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Discussions honnêtes vs « bruit »

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J’avais déjà traité le sujet d’éviter de parler à des gens – à cerveau étroit ou à oreilles bouchées par une idéologie – qui ne peuvent entendre ou comprendre ce qu’on leur dit, & à qui il est donc inutile (pis ; nocif !) de parler ; voir

http://www.bonheuretamour.com/2016/11/30/peut-on-juger-suivons-les-messagers-divins/, & qui était sous-titré « Marre de l’interdiction de juger des béni oui-oui du Politiquement Correct ! »

Mais je viens de tomber sur une admirable video de Jordan Peterson: « Don’t cast pearls before swine » (https://www.youtube.com/watch?v=upTHZwSXayc ) , si instructive & intelligente que je l’ai traduite telle quelle.

Voici son discours :

Vous ne pouvez pas parler à des gens qui ne veulent pas s’engager dans une discussion.

Rogers était un clinicien, et il a essayé de savoir quelles étaient les conditions pour une relation thérapeutique efficace.

Eh bien, une des conditions préalables était que la personne qui venait pour s’engager dans la relation – donc, le client – devait être prêt à discuter le fait qu’il y avait un problème.

Donc, si vous & moi avons une discussion… , l’attitude ad hoc à amener à la discussion est la présupposition que l’autre personne pourrait savoir quelque chose qu’il pourrait être important pour vous de savoir – ce qui veut dire que vous ne savez pas déjà tout, & si vous êtes chanceux, vous pouvez parler soigneusement à l’autre personne et elle vous dira quelque chose que vous ne savez pas.

Et ça, c’est un grand cadeau, parce qu’alors, vous en ressortirez en sachant quelque chose que vous ignoriez.

Mais le prix qu’on paie pour ceci est que, parfois – presque toujours si vous apprenez quelque chose d’important – vous devez remettre en question quelque chose que vous teniez déjà pour un absolu, & donc, vous payez le prix d’une désintégration partielle pour l’acquisition d’une nouvelle unité d’information.

Donc, il doit y avoir du courage dans un vrai dialogue, & de l’humilité dans un vrai dialogue.

Si vous parlez à quelqu’un qui est possédé idéologiquement, tout ce qu’ils essaient de faire, c’est de vous convaincre qu’ils ont raison.

Et on peut voir cela quand on parle à quelqu’un comme ça, parce que si on fait attention, on voit qu’on n’est pas là ; ils pourraient parler à n’importe qui. On n’est qu’une place réservée pour « ceux qui ne sont pas d’accord ».

Il n’y a pas du tout de conversation individuelle, il n’y a pas d’admission mutuelle qu’on est tous 2 devant un problème.

Je peux être assis à parler avec des gens de toutes positions idéologiques et dire : « ayons une discussion sur l’inégalité. Il y a un problème ; l’inégalité est un problème – Quel genre de problème exactement ? On peut essayer de spécifier à quoi pourrait ressembler un ensemble de solutions hypothétiques. Voyons si on peut avancer vers plus de clarté sur la formulation du problème & commencer à générer quelques solutions potentielles – en sachant très bien que les solutions que nous générerons risquent de ne pas produire les résultats que nous voudrions leur faire produire si on les appliquait – car c’est aussi une acceptation d’ignorance. »

Mais si vous parlez à quelqu’un qui est possédé idéologiquement, ils connaissent déjà les réponses ; ils connaissent le problème & ils connaissent les solutions. Alors, pourquoi avoir la discussion ? Ce n’est pas la peine d’en discuter.

Et donc, ce qu’il faut faire dans cette situation …, est qu’on existe par l’exemple – c’est tout ce qu’on a.

On doit incarner une meilleure façon d’être, en sorte que les gens qui nous rencontrent (puissent) remettre en question les conséquences de leur propre rigidité. …

Vous savez, si les gens se rencontrent en tant qu’égaux dans une conversation, ils y entrent tous 2 en sachant qu’ils ne savent pas tout, mais s’ils se rencontrent sur un champ de bataille idéologique, ce n’est pas du tout ce qui se passe – & donc… Il y a ce vieil adage dans le Nouveau Testament … ;« Ne jetez pas vos perles devant des pourceaux » – c’est vraiment un dicton rude, certainement pas quelque chose qu’on pourrait considérer comme clément – mais ce qu’il signifie est : si vous parlez honnêtement – vous tentez vraiment d’avoir une conversation – et que l’autre personne n’écoute pas, vous devriez vous taire, parce que vous n’êtes pas qui ils pensent que vous êtes, et vous n’êtes pas où vous croyez que vous êtes. Vous êtes quelque part d’autre, & vous devez distinguer où vous êtes exactement et continuer la conversation dans cette veine.

Si une vraie conversation n’est pas présente, ça n’arrivera pas.

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De quoi dépend la qualité de notre vie ?

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Il est clair qu’elle dépend de la qualité de nos décisions ; si elles sont bien informées, elles nous servent, et dans le cas inverse, nous desservent. Voilà pourquoi il faut s’informer le plus possible sur soi-même, les autres & le monde dans lequel on vit.

Mais quelles que soient les sottises que vous avez commises dans le passé, il ne faut pas vous en vouloir, car « quand on sait mieux, on agit mieux » – vous ne saviez pas, alors, ce que vous savez à présent, et c’est pourquoi vous avez agi bêtement. Vous ne referiez sans doute plus ces mêmes erreurs maintenant.

Ce point m’ayant semblé à la fois très important, & trop peu traité, j’ai décidé de « creuser » le sujet & de le développer ici. Si on veut améliorer la qualité de notre vie, on est amené à y réfléchir &, ce faisant, on arrive à des conclusions étonnantes …

Repartons du début – qui est : à tout moment, nous agissons selon ce que nous savons. De là, découlent plusieurs choses, mises sous forme des 3 phrases ci-dessous, liées l’une à l’autre. Chaque idée mène à la suivante, et toutes ensemble, à un grand secret de la vie :

-Avant de pouvoir obtenir quelque chose de différent de cette vie, vous devez d’abord FAIRE quelque chose de différent,

-Avant de pouvoir faire quelque chose de différent de votre vie, vous devez d’abord SAVOIR quelque chose de différent,

-Avant de pouvoir savoir quelque chose de différent, vous devez d’abord SOUPCONNER, puis CONFIRMER que c’est votre niveau actuel de compréhension qui a amené dans votre vie ce que vous voulez maintenant changer !

Maintenant, inversons l’ordre de ces idées & tirons-en les conclusions :

-Jusqu’à ce que vous SACHIEZ quelque chose de différent, vous ne pouvez rien FAIRE de différent,

-Jusqu’à ce que vous FASSIEZ quelque chose de différent, vous n’OBTIENDREZ rien de différent.

Et jusqu’à ce que vous OBTENIEZ quelque chose de différent de votre vie, vous ne pouvez pas savoir ce que vous avez MANQUE et combien PLUS il y a à comprendre.

A quoi nous mènent ces réflexions ? A ceci :

Essayer de changer ce que vous obtenez de la vie, sans D’ABORD changer ce que vous SAVEZ au sujet de la vie est voué à l’échec ; c’est comme d’enfiler des vêtements secs sur des vêtements mouillés, & ensuite, se demander pourquoi vous continuez à frissonner.

Il faut donc cesser d’essayer de changer ce que vous obtenez de la vie, et, au lieu de ça, travailler à changer ce que vous vous donnez à vous-même.

La chose qu’il est essentiel de comprendre, c’est que la vie ne vous prive pas exprès de ses richesses, mais que vous vous êtes privé de la vie réelle par une croyance qu’on doit subir sa vie, & que la seule chose qui puisse nous protéger d’un monde dur est ce qu’on peut gagner et posséder pour soi-même.

Bien que notre monde devienne effectivement de plus en plus dur, on en fait partie ; nous sommes le monde. Ni notre monde individuel ni le global ne peuvent changer jusqu’à ce que nous cessions de nier qu’il y a un lien entre ce que nous vivons & ce que nous sommes.

C’est pourquoi nous devons avoir une nouvelle connaissance ; le changement passe par une compréhension spirituelle, laquelle n’est pas quelque chose de mystérieux ou hors de ce monde ; c’est juste ce que nous savons de nous-mêmes, de ce que nous sommes réellement.

