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Epicurisme …

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epicure Ou : la recette du bonheur selon Epicure

Sa théorie est que tout provient des sensations ; tout plaisir est bon, toute douleur, mal, et rien n’a de valeur que ce qui nous apporte du plaisir. Donc, pour être heureux, il faut maximiser la somme de plaisir dans notre vie, et diminuer celle des douleurs.

Mais, comme on vit dans la réalité, la vie ne peut être 100 % plaisir et 0% douleur. Donc, une activité comme se droguer, par ex, ne convient pas ; car, même si ça nous procure du plaisir tout de suite, ça nous causera de la douleur plus tard – plus de douleurs diverses, en fait, que ce que ça nous donne de bonheur. C’est donc une opération déficitaire – qui coûte plus qu’elle ne rapporte. Ce n’est donc pas intelligent, et ça illustre le dicton « Le plaisir est le bonheur du fou, le bonheur est le plaisir du sage » !

Epicure nous prévient qu’il ne faut pas tout se permettre, sous peine de conséquences négatives.

A contrario, une chose pénible à la base (travailler dur durant ses études), peut nous procurer bien plus (et plus longtemps) de plaisir & de bonheur par la suite.

Pour lui, il y a 2 types de plaisirs : les statiques et les mobiles. Ces derniers s’éprouvent lorsqu’on est en train de satisfaire un désir – ex, quand on a faim, manger – puis deviennent des plaisirs statiques, qui eux, s’éprouvent donc quand le désir est satisfait et qu’on n’est plus en état de besoin – ils sont en fait, les plus satisfaisants.

Avoir des besoins insatisfaits est douloureux, et, pour Epicure, le grand destructeur de bonheur, c’est la peur de l’avenir, vu que la peur est une douleur.

On a donc plus de chance d’être heureux si on considère le futur avec un sentiment de confiance.
Comme le plaisir implique la satisfaction de nos désirs, et la douleur, des désirs insatisfaits, Epicure s’est dit que l’on doit soit viser soit à combler, soit à éliminer nos désirs.

Si l’on élimine le plus de désirs qu’on peut, il n’en reste que quelques-uns, faciles à satisfaire, et on atteint la sérénité.

Pour savoir quels désirs éliminer, Epicure les divise en 3 catégories : – les naturels et nécessaires, – les naturels et dispensables, – les non-naturels et non-nécessaires.
Les naturels et nécessaires sont les besoins de base (nourriture, sommeil, abri, sécurité, …), et il n’y a que ceux-ci à garder et à tenter de satisfaire (vu qu’ils sont indispensables) ; les autres peuvent être éliminés.

Les naturels et dispensables sont : des biens de luxe comme le restaurant, … Manger est nécessaire, mais ça ne doit pas être du caviar et du champagne ; un œuf –coque sur du pain beurré suffit.

Epicure n’était nullement contre le luxe, mais à condition qu’il soit à disposition de la personne – devoir le gagner, par contre, est pour lui un effort inutile – quand on n’est pas né dedans, il vaut mieux faire une croix dessus, car le plaisir qu’il nous apporterait alors, ne vaudrait pas la douleur qu’on a eu à le gagner.

A cause de ça, devenir dépendant de ce genre de besoin est une voie vers la misère.

Les besoins non naturels et non nécessaires sont le pouvoir, la richesse et la gloire. Ces besoins-ci sont assez aisés à éliminer et très difficiles à obtenir – du reste, même obtenus, on n’a jamais le sentiment d’en avoir assez.

Epicure dit que ce besoin est appris, il nous est soufflé par la société et les fausses croyances – que plus on possède, plus ça nous angoisse & nous crée des problèmes – voilà pourquoi il faut aspirer à la sérénité en éliminant les désirs, c-à-d en simplifiant sa vie au maximum.

Epicure dit que les grands plaisirs de la vie, se trouvent dans l’amitié ; pour lui, avoir de bons amis est facile et procure un plaisir durable. Il en déduit que notre but 1er doit être de socialiser et de nous faire des amis.

