Archives de Tag: terreur

PN : dommage & résilience

Par défaut

J’ai été unie à un pervers narcissique pendant 24 ans. J’étais une bonne épouse ; je gardais la maison propre, je cuisinais des repas tous les soirs, j’étais honnête, loyale et fidèle. Je me pomponnais toujours pour quand il rentrait le soir et étais demandeuse de sexe (mais vous le savez, ces monstres doivent toujours frustrer leur victime, en sorte qu’il ne couchait quasiment jamais avec moi).

J’ai élevé 2 enfants (il a fait mourir ma 2de fille en me shootant violemment dans le ventre quand j’étais enceinte de 6 mois) et, avec un QI de 130 et plein de rêves & d’ambitions, je suis restée cantonnée dans ces rôles de mère & servante durant plus de 20 ans car il refusait que je travaille (bien sûr ; l’argent est la clé de la liberté !).

Je pensais qu’au fond de lui, c’était un homme gentil, mais perturbé – qu’il avait le potentiel pour être moins agressif, mais était traumatisé parce que ses parents ne le comprenaient pas … (tu parles !)

il n’était pas émotif, jamais intimidé par rien, n’avait absolument aucune crainte de quoi que ce soit, jamais anxieux ou nerveux à propos de quoi que ce soit, n’avait jamais tort, & avait toujours des excuses pour tout – même, je l’admirais pour ça, j’étais émotive & j’aurais souvent voulu être aussi calme que lui dans les circonstances difficiles. Après 20 ans, j’ai appris qu’il avait des liaisons (il y avait eu plein de signes, mais je n’avais pas voulu les voir, ou il me disait que j’étais folle, que je me faisais des idées, …) – avec des collègues, des prostituées, & aussi des hommes.

Normal : en plus de n’avoir pas de moralité, les psychopathes n’ont pas d’identité sexuelle. Quand j’ai cherché à découvrir les choses qu’il faisait & surtout, commencé à comprendre ce qu’il était vraiment, il a commencé à tout faire pour me piétiner totalement, me détruire.

Il était un menteur pathologique, mentant sans raison, pour le plaisir – en sorte que, sans la base stable que constitue la vérité, je vivais dans l’anxiété.

Il voulait à faire croire à tout le monde que j’étais dingue, même à moi-même – mais en sa présence, mon corps me disait qu’il mentait (j’avais l’estomac serré).

Et à part les maltraitances (précédées de rituels de terreur vraiment sataniques), il disait que j’avais fait et dit des choses que je n’avais pas fait ni dit, en sorte que je me suis mise à douter de ma santé mentale, & il m’a salie partout où il allait.

Le film « Gaslighting » de 1944, raconte l’histoire d’un homme qui tente de rendre sa femme folle. Un PN fait cela à ses victimes. Quand j’ai commencé à apprendre qui et ce qu’il était réellement, il a dû me faire taire – et pour ça, faire croire à tout le monde que j’étais folle pour qu’ils ne croient pas ce que je disais sur lui.

Ayant craqué (après 20 ans de tortures de toutes natures) sous la pression de ses violences, j’ai même en soins mentaux pendant 2 jours. Comme tous les pervers, il est très charmant, très convaincant & expert dans l’art de manipuler les perceptions d’autrui dans le sens qui l’arrange.

Ce sont juste quelques-unes des choses que cet homme a faites. Bien sûr, il nie énergiquement tout ; il s’en tire en jouant toujours les innocents & les ignorants. Au contraire, il vous accuse de tout le mal qu’il vous fait ; on l’a toujours « poussé » à … (boire ou se camer, nous tromper, nous frapper, …). Et le pis est qu’on le croit !

Il a causé un énorme dommage à moi & à mes enfants car la perversion narcissique est une prédation violente, un viol émotionnel (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/10/15/viol-emotionnel/ ), un assassinat moral, un anéantissement de tout ce que l’on croyait être.

Rien dans ma vie n’était comme je l’avais pensé. L’homme à qui j’avais donné 25 années de ma vie à et dont je pensais qu’il avait fait la même chose, ne s’était pas engagé du tout, en fait. Et, m’ayant menti sur sa nature & ses vrais goûts, il était un étranger total pour moi.