Et ce savoir est en fait le plus important & pratique que l’on puisse posséder, puisque c’est lui qui détermine la qualité de notre vie !

Nous ne pouvons pas séparer nos croyances de nos actes et nos actes, de leurs résultats. Ils peuvent sembler individuels dans leur fonctionnement parce que, souvent, ils se produisent à des moments différents, mais en réalité, ils forment une seule & même chose.

Cf le vieil adage : « On récolte ce qu’on sème » ; avec de bonnes graines, on aura une bonne récolte, et une mauvaise avec de mauvaises graines. Ici, nous semons notre savoir, & ce que l’on récolte dans notre vie, ce sont les résultats de ce savoir.

Cette connaissance spirituelle nous montre l’importance extrême de remettre en question ce que l’on croit savoir.

La vie essaie de nous atteindre et de nous enseigner, par ce qu’elle nous fait vivre, qu’on a besoin de réponses nouvelles et véridiques. Ce sont ces réponses « supérieures » qui constituent l’abri protecteur qui éloigne sans effort ce qui est nocif et garde ce qui est sain et vivifiant.

Voici 5 réponses élevées & comment elles peuvent fonctionner pour vous – car chacune suggère une nouvelle action & promet un nouveau résultat.

Chaque section (de 1 à 5) représente une action complète, qui amènera un résultat différent. Car comme la chaleur suit la lumière du soleil, ainsi une vie plus épanouie suit des actions plus éclairées (puisqu’on ne peut séparer nos réponses de nos actions et nos actions de leurs résultats).

  1. Votre nouvelle réponse : la vraie force est le refus d’agir à partir d’une position de faiblesse.

Votre nouvelle action : examinez où vous avez appelé une faiblesse intérieure de la force ; comme de nommer l’anxiété, du souci d’autrui, ou de la colère, une juste indignation. Osez vivre sans ces fausses forces.

Votre nouveau résultat : la fin de votre confusion & de la douleur de vous demander pourquoi vos forces vous font si souvent échouer. En même temps, vous remarquerez la naissance d’une force nouvelle et vraie qui ne se transforme jamais en son opposé faible.

  1. Votre nouvelle réponse : ayez le courage de persévérer même en sachant que vous avez peur.

Votre nouvelle action : osez faire un pas tremblant après l’autre.

Votre Nouveau résultat : la libération d’une vie de peur parce que la peur ne peut exister si on valorise plus la compréhension, que la sensation de peur.

  1. Votre nouvelle réponse : le pardon est la compréhension que, mises à part les circonstances, il n’y a pas de réelle différence entre vous et votre agresseur.

Votre nouvelle action : malgré vos voix intérieures qui vous hurlent le contraire, osez traiter votre agresseur comme vous voudriez être traité.

Votre nouveau résultat : lorsque vous arrêtez de punir les autres pour leur faiblesse, vous cesserez de vous punir pour la vôtre.

  1. Votre nouvelle réponse : la compassion est le refus conscient d’ajouter à la souffrance d’une autre personne, même si cela augmente la vôtre.

Votre nouvelle action : osez soulever 100 fois le poids mental & émotionnel que vous croyez pouvoir porter.

Votre nouveau résultat : contenue au plus profond de la souffrance, est l’intuition qu’il n’y a pas d’être souffrant.

  1. Votre nouvelle réponse : le vrai espoir est le fait qu’il y a toujours une solution plus élevée.

Votre nouvelle action : comprenez que, chaque fois que vous vous sentez vaincu ou souffrant, c’est seulement parce que vous insistez pour vous accrocher à ce qui ne fonctionne pas. Osez laisser aller cela et vous ne perdrez rien sauf une croyance punitive.

Votre nouveau résultat : une nouvelle vie qui ne craint aucun défi intérieur ou extérieur, puisque la défaite ne peut exister qu’en l’absence d’une volonté d’apprendre.

Après ces 5 réponses nouvelles, vous voudrez peut-être écrire les vôtres. Ceci est très profitable pour accélérer votre croissance interne. Ne vous découragez pas si au début vous ne pouvez pas trouver de nouvelles idées ; même la plus petite tentative de trouver de nouvelles réponses est une nouvelle réponse !

Plus vous employez des principes véridiques, plus ils travailleront en votre faveur.

Rappelez-vous que quand on travaille avec de ce genre d’idées supérieures, des parties encore inconnues de vous-même essayeront de vous induire en erreur, car elles « savent » que votre vision spirituelle croissante vous éloignera de leur influence néfaste et vous donnera une sécurité véritable. Peu importe ce que ces voix nuisibles vous soufflent, celui qui met la vérité à la 1ère place ne perdra jamais rien, sauf ce qui n’a jamais été réel.

Comment modifier notre vie

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« Le bonheur, c’est un rêve d’enfant réalisé à l’âge adulte » (S. Freud).(sisi, je cite Freud … Personne ne peut se tromper tout le temps !).

Bien des gens sont insatisfaits de leur vie ; leur carrière a pris une mauvaise voie ; elle ne leur permet pas d’exprimer leur créativité ou leurs talents.

En fait, toujours & partout, les hommes ont voulu, veulent & voudront du pouvoir, mais pour déguiser ce désir, ils dissimulent leurs longues canines sous une façade de gentillesse, de douceur & de désintéressement (juste l’inverse de ce qu’ils sont, en fait), ils jouent des jeux, manipulent, intriguent dans les coulisses, etc.

Oui mais pour changer, il ne suffit pas de le vouloir ; il faut de la substance, quelque chose à l’intérieur de nous sur quoi tabler, & à offrir au monde.

Une bonne dose de savoir est indispensable – d’ailleurs, les grands battants (Bill Gates, …) sont des lecteurs assidus.

Ça donne des idées, mais aussi de la profondeur à la pensée, de la perspective & surtout, la capacité à penser juste.

Mais lire ne suffit pas ; il faut aussi connaître la vie, & pour ça, vivre – c-à-d explorer et connaître tout un tas d’expériences diverses, car on ne peut connaitre quoi que ce soit a moins de l’avoir vécu et ressenti dans sa chair !

Il ne faut pas se leurrer ; il n’y a que comme ça qu’on peut changer sa vie !

Le sens auquel notre espèce accorde la priorité est la vue – alors, quand ils aspirent à un changement, les êtres humains tendent à remarquer les choses les plus immédiatement visibles dans la réussite des autres, les signes visibles de leur succès ; leur livre ou leur film à succès, … – alors que ces objets visibles ne sont que l’expression tangible de facteurs intangibles.

En effet, les choses pouvant changer la vie sont invisibles ; c’est la lente accumulation de savoir & de compétences, la lente & profonde préparation, l’amélioration des habitudes de travail, l’acceptation des critiques constructives, …

Tant qu’on ignore cette germination interne, on ne peut se changer soi-même en profondeur. Même si l’on a changé de métier, on atteint vite une limite & la frustration réapparaît…. Et si, à ce moment, on se jette sur la 1ère solution superficielle qui s’offre à nos yeux, le cycle continue…

Il faut voir la réalité en face, car seule la vérité peut nous libérer & nous transformer ! En pratique, il faut cesser de révérer ce que disent ou font les autres, pour se focaliser, plutôt, sur de petits changements intérieurs, lesquels portent, en germe, les grands changements extérieurs.

Ce qu’il faut pour modifier vraiment notre vie, c’est chercher à l’intérieur, & trouver la racine émotionnelle de notre insatisfaction.

Chacun a un ADN unique, a une expérience de vie unique, et dès l’enfance, se sent attiré par certaines choses (la musique, le dessin, la médecine, la construction, …) sans pouvoir expliquer pourquoi. Mais en grandissant, comme les autres (parents & société) ont planifié notre avenir, on entre dans une ornière & on perd le contact avec ces inclinations innées & avec ce que l’on est vraiment.

On se « choisit » alors un métier qui ne nous correspond pas, qui est bien loin de notre désir d’enfant & ne nous permet pas d’exprimer notre unicité. Il est alors inévitable qu’on soit rongé par l’ennui & l’insatisfaction.

