a permis d’enfin comprendre comment les gens peuvent faire tant de mal aux autres. Même les pires harceleurs, psychopathes et tueurs agissent comme ils font parce que c’est le moyen le plus efficace qu’ils ont trouvé de répondre à un désir ou pour soulager leurs souffrances.

Ce sont des motifs que nous pouvons tous comprendre …Seulement, les gens « normaux » (si tant est que ceci existe) emploient d’autres moyens, moins destructeurs. Cela dépend de notre état de conscience, lequel dépend de nos gènes, de nos expériences précoces, et de notre éducation…

Un comportement destructeur est presque toujours inconscient.Donc, il ne est pas bien et le mal, ne intelligente et muet (ou sages et folles.) Comprendrecela complètement secoué mes notions de longue date de la morale et de la justice.
8. Les croyances ne sont pas quelque chose dont on peut s’enorgueillir

Croire en quelque chose n’est pas un accomplissement. Il est facile d’avoir des croyances ; elles viennent toutes seules – une fois de plus, elles dépendent de nos gènes, de nos expériences précoces, et de notre éducation.

Plus fortes sont nos croyances, moins on est ouvert à la croissance et la sagesse, parce que «la force de la croyance » n’est que l’intensité avec laquelle vous résistez à vous interroger sur les choses – en ce cas, on se ferme totalement à tout fait qui viendrait les contredire. Ce genre de croyance est en fait une porte fermée !

Si l’on est fier d’une croyance, si on croit que cela ajoute quelque chose qui on est, alors, nos croyances sont devenues une partie de notre ego. Il est gratifiant de parler avec force, et d’être approuvé.

Il ne faut croire que ce qu’on a observé soi-même, et ne pas craindre de s’informer sur tous les sujets ni d’en changer si on constate que notre croyance est fausse.

  1. L’objectivité n’existe pas
    La vie est une expérience subjective – et personne ne peut échapper à la subjectivité. Chaque expérience que je vis, m’est strictement personnelle et « non-partageable ». Ceci a des conséquences majeures sur la façon dont je vis ma vie. La plus immédiate est qu’il ne faut se fier qu’à notre expérience personnelle, parce que personne ne vit, ni ne ressent cette vision des choses, et qu’on n’en a pas d’autre. Aussi, que notre compréhension du monde qui nous entoure, est unique.

Toute compréhension « objective » qu’on prétend avoir du monde est entièrement construite par nous-même. Cette « construction » dépend des livres que l’on a lu, des gens qu’on a rencontrés, et de nos expériences.

Cela signifie chacun ne pourra jamais voir le monde tout à fait comme les autres, ni vivre tout à fait dans le même monde – et donc, qu’il ne faut jamais laisser personne (même un proche) décider qui l’on est ou ce qui nous convient ou non.

La subjectivité est une expérience primaire – c’est la vraie vie, et l’objectivité est quelque chose que chacun se bâtit en esprit sur le monde, afin de l’expliquer, le comprendre & pouvoir y naviguer au mieux.

Aphorismes d’outre-tombe

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Patience Worth

 

 

Les proverbes & aphorismes cités ici sont de Patience Worth (cet « esprit » très spirituel du XVIIème siècle s’exprimant au-travers d’une femme simple du XIXème-Xxème siècle ; Pearl Curran).

 

 

 

– Le hibou est silencieux, et crédité de beaucoup de sagesse.
– Une poule sage ne trahit pas son nid avec un caquètement bruyant.
– Battez le chien et perdez le lièvre.
– Pour brasser une potion, les besoins doivent avoir un pot.
– Certaines gens, comme la cloche sans battant, vont sonnant de bonne foi, croyant que les bonnes gens peuvent les entendre.
– Un coup de fouet à temps en épargne 9.
– Une langue ardente appartient à quelqu’un qui mérite d’être brûlé.
– Une sucette n‘est qu’un éleveur de douleur.
– Le sel d’aujourd’hui ne servira pas à attraper l’oiseau de demain.
– Un cuisinier sage ne révèle pas la soupe.

– Si je vous présentais un potiron, voudriez-vous compter les pépins ?

– Il faut être un homme très sage pour faire un bon idiot.

– Un arrosage (avec de l’huile) ne fait que durcir une vieille oie (en train de cuire).

– Une bébé sans pleurnicheries est comme un chien sans queue.

– Ne me donnez pas assez de sagesse pour comprendre l’univers, mais assez de folie pour le supporter.

– L’humilité n’est pas un vieux manteau pour le mendiant, mais un manteau royal pour le puissant.

– Les jambes de la sagesse sont encore courbées d’avoir dû ramper.

– On ne peut pas réparer une tête fendue (en 2) en étant désolé.

– La jalousie est la lame qui tue l’amour.

– Ne luttez jamais avec un cochon. Vous vous salirez tous les 2 et le cochon aimera ça.

– Quand la manne tombe, remplis-toi et ne pose pas de questions.

