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Bonheur & vérité

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« Au commencement était le Verbe » ou, dit autrement, « La réalité est l’ombre des mots », en tout cas, pour nous, les êtres humains.

Mais quels mots ? Quelque chose peut-il se construire sur du mensonge ? Eh non … Des mots véridiques, donc.

Ce Verbe (ou logos), associé au fait de créer, est lié au fait de prononcer la vérité, car elle seule peut construire.

Pour nous, elle est la voie du salut ; elle rebâtit, guérit, libère & nous mène au paradis – puisque ce dernier est plus un état d’esprit qu’autre chose.

Toutes les religions nous le répètent : chacun d’entre nous rencontrera la souffrance sur cette route de la vie, c’est inévitable.

Quelle défense a-t-on, pauvres fourmis humaines, contre ceci ? Une arme (faible & transitoire) est l’idéologie et l’indignation vertueuse… Ceci est le (faible) bouclier des faiblards, pour leur éviter de devoir s’informer sur la vie, et d’avoir le courage de devenir réellement quelqu’un de bien.

Mais il n’y a qu’un seul bouclier efficace contre les malheurs de la vie ; la vérité. Elle seule élève notre âme & enrichit notre vie.

Pour trouver cette chose précieuse entre toutes, la vérité, il faut partir de l’hypothèse que la plupart des choses que l’on pense & que l’on dit, ne sont pas à nous, et donc, cesser de les croire.

Ce ne sont que des choses qu’on a « ramassées » ici & là en avançant dans la vie. On les brandit comme des marques de notre statut, alors qu’en fait, elles ne sont pas vraiment nous – parce que ce qui est vraiment nous est dur à découvrir.

Puis, il faut commencer à écouter ce que l’on dit, et le ressentir…. Le but est de remarquer si ce que l’on dit nous fait nous sentir plus fort ou plus faible.

Dans le 1er cas, on peut continuer à le dire. Dans le 2d cas, il faut cesser ; il faut alors reformuler autrement ces paroles, en sorte que quand on les réexprime, la sensation d’intégrité & de force réapparaisse au centre de notre corps.

Quand on dit quelque chose d’insincère, il y a, en quelque sorte, scission de notre psyché, dissonance cognitive ; on se dissocie, puisqu’une partie de nous est d’accord avec cela, tandis qu’une autre partie ne l’est pas.

Mais si on s’observe attentivement, on sent quand on arrive à s’aligner sur notre vérité.

Là, on est centré dans notre être, ce qui nous permet de résister à la souffrance sans se corrompre, on peut supporter les attaques de la vie (avec ses morts, ses tragédies).

Ce qu’il y a de mieux ici-bas, c’est de parler à partir du fond de notre âme – & on peut apprendre à parler ainsi.

Beaucoup de gens voudraient bien le faire, mais ils en sont empêchés parce que le monde fait payer cher le fait de dire la vérité (je peux en témoigner !!!).

Sans compter que, comme toute chose précieuse, la vérité se paie cher – et c’est pour cela qu’elle est rare ; parce que presque personne ne veut payer un tel prix. En effet, on ne peut acquérir la vérité qu’au prix d’un désillusionnement radical & d’une confrontation avec le Mal…

Pourtant, les conséquences sont moins graves que de ne PAS dire la vérité – ça pourrit notre âme, pervertit notre famille & détruit notre communauté !

Ayant vécu avec des pervers narcissiques & écouté les plaintes de centaines de gens, j’ai constaté que la pire chose qu’on puisse faire à quelqu’un, c’est de lui mentir ! C’est de là que proviennent tous les malheurs affectant notre monde.

Mentir à autrui est un acte incroyablement malveillant, hostile & destructeur ! Mais mentir à soi-même ne vaut pas mieux.

Le conte d’un déluge fait partie de toutes les cultures du monde. Il raconte que, de temps à autre, les sociétés deviennent corrompues, parce que les gens trompent & mentent, et que seule une extermination de masse (qui d’ailleurs en est la conséquence naturelle) peut nettoyer cette crasse.

Leur aveuglement volontaire & leurs vices sapent les fondations mêmes de leur culture, en sorte qu’à la fin, l’ordre des choses succombe ; le chaos submerge le tout, & tue quasiment tout le monde…

Ceci arrive aussi à chaque être n’ayant pas vécu dans sa vérité ; ses astuces pour se tirer d’affaire ne marchent plus, les choses se retournent contre lui et il se retrouve à crever de mal, dans les enfers… voilà où mène le mensonge …

Notre salut réside dans la vérité exprimée ! Par ex, on peut dire qu’on croit en Dieu, sans que ça corresponde à une vérité – le truc est de voir comment on AGIT !