Le secret pour sortir de l’ornière tracée pour nous par d’autres, est de rechercher les sujets qui rallument en nous cette intense curiosité enfantine, ainsi que de songer à ce que l’on a dû faire comme activités durant un certain nombre d’années, des choses qui n’éveillent aucune résonnance émotionnelle en nous, des activités qui nous dégoûtent ou nous dépriment.

Alors, en vous basant sur ces réflexions, vous déterminez la direction que vous devez prendre & les diverses possibilités qui s’offrent à vous, pour choisir celle qui vous convient le mieux.

Il s’agit de faire taire l’esprit pour pouvoir entendre la petite voix de votre moi profond. Mais ne vous attendez pas à trouver votre voie du 1er coup ; procédez par essais & erreurs, en « rectifiant le tir » à chaque fois ; vous essayez une chose, puis vous observez quel ressenti cela vous cause, et ainsi, peu à peu, vous arrivez à une définition précise de la voie qui vous correspond, tout en augmentant vos compétences.

Beaucoup de gens exigent de trouver tout d’un coup, mais c’est impossible. Il faut, au contraire, accueillir les erreurs, échecs & voies sans issue, qui, à chaque fois, nous rapprochent de notre but.

Cela n’est pas du temps ou de l’énergie perdues, car cela augmente la somme de nos expériences de vie, nous éclaire sur notre caractère, nos besoins & nos défauts, et nous endurcit.

Tous les self-made men le disent : pour réussir, il faut apprendre, & pour cela, il faut échouer beaucoup – mais sans jamais rester par terre, bien entendu 😉. Donc, il ne faut pas se laisser décourager par les échecs, mais les voir comme des occasions d’apprendre.

Et si l’on veut surfer sur la vague du changement, il ne faut pas repartir de zéro (en général), mais développer de nouvelles compétences & trouver un moyen de les mêler à nos anciennes compétences.

A chaque étape de notre quête, sachons que notre but doit être d’apprendre & d’acquérir des compétences, et non d’obtenir un gros salaire. Quand on adopte cette mentalité, où l’on suit des mobiles d’action internes & non plus externes, où l’on poursuit un objectif ayant une résonnance émotionnelle chez nous, on n’a jamais l’impression de travailler – même si l’on trime dur 12 heures par jour.

Comme on fait quelque chose qui nous intéresse, notre intérêt reste vif ; que l’on apprenne ou que l’on vive des choses, on est enthousiasmé par ce processus d’apprentissage, car il nous correspond, et on est motivé à continuer, même s’il y a de gros obstacles.

Au lieu de s’inquiéter pour l’avenir, on reste immergé dans le présent, ce qui nous rend plus conscient des gens qui nous entourent. Sans forcer le résultat, il arrive à son rythme, au fil de cette lente progression qui nous y prépare lentement de l’intérieur.

A ce moment, vous remarquez – & pouvez saisir – la moindre opportunité passant à votre portée – mieux ; comme les gens sentiront que vous êtes prêt, les occasions viendront à vous.

Ceci semble mystique, mais des études scientifiques (par ex, celle de A. Ericsson, qui a découvert la règle des 10.000 heures) le confirment. Après qu’un individu a pratiqué une discipline durant 10.000 heures, la structure de son cerveau est modifiée en profondeur, rendant son esprit plus fluide, plus efficace & plus créatif.

Et vous pouvez arriver à cela aussi ; vous transformer par un travail acharné – travail qui, je vous le rappelle, ne sera nullement pénible, puisque vous serez en train de suivre votre pente naturelle.

On croit que l’on ne peut se transformer que via un Maître inspiré, une thérapie, une drogue hallucinogène, une quête spirituelle… mais la quête spirituelle, la voilà !

Les quêtes purement extérieures ne durent pas – c’est ce que j’explique ici : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/12/03/comment-changer-votre-vie-obtenir-ce-que-vous-voulez/ : « Quand on est insatisfait de sa vie, qu’on ressent du mal-être, on est poussé à agir pour changer ça, à vouloir atteindre le bonheur… alors on achète des livres de développement personnel, on s’inscrit à des ateliers, etc… Seulement le hic, c’est qu’on pose le livre ou qu’on revient chez soi, et on est repris par son train-train…RIEN ne change ! »

Bref, ces moyens-là sont encore un genre de « divertissement » – c-à-d des moyens d’éloigner l’ennui … & de nous éloigner de notre voie !

Le vrai moyen de changer est de nous relier à notre moi profond, au lieu de le fuir dans ces divertissements dévoreurs de temps & d’énergie. Là, on se modifie de l’intérieur, & non plus de l’extérieur (ce qui est erroné & peu durable).

Ce processus implique une progression vers une connaissance de soi de plus en plus profonde – & ça, c’est bien spirituel, non ? Et en plus, à la fin de cette quête, on contribue à améliorer le monde d’une façon unique & signifiante – & ça, c’est spirituel aussi.

Toujours, chez nous, le matériel est indissolublement uni au spirituel…

Extrait d’enseignements de Gurdjieff

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gurdjieff

Qu’il soit bien entendu que je ne suis pas une disciple de ce Monsieur (qui était un vrai malfaisant, mais très charismatique, comme tous les démons) ni – encore moins – de ses épigones, mais que je reconnais & admire son intelligence & sa culture étendue – je préfère de loin une méchanceté éclairée à « l’innocence au sourire sanglant » qu’est la bêtise !

Toute cérémonie ou rite a une valeur s’il est exécuté sans altération. Une cérémonie est un livre dans lequel beaucoup est écrit. Quiconque comprend peut le lire. Un rite contient souvent plus que 100 livres.

Je sais que vous comprenez l’unité des lois qui gouvernent l’univers, mais … cette compréhension n’est qu’abstraite & théorique. Il ne suffit pas de concevoir avec l’intellect. Il faut sentir avec tout votre être l’exactitude absolue & l’infaillibilité de cette vérité. Alors seulement vous pourrez dire … « je sais ».

La loi de l’unité est grande, elle embrasse tout. Dans l’univers, tout est un. Seule l’échelle diffère. Dans l’infiniment petit, nous retrouvons les mêmes lois que dans l’infiniment grand. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. De même, la raison qui transcende la condition humaine contemple la lumière divine, tandis que ceux qui habitent en bas sont encore plongés dans l’obscurité.

Le savant le plus instruit peut très bien se montrer un parfait ignorant à côté d’un simple berger illettré mais qui possède la connaissance ; …la compréhension de l’essence, qui demandera au 1er de longues années d’investigations obstinées, l’autre l’obtiendra d’une manière infiniment plus complète au cours d’une seule journée de méditation. Tout dépend de la manière de penser, de la « densité de la pensée ».

Jugez tout du point de vue de votre propre bon sens, acquérez votre propre compréhension & n’acceptez jamais rien d’emblée.

Quand nous apprenons, nous n’écoutons que nos propres pensées. C’est pourquoi nous ne pouvons entendre de nouvelles pensées, à moins d’utiliser de nouvelles méthodes d’écoute & d’étude.

Un homme renoncera à tous les plaisirs que vous voulez, mais il refusera de renoncer à sa souffrance.

Si nous étudions cette conception de l’homme, nous voyons qu’elle est faite d’un ensemble de traits n’appartenant pas à un homme unique, mais à un certain nombre d’individus réels ou imaginaires. Jamais nous ne rencontrons un tel homme dans la vie réelle, … Si vous y regardez de près, le mirage de grandeur et de puissance se désintègre.   …en raison d’un trait particulier de leur psychisme, ils le reportent sur eux-mêmes… si bien que tout en étant des nullités ou presque, ils s’imaginent correspondre à ce type collectif…

… au cours de notre vie, nous apprenons sans cesse des choses nouvelles. Nous appelons (cela) « connaissances ». Mais en dépit de ces connaissances, ne nous montrons-nous pas bien souvent éloignés de la vie réelle, et donc mal adaptés à elle ? … tout cela reste vague & inadéquat. En effet, ce ne sont que des informations : nous ne pouvons pas appeler cela « connaissance ». La connaissance est la propriété inaliénable d’un homme ; elle ne peut être ni plus ni moins grande que lui. Car un homme ne « connaît » que lorsqu’il EST lui-même cette connaissance.