Beaucoup de choses cruelles qu’il m’a faites étaient juste pour le plaisir, pour causer une réaction, pour se nourrir & s’amuser.

Il a fait des choses dont je n’oserais pas même parler. Il était constamment mauvais, cruel, hostile, haineux – sauf bien sûr quand vous faites mine de partir ; alors, on a droit à un torrent de larmes, de mea-culpa & de promesses de changer…

Et tout était intentionnel – voilà la réponse à une question qu’on me pose souvent ; ces morts-vivants ne pensent qu’au mal qu’ils peuvent vous faire, & se sentent en droit de le faire, et ça leur procure du plaisir de le faire. Ils sont seuls responsables, seuls agresseurs, car eux seuls ont pris la décision de faire ce qu’ils ont fait.

J’ignorais que la haine pouvait être si puissante. Oui, les PN sont cruels juste pour le plaisir. Et ceux avec lesquels ils sont les plus cruels sont ceux qu’ils sont censés aimer le plus, & protéger. Si vous êtes assez malchanceux(se) pour être la cible d’un tel psychopathe, vous pourrez récupérer, mais vous en sortirez (SI vous vous en sortez en vie !) modifié à jamais.

Oui, le dommage est immense… mais faut-il rester par terre ? Non ! C’est justement ça qu’il veut pour vous ! La meilleure des vengeances contre un passé horrible, est un avenir radieux !

Ecrivez ce qui vous est arrivé – ce n’est pas parce que vous pensiez mal (et comment peut-on imaginer CA ?!) que vous êtes coupable de quoi que ce soit. Vous avez agi selon ce que vous saviez, & vous saviez peu car les informations vraies sont cachées, tandis que les mensonges sur les relations s’étalent partout.

Maintenant que vous savez mieux, vous agirez mieux.

Ne vous penchez pas trop sur votre passé ; allez de l’avant – Vous êtes changé(e) mais, je l’espère, pas en devenant « malade » à votre tour (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/07/10/lhorrible-mutation-des-victimes/ ).

Refusez de vous identifier à votre vécu, refusez de donner du pouvoir à votre passé & à votre bourreau.

Si vous partez en quête de vos rêves, vous irez mieux – surtout si ces rêves impliquent d’aider des êtres qui en ont besoin…

Publicités

Evasion mentale des victimes de PN

Par défaut

daydream3

Vivre avec un PN est tellement horrible & douloureux que la proie doit s’évader d’une ou d’autre manière.

Or, comme la victime n’a pas conscience de exactement dans quelle situation elle est – c-à-d en danger mortel ; avec un prédateur qui se nourrit d’elle en lui arrachant chaque jour un peu de sa chair – elle reste – et ce, d’autant plus qu’elle se croit responsable des violences que le PN lui fait et qu’elle espère « s’améliorer » pour qu’il redevienne l’amoureux qu’il était au début.

Elle en ressent les effets (souffrance indicible, terreur, culpabilité, honte, angoisses, insomnies, nervosité, réactivité, dépression, faiblesse, …) mais elle est dans le brouillard – un brouillard soigneusement créé par le PN pour l’empêcher de partir … car quand on voit où l’on est & avec qui, on part !

Comme l’a dit le Dr Phil : « Vous êtes des gens normaux & gentils, alors, votre esprit ne peut pas aller où vont les esprits mauvais & dérangés » !

Donc, puisque, d’une part, la situation est invivable et que, d’autre part, il n’est pas question d’une évasion physique, la victime devra recourir à un autre genre d’évasion.

Beaucoup de victimes tombent alors dans une addiction : alcool, drogues (illégales ou sur prescription, comme les calmants & anti-dépresseurs), sexe, jeux video ou jeux d’argent, travail, …

Mais il y a une autre façon de s’abrutir dont on ne parle jamais : les songeries d’amour !