– Un fil faible, ne vaut pas la peine d’être tricoté.

– Un âne qui donne un coup de pied à un luth, croit que c’est de la musique.

– Un âne peut être un voisin passable – avec une barrière entre (les 2).

– Laissez un homme sage se mettre à jouer les amoureux, et la pomme de sa sagesse pourrit.

– Celui qui a la foi, a le sou pour acheter l’éternité.

– Lorsqu’un idiot devient sage, il devient silencieux.

– Celui qui n’a pas le pouvoir de râler, jure tout bas et pourrit son propre coeur.

– Aucune sagesse n’est une chose utile, à moins d’avoir une paire de mains capables de travailler.

– Aucun homme dont le ventre est aigri ne pense des choses douces.

– J’ai souvent entendu combien le hibou était un oiseau sage, mais qui a déjà entendu une (seule) chose sage qu’il a dite ?

– La sagesse de l’homme est la plaisanterie de Dieu.

– Aucun mendiant n’est aussi aveugle que celui qui a les doigts de l’amour sur les yeux.

– L’amour est une armure et un bouclier, ouais, et une flèche avec la mort sur sa pointe.

– Les hommes sages apprennent en bégayant, les idiots crient la folie.

– Celui qui a une maison, un foyer et un ami, a un destin heureux.

– Des sagesses mortes dites par des sages encore plus morts.

– La vérité a une soeur dangereuse, la moitié de sa chair – une quasi-vérité.

– « Si » est comme l’instant de l’éveil, le buvard de tous les rêves.

 

A qui se fier ?

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bien ou mal

Le monde n’étant pas – contrairement à ce qu’affirment les doux rêveurs – le “Royaume des Gentils Petits Lutins”, des prédateurs (= des êtres menteurs, cruels et profiteurs) y circulent, avides de trouver des proies innocentes pour se nourrir.

Il faut donc, pour sauvegarder notre bien-être ou même notre vie, pouvoir distinguer les bons des méchants ; ceux à qui on peut se fier, et les autres.

Il y a un moyen simple de les distinguer (et cela s’applique aussi aux situations, institutions, décisions, …) ; il suffit de pouvoir faire la distinction entre pouvoir intérieur (Pouvoir Personnel ou Empowerment) ou extérieur (Contrôle, Pouvoir sur Autrui). Le 1er nourrit l’Esprit, le 2d le tue…

Le 1er est le lieu où les gens visent à vous donner du pouvoir personnel, via des connaissances, compétences, outils et sagesse.  Cet « empouvoirement » représente le bien, car il permet à la sagesse, aux compétences et à l’abondance de passer d’une personne à l’autre. Il reconnaît la valeur de l’individu et respecte la conscience et le libre-arbitre.

Le 2d, par contre, comprend les gens qui cherchent à vous contrôler : à vous voler ce qui est légitimement vôtre, à vous soutirer du temps, de l’énergie ou de l’argent, limiter vos libertés, exiger votre obéissance et vous menacer de violences pour obtenir votre soumission.

Cette “philosophie de vie” déshonore celui qui l’adopte, minimise le libre-arbitre et la liberté individuelle.

Ce désir de contrôler un autre est un mal en soi, car il vise à diminuer la puissance d’autrui pour accumuler le pouvoir entre les mains de quelques personnes.*

Par ex, quelqu’un qui apprend aux élèves à penser par eux-mêmes et à développer une pensée critique sur le monde qui les entoure, les rend plus autonomes, et est donc bon. Tandis qu’une école qui enseigne aux élèves l’obéissance aveugle à l’autorité et leur refuse toute pensée personnelle, est mal.

Une personne qui cherche à aider les autres à créer ou faire prospérer leurs propres entreprises, est bonne, car elle pousse à leur autonomisation – tandis qu’une personne qui cherche à détruire la passion, la créativité ou l’esprit d’entreprise, à supprimer l’innovation, à punir les petites entreprises avec de lourdes taxes, est dans le contrôle et la destruction de l’autonomisation, donc mal.

Une personne qui enseigne aux autres des techniques d’autodéfense pour se protéger des attaques, est bonne – tandis que quelqu’un qui veut interdire aux autres le droit à la légitime défense, en les plaçant dans la position de la victime impuissante, est mal.

Donc, pour pouvoir distinguer instantanément si une personne ou situation est «bonne» ou «mauvaise», il suffit de placer leurs actions (non leurs paroles !) dans l’optique “autonomisation ou contrôle ? “

En matière d’éthique, le besoin de contrôle est intrinsèquement destructeur parce qu’il dénie son humanité à l’individu. L’autonomisation, elle, est intrinsèquement bonne car elle offre à l’individu le pouvoir de déterminer ses propres résultats dans la vie.

D’un point de vue spirituel, Dieu (ou la Nature) nous a gratifiés d’un libre arbitre ; le pouvoir est entre nos propres mains, mais chacun pour soi, pour modeler sa propre vie !

