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Conte : la soupe au canard

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Nasreddin Hodja Encore un conte illustrant le dicton « à malin, malin et demi » ; Mulla Nasrudin vivait en paix, jusqu’à ce qu’un jour, un paysan, attiré par sa réputation de sagesse, vienne le consulter, avec un beau gros canard en cadeau.

Bien entendu, le Mulla mangea le canard en sa compagnie et lui offrit l’hospitalité pour la nuit.

Le paysan repartit chez lui bien content et, quelques jours plus tard, Mulla Nasrudin vit arriver plusieurs hommes, les fils du paysan. Il les retint aussi à manger et dormir, et ils repartirent.

Mais une semaine après, d’autres hommes se présentèrent chez lui ; c’étaient les cousins du paysan, et le Mulla se sentit obligé, à cause du canard, d’aussi leur donner à manger et de les loger chez lui.

Et ensuite, ce fut au tour des voisins de profiter de lui. Mulla Nasrudin était bien embêté ; il regrettait d’avoir accepté ce cadeau empoisonné et cherchait un moyen de se libérer de cette dette encombrante.

Heureusement, comme il était futé, il eut vite trouvé ; quand, quelques jours plus tard, toute une famille vint lui demander l’hospitalité en se présentant comme les voisins des voisins du 1er paysan, Mulla Nasrudin, tout souriant, les invita à entrer.

Il les fit s’installer à table et leur servit une grande soupière pleine d’eau chaude, dans laquelle nageaient quelques bulles de gras.

« Qu’est ceci ? », dirent les convives.

« Oh, dit le Mulla, ceci est le bouillon du bouillon du canard, pour vous, les voisins des voisins du paysan qui m’a apporté ce maudit canard ! »

La leçon à tirer de ce conte, c’est que, lorsqu’on s’est fait rouler par un escroc rusé, il faut trouver une autre ruse pour se sortir de ce mauvais pas.

Et qui est plus futé que le fameux Mulla Nasrudin*, héros d’innombrables contes orientaux ?

*Il porte d’autres noms selon le pays ; par ex, en Turquie, on le nomme Nasreddin Hodja.

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Conte : Meurtre ou pardon ?

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père & fils3

Un jour, un homme se rendit chez son père et dit: « Père, je ne peux plus supporter pas ma femme, je veux la tuer, mais je crains d’être découvert. Pourrais-tu m’aider ? « 

Et son père répondit : « Oui, je peux, mais il y a un problème … Au moment où elle mourra, il faut que personne ne puisse soupçonner que c’est toi, alors, d’ici là, tu dois jouer les maris aimants ; être tendre, poli, reconnaissant, patient, affectueux, moins égoïste, prendre soin d’elle, l’écouter plus, …

Bon, ajoute-t-il en lui tendant un sachet, voici du poison ; mets-en chaque jour un peu dans sa nourriture ; ainsi elle mourra lentement « .

Après quelques jours, le fils revint chez son père, catastrophé ; « Père, je ne veux plus que ma femme meure ; je me suis aperçu que je l’aime. Et maintenant, que dois-je faire, puisque j’ai empoisonné ses plats ? « 

Mais le père répondit : « Ne t’en fais pas ; ce que je t’ai donné était de la poudre de riz. Ta femme ne mourra pas, parce que le poison était en toi ! »

Moralité : Quand on nourrit sa rancoeur, on meurt à petit feu ; libérer son coeur de la haine & de la rancune rend heureux ! Quand on se force à aimer, à aider, à donner, qu’on cesse d’être égoïste, de se croire tout permis ou supérieur, de profiter et d’exploiter d’autres, on commence à se libérer des sentiments négatifs, à (se) pardonner et à aimer vraiment.

Discours de Jim Carrey

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Jim Carrey2Merci à ce grand acteur pour ce discours magnifique, si éclairant & inspirant !

Votre besoin d’acceptation peut vous rendre invisible dans ce monde.

Comme beaucoup d’entre vous, je m’inquiétais de sortir dans le monde

& y faire quelque chose de plus grand que moi,

jusqu’à ce que quelqu’un de plus malin que moi

me fasse comprendre qu’il n’y a rien de plus grand que moi.

Ne laissez rien se mettre en travers de la lumière qui brille à travers cette forme !
Prenez le risque d’être vu dans toute votre gloire !

Nos yeux ne sont pas que des machines à voir, ce sont aussi des projecteurs

qui font défiler une 2de histoire devant celle qu’on voit devant nous tout le temps.

