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Sortir de la prison d’une vie médiocre

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Vous aimeriez sortir d’une situation mais vous ne voyez pas comment… Vous ne faites pas, ou n’êtes pas qui (ou ce que) vous êtes censé être.

Cela cache généralement une peur (intérieure ou extérieure).

  1. Extérieure :

Est-ce que quelque chose vous tient bloqué par obligation, légalement ou financièrement ?

Pourquoi avez-vous peur de le changer ?

Que se passerait-t-il si vous partiez & commenciez une nouvelle vie ?

Existe-t-il un moyen de le faire et de minimiser les dégâts ?

Qui peut vous aider ?

De quoi avez-vous besoin comme levier ?

  1. Intérieure : Valeurs / morale / croyance / « il faut »

Qu’est-ce que vous imaginez ?

De quoi avez-vous peur ?

Quel fantôme est sur votre chemin ?

Y a-t-il des slogans familiaux ? (du genre « les Dubois ne renoncent jamais »)

Quelqu’un vous fait-il vous culpabiliser ? (ex : « tu dois toujours être là pour maman »).

Existe-t-il une injonction de honte ? (ex : « si tu ne réussis pas, tu ne vaux rien »).

Si quelque chose vous bloque & vous empêche de passer au prochain niveau de votre vie, il faut trouver ce que c’est.

Souvent, quand on tente d’avancer avec notre vie, et on croit qu’on le fait, alors qu’en fait, on reste dans le même problème – on est trompé par la nouveauté et l’intensité.

Aussi, beaucoup croient – bien à tort ! – qu’ils seraient heureux s’ils devenaient exceptionnels dans un domaine.

Mais s’ils le deviennent, ils se sentent comme un imposteur, doivent courir encore plus vite, ne peuvent jamais ralentir, doivent faire gagner toujours plus & subissent une myriade d’autres peurs.

Certaines thérapies conseillent de repousser nos limites des risques, mais cela prend du temps, est risqué, génère généralement des cicatrices inutiles et le plus souvent, ne rend même pas heureux.

Pour devenir plus heureux, il vaut mieux trouver quelqu’un de qualifié pour aider à identifier le blocage, puis explorer les façons d’exprimer notre véritable moi. Alors, on ressent ce qu’on est et ce que l’on fait devient juste une façon d’exprimer qui on est.

Oser trouver & affronter ce qui nous effraie, a un effet libérateur & énergisant, car alors, la joie vient d’être aligné sur notre moi émotionnel, rationnel et spirituel.

Si vous devenez ce que vous êtes vraiment, vous serez automatiquement exceptionnel, peu importe ce que vous faites.

Ce n’est pas gagner 1 million d’euros, ni la renommée, ni une nouvelle voiture qui nous apportera ce sentiment de signification.

Ceux qui possèdent de l’argent, ou la gloire le savent ; sans la croissance, c’est destructeur ! Quand on gagne aisément des choses (surtout des biens matériels), on n’est pas satisfait ni épanoui – en tout cas, pas longtemps.

Seules la progression & la croissance peuvent fournir du sens à notre vie & nous donner de la vitalité & l’envie de vivre !

Votre point de vue est pointé vers l’obscurité et vous devez le tourner vers la lumière. Vos circonstances ne changeront pas, elles sont hors de votre contrôle, mais le sens que vous donnez à votre vie est VOTRE & COMPLETEMENT sous votre contrôle.

Alors, si vous choisissez de vous priver de la vie des possibles, ce sera uniquement votre faute. Il n’y a pas d’excuse … mais vous pouvez vous vouloir vous limiter au petit espace de votre esprit comme des millions d’autres personnes dans ce monde, et vous plaindre.

Les autres vous donneront la pitié que vous voulez, et vous aurez la satisfaction de sentir que d’autres aussi sont bloqués.

Vous pensez ne pas pouvoir supporter de genre de vérités, mais sans modification totale de votre mentalité, vous resterez où vous en êtes – voilà pourquoi la « méthode douce » sera toujours inefficace !

Si vous restez dans votre cocon, vous vous privez de l’aptitude à vivre, & il n’y a que vous qui en souffrirez.

Par conséquent, ayez le courage de chercher où votre vie est médiocre & insatisfaisante, de découvrir où ça fait mal ; vos « points douloureux ».

Ces points-là sont des difficultés d’un niveau suffisant pour nous motiver à chercher une solution ou une alternative – tout comme la grenouille placée dans de l’eau qu’on chauffe et que cet inconfort croissant pousse à vouloir sortir de là.

Voici comment faire pour commencer à vivre mieux :

– Faites appel à votre mage intérieur

Tout le monde a des traumatismes. Vous pouvez les utiliser en votre faveur ; vos traumatismes ont le pouvoir de vous pousser à vouloir devenir plus fort & vous en sortir.

Alors, demandez-vous quel est votre point douloureux…  Et quand vous l’avez trouvé, demandez-vous ce que vous devez faire ou éviter de faire pour ne plus jamais vivre cela.

Dites-vous, comme George Sand ; « Je ne donnerai plus ma chair et mon sang en pâture à l’ingratitude et à la perversité » !

De nos jours, avec la mode du « tout positif » & autres théories New Age à la manque, beaucoup nous conseillent d’ignorer le négatif… L’ennui, c’est que le fait de le nier ne le fait pas disparaître !

Cette positivité à tout prix est comme le communisme ; une idée qui a l’air très bien en théorie, mais qui, mise en pratique, ne fonctionne pas du tout ; comme dit l’adage « Les choses finissent toujours par s’arranger, mais mal » !

Donc, ainsi laissé à lui-même, le mal empire de plus en plus & finit par contaminer tous les domaines de notre vie.

Essayez de trouver (et de noter) 3 choses que vous devez commencer à faire et 3 choses que vous devez arrêter de faire dès aujourd’hui pour réaliser vos rêves.

– Planifiez votre temps

Vous êtes défini par ce que vous faites tous les jours. Si vous voulez être danseur, vous devez au minimum danser quelques heures par jour. Remettre une séance ici et là n’est pas trop grave, mais si procrastiner devient une habitude, cela finira mal.

Même si un de vos buts demande beaucoup de temps & de travail, il faut s’obliger à y travailler chaque jour, ne fût-ce qu’un peu… Mieux vaut avancer lentement que de rester sur place.

Il faut aussi se fixer des étapes & des dates-butoir, & agir comme si votre calendrier était votre patron ; s’il vous dit de faire quelque chose, il faut le faire, ou vous êtes licencié.

– Etudiez-vous & trouvez votre force et votre faiblesse

Chacun possède son propre mélange unique de forces & de faiblesses. Les livres peuvent vous dire de travailler dur, mais si ça ne vous correspond pas, il faudra surmonter ce problème ou trouver une alternative.

Il faut trouver une méthode en accord avec vos forces & faiblesses. Ne vous blâmez pas de ne pas pouvoir tout de suite faire ce que dit un livre – apprenez plutôt pourquoi vous ne pouvez pas le faire et trouvez des moyens de le résoudre.

La chose la plus dure, c’est que vous devez devenir conscient même de vos faiblesses inconscientes. Comment allez-vous faire ceci ?

En tenant un journal quotidien, où vous notez ce qui vous rend heureux et ce que vous avez réussi à réaliser (même si c’est minuscule) ; cela vous apprendra ce que vous aimez et ce qui vous motive.

Écrivez aussi sur vos échecs ; quand, par exemple, vous avez été paresseux & avez remis à plus tard. Notez quelques raisons pour lesquelles vous vous sentiez ainsi. Creusez à fond chaque problème.

Pour moi, par ex, mon perfectionnisme est sans doute dû à une peur de l’échec.