Une bonne idée pour éviter d’arriver là est de décider de ne plus jamais utiliser le langage pour essayer d’obtenir ce qu’on veut (parce qu’en fait, on ignore ce qu’on veut) & de dire toujours la vérité, à la place – de la façon la plus claire possible.

Il s’agit d’abandonner tout ce qui n’est pas vérité, de formuler nos paroles de la manière la plus précise possible pour exprimer notre vérité fondamentale… & là, laisser le monde y réagir, en ayant foi que ce sera le meilleur résultat pour nous-même, même si ça n’en a pas l’air (même si ça semble négatif).

Lorsque l’on s’exprime, on peut le faire faussement ou véridiquement ; c-à-d soit pour manipuler la réalité en vue d’obtenir quelque chose, ou pour communiquer précisément ce que l’on pense & perçoit.

Par ex, là, je n’essaie pas de convaincre qui que ce soit – je ne fais que dire ma vérité – une vérité qui, je le pense, peut soigner le monde – & c’est à vous de la recevoir ou pas.

Je ne fais qu’exprimer ce que toute une (longue) vie d’expériences diverses, de lectures & de contacts m’a appris, dont la vie m’a enseigné que c’est l’outil majeur pour se forger une bonne vie – c’est véritablement l’antidote à la souffrance dans notre vie !

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Blâmer la victime la re-traumatise !

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J’ai grandi dans une famille de pervers narcissiques et par la suite & n’ai rencontré, quand je tentais de parler des tortures subies, qu’incompréhension, fuite effrayée ou blâme… sauf quand j’ai rencontré mon « cher & tendre » (en fait, un PN au carré, qui m’en a fait baver durant presque 40 ans).

Quant aux « professionnels » (psys ou docteurs) chez qui j’ai cherché de l’aide, ce n’étaient que des Diafoirus, ignorants, indifférents à mon sort, inaptes à faire quoi que ce soit, à part me prendre mon argent.

Pour ces êtres arrogants & méprisants, c’était moi qui avait un problème mental… Loin de m’aider, ils ont tenté de m’en convaincre, ont violé mon âme, m’ont arnaquée, blessée, et ont toujours tenu pour mon bourreau, contre moi !

Et la Loi, censée protéger les victimes, à fait pis, en changeant finalement ma vie en état policier & en assassinant l’âme de mon garçon (le seul enfant qui me restait) !

En effet, la société veut des preuves (mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !) & la loi ne voit pas le problème ; démolir l’âme de quelqu’un, son estime de soi, son goût de la vie, et le rendre faible & dépressif, n’apparaît pas comme un crime.

En outre, la plupart des gens ne peuvent croire (aveuglement volontaire pour garder leur confort mental & rehausser leur estime de soi) que quelqu’un puisse vouloir du mal à sa propre famille…

On dirait – malgré toutes les preuves du contraire – qu’il a été scientifiquement prouvé que les parents & les partenaires aiment toujours leurs proches – or, il n’y a qu’à ouvrir un journal pour voir que cette croyance est idiote !

Les victimes sont blâmées pour leur naïveté, quand elles expliquent à des « spécialistes » qui ignorent comment la psychologie fonctionne ! Quand on est gentil(le) à la base et qu’on a subi un gaslighting » durant des années, il est normal qu’on croie ce que nous dit le PN – & alors, les gens (amis ou professionnels) vous méprisent d’y avoir cru et déduisent (curieux raisonnement !) que c’est de notre faute, car on est trop naïf(ve) !

La société aime ceux qui gagnent… & refuse de croire qu’il y a des choses qui échappent à notre contrôle – ils ne veulent pas piger que quelqu’un qui est constamment rabaissé & violenté, sans possibilité de s’évader, devient impuissant et finit par négliger sa santé & sa sécurité (& bien d’autres choses).

Jusqu’à ce que la société réalise ce qui se passe & que la science « suive », le problème demeurera…

Les PN & leurs complices ont donc les mains libres, et jeter la responsabilité sur autrui est un truc psychologique commun qu’utilisent ces êtres toxiques, émotionnellement immatures, pour maltraiter des victimes.

Dans une relation assez intime, le blâme est en effet indispensable pour appliquer & dissimuler le pouvoir et le contrôle sur l’autre.

Ce processus cruel consiste à placer la responsabilité des actes méchants du PN, de leurs conséquences & de ses sentiments, sur sa cible … & en plus, ces êtres malfaisants exigent que la victime soit d’accord avec leur vision tordue des choses !

Blâmer une victime implique non seulement qu’elle n’a aucun droit en tant que victime, mais en plus, qu’elle a mérité ou est coupable des violences qu’elle a subies, responsable du manque de conscience de son agresseur & de son choix immoral de la maltraiter.