Quant à vos convictions, ne les avez-vous jamais vu changer ? ne sont-elles pas soumises, elles aussi à des fluctuations … ?  Ne serait-il pas juste de les appeler opinions …, alors qu’elles dépendent de notre humeur… ou peut-être même de l’état de notre digestion au moment même ? Vous n’êtes… qu’un banal exemplaire d’automate animé. Vous pensez qu’une âme et même un esprit sont nécessaires pour faire ce que vous faites & vivre comme vous vivez.  Mais peut-être suffit-il d’une clé pour remonter le ressort de votre mécanisme.

En résumé, voici l’état des choses en ce qui concerne la connaissance de soi : pour faire, il faut savoir – mais pour savoir, il faut découvrir comment savoir ; et cela, nous ne pouvons le découvrir par nous-mêmes.

…livré à lui-même, un homme ne peut pas apprendre… comment se développer et encore moins ce qu’il doit au juste développer.

Pourtant, peu à peu, en rencontrant des gens qui cherchent, en leur parlant, en lisant des livres sur le développement de soi, il se trouve attiré dans la sphère de ces questions. Mais que va-t-il donc y trouver ? D’abord, un abîme de charlatanisme éhonté, entièrement basé sur l’avidité, le désir de se faire une vie facile en mystifiant les gens crédules… Avant qu’il ait appris à séparer le bon grain de l’ivraie, il s’écoulera beaucoup de temps, pendant lequel son besoin de découvrir la vérité risque de vaciller ou de s’éteindre, ou de se pervertir. …il peut alors se laisser entraîner dans un labyrinthe débouchant tout droit sur les cornes du diable. Si l’homme parvient à se tirer de ce 1er bourbier, il risque de tomber dans un nouveau marécage, celui de la pseudo-connaissance.

Tous ces systèmes, fondés sur les théories les plus diverses, sont extraordinairement séduisants, sans doute en raison même de leur caractère vague. Ils attirent tout particulièrement les personnes « semi-éduquées » … A quoi bon, dès lors, aller à l’université & pâlir sur les manuels officiels si des théories de ce genre permettent de regarder de haut tous les autres savoirs … ? Mais il est une chose importante que l’étude de ces théories ne donne pas ; elle n’engendre pas l’objectivité … Elle tend à embrumer le cerveau de l’homme & à diminuer sa capacité à raisonner & à penser sainement, le conduisant ainsi à la psychopathie.

Une chose qui peut, au départ, sembler absurde, finira par paraître rationnelle pourvu qu’on la répète avec une insistance & une conviction suffisantes. Un certain type d’hommes redira des phrases toutes faites qui lui sont restées dans l’esprit, un autre ira chercher des preuves & des paradoxes sophistiqués pour justifier ses assertions. Tous 2 sont également à plaindre.

Leurs rangs sont grossis de ceux que la nostalgie du mystère & du miraculeux attire au pseudo-occultisme. Il y a encore les individus à la volonté exceptionnellement faible qui sont des ratés dans la vie et qui, en vue de gains personnels, rêvent de développer en eux-mêmes la puissance & la capacité de subjuguer les autres.

Au fur & à mesure que leurs espoirs d’atteindre aux qualités sur lesquelles ils comptaient s’évanouissent, ils versent dans un charlatanisme plus ou moins délibéré.

En parlant de l’évolution, il est nécessaire de comprendre, dès le départ, qu’aucune évolution mécanique n’est possible. L’évolution de l’homme est l’évolution de sa conscience.

… il arrive souvent qu’un homme, bien qu’ignorant lui-même, soit capable de parler avec une singulière justesse, de diverses choses… A côté de cela, il dit tant de sottises que (les rares vérités qu’il dit sont) ensevelies & qu’il est … impossible d’extraire la perle de vérité de ce monceau de balivernes. Comment comprendre cette énigme ? La raison en est simple. …nous n’avons pas de connaissances (innées). Toutes nos connaissances, qui ne sont que de simples informations, peuvent avoir une valeur ou ne pas en avoir. En les absorbant comme une éponge, nous pouvons facilement les restituer, & en parler d’une façon logique & convaincante, tout en n’y comprenant rien. Il est également facile de les perdre, car elles ne sont pas à nous, mais ont été déversées en nous comme un liquide dans un récipient.

Plus un homme se rend compte des obstacles & des duperies qui le guettent à chaque pas dans ce domaine, plus il se convainc qu’il est impossible de suivre le sentier du développement de soi d’après les instructions données … par des gens de rencontre, ou d’après les informations cueillies ça & là…

L’homme qui cherche de tout son être, (comprend) que pour découvrir « comment savoir afin de faire », il doit d’abord trouver celui auprès de qui il peut apprendre ce que signifier réellement « faire », c-à-d un guide éclairé, expérimenté, … La condition indispensable est qu’il choisisse un homme qui sait ; autrement, tout le sens de son choix est perdu. Qui dira où peut vous conduire un guide qui ne sait pas !

Et des hommes qui parlent de cette manière ( = chacun donnant un sens différent aux mots) croient qu’ils sont capables de se comprendre mutuellement & qu’ils peuvent se communiquer …leurs pensées !

Notre emploi incorrect des mots & (leur) nature propre en ont fait des instruments inaptes pour une expression exacte & une connaissance exacte…

Toute rupture d’habitude produit un changement.

… nous pouvons dire que toutes les différences qui nous frappent chez les hommes peuvent être ramenées aux différences des niveaux de conscience de leurs actes.

L’homme qui dort ne peut pas « faire »… Avant tout, il doit s’éveiller. Une fois éveillé, il verra que, tel qu’il est, il ne peut pas « faire ». Il devra mourir volontairement. S’il meurt, il pourra naître. Mais l’être qui vient de naître doit grandir & apprendre. Quand il aura grandi & qu’il saura, alors, il pourra « faire ».

En tout 1er lieu, chacun devrait comprendre sa propre mécanicité. C’est pourquoi l’enseignement (chez lui) considère comme fondamentale l’étude des principes d’une juste observation de soi. Mais avant (cela), un homme doit prendre la résolution d’être absolument sincère avec lui-même ; il ne fermera les yeux sur rien, ne se détournera d’aucune constatation, où qu’elle puisse le mener, ne reculera devant aucune conclusion, & ne se laissera arrêter par aucun mur de restriction préalable. (Il) aura souvent besoin de beaucoup de courage pour accepter … les résultats & les conclusions auxquels il parviendra.

Cela bouleverse toute la manière de penser d’un homme & le dépouille de ses illusions les plus agréables & les plus chères. Il voit tout d’abord sa totale impuissance en face de littéralement tout, tout ce qui l’entoure. Tout le possède, tout le domine. Il ne possède, il ne domine rien… Toute sa vie n’est rien d’autre qu’une soumission aveugle à ses attractions & à ses répulsions.

Nous ne pouvons pas nous changer nous-mêmes, nous ne pouvons que nous modifier un peu. Mais nous pouvons être changés grâce à une aide venue du dehors.

Nos connaissances actuelles sont basées sur une perception des sens – comme chez les enfants. Si nous désirons acquérir la vraie sorte de connaissance, nous devons nous changer nous-mêmes. Par un développement de notre être, nous pourrons atteindre un état plus élevé de conscience.

Il n’y a qu’une seule règle générale, … : l’observation. Chacun en a besoin. Et cela, non pas pour changer, mais pour se voir soi-même.

L’observation de soi est très difficile. … vous devez vous y exercer… Jusqu’ici, vous avez imaginé vous voir & vous connaître.

Avec quelles petites choses devons-nous commencer ? … En remuant sans cesse comme vous faites, vous ne pouvez être quelqu’un. La 1ère chose à faire … est d’arrêter cette agitation.

Prenez une petite chose que vous n’êtes pas capable de faire et faites-en votre but, votre dieu. Ne laissez rien s’interposer. Ne visez qu’à cela. Alors, si vous réussissez, (je pourrai) vous donner une plus grande tâche. Maintenant, vous … visez de trop grandes choses ; vous ne pourrez jamais les faire … oubliez les grandes choses. Prenez comme but de vaincre une petite habitude.