– Les self-made-men & l’illusion du succès

Quand on songe à la réussite, on ne pense qu’à des gens comme Bill Gates, Mark Zuckerberg ou Michael Jordan – bref, on la confond avec la popularité. En réalité, la popularité peut faire partie du succès, mais n’en est nullement un ingrédient nécessaire.

Les chercheurs du M.I.T. ont inventé une machine qui convertit l’eau de mer en eau potable à faible coût. Nous n’en voyons pas l’intérêt, mais pour des gens des pays en développement, ces chercheurs sont vus comme des sauveurs.

Alors, la vraie définition du succès devrait être : « réussir, c’est réaliser notre plein potentiel en servant les autres. »

Bref, faites le boulot, acceptez les sacrifices nécessaires, & relevez-vous à chaque fois que vous tombez.

Vous pourrez alors devenir populaire, ou non – cela importe peu si vous faites ce que vous aimez.

S’épanouir au travail

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Ï ìïõóéêïóõíèÝôçò ÐáíôåëÞò Ðáõëßäçò, ìå ôçí áñ÷áßá ëýñá ôïõ, ðïõ Ý÷åé öôéá÷ôåß êáôÜ ôéò "åðéôáãÝò" ôïõ áñ÷áßïõ ìýèïõ. Ï áõôïäßäáêôïò ìïõóéêïóõíèÝôçò "ôáîéäåýåé" ôï öéëüìïõóï êïéíü óå ìïíïðÜôéá áñ÷Ýãïíùí Þ÷ùí, ÐÝìðôç 25 Öåâñïõáñßïõ 2010.

« Toujours couri pour gagner vie – Quand bien couru, vie l’est foutu » (proverbe martiniquais)

Le fait est que bien 3/4 des gens n’aiment pas vraiment leur job, ne font pas quelque chose qui les inspire, un job qu’ils ne pourraient pas ne pas faire… & vivent dans un désespoir silencieux.

Actuellement, nous considérons un métier comme un moyen de gagner de l’argent, mais nous voulons aussi qu’il soit agréable, et nous nous attendons à y trouver du sens et une certaine satisfaction. Ceci est assez nouveau.

Vu que le mot « travail » descend du latin « tripalium » – un instrument de torture, l’idée qu’il puisse nous épanouir était étrangère aux humains de jadis… Surtout que ce mot (épanouissement) n’existait pas !

Mais que faut-il faire pour s’épanouir au travail ?

– Il ne faut pas décider rapidement de ce que l’on fera. Il est tout à fait normal d’hésiter dans le choix d’une carrière, car jadis, il y avait quelques centaines de jobs différents, alors qu’actuellement, il y en a des centaines de milliers. Il y a tant d’options que certains en sont paralysés & ne choisissent pas du tout. Il faut savoir que la peur & la confusion sont normales, mais aussi, ne pas laisser ces sentiments nous bloquer à jamais.

–  Il faut se connaître pour savoir à quoi on est bon & le job qui nous plaira le plus. Nos goûts ne sont pourtant pas évidents ; on n’en a que de faibles indices, qu’il faut apprendre à entendre.

Pour ce faire, il faut faire taire la « panique financière » (la petite voix qui nous souffle qu’on doit gagner sa vie, sous peine de crever de faim), car elle nous empêche d’entendre la voix, plus authentique, de notre vraie nature.

On a, il est vrai, des goûts, des inclinations, mais peu d’entre nous ont une claire vocation. Il faut chercher à quoi on est destiné, parce que ça ne vient pas tout seul … Ceci est une situation dangereuse, car ne pas avoir de plan, nous met vite à la merci de ceux qui en ont un !

Pour trouver notre voie, il suffit de prendre une feuille & d’y noter, sans réfléchir, tout ce que, depuis notre enfance, on a aimé faire – par ex, cuisiner, trier les vêtements, bâtir des cabanes, … La liste doit être la plus longue possible. Ainsi, l’idée d’un job qui nous conviendrait finit par émerger.

-Il faut ensuite analyser cette option en profondeur ; il faut éclaircir la chose, chercher à tirer des arguments logiques de ce 1er jet.

– Il faut réfléchir longtemps. Si, pour choisir une voiture, ça nous met au moins une semaine, il est naturel que le choix d’une carrière qui nous convienne prendra au moins plusieurs mois, si pas plusieurs années.

Il sera sans doute nécessaire de réserver tous nos week-ends pendant 1 an pour y penser & faire des recherches.

Loin d’être une perte de temps, ceci nous en fera gagner – car si l’on se trompe, il faudra tout recommencer à zéro, ou si on continue dans un job insatisfaisant (qu’on a choisi en toute inconscience à 16 ans), on ira vraiment à notre perte.

–  Il faut agir. J’ai dit ailleurs que penser sert à agir (juste) & agir sert à penser (juste), & voilà pourquoi il faut agir ; pour tester, collecter des infos & mieux connaître le monde & notre nature. On peut le faire même si on a déjà un travail.

– Il faut réfléchir à ce qui pose problème à autrui. Tout commerce est une tentative pour résoudre le problème des autres – & plus ce problème est grand & urgent, plus l’occasion est belle !

Songez à la vie quotidienne des gens, & à tout ce qui les freine, les agace ou les attriste. Comme, par ex, ne pas trouver leurs clés, ou trouver la nourriture trop grasse, ou se disputer avec leur partenaire. Chacun de ces problèmes représente une opportunité de faire des affaires, une chance de servir (ce qui est la nature même du travail).

– Il faut avoir confiance en soi. La différence entre le succès & l’échec ne dépend souvent que du fait d’oser essayer.  Le fait de pouvoir s’imaginer dans un certain rôle, d’être assuré qu’on a raison, d’oser se passer de la permission d’autrui & renverser les obstacles & les oppositions.

Manquer de confiance en soi, c’est ne pas comprendre comment le monde fonctionne. On suppose alors que seuls quelques « élus » – les chouchous de l’Univers – ont droit au bon de la vie, mais c’est faux ; on peut atteindre bien plus de choses qu’on ne croit. Si vous en manquez, cet article pourra vous aider ; http://www.bonheuretamour.com/2013/06/15/estime-de-soi-reussite/ .

La confiance en soi marque le début de la voie qui ne nous causera pas de regrets à notre lit de mort – car c’est cela le critère ultime … Pensez à ceci ; rien n’est plus tragique qu’un être non-réalisé, racrapoté, ayant toujours vécu en deçà de ses possibilités… qu’une vie non-vécue, mais seulement « vivotée » !

Crédibilité : pros & amateurs

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1) Tom à la crèche :

Lorsque mon fils eut 6 mois, j’ai dû le mettre à la crèche. Voulant m’assurer que les soins seraient d’un bon niveau, je demande à la directrice de l’établissement (crèche de Céroux-Mousty) si les assistantes maternelles s’y connaissaient bien. « Oh oui ! – se récria-t-elle – elles ont toutes leur diplôme ! » …

Or, devinez quelle est la 1ère chose que j’ai vue en entrant dans la salle (pleine de bébés & de bambins) ? Au centre se trouvait une grande table, juste à hauteur du menton desdits bambins, et, posé sur un bord, un grand mug de café bouillant ! – & ça, sachant que les enfants sont curieux & touchent toujours à tout !

AUCUNE des 3 surveillantes – ni la directrice – n’avait remarqué ce gros danger potentiel ! Comme quoi, foin du diplôme ; ce qui compte, c’est le bon sens & la réflexion !

2) mort de Joseph Patrick Kennedy :

Durant la 2de Guerre Mondiale, l’aîné des Kennedy, Joseph Patrick, un garçon très prometteur, se porta volontaire pour participer à une mission pour détruire des V3 à l’aide d’un avion télécommandé bourré d’explosifs. Comme il fallait quand même 2 hommes pour le faire décoller, lui & son copilote devaient sauter en parachute un peu avant que l’appareil ne s’écrase sur sa cible. Hélas, un problème électrique fit exploser l’avion en vol, tuant les 2 hommes.

