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La respiration apaisante ; une méthode révolutionnaire

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Ce n’est pas un scoop ; notre vie quotidienne est stressante.

Il existe pourtant un moyen de calmer notre système nerveux, d’activer notre système parasympathique, de réduire notre tension & nos battements du cœur, bref, retrouver l’équilibre.

Avant & après un événement stressant, il suffit de se concentrer sur sa respiration durant 5 minutes – la cohérence cardiaque, surtout (voir http://www.bonheuretamour.com/2017/02/18/pourquoi-pratiquer-la-coherence-cardiaque/ ) fait du bien. Mais même ceci est trop pour beaucoup d’entre nous ; on a tant d’autres choses à faire et ça semble si ennuyeux ! C’est pour cela que je conseille de s’appuyer sur les videos Youtube de cohérence cardiaque ; en nous guidant & nous distrayant, elles nous permettent de « tenir » durant les 4 – 5 minutes nécessaires (par ex, ceci https://www.youtube.com/watch?v=dGJkzyKHKUE ou ceci https://www.youtube.com/watch?v=DUaeqKCoPeQ ).

Pourtant, cet exercice simplissime peut vraiment faire une différence dans votre vie !

Car avec votre respiration, vous influencez les 100 000 milles de vaisseaux sanguins, la quantité d’oxygène apportée à vos milliards de cellules.

Mais aujourd’hui, je vous propose un autre exercice. Il semble étrange, peut-être même effrayant, & va à l’encontre de tout ce que vous avez lu ou entendu jusqu’ici, mais essayez, et vous serez convaincu(e) – moi, en tout cas, je l’ai été !

En général, en cas de stress, on nous conseille de prendre de grandes respirations pour nous apaiser.

Pourtant, chacun d’entre nous a déjà pu constater que, quand on est stressé, on respire vite & plus, par la bouche & de façon superficielle. Donc, pour s’apaiser, il est clair qu’il faut faire l’inverse, c-à-d respirer moins, lentement, par le nez & en faisant bouger (monter & descendre) le diaphragme.

D’ailleurs, si on observe les animaux & les bébés, on voit qu’ils gardent la bouche fermée pour respirer.

Notre nez ne fait pas que filtrer l’air ; il a 30 fonctions différentes et si on fait attention à ne plus jamais respirer par la bouche, mais toujours par le nez, on constatera une amélioration de notre concentration, vivacité d’esprit, & sommeil.

Quand on respire par la bouche depuis l’enfance, non seulement, ça rétrécit nos voies respiratoires, mais cela nous fait respirer aussi par la bouche quand on dort, ce qui nuit à notre sommeil & cause des ronflements.

Si vous commencez à respirer moins & exclusivement par le nez (à l’inspir & à l’expir), cela améliorera votre sommeil & votre vigilance.

Pour le montrer, faisons un exercice ;

Asseyez-vous confortablement, au calme & fermez les yeux. Posez une main à plat sur la poitrine, & l’autre sur le ventre, puis commencez à respirer exclusivement par le nez & le plus lentement possible, en vous concentrant sur votre respiration & sur vos sensations corporelles (l’air un peu plus frais qui entre dans vos narines, & un peu chaud qui sort de vos narines).

En fait, la méditation n’est qu’une tentative de nous amener à un état où l’on respire plus lentement & doucement. Ici, on le fait directement, voilà tout – ce qui est plus efficace & fait gagner du temps !

Vous devez respirer si doucement & lentement que vous vous sentiez un peu hors d’haleine.  Le but est de réaliser ce que préconisait Lao Tseu il y a 2500 ans : respirer comme si vous ne respiriez pas ; c-à-d si doucement & légèrement que l’on n’entend aucun bruit & ne remarque aucun mouvement.

A présent, après un expir, pincez-vous le nez & faites oui de la tête, puis, quand vous sentez que vous ne tenez plus & avez besoin d’air, recommencez la respiration par le nez durant plusieurs minutes, en re-posant les mains sur le ventre & la poitrine.

Essayez de ne pas penser & de vous focaliser uniquement sur votre respiration – la gardant la plus lente & légère possible. Il s’agit, durant 2 – 3 minutes de se sentir un peu hors d’haleine, mais sans que ça en devienne stressant.

Lorsque l’on se met à diminuer notre apport d’air, la température de notre corps s’élève légèrement

Quand on est stressé, des hormones de stress sont libérées, ce qui cause diverses réactions de stress ; bouche sèche, augmentation du rythme respiratoire, constriction des vaisseaux sanguins, …

Le stress rend malade & cette respiration peut nous en guérir. L’ennui, c’est que, depuis des décennies, on nous enseigne des choses inefficaces sur comment l’éliminer.

Non, la solution n’est pas de respirer plus, mais moins. Comme pour la nourriture, moins = plus, en ce domaine.

Ce qu’il y a de bien, c’est que l’on peut coupler cet exercice à la cohérence cardiaque (voir exercices de cohérence cardiaque sur Youtube), sauf qu’on lieu de respirer fort, on veille à le faire doucement & au lieu d’expirer par la bouche, on le fait par le nez.

Respirer moins & plus doucement devrait devenir une habitude – essayez, en tout cas, de faire cet exercice au moins une fois par jour durant quelques minutes ; cela peut apporter pas mal de changements positifs dans votre vie…

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Citations de Mtre Eckart

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Mtre Eckart  (mystique allemand du XIIIème siècle)

Les théologiens peuvent se quereller, mais les mystiques du monde entier parlent la même langue.

Les gens ne devraient pas trop s’inquiéter de ce qu’ils font, mais plutôt de ce qu’ils sont. Si eux et leurs actes sont bons, alors leurs actions sont radieuses. Si vous êtes juste, alors ce que vous faites sera aussi juste. Nous ne devrions pas penser que la sainteté est basée sur ce que nous faisons, mais plutôt sur ce que nous sommes, car ce ne sont pas nos œuvres qui nous sanctifient, mais nous qui sanctifions nos œuvres.

Celui qui connaît, et ce qu’il connaît, sont un.

Dans le Un on trouve Dieu, et il faut que devienne Un celui qui doit trouver Dieu.

En vérité, si un homme abandonnait un royaume et le monde entier et qu’il se garde lui-même,

il n’aurait rien abandonné.

L’erreur est affaire d’intelligence, l’hérésie dépend de la volonté.

L’homme ne doit pas se contenter d’un dieu qu’il pense, car lorsque la pensée s’évanouit, Dieu s’évanouit aussi.

Certaines personnes sont d’avis qu’ils sont saints et parfaits en tout, et vont partout avec de grandes actions et de grands mots, et pourtant, ils poursuivent et désirent tant de choses, il veulent posséder tant de choses et sont tellement préoccupés à la fois d’eux-mêmes et de ceci et cela. Ils affirment qu’ils recherchent une grande piété et dévotion, et pourtant ils ne peuvent pas accepter un seul mot de réprobation sans répondre. Soyez certain de ceci : ils sont loin de Dieu et ne sont pas en union avec lui.

Nous ne devrions nous satisfaire de rien, combien bon que ça puisse sembler ou être, de sorte que, lorsque nous nous trouvons sous la pression ou la contrainte, il sera évident que nous sommes plus travaillés que travaillant, et en sorte que nous puissions apprendre à entrer dans une relation de coopération avec notre Dieu. Ce n’est pas que nous devions abandonner, négliger ou refuser notre moi intérieur, mais nous devons précisément apprendre à travailler en lui, avec lui et à partir de lui, de telle façon que l’intériorité tourne en action efficace et qu’une action efficace ramène à l’intériorité et que nous devenions habitués à agir sans aucune compulsion. Car nous devrions nous concentrer sur cette impulsion intérieure, et agir selon celle-ci, que ce soit par la lecture ou la prière ou – si cela convient – une certaine forme d’activité extérieure. Bien que si l’activité extérieure détruit l’intérieure, nous devions donner la priorité à cette dernière. Mais si les deux sont à l’unisson, alors c’est ce qui est le mieux pour coopérer avec Dieu.

Quoi que Dieu fasse, la première impulsion est toujours la compassion.

Certaines personnes veulent voir Dieu avec leurs yeux comme ils voient une vache, et l’aimer comme ils aiment une vache – pour le lait et le fromage et le profit que ça leur rapporte. Voilà comment ça va avec des gens qui aiment Dieu pour la richesse extérieure ou le confort intérieur. Ils n’aiment pas Dieu correctement, quand ils l’aiment pour leur propre avantage.

La Connaissance, c’est l’expérience que fait l’homme de l’unité qui unit tous les hommes.

Les gens réfléchissent trop à ce qu’ils doivent faire et trop peu à ce qu’ils doivent être.

La connaissance pure est inconnue de tous ceux qui ne sont dépouillés de leur moi et de toutes les choses matérielles.

Si la seule prière que vous dites jamais dans votre vie entière est merci, ce sera suffisant.

Dieu est à la maison. Nous sommes dans le pays lointain.

En vérité, c’est dans l’obscurité que l’on trouve la lumière, donc quand nous sommes dans la peine, cette lumière est la plus proche de tout pour nous.

Seule la main qui efface peut écrire la vérité.

L’amour est aussi fort que la mort, aussi dur que l’enfer. La mort sépare l’âme du corps, mais l’amour sépare toutes choses, de l’âme.

Il y a un lieu dans l’âme où vous n’avez jamais été blessé.

Vous pourriez dire : comment cela peut-il être ? Je ne peux sentir sa présence en aucune façon. Écoutez ceci. Sentir sa présence n’est pas en votre pouvoir, mais en le sien. Il se montrera quand il lui convient de le faire, et il peut aussi rester caché si tel est son souhait. Ceci est ce que le Christ voulait dire quand il a dit à Nicodème:  » L’esprit souffle où il veut : vous entendez sa voix, mais vous ne savez pas d’où elle vient, ni où elle va» (Jean 3: 8)

Dieu n’est pas bon, car sinon il pourrait faire mieux.

Quiconque possède Dieu dans son être, Le possède d’une façon divine, et Il rayonne hors d’eux en toutes choses ; pour eux, toutes choses ont le goût de Dieu et en toutes choses, c’est l’image de Dieu qu’ils voient.

Chaque créature est une parole de Dieu et est un livre sur Dieu.

Maintenant écoute ! Y a-t-il jamais eu (des êtres) plus chers à ou plus intimes avec notre Seigneur que les apôtres ? Et pourtant, pas un seul d’entre eux n’a échappé au péché mortel. Ils ont tous commis le péché mortel. Il a montré maintes et maintes fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament dans ces individus qui allaient devenir, de loin, les plus proches de lui ; et aujourd’hui encore, on trouve rarement que les gens accomplissent de grandes choses sans d’abord s’égarer. Et ainsi notre Seigneur veut nous enseigner sa grande miséricorde, nous exhortant à grande et vraie humilité et dévotion. Car, lorsque le repentir est renouvelé, alors l’amour aussi se renouvelle et se renforce.

Le travail extérieur ne sera jamais chétif si le travail intérieur est grand.

La spiritualité ne s’apprend pas par l’évasion du monde, ou en s’enfuyant loin des choses, ou en tournant ermite et en se séparant du monde. Nous devons plutôt apprendre une solitude intérieure où ou avec quiconque que nous nous trouvions. Nous devons apprendre à pénétrer les choses et à y trouver Dieu.

Je me trompe, mais je ne suis pas un hérétique, le 1er a à voir avec l’esprit et le 2d avec la volonté!

Comment puis-je aimer Dieu ? Vous devriez aimer Dieu non mentalement, c’est-à-dire l’âme doit devenir non-mentale et dépouillée de ses images mentales. Car aussi longtemps que votre âme est mentale, elle doit posséder des images. Tant qu’elle a des images, elle possédera des intermédiaires, et aussi longtemps qu’elle a des intermédiaires, elle n’aura pas l’unité ou la simplicité. Tant qu’elle manque de simplicité, elle n’aime pas vraiment Dieu, car l’amour vrai dépend de la simplicité. . . En effet, vous devez l’aimer comme il est Un, pur, simple et transparent, loin de toute dualité. Et nous devrions éternellement nous enfoncer dans ce Un, passant ainsi de quelque chose à rien. Que Dieu nous y aide.