Et ceci est corroboré par les études scientifiques récentes, qui ont comme conclusion que le bonheur des humains réside dans le fait de sentir qu’on appartient à une communauté…
Enfin, en ce qui concerne la peur de mourir, je prendrai la philosophie chinoise à témoin ; elle dit qu’il y a 2 choses dont il ne faut pas s’inquiéter : de ce qui est passé, et ce qui n’est pas encore arrivé !

Mieux vaut rester dans le Moment Présent… mais, pour en vanter tous les bienfaits, Eckart Tölle est tellement plus doué que moi 😉 !

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Une navrante expérience

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Choeur Depuis quelques années, j’ai envie de parler d’une expérience douloureuse qui m’est arrivée… J’ai longtemps hésité à l’écrire (et surtout, à la publier) parce que je croyais que, comme c’est mon histoire, ça n’intéresserait personne…

En plus, je sais qu’il faut « avaler » ce négatif et puis passer à autre chose, & non se focaliser dessus, sous peine d’en attirer plus dans notre vie.

Mais j’ai réalisé que cette mésaventure – illustrant le fameux « pavé de l’ours » (ou comment les cons vous blessent plus que les mauvais) – arrive à d’autres ; que beaucoup d’HP sont dans mon cas et que donc, cette histoire peut être instructive & exemplaire.

On se méfie de nos ennemis ; quand ils sont présents, on ne s’endort pas, on reste sur ses gardes … mais on ne se méfie pas des copains(ines) idiots… ce en quoi on a grandement tort ! La Fontaine l’a clairement illustré dans sa fable « L’Ours et l’Amateur de Jardins ».

Un ours et un homme avaient décidé de se réunir pour fuir la solitude. L’homme jardinait tandis que l’ours chassait. A la maison, l’ours veillait sur le repos de son compagnon. Un jour, une mouche vint se poser sur le nez de l’homme endormi. L’ours, craignant qu’elle n’éveille son ami, prit un pavé, le lança sur la mouche et … écrasa la tête du dormeur. Depuis, l’expression « le pavé de l’ours » signifie qu’une action nuisible peut être dictée par une bonne intention irréfléchie.

L’incident s’est produit il y a 4 – 5 ans. A l’époque, étant encore sous le coup de l’émotion, je n’aurais pas pu l’écrire, mais le temps a passé, j’ai pris du recul, les sentiments vifs ont disparu ; je peux donc le faire.

A l’époque, je chantais dans plusieurs chorales, dont « les Etincelles » (une chorale de messe sans prétention). Mon fils Tom, qui avait 10 – 11 ans à l’époque, m’y accompagnait.

Au départ, j’aimais venir y chanter ; l’atmosphère était « bon enfant » et l’accueil, cordial… même, je m’émerveillais de leur tolérance (en effet, étant HP, j’étais plus habituée au rejet qu’à autre chose !) et donc, j’ai commencé à me « dégeler », à faire confiance, à m’ouvrir…

Mais ceci impliquait que je dise pourquoi je prenais un soda & non du vin (comme eux le faisaient) après les répétitions ; que je n’étais pas chrétienne, mais baha’ie… C’est là que l’atmosphère a subtilement changé…

On ne me disait rien en face, mais je le sentais… On aurait dit que le thermomètre avait soudain baissé de 50 degrés.

Surtout, la chef du groupe, Catherine B., s’est mise à me soupçonner. Comme tous les êtres non-éveillés, tout ce qu’ils pensent ou disent d’autrui, s’applique en fait à eux-mêmes (ce qui suit le montrera).