Un obscur technicien avait pourtant remarqué & signalé ce problème avant le décollage, mais comme le chef (hautement diplômé) n’avait pas remarqué le dysfonctionnement et que ledit petit technicien n’avait pas de diplôme, on n’avait écouté que l’avis favorable du « pro qualifié » & négligé totalement l’avertissement de l’« amateur » … avec les suites fatales que ce mépris a entraîné !

3) l’exemple de Fabienne Haustant :

Cette femme donne des formations de danse, alors que non seulement elle n’a jamais appris la danse, mais en plus, qu’elle est aveugle ! Mais elle est passionnée & c’est tout ce qui compte ! Elle s’est entraînée et s’entraîne encore de nombreuses heures par jour, elle danse comme un ange, et il est évident pour tout le monde qu’elle est très compétente dans ce domaine qu’elle s’est choisi – d’ailleurs c’est pour ça que ses cours ont un grand succès.

4) l’avocat-plâtrier :

J’ai acheté une vieille maison à Enghien & j’ai donc dû faire appel à divers ouvriers. Parmi ceux que j’ai rencontrés, un sortait très clairement du lot ; il avait suivi (& réussi) un cursus universitaire poussé par sa famille, mais était depuis toujours attiré par la rénovation de maisons. Et là, il avait laissé tomber sa profession prestigieuse pour se consacrer à sa passion & il était heureux.

En parlant avec lui, il était évident qu’il était bien plus compétent que tous les autres ouvriers à qui j’avais parlé – ceux qui avaient suivi une filière professionnelle seulement parce que leurs aptitudes étaient trop restreintes que pour faire autre chose – ceux donc, qui étaient des « pros », mais des pros pas bien malins.

De plus, ayant eu souvent affaire à ce genre de « pros » sans passion, j’ai hélas dû constater à quel point ils étaient paresseux & je m’en fichistes dans leur boulot !

Rien de tel avec notre « amateur » ; passionné par son boulot, il avait à cœur de le faire le mieux possible !

Conclusion :

Bref, alors que beaucoup suivent une ornière et se retrouvent diplômés – & tenus pour « pro» – dans une branche, les amateurs, eux, sont passionnés – le nom « amateur » le dit ; ils AIMENT cette branche, ils en sont fous, ils s’informent à fond & s’entraînent durant des milliers d’heures, sans compter leur temps & leurs efforts, pour y devenir experts.

Alors entre un amateur passionné & un professionnel abruti, mon choix est vite fait !

Et c’est pareil avec moi : ceux qui n’ont pas l’esprit fermé -c-à-d qui ont à la fois du vécu, du bon sens & une solide culture, comprennent ma compétence – ainsi, bien entendu que ceux & celles que j’ai conseillés. Les autres – effet Dunning-Kruger oblige – la rejettent.

La nature des PN

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Comme on juge les autres à l’aune de ce que l’on est soi-même, un PN n’a pas les capacités de comprendre, de quelque façon que ce soit, qu’il a affaire à quelqu’un qui a des émotions, une sensibilité.

Il faut bien comprendre ceci et s’en souvenir, sinon, on tente de communiquer avec eux comme avec quelqu’un de « vivant » et on se fait blesser.

C’est comme dans la légende où une femme trouve un serpent dans la neige. Elle le ramasse & le réchauffe … et là, il la mord, lui injectant un venin mortel.

Avant de succomber, la femme lui demande pourquoi il a fait cela, puisqu’elle lui avait sauvé la vie & pris soin de lui, et le serpent répond que c’est parce qu’il est un serpent, et c’est cela que les serpents font.

C’est pareil avec un PN, sauf qu’il n’acceptera pas de questions sur ses agissements ni n’avouera être un PN.

Si vous êtes forcé(e) d’avoir des contacts avec un pervers narcissique & que vous pensez pouvoir vivre ou communiquer avec lui, vous vous trompez lourdement ; un tel être ne peut ni ne veut jamais faire cela !

C’est comme s’attendre à ce qu’un cactus vous donne des oranges. Un cactus produit des épines, & c’est tout !

Il est normal, quand on est en relation avec quelqu’un, d’en attendre certaines choses (le respect, l’égalité, la gentillesse, …)(& je me FOUS de ce que les théories à la mode prétendent d’autre !) mais avec un PN, c’est peine perdue !

Il faut bien le comprendre, sinon, on s’expose à beaucoup de frustration & de souffrance.

Mais soyons claire ; le fait d’accepter ce fait ne signifie pas que vous approuviez ou excusiez ces comportements ; c’est juste que vous comprenez que la situation est ainsi.

On peut parfaitement accepter une chose et ne pas l’aimer, ou vouloir la changer – ici, je rappelle qu’il est vain de vouloir changer un PN, & que la seule chose qu’il faut tenter d’obtenir avec ces individus, c’est une situation où l’on n’aura plus aucun contact avec eux.

Il n’est pas question non plus de prétendre accepter cette chose (que le PN, vu qu’il est un PN, se conduira comme un PN & non comme un humain) et puis faire semblant que c’est autre chose.

Si vous croyez avoir accepté la situation, mais tentez encore de pousser le pervers à se soucier de vos sentiments, cela montre que vous n’avez en fait pas accepté la réalité… & c’est dommage, parce que ce n’est qu’en acceptant de voir la vérité de la situation, qu’on a du pouvoir sur elle, et qu’on peut éventuellement commencer à la modifier.

J’ai aussi longtemps cru que je pourrais faire comprendre à mon époux combien il me blessait avec ses moqueries, dénigrements & tromperies, que je n’étais juste pas douée pour expliquer, mais que si je trouvais les bons mots, il comprendrait & cesserait de me blesser … Quelle illusion ! Une illusion qui m’a coûté plus de 30 ans de ma vie, et ma santé…

Je sais qu’il est horrible d’affronter le fait que ces êtres sont des monstres dénués de tout sentiment humain, mais ne faites pas la même erreur que moi ; comprenez qu’il n’y a rien à expliquer, qu’ils le font exprès de vous blesser parce qu’ils vous haïssent d’être ce que vous êtes & que c’est de nos douleurs dont ils se repaissent !

Le déni est l’inverse de l’acceptation, c’est refuser d’accepter la réalité – or, la réalité rattrape toujours ceux qui veulent la fuir !

Accepter, c’est affronter le réel & abandonner nos attentes envers cette personne. C’est le seul moyen de ne pas perdre trop de plumes, et de pouvoir éventuellement s’en sortir.

Le déni est certes plus « confortable » & moins terrifiant, mais si on s’y livre & qu’on refuse de voir la réalité en face, on continuera à se faire blesser & affaiblir de plus en plus… souvent jusqu’à la mort.

Si on rejette la vérité, on est, comme le PN, dans le refus de voir ce qu’est vraiment ce dernier. La victime continue alors à espérer que le pervers redeviendra l’amoureux fou des débuts… sans voir que cet « amour » n’a jamais existé ; que ce n’était qu’une comédie qu’il a utilisée pour l’attirer dans sa toile.

Si la victime observait cette situation du dehors – arrivant à un(e) ami(e), par ex. – elle comprendrait tout de suite, mais comme elle est impliquée dans la situation, qu’elle est prise dans le cyclone & vit dans un chaos, elle n’a aucun recul, & reste dans la confusion… et ce, d’autant plus qu’il serait trop douloureux d’accepter la vérité (qui est qu’il ne l’aime pas, ne l’a jamais aimé(e) & n’est pas capable d’aimer).

Alors, la relation continue, avec la victime se faisant constamment blesser & refusant de le comprendre… surtout que, comme l’agression est trop massive que pour être intégrée, notre cerveau, pour nous sauver physiquement, « dissocie » & elle passe dans l’inconscient ! (phénomène psychologique normal dans ces conditions).

