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Comment se réaliser ?

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devperso

Si vous aspirez à accomplir vos rêves, à avoir la liberté d’être vous-même, vous devrez nécessairement tourner le dos à la conformité et aux modes de vie traditionnels, ce qui exige d’avoir (ou d’acquérir) beaucoup d’assurance & d’estime de vous.

Si vous en manquez, vous devrez débuter un voyage de développement personnel ; un voyage vers la compréhension, l’acceptation et la maîtrise de soi.

Pour y avancer, il y a plusieurs secrets à connaître :

-L’imperfection est la liberté

Nous sommes nés avec un sens inné de vouloir être intégrés dans un groupe. À mesure que nous grandissons, la société nous aide à former la notion de perfection, ou de ce qui est « assez bon ». Alors, nous devons nous créer des valeurs à suivre, pour nous sentir accepté par tout le monde.

Nos parents nous disent ce qu’ils attendent de nous, ainsi que nos enseignants et nos religions. La société utilise les médias pour nous exposer constamment à la perfection & désirer toujours plus & mieux, en nous confrontant toujours à des modèles parfaits.

La comparaison est l’un des plus grands obstacles à la quête de l’estime de soi. C’est en voyant cette façade parfaite de la vie des autres, qu’on se sent misérable.

Pourtant, on connaît bien notre vie alors qu’on ne voit que la surface de la vie des autres. Or, nous utilisons cette fausse perception de surface comme une ligne directrice montrant où se situe notre propre valeur.

En essayant d’atteindre ces standards & d’être accepté, on se perd soi-même & notre estime de soi en souffre.

Si on la fait dépendre du désir d’appartenance et de la volonté d’abandonner notre dignité pour être accepté, pas étonnant qu’elle soit basse !

Être imparfait est impardonnable pour la personne qui se rejette. Cette personne se sent « fausse » et frustrée de ne pas pouvoir atteindre l’image de perfection, de sorte qu’elle en vient à se saboter & se violenter elle-même.

L’abus de soi peut prendre diverses formes ; la pensée négative, l’alcool, les drogues, « l’outre-mangeage », l’auto-mutilation et le choix de partenaires abusifs, …

Notre désir de perfection paralyse notre capacité de changer, et il nous prive des plaisirs et des joies qu’offre la vie imparfaite.

La faible estime de soi est, de plus, un cercle vicieux. Nous sentons que nous ne sommes pas à la hauteur de notre idée de perfection, ce qui nous donne une raison de justifier notre passivité à changer le mauvais dans notre vie. Inévitablement, on se violente de plus en plus, ce qui nous éloigne de plus en plus de notre image de perfection (par ex : obèse, chômeurs, toxicomane, solitaire, malade mental).

La perfection, c’est quand quelque chose ne peut pas être amélioré … mais ça n’existe pas !

Il ne faut donc pas viser à être parfait, mais plutôt, à s’améliorer sans cesse…

Le désir de perfection a de nombreux effets secondaires, la peur de l’échec étant le principal. La peur de l’échec paralyse notre capacité à poursuivre nos rêves et nos passions.

Nos accomplissements –ce que l’on FAIT (& les résultats que ça donne) – forme l’image de qui vous pensez être, c-à-d notre estime de soi. Mais une fois de plus, notre valeur en tant qu’être humain est indépendante de ceci !

En outre, on peut toujours améliorer sa façon de faire…

L’acceptation de soi est de pardonner vos imperfections, d’accepter que vous n’êtes pas parfait – et que vous n’avez pas à l’être – et que vous ne serez jamais à la hauteur de cette image de perfection que vous avez inconsciemment créée.

Plus nous avons d’amour-propre, plus nous pardonnons et acceptons ce que nous sommes, erreurs & défauts inclus, et moins nous nous jugeons nous-mêmes

Il est bon de se rappeler que le développement personnel est un processus – fait d’acceptation de soi, de compréhension de soi, de conscience de soi et enfin, de maîtrise de soi.

« Ce n’est pas un signe de santé, que d’être bien adapté à une société profondément malade » (Krishnamurti).

Les introvertis, rebelles, inventeurs, solitaires, mystiques & excentriques ont tous souffert de rejet de la part des individus anormalement normaux.

Dès le plus jeune âge, à cause de notre éducation, notre famille et notre culture, nous apprenons ce que la majorité des gens jugent acceptable et « normal », & on ne connaît rien d’autre.