La peur écrit ce script et le titre caché en est « je ne serai jamais assez ».

Vous pouvez passer toute votre vie à imaginer des fantômes, à vous soucier de la voie vers l’avenir

mais tout ce qu’il y aura jamais, est ce qui est en train d’arriver ici,

et les décisions que l’on prend en ce moment, qui sont basées soit sur la peur, soit sur l’amour.

Tant d’entre nous choisissent leur voie à partir d’une peur déguisée en réalisme.

Ce que l’on veut vraiment semble impossible & hors de portée

et ridicule à espérer,

donc, on n’ose jamais le demander à l’univers.

Je dis que je suis la preuve qu’on peut le demander à l’univers.

J’ai compris, une nuit à L.A., que le but ultime de ma vie

avait toujours été de libérer les gens de leurs soucis, comme mon père.

J’ai fait quelque chose qui fait que les gens me présentent leur meilleur côté, où que j’aille.

Comment voulez-vous (allez-vous) servir le monde ?

De quoi ont-ils besoin, que votre talent peut (leur) donner ?

Voilà tout ce que vous avez à découvrir.

Je peux vous dire par expérience que l’effet que vous avez sur les autres

est la monnaie la plus précieuse qui soit.

Vous pouvez échouer dans ce que vous ne voulez pas,

donc, vous pouvez bien prendre le risque d’oser faire ce que vous aimez.

Relaxez-vous et rêvez-vous une bonne vie !

citations d’Oprah Winfrey

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OprahOn ne présente pas « Oprah » ; cette femme courageuse & chaleureuse… résiliente, surtout (car elle a surmonté une enfance très traumatisante), et inspirante … La preuve ? Ces citations :

Suivez votre instinct. Voilà où la vraie sagesse se manifeste.

Transformez vos blessures en sagesse.

Respirez. Allez-y. Et rappelez-vous que ce moment est le seul que vous savez que vous ayez à coup sûr.

La plus grande découverte de tous les temps est qu’une personne peut changer son avenir en changeant simplement son attitude.

La clé de la réalisation d’un rêve est de se concentrer non pas sur le succès, mais la signification – et alors, même les petites étapes et petites victoires le long de votre voie prendront plus de sens.

Nous sommes tous responsables de notre propre vie – aucune autre personne ne l’est ou même ne peut l’être.

Ce que je sais est que si vous faites un travail que vous aimez, et que le travail que vous satisfait, le reste viendra.

Ce que fait la réussite matérielle , c’est vous fournir la possibilité de vous concentrer sur d’autres choses qui comptent vraiment. Et ça, c’est d’être capable de faire une différence, non seulement dans votre propre vie, mais dans la vie d’autres personnes.

Ce dont je suis sûre est que si vous voulez réussir, vous ne pouvez pas faire du succès votre but. La clé est de ne pas craindre de ne pas réussir, mais plutôt, de travailler à devenir « signifiant », et le succès suivra naturellement.

Vous savez que vous êtes sur la route du succès si vous feriez votre travail, même sans être payé pour cela.

L’excellence est le meilleur moyen de dissuasion contre le racisme ou le sexisme.

Je crois que tout le monde est le gardien d’un rêve – et en prenant conscience des espoirs secrets d’autrui, nous pouvons devenir de meilleurs amis, de meilleurs partenaires, de meilleurs parents et de meilleurs amants.

Je suis sûre que ce sur quoi on se focalise, est ce que l’on devient.

Je crois que tout arrive pour une raison, même quand nous ne sommes pas assez sage pour la voir.

J’en suis venue à croire que chacun de nous a une vocation personnelle qui est aussi unique qu’une empreinte digitale – et que la meilleure façon de réussir est de découvrir ce que vous aimez, puis de trouver un moyen de l’offrir aux autres sous la forme de service , de travailler dur, et aussi de permettre à l’énergie de l’univers de vous conduire.

Beaucoup de gens veulent monter avec vous dans la limousine, mais ce que vous voulez, c’est quelqu’un qui va prendre le bus avec vous lorsque la limousine tombe en panne.

Ce n’est qu’après qu’on soit arrivé à une compréhension spirituelle de qui on est – pas nécessairement un sentiment religieux, mais l’âme tout au fond de vous – que vous pouvez commencer à prendre le contrôle.

Souvent, nous ne réalisons même pas qui nous sommes censés être parce que nous sommes tellement occupés à essayer de vivre les idées de quelqu’un d’autre. Mais les autres et leurs opinions n’ont aucun pouvoir de définir notre destin.