La vérité est : NON, IL (ELLE) NE CHANGERA PAS ! La vérité est une douleur forte, mais brève – comme arracher un pansement – tandis que le refus de celle-ci est comme une souffrance sans fin.

Rebâtir sa vie après la violence narcissique

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J’ai abondamment décrit le traitement inhumain que notre société réserve aux victimes de pervers ; combien on blâme les victimes des abus qu’elles subissent, combien on ne les croit pas, combien on leur applique des théories débiles et combien chacun se change en complice du PN pour l’aider à les détruire – par ex :

Sites d’infos sur les PN : http://www.bonheuretamour.com/2016/02/18/sites-dinfos-sur-les-pn/

PN : la société accable les victimes ; http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/

Victime & acteurs sociaux : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/07/victimes-acteurs-sociaux/

Violence perverse, effets & société –https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/13/violence-perverse-effets-societe

La soi-disant « co-dépendance » http://www.bonheuretamour.com/la-soi-disant-co-dependance/

et https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/09/24/la-codependance-des-victimes-de-pn/

Pourquoi on délaisse les victimes : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/17/pourquoi-on-delaisse-les-victimes/

Comment la société protège les PN : http://www.bonheuretamour.com/2016/05/17/comment-la-societe-protege-les-pn/

Bref, beaucoup de victimes ou d’ex-victimes de pervers narcissiques semblent normales, mais sont en fait des parias, n’ayant ni famille, ni vie sociale – voir http://www.bonheuretamour.com/2016/01/27/lex-victime-de-pn-est-seule-pauvre/ 

L’être humain est grégaire, mais surtout tribal ; les gens restent « entre eux », c-à-d avec leur famille… mais la victime de PN, elle, n’a pas de vraie famille – c-à-d des gens chaleureux, sur qui il (elle) puisse compter => voir http://www.bonheuretamour.com/2016/06/14/ex-bouc-emissaire-famille-etendue/

Même si la victime peut & veut, pour une fois, participer à un événement amical ou familial (ou même, cherche un job), voici ce qui se passe : les autres discutent de choses & d’autres, de leur vie ; leur ancienne école & camarades, leurs amours, leur job, …mais la victime ne peut parler de tout cela et si on l’interroge, soit elle dit la vérité & se fait rejeter, soit elle ne trouve pas de réponses et passe aussi pour bizarre & suspecte.

La victime apparaît aux autres comme « anormale » (hors des normes) – donc, les personnes saines s’en méfieront & la rejetteront.

Si l’on ne fait pas partie d’une « vraie » famille, les autres ne peuvent nous comprendre & s’attacher à nous, et, craignant d’apporter un élément perturbateur dans l’équilibre familial, nous rejettent.

C’est bien d’être seul de temps à autre ; ça nous apprend à réfléchir profondément, à apprécier notre propre compagnie & à se débrouiller, mais il faut aussi des moments avec les autres ; chacun a besoin de contacts, de pensées différentes, d’amusement, de chaleur humaine & de soutien…

Il faut viser à trouver des êtres bons, avec qui on pourra être soi-même – après tout, si on est resté bon(ne), il n’y a pas de raison d’avoir honte de ce qu’un autre nous a fait ! Donc, pour ceux qui vous rejettent, suivez le conseil de Jésus ; secouez la poussière de vos sandales & ne remettez plus les pieds chez eux !

Vous n’avez pas besoin de telles personnes – que je nomme « l’innocence au sourire sanglant » ; des gens « gentils », mais en fait cruels, qui jouissent tranquillement de leur bonheur & se fichent de ceux qui sont en train de crever au dehors, des gens qui, par leur attitude d’indifférence, sont en fait les meilleurs complices du PN & font partie du problème, car visiblement, ils ne veulent pas faire partie de la solution !

Les gens à fréquenter sont ceux qui pourront comprendre ce que l’on vit, et qui, se souciant de notre bien-être, nous éviteront ensuite les questions qui pourraient nous embarrasser.

Par ex, si vous sortez avec un homme (ou une femme) réellement gentil et qui vous aime tel(le) que vous êtes, il (elle) avertira ses parents de la situation, en sorte que lorsque vous serez invité chez eux, ils ne demanderont pas de ces choses gênantes – ce qui prouvera du reste, qu’ils sont également des êtres gentils.

Si les gens ne vous comprennent pas, ne tentez pas de « rattraper » la situation & de vous faire accepter par un milieu où vous ne devriez pas être ; sortez immédiatement, sans explication !

Une fois de plus, on ne peut jamais être assez doux avec une victime de PN – & la 1ère personne qui doit être doux avec vous, c’est vous-même !

Si vous fréquentez des êtres mauvais ou, pis, indifférents (car le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine ; c’est l’indifférence) ou que vous vous isolez chez vous, vous ne pourrez trouver les rares êtres bons qui pourraient vous soutenir – car bien qu’une victime se sente étrangère à la vie normale, et être un genre d’imposteur, elle est quelqu’un de bien, méritant d’être aimée.

Le PN vous a volé une part de votre vie, & là, il ne faut pas s’habituer à être seul(e), à être un(e) « no-life » ; c’est à vous de (re)commencer à zéro et de vous bâtir une vie.

Ce n’est pas facile mais plus on postpose, plus cet isolement s’empare de nous & devient une partie de notre identité. Et l’on est vraiment trop vulnérable quand on est seul(e)…

Songez bien à ceci avant de vous renfermer dans votre coquille…

Le bon coach

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therapeute

Trop souvent, les psys & coachs sont indifférents à ce que l’on dit, à notre histoire, et méprisants, juste parce qu’ils ont eu plus de chance dans la vie (ce dont ils s’attribuent – bien à tort ! – le mérite).  En outre, accrochés à des théories débiles, ils nous placent dans des cases – où les clients sont des « cas », au lieu de voir leur individualité.

J’en avais déjà parlé ici : http://www.bonheuretamour.com/2013/09/03/comment-choisir-un-bon-therapeute/

http://www.bonheuretamour.com/2016/03/25/le-bon-psy-ou-coach/

http://www.bonheuretamour.com/2012/05/09/regard-sur-la-psychologie-et-la-psychiatrie/.

J’avais aussi publié mes découvertes personnelles en psychologie (http://www.bonheuretamour.com/2013/11/27/mes-4-1-decouvertes-en-psychologie/).

Voici à présent mes idées sur le coaching ; si vous voulez être un bon coach, et pas ce genre de prétentieux robotique décérébré qui, bardé de diplômes, regarde ses clients du haut de sa grandeur, voici comment faire – & surtout, être :

-aimez vos clients : vous avez devant vous un être humain unique, irremplaçable, et si au lieu de l’aimer (comme s’il était votre proche ; ami ou enfant), vous ne le voyez que comme un tas de problèmes & un résultat à atteindre, vous ne pourrez pas l’aider !

Regardez au-delà des apparences & des comportements de surface pour le voir tel qu’il est.

Ce n’est qu’alors qu’il osera s’ouvrir & montrer vraiment le fond de son être.

Si, en tant que coach, vous ne pouvez pas aimer vos clients, changez de métier ou acquérez cet art…

– révélez-vous aussi : les clients n’ont que faire d’un expert aux airs supérieurs, d’un être froid & fermé ; en effet, s’ils souffrent, c’est JUSTEMENT parce qu’ils ont eu affaire à de tels êtres qui ne les ont pas respectés !

Ce qui leur fait du bien, c’est un interlocuteur à leur niveau, humain comme eux, avec des défauts, et non un demi-dieu qui les regarde du haut de son trône. Ils ont besoin d’un coéquipier qui les aidera dans leur tâche d’avancer sur le chemin de la vie.