Pour ceux d’entre vous qui sont déjà capables de se rappeler… leur but, mais qui n’ont pas la force de l’accomplir : asseyez-vous, tout seuls, pendant une heure au moins ; relâchez tous vos muscles ; permettez à vos associations de se dérouler, mais sans vous laisser absorber par elles. Dites-leur : « si vous me laissez faire maintenant ce que je veux, plus tard, je vous accorderai ce que vous désirez ». Regardez vos associations comme si elles appartenaient à quelqu’un d’autre, de façon à ne pas vous identifier à elles.  Au bout d’une heure, prenez une feuille de papier & inscrivez-y votre but. Faites de ce papier votre dieu. Qu’en dehors de lui, rien n’existe. Sortez-le de votre poche & lisez-le constamment, tous les jours. De cette manière, il deviendra une partie de vous-même…

Pour obtenir de l’énergie, pratiquez l’exercice qui consiste à rester assis tranquillement, tous vos muscles relâchés, comme morts. Et seulement quand tout sera calme en vous, au bout d’une heure, vous prendrez votre décision.

L’attention ne s’acquiert que par le travail conscient & la souffrance volontaire, par de petites actions accomplies volontairement.

Si quelqu’un pense que l’étude de soi l’aidera & qu’il deviendra capable de changer, il se trompe complètement. Quand bien même il lirait tous les livres, étudierait pendant des siècles, … sonderait tous les mystères – cela ne servirait à rien. Parce que toutes ces connaissances n’appartiennent qu’au cocher ( = le mental). Et le cocher, malgré tout son savoir, ne peut tirer la voiture ( = le corps) sans le cheval ( = l’énergie, l’élan). Ceci, à mon avis, illustre la sentence biblique : « l’esprit est ardent, mais la chair est faible ».

Celui qui travaille comme un bœuf est une nullité & celui qui ne travaille pas est aussi une nullité. La valeur du travail n’est pas dans la quantité, mais dans la qualité.

Un travail dur est un investissement d’énergie qui rapporte. L’usage conscient de l’énergie est un investissement payant ; son usage automatique est un gaspillage inutile.

Nos prétendues pensées ne sont rien d’autre que ces formules toutes faites tirées du placard. …Nous n’avons pas de pensées ; nous possédons différentes étiquettes…

L’essence est JE – c’est notre hérédité, notre type, notre caractère, notre nature. La personnalité est … tout ce qui est extérieur. Elle est comme les vêtements que vous portez, votre masque, le résultat de votre éducation ou l’influence de votre entourage, …

Aujourd’hui, vous êtes convaincu d’une chose, vous y croyez, vous la voulez. Le lendemain, sous une autre influence, vos croyances, vos désirs, deviennent différents. … L’essence, elle, ne change pas.

Ici, quand nous parlons de développement & de changement, nous parlons de l’essence.

Notre intellect, notre penser, n’a rien de commun avec nous, avec notre essence… Notre pensée vit par elle-même & notre essence vit par elle-même.

par elle-même, la pensée est impuissante à faire quoi que ce soit.

… nous appelons « enfant » celui qui n’a pas de logique indépendante dans sa pensée. Un homme ne peut être considéré comme adulte qu’à partir du moment où sa pensée a acquis cette qualité.

Vous savez où vos attitudes habituelles vous ont conduit. Continuer de cette manière-là n’a aucun sens… ce que vous avez eu jusqu’à aujourd’hui n’est pas la connaissance. Ce n’est qu’un assemblage mécanique d’informations. C’est une connaissance qui n’est pas en vous-même, mais en dehors de vous. Elle n’a aucune valeur.

L’homme doit se rendre compte qu’il ne peut pas faire. Toutes nos activités sont déclenchées par des impulsions extérieures ; c’est entièrement mécanique. Vous ne pouvez pas faire, même si vous désirez faire.

La musique ne peut pas nous libérer entièrement de toute notre mécanicité, …mais elle peut apporter une aide.

Tous les intérêts que nous avons concernant le changement, la transformation, appartiennent … au mental. Quant au sentiment & au corps, ces parties ne sont aucunement intéressées à mettre le rappel de soi en pratique. Et cependant, l’essentiel est d’opérer un changement … dans les parties qui ne sont pas intéressées. La transformation ne s’obtient pas par le mental. … C’est pourquoi on doit enseigner … au moyen du sentiment & du corps. En même temps, le sentiment & le corps n’ont ni notre langage, ni notre compréhension.

… Le cocher (mental) doit donc connaître le côté faible ou le caractère de la voiture (le corps).

… Le mental seul ne peut être appelé un homme, tout comme un cocher installé dans un café ne peut être considéré comme un cocher qui remplit sa fonction.

Notre mental est semblable à un cocher qui serait assis … et rêverait qu’il conduit des clients à différents endroits. De même que sa course n’est pas une vraie course, essayer de travailler avec le mental seul ne conduit nulle part. … Le pouvoir de se changer ne repose pas dans le mental, mais dans le corps & le sentiment.

Malheureusement, notre corps & nos sentiments sont constitués de telle sorte qu’ils ne se soucient de rien tant qu’ils sont heureux. Ils ne vivent que pour l’instant même, & leur mémoire est courte. Seul le mental vit pour demain. Chacun a ses propres qualifications. Celle du mental est de prévoir. Mais seuls les 2 autres peuvent « faire ».

Tâchez de comprendre que ce que vous avez coutume d’appeler « moi » n’est pas moi ; … vous voulez changer, mais quelle partie de vous-même le désire ? … Cela vous sera très utile d’essayer d’être sincère avec vous-même. La sincérité est la clé ouvrant la porte … Chaque jour, vous mettez un masque ; il vous faut l’enlever petit à petit.

Il est très difficile d’être sincère d’un seul coup mais, si vous essayez, peu à peu vous ferez des progrès. (Alors), je pourrai … vous aider à voir les choses qui vous effraient, et finalement, vous trouverez ce qui vous est nécessaire & utile.

Sans une auto-connaissance, sans compréhension de comment marche & des fonctions de sa machine, l’homme ne peut être libre, il ne peut se gouverner et il restera toujours un esclave.

Nous ne connaissons rien. Nous ne faisons aucune différence entre celui qui sait vraiment de quoi il parle & celui qui dit seulement de pures bêtises. … Nous n’avons rien en propre ; nous fourrons tout dans notre poche extérieure – et à l’intérieur, nous n’avons rien. … ce n’est qu’à l’occasion, par accident, que quelque chose pénètre en nous.

… nous avons peut-être 20 ou 30 idées que nous avons attrapées au passage. Nous avons oublié où nous les avons prises, mais quand surgit quoi que ce soit qui leur ressemble, nous croyons que nous comprenons. C’est comme une empreinte sur notre cerveau. Nous sommes réellement des esclaves, & nous dressons nos préjugés les uns contre les autres.

Nous devons donc avoir pour but la possibilité de vraiment désirer, et seul peut y parvenir celui qui réalise sa nullité.

Il vous faut d’abord décider : la voie vous est-elle nécessaire ou non ? Comment allez-vous vous y prendre pour le savoir ? Si vous êtes sérieux, vous devez changer votre … mode de pensée et aussi découvrir votre but… Mais vous ne pouvez pas y arriver tout seul.

Si vous avez vraiment décidé la manière dont vous allez orienter votre vie, … essayez de vous voir, car vous ne vous connaissez pas. Essayez de comprendre le risque : … le changement est très difficile. … une fois que vous avez quitté votre siège, il est très difficile d’en trouver un autre.

Dans les groupes correctement organisés, aucune foi n’est requise ; ce qui est requis est juste un peu de confiance et même ça, seulement durant peu de temps, car au plus vite un homme commence à vérifier tout ce qu’il entend, au mieux ça vaut pour lui.

Aujourd’hui, votre conscience morale est relative, mais si vous changez vos valeurs, vous devrez cesser de vous mentir à vous-même. Quand vous aurez vu une chose, il vous sera plus facile d’en voir une autre & beaucoup plus difficile de fermer les yeux. Il vous faut ou bien renoncer à voir, ou bien en accepter les risques.

Il y a 2 sortes d’amour. L’un est un amour d’esclave ; l’autre doit être acquis par le travail. Le 1er n’a aucune valeur ; seul le second, l’amour qui est le fruit d’un travail, a de la valeur. C’est l’amour dont parlent toutes les religions.