L’être humain est une merveilleuse machine, dotée de mécanismes de survie sophistiqués. Alors, quand notre être subit des choses d’une violence telle qu’elle dépasse nos facultés de les supporter, notre cerveau nous « sort de là » d’une façon ou d’une autre…

Et si l’on ne peut ni attaquer, ni fuir, il nous sauve en nous « dissociant » de ce qui est en train de se passer. Et c’est ce qui se passe ; il est tellement pénible de vivre avec le monstre qui se nourrit de notre sang qu’on dissocie…

Si l’on est coincé(e) dans une situation d’agression, la Nature, pour nous protéger, a prévu un mécanisme de survie, consistant à dissocier notre esprit de ce qui est en train d’arriver à notre corps (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/06/02/refugiee-dans-ma-tete/ ).

Hélas, il semble que même notre corps se fait le complice des PN !

En effet, ne pouvant s’évader qu’en pensée, la victime fuit dans le rêve, elle s’élève sur les ailes enchantées des rêveries de passion pour fuir la prison infecte, le trou noir délétère où elle végète… C’est sa façon de contrebalancer son quotidien de haine… Affamée de chaleur humaine et ne pouvant se nourrir d’amour réel, elle tente de se satisfaire avec un amour fantasmé – comme la nourriture imaginaire dans Peter Pan.. sauf qu’on n’est pas au Pays Imaginaire, et que cette passion chimérique ne nourrit rien du tout, mais ne fait que nous garder dans cette relation qui nous détruit !

On tombe amoureuse d’un homme inaccessible (qu’il s’agisse d’une star ou un proche de la famille) et on perd sa vie à fantasmer longuement sur lui chaque jour… ce qui nous enfonce de plus en plus dans la passivité.

De plus, cette illusion de passion s’accompagne d’un fantasme de sauvetage : le beau prince auquel on rêve, non seulement déposera à nos pieds un amour pur & ardent, mais nous sauvera de ce quotidien horrible…

Cette idée nous éloigne de la conscience que si l’on veut améliorer notre vie (éventuellement en trouvant ce bel amour vrai) & stopper cet assassinat à petit feu par le lâche bourreau qui partage notre vie, on devra cesser de rêver & commencer à agir !

Il est terrifiant de comprendre que l’autre nous hait & est incapable d’aimer, et que personne ne viendra nous sauver, qu’on doit le faire seul(e), mais c’est la 1ère étape obligée pour survivre en se retirant de cette relation destructrice.

Il faut cesser de rêver & commencer à agir. Pour vous faciliter les choses, voici un bon plan : http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/la-methode-plan-a-plan-b/.

Et souvenez-vous : Il faut faire ce que l’on doit faire, avant de pouvoir faire ce que l’on veut faire !

Quand le PN « sadinise »

Par défaut

regard sadique

Quand un être normal constate qu’une relation ne fonctionne pas, il rompt, tout simplement. Mais ce n’est pas ce que fait un pervers narcissique.

Lui (ou elle) ne « jette » son (sa) partenaire que quand il pense (à tort ou à raison) qu’il n’y a plus rien à en tirer. La rupture intervient non pas après des mois ou des années de désaccord & de dysharmonie, mais soudainement, quand le PN passe brusquement de l’idéalisation totale au mépris total. Dénué de sentiments & avide de tourner toutes ses forces vers la pêche à une nouvelle proie, il ne perd pas de temps à l’exprimer avec tact à sa victime.

S’il reste, il va alors « jouer » à des jeux sadiques avec sa proie, d’abord, car ça lui procure une sensation de puissance, et ensuite, si la victime mérite (à ses yeux) d’être punie – c-à-d toutes les fois où elle le frustre ou refuse d’obéir ou de l’admirer, lui fait une scène, proteste contre les maltraitances, l’a quitté, …

Il aime alors jouir de sa douleur, terreur & angoisse.

Ce faisant, il peut aussi déclencher la rage de sa victime, ce qui peut mettre sa vie en danger … mais même ça, il aime ; en effet, ça titille son besoin d’être puni (car, très conscient du mal qu’il inflige à l’autre, il a au fond de lui, un vague besoin d’être puni pour ses crimes) et du reste, tout PN étant mort à l’intérieur, est avide de sensations fortes pour se sentir vivre.