Les PN & leurs complices, les flying monkeys diront toujours à une victime d’abus – qui a subi des menaces, des insultes, des tromperies, d’horribles mensonges, des attaques à sa réputation, … – qu’« Il y a toujours 2 sons de cloche » ; voilà comment ils déplacent la faute sur l’individu qui ne devrait jamais la porter !

Le PN adore en recruter d’autres (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/09/25/le-pn-ses-flying-monkeys/ ) pour l’aider à blesser & traumatiser sa cible &, pour cela, il faut se faire passer pour le bon gars (ou même pour une victime) et faire passer sa vraie victime pour le mauvais. Si celle-ci va se plaindre, comme le PN aura bien pris soin de saper sa crédibilité, elle ne rencontrera que doute & mépris.

Mais une victime a BESOIN, pour guérir, d’une reconnaissance, par la société, de ce qui se passe, et ce blâme que tout le monde lui jette, après tout ce qu’elle a subi, la traumatise encore davantage.

Et c’est encore pis si ça vient de quelqu’un à qui on avait cru pouvoir se confier – quelqu’un (ami, membre de la famille… ou acteurs sociaux) qui s’est fait passer pour un ami compatissant, pour quelqu’un qui est de notre côté !

Ces gens, comme le PN, mentent aux victimes, invalident leur être & leur souffrance, tuent leurs espoirs, sapent leur confiance en l’humanité & leur infligent de terribles blessures émotionnelles… tout ça pour se sentir mieux elles-mêmes ! (oui, c’est un ego trip pour les flying monkeys).

La responsabilité des abus doit être re-placée là où elle doit l’être : sur la tête des PN, qui ont choisi de se permettre de violenter des victimes.

Il est complètement fou de jeter la faute sur la victime ! Pour cet être déjà blessé, ce genre de phrases est comme des pierres tombant sur son coeur ; une véritable lapidation !

Il faut savoir, en effet, que le système, dans le cerveau, gérant la douleur physique & la douleur émotionnelle, est le même, en sorte que des insultes ou l’indifférence à la réalité de la victime, a sur elle le même effet qu’un coup de poing dans le ventre !

Des actions peuvent être attribués à une gamme presque infinie de choses allant de la plus proche à la plus lointaine ; par ex, pourquoi ne pas attribuer 15% de la cause des violences à la prédisposition biologique, 20% à la tante Marie pour avoir présenté les 2 membres du couple, 5% aux événements ayant entraîné la disparition des dinosaures, etc. ?

Tous ces événements sont aussi des causes, finalement…  (si les dinosaures vivaient encore, les mammifères n’auraient pas évolué autant, il n’y aurait pas d’humains et donc, pas d’actes de violence)

Mais il est clair que, tant pour les causes proches que pour les lointaines, tout ça n’a rien à voir avec la responsabilité de l’agresseur, qui demeure entière !

La société tend à jeter la faute sur la victime de violence perverse, d’abord parce que le PN apparaît doux, normal & blanc comme neige, mais aussi parce que la victime (vivant un stress intense & prolongé) semble, elle, agitée, agressive & déséquilibrée (j’en parle ici :  https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/04/30/pn-la-colere-des-victimes/ ).

Et bien sûr, surtout, à cause de la croyance générale à des théories farfelues et mensongères ( voir : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/17/pourquoi-on-delaisse-les-victimes/ , http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/la-soi-disant-co-dependance/ ,

http://www.bonheuretamour.com/2016/05/17/comment-la-societe-protege-les-pn/ )

Si vous recherchez des infos sur les PN, vous tomberez sûrement sur le terme codépendance – j’ai dit comment juger cette criminelle stupidité ici (Voir http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/la-soi-disant-co-dependance/ ).

Que vous soyez actuellement englué(e) dans une relation abusive ou en train d’en sortir, ce terme vous est sans doute familier et vous vous constatez que vous l’êtes, puisque vous avez atterri dans cette relation malsaine.

Mais si vous êtes ou avez été victime d’un PN, abstenez-vous de vous qualifier de codépendant(e) – ou de permettre à quelqu’un d’autre de vous étiqueter ainsi !

Les psychopathes fabriquent le désespoir, le désir, la jalousie, la frustration, la dépendance, la toxicomanie et l’anxiété.

C’est ce que tous visent à faire et donc, si vous vous sentez ces choses après une relation avec un psychopathe, c’est normal ; c’était le résultat escompté.

C’est un peu comme diagnostiquer quelqu’un de dépression clinique après la mort d’un être cher. Oui, votre déprime est réelle & présente sans doute tous les symptômes de la dépression clinique, mais c’est aussi une part universelle du processus de deuil – & en tant que tel, c’est totalement sain – et non pas pathologique, comme voudraient nous le faire croire ceux qui se soucient plus de leur portefeuille que de notre bien-être.