Si vous aimez quand « ça » aime, cela ne dépend pas de vous, et il n’y a aucun mérite à cela. … Vous aimez même quand vous ne devriez pas aimer. Les circonstances vous font aimer, mécaniquement. Le véritable amour est l’amour… religieux. Personne n’est né avec cet amour. Pour (le) connaître, vous devez travailler.

L’homme ordinaire est gouverné tantôt par le sentiment, & tantôt par le corps. … Un réel libre-arbitre ne peut exister que là où la direction vient d’un « moi » unique – c-à-d lorsque l’homme a un maître (âme) pour son équipage. L’homme ordinaire n’a pas de maître : le fiacre change sans cesse de passager, & chaque passager se nomme lui-même « moi ».

Pourtant, le libre-arbitre est une réalité, … mais nous, tels que nous sommes, nous ne pouvons pas l’avoir. Seul un homme réel peut l’avoir.

Seul peut être juste celui qui sait se mettre à la place des autres.

Le choix d’une action n’est possible que si l’homme est libre intérieurement. L’homme ordinaire ne peut pas choisir, il ne peut pas se faire une estimation critique de la situation. Pour lui, l’extérieur est l’intérieur. Il faut apprendre à être impartial, à classifier & analyser chacune de ses actions comme s’il s’agissait de celles d’un étranger. Alors, on peut être juste…. Une attitude impartiale est la base de la liberté intérieure ; c’est le 1er pas vers le libre-arbitre.

Au début, la conscience sert uniquement à faire gagner du temps. Celui qui a une conscience est calme ; celui qui est calme a du temps, & il peut en profiter pour travailler. Si nous prenons l’homme ordinaire, tout son temps est absorbé par de petites choses. … Il est parfois gai, parfois triste, & parfois en colère. La machine marche sans arrêt, le gaspillage se poursuit tout le temps.

Il arrive très souvent qu’un intellectuel, … ne se rende pas compte du rôle important que les peurs jouent dans sa vie. .. La peur inconsciente est un aspect très caractéristique du sommeil. L’homme est au pouvoir de tout ce qui l’entoure parce qu’il ne peut jamais regarder d’une manière assez objective sa relation avec son entourage. Il ne peut jamais se retirer & s’observer au moment même où quelque chose l’attire ou le repousse. Et, du fait de cette incapacité, il s’identifie à tout. Cela aussi est une caractéristique du sommeil.

Une grande idée ne devrait être reçue qu’avec une grande compréhension.

… nous avons toutes sortes d’ennemis. Mais les principaux & les plus actifs sont la vanité & l’amour-propre. Il existe même un enseignement qui les qualifie de représentants & de messagers du Diable. … Ces représentants du Diable se tiennent constamment sur le seuil qui nous sépare de l’extérieur et empêchent aussi bien les bonnes que les mauvaises influences extérieures de pénétrer en nous. De sorte qu’ils ont à la fois un bon & un mauvais côté. … celui qui veut accueillir toutes les influences, quelles qu’elles soient – car il est impossible de ne retenir que les bonnes ) – doit se libérer du plus grand nombre de ces gardiens, & pour finir, les éliminer complètement.

Seul celui qui peut veiller sur le bien des autres méritera son bien propre.

La foi consciente est liberté. La foi émotionnelle est esclavage. La foi mécanique est stupidité.

Celui qui se sera libéré de la « maladie de demain » aura une chance d’obtenir ce qu’il était venu chercher ici.

Souviens-toi que tu es venu ici parce que tu as compris la nécessité de lutter contre toi-même – uniquement contre toi-même. Remercie donc quiconque t’en fournit l’occasion.

Un homme ne peut atteindre la connaissance qu’avec l’aide de ceux qui la possèdent. Ceci doit être compris dès le début. On doit apprendre de celui qui sait.

Autres beaux hadiths

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hadith

Mes hadiths préférés sont ici : http://www.bonheuretamour.com/2015/12/16/mes-hadiths-preferes-de-muhammad/

J’ajoute ceux-ci, dans l’espoir qu’ils inspireront & porteront à réfléchir…

-Le meilleur jihâd consiste à adresser un mot de justice à un gouvernant injuste.

Rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Majah. 

-Les plus graves des péchés majeurs sont : le polythéisme, l’assassinat, la désobéissance aux parents et le faux témoignage.

Rapporté par les Deux Cheikhs en citant Anas. 

-Le plus probe des gens est celui qui se montre le plus utile aux gens.

 « Al-Amâlî » d’Al-Sadûq : 19. 

-Le meilleur des hommes est celui qui est utile aux gens.

« Al-Amâlî » d’Al-Sadûq : 18-19. 

– Sois compatissant envers ceux qui se trouvent sur la terre, sera compatissant envers toi celui qui habite le ciel.

 « Charh al-Chahâb »: 366.  

-Qui se montre impitoyable sera traité impitoyablement.

« Al-Wasâ’il : 15/203.  

-Celui pour qui est née une fille et qui ne lui fait pas de mal, ni ne l’humilie, ni ne lui préfère ses enfants mâles, Allah le fera entrer au Paradis.

Cité dans la revue Risâlat al-Thaqalayn », Qom, juillet 1999, No. 29, p. 217. 

-Le meilleur d’entre vous est celui qui se montre le meilleur envers sa femme (famille), et moi, je suis le meilleur d’entre vous envers la mienne.

« Makârim al-Akhlâq », op. cit., p. 216 

– Les meilleurs de vos enfants sont vos filles.

« Makârim al-Akhlâq », op. cit., p. 219

-O ‘Alî ! Il n’est pas de pauvreté pire que l’ignorance, ni de bien plus utile que la raison (‘aql), ni de solitude plus abrutissante que l’infatuation de soi-même (amour-propre), ni de raison équivalente à l’action bien réfléchie, ni de crainte révérencielle qui vaut l’abstention des interdits d’Allah et de ce qui est inconvenable, ni de considération égale au bon caractère, ni d’adoration aussi méritoire que la réflexion.

Cité dans « Makârim al-Akhlâq » du Cheikh Radhiy-l-Dîn al-Tabrasî, al-Bâb al-Thânî (Deuxième Partie), al-Façl al-Awwal (chapitre 1), p. 444

Citations de Léonard de Vinci

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English: Self-portrait of Leonardo da Vinci. R...

(Photo credit: Wikipedia)

La vérité des choses est la nourriture principale des esprits supérieurs.

LE DESIR NATUREL DE L’HOMME BON EST LA CONNAISSANCE.

Les choses de l’esprit qui ne sont pas passées par les sens sont vaines.

Il faut coopérer avec l’inévitable.

La subtilité humaine ne pourra jamais concevoir une invention plus belle, plus simple ou plus directe que ne le fait la nature parce que, dans ses inventions rien ne manque, et rien n’est superflu.

Toi qui veux savoir comment l’âme habite le corps, tu n’as qu’à regarder comment le corps use de sa quotidienne habitation.

Apprendre n’épuise jamais l’esprit.

Il est plus facile de résister au début qu’à la fin.

De petites impatiences peuvent conduire à une grande imprudence.

Le mouvement est principe de toute vie.

J’aime ceux qui peuvent sourire dans les problèmes, qui peuvent rassembler des forces, (à partir) de la détresse et devenir courageux par réflexion.  C’est l’affaire de petits esprits de se raccrapoter, mais ceux dont le cœur est ferme, et dont la conscience approuve la conduite, poursuivront leurs principes jusqu’à la mort.

Aux ambitieux que ni le don de la vie ni la beauté du monde ne suffisent à satisfaire, il est imposé comme châtiment qu’ils gaspillent la vie et ne possèdent ni les avantages ni la beauté du monde.

L’homme et les animaux ne sont qu’un passage et un canal à aliments, une sépulture pour d’autres animaux, une auberge de morts, qui entretiennent leur vie grâce à la mort d’autrui, une graine de corruption.

Tout comme le courage met la vie en danger, la peur la protège.

La patience joue contre les offenses exactement le même rôle que les vêtements contre le froid.