Alors, pour lui, tout vaut mieux que d’être ignoré ; par conséquent, si sa proie n’est pas en train de l’admirer & l’adorer comme il le mérite (!), elle sera en train de le haïr et de l’injurier… Les 2 lui procurent de l’approvisionnement narcissique, de toute façon ! Les 2 le font se sentir génial & tout puissant…

C’est pour ça que, tandis que nous, la victime, sommes en train de pleurer des larmes de sang ou de bouillir de rage & d’indignation, le PN est suprêmement calme et, si on regarde bien, on peut voir une expression de plaisir sur son visage tandis qu’on traverse des abîmes de souffrance…

On pourrait donc aisément confondre les PN avec des sadiques, car les 2 sont dénués d’empathie, égocentriques & rigides, les 2 ont l’art de dégotter des proies, de trouver leurs besoins puis de leur infliger des tortures pour en jouir.

Mais alors qu’un sadique en jouit sexuellement, le PN le fait pour punir &/ou réaffirmer sa grandeur, sa supériorité & son omnipotence.

Les PN emploient divers genres de violences pour briser leurs victimes ; il infiltre ses défenses, se moque d’elle & la critique sans cesse, brise sa confiance en soi, la déconcerte, la déséquilibre, l’avilit & la rabaisse, il envahit son territoire, abuse de sa confiance, épuise ses ressources, blesse ses proches, menace sa sécurité, l’entraîne dans sa paranoïa, la terrorise, la frustre d’amour & de sexe, il l’humilie & l’insulte (en privé et en public), souligne ses faiblesses, …

Très souvent, ces violences sadiques se font subtiles, et sont déguisées en un intérêt feint pour le bien-être de sa victime. Lui, le menteur, ose donner un « avis éclairé », lui, le psychopathe, joue le psy, lui, le mauvais, joue le père aimant ou l’ami ! Cette variante est tout aussi destructrice qu’une violence « ouverte » et plus dangereuse, car moins aisément détectable.

En fait, le PN aime être craint & haï et déteste être aimé ; la plupart d’entre eux sont véritablement drogués au « fix » de puissance absolue qu’ils ressentent en contemplant l’expression d’égarement, de haine, de répulsion, d’horreur ou de terreur sur le visage de leur proie. Il se sent alors comme un dieu cruel, tout-puissant, capricieux et impitoyable, une force de la nature dévastatrice.

Mais aussi (voir + haut), il attend & appelle la punition – qui, dans son esprit malade, est aussi sa justification. En effet, voici son raisonnement tordu : s’il est « persécuté », c’est parce qu’il est unique ; « si je n’étais pas spécial, se dit-il, ils ne me poursuivraient pas ainsi ».

Un PN est en conflit constant avec les «êtres inférieurs» (qu’au fond, il envie) : son (sa) partenaire, son patron, ses collègues, ses voisins, la société dans son ensemble, en sorte qu’il se sent souvent comme un génie parmi des demeurés, à devoir lutter contre la médiocrité de son milieu.

Bien sûr, c’est une projection ; au fond de lui, il sait que c’est lui qui est mauvais, dysfonctionnel, faible, médiocre et, en besoin constant d’approvisionnement narcissique, il est humilié par cette dépendance.

Ce contraste entre ses fantasmes grandioses et la réalité de son être génère une lutte en lui et des sentiments négatifs… dont – comme il ne peut affronter son côté sombre – il devra se débarrasser sur une victime… C’est un cercle vicieux !

Bref, le sadisme des pervers se mêle bien avec ses tendances masochistes & avec sa quête incessante d’approvisionnement narcissique.

Humilier, torturer et terroriser ses victimes prouve son omnipotence, nourrit son faux moi & ses fantasmes de grandeur. La douleur & le désarroi de celles-ci fournissent au PN sa nourriture préférée, tout en générant en ces victimes une rage, annonciatrice de châtiment (attendu) …

L’autonomie des PN n’est donc aussi (comme tout le reste) que faux-semblant ; il refuse farouchement toute dépendance (qui n’est pour lui que faiblesse, donc infériorité) mais en même temps, il ne peut se passer de jouer au dieu cruel, libre de tourmenter une créature (ce qui nécessite la présence d’un(e) autre).

La « créature » n’a pas besoin de lui – au contraire, elle vivrait bien mieux sans ce vampire qui lui suce le sang ! – mais lui, pour « se nourrir » (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/ ), ainsi que pour ses petits jeux malsains et autres rituels sataniques, a absolument besoin de l’autre !