Par conséquent, même si c’était vrai que vous êtes codépendant(e), inquiet, naïf, ou vulnérable, la violence & l’exploitation sont toujours à blâmer. Personne ne mérite d’être maltraité.  Les agresseurs ou les Social Justice Warriors (voir http://www.bonheuretamour.com/2017/04/10/les-peu-reluisants-indignes-chroniques-pleurnichards-decerebres-fascistes/ ) usent & abusent de ce terme de « codépendance », car il les décharge de tout blâme, pour faire peser la responsabilité sur les épaules de leur victime, & les fait se sentir bien dans leur peau.

Même si vous étiez codépendant (et la grande majorité des victimes de PN ne sont pas!), ça ne rend pas les violences acceptables, tout comme laisser votre voiture déverrouillée ne signifie pas que vous méritez d’avoir votre voiture volée.

Ceux qui blâment les victimes aiment proclamer que jamais elles ne guériront si elles  » n’acceptent pas leur part de responsabilité  » pour leur rôle dans la dynamique des abus (parce que la relation, ça se danse à 2″, etc), mais c’est faux ! Ce qui guérit, c’est que la société nous reconnaisse comme victime, & reconnaisse notre bourreau comme agresseur, & qu’il soit puni de ses crimes ! Il n’y a aucune raison d’accepter le blâme pour le comportement horrible de quelqu’un d’autre ; on n’est responsable que de notre propre comportement !

Voilà comment on bâtit le respect de soi et des limites. Voilà comment on apprend à cesser d’absorber les abus d’un autre ; la projection, les  excuses et le rabaissement systématique.

Cessons, par conséquent, de croire à ces idioties & disons le vrai : la violence est toujours un mal, et l’agresseur, toujours coupable ! Et il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour se libérer.

La nature des PN

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h-f-serpent

Comme on juge les autres à l’aune de ce que l’on est soi-même, un PN n’a pas les capacités de comprendre, de quelque façon que ce soit, qu’il a affaire à quelqu’un qui a des émotions, une sensibilité.

Il faut bien comprendre ceci et s’en souvenir, sinon, on tente de communiquer avec eux comme avec quelqu’un de « vivant » et on se fait blesser.

C’est comme dans la légende où une femme trouve un serpent dans la neige. Elle le ramasse & le réchauffe … et là, il la mord, lui injectant un venin mortel.

Avant de succomber, la femme lui demande pourquoi il a fait cela, puisqu’elle lui avait sauvé la vie & pris soin de lui, et le serpent répond que c’est parce qu’il est un serpent, et c’est cela que les serpents font.

C’est pareil avec un PN, sauf qu’il n’acceptera pas de questions sur ses agissements ni n’avouera être un PN.

Si vous êtes forcé(e) d’avoir des contacts avec un pervers narcissique & que vous pensez pouvoir vivre ou communiquer avec lui, vous vous trompez lourdement ; un tel être ne peut ni ne veut jamais faire cela !

C’est comme s’attendre à ce qu’un cactus vous donne des oranges. Un cactus produit des épines, & c’est tout !

Il est normal, quand on est en relation avec quelqu’un, d’en attendre certaines choses (le respect, l’égalité, la gentillesse, …)(& je me FOUS de ce que les théories à la mode prétendent d’autre !) mais avec un PN, c’est peine perdue !

Il faut bien le comprendre, sinon, on s’expose à beaucoup de frustration & de souffrance.

Mais soyons claire ; le fait d’accepter ce fait ne signifie pas que vous approuviez ou excusiez ces comportements ; c’est juste que vous comprenez que la situation est ainsi.

On peut parfaitement accepter une chose et ne pas l’aimer, ou vouloir la changer – ici, je rappelle qu’il est vain de vouloir changer un PN, & que la seule chose qu’il faut tenter d’obtenir avec ces individus, c’est une situation où l’on n’aura plus aucun contact avec eux.

Il n’est pas question non plus de prétendre accepter cette chose (que le PN, vu qu’il est un PN, se conduira comme un PN & non comme un humain) et puis faire semblant que c’est autre chose.

Si vous croyez avoir accepté la situation, mais tentez encore de pousser le pervers à se soucier de vos sentiments, cela montre que vous n’avez en fait pas accepté la réalité… & c’est dommage, parce que ce n’est qu’en acceptant de voir la vérité de la situation, qu’on a du pouvoir sur elle, et qu’on peut éventuellement commencer à la modifier.

J’ai aussi longtemps cru que je pourrais faire comprendre à mon époux combien il me blessait avec ses moqueries, dénigrements & tromperies, que je n’étais juste pas douée pour expliquer, mais que si je trouvais les bons mots, il comprendrait & cesserait de me blesser … Quelle illusion ! Une illusion qui m’a coûté plus de 30 ans de ma vie, et ma santé…

Je sais qu’il est horrible d’affronter le fait que ces êtres sont des monstres dénués de tout sentiment humain, mais ne faites pas la même erreur que moi ; comprenez qu’il n’y a rien à expliquer, qu’ils le font exprès de vous blesser parce qu’ils vous haïssent d’être ce que vous êtes & que c’est de nos douleurs dont ils se repaissent !