Utilisez ce que vous avez à courir vers votre mieux – voilà comment je vis maintenant ma vie.

Vous pouvez tout avoir. Vous ne pouvez pas tout avoir à la fois.

Soyez plus splendide, plus extraordinaire. Utilisez chaque instant pour vous remplir

Je crois que chaque événement dans la vie survient en une occasion de choisir l’amour plutôt que la peur.

Je crois que le sentiment d’incertitude est en réalité le moyen qu’a mon âme de me murmurer : « Je suis dans le flux. Je ne peux pas décider pour toi. Il y a ici quelque chose est déséquilibré. »

La plus grande aventure que vous puissiez choisir est de vivre la vie de vos rêves.

Ma philosophie est que non seulement vous êtes responsable de votre vie, mais que faire le mieux à ce moment-ci nous met à la meilleure place pour (affronter) le moment suivant.

Le choix d’être excellent commence par aligner vos pensées et vos mots avec l’intention d’exiger plus de vous-même.

La vraie intégrité est de faire la chose correcte, en sachant que personne ne saura si vous l’avez fait ou pas.

Il faut comprendre que le droit de choisir votre propre chemin est un privilège sacré. Utilisez-le. Restez dans ce possible.

Avec chaque expérience, vous seul peignez votre propre toile, pensée par pensée, choix par choix.

Soyez reconnaissant pour ce que vous avez ; vous finirez par avoir plus. Si vous vous concentrez sur ce que vous n’avez pas, jamais vous n’aurez assez.

Je ne pense pas qu’on cesse jamais de donner. Vraiment pas. Je pense que c’est un processus continu. Et il ne suffit pas d’être capable d’écrire un chèque. Il faut être en mesure de toucher la vie de quelqu’un.

J’ai fini par comprendre qu’être reconnaissant pour mon corps était la clé pour me donner plus d’amour.

Vivre le moment présent vous apporte un sentiment de respect pour toutes les bénédictions de la vie.

Plus vous louez et fêtez votre vie, plus il y a à fêter dans la vie.

Ce dont je suis sûre est que ce que vous donnez vous revient.

Faites la seule chose que vous pensez ne pas pouvoir faire. Échouez-y. Réessayez. Faites mieux la deuxième fois. Les seules personnes qui ne trébuchent pas sont celles qui n’ont jamais gravi la voie de l’excellence. Ceci est votre moment. Jouissez-en.

La passion est de l’énergie. Sentez la puissance qui naît, du fait de vous concentrer sur ce qui vous enthousiasme.

Chacun de nous traverse les moments difficiles parce que quelqu’un est là, debout dans le gouffre pour le fermer pour nous.

Je crois que l’un des plus grands risques de la vie est de ne jamais oser risquer.

Ne vous entourez que de gens qui vous élèveront plus haut..

Quand quelqu’un vous montre qui il est, croyez-le la première fois.

Je ne crois pas à l’échec. Ce n’est pas un échec si vous avez aimé le processus.

J’ai un tas de choses à prouver à moi-même. L’une est que je peux vivre ma vie sans peur.

C’est la confiance en notre corps, notre esprit et notre âme qui nous permet de continuer à chercher de nouvelles aventures, de nouvelles voies pour y croître, et de nouvelles leçons à apprendre – et voilà ce qu’est la vie.

Donc allez-y. Tombez. Le monde semble très différent vu de par terre.

La chose que vous craignez le plus n’a pas de pouvoir. C’est votre peur de cela qui a le pouvoir. Affrontez la vérité va vraiment vous libérer.

Pensez comme une reine. Une reine n’a pas peur d’échouer. L’échec est un autre tremplin vers la grandeur.

Vous pouvez prendre de chaque expérience ce qu’elle a à vous offrir. Et vous ne pouvez pas être vaincu si vous continuez à prendre une respiration, et puis une autre.

Chaque jour vous apporte une occasion de prendre une grande inspiration, d’ôter vos chaussures, et de danser.

Chaque fois que vous affirmez ce que vous voulez ou croyez, vous êtes le premier à l’entendre. C’est un message pour vous et les autres sur ce que vous pensez possible. Ne vous mettez pas un plafond sur vous-même.

Si vous voulez que votre vie soit plus gratifiante, vous devez changer votre façon de penser.