50 Shades of PN

Par défaut

PN loup

Les PN sont (contrairement aux apparences) des êtres d’une grande monotonie & n’ont aucune tolérance : tout doit se faire à LEUR façon, toujours de la même manière, par tout le monde. « Routine » est leur mot-clé, car ils sont extrêmement psychorigides.

Par exemple, le mien, qui ne faisait pourtant jamais aucune tâche ménagère, me critiquait sans arrêt sur ma façon de faire la vaisselle ; il fallait d’abord placer ici la vaisselle sale, la laver d’une certaine manière, puis la rincer, aussi comme sa mère le faisait. Non mais, quel IDIOT, quand j’y repense 😉 … Et moi aussi, d’ailleurs, j’étais bien sotte de supporter cela ; j’aurais dû lui répondre : « puisque tu le sais mieux, tu n’as qu’à la faire toi-même ! »

Le PN est fermement convaincu que les choses DOIVENT se faire d’une certaine façon ; la sienne (celle avec laquelle il se sent à l’aise) – et si vous voulez faire les choses autrement, il y aura des conséquences !

En effet, ce faisant, la victime l’a en quelque sorte « attaqué », puisque sa façon de faire l’a mis lui (le PN) mal à l’aise, il s’est senti déstabilisé… Ceci, vous le comprenez, « mérite » une punition !

De même, si la victime, qui au début (vu qu’il se faisait alors passer pour le Prince Charmant), cesse de l’admirer (j’ai déjà décrit ici http://www.bonheuretamour.com/pn-et-approvisionnement-narcissique/ quel besoin ces êtres ont d’approvisionnement narcissique), ils deviennent soudain froids & silencieux – et bien sûr, vous punissent (par ex, par de la torture silencieuse : http://www.bonheuretamour.com/pn-torture-silencieuse/ ).

Si la victime insiste, il peut carrément quitter la maison ou, en une seconde, passer à une violence extrême (ou même juste la menace, car ils adorent vous terroriser).

Lorsque vous commencez à voir leur vraie (hideuse) nature, c’est un peu comme quand un bandit dit de quelqu’un « il faut l’éliminer ; il en sait trop ». Oui vraiment ; vous en savez trop ! Pour le PN, personne ne peut voir cela (même pas lui, en fait) !

En plus, comme vous avez arraché son masque et commencez à distinguer ses tactiques pour vous manipuler, il est en quelque sorte « nu », exposé, c-à-d qu’il perd pas mal de pouvoir… et cela, un PN ne le supporte pas !

Au fond de lui, le pervers narcissique est toujours ce petit enfant faible & sans défense, qui fut maltraité, nié, négligé, battu ou terrorisé… Et c’est justement pour cela, pour reprendre le pouvoir, qu’ils vous font subir des sévices ; dans leur esprit tordu, ils doivent « repasser » à quelqu’un leur douleur. Voilà pourquoi ils vous maltraitent, vous négligent, vous nient, vous battent ou vous terrorisent.

Là, ils ont le pouvoir, ils récupèrent un pouvoir sur leur vie, ils « guérissent » – c’est pour ça qu’ils se sentent bien quand ils vous font cela …

La vie est mouvement. Or, le PN est quelqu’un qui n’a pas évolué, n’a pas fait un travail sur lui-même, compris, et repris le cours de sa vie, mais est resté coincé dans un passé douloureux.

Alors, si vous leur faites remarquer qu’ils sont loin d’être parfaits et devraient changer de comportement, cela les enrage.

Ils voient cela, non comme une tentative de communication pour améliorer la relation, mais comme une attaque personnelle. VOUS les attaquez, vous les agressez sans raison, donc vous méritez une punition (ce qui, en fait, était son but depuis le début – comme dans la fable « le Loup & l’Agneau, de Jean de la Fontaine).

En fait, vous êtes tellement mauvais(e) (PROJECTION) que vous méritez la mort. Rien de ce qu’il pourra vous faire, ne pourra vous faire payer pour ce crime de le critiquer, lui qui est si bon & si parfait ( !).