Foin de ce qu’on vous a appris sur le « rôle de coach » ! Ce n’est qu’en étant vrai, ouvert & surtout EGAL, que vous pourrez aider votre client.

– enseignez au client comment être un bon client : pour ça, il vous faudra d’abord pouvoir en être un vous-même.

Posez-vous ces questions : savez-vous vous ouvrir & être vulnérable ?

Savez-vous comment reconnaître vos propres défenses et pouvez-vous prendre le risque de les laisser tomber ?

Savez-vous comment plonger dans le registre des sentiments et rester dans ce registre ? Savez-vous comment rester

réel dans votre relation avec votre conseiller, comment untiliser votre relation avec lui pour votre propre guérison et

développement ? Savez-vous comment traverser la peau & la chair du fruit pour aller au noyau ; au cœur de la question ? Quelle est votre compétence dans tout ceci maintenant, et combien pouvez-vous le devenir ?

Pour maîtriser l’art du conseil, vous devez pouvoir être un bon client vous-même ; ce n’est qu’à ce moment que vous pourrez ôter les obstacles au fait d’aimer vos propres clients, ou dépasser la conviction que vous êtes inadéquat en tant que conseiller.

A moins que vous ne puissiez leur montrer comment on fait, comment sauront-ils savoir comment agir avec leur conseiller (vous) ? Devenez un bon client ; ne cessez jamais de travailler sur vous-même & d’avancer !

-faites de votre client un ami :

Grâce à l’intimité du conseil, vous pouvez connaître votre client plus profondément que quiconque. Pourtant, comme les séances ne sont qu’une petite part de la vie d’un être, si vous ne le connaissez qu’ainsi, vous ne le connaîtrez pas bien. Leurs amis en savent beaucoup plus sur la façon dont ils sont dans le monde et ce qu’ils sont dans leur vie « normale ». Voilà pourquoi vous devriez devenir ami avec vos clients.

Pour devenir amis, il faut s’aimer l’un l’autre & trouver comment apprécier votre client, pas simplement l’aimer – c’est ça qui rendra votre relation plus vraie.

Pour apprécier quelqu’un, il faut apprendre à apprécier sa personnalité – cet étrange mélange de ses capacités uniques, idiosyncrasies, et les stratégies souvent maladroites & malheureuses qu’il emploie pour survivre. Accepter tout cet ensemble, fait partie de se faire ami avec quelqu’un d’autre.

Bien sûr, cela complique la relation de counseling, mais ça en vaut la peine, parce que ça rend l’activité de conseil plus vrai, moins artificiel, plus en prise avec la vie telle qu’elle va.

Etre amis ne signifie pas que vous devez passer du temps ensemble en dehors des séances de counseling ; elle offre juste la possibilité de rencontrer votre client dans la richesse de sa vie, hors de votre cabinet de consultation – ce qui rend le contact entre vous plus complexe, & plus humain.

– visez l’inconfort :

Un de vos tâches principales en tant que conseiller est de créer de la sécurité pour votre client ; la sécurité dont il a besoin pour oser s’ouvrir & être vulnérable, prendre des risques et avancer. Mais si vous rendez les choses trop « safe », ni vous ni lui ne ferez de progrès.

La présence d’inconfort, qui naît lorsque l’on ressent quelque chose tout en essayant de ne pas le ressentir, est un grand allié dans la lutte contre l’immobilisme. Qu’il apparaisse chez vous ou chez le client, l’inconfort est comme un grand panneau disant :  » ce point demande de l’attention ! « . Là où il y a malaise, il y a quelque chose qui demande à être ressenti, un défi qui attend d’être affronté.

En tant que conseiller, c’est à vous de trouver l’équilibre entre la sécurité et les défis à affronter.

Il s’agit de quitter la zone de confort (où règne le statu quo & où la situation stagne), pour entrer dans la zone d’étirement (où l’apprentissage & la croissance se produisent), mais sans basculer dans la panique (où ça ne bouge pas non plus car le client est terrorisé).

Il est essentiel de remarquer votre propre malaise en tant que conseiller ; y a-t-il des choses que vous craignez de communiquer à votre client, des impulsions de conseil que vous n’osez suivre ? Montrez au client comment prendre des risques, en en prenant vous-même.

– rendez-vous obsolète :

Est-ce que vos clients continuent de venir chez vous principalement parce qu’ils manquent d’autres sources de soutien dans leur vie ? Bien sûr, leur relation avec vous est unique, mais à long terme, même s’ils veulent maintenir une relation de travail avec vous, vous devez viser à ce qu’ils n’en aient plus besoin !

Aidez vos clients à construire d’autres amitiés ; poussez-les à diversifier leurs sources de soutien et, pour que ce ne soit pas à sens unique, apprenez-leur à offrir un soutien aux autres.

Veillez à ne pas vous accrocher à vos clients parce qu’ils sont une source de revenus !

Pour vraiment les servir, aidez à créer un monde où le conseil soit intégré dans la vie quotidienne et les relations.

-Ne réparez rien :

Dans les conversations ordinaires, quand quelqu’un a un problème, un d’autre veut le résoudre, mais en counseling, on sait que «le problème» est rarement le problème. Le client a en fait le problème est parce qu’il en est venu à mal comprendre le monde. Si vous essayez de résoudre son problème, vous ne faites que le rejoindre dans sa fausse compréhension du monde.

Ce qu’il faut, c’est trouver des façons créatives d’exposer et d’explorer la façon dont votre client en est venu à comprendre le monde. Creusez assez profond, et le problème se transformera en autre chose… L’idée qu’ils avaient même un problème, ou du moins ce problème spécifique, est remise en question, parce que vouspiratez le code qui a généré le problème ! Lorsque rien de mieux n’est disponible, demander conseil (ou en donner) semble une bonne idée… Mais le vrai coaching est mieux.

– Ne vous laissez pas distraire par le contenu :

Votre client est en même temps le meilleur expert sur lui-même & la personne la moins qualifiée pour vous dire ce dont il a vraiment besoin pour sortir de sa situation pénible, et croître.

Les mots qu’il utilise, le genre d’histoires qu’il raconte, le contenu dont il choisit de parler : tout ceci offre de grands indices sur le sens qu’il donne à la vie & qui est précisément ce qui génère ses problèmes persistants.

Si vous êtes trop pris dans le contenu, vous essayerez juste de résoudre ses problèmes, et on a vu combien ceci est superficiel & inefficace.

Au lieu de cela, faites attention au reste de ce qui se passe dans la session. Quels sont les choses dont, visiblement, il a omis de parler ? Qu’est-ce qu’il véhicule non verbalement ? Comment communique-t-il (ou évite-t-il de communiquer) avec vous ? Qu’est-ce qui se passe en vous en l’écoutant ? Toutes ces sources d’information constituent le contexte autour du contenu dans lequel ils sont englués.

Se faire happer dans le contenu signifie que vous vous joignez à eux dans leur transe, alors que remarquer le contexte vous donne des indices sur la façon de les sortir de la transe !

– Apprenez la vraie difference entre oui & non :

Le conseil est bizarre ; approfondir la relation d’une personne avec ses problèmes implique d’expérimenter, d’explorer, de faire semblant et d’agir de façon inhabituelle, vu que le client tente d’adopter de nouvelles façons d’être et de comprendre. Dans un tel territoire, comment distinguer les voies dignes d’être explorées & les impasses menant à une perte de temps ?

La clé pour faire la différence est de voir si vous obtenez un feedback positif ou négatif lorsque vous essayez des choses. Attention : un feedback positif n’est pas ce que vous pensez. Par exemple, si quelqu’un crie tout à coup,

« pas question ! », c’est un feedback positif. Ça veut dire vous avez touché un point positif, plein d’énergie & prêt à l’action. Là, on sait qu’on peut investiguer plus loin…

Un feedback positif peut être fort ou subtil, mais est toujours caractérisé par une réaction.