C’est là que la Nature nous aide, nous soutient, nous pousse dans le dos et que rien ne nous résiste- car c’est là que l’on est aligné sur les lois mêmes de l’univers !

Par contre, comme l’exigence de pouvoir sur autrui contredit les lois de l’univers, ce pouvoir est toujours à renforcer, car il n’a que lui-même et tout est contre lui !

Car aucun être humain ne veut vivre sans liberté, comme un simple pion, un mouton obéissant.  S’il se trouve dans cette situation, il se sent très mal parce que c’est en contradiction avec les lois universelles.

C’est pourquoi les tyrans (ou tyranneaux), comme les régimes tyranniques, doivent employer toujours plus d’énergie et de moyens pour faire perdurer leur tyrannie – et finissent toujours par échouer.

Conclusion :

Le pouvoir sur autrui, se traduit par des actes marqués de dominance et de contrôle, alors que le pouvoir sur soi-même ou pour autrui, se traduit par des actes de soutien et de collaboration.

Le pouvoir personnel favorise le bien-être & la croissance de soi & d’autrui, au moyen d’une compréhension empathique et d’une communication claire, ainsi que d’actions de soutien, pour pousser les autres à atteindre leurs buts.

Le “contrôle” fait l’inverse ; pas de communication claire, pas d’empathie, pas d’encouragements à poursuivre vos buts, mais vous pousse à être plus faible (physiquement, mentalement, économiquement) et “prisonnier” … Il génère (pas étonnant !) de la confusion et des sentiments négatifs ; tristesse, colère, mal-être, frustration.

Alors, s’il vous arrive de vous demander quoi penser de quelqu’un, s’il est «bon» ou «mauvais», il suffit de placer ses actes sur la ligne allant de “contrôle” à «autonomisation» et la réponse apparaîtra toute seule.

 

*Attention : bien entendu, on parle ici d’adultes ; les enfants doivent être soumis à certains contrôles pour leur sécurité.

Citations pour donner à penser…

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Toutes les religions, arts et sciences sont des branches d’un même arbre (A.Einstein)
Œuvrez ! Car on facilitera à chacun la voie pour laquelle il a été créé (Muhammad)
Le fou est celui qui a tout perdu, sauf l’usage du raisonnement (Chesterton)
Ne croire qu’à soi, n’obéir qu’à soi ; voilà la plus féconde source d’erreurs et de misères (P. Chocarnes)
Penser est difficile ; c’est pourquoi la plupart des gens jugent (C. Jung)
Fuyez tout ce ou ceux qui vous éloignent de votre joie. La vie est trop courte que pour supporter les idiots (anonyme)
Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu (Chamfort)
Vérité. Celle d’aujourd’hui est l’hérésie d’hier et la sottise de demain (R. Guilleaumes)
Il n’y a pas de chemin vers le bonheur ; c’est le bonheur qui est le chemin (Bouddha)
L’homme souffre si profondément qu’il a dû inventer le rire (Nietzsche)
Religion sans moralité : arbre sans fruit. Moralité sans religion : arbre sans racines (Card. Spellmann)
Le sot a un grand avantage sur l’homme d’esprit, il est toujours content de lui-même (N. Bonaparte)
Aimer quelque chose est sans doute le seul point de départ pour nous approprier notre vie (A. Koller)
La réussite, c’est de s’aimer, aimer ce que l’on fait et aimer comment on le fait (Maya Angelou)
Si tu cherches la proximité de l’Aimé, aime tout le monde (Shaikh Abu-Said Abil-Khair)
Il n’y a que 2 choses qui servent au bonheur ; c’est de croire et d’aimer (Ch. Nodier)
Prenez garde à la tristesse. C’est un vice (G. Flaubert)
Les véritables bonnes logiques ne servent qu’à ceux qui peuvent s’en passer, dit d’Alembert. La perspective ne permet pas aux aveugles de voir (G.C. Lichtenberg)
Décidez du sens que vous entendez donner à votre vie. Ensuite, organisez toutes vos activités en conséquence (B. Tracy)
Chacun a ses peines ; roi, berger, chiens et moutons (Voltaire)
On appelle gens de bien ceux qui font comme les autres (A. France)
Cesser de vouloir être meilleur, c’est cesser d’être bon (Saint Bernard)
Les seules connaissances qui puissent influencer le comportement d’un individu sont celles qu’il découvre lui-même et qu’il s’approprie (C. Rogers)
L’amour est l’aile que Dieu a donné à l’homme pour monter jusqu’à Lui (Michel-Ange)
J’ai goûté bien des substances amères, et nulle ne l’est plus que de demander (proverbe arabe)
Le désir naturel de l’homme bon, est la connaissance (L. de Vinci)
C’est la certitude qu’ils tiennent la vérité qui rend les hommes cruels (A. France)
Les esprits valent ce qu’ils exigent ; je vaux ce que je veux (E. Rostand)