Et à mon avis, la chose la plus importante est que nous devons nous abandonner entièrement à Dieu chaque fois qu’il permet que quelque chose nous arrive, que ce soit l’insulte, la tribulation ou tout autre genre de souffrance, l’accepter avec joie et gratitude et permettre à Dieu de nous guider encore plus plutôt que de rechercher ces choses par nous-mêmes.

Au moins de théorisation l’on fait à propos de Dieu, au plus réceptif l’on est à son influence.

Au plus essentiellement et simplement l’esprit repose sur Dieu et est soutenu par lui, au plus profondément on est implanté en Dieu et au plus réceptif on est à Lui dans tous ses dons précieux – car le genre humain doit se fonder sur Dieu seul.

L’amour de tout coeur pour un autre crée la confiance en eux, et nous trouverons vraiment en Dieu tout ce que nous osons espérer de Lui, et mille fois plus. Tout comme nous ne pouvons jamais trop aimer Dieu, ainsi, on ne peut pas avoir une trop grande confiance en lui. Rien de ce que nous pouvons faire ne peut jamais être aussi approprié qu’avoir pleinement confiance en Dieu. Il n’a jamais cessé de faire de grandes choses à travers ceux qui ont une grande confiance en lui, et Il a clairement montré dans toutes ces personnes que leur confiance est née de l’amour, car l’amour possède non seulement la confiance, mais aussi la vraie connaissance et la certitude inébranlable.

Tout ce que Dieu veut de l’homme est un cœur paisible.

(..) tout objet que vous avez dans votre esprit, combien bon qu’il soit, sera une barrière entre vous et la vérité la plus profonde.

Mais de Dieu vous ne pouvez jamais avoir satiété. Plus vous avez de Dieu, plus vous le désirez. Si vous pouviez jamais avoir assez de Dieu, de sorte que vous soyiez rassasié de lui, alors Dieu ne serait pas Dieu.

Vous ne devriez pas imaginer que votre raison peut évoluer jusqu’à pouvoir comprendre Dieu. Mais plutôt, si Dieu est destiné à luire divinement en vous, votre lumière naturelle ne peut pas aider ce processus, mais doit devenir un pur néant, sortant d’elle-même. Ce n’est qu’alors que Dieu peut entrer avec sa lumière, ramenant avec lui tout ce à quoi vous avez renoncé et mille fois plus, y compris une nouvelle forme qui contient toutes les choses en soi.

Personne, à n’importe quel moment, n’est coupé de Dieu.

Puisque l’accent métaphysique des réalités spirituelles et divines dont l’être humain fait partie maintenant est l’unité, la manifestation morale de cet état est la pratique de l’altruisme, qui consiste à traiter d’autres personnes comme si elles étaient nous-mêmes (cf. Lev 19:18 ). Ainsi, nous devrions être aussi concernés par le bien-être des autres que nous le sommes par le nôtre, et tout ce que nous faisons serait conçu dans l’esprit d’humilité. En effet, de toutes les vertus qui sont le plus associées au détachement, l’humilité est la plus fondamentale.

Rien dans toute la création n’est si semblable à Dieu que le silence.

Courez vers la paix.

Lorsque l’âme veut expérimenter quelque chose, elle projette une image devant elle et saute dedans.

La sagesse consiste à faire la prochaine chose que vous avez à faire, de le faire avec tout votre cœur, et de trouver plaisir à le faire.

Plus nous avons, moins que nous possédons.

Dieu est plus grand que Dieu.

Seuls ceux pour qui Dieu est présent en toutes choses et qui font le meilleur usage de leur raison, savent ce qu’est la vraie paix est et possèdent vraiment le paradis.

Si vous faites bien, vous faites bien où que vous soyez. Si vous échouez, vous échouez où que vous soyez.

En effet, plus nous sommes notre propre possession, moins nous sommes la possession de Dieu.

(…) nous devrions apprendre à voir Dieu dans tous les dons et œuvres, ni nous satisfaire de quoi que ce soit, ni devenir attachés à quoi que ce soit. Pour nous, il ne peut y avoir aucun attachement à un mode particulier de comportement dans cette vie, ni cela a-t-il jamais été bien, combien prospère on peut avoir été.

Il n’existe que l’instant présent … un Maintenant qui toujours et sans fin est neuf. Il n’y a pas d’hier ni aucun demain, mais seulement Maintenant, comme c’était il y a mille ans et comme ce sera dans mille ans d’ici.

Pour la personne qui a appris à lâcher prise et laisser être, rien ne peut encore se mettre en travers de son chemin.

La prière la plus puissante, une (qui est) presque omnipotente, et le plus digne de tous les travaux, est le fruit d’un esprit tranquille. Au plus calme il est, le plus puissant il est, au plus digne, plus profonde, plus éloquente et plus parfaite est la prière. A l’esprit tranquille, tout est possible. Qu’est-ce qu’un esprit tranquille ? Un esprit calme en est un sur lequel rien ne pèse, que rien n’inquiète, qui, libre de liens et de toute recherche de soi, est entièrement fusionné dans la volonté de Dieu et mort à la sienne propre.

Votre environnement ne compte pas. Dieu est avec vous partout – à la place du marché, ainsi que dans l’isolement ou dans l’église. Si vous ne recherchez rien sauf Dieu, rien ni personne ne peut vous perturber.

Dieu n’est pas distrait par une multitude de choses. Ni nous ne pouvons l’être.

Soyez prêt à être un débutant chaque matin.

Sur la vraie repentance et la vie sainte. Beaucoup de gens pensent qu’ils réalisent de grandes choses dans les travaux extérieurs tels que le jeûne, aller nu-pieds et d’autres pratiques qui sont appelées pénitences. Mais la vraie pénitence, et le meilleur type de pénitence, est ce par quoi nous pouvons nous améliorer grandement et dans la plus haute mesure, et cela consiste à nous détourner totalement de tout ce qui n’est pas Dieu ou de Dieu en nous et dans toutes les créatures, et de nous tourner entièrement et complètement vers notre bien-aimé Dieu dans un amour inébranlable pour que notre dévotion et désir pour lui devienne grands. Dans quelque sorte de bonne oeuvre que vous possédiez ceci le plus, au plus juste vous êtes et plus il y a de cela, au plus vraie est la repentance, et au plus cela expurge le péché et toutes ses punitions. En effet, dans un court laps de temps, vous pouvez vous détourner si fermement de tout péché avec une telle répulsion, et vous tourner tout aussi fermement vers Dieu, que même si vous aviez commis tous les péchés depuis Adam et tous ceux qui sont encore à venir, vous seriez pardonné pour chacun d’eux, ainsi que de leur punition et, si vous mouriez alors, vous seriez amené devant la face de Dieu. Cela est la vraie repentance, (…) Si un travail externe vous entrave en ceci, que ce soit le jeûne, la veillée, la lecture ou toute autre chose, vous devriez l’abandonner librement, sans vous soucier de ce que vous pourriez ainsi négliger votre pénitence. Car Dieu ne remarque pas la nature des travaux, mais seulement l’amour, le dévouement et l’esprit qui est en eux. Car Il n’est pas tant préoccupés par nos œuvres que par l’esprit avec lequel nous les effectuons toutes et que nous devrions l’aimer en toutes choses. Ceux pour qui Dieu ne suffit pas sont avides. La récompense pour toutes vos oeuvres devrait être qu’elles sont connues de Dieu et que vous cherchez Dieu en elles. Que ce soit toujours assez pour vous. Le plus purement et simplement on le cherche, plus efficacement tous nos travaux expieront nos péchés.

Si j’avais un ami et que je l’aimais à cause des avantages qu’il m’apporte et parce que je peux faire tout ce que je veux, alors ce ne serait pas mon ami que j’aimerais, mais moi-même. Je devrais aimer mon ami à cause de sa propre bonté et de ses vertus et tenir compte de tout ce qu’il est en lui-même. Ce n’est que si j’aime mon ami de cette façon, que je l’aime correctement.

« Vous devriez être comme ceux qui, à tout moment regardent et attendent leur Seigneur» (Luc 12:36). En vérité, ces gens vigilants sont alertes et à l’affût de leur Seigneur, qu’ils attendent ; ils regardent pour voir s’il n’est pas par hasard caché dans ce qui leur arrive, aussi étrange que cela puisse leur sembler.

Il faut apprendre une solitude intérieure, où que l’on peut être.

Mais que devraient-ils donc faire ? Tout d’abord, ils doivent renoncer à eux-mêmes, et alors, ils auront renoncé à toutes choses. En vérité, si quelqu’un venait à renoncer à un royaume ou le monde entier tandis qu’il se raccroche à lui-même, il n’aurait renoncé à rien du tout. Et en effet, si quelqu’un se renonce à soi-même, alors quoi qu’il puisse garder, que ce soit le royaume ou l’honneur ou quoi que ce soit, ils ont toujours renoncé à toutes choses.

Nous devons entrer dans un savoir transformé, une inconnaissance qui ne vient pas de l’ignorance, mais de la connaissance.

Taisez-vous donc, et ne bavardez pas au sujet de Dieu, car en bavardant à son sujet, vous dites des mensonges et commettez un péché. Si vous souhaitez être parfait et sans péché, alors ne babillez pas de Dieu. Aussi, vous ne devriez pas vouloir comprendre quoi que ce soit à propos de Dieu, car Dieu est au-delà de toute compréhension. Un maître dit : Si j’avais un Dieu que je pouvais comprendre, je ne le considérerais pas comme Dieu. Si vous comprenez quoi que ce soit sur lui, alors il n’est pas là-dedans, et en comprenant quelque chose de lui, vous tombez dans l’ignorance, et en tombant dans l’ignorance, vous devenez comme un animal puisque la partie animale dans les créatures est celle qui est ignorante. Si vous ne souhaitez pas devenir comme un animal par conséquent, ne faites pas semblant que vous comprenez quoi que ce soit du Dieu ineffable.

Le prix de l’inaction est bien plus grand que le coût de faire une erreur.

Nous devons prier avec une telle intensité que nous voulons que tous les membres de notre corps et toutes ses facultés, les yeux, les oreilles, la bouche, le cœur et tous nos sens se tournent vers cette fin ; et nous ne devons pas cesser dans ce jusqu’à ce que nous sentions que nous sommes près d’être unis à celui qui est présent pour nous et à qui nous prions : Dieu.

Un être humain a tant de peaux à l’intérieur, couvrant les profondeurs du cœur. Nous savons tant de choses, mais nous ne nous connaissons pas nous-mêmes ! Car trente ou quarante peaux ou masques, aussi épais et durs la peau de l’ours ou du bœuf, recouvrent l’âme. Allez dans votre propre sol et apprenez-y à vous connaître.

L’œil à travers lequel je vois Dieu est le même œil par lequel Dieu me voit ; mon œil et l’œil de Dieu sont un œil, une vision, un savoir, un seul amour.

Tant que je suis ceci ou cela, je ne suis pas tout.

Il y a quelque chose dans l’âme qui est si proche de Dieu qu’il est un avec Lui … Il n’a rien en commun avec quoi que ce soit de créé.

Il n’est pas besoin de chercher Dieu ici ou là. Il n’est pas plus loin de nous que la porte de notre cœur.

Nous sommes tous censés être les mères de Dieu … Dieu est toujours en besoin d’être mis au monde.

L’homme extérieur est la porte battante ; l’homme intérieur est la charnière immobile.

Car celui qui n’a pas vraiment Dieu en soi-même, mais qui doit constamment le recevoir dans une chose externe après l’autre, et rechercher Dieu de diverses manières, que ce soit par des œuvres, personnes ou lieux particuliers, une telle personne ne possède pas Dieu. La moindre chose peut les freiner, car ils n’ont pas Dieu et ne le cherchent, ne l’aiment et ne tendent pas qu’à lui seul. Ce n’est pas seulement la mauvaise compagnie, mais aussi la bonne compagnie qui peut les entraver, pas seulement la rue mais aussi l’église, pas seulement les mauvaises paroles & actions, mais aussi les bonnes paroles et actions, car l’obstruction se trouve en eux-mêmes, car en eux Dieu n’est pas devenu toutes choses.