Mais les gens « normaux » ne sont jugés comme tels que par rapport à la façon dont ils sont adaptés à cette société malade. Si les gens de notre société étaient réellement normaux, ils trouveraient l’état de la société mensonger, déplaisant et impossible à s’adapter, & ils choisiraient de ne pas en faire partie.

La rébellion ne doit pas être confondue avec une réaction contre la société. Une réaction est inconsciemment instantanée. Nos cerveaux se déplacent d’un extrême à l’autre pour éviter d’avoir à faire face à un changement progressif.

Par exemple, si, étant enfant, vous mangiez trop & étiez obèse, les souvenirs traumatiques sur votre poids vous font inconsciemment réagir en vous obsédant sur le sport ou les régimes. Consciemment, vous pensez avoir fait un grand changement… alors qu’en fait, ce n’est qu’un changement superficiel ! Vous êtes passé de penser à manger tout le temps, à penser à ne pas manger tout le temps. Le sujet de votre fixation est resté le même : manger. Vous continuez à « marcher » dans ce jeu et à donner trop d’importance à la nourriture.

Les skinheads, athées et anarchistes sont tous encore esclaves de la réaction inconsciente, car obsédés par la même idée. Il doit d’abord y avoir une croyance, pour pouvoir la rejeter. Ces gens réagissent par frustration et colère, mais ils agissent encore de façon aussi malade et malsaine que la société.

Un rebelle est différent ; comprenant le jeu des extrêmes, il ne réagit pas contre la société et choisit simplement de se glisser hors d’elle. Les jeux que joue la société lui deviennent non-pertinents ; il n’est ni contre ni pour rien.

Pour la personne rebelle, l’action est bonne et la réaction est mauvaise. Il comprend que lorsque nous réagissons inconsciemment, quelqu’un d’autre a le contrôle sur nous, car on est alors manipulable.

Un révolutionnaire est aussi un extrémiste. La révolution exige une foule, mais la rébellion ne demande qu’une personne. L’individu rebelle se change lui-même. Il ne se soucie pas de changer les règles et les structures de pouvoir de la société, mais de changer son propre être, & à vivre une vie en synchronisation avec ce qu’il est.

Se rebeller exige la destruction de votre ancien soi, de vos idées antérieures, des hypothèses et croyances sur vous-même. Une fois libéré de votre ancien moi, vous aurez la liberté et la place pour créer l’évolution intérieure et vous reconstruire entièrement. Si chaque personne décide de se rebeller individuellement contre la folie et le vide dans la société, les choses changeront.

Vous êtes-vous déjà identifié avec une nation, un sexe, un groupe d’âge, une équipe sportive, un type de personnalité ou une religion ? Alors, vous êtes partisan de l’une des idées les plus meurtrières au monde ; le Collectif Social.

Bien que servant de « colle » pour relier les gens, le collectif social les isole également. Vous êtes-vous déjà posé des questions sur la cause du racisme, du sexisme, du fanatisme religieux, des guerres, de la discrimination, de l’ostracisme et de l’intolérance ? Tous ces maux & les horreurs qui les accompagnent, sont dues au collectif social !

Un Collectif Social (groupe de gens partageant quelque chose d’identique) naît du besoin de se sentir partie de quelque chose de plus grand que nous, de développer un sens faux et dangereux de l’identité.

Les Collectivités Sociales avec lesquelles nous nous identifions tournent autour de la même idée du « Nous contre Eux » ;  «Nous avons raison, vous avez tort – Nous sommes bons, et vous êtes mauvais – Nous avons une culture, vous êtes des barbares – Nous sommes meilleurs que vous »,…

Les gens investissent beaucoup de foi, de confiance, d’ego et d’estime de soi dans les Collectivités Sociales. Un patriote investit beaucoup de confiance & de fierté de soi dans son pays, mais ce sont ces gens-là qui créent l’ostracisme, le racisme et les guerres parce qu’ils soutiennent l’idée de «notre pays est meilleur que le vôtre. Notre pays est innocent et le vôtre est à blâmer » !

Quand nous nous joignons à un Collectif, ce que nous faisons réellement est la poursuite du pouvoir, du statut, de la sécurité et de l’acceptation de soi. Nous regardons en dehors de nous-mêmes pour gagner notre accomplissement.

Dans la fameuse expérience de Derren Brown, il a découvert que plus on est dépersonnalisé, plus on pourra accomplir des actes de cruauté. Et cette dépersonnalisation est le résultat de faire partie d’un Collectif Social, ou d’un public portant les mêmes masques physiques. Les collectifs servent à vous dépersonnaliser afin de vous laver le cerveau et de remplir votre tête d’idées de grandeur, de droiture et de supériorité morale.