Il y eut d’abord un incident qui m’a choquée & aurait dû m’alerter, mais que j’ai gommé, tant je voulais m’intégrer dans un groupe. J’avais un copain Bernard, bon catholique, doté d’une belle voix et désireux de chanter dans une chorale. J’ai donc demandé à la chef de l’intégrer au groupe, mais elle refusa net quand elle entendit qu’il avait 66 ans – et donc, pas d’enfant à catéchiser (elle a dit que c’est pour ça qu’elle refusait son entrée dans la chorale).

Ca m’a fait piger qu’on m’avait accueillie à cause de mon enfant ; que ces gens faisaient du prosélytisme, cherchant à enrôler d’autres enfants dans le catholicisme.

Je n’y avais pas songé car ça n’arrive jamais chez les baha’is : on reçoit tout le monde à nos fêtes ou réunions sans aucune arrière-pensée, sans songer à les convertir ; on sait que c’est entre les mains de Dieu et que cette idée de convertir « comme de force », par persuasion, est à la fois bête & injurieuse !

J’étais choquée de découvrir ce trait mais bon, j’ai passé l’éponge – je voulais TELLEMENT être intégrée dans un groupe quelconque d’humains !

Hélas, cette Catherine était fort sotte – sa lenteur d’esprit me gênait parfois, mais, ayant beaucoup d’affection & de confiance en elle (& même, je l’admirais beaucoup pour sa positivité constante), je m’interdisais de penser cela … Surtout, à l’époque – ô naïveté ! – je croyais qu’on pouvait être bon(ne) même en étant stupide … Je vous le dis : c’est faux !

Bref, cette brave fille, jugeant tout à son aune, se mit à se méfier de tout ce que je disais, voyant dans tout des velléités de conversion (!)

Voici comment elle me traita : à l’époque, je venais de lire « Le Pouvoir du Moment présent » d’Eckart Tolle, & ce livre m’ayant littéralement sauvé la vie, j’étais très enthousiaste et en parlais à tout le monde. Or, quand je l’ai mentionné devant elle, elle a eu un recul et un air de suspicion, & a filé, comme si j’avais la peste. Oh, comme c’est douloureux !

Les normo-typiques l’ignorent, mais n’importe quel HP (ou est-ce car je suis empathe ?) peut voir leurs pensées s’agiter dans leur cerveau aussi clairement qu’on verrait des poissons bouger dans un aquarium …

Du reste, il était évident que le catholicisme lui convenait ; la foi baha’ie est plus mystique que le christianisme, & il était clair comme du cristal qu’elle n’aurait jamais le niveau pour devenir baha’ie – donc, catholique, c’était parfait pour elle.

De plus, penser que j’aurais pu croire que cette méthode imbécile marcherait pour « recruter » des « adeptes » est une grave insulte à mon intelligence ! N’importe qui ayant 2 sous d’intelligence sait qu’on ne peut forcer les consciences !

Une autre fois, elle était déprimée car sa meilleure amie venait de mourir d’un cancer. J’avais mal au coeur pour elle et, voulant apaiser sa douleur, je lui envoyai cette prière – qui m’avait souvent apaisée moi-même : Ô Dieu, rafraîchis et réjouis mon esprit. Purifie mon coeur. Éclaire mes facultés. Je remets toutes mes affaires entre tes mains. Tu es mon guide et mon refuge. Je ne veux plus m’abandonner à la tristesse ni au chagrin, je veux rayonner de joie et de bonheur. Ô Dieu, je ne veux plus me laisser envahir par l’anxiété ni accabler par les tourments. Je ne veux plus m’appesantir sur les ennuis de la vie. Ô Dieu, tu es plus proche de moi que je ne le suis moi-même. Je me consacre à toi, ô Seigneur. (Abdu’l-Baha)

Je reçus, en échange, non un remerciement, mais une autre prière, ce qui me choqua (en plus, ce texte ne venait pas d’un messager de Dieu, comme moi j’avais envoyé, mais d’un gars quelconque … évidemment, puisque leur messager, Jésus, n’a donné qu’une seule prière ; le Notre Père).