L’énergie est l’essence de la vie. Chaque jour, vous décidez comment vous allez l’utiliser en sachant ce que vous voulez et ce qu’il faut pour atteindre cet objectif, et en maintenant votre concentration dessus.

Je définis la joie comme un sentiment durable de bien-être et de paix intérieure – une connexion à ce qui compte.

Si vous oubliez de recharger une batterie, elle s’éteint. Et si vous courez à toute vitesse sans faire d’arrêt pour boire, vous perdez l’élan pour terminer la course.

Le grand secret dans la vie est qu’il n’y a pas de grand secret. Quel que soit votre objectif, vous pouvez y arriver si vous êtes prêt à travailler.

A moins que vous ne choisissiez de faire de grandes choses avec cela, ça ne fait aucune différence combien vous êtes récompensé, ou combien de pouvoir vous avez.

Inspirant : les Cercles de réciprocité

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groupe uni  Vous bouillonnez d’idées, vous voulez faire de grandes choses, ou réussir, mais… vous êtes tout(e) seul(e), et vous n’avez pas de relations (en tout cas, pas de relations qui soient prêts à vous aider). Il ne suffit pas d’avoir du talent & de travailler dur pour réussir ; il y faut aussi de la chance & des relations….sans cela, rien ne se fait…

Les Belges le savent bien, qui ont adopté pour devise ; “l’Union fait la force” !

Pourtant, si on veut concrétiser ses ambitions, il ne suffit pas de rêver ; il faut passer à l’action !

Il faudrait, idéalement, trouver des gens qui nous « poussent », qui parlent de nous à ceux qui pourraient acheter nos produits ou services ou nous promouvoir… et on ferait la même chose pour eux, bien sûr.

Et puis, seul(e), on ne peut penser à tout … Il y a plus dans plusieurs têtes que dans une, en sorte que les autres auront certainement des idées qu’on n’aurait pas eus soi-même.

On le voit dans les peuplades vivant encore en clan ; s’ils doivent réfléchir sur un projet ou résoudre un conflit, ils visent une solution pratique & où tous seront gagnants (qui bénéficiera à tout le monde).

Eh bien, un cercle de réciprocité fonctionne sur ce même principe ; organisez une réunion avec des proches (famille, amis, collègues), où chacun doit accepter que la réunion ait pour but de résoudre un problème ou de répondre à une demande.
Le concept se fonde sur la loi de réciprocité de Cialdini, postulant que, quand quelqu’un nous rend un service, on se sent un peu obligé de le lui rendre, soit pour soi-même, soit pour ne pas apparaître comme un profiteur ou un ingrat aux yeux d’autrui. Et puis, ça a sans doute aussi à voir avec les neurones-miroirs (qui nous poussent à imiter l’autre).

Donc, si on est gentil envers quelqu’un ou qu’on l’aide, ou qu’on partage quelque chose avec lui, il se sentira poussé à faire de même, même sans qu’on lui demande quoi que ce soit.

Un chercheur, Adam Grant, a d’ailleurs constaté que l’on tend à sous-estimer la volonté des gens à donner ou à partager leur argent, connaissances, contacts et expérience.
Pourtant, quand on donne gratuitement une partie de notre temps ou argent pour le bien d’autrui, pour un mouvement social, notre communauté ou notre pays, ça nous fait nous sentir bien – à condition que la demande soit légitime et significative. C’est pour cela qu’on dit que la vertu porte en soi sa récompense !
Les « donneurs » (les êtres généreux) ont généralement tendance à faire l’essentiel du travail, alors que les « preneurs » songent à ce qu’ils perdraient, et visent à tout garder pour eux.

Mais dans un ce ces Cercles, chacun étant tour à tour donneur & receveur, il n’y a plus de honte à demander de l’aide, et les donneurs ne sont plus gênés de recevoir.  Le difficile est qu’il faut tenter de faire participer chaque membre de façon égale, & à leur niveau de confort personnel…

C’est un délicat équilibre à trouver mais, si on se focalise sur les solutions plutôt que sur les problèmes, il y a une modification de l’énergie dans la salle & des choses positives commencent à arriver.

Les gens se passionnent dans un sens positif, le pessimisme disparaît, l’enthousiasme croît.  En créant une dynamique, même si elle n’est qu’un petit caillou dans un grand lac, un effet d’entraînement se produit & ce qui semblait impossible, devient possible … Ainsi, on en arrive à concrétiser des projets.
Bien sûr, ce concept de réciprocité peut avoir l’air d’une transaction plus que d’un acte de générosité ; je fais ceci pour toi, à condition que toi, tu fasses cela pour moi… Eh oui ; le principe de réciprocité en est un qui fonctionne bien, en général.