Le déni est l’inverse de l’acceptation, c’est refuser d’accepter la réalité – or, la réalité rattrape toujours ceux qui veulent la fuir !

Accepter, c’est affronter le réel & abandonner nos attentes envers cette personne. C’est le seul moyen de ne pas perdre trop de plumes, et de pouvoir éventuellement s’en sortir.

Le déni est certes plus « confortable » & moins terrifiant, mais si on s’y livre & qu’on refuse de voir la réalité en face, on continuera à se faire blesser & affaiblir de plus en plus… souvent jusqu’à la mort.

Si on rejette la vérité, on est, comme le PN, dans le refus de voir ce qu’est vraiment ce dernier. La victime continue alors à espérer que le pervers redeviendra l’amoureux fou des débuts… sans voir que cet « amour » n’a jamais existé ; que ce n’était qu’une comédie qu’il a utilisée pour l’attirer dans sa toile.

Si la victime observait cette situation du dehors – arrivant à un(e) ami(e), par ex. – elle comprendrait tout de suite, mais comme elle est impliquée dans la situation, qu’elle est prise dans le cyclone & vit dans un chaos, elle n’a aucun recul, & reste dans la confusion… et ce, d’autant plus qu’il serait trop douloureux d’accepter la vérité (qui est qu’il ne l’aime pas, ne l’a jamais aimé(e) & n’est pas capable d’aimer).

Alors, la relation continue, avec la victime se faisant constamment blesser & refusant de le comprendre… surtout que, comme l’agression est trop massive que pour être intégrée, notre cerveau, pour nous sauver physiquement, « dissocie » & elle passe dans l’inconscient ! (phénomène psychologique normal dans ces conditions).

La vérité est : NON, IL (ELLE) NE CHANGERA PAS ! La vérité est une douleur forte, mais brève – comme arracher un pansement – tandis que le refus de celle-ci est comme une souffrance sans fin.

Infidélité : faut-il haïr l’amant(e) ?

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F. enrage  Découvrir que notre partenaire nous trompe cause un énorme choc, une douleur terrible et, bien sûr, une rage monstrueuse … qui se porte généralement vers l’amant(e).

D’un côté, c’est compréhensible (& excusable), puisqu’on le (la) considère comme le(la) responsable de toute cette douleur et de ce « vol » (car il ou elle prend quelque chose qui n’est pas à lui (elle).

Il est très tentant de croire que s’il (elle) n’avait pas été là, notre partenaire nous serait resté fidèle… Hélas, ce n’est généralement pas vrai ; il l’aurait fait quand même, avec quelqu’un d’autre !

Après avoir appris la trahison, le partenaire trompé tend à s’obséder sur l’amant(e) ; on l’imagine comme un Don Juan ou une femme fatale, plus beau, brillant, organisé que nous … Là aussi, c’est généralement faux ; c’est le plus souvent quelqu’un de tout à fait ordinaire, et même plus laid(e) que nous.

Bref, ce « tiers » aurait pu être n’importe qui. Son seul avantage sur vous, c’est qu’il (elle) n’est pas vous, justement, et surtout qu’il (elle) ne porte pas l’étiquette « engagement » ; qu’il représente la liberté, la légèreté, l’amour et non le devoir…

Dans 99 cas sur 100, ce sont plus les circonstances de la situation, plutôt que la personne de l’amant(e), qui ont fait pencher la balance vers l’infidélité.

D’ailleurs, c’est une relation de fantaisie, toute en surface & d’apparences, où chacun des 2 se présente sous son meilleur jour, et qui n’atteindra sans doute jamais ce stade d’intimité où on se laisse aller complètement…

C’est une sorte d' »évasion », de « plage de repos », de « lieu hors du temps & du train-train quotidien », où il n’y a que le côté agréable d’une relation, loin des activités banales de la vie, et surtout, libre des restrictions, obligations & responsabilités qu’exige une vie de famille.

Et à ceci s’ajoute la nouveauté, puis, le mystère & l’intensité de devoir dissimuler… Pas étonnant que ça semble plus excitant qu’avec vous !

En fait, le plus souvent, la liaison ne constitue pas un rejet du conjoint, mais un rejet d’un rôle jugé terne ou trop lourd à porter ; un rejet de tous ces devoirs et limitations.

Comprendre ceci met un peu de baume sur nos blessures… et aide à tempérer nos opinions & sentiments envers l’amant(e).