Même qu’elle aurait trouvé la prière nulle & sans effets, un merci – ne fût-ce que pour ma bonne intention – aurait été normal… mais sa réaction n’est pas normale..car moi, je n’étais pas triste. Ca n’a pas de sens.. ou plutôt si..; & ce sens est clair.

Je n’aime pas les procès d’intention ! Ce n’est ni juste, ni honnête, ni gentil – mais carrément hostile, en fait ! – de supposer en secret des mobiles cachés aux autres, et de nourrir ce genre d’idées au lieu d’en parler franchement à la personne ! Ca, c’est rajouter l’injure à l’injure : non seulement on prête de noirs desseins à l’autre personne (ici, moi), mais on suppose, en plus, qu’elle ne vous répondra pas franchement. Elle a dû oublier que Jésus a dit : « Que votre langage soit « oui, oui ! non, non ! » ; tout le reste vient du démon ! »

Donc, comme on m’évitait ou qu’on me traitait en bête curieuse, chaque réunion est devenue horriblement douloureuse pour moi (« il n’y a pas d’autre mort que le manque d’amour » !) & j’ai quitté le groupe peu après … mais toujours avec, au fond de moi, une blessure ouverte & le désir de me justifier, de m’expliquer …

Aurait-elle compris ? J’en doute. En outre, les sages disent que s’expliquer ne sert à rien ; comme l’a dit Paulo Coelho : « N’expliquez jamais ; les gens n’entendent que ce qui les arrange »…

Moralité : fuyez les cons, même s’ils ont l’air très gentils ! Ce sont eux qui vous infligeront les pires blessures ; celles auxquelles on ne s’attend pas (car c’est TROP bête & en plus, sachant qu’il sont bêtes mais non mauvais, on ne se méfie pas d’eux), celles qui mordent et laissent des cicatrices profondes !

Cessez de râler & de geindre !

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humeurs

Dans cet article ; http://www.bonheuretamour.com/soyez-plus-positif/ , je vous appelais déjà à plus de positivité – sous la forme de moins de crainte – avec le conte de « l’arbre à réaliser les souhaits ».

J’avais approfondi le sujet avec http://www.bonheuretamour.com/2012/07/11/etre-positif-et-ensuite/ et surtout http://www.bonheuretamour.com/2015/01/07/choisir-le-bonheur/ (où je disais que le bonheur est un choix).

A présent, j’enfonce le clou, et je m’attaque à la « râlerie » et à la « geignarderie ».

De nombreuses recherches en «psycho-neuro-immunologie »  ont montré que les optimistes vivaient mieux que les pessimistes ; qu’ils étaient plus heureux, plus riches & moins malades. Par ex, une étude de l’Université de Stanford a constaté que se plaindre libère des hormones de stress abîmant les parties du cerveau servant à la résolution de problèmes.

Et vu la loi d’attraction, vous ne ferez, en vous plaignant, qu’attirer plus de frustration, et de circonstances pénibles dans votre vie.

On sait maintenant que les gens que l’on fréquente ont un impact énorme sur notre humeur, donc, finalement, sur notre destinée. Il est donc essentiel de nous couper des êtres négatifs (pessimistes, râleurs perpétuels ou geignards) & de s’entourer de gens positifs, qui nous soutiendront dans nos efforts de développement personnel.

Et il faut aussi devenir assez conscient de soi que pour remarquer à quel moment on va dire quelque chose ayant un sens de « plainte », et se stopper avant de le dire.

Je sais que retenir ses sentiments est nocif – donc, l’astuce, c’est de ne pas nourrir une attitude mentale ou des pensées négatives (penser qu’on est poursuivi par la malchance, envier les autres, réfléchir à tous nos défauts et à ce que l’on n’a pas, …), et au contraire, augmenter notre niveau de gratitude envers la Vie, pour tout ce qu’elle nous a donné, et l’exprimer au moins une fois par jour.