Pourtant, ce n’est pas vraiment sur la réciprocité qu’un cercle idéal doit se baser ; il faut oublier l’idée d’échange mutuel, pour se focaliser sur la générosité. C-à-d qu’il ne faut pas garder sans cesse le « score » à l’esprit ; c’est plus une sensation de faire un don désintéressé qui bénéficiera à un autre dans le futur, et lui fera de même, etc … comme dans le film « Pay it forward » (pour ceux qui l’ont vu).

Le Dr Wayne Baker, de la Ross School of Business du Michigan et son épouse Cheryl ont développé un exercice appelé le cercle de réciprocité – et ils ont constaté que ça marchait dans tous les contextes, des étudiants aux grandes entreprises. Voici comment cela fonctionne :
Chaque personne du «cercle» fait une demande, et les autres membres du cercle essaient d’utiliser leurs connaissances, leurs ressources et les relations pour la satisfaire.  La demande peut être de nature personnelle ou professionnelle – allant de l’aide à un projet de travail à un besoin de bricolage à la maison.
Les demandes sont partagées et l’aide commence ; on obtient des résultats étonnants avec cette méthode, qui  semble libérer le donateur en chacun de nous.
Adam Grant, dans son livre « Give and Take », mentionne mentionne  la « faveur en 5-minutes »: c’est demander aux gens ce dont ils ont besoin, puis chercher rapidement des moyens, pour offrir une aide à un coût personnel minime.
Cela peut être une petite chose, comme par ex, transférer un lien vers un article dont vous savez qu’il intéressera le demandeur, faire une introduction (en direct ou par courriel), en lui donnant un avis honnête, …

Cette technique permet de repousser la peur qu’on a à l’idée d’aider : on craint qu’on ne nous demande un effort énorme en temps, en énergie ou en argent – alors, cette faveur qui ne prend que quelques secondes ou minutes nous rassure & nous donne plus envie de le faire.

C’est quand même plus efficace qu’un vague  « Je vais voir ce que je peux faire » !

Avez-vous déjà donné sans espoir de retour (ou de retour immédiat) ? Le faites-vous souvent ?
Le cercle de réciprocité marche même pour un grand groupe de personnes, puisque Chris Genteel, Business Development Manager chez Google, l’utilise.

Chaque participant exposait une chose qu’il aimerait accomplir, 3choses pour lesquelles il aurait besoin d’aide (dans sa vie privée ou sa carrière). Et il y a eu une connexion instantanée avec des gens qui voulaient & pouvaient aider.

Concrètement, comment se passe une réunion de réciprocité ?

– Il faut réunir les gens autour d’une table, avec des feuilles de papier & de quoi écrire, ainsi qu’un grand tableau,

– D’abord, chacun se présente,

– Donner à chacun des Post-It, et leur demander d’écrire leur nom, puis 1 (ou 2 ou 3) choses où ils auraient besoin d’aide : leur besoin, souhait ou désir, (1 souhait par Post-It)

– Après quelques minutes, chacun à tour de rôle se lève & énonce tout haut sa (ses) requête(s), puis vient coller son (ses) Post-it sur le tableau. Pendant ce temps, les autres prennent des notes, si cela leur inspire une idée,

– Quand c’est fait, demander à chacun de venir écrire son nom à côté de l’un des besoins ou souhaits,

– Si d’autres personnes ont une idée pouvant concrétiser un besoin, ils peuvent écrire une réponse sur un Post-It, et venir le placer sur cette demande,

– Cela fait, inviter les participants à reprendre leurs Post-It (avec ceux qui sont collés dessus) et à aller discuter avec ceux qu’ils veulent aider.

J’espère que mon article vous poussera à vous grouper … et à réussir !

Faut-il tout donner quand on aime ?

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femme soumise

Dès qu’on aime, on laisse tomber toutes nos défenses, on se rend, on est prêt(e)s à se donner totalement et à tout donner à notre aimé(e) ? Ce choix n’est pourtant pas malin, n’est-ce pas ? Alors, pourquoi le fait-on ?

A cause, surtout, d’un manque d’estime de soi ou d’intuition, mais aussi à cause de la croyance à des mythes totalement faux, mais bien ancrés dans notre société.