Si nous voulons prendre Dieu correctement, alors, nous devons le prendre de la même façon en toutes choses : dans la tribulation comme dans la prospérité, dans les larmes comme dans la joie. Il doit toujours être le même pour vous. Si vous croyez, sans avoir commis un péché mortel, que vous manquez à la fois de dévotion et d’intention sérieuse et que, n’ayant pas de dévotion ou d’intention sérieuse, vous n’avez pas Dieu, et si vous puis pleurer sur cela, cela devient en soi votre dévotion et intention sérieuse. Par conséquent, vous ne devriez pas vous limiter à une seule manière de dévotion, puisque Dieu ne se trouve dans aucune façon particulière, ni celle-ci, ni celle-là. Voilà pourquoi ils lui font du tort, ceux qui prennent Dieu juste d’une manière particulière. Ils prennent le chemin plutôt que Dieu. Rappelez-vous ceci alors : ne tendez qu’à Dieu seul et ne cherchez que lui seul. Ensuite, quelque pratique de dévotion qui vienne à vous, contentez-vous-en. Car votre intention doit être adressée à Dieu seul et à rien d’autre.

Je suis aussi sûr que je vis que rien n’est si près de moi comme Dieu. Dieu est plus proche de moi que je ne le suis à moi-même ; mon existence dépend de la proximité et de la présence de Dieu.

Où trouvons-nous la paix et de repos ? Seulement dans l’abandon, dans le désert et dans l’isolement par rapport à toutes les créatures. . . Maintenant, vous pourriez dire. . . si tout cela doit être retiré, il est affreux que Dieu nous permet de rester sans aucun soutien. « Malheur à moi que mon exil est prolongé » (Psaume 120: 5), comme dit le prophète, si Dieu prolonge ma déréliction sans jeter sa lumière sur moi, me parler ou travailler en moi, comme vous le suggérez ici. Si nous entrons alors dans un état de pur néant, n’est-il pas mieux que nous fassions quelque chose pour chasser l’obscurité et la déréliction ? Ne devrions-nous pas prier ou lire ou écouter un sermon ou faire autre chose qui est vertueux pour nous aider ? Non, certainement pas ! La meilleure chose que vous pouvez faire est de rester silencieux aussi longtemps que possible. . . Vous ne pouvez pas penser à ou désirer que cette préparation soit plus rapide que ce que Dieu peut réaliser. . . Vous devez savoir que Dieu doit se déverser en vous et agir sur vous là où il vous trouve prêt. . . tout comme le soleil doit se répandre et ne peut se retenir lorsque l’air est pur et propre.

Dans la vraie obéissance, il ne devrait pas exister de « Je veux que ceci ou cela se produise » ou « Je veux ceci ou cela », mais seulement une pure expression de ce qui est nôtre. Et donc, dans la meilleure prière qu’on puisse faire, il ne devrait pas y avoir de « donne-moi cette vertu particulière ou une façon de devotion »ou de « oui, Seigneur, donne-moi toi-même ou la vie éternelle », mais plutôt « Seigneur, donne-moi seulement ce que tu veux, et fais, Seigneur, seulement ce que tu veux et de la manière que tu veux ».

Examinez-vous, et partout où vous vous trouvez, prenez alors congé de vous-même. Ceci est la meilleure façon de toutes.

Comment nous pouvons correctement jouir de la bonne nourriture, de beaux vêtements et d’une joyeuse compagnie quand ils viennent à nous dans le cours naturel des choses. Vous ne devriez pas vous inquiéter à propos de la nourriture ou des vêtements, en ressentant que ces choses sont trop bons pour vous, mais entraînez votre esprit et la base de votre être à être au-dessus de cela. Rien ne doit éveiller votre esprit à l’amour et la joie, que Dieu seul. Il devrait être au-dessus de toutes les autres choses. Pourquoi ? Ce serait une forme maladive de l’intériorité, (que celle) qui devait être justifiée par les vêtements extérieurs ; au lieu de ça, tant que c’est sous votre contrôle, ce qui est à l’intérieur devrait corriger ce qui est à l’extérieur. Et si ce dernier vient à vous sous une forme différente, alors vous devriez l’accepter comme étant bon à partir du centre de votre être, mais d’une manière telle que vous l’acceptez tout aussi volontiers que s’il était encore différent. C’est tout simplement la même chose avec la nourriture, les amis et les parents et avec tout ce que Dieu peut vous donner ou vous prendre.

Je veux dire ceux qui accrochent à leur propre ego dans leurs pénitences et dévotions extérieures, ce que ces gens-là considèrent comme étant d’une grande importance. Dieu ait pitié d’eux, car ils savent peu de la vérité divine ! Les gens qui veulent plaire sont appelés saints à cause de ce qu’on les voit faire, mais à l’intérieur, ils sont des ânes, car ils ne savent pas la vraie signification de la vérité divine. . . Ils sont très estimés par des gens qui ne connaissent rien d’autre (de mieux). Puissent-ils atteindre le paradis en raison de leur bonne intention, mais de cette pauvreté, dont nous voulons maintenant parler, ils ne savent rien.

(…) Nous ne devrions garder toutes choses que comme si elles ne nous avaient été que prêtées et non données, sans aucun sens de la possessivité, que ce soit notre corps ou notre l’âme, nos sens, facultés, biens terrestres ou honneur, amis, relations, maison ou foyer ou quoi que ce soit.

Nous devrions faire bon usage de notre raison dans toutes nos œuvres et en toutes choses et avoir une compréhension claire de nous-mêmes et de notre nature intérieure, saisir Dieu en toutes choses et de la manière la plus élevée possible.

L’obéissance n’a jamais besoin d’être inquiète, car il n’y a aucune forme de bonté qu’elle ne possède pas en elle-même. Quand nous sortons de nous-mêmes à travers l’obéissance et nous dépouillons de ce qui est nôtre, alors Dieu doit entrer en nous ; quand quelqu’un ne veut rien par lui-même, alors Dieu doit vouloir en son nom comme il le fait pour lui-même. Chaque fois que j’ai pris congé de ma propre volonté, la mettant dans les mains de mon supérieur, et ne voulant plus rien pour moi-même, alors Dieu doit vouloir en mon nom (…)

(…) notre Seigneur a dit: « Heureux les pauvres en esprit » (Matthieu 5:3), c’est-à-dire ceux qui sont pauvres en volonté.

Donc apprenez volontairement toutes les choses de Dieu donc et suivez-le, et tout ira bien pour vous. Alors serons-nous aptes à accepter l’honneur et le réconfort, et si le déshonneur et le mal-être devaient être notre lot, nous pourrions et serions tout aussi prêts à supporter ceux-ci également. Ainsi, ils peuvent légitimement festoyer, ceux qui pourraient tout aussi volontiers jeûner.

Nous devrions être en mesure de reconnaître l’amour vrai et parfait de Dieu, en regardant si oui ou non quelqu’un a un grand espoir et confiance en Dieu, car il n’y a rien qui témoigne plus clairement de l’amour parfait, que la confiance.

Toute pratique de dévotion a des choses qui manquent à d’autres, mais l’efficacité de toutes les bonnes pratiques vient de Dieu seul et n’est refusée à aucune d’entre elles, car une forme de bonté ne peut pas entrer en conflit avec un autre. Par conséquent, les gens doivent se rappeler que s’ils voient ou entendent parler d’une bonne personne qui suit un chemin qui est différent du leur, alors ils ont tort de penser que de tels efforts de la personne sont vains. Si la voie de la dévotion de quelqu’un d’autre ne leur plaît pas, alors, c’est qu’ils ignorent la bonté qui est en elle ainsi que la bonne volonté de cette personne. C’est mauvais. Nous devrions voir le vrai sentiment dans les pratiques de dévotion des gens et ne devrions pas mépriser la façon particulière que quiconque suit.

La vérité est quelque chose de si noble que si Dieu pouvait s’en détourner, je pourrais garder la vérité et laisser Dieu aller.

Il y a 2 sortes de repentir, celui qui appartient au temps et aux sens et un autre qui est surnaturel et de Dieu. Le genre temporel nous attire toujours vers le bas vers encore plus de souffrance, nous plongeant dans une telle détresse que c’est comme si nous étions déjà dans un état de désespoir. Et ainsi, la repentance ne peut trouver aucun moyen de sortir de la souffrance. Rien ne vient de cela. Mais la repentance qui est de Dieu est très différente. Dès que nous devenons mal à l’aise, nous en appelons immédiatement à Dieu et désirons avec une volonté inébranlable nous détourner de tout péché pour toujours. Ainsi, nous nous élevons à une grande confiance en Dieu et gagnons un grand sentiment de certitude. Ceci apporte une joie spirituelle qui soulève l’âme de sa souffrance et de la détresse et la lie à Dieu. Car au plus inadéquats et coupables nous nous percevons, au plus on a de raison de devoir se lier à Dieu avec un amour sans partage, qui ne connaît ni le péché, ni l’inadéquation. Et donc, si nous voulons nous approcher de Dieu dans une dévotion complète, la meilleure voie que nous pouvons suivre est d’être sans péché au pouvoir de ce genre de repentance qui vient de Dieu. Et plus nous sentons que notre péché est grand, au plus Dieu est prêt à pardonner nos péchés, d’entrer dans l’âme et de faire partir le péché. Tout le monde est avide de se débarrasser de ce qui lui est le plus odieux, et donc au plus grands et graves sont nos péchés, au plus Dieu est infiniment prêt et rapide à les pardonner, puisqu’ils lui sont odieux. Et quand la repentance qui vient de Dieu l’atteint, tous nos péchés disparaissent plus rapidement dans l’abîme de Dieu que l’œil ne cligne, et sont éradiqués si totalement que c’est comme s’ils n’avaient jamais existé, mais seulement à condition que nous ayons une contrition parfaite.

Dieu doit donner naissance à lui-même en nous pleinement et en tout temps. Il n’a pas le choix en la matière ; cela est tout simplement sa nature. Si nous ne recevons pas les avantages spirituels de cette naissance, alors que c’est parce que nous ne sommes pas satisfaits de permettre à Dieu d’agir en nous. Au contraire, nous l’entravions avec nos fausses notions de soi (…)

Comment pouvons-nous être directement en Dieu, en ne cherchant ni ne voulant rien d’autre que lui, et comment pouvons-nous être si pauvres et tout abandonner ? C’est un dur conseil que (de dire) que nous ne devrions désirer aucune récompense. Mais soyez certain de ceci : Dieu ne cesse jamais de nous donner tout. Même s’il avait juré de ne pas le faire, il ne pourrait quand même pas s’empêcher de nous donner des choses. Il est beaucoup plus important pour lui de donner qu’il est pour nous de recevoir, mais nous ne devrions pas nous focaliser sur ceci, car moins nous nous efforçons d’obtenir, plus Dieu nous donnera. Par ceci, Dieu veut seulement que nous devenions encore plus riches et d’autant plus capables de recevoir les choses de lui.

Cette possession réelle de Dieu se trouve dans le cœur, dans un mouvement interne de l’esprit vers lui et en luttant pour lui, et pas seulement en pensant à lui et toujours de la même manière. Car cela serait au-delà de la capacité de notre nature et serait très difficile à réaliser et ne serait même pas la meilleure chose à faire. Nous ne devons pas nous contenter du Dieu des pensées car, quand les pensées se terminent, Dieu le fait aussi. Nous devrions plutôt avoir un Dieu vivant qui est au-delà des pensées de tous les hommes et toutes les créatures.

Donc, exprimez la totalité de votre dévotion et de votre intention, en entraînant votre esprit à ceci en tous temps et en vous enseignant à grandir en lui dans tout ce que vous faites.

Il ne suffit pas pour nous d’effectuer les travaux de la vertu, l’exercice de l’obéissance, la pauvreté ou d’accepter la honte ou de pratiquer l’humilité ou le détachement d’une autre manière ; nous devrions plutôt lutter sans cesse jusqu’à ce que nous atteignions l’essence et le fondement de la vertu. Et nous pouvons dire si nous avons atteint ceci ou pas en se demandant si nous sommes enclins à la vertu au-dessus de toute autre chose, et si nous effectuons les oeuvres de la vertu sans préparation préalable de la volonté, pratiquant la vertu sans arrière-pensée même d’une grande et bonne cause, de sorte que l’acte vertueux se produise en fait spontanément à cause de l’amour de la vertu et sans demander « pourquoi faire ? », alors et seulement alors, nous avons la possession parfaite de la vertu.