Bien sûr, on est tenté de se rebeller contre l’idée même de relativiser, de tempérer notre colère, car la colère est une émotion qui nous fait sentir puissant … et on a bien besoin de se sentir puissant, dans le maelstrom d’émotions (surtout une grande détresse & impuissance) causées par l’infidélité !

L’ennui, c’est que ça nous ronge, nous empêche de penser clairement et nous fait agir à notre détriment.

Dites-vous plutôt ceci : si votre bien-aimé(e) a pris cet amant (cette maîtresse), soyez sûr(e) que c’est pour son rôle ; ce rôle d’apporteur(euse) de fantaisie ; bref, c’est pour ce qu’il(elle) n’est pas, et non pour ce qu’il (elle) est !

D’ailleurs, si (cela arrive dans 1,5% des cas) votre partenaire vous plaque pour s’installer avec son amant(e), il (elle) réalise vite – quand l’autre s’est installé dans le rôle de « conjoint officiel » – qu’il a conclu un marché de dupes & se retrouve à son point de départ…

Il se rend alors compte que sa croyance que l’amant(e) était différent(e), n’était qu’une illusion, et ses vieux sentiments d’être prisonnier d’une vie terne seulement faite de devoirs & dénuée d’excitation, ressurgissent… & le désir de s’en évader (par l’infidélité) ressurgit aussi…

Prenons l’exemple de mon 1er beau-frère, Philippe D. Il a épousé ma soeur en ’84 et, peu après l’achat d’une maison, est devenu infernal avec elle. Un soir, elle est rentrée du boulot & a eu la surprise de trouver l’oiseau envolé, avec toutes ses affaires (& le compte en banque vidé).

L' »oiseau » en question s’était trouvé un nouveau nid, chez une certaine Ariane, qu’il a mise enceinte… Comme cela lui pesait, il a renoué avec ma soeur (qui est aussi tombée enceinte).

Ce beau coco a donc « dû » quitter Ariane, pour s’installer chez une 3ème oiselle, Patricia.

Comme elle lui correspondait plus, il l’a épousée & lui a fait un gamin… Ils ont vécu ainsi 18 ans, & là, Patricia a acheté un appartement (avant, ils louaient) ; là, c’était trop pour notre pigeon voyageur ; il a pris son envol pour s’installer chez une Catherine… C’est beau, non ?

Bref, si votre compagnon(gne) vous trompe, sachez que 1) il y a peu de chances qu’il vous quitte pour s’installer avec l' »autre » (évidemment, c’est à voir si VOUS voudrez rester avec un(e) partenaire infidèle), 2) même s’il le fait, l’amant(e) risque fort de se retrouver très vite à votre place, confrontée à la douleur de l’infidélité (vengeance, vengeance !).

Donc, faut-il haïr l’amant ? En fait, non ; il(elle) n’en vaut pas la peine…

Quand le PN « sadinise »

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regard sadique

Quand un être normal constate qu’une relation ne fonctionne pas, il rompt, tout simplement. Mais ce n’est pas ce que fait un pervers narcissique.

Lui (ou elle) ne « jette » son (sa) partenaire que quand il pense (à tort ou à raison) qu’il n’y a plus rien à en tirer. La rupture intervient non pas après des mois ou des années de désaccord & de dysharmonie, mais soudainement, quand le PN passe brusquement de l’idéalisation totale au mépris total. Dénué de sentiments & avide de tourner toutes ses forces vers la pêche à une nouvelle proie, il ne perd pas de temps à l’exprimer avec tact à sa victime.

S’il reste, il va alors « jouer » à des jeux sadiques avec sa proie, d’abord, car ça lui procure une sensation de puissance, et ensuite, si la victime mérite (à ses yeux) d’être punie – c-à-d toutes les fois où elle le frustre ou refuse d’obéir ou de l’admirer, lui fait une scène, proteste contre les maltraitances, l’a quitté, …

Il aime alors jouir de sa douleur, terreur & angoisse.

Ce faisant, il peut aussi déclencher la rage de sa victime, ce qui peut mettre sa vie en danger … mais même ça, il aime ; en effet, ça titille son besoin d’être puni (car, très conscient du mal qu’il inflige à l’autre, il a au fond de lui, un vague besoin d’être puni pour ses crimes) et du reste, tout PN étant mort à l’intérieur, est avide de sensations fortes pour se sentir vivre.