Un feedback négatif, c’est l’inverse : c’est quand une intervention tombe à plat, quand, suite à une de vos questions, le client se distancie, quand l’énergie tombe à des niveaux proches de zéro.

Le feedback négatif nous indique de faire demi-tour & d’essayer quelque chose d’autre.

Ne laissez pas ce feedback vous décourager, même si c’est tout ce que vous obtenez – car c’est encore une réponse, qui vous dit que vous vous êtes égaré & devez aller ailleurs, pour découvrir où le client va réagir…

Les règles du feedback sont celles-ci : oui veut dire oui, non veut aussi dire oui, mais exige une touche plus légère ; rien ou peu signifie non !

impatientez-vous :

Il arrive à un coach de s’ennuyer durant la séance, de cesser de faire attention à ce que dit ou fait le client ; c’est un signal qui indique toujours qu’on à perdu le lien avec le client, ou qu’on l’a laissé s’égarer sans but.

Donc, qu’il faut réagir ; il faut l’arrêter & dire quelque chose du genre : «Je trouve que je perds mon intérêt à ce que vous me dites, et je pense que c’est parce que vous-même n’y êtes pas intéressé  » ou » Je pense avoir perdu ma connexion avec vous. Peut-on trouver une façon de la récupérer avant de continuer ?  » ou  » j’hésitais sur ce qu’il faut faire donc, je vous ai laissé parler en espérant arriver à quelque chose, mais je pense qu’on part dans une impasse ».

Soyez franc avec votre client et encouragez-le à être franc aussi sur son ressenti envers vous & le travail que vous faires ensemble.

Ensuite, essayez quelques interventions plus audacieuses, pour faire redémarrer la thérapie. C’est à vous de le faire, car si le client savait comment faire avancer les choses sans votre aide, il ne viendrait pas consulter. Prenez les rênes. Dirigez la session, expérimentez hardiment !

– Sortez du passé :

Chaque problème que quelqu’un vous soumet, est un problème qu’il éprouve ici et maintenant, et la seule façon dont on peut changer une histoire, briser une habitude, ou résoudre un souvenir, est de l’amener à la vie dans la session, dans le moment présent, avec toutes les émotions qui l’accompagnent.

Comment le client vit-il les effets du passé en ce moment ? Au lieu de juste parler de quelque chose qui lui est arrivé, tentez de la lui faire ressentir dans l’instant – par un jeu de rôle, par ex. Focalisez-vous sur les sentiments ou les impulsions, ou la relation qui se passe entre vous juste à ce moment-là.

Aidez votre client à prendre des risques dans le monde réel, et rendez possibles des expériences qu’ils ne pourraient pas créer eux-mêmes. Si vous voulez juste d’offrir un soutien, parlez du passé. Si vous voulez créer un changement réel, générez de nouvelles expériences dans le présent !

– prenez du recul :

Les gens ne sont pas des cerveaux dans des bocaux posés sur une étagère, marinant dans la sauce de leurs neurotransmetteurs. Si vous pensez que votre client est déprimé à cause d’un déséquilibre chimique dans le cerveau, songez combien déprimant le monde peut être. Si vous croyez que votre client est anxieux car il souffre d’une sorte d’un trouble ou d’un dysfonctionnement, songez combien il est effrayant de vivre dans la société moderne.

Ne faites pas l’erreur de croire que les problèmes des gens sont purement personnels ; à chaque instant, nous influençons & sommes influencés par le monde autour de nous. Si vous ne tenez pas compte de l’histoire d’oppression familiale, sociale & de conditionnement culturel de vos clients, et de comment ces forces sociales les impactent sur une base quotidienne, alors vous coachez hors contexte !

Arrêtez d’être assez bête & inconscient que pour blâmer votre client , ou leur biologie, car tous, on doit lutter pour survivre dans ce monde hostile. Nos luttes sont personnelles, mais pas seulement personnelles !

Pour que vos clients parviennent à maîtriser leurs relations avec le monde, il faut donc les aider à devenir des leaders…

Baha’isme & apparences

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Apparences2

J’ai écrit hier sur le devoir d’indignation (http://www.bonheuretamour.com/2016/06/16/colere-indignation/), de ne pas tout tolérer, ne pas tout laisser passer sans réagir. Voici la suite de mes cogitations…

Le « meme » ci-dessus dit ; « Le problème, c’est que les gens sont haïs quand ils sont vrais, et aimés quand ils sont faux ». Cette tendance humaine m’a bien souvent fait rejeter des autres… & tout aussi souvent blessée & enragée !

Poursuivant ma réflexion, j’ai songé combien la vérité est élusive et combien il est courant que les choses ne soient pas ce qu’elles semblent… Combien les vrais gentils ont toujours l’air rugueux (forcément, ils sont juste eux-mêmes) et les vrais mauvais, toujours sympathiques (forcément, ils jouent 1 rôle & en rajoutent dans la patelinerie).

Les apparences sont toujours trompeuses…

Jean de la Fontaine l’avait illustré dans sa fable « le Cochet, le Chat et le Souriceau »coq, chat, souriceau

et Louis Pauwels avait raison d’écrire que « Le visible simple cache de l’invisible compliqué » !

C’est d’ailleurs ça qui fait aussi le succès du mensonge ; le menteur a embelli ou simplifié les choses, en sorte qu’elles semblent plus douces & agréables ou plus logiques & crédibles, aux individus lambda, qui détestent « se prendre la tête » & devoir (réellement) réfléchir.

Voici une anecdote que m’a racontée Maud (Six) ; une amie baha’ie :

Elle se trouvait un jour à une conférence sur la foi et, à côté d’elle, il y avait un monsieur (non-baha’i), qui écoutait attentivement et semblait apprécier ce qu’il entendait.
Hélas, lorsque le conférencier a cité ces mots de Baha’u-llah : « chéris la compagnie des justes et abstiens-toi de toute relation avec les impies », ces paroles ont choqué cet homme, qui s’est levé et a quitté la salle, déçu.

Il a dû penser que la foi baha’ie aussi en était une d’intolérance, qui excluait certaines personnes vues comme « impies ».

Franchement, ça m’avait fait de la peine pour cet homme … Ca m’attriste toujours quand quelqu’un passe à côté de quelque chose de bon pour lui, juste parce qu’il a butté sur des apparences, qu’il s’est arrêté à la forme (les mots) sans comprendre avec le coeur (qui est, comme chacun sait, la seule façon de comprendre quoi que ce soit – & surtout les vérités profondes).

Louis Pauwels, encore lui, a dit très justement que « la lettre tue, l’Esprit vivifie » !

Je me souviens que, jeune baha’ie, ces paroles m’ont choquée aussi car elles me semblaient contraires à la nature de la foi, toute d’amour et de tolérance (car c’est Baha’u-llah aussi qui dit « n’écoute pas le mal et ne vois pas le mal » ) – sauf que moi, j’ai tenté de comprendre avec mon coeur – c-à-d le Fond, sans m’arrêter à la Forme.

J’aime cette citation de Boris Vian : « La courtoisie, en réalité, n’est pas une vertu. En effet, elle ne s’attache qu’à cette épluchure, le langage. La véritable solution, ce n’est pas d’être courtois, c’est d’être gentil. Quand on est gentil, peu importe que l’on utilise un langage courtois ou non  : chacun s’y retrouve, c’est une question de convention. C’est ainsi que l’on peut dire, affectueusement, « ma bonne grosse gourde » à sa belle-mère, sans manquer aux règles d’une courtoisie familiale (…) »

Un indice du sens réel de la citation « choquante » du conférencier nous est fournie par un autre écrit de Baha’u-llah, disant : « Prends garde ! Ne chemine pas avec l’impie & ne recherche pas sa compagnie, car une telle fréquentation change le rayonnement du coeur en feu de l’enfer !«  Voilà l’explication ; c’est pour nous préserver ! Car on n’a pas le pouvoir de changer les méchants – alors, il faut s’en protéger, sous peine de graves dommages…

La Bible, déjà, il y nous avait prévenus : « garde ton coeur, car de lui jaillit la vie ».