Il est écrit : « Ils sont devenus riches en toutes les vertus » (1 Cor. 1: 5). En vérité, cela ne peut pas se produire à moins qu’ils ne deviennent d’abord pauvres en toutes choses. Celui qui veut que tout lui soit donné, doit d’abord tout donner.

(…) aussi longtemps que vous effectuez vos actions pour le bien du royaume des cieux ou de Dieu ou de votre salut éternel, autrement dit pour une raison externe, les choses ne sont pas vraiment bien avec vous.

Le manque de paix que vous ressentez ne peut venir que de votre volonté propre, que vous en soyiez conscient ou pas. Quoi que nous pensions – que nous devrions éviter certaines choses et en rechercher d’autres, qu’il s’agisse de lieux ou de gens, de formes particulières de dévotion, ce groupe de personnes ou ce genre d’activité – ceux-ci ne sont pas à blâmer pour le fait que vous êtes retenu en arrière par des pratiques de dévotion et par les choses ; mais c’est plutôt vous, car vous êtes présent dans ces choses qui vous retiennent, car vous n’êtes pas dans la relation appropriée avec elles. Commencez donc par vous et prenez congé de vous. En vérité, si vous ne partez pas de vous-même, où que vous vous réfugiez, vous trouverez des obstacles et des troubles, où que ce soit. Ceux qui cherchent la paix dans les choses extérieures, que ce soit dans des lieux ou des pratiques de dévotion, des personnes ou des œuvres, en retrait du monde ou dans la pauvreté ou l’auto-avilissement : combien élevées ces choses puissent être ou quelle que soit leur nature, elles ne valent quand même rien et ne peuvent être la source de la paix. Ceux qui cherchent de cette manière, cherchent à tort, et plus ils vont, moins ils trouvent ce qu’ils recherchent.

Ceux qui peuvent fonctionner sans toutes les choses, sans avoir besoin d’elles, sont beaucoup plus bénis que ceux qui les possèdent en en ayant besoin.

Il n’y a pas de meilleur conseil sur la façon de trouver Dieu que de le chercher là où nous l’avons laissé : faites maintenant, lorsque vous ne pouvez trouver Dieu, ce que vous faisiez lors de la dernière que vous l’aviez, alors vous le retrouverez.

si Dieu l’endure pour le bien de l’avantage pour vous qu’il y a prévu, et si vous êtes prêts à souffrir ce qu’il souffre et ce qui se passe à travers lui jusqu’à vous, alors cela prend la couleur de Dieu, et la honte devient honneur, l’amertume est douceur et la plus profonde obscurité devient la lumière la plus claire. Alors tout prend sa saveur de Dieu et devient divin, car tout se conforme à Dieu, quoiqu’il nous arrive, si nous ne tendons qu’à lui et rien d’autre ne nous est agréable. Ainsi, nous nous agripperons à Dieu en toute amertume, aussi bien que dans la plus grande douceur.

Car avec Dieu, nous ne pouvons manquer de rien. Nous ne pouvons pas plus manquer de quoi que ce soit avec Dieu que Dieu ne le peut. Alors, acceptez la voie unique de Dieu et tirez d’elle tout ce qui est bon.

En vérité, avoir commis un péché n’est pas un péché si nous regrettons ce que nous avons fait. En effet,

pour rien dans le temps ou l’éternité ne voudrions-nous commettre un péché, ni un mortel, véniel ou de tout autre type. Celui qui connaît les voies de Dieu doit toujours être conscient du fait que Dieu, qui est fidèle et aimant, nous a menés d’une vie de péché à une vie divine, faisant ainsi des amis de nous qui étions auparavant ennemis, ce qui est une plus grande réussite même, que de faire une nouvelle terre. Ceci est l’une des principales raisons pour lesquelles nous devrions être pleinement établis en Dieu, et il est étonnant (de voir) combien cela nous enflamme d’un si grand et si fort amour, que nous nous dépouillons entièrement de nous-mêmes. En effet, si vous êtes justement placé dans la volonté de Dieu, alors vous ne devriez pas souhaiter que le péché dans lequel vous êtes tombé ne soit pas arrivé. Bien sûr, ce n’est pas le cas parce que le péché était quelque chose contre Dieu, mais, précisément parce qu’il était quelque chose contre Dieu, vous avez été lié par lui à un plus grand amour, vous avez été rabaissé et humilié. Et vous devriez vous fiez à ce que Dieu n’aurait pas permis que cela se produise à moins qu’il n’ait eu l’intention qu’il soit pour votre profit.

Vous devriez observer, et avoir observé, dans quelle direction Dieu vous exhorte surtout d’aller, car, comme le dit saint Paul, les gens ne sont pas appelés à suivre tous la même voie vers Dieu. Alors, si vous trouvez que le chemin le plus court pour vous ne se trouve pas dans de nombreuses oeuvres extérieures, de grandes épreuves & privations (lesquelles choses sont dans tous les cas de peu d’importance à moins que nous ne soyons expressément appelés à elles par Dieu ou à moins que nous ayons assez de force pour les exécuter sans perturber notre vie intérieure), si vous ne trouvez pas ces choses bonnes pour vous, alors soyez en paix et ne vous en souciez pas.

Dieu n’a pas lié notre salut avec un type particulier de dévotion. . . Ce n’est pas tout le monde qui peut suivre le même chemin, ni toutes les personnes qui peuvent ne suivre qu’une seule façon, ni ne pouvons-nous suivre toutes les différentes manières ou le chemin de tout le monde. . . Il en est de même en suivant le style de vie sévère de ces saints. Vous devriez aimer leur voie et la trouver attrayante, même si vous n’êtes pas obligé de suivre leur exemple.

Vous devez savoir que l’impulsion de pécher apporte toujours un grand avantage pour quelqu’un qui est juste. Maintenant, écoutez ceci. Imaginez 2 individus, dont l’un est le type de personne qui éprouve peu ou pas de tentation tandis que l’autre est le type qui est beaucoup plus troublé par la tentation. La simple présence de certaines choses éveille leur moi externe de sorte qu’ils sont pousés à la colère, à la vanité ou à la sensualité, selon la nature du stimulus. Mais avec leurs pouvoirs supérieurs, ils restent fermes et impassibles, et déterminés à ne pas céder à leur faiblesse, que ce soit pour perdre leur calme ou tout autre péché, et ils y résistent fortement. Peut-être est-ce une question d’une faiblesse qui est enracinée dans leur propre nature, tout comme certaines personnes sont irascibles ou vaines ou autre chose, mais ne désirent pas commettre le péché. Ceux-ci sont beaucoup plus dignes de louange et méritants d’une bien plus grande récompense, et sont beaucoup plus nobles que le premier type, car la perfection de la vertu naît dans la lutte, comme le dit saint Paul :  » La vertu se perfectionne dans la faiblesse » (2 Co 12, : 9). Ce n’est pas d’être tenté par le péché qui est un péché, mais c’est consentir au péché ; c’est vouloir perdre son sang-froid qui est un péché. En fait, si quelqu’un qui est dans le bon état d’esprit avait le pouvoir d’écarter la tentation du péché, alors ils n’exerceraient pas ce pouvoir, car sans la tentation nous ne serions pas éprouvés en toutes choses et dans tout ce que nous faisons, inconscients des dangers des choses, et sans l’honneur de la bataille, de la victoire et de la récompense. L’attaque et la stimulation du vice amène la vertu et la récompense de notre lutte. La tentation nous fait travailler plus dur dans la pratique de la vertu, et il nous pousse de force dans les bras de la vertu et est un fort coup de fouet qui nous enseigne la vigilance et de la vertu ; car au plus quelqu’un est faible, au plus ils doivent s’armer de force et de victoire, puisque la vertu, comme le vice, est une question de volonté.

Vous devez donner votre tout à Dieu, et ensuite, ne plus vous soucier de ce qu’il peut faire avec ce qu’il peut faire avec ce qui est sien.

Extraits de Louis Pauwels (3ème partie)

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L.Pauwels33ème partie (spiritualité) d’extraits de ce grand écrivain, philosophe & croyant ;

Extraits de « Ce que je crois » (Le Livre de Poche, 1974)

-J’en viens à me dire que le seul vrai partage entre les hommes, c’est d’avoir vécu ou non, reconnu ou non, vénéré ou non, quelque expérience fondamentale de l’être.

-Il venait de découvrir qu’il y a plus important que survivre, c’est se sentir hors d’atteinte.

-Pouvez-vous démontrer objectivement que l’âme existe ? Non. Mon âme m’est une évidence. L’âme est une leçon qui apprend à n’être pas objectif. Laissons l’objectivité aux ordinateurs.

-Je ne peux démontrer l’âme, mais je peux parler de ses propriétés. J’en vois deux : l’émerveillement et le contentement.

– L’homme qui a une âme sait qu’il fait partie de l’univers … et que sa propre identité s’accroît du fait qu’il cesse de s’éprouver comme séparé. Il lui vient de tout cela un contentement, une allégresse d’exister, une dilatation, une musique.

– Ma prière : Dieu, accordez-moi en lumière et en amour tout le possible de votre infini.

-Celui qui prie, après qu’il a prié, marche dans la vie comme s’il n’avait jamais cessé de marcher droit.

-Que j’arrête en moi le flot ; que je fasse le silence et l’immobilité, j’entre dans la lumière et la paix des profondeurs.

-En nous, un lieu fixe. En nous, une voix plus haute et plus juste que la nôtre. Et que la véritable aliénation est d’être séparé de ce lieu, sourd à cette voix.

-La science progresse en indiquant l’immensité de l’ignoré. Ce n’est pas la science, ce sont certaines « sciences de l’homme » qui forment l’opinion, propageant une scolastique matérialiste revêtue, par emprunt, d’autorité scientifique.

– Je constate que la psychanalyse, qui fit une si courte carrière en science, en fait une énorme en littérature. Et que cette littérature est un hymne à la réduction par le bas, une longue saga de l’avilissement.

-La rage d’expliquer le haut par le bas. Démystifier. Connaître est, en effet, démystifier. Mais serait-ce forcément abaisser ? Je pense qu’il y a aussi une démystification par le supérieur. Je ne nie pas l’utilité, en psychologie, d’une science des marécages. Cependant, je crois qu’il nous manque deux sciences : une de la terre ferme et saine, et une des sommets.

– Ce refus de considérer (les faits extraordinaires) est de tradition rationaliste. Il se recommande de la science. En vérité, il est métaphysique et magique.

-La science n’est qu’une vision à jamais partielle de l’univers et de l’homme.

-Comme la psychanalyse (…), je pense que la psychologie du comportement (behavioriste ou pavlovienne), seule à respecter la méthode expérimentale, ne cernera jamais qu’une part de l’homme : celle qui se prête à l’expérimentation. Quand elle prétend qu’il s’agit de la totalité, elle prend pour tout l’amour, l’amour avec une fille qui prête son corps.

-Je crois que la voie mystique est cet autre ordre de réalisation qui nous est imparti pour achever en nous l’évolution.

-Méfiez-vous du sentiment du sacré. La vie spirituelle n’est pas une affaire de sentiment. Comme toute conduite de la vie, c’est une affaire de volonté, d’intelligence et de savoir. Beaucoup d’intelligence pour suspendre le discours de l’intelligence. Beaucoup de savoir pour désapprendre.

-Prenez garde ! De ceux qui cultivent cette religion de l’émotion, 80% deviennent des gredins et 15% des fous. (…) Les miroirs fêlés ne portent pas malheur, mais les cerveaux fêlés, si.

-Je crois à l’identité de la vertu et du bonheur.

-… c’est avec les mains que l’on monte au ciel.

-Tous les humains meurent, peu ont vécu. Voilà une autre justice.

-Le travail comme unique mesure de la réalité humaine : la conception la plus avilissante qui soit. (…) La fin de l’homme n’est pas le travail. C’est acquérir la faculté d’être cause de soi. C’est-à-dire la liberté spirituelle.

-Le matérialisme est aussi une démence. Il se recommande de la science. Il n’est qu’une scolastique plaquée sur les réussites de la raison.