Souvenez-vous ; la négativité n’influe pas seulement notre niveau de bonheur (niveau qui ne dépend que de nous, du CHOIX qu’on fait d’être heureux), mais aussi notre santé physique, mentale & financière !

Donc, choisissez le bonheur ! (voir  http://www.bonheuretamour.com/2015/01/07/choisir-le-bonheur/  )

Il est clair que chacun connaît des épreuves, et si ça nous arrive, on peut évacuer ses sentiments, mais sans exagérer ; sans « nourrir » nos idées noires. Suivons ce sage dicton : « on ne peut empêcher un corbeau de se poser sur notre tête, mais on peut l’empêcher de faire son nid dans nos cheveux » !

Si, par conséquent, vous voulez devenir plus positif (plus heureux & prospère), vous devez d’abord vous engager à rester le plus possible dans le moment présent – pour vous y aider, je ne peux assez recommander le livre magique d’Eckart Tolle ; « le Pouvoir du Moment Présent » !

Une fois cette décision prise, l’appliquer, c-à-d cesser de se plaindre de choses que nous ne pouvons pas changer, comme un temps pluvieux, un train manqué, etc.

Il n’y a pas recette-miracle ; il faut juste cesser de se plaindre. Et pour cela, il faut faire comme les alcooliques : un jour à la fois ; décidez qu’aujourd’hui, vous ne vous plaindrez pas.

Si cela vous arrive quand même, notez quand et pourquoi (circonstances, environnement, sentiments).

Mais qu’est-ce que « se plaindre » ?

C’est quand on se fait du souci, qu’on se sent ennuyé ou frustré…Par ex, constater qu’il gèle dehors n’est pas une plainte, mais dire « je déteste le froid ! », l’est ! Vous connaissez cette mentalité râleuse ou geignarde, où on ne remarque rien de ce qu’on possède de bon et où l’on ne voit que le négatif de la vie ? Catastrophe ; il y a des poils de chien sur le fauteuil, O horreur ; il n’y a pas de biscuits dans la maison, Quelle tristesse ; il est ENCORE en train de pleuvoir,…

Cessez ! Chaque fois que vous vous surprenez à geindre, tournez le négatif en positif , en trouvant tout de suite une solution ou en remplaçant la pensée négative par quelque chose de positif.

Parfois (quand même), il y a une vraie raison derrière votre irritation, comme par ex, un manque de sommeil.  Creusez les choses, trouvez la raison, et créez une solution.

Le vocabulaire qu’on emploie compte aussi ; par ex, les optimistes disent rarement «mais» ou « essayer », car ces mots suggèrent un manque de contrôle de notre vie – les optimistes, eux, ne se trouvent pas d’excuses & prennent la responsabilité de ce qui leur arrive.

Pour recadrer nos soucis, voici le beau conte du disciple geignard ;

Un vieux maître était las des plaintes de son disciple. Un jour, il lui donna une poignée de sel, lui dit de la mettre dans un verre d’eau, et de boire l’eau. « Alors, comment est-ce ? » demanda le maître.

« Très amer »- dit l’élève.

Le maître re-donna à son disciple une poignée de sel, lui demanda de la jeter dans le lac, puis, d’y puiser un verre d’eau et de la boire.

« Comment est l’eau ? » redemanda le maître.

« Fraîche « , répondit l’élève.

« Goûtes-tu le sel ? » dit le maître.

« Non » dit l’élève.

Alors, le maître lui dit :  » la douleur de la vie est comme le sel ; la somme de douleur reste pareille, mais le taux d’amertume qu’on en ressent, dépend du récipient où on met la douleur. Donc, lorsque l’on souffre, il faut élargir notre sens des choses. Cesse d’être un verre, deviens un lac.