L’une des choses les plus difficiles dans la vie est de se libérer d’eux. Se tenir debout par soi-même et être le solitaire qui pense par lui-même, exige une grande force de caractère.

Les Collectivités sociales sont une distraction de la plus grande finalité dans la vie – la croissance de soi. Comment apprendre ou grandir avec un esprit ouvert, s’il est farci de fausses notions et croyances ? Nous devons nous trouver d’abord pour nous perdre plus tard. Pas l’inverse !

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Le PN comme gourou

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amour poilu  Lorsque j’ai commencé à m’informer sur la perversion narcissique, j’ai d’abord appris les 9 traits de caractères liés au narcissisme malin : grandiosité, arrogance & dominance, souci de pouvoir, manque d’empathie, croire être unique, sentiment que tout lui est dû, besoin d’être admiré, exploitation d’autrui, envie envers les autres.

Et j’ai pensé qu’il y avait énormément de similitudes entre être avec un PN & être dans une secte … Car enfin, comment se comportent les maîtres de sectes ? Vous verrez qu’on croirait la chanson « Félicie aussi », tant il y a de similitudes entre ces gourous & un PN !

Les fondateurs de sectes sont des personnalités charismatiques (le PN aussi),

Ils se font passer pour sympathiques (le PN aussi),

ils affichent des valeurs & une moralité dont ils sont en fait dépourvus (le PN aussi),

ils promettent des lendemains qui chantent (le PN aussi),

ils font semblant de vous aimer (le PN aussi),

ils exigent l’obéissance (le PN aussi)

ils veulent qu’on les adore comme des dieux (le PN aussi),

ils volent l’argent & exploitent (le PN aussi),

ils traitent les autres comme des objets (le PN aussi),

ils isolent (le PN aussi),

ils ont des conduites à risques & irresponsables (le PN aussi)

ils affaiblissent en privant du nécessaire (le PN aussi),

ils nous poussent à des actes fous (le PN aussi),

ils manquent d’empathie & de tout sentiment humain (les PN aussi),

ils restreignent la vie d’autrui, tout en se permettant tout (le PN aussi),

on n’a pas le droit de les contredire, les critiquer ou les quitter (le PN aussi),

ils se prétendent injustement persécutés (le PN aussi),

etc.

Tout correspond ! La séduction perverse, un leader très charismatique qui se prend pour Dieu, & exige les égards dus à un dieu, la présomption d’infaillibilité, la création d’une réalité de fantaisie (selon ses caprices), l’abus d’alcool ou de drogues, la violation de toutes les lois (même les plus sacrées car il aime la transgression), l’octroi à lui-même de privilèges spéciaux, la fausse façade de bonheur & d’efficacité envers le monde extérieur, l’exigence d’une obéissance absolue, les obligations strictes & bizarres, le vol de toutes nos ressources (temps, argent, énergie) & leur exploitation à outrance, l’empêchement de toute indépendance, la restriction des libertés (surtout celle de penser par soi-même), la suppression de tous droits humains, la rigidité & le dogmatisme, l’interdiction de protester ou de refuser d’obéir, les mauvais traitements & humiliations, la privation de sommeil, l’isolement de la famille & des autres sources de soutien, le langage perverti, le mensonge, la cruauté, la paranoïa, la constante manipulation & l’exigence de silence à l’égard de l’extérieur, le filtrage des informations venant de l’extérieur, la sexualité débridée & corrompue, la punition des désobéissances ou des tentatives d’évasion ou des révélations au-dehors de ce qui se passe au-dedans, les menaces de se tuer si vous le quittez, … tout y est !

En regardant des documentaires sur des gourous de sectes (Guyana, Temple Solaire, …), j’ai retrouvé des ressemblances frappantes entre ces derniers et mon « cher et tendre » ! Et quand j’ai lu, de Sam Vaknin (« the Cult of the narcissist ») ; « les enfants illégitimes et adoptés développent souvent des défenses narcissiques pour fuir des sentiments persistents d’inadéquation et d’infériorité », ça a fait tilt !

La seule différence, c’est que c’est une « secte à 2 » ou une « secte pour 1 seul(e) » ; le PN concentre son énergie mauvaise sur une seule personne (c’est donc bien plus dur d’y résister) et son (sa) « disciple » est pris(e ) par la substance la plus addictive au monde ; l’amour, et n’a pas, pour se sauver, un sentiment d’estime de soi (la supériorité dont je parle ici :

https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/06/21/victimes-de-sectes-a-plaindre-ou-a-blamer/ ).