Sachez vous éloigner car, lorsque vous reviendrez à votre travail, votre jugement sera plus sûr.

Tout comme les aliments consommés sans appétit sont un nourrissage pénible, l’étude sans zèle endommage la mémoire, en n’assimilant pas ce qu’elle absorbe.

Le fer se rouille, faute de s’en servir, l’eau stagnante perd de sa pureté et se glace par le froid. De même, l’inaction sape la vigueur de l’esprit.

Qui nuit aux autres ne se préserve pas soi-même.

Celui qui veut être riche en un jour sera pendu dans un an.

Le temps dure assez longtemps pour ceux qui sont décidés à (bien) l’utiliser.

Passé 40 ans, un homme est responsable de son visage.

L’homme déploie de grands raisonnements, dont la majeure partie est vaine et fausse ; les animaux raisonnent moins loin, mais leurs pensées sont utiles et vraies ; or mieux vaut une petite certitude qu’un grand mensonge.

Aucune action naturelle ne peut être abrégée.

Celui qui se réclame de l’autorité ne met pas en oeuvre l’intelligence, mais plutôt la mémoire.

L’homme bon qui veut vivre au milieu de tant d’hommes qui ne le sont pas, est perdu d’avance.

Toute partie tient à se réunir à son tout pour échapper ainsi à sa propre imperfection.

Le bon sens est ce qui juge les choses qui lui sont données par d’autres sens.

Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maître !

Celui qui n’aime pas la vie ne la mérite pas.

Les hommes poursuivront la chose la plus redoutée, c’est-à-dire qu’ils seront misérables par crainte de la misère.

La Nature ne brise jamais ses propres lois.

Plus grande est la sensibilité, plus grand est le martyre.

La simplicité est la sophistication suprême.

(…) les gens d’accomplissement s’assoient rarement sur leurs lauriers en laissant les choses leur arriver. Ils sortent et font arriver les choses.

Où l’esprit ne fonctionne pas avec la main, il n’y a pas d’art.

La nature est la source de toute vraie connaissance. Elle a sa propre logique, ses propres lois, elle n’a pas d’effet sans cause, ni d’invention sans nécessité.

Rien ne renforce plus l’autorité que le silence.

Le plus noble plaisir est la joie de comprendre.

Alors que je croyais apprendre à vivre, j’apprenais à mourir.

Combien d’empereurs et combien de princes ont vécu et sont morts et aucune trace d’eux ne reste, et ils n’ont cherché qu’à gagner des possessions et des richesses afin que leur renommée soit éternelle.

La sottise est le bouclier de la honte, comme l’insolence est celui de la pauvreté.

Qui sème la vertu récolte l’honneur.

Détourne-toi des préceptes de ceux qui spéculent sur le monde, mais dont les raisons ne sont pas confirmées par l’expérience.

La nécessité est la maîtresse et le guide de la nature. La nécessité est le thème et l’inventeuse de la nature, sa limite et sa loi éternelle.

Toute notre connaissance a son origine dans nos perceptions.

La sagesse est fille de l’expérience.

Rien ne nous trompe autant que notre jugement.

Il ne faut pas appeler richesses, les choses que l’on peut perdre.

Ce qui fait la noblesse d’une chose, c’est son éternité.

La sagesse de l’âme est le souverain bien pour l’homme conscient : rien ne peut lui être comparé.

Il n’y a pas de maîtrise à la fois plus grande et plus humble que celle que l’on exerce sur soi.

J’ai offensé Dieu et l’humanité parce que mon travail n’a pas atteint la qualité qu’il devrait avoir.

La vérité a une telle excellence qu’en louant les petites choses, elle les rend nobles.

Blâme ton ami en secret ; vante-le devant les autres.

La peur naît à la vie plus vite que tout autre chose.

J’ai été frappé par l’urgence à accomplir.  Savoir ne suffit pas ; nous devons appliquer. Vouloir ne suffit pas ; nous devons faire.

Sans aucun doute, la vérité a le même rapport au mensonge que la lumière, à l’obscurité.

Les larmes viennent du coeur et non du cerveau.

Celui qui ne doute pas acquiert peu.

Le souvenir des bienfaits reçus est fragile, comparé à l’ingratitude.

Tu fais mal si tu fais l’éloge de quelque chose que tu ne comprends pas bien ; et si tu blâmes, tu fais plus mal encore.

L’expérience ne trompe jamais, c’est votre jugement seul qui s’égare en se promettant des résultats qui ne découlent pas directement de votre expérimentation.

Chaque action doit être inspirée par un mobile.

Il y a 4 pouvoirs : la mémoire et l’intelligence, le désir et la convoitise. Les 2 premiers sont mentaux et les autres sensuels.

La connaissance du passé et des lieux de la terre est l’ornement et la nourriture de l’esprit de l’homme.

Un beau corps périt, mais une œuvre d’art ne meurt pas.

La passion intellectuelle chasse la sensualité.

Tant que dure ta jeunesse, acquiers des choses qui ensuite te consoleront du dommage de ta vieillesse.

Les hommes de génie élevé, c’est quand ils font le moins de travail, qu’ils sont les plus actifs.

Car, en vérité, un grand amour naît d’une grande connaissance de l’objet aimé, et si vous ne le connaissez que peu, vous ne pourrez l’aimer que peu ou pas du tout.

La rigueur vient toujours à bout de l’obstacle.

Ne pas prévoir, c’est déjà gémir.

L’ignorance aveuglante nous induit en erreur. O ! Misérables mortels, ouvrez vos yeux !

Cet homme excelle dans la folie car il se prive continuellement afin d’être à l’abri du besoin ; et sa vie s’écoule, cependant qu’il attend sans cesse le moment de jouir de la richesse qu’il a acquise par un labeur acharné.

La partie garde toujours en elle quelque chose de la nature du tout.

Il y a 3 catégories de personnes : celles qui voient, celles qui voient quand on leur montre, et celles qui ne voient jamais rien.

Là où l’âme ne travaille pas avec la main, il n’y a pas d’art.

Qui ne punit pas le mal, commande qu’on le fasse.

Ne me méprise pas tant ! Je ne suis pas pauvre. Le pauvre est plutôt celui qui désire beaucoup de choses.

La nécessité est maîtresse et tutrice de la nature.

Celui qui s’oriente sur l’étoile ne se retourne pas.

(…) une fois que l’on aura goûté au vol, on marchera sur la terre avec les yeux tournés vers le ciel, car on aura été là et l’on aspirera à y retourner.

Veux-tu rester en bonne santé, suis ce régime : ne mange point sans en avoir envie, et soupe légèrement ; mâche bien, et que ce que tu accueilles en toi soit bien cuit et simple. Qui prend médecine se fait du mal. Garde-toi de la colère et évite l’air alourdi ; tiens-toi droit en sortant de table et ne cède pas au sommeil à midi. Sois sobre pour le vin, prends-en fréquemment en petite quantité mais pas en dehors des repas, ni l’estomac vide ; ni ne retarde la visite aux lieux d’aisance.  Si tu prends de l’exercice qu’il soit modéré. Ne te couche à plat ventre ni la tête basse et couvre-toi bien la nuit. Repose ta tête et tiens-toi l’esprit en joie ; fuis la luxure et observe la diète.

Les sens sont de la terre, la raison se distingue d’eux dans la contemplation.

Toute connaissance commence par les sentiments.

Celui qui aime la pratique sans la théorie est comme le marin qui monte en bateau sans gouvernail ni boussole et ne sait jamais où il accostera.

La nature se délecte à abonder en variété dans une telle mesure que, parmi ses arbres, on ne peut pas trouver une plante qui soit exactement comme une autre ; et pas seulement chez les plantes, mais parmi les branches, les feuilles et les fruits, vous ne pourrez pas en trouver un qui est exactement semblable à un autre.

Bien que la nature commence avec la raison et finisse en expérience, il est nécessaire pour nous de faire le contraire, c’est-à-dire de débuter avec l’expérience et de là, de commencer à investiguer la raison.

Le poète se classe bien au-dessous du peintre dans la représentation des choses visibles, et bien au-dessous du musicien dans celle des choses invisibles.

Où il y a des cris, il n’y a pas de véritable connaissance.