Eckart Tolle : 2 extraits essentiels

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LotusEckart Tolle a donné de longues conférences sur pas mal de sujets, mais je trouve que ces 2 extraits sont les plus essentiels, car les plus aptes à nous sortir des soucis et induire un changement positif dans notre vie.
J’ai donc traduit & résumé ces extraits de conférence et vous les présente ici.
le 1er traite de nos réactions à l’illogisme et l’imperfection d’autrui ; « complain, people and more » : https://www.youtube.com/watch?v=cblTPBDx7qo
Eckart Tolle lit la lettre d’une femme se plaignant d’avoir été bernée. Quand on dit que quelqu’un nous a menti ou nous a fait du mal, ça fait mal parce qu’on le prend personnellement, et ce qui a mal, c’est l’ego.
Comme cette femme, nous disons de quelqu’un qu’il NOUS a menti – ce qui est mal formuler les choses ; ce que l’on ne comprend pas, c’est que cet homme n’a fait qu’agir à partir de son niveau de conscience, et à présent que la relation est terminée, il est sans doute en train de mentir à quelqu’un d’autre !
Il ne nous a pas délibérément choisi(e) en pensant : « je vais mentir à celle-là » ! Il n’a fait que faire ce qu’il ne pouvait s’empêcher de faire => Il faut « se » retirer (retirer le moi) du tableau !
Il a menti car son niveau de conscience, à ce stade, le faisait mentir – et peut-être n’en est-il même pas conscient. Même si tout au fond de lui, il sait que ce qu’il dit ne correspond pas à la vérité, consciemment, il peut très bien croire à ses propres mensonges.
Bref, cela ne nous est pas particulièrement destiné !
Par exemple, quand on conduit sa voiture et que quelqu’un nous fait une queue de poisson ; il ne l’a pas fait exprès. Il fait cela sans doute tout le temps et il se trouve, par hasard, qu’on est sur la même route. En fait, il n’est sûrement même pas conscient de notre existence !
Mais l’ego adore se plaindre car plus une personne se plaint de choses qu’on à fait à « moi », plus ce « moi » grandit et s’enfle… Et plus il y entre d’émotions, plus ça s’enfle. Si la colère s’y ajoute (j’en ai marre de ces gens ! Pour qui se prennent-ils ? ), l’ego s’enfle encore plus.
Bref, ceci est très satisfaisant pour lui.. Se plaindre est même son occupation favorite ! En se plaignant des autres, qui m’ont « manqué » d’une façon quelconque, ou transgressé une règle, ou fait ou négligé de faire quelque chose à « moi », on se donne raison – et plus on se plaint des autres, plus on a raison.
Or, le monde est rempli de gens qui – c’est inévitable – nous donneront des occasions de nous plaindre. Mais la vie ne les place pas sur notre chemin pour nous ennuyer, mais pour nous rendre plus conscients.
Ces gens qui ne sont pas ce qu’ils devraient être ou ne font pas ce qu’ils devraient faire, ne sont pas placés là par un démon maléfique pour nous pourrir la vie… Car si on sort de ce schéma consistant à se plaindre d’autrui, cela commencera à affamer l’ego.
Lorsqu’on cesse de se plaindre, au début, on sent un manque, mais peu à peu, un sentiment de paix naîtra.
Mais faut-il pour autant être un paillasson et tout accepter sans se plaindre ? Certes pas ! On peut le dire à la personne sans se plaindre, et prendre les mesures nécessaires. Par exemple, si un ouvrier nous promet d’être là à 3 h puis ne vient pas, on peut se dire qu’on fera appel à un autre ouvrier et lui téléphoner pour l’en informer.
Nous plaindre n’a pas d’utilité ; cela n’aide pas l’autre, ni ne le rend plus conscient ; cela ne fait que renforcer notre identification avec un faux moi.
En plus, nous plaindre des gens créent de fausses identités pour eux ; quand on se plaint, cette critique devient en effet, dans notre esprit, QUI cette personne EST.