Voici les raisons principales de nos comportements de « don irrationnel » :

-Le mythe de « l’amour est plus fort que tout »
Les médias nous serinent sans cesse cette fable ; que l’amour conquiert tout, qu’il peut vaincre tous les problèmes & de surmonter tous les obstacles … Quelle blague !

Il faut se souvenir que tout marche pour l’argent et que l’industrie de la romance rapporte des milliards en exploitant nos faiblesses et flattant nos illusions ( = notre rêve que ce mythe soit vrai).

Les romans à l’eau de rose racontent souvent comment une pure jeune fille tombe amoureuse d’un gars froid et dur, qui devient, miraculeusement & grâce à son amour, un être tendre & aimant… Bien des femmes ne VEULENT tout simplement pas comprendre que ceci est de la pure fiction. On peut, à la limite, y rêver, mais il faut, juste après, savoir que ça ne marche pas comme ça & revenir sur terre !

– Le mythe de « l’Amour Inconditionnel »
L’amour inconditionnel – un amour où l’on donne tout sans rien exiger, ni même attendre en retour – est supposé (dans notre culture) être le seul « vrai » amour. En plus, c’est gratifiant ; aimer ainsi, fait de nous quelqu’un de « bien »…

Cette notion d’amour inconditionnel est bonne pour nos proches ou pour l’humanité en général (& encore), et surtout, elle nous inclut aussi nous-même !

Peu importe votre beauté, votre richesse ou votre intelligence, chacun – vous aussi – a le droit d’être aimé et celui de ne fréquenter que ceux qui lui font du bien, et de fuir ceux qui lui nuisent !

-Le mythe du « en couple, il faut mettre de l’eau dans son vin »
Nous avons tous appris que la vie de couple exige de faire des compromis – mais on parle de compromis sur des détails, et non sur notre être même ou sur les « ingrédients » indispensables en couple (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/05/22/les-ingredients-dune-bonne-relation-damour/ ) !

Il faut, compromis ou pas, toujours tenir compte de nos sentiments – et, si, avec notre partenaire, on n’est pas 100% satisfait au moins 50% du temps, ON FAIT UNE MAUVAISE AFFAIRE & on serait mieux tout(e) seul(e) !

Une autre erreur est qu’on accorde souvent à l’autre le « bénéfice du doute » (en niant encore nos sentiments) ; on se dit qu’on a mal interprété ses agissements ou ses mobiles.

Toujours en niant nos sentiments, on rejette les signaux d’alarme ou les angoisses qui nous assaillent (& qui sont là justement pour nous signaler que l’autre profite de nous). Tout ce qui pourrait faire éclater notre bulle d’illusion est alors rejeté, car voir la vérité nous ferait trop mal…

Croyez-moi : on a pourtant bien moins mal (& moins longtemps) si l’on accepte la vérité – si horrible & douloureuse soit-elle – que si on se bande les yeux & les oreilles pour rester dans notre « rêve enchanté » !

En outre, souvent, votre loser a érodé vos défenses & votre sens du moi (genre de lavage de cerveau), en sorte que vous en venez à croire qu’il est normal de tout donner quand on aime et que la violence est un juste châtiment si vous vous y refusez.

Sachez ceci : on ne peut pas avoir une bonne relation si l’on manque de limites & de confiance en soi ! (voir http://www.bonheuretamour.com/2012/05/10/une-super-relation-se-batit-de-linterieur/  et http://www.bonheuretamour.com/2014/01/26/votre-bonheur-depend-de-vos-limites/ ).
-On pense qu’on n’est pas assez bien

Beaucoup de gens (& surtout les femmes) pensent que « juste » elles-mêmes, ça ne suffit pas ; que, pour être aimé(e), il faut faire des efforts, des compromis et donner tout à l’autre – comme si, en nous choisissant, il(elle) nous faisait un immense honneur.
Les salauds en profitent, et ont l’art de nous faire croire qu’il suffit d’un petit effort de plus, pour que tout s’arrange & qu’ils nous aiment ; c’est comme agiter une carotte devant un âne : plus il poursuit la carotte, plus elle s’éloigne..

Bref, ce n’est qu’un leurre ; ce n’est évidemment pas ainsi qu’on peut se faire aimer de quelqu’un !

Quand on est en relation avec quelqu’un qui ne nous aime pas, mais ne fait que profiter de nous, on s’illusionne souvent à penser que l’autre verra qu’il peut toujours compter sur nous, et que, dès qu’il le comprendra, il nous choisira…

Mais comme ce n’est qu’un fantasme, la réalité finit par nous rattraper, et l’on se retrouve à se sentir dupé(e), utilisé(e) et seule (même s’il(elle) reste avec nous).