L’esprit désire rester avec son corps, parce que, sans les instruments organiques de ce corps, il ne peut ni agir, ni rien sentir.

Victime ; avez-vous choisi la violence ?

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femme violentée  J’avais déjà parlé de pourquoi on reste en relation avec un PN (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/, http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/  &  http://www.bonheuretamour.com/2014/12/22/illusions-des-victimes-de-pn/ ) mais j’aimerais développer le sujet d’un angle violent (pour l’approfondir).

Beaucoup pensent qu’en fait, la victime sait que l’autre est un être dérangé & violent, mais CHOISIT (consciemment ou pas) de sortir & de rester avec lui (elle).

Combien de fois n’ai-je pas entendu des répliques du genre : « les femmes qui se font battre & qui restent, c’est qu’elles aiment ça ».  Eh ! que croient-ils ? Moi aussi, je me suis toujours dit que si un homme osait lever la main sur moi, je partirais tout de suite ! C’est malin ! Une fois de plus, on voit ici qu’on ne peut juger adéquatement d’une situation que quand on l’a vécue dans sa chair !

Même les « thérapeutes » qu’on consulte nous martèlent qu’on est libre, qu’on a un libre-arbitre nous permettant de faire des choix et qu’on a CHOISI un gars violent comme partenaire de vie.

Toutes ces cruelles âneries re-traumatisent les victimes, leur ôtant encore de la force … C’est dégoûtant ; ces soi-disant thérapeutes – parfois des loups déguisés en pasteurs mais, le plus souvent, des ânes déguisés en scientifiques éclairés ! – nous mentent, et bien que tout mensonge soit blessant, là, c’est encore plus blessant, car on s’ouvre à eux en toute confiance…. Et en + il faut les payer pour se faire ainsi blesser et rabaisser !

En fait, à moins d’avoir su que la perversion narcissique existe, d’avoir étudié en quoi elle consiste et les techniques des pervers, on n’a AUCUNE POSSIBILITE ( zéro !) de connaître ou d’identifier ce genre de démons.

Quand on rencontre notre compagnon (compagne), il se montre doux, charmant, ayant des goûts & valeurs similaires aux nôtres & surtout très amoureux… Bref, le conjoint(e) idéal !

Une fois de plus, si on ignore tout des signaux d’alarme à rechercher chez quelqu’un, il nous est impossible d’identifier cette personne comme un être dérangé – inhumain & violent.

Par conséquent, accuser la victime d’avoir délibérément choisi un compagnon violent, est cruel & inacceptable ; cela nous « confusionne » encore plus, puisque cela nie notre réalité – ce que l’on SAIT être vrai – car on sait qu’on a choisi non une brute, mais une personne gentille, comme compagnon (gne) et que rien n’indiquait que notre prétendant(e) était un PN.

Oui, on aurait pu s’éviter tout ça SI on avait su, mais pour savoir, il faut faire des recherches sur le Net – Or, on ne commence à faire ces recherches qu’une fois qu’on A ETE violenté(e)s !

Donc, dire qu’on est entré(e) dans cette relation exprès, & qu’on était libre de partir n’importe quand, est faux ! On communiquait avec une fausse personne, avec un masque d’amour & de bonté, avec quelqu’un qui semblait le (la) partenaire idéal pour nous – et c’est avec cela, qu’on a choisi d’être ! Et on n’avait aucun moyen de savoir que le PN n’était pas cette personne !

Voilà pourquoi on sort avec eux. Mais pourquoi on reste ? Eh bien, c’est un peu comme le conte de la grenouille plongée dans l’eau chaude, qui s’encourt si on la met directement dans l’eau chaude, mais reste si on augmente graduellement la température… jusqu’à finalement en mourir. Idem avec un PN ; les abus sont progressifs ; rares & légers au début, ils deviennent de plus en plus fréquents & violents au cours du temps – en sorte que la victime se désensibilise… et (vu le lavage de cerveau) ne réalise pas consciemment qu’elle est violentée (même si elle le ressent).

Les gens qui vous sortent donc ces méchantes remarques sont des êtres intenséments ignorants de la problématique PN, des êtres n’ayant jamais été dans cette situation, et qui donc, ne comprennent pas tous les phénomènes faisant qu’on entre en relation avec un PN & qu’on reste (le masque, le bombardement d’amour, l’emprise, la terreur, le lavage de cerveau, la dissociation, le lien traumatique, etc… ).

On n’a nullement choisi d’être violentée – on y a eté attiré(e) par mensonge & tromperie.

Et on est resté(e) parce que, durant toute la relation, l’autre créait une dissonance cognitive ; c-à-d qu’il y avait une réalité qu’on connaissait et une autre, que le PN nous imposait, en contrant nos perceptions des choses ;

Par ex, il niait avoir dit ou fait des choses qu’il avait dites ou faites, ou nous disait « je t’aime » en nous rabaissant, ou invente que c’est nous qui l’avons poussé à nous violenter, …

Alors, on est confuse, on se met à douter de soi, de nos mobiles, de nos perceptions. Etant tout le temps dans un état d’extrême anxiété, dans la peur de causer une crise – on « marche sur des oeufs » pour ne pas réveiller le cruel dragon qu’il a en lui – en même temps, on sait que « ça va péter », on ne sait juste pas quand-  notre amygdale devient hyperactif, nos défenses baissent, notre esprit devient très suggestionnable … et quand il nous accuse d’avoir des troubles mentaux, on le croit…

Comme on croit ses promesses de changer & ses mensonges, parce qu’il trop douloureux pour un humain de réaliser (surtout après tout ce qu’on lui a donné) que la relation n’est qu’un fantasme, et qu’il (elle) ne nous a jamais aimé(e) – Alors on s’ingénie à trouver un moyen de croire qu’il nous dit la vérité… ce qui augmente encore notre confusion….

Aussi, il nous isole : soit notre famille & nos amis « ne sont pas assez bien pour sa famille » (dixit mon PN), ou « ils ne nous aiment pas vraiment » et lui (elle) est la seule personne sur qui on puisse compter ( !).

Le PN emploie tous les moyens des sectes ou des tortures ; par ex, non seulement il détruit notre estime de nous & distord le réel, mais il nous prive de sommeil ! Je parie que vous aussi, avez connu ces « séances » de discussion, où ce démon vous « asticote » & vous fait « monter au cocotier », jusqu’à ce que vous n’ayez plus de voix & que vous tombiez dans l’inconscience au petit matin …

Ainsi affaibli(e) par toutes ces tactiques, comment pourrait-on avoir la force de partir ?!

Bref, ce mythe de « tu l’as voulu » est ridicule …Il ne faut parler de notre vécu qu’à des gens qui sont passés par là sinon soit ils ne savent rien du problème, et  jugent et vous reblessent (dans leur inconscience), soit ce sont eux-mêmes des PN.

Il ne faut pas nous en vouloir de l’avoir choisi et/ou d’être resté(e) ; ce n’est pas qu’on soit bête, mais c’est que la violence est très subtile & mauvaise, qu’elle émane d’un être malade inapte à tout sentiment humain, qu’elle est nourrie d’un égoïsme & d’une faiblesse extrêmes, et appliquée systématiquement & sans scrupules…Et que tout être normal ne peut même pas imaginer que de tels monstres humains puissent exister !

Encore cette info pour éviter les êtres violents à l’avenir :

Un gars ayant travaillé dans une raffinerie, dit qu’on les a informés sur le gaz H2S ; un gaz invisible & mortel ; s’il est libéré, il sent l’oeuf pourri, mais hélas, en quelques secondes, il anesthésie l’odorat, en sorte qu’il faut s’enfuir dès qu’on le sent, sinon, c’est trop tard ! Si on n’a pas cette info, il peut arriver qu’on sente l’odeur, puis plus rien & qu’on en déduise que c’est ok, qu’on s’est imaginé le sentir ou que le gaz n’est plus là – mais alors, on perd la vie… D’où l’entraînement des travailleurs.

Idem avec un être dérangé ; peu après la rencontre, on sent qu’il y a anguille sous roche mais très vite, nos sens sont anesthésiés et on ne perçoit plus l’abus. Il faut réagir avec les gens comme avec le H2S ; s’enfuir à la moindre odeur suspecte.