Notre coeur est notre trésor le plus précieux, car c’est lui seul qui nous donne la vraie joie : une joie profonde, indépendante des circonstances (peu importe le dénuement où l’on vit ou les épreuves que l’on traverse). C’est le coeur qui nous donne l’envie d’aller de l’avant & de se surpasser, le courage de tout surmonter, la jouissance constante de toutes les petites joies de la vie (qui ensemble, forment le bonheur),…

Sans lui (= si on le laisse mourir), la vie n’a plus de saveur, les jours se ressemblent tous, et, quoi qu’on fasse ou qu’on possède, où qu’on soit ou avec qui, on n’est pas heureux et l’on n’attend que la mort – je le sais ; je suis passée par là !

Quant à ce qu’est un impie, je m’étais interrogée sur qui ils peuvent être car, subissant beaucoup d’insultes & de « profitage » sur Facebook, il était essentiel pour ma « survie » de savoir exactement qui fréquenter ou éviter.

Et j’avais conclu que les impies sont « ceux qui ont pris la loi divine (d’amour et de justice) dans leurs mains (pour ainsi dire) – se prenant pour des dieux et se permettant tout sans honte ni culpabilité. Tout messager de Dieu nous pousse à nous montrer amical(e) envers tous, et indulgent(e) à leurs défauts, mais nous recommande de nous protéger des impies.  Dieu étant Amour, sa Loi implique d’aimer – donc aussi de respecter – les autres.  Donc, si vous remarquez que quelqu’un que vous fréquentez se permet de vous blesser ou de vous exploiter sans vergogne, il faut comprendre qu’il est impie, et cesser de le voir – sinon, vous vous ferez de plus en plus démolir, et votre foi s’étiolera, vous privant de la vie véritable » (http://www.bonheuretamour.com/2013/04/23/impiete-2/).

J’y écrivais aussi : « votre cœur est votre plus grand trésor, … vous devez le protéger à tout prix, sous peine d’éteindre l’étincelle de joie en vous… Car la joie est d’essence divine, elle provient de l’âme – et est du reste une preuve qu’on suit Dieu (Satan – & ses sectateurs – sont toujours tristes !). Les gens pieux (qu’ils se disent tels ou pas) sont doux, non-blessants, respectueux d’eux-mêmes comme d’autrui. Jamais ils ne se permettraient de tirer de vous quelque chose à vos dépens, juste pour se faire une faveur imméritée. De plus, la loi divine implique aussi d’aimer et de respecter… soi-même ; alors, faites-le, pour votre bénéfice & celui du monde entier ! » – car (voyez comme Dieu a bien fait les choses !) servir Dieu, c’est aussi servir les autres et soi-même (& vice versa), tout comme rejeter Dieu revient à rejeter (& nuire) aux autres et à soi-même ! Oui, la Vie est une toile dont chacun est un maillon, en sorte que ce que l’on fait à 1 maillon affecte la toile tout entière.

Donc, pour mieux montrer la vraie nature & la beauté de notre foi, voici une autre anecdote :

Joe Paczkowski(artwork by Joe Paczkowski)

Quand je suis devenue baha’ie (en 1991), le Bulletin mensuel était encore en papier et bien sûr, j’en lisais avidement chaque ligne.

Dans le 1er exemplaire que j’ai reçu, il y avait une demande d’information d’un baha’i (américain ?) à la Maison Universelle de Justice, à Haïfa.

Il expliquait qu’il était Baha’i & avait des voisins bouddhistes, qu’il allait toujours prier chez eux, devant la statue de Bouddha mais qu’il venait d’apprendre par hasard qu’en fait, il est interdit aux baha’is de prier devant des statues. Il demandait donc à la M.U.J. quelle conduite il devait tenir dorénavant, car il se souciait de ne pas contrevenir aux règles de notre foi.

Eh bien, je n’oublierai jamais la réponse des membres de la Maison Universelle de Justice ; ils lui ont dit (en substance) ; « ne vous en faites pas, vous ne faites rien de mal, continuez comme avant », expliquant que oui, il est défendu aux baha’is de prier devant une statue, mais ce n’est que pour éviter d’adorer des objets et qu’il voyaient bien que ce n’était pas le cas de l’homme en question.

S’ils avaient suivi « la lettre » (la forme), ils auraient enjoint à l’homme de cesser de prier devant Bouddha, mais ils ont suivi l’Esprit…

J’ai trouvé ceci tellement beau que j’ai découpé cet échange & l’ai gardé longtemps dans mon portefeuille, jusqu’à ce qu’il tombe en lambeaux et que je doive le jeter (pas la façon la + maligne de conserver un document, mais bon). Je le montrais à tous ceux qui m’interrogaient sur la foi, dans l’espoir qu’eux aussi soient emballés par elle & se convertissent … ce qui serait pour leur bien & dans leur intérêt, d’ailleurs 😉

En conclusion, ne jugez pas sur la forme, mais sur le fond, pas sur l’extérieur, mais sur l’intérieur, pas sur les apparences, mais sur la réalité des choses – bref, pas avec la tête, mais avec le coeur …

PN ; les victimes doutent

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Doute Il semble qu’il y ait un phénomène qui touche toutes les victimes de PN… J’avais déjà évoqué ici (http://www.bonheuretamour.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/ ) 2 facteurs (la dissociation & le syndrome de Stockholm) expliquant pourquoi on reste si longtemps coincée dans ce genre de relations toxiques.

Mais il y a autre chose ; le déni. Toutes les victimes de PN passent par cette phase parce qu’il est quasiment impossible d’accepter une vérité aussi terrible que celle-ci ; que la personne qui prétend être vous aimer ou être votre meilleur(e) ami(e) n’est qu’un reptile envieux dont le seul but est de vous humilier, vous manipuler, vous contrôler et enfin, créer votre souffrance pour s’en repaître.

Les victimes, qui sont « du bon côté de la Force » ne peuvent pas imaginer un tel monde mental de noirceur.

Mais, comme les humains sont équipés de systèmes de protection (servant à notre survie), notre corps nous envoie des signaux, sous forme d’angoisses et de cauchemars.

Et puis arrive le moment où on ne peut plus se masquer ce qui se passe, où le voile tombe, où les coquilles nous tombent des yeux. Là, on remarque consciemment – au lieu d’avoir juste une boule dans l’estomac – les mensonges, contradictions, & critiques ; enfin la vérité perce la surface de notre conscience et se met en mots.

Mais même alors, absorber toutes ces informations douloureuses en une fois, est pénible … On a une nostalgie des bons moments du début, & on ne peut s’empêcher – devant ce vide, ce manque déchirant qu’on ressent – à aspirer à l’état d’amour fou – entièrement faux, pourtant – où était l’autre quand il nous a conquise (et qu’il a justement employé pour nous conquérir !).

Après le moment « illuminateur », quelque chose a changé, on n’est plus pareil qu’avant, on a perdu notre innocence et l’on réalise pleinement qu’il nous « salit » auprès des autres, nous ment, nous trompe, … Une lutte a pourtant lieu en nous ; on a beau savoir la vérité, elle est trop choquante ; car enfin, si l’on est avec un monstre inhumain, sans pitié, & qui ne nous aime pas, la seule chose à faire est qu’on DEVRA PARTIR… Or, après tout ce qu’on a donné de nous dans cette relation, c’est tout simplement IMPOSSIBLE à faire !