Ils vous dira les choses les plus cruelles et blessantes et passera sa rage sur vous, en voulant vous détruire, vous piétiner, vous ECRASER totalement (car sa rage, en effet, bouillonne en lui depuis des années & s’est accumulée terriblement)… Mais en même temps, il veut vous laisser en vie, pour pouvoir continuer à se venger sur vous de ce qu’ils a subi (et ressenti) jadis.

Mais le pis, c’est qu’il vous rend dingue ; il dit ou fait quelque chose, puis, quand vous y faites allusion, prétend qu’il n’a jamais fait ou dit cela – en sorte que vous pensez être dingue.

Moi, par ex, il me disait « tu es folle, j’ai jamais dit ça, je vais te mettre à l’asile ». Et dans ma naïveté, je pensais que je perdais l’esprit… Jusqu’à ce que ma fille grandisse un peu, et me dise « mais maman, il l’a VRAIMENT dit ; moi aussi, je l’ai entendu dire cela ». Alors, j’ai compris que ce n’étais pas moi la dingue…

Ici, ATTENTION ! Il faut radicalement cesser de chercher à comprendre les mobiles de notre PN, et « s’il le fait exprès de nous traiter ainsi, ou pas ; s’il est juste un mauvais communicateur, ou taiseux, ou traumatisé, etc » – Fini la pitié, fini la patience & la compréhension, fini les discussions ; il faut CESSER ! Car c’est CELA qui nous maintient dans cette relation qui nous détruit !

Dites-vous bien qu’on ne discute pas avec quelqu’un qui est fou (ce sont ses « démons », ses pulsions mauvaises, qui le font parler & agir comme il fait), qui n’est pas lucide (il ne voit pas d’ »où » il parle), qui ne vous veut pas du bien,  qui n’est pas de bonne foi et qui ne veut pas que le problème se résolve !

Si quelqu’un agit ainsi, qu’il soit innocent & cinglé, ou juste mauvais (ce qui au fond est aussi une maladie mentale), il ne faut pas rester en relation avec lui, c’est tout. Car même s’il est juste « dérangé », ce n’est pas à vous de le soigner. Qu’il aille se faire soigner ailleurs ! Vous, vous devez prendre soin de vous-même, et d’abord, renforcer vos limites personnelles !

L’homme qui bée d’admiration devant une femme

Par défaut

Beaucoup d’hommes pensent que complimenter une femme lui fait toujours plaisir.mais c’est faux ! D’abord, la plupart des femmes vont y voir des sous-entendus critiques et le prendre mal, et en outre, trop complimenter sa partenaire la rend soupçonneuse ou méprisante et si c’est une presque inconnue, la noyer de compliments la fera douter de vos intentions.

Etant femme (et pas trop moche), il arrive que, sans me connaître (ni en avoir envie !), certains hommes osent m’accoster ou me harceler – ne visant hélas que le lit.  Ceci, bien entendu, ne donne pas envie de sortir avec eux, bien au contraire.

Car lors d’une rencontre, la zone du cerveau éveillée chez l’homme est celle de l’aventure, alors que la zone éveillée dans le

cerveau de la femme est celle de la peur – c-à-d la peur d’être utilisée comme objet sexuel – étant entendu que la femme veut être prise comme objet sexuel et utiliser l’homme aussi comme ça, mais juste l’homme qu’elle a choisi et qui a su la gagner.

Dans toutes les espèces (et la nôtre aussi), les mâles sont peu sélectifs, mais même pour eux, certains stimuli doivent quand même être présents – sous peine de « panne » !

Il est donc évident que pour les femelles de ces espèces (et la nôtre aussi), d’autres stimuli (tout-à-fait différents de ceux des hommes) devront être présents pour l’amener à désirer l’accouplement.

Ce qui attire une femme est hélas ce qui fait fuir les hommes, et ce qui attire l’homme (sexe « facile » et rapide) est justement ce qui les fait fuir – car c’est ce qui peutles  faire le plus souffrir  !

Il n’y a que les femmes superficielles a aimer être louées pour leur beauté. Les autres préfèrent qu’on leur parle de leurs mérites, centres d’intérêt, vertus ou ambitions.