Beaucoup de losers hommes sont des experts dans l’exploitation des femmes ; ils n’ »en flanquent pas une » (grâce à un vaste choix d’excuses bidon) tandis qu’elle travaille et se tape tout le boulot….Et quand la femme en a marre et les « jette », ils passent à une autre – car beaucoup de femmes sont des « donneuses irrationnelles »… Elles ont appris, depuis toujours, qu’il fallait faire passer les besoins des autres avant les leurs. Souvent, ayant grandi dans des familles affligées d’un père tyrannique, elles ont vu leur mère tout faire pour leur conjoint et supporter des tas d’avanies pour « maintenir la paix » et éviter qu’il ne pique une crise et ne devienne violent.

Ce genre d’enfance programme le cerveau à agir ainsi ; les voies neuronales de ce comportement se renforcent de plus en plus, et celles d’un autre comportement s’étiolent.

-On a affaire à un profiteur subtil

Il ne s’agit pas toujours de dons matériels ; se donner, soi, est aussi un cadeau que l’on peut offrir à quelqu’un qui ne le mérite pas et ne fait qu’en profiter sans rien donner en retour ; on assiste alors à un lent étiolement de nos possessions les plus précieuses ; nos désirs, besoins, croyances, être profond..

Remettre ainsi le contrôle de notre vie entre les mains d’un autre, s’appelle une « capitulation sans conditions » ! Ceci est à la fois dangereux & nuisible, car ce dépouillement est lent mais méthodique, et surtout, invisible, car « donné librement » => le loser, qui est malin, n’exige rien, ni n’emploie la violence ; à la place, il nous pousse subtilement à lui donner ce qu’il veut. Ceci est notre perte – voilà ce qui arrive quand, au nom de l’amour, on abandonne son pouvoir à quelqu’un d’autre – à un barbare qui ne respectera pas ce trésor et ne fera que le saccager ! (voir ; De la femme comme « jardin » | http://www.bonheuretamour.com/2012/05/10/de-la-femme-comme-jardin/ ).

Conclusion

Si vous vous trouvez dans une relation où vous faites tout le boulot et l’autre, rien, vous devez vous poser les questions suivantes :
– L’amour est-il réciproque ? Est-ce que je reçois autant que ce que je donne ?
– Est-ce que je me sens dupé(e) ou utilisé(e) ?
– Est-ce que je prive mes enfants (ou d’autres personnes à charge ou moi-même), pour satisfaire les désirs de quelqu’un qui est, en fait, capable de prendre soin de lui-même ?
– Mon (ma) partenaire ne vient-il me voir que quand il a besoin de quelque chose ?
– Est-ce le schéma « je donne, il(elle) prend » est un schéma décrivant votre couple ?
– Cette relation va-t-elle dans un sens logique pour votre vie?
– Le niveau de risque de votre couple est-il normal ou trop élevé ?
Si nous avons été abusé(e) dans le passé, nous aurons tendance à retomber dans les mêmes erreurs. Nous devons donc toujours nous demander si notre comportement défie le sens commun.

Par ex, est-il judicieux que vous alliez travailler et nourrissiez un partenaire qui est tout à fait capable de travailler, mais choisit de ne pas le faire ? Est-il sensé de tout laisser tomber dans votre vie et de faire des trajets de centaines de km dans l’espoir que votre rêve fonctionne, avec quelqu’un que vous avez rencontré sur le Web ?

Il n’est pas question de s’enfermer dans un cocon protecteur & de ne prendre aucun risque, mais il ne faut prendre que des risques calculés.

Or, si vous êtes le seul à faire des dépôts sur le compte de l’amour, repensez votre stratégie d’investissement ! (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/06/29/lamour-est-comme-un-compte-en-banque/ ).

Donc, je veux bien qu’on donne tout (oui, TOUT !) par amour, mais SEULEMENT après s’être bien assuré(e) de la qualité de celui (celle) à qui on donnera et de la solidité de son amour pour nous …

La relation est le 1er enfant d’un couple !

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Family giving dog a bath.Oui, il faut voir n’importe quelle relation (amour ou amitié) comme une créature vivante créée entre et par les 2 personnes – cet « être » immatériel se construit quand 2 êtres sont amenés à se côtoyer ou se parler – dans la rue, au bureau ou au foyer. Bien sûr, entre 2 personnes partageant le même lieu de vie, la relation sera étroite et importante.