Selon mon principe du « trou dans le pull » (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/11/27/mes-4-1-decouvertes-en-psychologie/), on se raccroche au déni, par une sorte de « double pensée » ; d’un côté, on sait ce qu’il en est, de l’autre, on s’accroche à l’espoir que ce n’est pas ainsi, qu’on se trompe, ou que ça peut redevenir comme au début.

Cette contradiction interne a beau être un mécanisme de défense contre une vérité écrasante, elle est évidemment aussi très douloureuse & épuisante !

La victime peut adopter diverses formes de déni : continuer à idéaliser le PN, ou le croire quand il nous rend coupable des abus qu’il nous inflige & accepter d’en porter la culpabilité, ou, le plus facile, blâmer d’autres victimes. Il est très courant pour les femmes trompées, par ex, de haïr « l’autre femme », en « oubliant » que le seul responsable de tromper son conjoint, est le trompeur – car, si cette « autre femme » n’était pas disponible, il serait en train de nous tromper quand même, avec une autre… Et d’autre part, s’il respectait son voeu de fidélité, même si Scarlett Johansson tentait de le séduire, il la refuserait.

Il est plus simple de blâmer quelqu’un avec qui on n’est pas émotionnellement impliqué, que de blâmer notre partenaire amoureux (surtout si on a l’impression d’être folle de lui) !

Moi, comme je ne faisais de reproche à mon PN que dans le but d’éclaircir & résoudre un réel problème (& donc, de renforcer les liens du couple), je n’imaginais pas qu’il puisse me critiquer sans une raison valable – donc, comme il me faisait passer pour moche, mal fringuée, pelante, ne l’aimant pas assez, etc, je tâchais de m’améliorer sur tous ces points (NB : j’ai acheté mon 1er appartement à 23 ans avec l’argent du mannequinat !) ; je me faisais le plus belle possible, j’acceptais qu’il choisisse mes vêtements (!), je tâchais de ne l’embêter sur rien, et surtout, de lui prouver mon amour (quelle sottise !!!).

Eh oui : même que l’on sait la vérité, on n’arrive pas à l' »intégrer »… tout simplement parce que cette monstruosité n’est pas « intégrable » ! On oscille constamment entre la minable réalité et l’espoir irréaliste qu’il soit investi dans la relation, qu’il nous aime malgré tout, qu’il va redevenir comme avant… ou au moins, qu’il puisse aimer… même quelqu’un d’autre…

Le PN lui-même nous fait croire cette fable ; qu’il a un coeur et pourrait aimer une femme bien, mais pas nous, parce que nous, on n’est qu’une nulle sans aucune qualité … Il est d’autant plus convaincant que, comme tout psychotique, il croit lui-même à ses inventions de taré ! On sait que, si le PN ne projettait pas sa folie sur un autre, choisi comme Bouc Emissaire, il deviendrait tout à fait fou ; c’est dire à quel point cette projection est vitale pour eux !

N’oublions pas que le mal consiste à refuser la part d’ombre que chacun a en soi ; à refuser de la voir & de l’affronter. Donc, la plupart des PN se voient vraiment comme ayant un coeur capable d’amour, et comme de vrais petits anges affublés d’une compagne particulièrement tarée et emmerdante ! Jamais ils n’estiment avoir quoi que ce soit à se reprocher ; s’ils nous punissent, c’est bien évidemment parce qu’on l’a bien mérité, qu’on les a provoqués ou insultés, ou qu’on leur a manqué de respect, …

Ce n’est qu’après bien des déboires et des départs ratés, que l’illusion se dissipera peu à peu et que la victime acceptera une part de plus en plus grande de vérité.

Surtout, ne nous rajoutons pas le poids supplémentaire de la culpabilité ; on a déjà TANT à porter dans une telle « relation » ! (sans compter qu’il nous jette déjà toutes ses fautes sur le dos !). Il faut se rappeler de ne pas s’en vouloir de s’être ainsi aveuglé (& de ne pas croire ceux qui nous disent cela, par ignorance ou méchanceté) ; ce genre de déni fait partie intégrante du fait d’être victime d’un PN.

Conte : Meurtre ou pardon ?

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père & fils3

Un jour, un homme se rendit chez son père et dit: « Père, je ne peux plus supporter pas ma femme, je veux la tuer, mais je crains d’être découvert. Pourrais-tu m’aider ? « 

Et son père répondit : « Oui, je peux, mais il y a un problème … Au moment où elle mourra, il faut que personne ne puisse soupçonner que c’est toi, alors, d’ici là, tu dois jouer les maris aimants ; être tendre, poli, reconnaissant, patient, affectueux, moins égoïste, prendre soin d’elle, l’écouter plus, …

Bon, ajoute-t-il en lui tendant un sachet, voici du poison ; mets-en chaque jour un peu dans sa nourriture ; ainsi elle mourra lentement « .

Après quelques jours, le fils revint chez son père, catastrophé ; « Père, je ne veux plus que ma femme meure ; je me suis aperçu que je l’aime. Et maintenant, que dois-je faire, puisque j’ai empoisonné ses plats ? « 

Mais le père répondit : « Ne t’en fais pas ; ce que je t’ai donné était de la poudre de riz. Ta femme ne mourra pas, parce que le poison était en toi ! »

Moralité : Quand on nourrit sa rancoeur, on meurt à petit feu ; libérer son coeur de la haine & de la rancune rend heureux ! Quand on se force à aimer, à aider, à donner, qu’on cesse d’être égoïste, de se croire tout permis ou supérieur, de profiter et d’exploiter d’autres, on commence à se libérer des sentiments négatifs, à (se) pardonner et à aimer vraiment.

Discours de Jim Carrey

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Jim Carrey2Merci à ce grand acteur pour ce discours magnifique, si éclairant & inspirant !

Votre besoin d’acceptation peut vous rendre invisible dans ce monde.

Comme beaucoup d’entre vous, je m’inquiétais de sortir dans le monde

& y faire quelque chose de plus grand que moi,

jusqu’à ce que quelqu’un de plus malin que moi

me fasse comprendre qu’il n’y a rien de plus grand que moi.

Ne laissez rien se mettre en travers de la lumière qui brille à travers cette forme !
Prenez le risque d’être vu dans toute votre gloire !

Nos yeux ne sont pas que des machines à voir, ce sont aussi des projecteurs

qui font défiler une 2de histoire devant celle qu’on voit devant nous tout le temps.

La peur écrit ce script et le titre caché en est « je ne serai jamais assez ».

Vous pouvez passer toute votre vie à imaginer des fantômes, à vous soucier de la voie vers l’avenir

mais tout ce qu’il y aura jamais, est ce qui est en train d’arriver ici,

et les décisions que l’on prend en ce moment, qui sont basées soit sur la peur, soit sur l’amour.

Tant d’entre nous choisissent leur voie à partir d’une peur déguisée en réalisme.

Ce que l’on veut vraiment semble impossible & hors de portée

et ridicule à espérer,

donc, on n’ose jamais le demander à l’univers.

Je dis que je suis la preuve qu’on peut le demander à l’univers.

J’ai compris, une nuit à L.A., que le but ultime de ma vie

avait toujours été de libérer les gens de leurs soucis, comme mon père.

J’ai fait quelque chose qui fait que les gens me présentent leur meilleur côté, où que j’aille.

Comment voulez-vous (allez-vous) servir le monde ?

De quoi ont-ils besoin, que votre talent peut (leur) donner ?

Voilà tout ce que vous avez à découvrir.

Je peux vous dire par expérience que l’effet que vous avez sur les autres

est la monnaie la plus précieuse qui soit.

Vous pouvez échouer dans ce que vous ne voulez pas,

donc, vous pouvez bien prendre le risque d’oser faire ce que vous aimez.

Relaxez-vous et rêvez-vous une bonne vie !