-Epictère, déjà, plaignait les malheureux « qui n’ont rien au-dessus de leur opinion ».

-… l’idolâtrie charnelle ; une piété sentimentale, – tout cela fait, pour moi, une zone spongieuse qui me sépare de l’Esprit.

– Pour moi, comme pour quantité d’hommes, elle (la religion) est une lumière fixe au-dessus de toute société et de toute action. Elle n’est pas ce qui fait l’histoire, mais ce qui nous empêche de nous défaire dans l’histoire. Elle est ce par quoi l’âme vivante tient le monde à distance, et dans cette distance s’appartient.

-S’il y a un tribunal céleste, l’innocence sera pardonnée, pas l’ignorance.

– …on ne saurait recourir à un livre saint, sans une lecture qui élève vers le sens intérieur caché. … Une lecture anagogique, c’est-à-dire qui, du sens littéral, monte vers le sens mystique. Le clerc trahit, il pèche contre l’esprit quand, dans un texte sacré, il prend les choses à la lettre et les mélange aux événements du siècle. Il tombe dans la superstition des évidences superficielles. Il est indigne.

-Aucune morale qui ne se fonde sur ce qui contredit carrément les idéologies de masse : un guide intérieur souverain ; le dépôt religieux, dans l’âme individuelle, du vrai et du bien. Le moralisme politico-social comme absolu : cette imposture. (…) Ce n’est pas parce qu’une fausseté devient générale qu’elle devient une vérité.

-Je ne crois pas à la nature de l’homme que décrivent les sciences humaines. Je suspecte d’ailleurs celles-ci d’être des philosophies sociales, mécanistes et matérialistes, déguisées en sciences.

-Ce n’est pas faire injure aux grands chimistes de notre temps, que de leur rappeler l’origine purement mercantile de leur science.

-La rationalité matérialiste ne peut saisir totalement le monde et l’homme. Mais elle peut se saisir du monde et de l’homme. Ses résultats pratiques lui permettent d’imposer une philosophie qui refoule et discrédite l’intuition spirituelle. … Le totalitarisme de cette philosophie est lié à un génocide culturel utile aux sociétés marchande comme à la bureaucratie politique de masse. Les « sciences humaines », qui dénient à l’homme toute réalité autonome et supérieure, essayent de maintenir ce totalitarisme

-Le scientisme est une volonté de puissance. Réduites « à la superficie des corps », il y a une nature exploitable et une société à exploiter.

-… ce qui me paraît la grandeur de l’intelligence, c’est que les deux univers coexistent dans une même tête. Il y a sans doute une façon d’utiliser le cerveau (le « cadeau-surprise » de l’évolution) qui établit le contact avec l’univers nié par la rationalité. (…) Le crime contre l’esprit a des dimensions infinies. Il consiste à vouloir anéantir un des deux univers dans la tête de l’homme. C’est le crime de la philosophie scientiste.

-Partant d’un travail très particulier, ils (les scientifiques) se prononcent globalement sur la nature de l’homme et du monde. Presque toujours au crédit de l’idéologie mécaniste et déterministe.

-Marx et Freud sont également totalitaires. Ils ajoutent à leur doctrine un système d’auto-reproduction. Ils investissent le milieu hostile avec l’arme de tout dogmatisme : me contredire est me confirmer. Si tu n’es pas marxiste, c’est par conscience de classe. Si tu n’es pas freudien, c’est à cause des tabous freudiens. Système de l’Inquisition.

– … beaucoup de découvertes, vraies ou supposées, n’ont pas été faites par les pionniers auxquels on les attibue, mais par leurs malades, aussi bien sur le plan théorique que sur le plan thérapeutique.

-Watson (créateur du behaviorisme) ouvre son ouvrage fondamental par ces lignes : « Nous croyons que l’homme est un animal qui ne se distingue des autres animaux uniquement que par certains types de comportement ». Son disciple, Skinner, publie une thèse selon laquelle il faut en finir avec les idées de liberté et de dignité souveraines dans l’homme. Ce livre réalise une prouesse. Il décrit tout le comportement humain et social à partir de tests sur les rats et les pigeons, …

Dans tous les domaines où s’exercent les sciences humaines, … celles-ci s’opposent à l’existence, dans l’homme comme dans l’univers, d’une « âme agissante et informante ». (…) Quand il y a discrédit du divin et de l’humain, le crédit du tyran est en hausse. … convaincre les autres hommes de leur absolue inexistence, aide fichtrement à prendre le pouvoir sur eux.

-Comment l’homme, persuadé par les « sciences humaines » de sa vacuité radicale, prendrait-il conseil de soi ? A quelle grandeur, à quelles vertus intimes ferait-il appel ?

-Ainsi la pensée réductrice traque-t-elle jusque dans son intimité, pour obtenir son reniement et l’amener à des fins sociales et politiques, l’homme … L’homme éternel, qui subsiste cependant chez l’homme, éprouve que le climat culturel ne lui convient pas.

-Les réfutations ont été faites. Du marxisme, par Galbraith, Aron, Lacharrière, etc. Du freudisme, par Ellenberger. Du behaviorisme, par Koestler. Je ne cite que cinq noms, sur des centaines. Si ces réfutations ne sont pas enseignées aux étudiants et à l’opinion, ce n’est pas qu’elles manquent de définitif. C’est que la scolastique du cadavre psychologique est utile à la classe culturaliste dominante comme à la politique de masse. L’habileté d’un pouvoir culturel aussi négateur est de dire aux hommes que la sensation d’étouffement psychique provoquée par lui-même vient du dehors : de la société, du progrès, des conditions économiques et politiques.

– Je le répète : l’idéoligie scientiste n’est pas la science. Elle exprime la volonté de puissance d’une communauté agissant au nom de la science.

-Pourtant, la culture-qui-cause est de plus en plus dogmatique. Tout se passe comme si les « sciences de l’homme » avaient été rapidement développées, … pour la défense de l’empire philosophique, psychologique et politique de l’empire du matérialisme.

-Toutes les époques ont été, pour les intelligents sensibles, exaltantes et abominables.

-Epictère disait : « Quelle est la punition de ceux qui n’acceptent pas les choses pour ce qu’elles sont ? C’est de vivre en prison. Car être quelque part contre son gré, c’est être en prison ».

-Je crois qu’il y a, dans l’homme, un attachement inné à des valeurs non politiques qui répond aux conditions de survie de l’humanité. … Le long terme est dans le stable de notre nature, que ce diabolique (l’idéologue) veut changer. Je dis sciemment diabolique. C’est une erreur de croire que le Diable veut mettre du désordre à la place de l’ordre. Il veut mettre un autre ordre.

-Je parle du climat d’insatisfaction pathologique. On nous presse de croire que ce climat tient à une « prise de conscience ». C’est faux. Dénoncer le réel, parce qu’il contredit le mythe, est une peste de l’esprit. Contracter cette peste n’est pas prendre conscience.

-Toute culture renvoie à de l’éternel, démystifie l’actuel, résiste à sa pression. L’anticulture qui veut ignorer le passé, ignore aussi qu’à chaque génération l’humanité retombe en enfance, et a besoin de son passé pour ne pas confondre les jeux de maternelle avec des inventions de génie. (…) N’avoir pour sentiments, que les sentiments de l’époque. Des idées, ne connaître que celles du jour. Croire que tout ce qui s’est fait, dit, pensé, senti jadis, est en désuétude. … Toute culture véritable témoigne de ce qui, dans l’homme, échappe au temps. Par là, toute culture est religieuse, … Je vois à cela deux causes : le révolutionnarisme et le grand commerce de l’information. L’un et l’autre ont intérêt à gonfler l’actuel et à faire vivre les esprits au jour le jour. … Hâtez-vous ! Rien n’est plus comme hier ! Ne soyez pas « dépassés » !

– … la loi des vies grandement vécues : qu’il faut être du monde, et n’en pas être. (…) Certes, il faut agir. Mais savoir qu’on n’agit que dans l’éphémère, et avoir de l’éternel dans l’esprit. Savoir aussi que ce qui est éphémère dans l’homme veut du mouvement et des passions, et ce qui est éternel, du repos et de l’indifférence.

-L’idée d’apocalypse est comme le Diable : elle attend qu’on la prenne au tragique pour nous dévorer. Quoi qu’il risque d’arriver, se maintenir en sérénité. Un homme qui se maintient, maintient de l’équilibre dans le monde. … De toute façon, tenir la distance : c’est par là que passe la dignité.

-Les manipulateurs disent que l’homme est essentiellement un animal social. C’est dire deux mensonges. L’homme n’est pas un animal. Et il n’est social que par surcroît.

-Il n’est nul homme qui ne porte au fond de soi le désir de ramener à un centre de repos ses pensées errantes dans le siècle.

-Nous croyons que le réalisme consiste à ne rien intérioriser. Mais la réalité est que nul ne peut être amélioré que par ses propres efforts au-dedans de lui-même.

– … croire, ou faire croire, que changer de régime économique et social « change la vie » est une imposture.

(…) Et il n’y a qu’un moyen de « changer la vie ». Ce n’est pas que notre vie ordinaire soit galvanisée par un événement. C’est que notre vie ordinaire, par la conscience spirituelle, cesse d’être vécue ordinairement.

-Si la leçon de sagesse éternelle ne nous atteint plus, ce n’est pas à cause des connaissances nouvelles, mais des méconnaissances dogmatiques. Ce n’est pas aux formes du monde qu’il faut nous en prendre, mais à de détestables idées sur l’homme, que le scientisme matérialiste véhicule, et que la science ne justifie en rien.

-Nous tenons le regard bas, non à cause de la bassesse du monde, mais de nos pensées sur nous-mêmes et le monde. L’idée qui domine en nous n’est pas que l’étoile polaire brille toujours, mais qu’une meule, autour de notre cou, nous étrangle.

-On me dira encore que la philosophie éternelle, qui implique de l’inaliénable et de l’infini en moi, l’existence de mon âme, le dépôt du vrai et du bien dans cette âme, … est démentie par la science. C’est faux. Elle est repoussée par les idéologies matérialistes et déterministes.

-Mais on n’assassine pas le réel sans que jaillisse du sang réel. La haine de ce qui est, la rage critique, l’inversion des valeurs, la folie d’utopie, tout cela est la purulence des profondes plaies du messianisme judéo-chrétien.

-Tout ce qui se fait en fonction d’une humanité à venir, est illusion ou imposture.

-… la classe ouvrière n’a aucune sorte d’inspiration particulière. Pas même pacifiste. … Et quand elle accède réellement au pouvoir, comme aux Etats-Unis, elle est foncièrement conformiste, conservatrice, droitière.

– (citation de Voltaire) « Je ne saurais souffrir que vous me disiez que plus on pense, plus on est malheureux. Cela est vrai pour ceux qui pensent mal ». Il pense que la vraie intelligence exhale le bonheur, comme la rose le parfum. (…) Ce sont les oisifs qui désespèrent, pourrissent l’esprit du temps, lui donnent le goût de l’abîme. De nos jours, ce sont les nouveaux aristocrates qui répandent la sinistrose….

-Helvétius dit avec génie qu’une meilleure vie pour tous exige une réforme de l’éducation. …

Les effets de la mauvaise éducation sont plus visibles et fâcheux dans une société libre que dans une société coercitive. … plus augmente la quantité des jouissances, plus il faut que l’éducation produise de la qualité dans l’homme.

-Il n’est pas de plus grande preuve d’intelligence, de respect de soi et d’amour d’autrui, que d’être bien dans sa peau et ferme dans son âme. De considérer le monde, et d’y trouver du bon. De vouloir du mieux, et de s’y employer. Mais avec une part que rien n’atteint…

-Une vraie maturité est de l’absolu conquis. C’est l’éternité de l’enfance retrouvée, mais dans un autre état composé d’intelligence de la vie et de volontaire paix de l’âme.

-Sans doute les plaisirs simples sont-ils le dernier refuge des âmes compliquées…. L’oeuvre de la vertu est le calme.

-Désirer l’équilibre et la paix est honorable, mais encore faut-il que l’âme aspire au-delà de ce contentement. … derrière la volonté d’une vie heureuse, il y a autre chose : l’aspiration religieuse de l’âme à la joie.