Alors, pour lui, tout vaut mieux que d’être ignoré ; par conséquent, si sa proie n’est pas en train de l’admirer & l’adorer comme il le mérite (!), elle sera en train de le haïr et de l’injurier… Les 2 lui procurent de l’approvisionnement narcissique, de toute façon ! Les 2 le font se sentir génial & tout puissant…

C’est pour ça que, tandis que nous, la victime, sommes en train de pleurer des larmes de sang ou de bouillir de rage & d’indignation, le PN est suprêmement calme et, si on regarde bien, on peut voir une expression de plaisir sur son visage tandis qu’on traverse des abîmes de souffrance…

On pourrait donc aisément confondre les PN avec des sadiques, car les 2 sont dénués d’empathie, égocentriques & rigides, les 2 ont l’art de dégotter des proies, de trouver leurs besoins puis de leur infliger des tortures pour en jouir.

Mais alors qu’un sadique en jouit sexuellement, le PN le fait pour punir &/ou réaffirmer sa grandeur, sa supériorité & son omnipotence.

Les PN emploient divers genres de violences pour briser leurs victimes ; il infiltre ses défenses, se moque d’elle & la critique sans cesse, brise sa confiance en soi, la déconcerte, la déséquilibre, l’avilit & la rabaisse, il envahit son territoire, abuse de sa confiance, épuise ses ressources, blesse ses proches, menace sa sécurité, l’entraîne dans sa paranoïa, la terrorise, la frustre d’amour & de sexe, il l’humilie & l’insulte (en privé et en public), souligne ses faiblesses, …

Très souvent, ces violences sadiques se font subtiles, et sont déguisées en un intérêt feint pour le bien-être de sa victime. Lui, le menteur, ose donner un « avis éclairé », lui, le psychopathe, joue le psy, lui, le mauvais, joue le père aimant ou l’ami ! Cette variante est tout aussi destructrice qu’une violence « ouverte » et plus dangereuse, car moins aisément détectable.

En fait, le PN aime être craint & haï et déteste être aimé ; la plupart d’entre eux sont véritablement drogués au « fix » de puissance absolue qu’ils ressentent en contemplant l’expression d’égarement, de haine, de répulsion, d’horreur ou de terreur sur le visage de leur proie. Il se sent alors comme un dieu cruel, tout-puissant, capricieux et impitoyable, une force de la nature dévastatrice.

Mais aussi (voir + haut), il attend & appelle la punition – qui, dans son esprit malade, est aussi sa justification. En effet, voici son raisonnement tordu : s’il est « persécuté », c’est parce qu’il est unique ; « si je n’étais pas spécial, se dit-il, ils ne me poursuivraient pas ainsi ».

Un PN est en conflit constant avec les «êtres inférieurs» (qu’au fond, il envie) : son (sa) partenaire, son patron, ses collègues, ses voisins, la société dans son ensemble, en sorte qu’il se sent souvent comme un génie parmi des demeurés, à devoir lutter contre la médiocrité de son milieu.

Bien sûr, c’est une projection ; au fond de lui, il sait que c’est lui qui est mauvais, dysfonctionnel, faible, médiocre et, en besoin constant d’approvisionnement narcissique, il est humilié par cette dépendance.

Ce contraste entre ses fantasmes grandioses et la réalité de son être génère une lutte en lui et des sentiments négatifs… dont – comme il ne peut affronter son côté sombre – il devra se débarrasser sur une victime… C’est un cercle vicieux !

Bref, le sadisme des pervers se mêle bien avec ses tendances masochistes & avec sa quête incessante d’approvisionnement narcissique.

Humilier, torturer et terroriser ses victimes prouve son omnipotence, nourrit son faux moi & ses fantasmes de grandeur. La douleur & le désarroi de celles-ci fournissent au PN sa nourriture préférée, tout en générant en ces victimes une rage, annonciatrice de châtiment (attendu) …

L’autonomie des PN n’est donc aussi (comme tout le reste) que faux-semblant ; il refuse farouchement toute dépendance (qui n’est pour lui que faiblesse, donc infériorité) mais en même temps, il ne peut se passer de jouer au dieu cruel, libre de tourmenter une créature (ce qui nécessite la présence d’un(e) autre).

La « créature » n’a pas besoin de lui – au contraire, elle vivrait bien mieux sans ce vampire qui lui suce le sang ! – mais lui, pour « se nourrir » (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/ ), ainsi que pour ses petits jeux malsains et autres rituels sataniques, a absolument besoin de l’autre !

PN ; les victimes doutent

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Doute Il semble qu’il y ait un phénomène qui touche toutes les victimes de PN… J’avais déjà évoqué ici (http://www.bonheuretamour.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/ ) 2 facteurs (la dissociation & le syndrome de Stockholm) expliquant pourquoi on reste si longtemps coincée dans ce genre de relations toxiques.

Mais il y a autre chose ; le déni. Toutes les victimes de PN passent par cette phase parce qu’il est quasiment impossible d’accepter une vérité aussi terrible que celle-ci ; que la personne qui prétend être vous aimer ou être votre meilleur(e) ami(e) n’est qu’un reptile envieux dont le seul but est de vous humilier, vous manipuler, vous contrôler et enfin, créer votre souffrance pour s’en repaître.