Pas étonnant qu’on devienne accro ! Avec lui, on se sent « spécial(e) » & aimé(e), on est certain(e) avoir rencontré le prince charmant (ou la princesse charmante) … Evidemment ; il le fait EXPRES, après s’être bien entraîné(e) à mimer les sentiments !

& l’intensité … la passion ! Rien ne peut l’égaler, puisqu’on subit un « bombardement d’amour », qu’il s’agit d’une séduction non pas réelle, mais perverse !

Mais très vite, le gourou (ou le PN) se met à moins donner & à exiger de plus en plus, et les compliments font place (de façon si subtile & graduelle qu’on ne s’en aperçoit pas) à des critiques, pour saper notre estime de nous.

En outre, comme un gourou de secte, le PN vous épuise pour éviter que vous puissiez penser clairement (oh, ces terribles discussions absconses qui durent presque toute la nuit & nous épuisent ! – cf : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/16/pn-discussions-delirantes/ ) & il vous coupe de tout votre système de soutien (famille, amis, travail) qui auraient pu vous ouvrir les yeux et vous enlever à lui ou à la secte.

Le sale type (gourou ou PN) a détruit l’estime de soi de sa victime, lui a interdit d’avoir une pensée personnelle, coupée de ses valeurs & isolée de ses sources de soutien – bref, il l’a rendue ouverte à son arme la plus efficace : le lavage de cerveau qui la gardera à sa merci ; en effet, il lui a implanté, très profondément, l’idée qu’elle est nulle & qu’elle ne réussira jamais à s’en tirer sans lui dans ce monde dur …(*)

Quant à lui, c‘est un rebelle, qui hait l’autorité, se juge au dessus des lois et adore les transgresser. Il apprécie surtout de tromper, « rouler » dans la farine, jeter de la poudre aux yeux aux autres et surtout, aux tenants de l’autorité.

Les PN réagissent particulièrement violemment envers ceux qui projettent sur eux la lumière de la Vérité, qui éclairent leurs mobiles & leur être profond (le vrai ; le monstre, que personne ne voit) – & surtout si ça se fait en public.

Ceux qui osent le contredire ou le critiquer sont considérés comme des hérétiques indignes de toute pitié ; ces « chiens » osent défier « Dieu », alors, ils auront bien mérité ce qu’il va leur faire !

Méfiez-vous de ces Hitler miniature ; ils sont tout aussi dangereux que le vrai, mais moins évidents à repérer !

(*) j’expliquerai un jour les techniques employées pour faire un lavage de cerveau.

Dans cette video sur les sectes, des Drs Rod & Linda Dubrow-Marshall (minute 33’50) https://www.youtube.com/watch?v=NLu1IFw9Y3I , il dit :

« Revenir dans la société (après avoir quitté de tels groupes) est difficile, car il y a d’énormes trous dans votre vie que vous ne voulez pas expliquer aux gens.

Vous n’avez pas eu de carrière, votre CV est quasiment vide, vous n’avez pas d’argent, vous n’avez pas d’amis, vous devez recréer vos relations avec votre famille, et c’est tout un processus de (tout) rebâtir depuis la base, en réalité. »