En tout cas, que leur interlocuteur respecte leur pudeur et leur sensibilité… La drague – et le fait de complimenter exagérément en est – effraie et dégoûte une femme un peu intelligente.

Bien des hommes sont égoïstes et n’ont aucune raison de s’intéresser à la nature des femmes puisque celles-ci n’osent en général pas les repousser quand ils se conduisent d’une façon qui les choque….Ce qui fait que jamais ils ne s’éduquent à ce qui déclenche réellement l’envie d’une femme.

Pourtant, si les hommes ne devaient avoir du sexe que quand ils ont fait ce qui’il faut pour ça (=  amener la dame à avoir envie d’eux), il n’y aurait que quelques hommes par jour sur toute la planète qui feraient l’amour !

Quand un homme fait à une femme des compliments « généraux » et exagérés, ça le fait paraître comme avide, pressé de « conclure »… La femme se sent comme une proie, comme une salade juteuse guettée par l’œil avide d’un escargot affamé et baveux ! (en tout cas, c’est l’impression que ça me fait). C’est terrifiant et dégoûtant.

Par ex, je fréquente actuellement un homme qui, quand je fais des trucs normaux, se fait tout un cirque dans sa tête, comme un psychopathe ; il me dit d’un air gourmand qu’il aime quand je bouge mes cheveux ou que je me remets du rouge à lèvres  –brr ; ça fait vraiment peur !

Il me dit aussi tout à trac que j’ai une belle silhouette, de beaux seins et de belles fesses… Je me sens alors, non un être humain, mais un quartier de viande à l’étalage … et lui, un pervers. Quand il me dit ce genre de choses, mon estomac se noue et je me sens glacée … Ca me donne envie d’être invisible, ou enveloppée dans une burqa, ou bien à l’abri dans une forteresse … en tout cas, à 1000 km de lui !

La plupart des femmes cherchent à se sentir amoureuses, car il n’y a que l’amour qui donne des couleurs à la vie et les fait se sentir vivantes et vibrantes …mais il n’y a pas moyen de cette façon !  Or, ce comportement indigne et fâche, quand on sent qu’on n’est pas un objet, mais un sujet. Toute femme un peu maligne sait que l’homme doit s’intéresser à son corps, mais aussi  et surtout à elle-même, pour la satisfaire… Elle sait que le seul intérêt physique annonce du sexe bâclé, insatisfaisant, et le risque, ensuite, d’être rejetée comme un outil qui a servi…

Pour ce qui est de coucher, on dit qu’« un homme cherche un lieu et qu’une femme cherche une raison »  – Donc, si je fréquente cet homme, c’est que j’ai jugé qu’il y avait le potentiel (certains points communs) pour avoir une relation avec lui et à partir de là, je suis en train (comme toute femme dans cette situation) à chercher une raison…

Hélas, avec ses sots compliments, le sentiment que je cherche (= l’amour, l’envie d’aller plus loin, l’excitation) s’éloigne, et son attitude génère le sentiment inverse (le dégoût et le mépris) !

En outre,  cet homme fait clairement ce qui lui plaît, sans tenir compte de mon attitude – regard qui le fuit, mimique de dégoût, gêne, corps qui se contracte, …  Et il est clair que ce sera pareil au lit ! Même mes remarques verbales – comme quoi ça me déplaît – ne le font pas cesser !

S’il avait tenu compte de mes réticences, et fait machine arrière il aurait marqué des points, et se serait rapproché de son but, mais là, son attitude égoïste et bête, produit le résultat inverse… Pas bien malin, non ?

Le comble : il prétend s’intéresser à moi, et ne lit même pas ce que j’écris ! Une femme est fière de ses accomplissements, et donc, un homme qui veut l’avoir se doit évidemment de lui parler de cela – pas nécessairement pour le vanter, d’ailleurs ; qu’il dise son avis sincère suffit à montrer qu’il s’intéresse à l’être qu’on est – ce qui est aphrodisiaque pour une femme !

C’est quand la relation est bien installée, que l’homme doit complimenter sa femme sur son physique – car c’est là que la femme a besoin d’être rassurée sur les sentiments que l’homme lui porte – pas avant ! Voilà la « nourriture » convenant à l’union, mais elle ne convient pas du tout à la phase de « construction » !