-Une vie heureuse, par l’intelligence et la vertu, est une noblesse. Mais la royauté est la joie, au-delà du bonheur. … Une félicité sans objet et sans nom, qui passe la personne et l’existence.

-Les idées ? Oui. Mais c’est la créature qui compte, finalement.

– Interrogez-vous vous-même ! Aucune révélation particulière n’est possible, si notre existence n’est pas tout entière l’instrument de l’initiation. Il y a des écoles : ce ne sont que des passages. Il y a des maîtres, ce ne sont que des relais. A notre propre habileté de résoudre les questions d’itinéraire. Personne, rien n’y supplée. … Adversité, punition aux crédules !

-Le mûrissement est l’élargissement des doutes, une veille de l’esprit pour maintenir la connaissance à son plus haut degré d’incertitude. L’homme vraiment mûr est libre. Il sait qu’il ne sait pas. Il avance, pourtant. Il marche sur l’océan de ses incertitudes, comme Jésus sur les eaux.

-Ce don d’admiration est une faculté de l’âme, qui survit à n’importe quelle croyance, qui justifie l’existence, …Mon âme me dit : (..) Je te donne raison de choisir, … la croyance la plus belle à tes yeux. Mais ton art et ta gloire ne sont pas là. Ton art et ta gloire sont, tout simplement, de vivre.

-La prière n’est pas une démission. Elle est une recharge.

– Au fond de l’unité, s’allume et se met à briller la lumière de l’être. Cela suffit à tout.

– Abandonnée à elle-même, la morale n’a pas survécu. Plus débrouillardes, les sciences floues, qui avaient toujours dépendu de la philosophie, comme la psychologie, la sociologie, se sont cousues des galons de commandement et glissées dans l’état-major des sciences exactes, ..;

Nous sommes aujourd’hui dans les ténèbres d’une nouvelle scolastique (celle des prétendues sciences humaines). … nous ne secouerons le joug qu’en restaurant l’humanisme originel.

-Sous le couvert de connaissances, se développent des théodicées de l’anti-divin, des philosophies de l’anti-conscience, et des sciences humaines de l’homme-mort. Somme toute, des manières scientistes de cacher la condition humaine. Des idéologies du cadavre psychologique. L’esprit public est prié de ne considérer comme crédible que la pensée courte. Celle-ci est l’alliée naturelle de la tyrannie politique.

– Pour moi, la seule politique acceptable est celle qui me fait une société dans laquelle je peux cultiver des valeurs non politiques.

– Quand la morale est entièrement malaxée avec la politique, ce n’est plus qu’un moralisme douteux. Il n’y a aucune morale qui ne se fonde, soit sur l’esthétique (l’idée du beau, la notion d’homme de qualité), soit sur la métaphysique.

L’égalité implique une noble idée de l’homme et une ascèse morale. Pour saisir l’égalité, il s’agit d’être. Etre, c’est être différent. L’égalité n’est pas dans le nivellement. Elle est ce qui permet d’harmoniser les différences, avec une conscience élevée de soi et d’autrui.

– La fraternité ne se vit qu’à un certain degré d’intériorisation de l’existence.

– Le littéraire, le psychologue, le certifié en sciences humaines, moins que d’autres à l’abri de l’évasif et du truisme, tirent fort avantage et dignité de cette connivence.

-Newton, contre les doctes : « Si j’avais lu autant que vous, je serais devenu aussi ignorant que vous. »

– Ce sont les adultes, qui auraient besoin de s’insurger, soumis à un climat scolaire permanent,par des maîtres de compétence usurpée.

-Il y a des expériences humaines qui ne peuvent être « démystifiées » sans être privées de leur substance. L’analyse prétendument objective qui permettrait de les rendre communicables au grand jour, par un exposé « rationnel », ne serait en fait, qu’une détérioration et un désaveu de ce qui a été vécu, …

– Le langage profane ne renvoie qu’à son sens immédiat. Le langage politique ne renvoie qu’à l’action militante. Le langage symbolique renvoie à la promesse d’un sens toujours plus étendu et plus haut qui apparaît à mesure que l’homme est lui-même plus développé et plus élevé.

– Comme toujours, il faut à l’homme un village. Mais quand le village terrestre a été effacé, plus que jamais l’homme comprend que sa vraie patrie est un village spirituel. Une société initiatique traditionnelle est le village spirituel.

– La morale a … à être enseignée. Mais par qui ? Elle est le fond humain. Comme telle, indissociable d’un enseignement spirituel et de la pensée initiatique.

Musez & re-musez !

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musique2   

Une des seules activités à utiliser, activer & stimuler le cerveau dans sa totalité, est la musique !

J’ai traité ailleurs (http://www.bonheuretamour.com/2014/12/03/magique-musique/http://www.bonheuretamour.com/2012/06/17/musique-et-chant-les-miracles-du-son/ ,

http://www.bonheuretamour.com/2012/12/31/changer-de-vie-le-miracle-de-la-musique/ )  des bienfaits de la musique, de comment le son influence les fréquences des ondes du cerveau & augmente la sensation de bien-être. Que des études ont prouvé qu’écouter de la musique renforce l’hémisphère droit du cerveau et modifie sa structure  et que ceux qui en écoutaient, avaient plus d’intelligence générale & émotionnelle que les autres.

Sans compter ses bienfaits au niveau cardiovasculaire (baisse du rythme cardiaque, du stress & de la tension)

Que tout est vibration, tout vibre par fréquences en cycles/secondes et que quand il pense, l’être se met à vibrer à la fréquence de l’objet qu’il visualise (résonnance vibratoire).

Que, étant des êtres vibratoires, nos cellules (en oscillation constante) se nourrissent surtout de vibrations de niveau élevé (amour, harmonie) & qu’en maintenant longuement une vibration d’amour, elle attire des expériences positives en tous domaines de la vie.

Aussi, que le message véhiculé par elle, enjambe l’esprit logique et pénètre directement dans l’inconscient 300 fois plus vite qu’une pensée.

De nombreuses études scientifiques ont montré que la musique diminue le stress & la douleur, augmente l’endurance (ce qui en fait un outil de choix pour les séances de sport), promeut la longévité mentale (en gardant le cerveau actif),…

Et surtout, qu’elle facilite le développement (matériel ou spirituel) & le changement – car elle modifie notre humeur et nos idées, et nous pousse à l’action – elle nous fait « tenir le coup » & nous pousse à changer notre vie.

Kepler avait déjà trouvé (au XVIIè siècle) que les rapports entre les mouvements de planètes reflétaient précisément ceux des intervalles musicaux, formant une harmonie céleste.

Tout est vibration, et peut être traduit en musique ; songeons par exemple à la “musique des sphères” (voir, par ex, la “musique” des planètes de notre système solaire, sur Youtube) ; on a découvert que les interactions du plasma cosmique, les particules électromagnétiques du vent solaire, la magnétosphère des planètes, créent ces “airs”.

Et comme « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », ce qui vaut pour l’infiniment grand (les planètes) vaut pour l’infiniment petit (les molécules) ; il existe aussi une “musique des gènes”.  2 chercheurs de Los Angelès ont traduit les acides aminés en sons – ce qui permet de repérer des anomalies dans les séquences de protéines.

Ecouter de la musique est bénéfique, mais chanter l’est encore plus. Cela fait travailler tout le corps, comme un art martial intérieur, et « ouvre » le coeur – c’est pour cela que toutes les religions l’ont inclus dans leurs rituels – bref, chanter présente d’innombrables bénéfices ;

– cela réduit le stress et la sensation de douleur,

– procure un réconfort,

– renforce le sentiment d’appartenance et les liens à autrui (donc, la sensation de bonheur),

– nous motive & nous renforce, & combat la fatigue,

– améliore l’humeur, ainsi que la respiration & le sens du rythme,

– favorise l’apprentissage chez les enfants,

– booste le système immunitaire,

– abaisse la tension (pression sanguine).

Le chant est une thérapie douce et sans danger ; chanter masse, réveille & harmonise les tissus encombrés ou fatigués – la vibration juste réaccorde notre corps et lui rend son harmonie.

Mais, …et pour ceux qui chantent comme des casseroles ?

Eh bien, pour eux aussi, il y a de l’espoir ; on a découvert que rien que fredonner sa chanson préférée ou le son « Om », peut aider le coeur et réduire le niveau de stress, le risque de crise cardiaque, ou d’accident vasculaire cérébral et de sinusite.

Des études montrent que fredonner (“muser”) produit un effet positif sur la fréquence cardiaque et la pression artérielle, de même que des chants et des exercices de respiration, mais les effets ne semblent se produire que s’il y a vocalisation et vibrations ; ne chanter un mantra ou une prière que dans sa tête, ne produit pas ces avantages.

1/3 des gens ont une pression artérielle élevée, et beaucoup l’ignorent – or, cet état (appelée le « tueur silencieux »), mène souvent à des dommages des reins, du cœur et du cerveau avant que le malade se sache atteint.

Une étude a montré que la tension de gens qui fredonnaient le son « OU-Mmma » a fortement baissé en seulement 5 minutes et que leur fréquence cardiaque a aussi un peu baissé.

Il fut demandé aux participants de bourdonner comme une abeille, en veillant à faire vibrer les parois intérieures de leurs narines et du larynx.

Et l’on a pu remarquer que muser combat le stress et apaise ; l’oxygénation accrue du sang provoque des sentiments de détente.

Ce bourdonnement stimule aussi le système nerveux parasympathique – celui qui déclenche une réaction de relaxation dans le système nerveux sympathique. La relaxation des muscles provoque une détente générale, un ralentissement du rythme cardiaque, une baisse de la tension, & aide la digestion.

Fredonner détend les muscles du visage, les mâchoires et les épaules, les pensées ralentissent, l’anxiété & l’agitation se dissipent et la faculté de concentration augmente. Muser freine l’anxiété en relâchant la tension dans l’abdomen.

Les vibrations du fredonnement combattent également la sinusite en diminuant les blocages dans les sinus et en augmentant le débit d’oxyde nitrique – lequel dilate les capillaires, améliorant la circulation sanguine.

Muser allonge enfin les exhalaisons d’une personne, lui permettant d’extraire plus d’oxygène de l’air.

Attention : pour ne pas agacer les autres (car fredonner une seule note, agace, en général), il vaut mieux le faire quand on est seul.

Les êtres à fréquenter

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amis Il faut, c’est évident, fréquenter des êtres mentalement sains, et fuir (si on veut éviter le chaos & les souffrances) les êtres dérangés. Mais qu’est-ce qu’être mentalement sain ? Ou normal ?

Les gens sont souvent dans le doute ; ils ne savent pas s’ils doivent accepter un comportement de la part d’un de leurs proches, ou s’ils doivent prendre des mesures pour le faire cesser.

Comme ce n’est écrit ni expliqué nulle part, ils se demandent souvent si un comportement est normal ou pas, ou qu’est-ce qui est anormal. Stricto sensu, est « normal » ce qui est « dans la norme »… Ceci ne veut rien dire car, comme le Dr Phil, j’estime anormal tout ce qui dérange la vie de la famille ou de la relation – car, notre société étant très malade, ses normes (donc, son « normal ») ne le sont en fait pas du tout ! Et « Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être sain dans une société profondément malade ».

Par conséquent, postulant que les êtres sains ( = ceux dont il faut rechercher la compagnie et qu’il faut devenir soi-même) se reconnaissent au fait qu’ils agissent de façon saine, voici à quels comportement on les reconnaît :

-Ils ont une très faible tolérance pour les personnes dysfonctionnelles : les personnes saines ne veulent pas réparer ou contrôler les autres ; étant centrés sur eux-mêmes (mais sans égoïsme), porter le « bagage » de quelqu’un d’autre ne les intéresse pas. S’ils s’associent, c’est pour s’améliorer, & rien d’autre. Certes, ils aideront les gens dans le besoin, mais ils n’investiront pas leur vie, leurs émotions, ou leur avenir pour des êtres dérangés. Ils n’« ignorent » pas les signaux d’alarme, et rejettent résolument toutes les relations pouvant causer des drames et des ravages dans leur vie. Ils recherchent plutôt des relations stables et fiables, avec des personnes partageant les mêmes idées.
-Ils ont des limites saines & bien marquées : ces individus ont appris à avoir des limites, à faire respecter leurs droits et les droits d’autrui. Ils ont appris à propos de l’équité, de la moralité et du respect & ont un fort sentiment de justice, du bien & du mal. Ils aiment à aider autrui, mais détectent tout de suite si on veut profiter d’eux.