Cet « enfant » se crée donc de toute façon, étant très petit et frêle au début, mais croissant en force et en taille avec le temps. Mais cette créature peut être plus ou moins grande, belle et forte. Pour qu’il ne ressemble pas à un malade, il faut le nourrir bien et régulièrement.

Mais de quoi se nourrit-il ? Eh bien, de l’amour provenant des 2 personnes impliquées – comme un vrai enfant.

Mais par quel acte- cet amour se manifeste-t-il et nourrit-il la relation ? Par de la bienveillance, c-à-d des attentions, de la sollicitude – s’il n’y a pas ceci, chaque jour, c’est l’enfer ; l’ »enfant » (= la relation) n’est qu’un avorton malingre – la relation est malsaine.

Si l’un des partenaires ne donne rien, il ne nourrit pas » l’enfant » et n’est un parasite qui se laisse vivre dans l’organisme de la famille et y profite, comme un virus – prenant ce qu’il lui faut aux dépens des autres, en refusant de payer sa part.

Or, une relations se vit soit sur un mode d’amour, soit pour l’argent; il faut qu’il y ait égalité, ou réciprocité, sinon, ça ne peut pas durer. Lorsque l’on paie pour un service, on peut se dispenser de l’amour – mais si on ne paie pas en argent, il faut nécessairement payer en amour !

Toute autre alternative peut à juste titre s’appeler du vol – car c’est voler que de prendre quelque chose sans rien offrir en échange. Le profiteur du couple traite la relation avec désinvolture et ne nourrit pas l’ »enfant » – laissant la relation « crever de faim », pour ainsi dire.
Paul Ricoeur nomme la sollicitude ; la « bientraitance » et la base de la moralité – c’est être gentil et aimant.

Corollaire : son absence est une maltraitance, et un manque de moralité ! Qu’on le fasse exprès (qu’on ne VEUILLE pas faire mieux) ou non (qu’on ne PUISSE pas faire mieux) n’y change rien pour les malheureux qui doivent vivre avec une telle sangsue !

« Il n’y a pas d’amour ; il n’y a que des preuves d’amour » – c-à-d de la gentillesse envers notre partenaire. Et un foyer sans amour (c-à-d sans actes d’attention, de don, de gentillesse, de bienveillance, de sollicitude) est un enfer, où l’on s’épuise parce qu’on donne.
Le profitage éhonté du partenaire égoïste et indifférent, l’indignation et la souffrance causées par le fait qu’il se fiche de votre relation, finissent par vous rendre malade – bref, cette position n’est pas tenable longtemps ; un « enfant immatériel » qui n’est nourri que d’un côté (par une seule personne) ne peut pas vivre longtemps.

Si vous constatez que vous êtes seul(e) à nourrir l’être (la relation), vous cessez aussi de l’alimenter … et c’est la fin pour la relation ; les sentiments positifs (de dévouement) envers l’autre meurent, remplacés par la rancœur d’avoir été exploité(e).

On retombe ici sur la nécessité d’éviter les sots ; car une relation d’amour et de dévouement, c’est précieux. La plupart des gens se fichent de vous et de ce qui peut vous arriver – alors que quelqu’un qui vous aime se coupera en 4 pour vous soutenir et vous tirer de vos problèmes.

Celui qui ne comprend pas ceci et ne donne pas son maximum pour nourrir et préserver une chose aussi utile n’est qu’un sot, trop bête que pour comprendre qu’une relation est un vrai trésor !
Il n’a pas compris tous les avantages qu’il avait à la maintenir – en sorte qu’il l’a laissée s’étioler et mourir.

Ce profiteur vous a fait perdre votre temps et votre énergie (= un morceau de votre vie) – il faut donc éliminer ce parasite au plus tôt !

Sur la gentillesse : chacun doit reconnaître que nos actes affectent les autres et qu’il doit s’en sentir responsable, et leur faire activement du bien.
Pour cela, il faut faire des actes gratuits de bonté. En plus, c’est intelligent ; ça augmente en même temps nos chances de réussir dans la vie, puisque ça élève notre estime de nous !

Et on peut avoir besoin d’aide plus tard ; or, un acte de bonté a un impact durable sur celui qui le reçoit (à moins que ce ne soit un sot, justement) et ce dernier sera porté à vous secourir à son tour, même des années plus tard. Mais bien sûr, au moment où l’on donne, il faut le faire sans arrière-pensées, sans espoir de retour.