Et c’est aussi comme ça après avoir quitté un PN…

Rencontre, relation et mariage

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Tous, on cherche l’amour, car c’est un besoin, et même le plus impérieux de tous !
Les femmes – qui visent toujours à se trouver le Prince Charmant ; c-à-d un homme ayant des valeurs. Elles demandent avant tout un homme honnête, fidèle et ayant de l’humour… L’ennui, c’est qu’elles ne suivent pas leurs critères ; alors, elles sortent alternativement avec un « bad boy » qui les excite mais les maltraite, et ensuite avec un « brave garçon » qui les ennuie… et le cycle recommence … Il donne même une idée du mouvement perpétuel, tellement il est courant et prévisible !
Ce qu’il y a de merveilleux quand on rencontre notre âme-sœur, c’est que tout coule de source, tout est évident… Aucun doute ne se présente, aucun malaise ; il ne faut pas se demander si on est fait l’un pour l’autre ou pas, cela apparaît comme une évidence… Il n’y a pas d’appréhension – de crainte que ça ne marche pas. Si l’on se pose la question, c’est que la question se pose !
Un couple, par ex, s’était rencontré sur le net ; ils avaient beaucoup communiqué par mail et un jour, le monsieur a invité la dame chez lui pour, le soir même de son arrivée, la demander en mariage… Elle a accepté et depuis, ils vivent heureux !
Il y avait chez les 2 un fort sentiment d’être enfin arrivés au port, de ne plus être tout seul, … Si puissante était cette évidence qu’ils se sont tous 2 mis à pleurer!
Dans ce genre de rencontre, comme je l’ai dit ailleurs, l’homme doit veiller à garder avec la dame un contact – chaque jour au début – parce que là, il s’agit pas d’entretenir la maison du couple ; il s’agit de le BATIR !
Au départ, on pense faire un choix rationnel, alors qu’on est en phase d’intoxication due à l’amour .. Et très vite, le poids de l’éducation, les préjugés, modèles et repères, ressortent … Si les 2 modèles divergent trop, ce que l’on considérait au début comme une qualité devient un défaut, et le couple éclate alors à ce stade.
Même si le couple arrive au mariage, cette notion est devenue plus « souple » que jadis, où chacun le voyait comme devant nécessairement ne finir qu’avec la mort d’un des 2.
Il y a l’épreuve du quotidien : il faut combattre la routine, faire ce qu’il faut pour garder l’amour vivant ! On ne se marie pas un jour ; on se marie chaque jour ; chaque jour, on doit se ré-engager envers l’autre !
Vraiment, l’union peut se comparer à une maison… pour qu’elle soit solide, il faut des fondations fortes.
Quelle est donc la fondation du mariage ? Eh bien, c’est que les 2 membres du couple prennent un engagement ; c-à-d qu’ils forment entre eux une alliance inconditionnelle affirmant qu’aucune circonstance (interne ou externe) ne pourra défaire l’union, qu’ils se raccrocheront l’un à l’autre pour les bonnes comme pour les mauvaises choses.
De nos jours, on tend à acquérir ou développer les aspects extérieurs des qualités nécessaires à l’union ; la résolution de conflits, … alors que si la fondation (l’engagement) manque, tout le reste est bien fragile.
Cet engagement doit être total, exclusif, continu et croissant.
La société, qui se sent menacée par le bonheur familial, tente sournoisement mais de multiples façons de le rendre impossible… Si, donc, on veut maintenir son couple, il faut savoir résister à la société ! Un couple solide exige que les 2 partenaires soient intelligents, bien informés et rebelles ! Mais quelque chose de plus que cela ; il faut qu’ils soient également religieux.
Revoyons ces 4 facteurs de base de l’engagement :
-Total : ça signifie que l’on restera avec l’autre, peu importe ce qui arrive entre les partenaires ou à chacun d’entre eux. S’il devient aveugle demain, ou ruiné, on sera là, en cas de dispute, on travaillera à se rapprocher à nouveau de notre conjoint, si tout va mal et qu’aucun des 2 ne voit ses besoins comblés, on restera quand même. Toujours, on croira que ça peut marcher, et on y travaillera, même contre toute vraisemblance.
Et quand tout va bien et est merveilleux, on se réjouirai de notre union et continuera à faire des efforts pour l’améliorer.
-Exclusif : c-à-d qu’on s’engage à laisser tomber tous les autres.
-Continu : c’est accepter que, comme tout change continuellement dans la vie, il faille accepter le changement de look et de nos sentiments, accepter de se ré-engager encore et encore envers notre partenaire, car l’amour est un choix, une décision, et ne peut se fonder sur des sentiments changeants et éphémères.
-Croissant : l’engagement doit évoluer, il mûrit et s’approfondit avec le temps ; il y a des morts, et des renaissances… Parfois, l’autre nous blesse, en sorte que l’union est marquée d’hostilité, de souffrance et de rancœur.
C’est là que capotent bien des couples ; ils n’ont pas su mûrir et transformer l’attirance des débuts en un amour adulte…
Beaucoup se sont laissés bouffer par la routine, en sorte que leur amour est mort, et qu’ils restent ensemble par habitude. Pour infuser un peu de souffle vital dans leur vie, ils ont recours à l’adultère – alors qu’ils devraient apprendre à communiquer, dire à l’autre leurs désirs, craintes, pensées et souhaits, et écouter ceux de l’autre, pour se rapprocher l’un de l’autre, se manifester tendresse et affection, …
Mais une corde faite de 2 fils ne tient pas ; pour qu’elle soit solide, il faut y joindre le fil de Dieu – l’Homme n’est généralement pas assez fort pour tenir ces 4 engagements seul…