Ils traitent les autres avec respect et si cette courtoisie n’est pas réciproque, ils cessent la relation.

-Ils n’ont pas peur des conflits et communiquent efficacement : on nous apprend souvent (surtout les filles et/ou surtout dans les familles dysfonctionnelles) à se tenir coi, ne pas « remuer la m… », que nos désirs et besoins ne sont pas importants & à éviter tout comportement qui pourrait susciter la colère, ou la critique de notre parent manipulateur. Mais ces idées nous désavantagent ; il vaut mieux être direct !
-Ils sont auto-centrés et non centrés sur d’autres personnes : Cela ne veut pas dire qu’ils ne mettent pas les besoins des autres avant les leurs à certains moments, mais ils ne se négligent pas, ou leurs propres besoins, en faveur de quelqu’un d’autre. Ils ont une idée correcte de ce qu’ils veulent, ce qu’ils aiment, ce qu’ils ont besoin et n’ont aucun problème à faire de ces choses leur priorité. Ils ont l’oeil sur leurs buts et leur avenir, indépendamment de toute autre personne.
Il y a 4 types de communication ; directe, passive, agressive & passive-agressive ; seul le 1er type est sain.

Donc, les personnes saines disent & demandent directement ce qu’elles veulent ; elles ne restent pas à espérer que l’autre le devinera. Si elles veulent ou ont besoin de quelque chose, elles savent qu’il est de leur devoir de faire connaître leurs souhaits. Et elles n’acceptent pas de mauvais traitements par crainte de déplaire ou d’être rejeté(e).
Comment l’on s’exprime donne la mesure de notre estime de soi. Il ne faut pas garder le silence sur des questions importantes à traiter, avec l’espoir qu’elles vont disparaître, ou que l’autre partie changera d’avis. Et ne vous attendez pas que les gens vous « devinent » ; ne rien dire en espérant que les autres liront en vous, ne rapporte que douleur & frustration.
– Une personne saine n’est pas passive-agressive ; elle ne va pas se dire d’accord de faire quelque chose, puis ne pas le faire. Si elle ne veut pas faire quelque chose, elle refuse, tout simplement – clair, net, précis, sans ambiguïté !

Une personne saine n’est pas non plus agressive ; elle ne recourt pas aux cris ou à l’intimidation pour obtenir ce qu’elle veut. Elle ne manipule pas non plus sournoisement, mais exprime clairement ses intentions.

-Un être sain tient toujours parole ; ils ne cherchent pas à tromper, berner, arnaquer autrui, mais sont fiables,

indépendants, dignes de confiance. S’ils vous disent qu’ils vont faire quelque chose – ils le font. Avec eux, pas besoin de craindre ou de devoir deviner leurs intentions ; ils sont clairs, et il n’y a pas de drame – ils préfèrent l’honnêteté et l’intégrité.
– Ils se soucient de leur santé ; l’alimentation, le sport, ainsi que le maintien de la paix de l’esprit, de l’espoir & l’optimisme, sont importants pour eux, & ils font ce qu’il faut pour rester en forme, coûte que coûte.
-Ils ne sont pas auto-destructeurs : les êtres sains n’ont pas de tares ou de vides à combler. Bien sûr, tout le monde a certaines choses qu’il aimerait changer, mais les gens sains ne s’attardent pas sur ces choses. Ils ne cherchent pas à échapper à la réalité, ou à endormir une blessure. Les personnes saines refusent de se blesser ainsi elles-mêmes ou de bloquer leur vie. Ils ont une mentalité saine sur eux-mêmes et leurs capacités et sont positifs.

– Ils fréquentent des personnes partageant les mêmes idées & fuient comme la peste les « losers » ; ceux qui sont toujours en colère ou dans la douleur.  En effet, une personne saine n’est pas intéressée par le drame et la tension mais cherche la sérénité, à  être avec des gens qui il peut avoir confiance et prédire le comportement ; il aime rire, jouir des plaisirs simples et non devoir « marcher sur des oeufs ».
Souvenez-vous ; « Vous ne pouvez pas CHANGER les gens dans votre vie, mais vous pouvez changer LES GENS dans votre vie » !

Visualisation relaxante

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Si vous subissez un stress important ou prolongé, si vous souffrez d’insomnie, si vous êtes fatigué(e) ou malade, voici une méthode de visualisation simple, pour vous relaxer. Vous pouvez utiliser cette technique en tout lieu où vous vous sentez bien, au calme.
– Installez-vous confortablement sur un lit, un fauteuil, un matelas, etc. & fermez les yeux.

– Visualisez votre corps étendu, voyez vous-même, couché sur le lit ou assis dans votre fauteuil.
– Imaginez à présent que votre corps est totalement rempli de ténèbres. Imaginez votre corps comme un récipient empli d’une fumée noire, épaisse et collante.
Essayez d’être aussi précise que possible avec cette visualisation, de voir clairement l’obscurité remplir tout l’espace de votre corps ; votre tête, cou, coeur, votre ventre, vos membres, jusqu’au bout de vos doigts et à vos orteils. Tout est d’un noir opaque.
– Portez votre conscience sur votre respiration. Inspirez profondément par le nez de la façon la plus lente et la plus calme possible. En inspirant, imaginez que vous inhalez une lumière d’un blanc pur & lumineux. Inspirez et voyez cette lumière blanche commencer à remplir votre corps.
Ici aussi, soyez aussi précis(e) que possible en visualisant le trajet de la lumière en vous, et prenez bien votre temps.

Votre premier inspir ne devrait amener de cette lumière blanche que dans votre crâne, peut-être même seulement jusqu’à hauteur des oreilles. En effet, vous obtiendrez de bien meilleurs résultats en y allant lentement, sans précipiter les choses – « sigà sigà », comme on dit en Grèce !
– Et en expirant – toujours de manière calme et détendue, imaginez comment la fumée noire est expulsée hors de votre corps par votre souffle. Visualisez la fumée qui sort de chaque doigt, voyageant le long de votre bras, jusqu’à votre cou et enfin, sort de votre bouche avec votre expiration.
– Continuer à inhaler la pure lumière blanche & à exhaler la fumée noire qui emplissait votre corps, jusqu’à ce que chaque partie de votre corps soit rayonnant de lumière & qu’il ne reste plus une goutte d’obscurité.
Au plus vivement vous pourrez imaginer tout ce processus, au plus fort & profond sera l’effet sur vous ; plus vous vous sentirez bien & relaxé(e), plus votre état d’esprit sera paisible.
Si vous vous veillez à inspirer & expirer régulièrement, avec de longues & lentes inhalations & d’encore plus longues & lentes exhalations, il est même possible que vous vous endormiez avant d’avoir fini.

Comme votre respiration ralentit, votre rythme cardiaque ralentit aussi. Vous aurez donc, grâce à cette visualisation, une nuit très reposante et revigorante.

Et n’oubliez pas le SECRET de la visualisation ; l’écrire (voir : http://www.bonheuretamour.com/le-secret-de-la-visualisation/ )

Enfin, si l’eau est plus votre élément, et vous  inspire plus que l’air, vous pouvez aussi tenter cette visualisation « océane » ; http://www.bonheuretamour.com/visualisation-oceane/

10 types de méditation

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Young Woman Meditating on the FloorJe vous présente ces 10 méthodes (+ une), ainsi, vous pouvez choisir celle qui vous plaît et vous convient le mieux :

Le point fixe :

Fixez les yeux (et toute votre attention) sur un point, en oubliant tout le reste. Ainsi, le fouillis mental et les distractions s’éliminent ; vous voilà libéré de la fatigue, de la douleur et des pensées négatives.

La méditation transcendentale :

On en entend parfois parler, mais c’est quoi, au juste ? Eh bien, simplement le choix et la répétition d’un mot qui vous « parle » ! (moi : « radiance » ou « irradiance »)

Il s’agit de « rapetisser » la pensée consciente pour vivre un autre état de la pensée, plus transcendant, de passer d’un état grossier à des états de plus en plus subtils de pensée, jusqu’à atteindre l’état de « présent » (ou félicité) qui est l’état naturel de l’existence. L’esprit s’y trouve empli de calme, de bonheur et d’énergie, et revient au monde extérieur dans un état amélioré.

La méditation musicale :

Elle doit durer au moins le temps d’une chanson ; il s’agit de se coucher au calme et yeux fermés, et de se concentrer sur une chanson qu’on aime (ne faire qu’écouter, et rien d’autre à côté) pour prendre conscience de ses effets sur notre psyché. Si des pensées surgissent, il faut les ignorer et ramener notre attention vers le son, la musique, le présent.

La méditation dansante :

Très facile, elle consiste à se laisser aller au rythme d’une musique que l’on aime ; il suffit de danser, de s’ouvrir à la sensation pure, sans penser à rien (même pas à comment danser), de juste laisser la musique guider nos mouvements (quelques minutes).

La méditation marchante (ou marche consciente) :

Elle consiste juste à marcher en observant attentivement notre respiration, nos mouvements et ce qui se passe dans l’environnement (le paysage, les bruits et odeurs, le vent sur notre peau, …) mais sans penser.

La méditation respiratoire :

Il s’agit d’utiliser la respiration comme un entraînement – il y a en fait 4 respirations : la respiration lente et profonde, le souffle de feu, la respiration hara et la pranayama.

– la respiration lente et profonde :

C’est celle des bébés. Il faut s’asseoir sur une chaise ou un coussin, dos droit, yeux fermés. A l’inspir, laisser gonfler le ventre, puis, lentement, la cage thoracique et enfin, la poitrine.

– le souffle de feu :

On se concentre sur notre abdomen, comme il se gonfle et se dégonfle ; à l’expir, vider la poitrine, puis la cage thoracique et enfin, on rentre le nombril en expulsant le reste de l’air.

– la respiration hara :

C’est celle du ventre (difficile pour la plupart d’entre nous, habitués à respirer dans la poitrine) ; il ne faut que se concentrer sur le ventre, comme il s’expanse et se contracte.

– la pranayama :

Il s’agit d’un exercice de yoga, que je ne détaillerai pas ici (si cela vous intéresse, voyez les videos à ce sujet).

La méditation du balayage corporel :

Elle est si relaxante que l’on risque de s’endormir en la faisant. Il  faut, en position couchée et les yeux fermés, tourner les paumes vers le haut et respirer 3 fois très profondément. Puis, observer la sensation de la plante des pieds durant 5 respirations (lentes), puis faire de même pour les pieds et les chevilles (5 respirations), puis les genoux, puis les cuisses, puis la zone du sexe, puis  le ventre et le bas du dos, puis l’estomac, puis la zone des poumons et les épaules.

A chaque expir, tâchez de vous relaxer tandis que vous ressentez bien l’énergie de la zone. Faites ensuite de même pour les bras et les mains, puis le cou, la mâchoire, l’arrière de la tête, et la zone des yeux, et enfin, le haut de la tête. L’essentiel ici est de vous relaxer, donc, si vous avez perdu le compte de vos respirations, tant pis.

La méditation tummo :

Le tummo est une ancienne pratique méditative pour générer une chaleur interne et guérir le stress (donc, les problèmes cutanés, de pression sanguine élevée et de dépression). Quand notre température baisse, le sang afflue dans les organes internes, ce qui cause une sensation de chaleur dans le ventre.

Pas question de se placer nu dans la neige comme le font les moines tibétains ; il faut prendre des douches froides et, une fois qu’on s’y est habitué, méditer sous la douche, assis jambes croisées sur une couverture. Tandis que l’eau froide coule sur vous, il faut résister au stress et à l’envie de fuir, et rester bien calme, dans le moment présent, à observer. ..