L’être réel (= ce que cette personne est vraiment) disparaît totalement sous cette critique – car ce que fait la critique, c’est détruire la gentillesse et le sentiment d’unité avec tout le reste…Cet espace est perdu par ce schéma de pensée consistant à se plaindre.
Au lieu de critiquer ces personnes (que notre esprit « jugeur » estime être inférieurs à nous, perturbants et ennuyants), on devrait les remercier, car ils nous rendent plus conscients, alors que si l’on s’en plaint, notre ego grossit.
Eckart Tolle nous recommande donc, comme pratique spirituelle, de bannir toute plainte. Bien entendu, il ne suffit pas de ne pas se plaindre tout haut ; il faut changer la mentalité, ne plus penser mal des « offenses » qu’on nous fait.
Il faut surveiller notre esprit, pour voir s’il ne nourrit pas de pensées plaintives. Car si sl’on songe à ce genre de pensées, ce n’est pas utile, ni ne rend la vie plus belle – au contraire,notre vie est plus heureuse, plus claire, plus légère sans cela !
– le 2ème extrait traite du corps de souffrance et des spectacles violents ;  » your Pain Body is very seductive » : https://www.youtube.com/watch?v=f0TMxz9BNDY
Autant les films que la télé (téléfilms ou journaux télé) nous présentent de nombreux spectacles violents par jour .. Mais qui finance ces spectacles ? Qui les réalise ? Qui les regarde et paie pour les voir ? Personne d’autre que le corps de souffrance.
Il existe une énorme industrie destinée à nourrir les corps de souffrance. Sinon, pourquoi serions-nous d’accord de payer pour voir ça et aimerions-nous nous sentir mal ? La seule raison, c’est que cela nourrit notre corps de souffrance !
De temps en temps, des associations ou hommes politiques affirment qu’il faut abolir la violence à la télé, mais ça n’arrivera pas, parce qu’il y a une énorme demande pour cela.
En fait, on ne voit pas la folie de notre civilisation parce qu’on y est habitués, mais quand on comprend ceci, le besoin de visionner ce genre d’images diminue.
Ce triste fait devient comique lorsque l’on considère notre propre tragédie et qu’on comprend qu’elle est une fiction créée par l’esprit pour nous donner un sens d’identité. Car en l’absence d’un vrai sentiment d’identité, on s’accroche à ce « moi » misérable.
Que l’on pleure ou que l’on en rie, notre drame personnel est illusion. Lorsqu’on comprend ceci, on devient bien plus souriant..
Quand on révèle ainsi à un groupe le corps de souffrance, il se défend chez certains ; il se sent attaqué et a soudain besoin de cesser d’écouter la vérité ; en effet, les corps de souffrance détestent la lumière (l’attention qu’on leur porte), détestent qu’on révèle leur existence, car ils prospèrent dans la non-conscience de leur existence, dans l’invisibilité.
Alors, quand on pointe notre attention sur lui, il se racrapote, il veut partir ou il se met en hibernation, attendant un meilleur moment pour s’éveiller et resurgir…
Ces personnes-là réagissent alors avec colère, traitent cet enseignement de bêtise (c’est comme qui dirait le corps de souffrance qui s’exprime) et quittent la salle.
Bref, avec cette nouvelle conscience, on sentira que notre corps de souffrance est toujours là et a envie de voir des spectacles violents, mais lorsqu’on en regardera, nos réactions seront diminuées.
Alors, que penser des nouvelles télévisées ? Il faut savoir qu’il y a des gens, là derrière ; des personnes qui gens choisissent les nouvelles qu’ils vont nous servir – et ce qu’ils choisissent dépend de leur niveau de conscience… Les « news » ne sont pas les vraies infos sur le monde, mais certaines infos choisies – c-à-d des informations que certaines personnes (ayant un certain niveau de conscience) « estiment » significatives et choisissent de publier. Or, il y a plein de choses qui arrivent mais qu’ils ne choisissent pas…
Conclusion : débarrasser votre vie de ces 2 choses qui lui nuisent (les plaintes et les spectacles violents) la rendra plus légère et lumineuse… vous verrez !