La méditation des ténébres  :

Méditation antique, très longue ; elle apaise l’esprit, mais dure plusieurs jours (même des mois ou des années, pour les yogis) et est fort dificile à tenir (on s’endort) parce que l’on n’est pas habitués à un silence joint à un “noir” total. Elle se passe en effet dans un espace totalement sombre, le plus silencieux possible, où, isolé(e), il faut pouvoir dormir, manger (prévoir boisson & nourriture), se laver et méditer aisément. Prévenez vos proches de ne pas vous déranger (à moins de grande urgence) pendant 24 h minimum. Si vous avez peur du noir, observez la peur.

Méditation qui calme et énergise :

Réservez-vous une plage de temps (15 à 20 min) où vous puissiez être seul(e) et pas dérangé(e). Asseyez-vous sur  un siège confortable (ou à terre, jambes croisées), mains reposant sur les cuisses ou les genoux.

Lorsque l’on s’assoit pour méditer, il faut d’abord respirer normalement, puis laisser peu à peu notre souffle se ralentir, devenir long, calme et régulier – tout en observant chacune des étapes de cet apaisement progressif

– Prenez une position confortable – assis ou couché. Si vous êtes assis, gardez droite la colonne vertébrale et abaissez les épaules.
– ne fermez les yeux que si c’est confortable pour vous (sinon, gardez-les mi-clos).
– restez concentré sur votre souffle, et pour ça, accompagnez-le durant le plein inspir, puis le plein expir, comme si vous chevauchiez les vagues de votre respiration.

– si vous remarquez que votre esprit s’est détaché de votre souffle et erre, observez ce qui l’a détourné et revenez doucement à votre ventre et à la sensation du souffle qui le gonfle et le dégonfle.

– si votre esprit erre tout le temps, il suffit de le ramener au ventre à chaque fois, peu importe à quoi il pensait.

– pratiquez cet exercice 15 minutes chaque jour (ou mieux : chaque matin et chaque soir), en un temps et un lieu qui vous conviennent, que vous en ayiez envie ou non – puis voyez les résultats…

A présent, fermez les yeux et portez votre attention sur votre souffle ; inspirez profondément et expirez en soupirant (doucement).  Relaxez vos épaules, mâchoires et ventre, laissez-vous aller, et permettez-vous de prendre ces quelques minutes pour vous.
Etant ainsi alerte mais relaxé(e), portez votre attention sur votre respiration : observez vos inhalations-exhalations naturelles – comme l’air inspiré pénètre en vous et vous emplit d’énergie, comme, expiré, il quitte votre corps et se dissipe dans l’espace.  Continuez à faire ainsi… Très vite, vous serez submergé de pensées ; vous sentirez peut-être une douleur, ou vous sentirez agité, anxieux ou ennuyé, vous commencerez à vous raconter des histoires sur vos pensées ou sensations.
Voilà : vous méditez ! Le but de cette pratique est de vous rendre conscient de vos pensées sans les juger ou leur résister.

Il ne faut pas rejeter les pensées, mais les observer comme des nuages passant dans le ciel – ce faisant, vous commencez à cesser de vous identifier à elles (la voix dans votre tête) mais plutôt, à vous identifier à la Présence calme & alerte qui est votre essence.

Attention :  Votre souffle doit être léger, égal et régulier, comme un filet d’eau sur du sable, et si doux que quelqu’un à côté de vous ne pourrait l’entendre. Il doit s’écouter avec grâce, comme un ruisselet, non comme des montagnes escarpées ou le galop d’un cheval.  Il faut utiliser cette technique à chaque fois qu’on s’égare, qu’on s’éparpille ou qu’on perd le contrôle de soi, car maîtriser son souffle, c’est maîtriser notre corps et notre esprit.

* Si cette méthode est encore trop dure pour vous, vous pouvez compter vos respirations :  à l’inspir, comptez mentalement 1 – et idem à l’expir. Ensuite, comptez 2 à l’inspir et à l’expir suivant, etc… jusqu’à 10 – puis reprenez à 1.

Bonus : méditation  « force et calme » : voir http://bonheuretamour.com/meditation-force-calme/

Centrez-vous pour être plus fort(e)

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musée - aout 2010 029Via le moment présent, on a accès au pouvoir même de la vie (Eckart Tolle)

Se centrer d’abord dans le moment présent : faire chaque soir (au coucher) l’exercice de présence d’Eckart Tolle ; bien au calme, tentez de ressentir (le but étant de sentir, sans penser) l’énergie dans vos pieds durant plusieurs secondes. Puis passez aux chevilles, mollets, cuisses, ventre, poitrine, cou et tête. « Redescendez » ensuite vers les pieds – toujours en sensation, pas en pensée.. Puis, « remontez » et « redescendez » votre attention sur tout votre corps (comme précédemment) un peu plus vite, et tâchez enfin de ressentir l’énergie dans tout votre corps.

Cet exercice est énormément fortifiant.

L’avatar : Si vous n’arrivez pas à changer d’attitude, recourez à une mesure extrême : pour arriver enfin à changer de mentalité ou d’humeur, changez de nom ! Eh oui ; pour cesser d’agir comme vous, c’est simple : il faut cesser d’être vous ! Pour agir autrement que – par exemple – Jean Dupont, fonctionnaire et timide, vous devez être George de St Médard, super-héros audacieux, par ex…

Hélas, notre esprit nous sabote ; il tente toujours de nous donner une cohérence interne, en faisant correspondre nos actes à nos croyances.

Mais si on change de comportement, nos pensées et nos sentiments se modifient automatiquement, pour rester cohérents avec nous-mêmes – donc, on peut aussi bien modifier des habitudes physiques en partant de l’esprit, que modifier l’esprit par le corps (en agissant autrement).

Trouvez-vous un modèle à imiter – et si vous n’en trouvez pas, créez-vous un avatar ; il vous aidera à agir différemment de ce que vous avez fait jusqu’à présent.

Pour cela, faites des recherches dans un livre de prénoms, et choisissez-vous un prénom (et peut-être même aussi un nom) de gagnant. Moi, par ex, j’ai été consulter un dictionnaire de langue lakota pour trouver le mien…

Comme il faut faire les choses selon cet avatar et que c’en est un de réussite, il devra nécessairement se tenir droit, parler et agir de façon calme et assurée.  Pour le reste, il sera une création taillée sur mesure pour vous et non copiée sur quelqu’un ou visant à réussir comme quelqu’un.

Si vous êtes timide, créez un avatar audacieux et propulsez-le sur le devant de la scène.  L’autre, le timide, rejetez-le dans les coulisses.

Mais, « chassez le naturel, il revient au galop », non ? Non :  « l’habitude est une seconde nature » !

Ne vous confondez pas avec votre avatar, vous n’êtes pas lui ; vous ne faites que l’utiliser comme la plume magique dans Dumbo ; elle n’était en fait pas magique, mais elle lui a donné confiance en lui. Votre avatar doit faire pareil ; vous encourager assez que pour oser vous lancer.

Choisissez un nom et une personnalité qui vous « parlent », puis, entrez dans la peau de ce personnage … et voilà ! Si c’est bien choisi et bien fait (sans tomber dans le dédoublement de personnalité, quand même), vous vous étonnerez vous-même !

– Augmenter notre estime de nous (si l’on en manque)

Se répéter chaque jour : Je suis une belle personne, avec un bel esprit. Je m’aime inconditionnellement. Je mérite de vivre le genre de vie que je veux vivre. Je mérite tout ce que mon cœur désire. Je mérite d’avoir des relations saines et aimantes. Je m’aime si totalement que plus jamais je ne me rejetterai ou ne saboterai mon bonheur, ma liberté, ma santé et mon amour. Je suis totalement sûr(e) de moi et mon attitude est très positive. Je sais que l’amour est infiniment abondant, et que toujours, j’aimerai et serai aimé(e). Je me respecte. Je ressens souvent une saine estime de moi.

Positivité-express

Décidez de dépasser votre mentalité négative. Le cerveau humain est sans cesse envahi de pensées parasites, inondant notre cerveau d’hormones de stress. On ne peut empêcher notre cerveau de générer des pensées de stress, mais on peut s’empêcher de s’y laisser aller.

Pour arrêter de se ronger les sangs, appliquez la technique du bouton « effacer » : dès la survenue de pensées de stress, imaginez qu’il y a un bouton “effacer”  au centre de votre paume, et que lorsqu’on le pousse, il envoie un message de calme à l’amygdale (la partie du cerveau responsable du stress).  Ensuite, tout en continuant à pousser sur notre paume, respirez profondément et comptez jusqu’à 3 (ceci “distrait” votre cerveau), le 1 étant rouge, le 2, jaune, et le 3, vert.   Enfin, lâchez prise – sentez votre cerveau se calmer. Focalisez-vous sur le moment présent, souriez, et reprenez vos activités.

-Marcher pieds nus

Marcher pieds nus est à la fois calmant et énergisant ; cela lutte contre la dépression et l’anxiété, soigne les varices et fortifie les muscles, tendons et ligaments des pieds, chevilles et mollets.

Les anciens peuples – qui considèrent la terre comme sacrée, vivante et ayant un pouvoir guérisseur – y ont recours pour se centrer et se fortifier.

– Butterfly Hug (contre les traumatismes)

Pensez à un événement traumatique que vous désirez traiter, ou à l’un de ces aspects particuliers. Puis évaluez votre degré  de souffrance actuel sur une échelle allant de 0 à 10 (10 étant le maximum).

Puis, commencez à tapoter (en continu) les tranches des 2 mains l’une sur l’autre (« point karaté »), en répétant 3 fois de suite:

« Même si je suis bouleversé(e) par ____, (soyez précis) je m’accepte profondément et entièrement. ». Ou « Je m’accepte profondément et totalement malgré mes problèmes et limitations. »

Tandis que vous pensez à l’événement en question, (l’effleurant de la mémoire et non pas plongé dedans), effectuez le Butterfly Hug pendant +- 20 secondes ; croisez vos bras sur la poitrine, les mains posées sur les épaules que vous tapotez l’une après l’autre, en alternance. Portez votre attention sur les circonstances que vous tentez de traiter, mais aussi sur les coups légers  sur vos épaules. Respirez plusieurs fois, puis, restez ainsi, bras croisés et mains aux épaules, mais sans tapoter.

Déployer ensuite vos bras lentement devant vous, les mains ouvertes en signe de consentement, tandis que vous déclarez: « Trauma disparu ». Répétez toute la séquence encore 2 x.

Altruisme : vous fournirez énormément de stabilité à votre vie (émotionnellement comme au plan matériel) en l’organisant autour de l’idée de service à autrui ; si vous cherchez avant tout à créer une valeur ajoutée à la vie,à apporter votre contribution à cette terre, à améliorer – même un petit peu – la vie ici-bas et si, pour gérer les défis de la vie, vous prenez comme guides l’amour, le pouvoir et la vérité, ça donnera un sens à votre vie, mais vous apportera aussi le bonheur et la prospérité !

La plus belle image de la paix

Par défaut

Il était une fois un roi qui voulait offrir un prix à l’artiste qui ferait la peinture de la plus belle image de la paix. Plusieurs artistes essayèrent. Le roi regarda les images, mais il n’en aimait que deux et il avait à choisir entre ces 2 peintures.
La première image représentait un lac calme. Le lac était un miroir parfait pour les montagnes majestueuses autour. Au-dessus, il y avait un ciel bleu avec quelques nuages blancs. Tous ceux qui virent cette peinture pensèrent que c’était l’image parfaite de la paix.
L’autre peinture avait aussi des montagnes. Mais elles étaient abruptes, rocheuses et sans arbre au sommet. Au-dessus, il y avait un ciel orageux avec de la pluie et des éclairs. A côté de la montagne, il y avait une grosse chute d’eau. Cela ne ressemblait en rien à la paix.
Mais quand le roi regarda, il vit derrière la chute un petit buisson qui avait poussé sur le rocher. Dans le buisson, une maman oiseau avait bâti son nid. Là, au milieu des remous, était assise la maman oiseau sur son nid… en parfaite paix.
D’après vous, quelle image a remporté le prix ?
Le roi a choisi la seconde.
– Parce que, expliqua-t-il, être en paix ne veut pas dire être à un endroit où il n’y a ni bruit, ni trouble ni gros travaux. Etre en paix, c’est bien plus souvent être au milieu de difficultés et de désagréments mais être toujours calme dans son coeur.