Les victimes, qui sont « du bon côté de la Force » ne peuvent pas imaginer un tel monde mental de noirceur.

Mais, comme les humains sont équipés de systèmes de protection (servant à notre survie), notre corps nous envoie des signaux, sous forme d’angoisses et de cauchemars.

Et puis arrive le moment où on ne peut plus se masquer ce qui se passe, où le voile tombe, où les coquilles nous tombent des yeux. Là, on remarque consciemment – au lieu d’avoir juste une boule dans l’estomac – les mensonges, contradictions, & critiques ; enfin la vérité perce la surface de notre conscience et se met en mots.

Mais même alors, absorber toutes ces informations douloureuses en une fois, est pénible … On a une nostalgie des bons moments du début, & on ne peut s’empêcher – devant ce vide, ce manque déchirant qu’on ressent – à aspirer à l’état d’amour fou – entièrement faux, pourtant – où était l’autre quand il nous a conquise (et qu’il a justement employé pour nous conquérir !).

Après le moment « illuminateur », quelque chose a changé, on n’est plus pareil qu’avant, on a perdu notre innocence et l’on réalise pleinement qu’il nous « salit » auprès des autres, nous ment, nous trompe, … Une lutte a pourtant lieu en nous ; on a beau savoir la vérité, elle est trop choquante ; car enfin, si l’on est avec un monstre inhumain, sans pitié, & qui ne nous aime pas, la seule chose à faire est qu’on DEVRA PARTIR… Or, après tout ce qu’on a donné de nous dans cette relation, c’est tout simplement IMPOSSIBLE à faire !

Selon mon principe du « trou dans le pull » (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/11/27/mes-4-1-decouvertes-en-psychologie/), on se raccroche au déni, par une sorte de « double pensée » ; d’un côté, on sait ce qu’il en est, de l’autre, on s’accroche à l’espoir que ce n’est pas ainsi, qu’on se trompe, ou que ça peut redevenir comme au début.

Cette contradiction interne a beau être un mécanisme de défense contre une vérité écrasante, elle est évidemment aussi très douloureuse & épuisante !

La victime peut adopter diverses formes de déni : continuer à idéaliser le PN, ou le croire quand il nous rend coupable des abus qu’il nous inflige & accepter d’en porter la culpabilité, ou, le plus facile, blâmer d’autres victimes. Il est très courant pour les femmes trompées, par ex, de haïr « l’autre femme », en « oubliant » que le seul responsable de tromper son conjoint, est le trompeur – car, si cette « autre femme » n’était pas disponible, il serait en train de nous tromper quand même, avec une autre… Et d’autre part, s’il respectait son voeu de fidélité, même si Scarlett Johansson tentait de le séduire, il la refuserait.

Il est plus simple de blâmer quelqu’un avec qui on n’est pas émotionnellement impliqué, que de blâmer notre partenaire amoureux (surtout si on a l’impression d’être folle de lui) !

Moi, comme je ne faisais de reproche à mon PN que dans le but d’éclaircir & résoudre un réel problème (& donc, de renforcer les liens du couple), je n’imaginais pas qu’il puisse me critiquer sans une raison valable – donc, comme il me faisait passer pour moche, mal fringuée, pelante, ne l’aimant pas assez, etc, je tâchais de m’améliorer sur tous ces points (NB : j’ai acheté mon 1er appartement à 23 ans avec l’argent du mannequinat !) ; je me faisais le plus belle possible, j’acceptais qu’il choisisse mes vêtements (!), je tâchais de ne l’embêter sur rien, et surtout, de lui prouver mon amour (quelle sottise !!!).

Eh oui : même que l’on sait la vérité, on n’arrive pas à l' »intégrer »… tout simplement parce que cette monstruosité n’est pas « intégrable » ! On oscille constamment entre la minable réalité et l’espoir irréaliste qu’il soit investi dans la relation, qu’il nous aime malgré tout, qu’il va redevenir comme avant… ou au moins, qu’il puisse aimer… même quelqu’un d’autre…

Le PN lui-même nous fait croire cette fable ; qu’il a un coeur et pourrait aimer une femme bien, mais pas nous, parce que nous, on n’est qu’une nulle sans aucune qualité … Il est d’autant plus convaincant que, comme tout psychotique, il croit lui-même à ses inventions de taré ! On sait que, si le PN ne projettait pas sa folie sur un autre, choisi comme Bouc Emissaire, il deviendrait tout à fait fou ; c’est dire à quel point cette projection est vitale pour eux !

N’oublions pas que le mal consiste à refuser la part d’ombre que chacun a en soi ; à refuser de la voir & de l’affronter. Donc, la plupart des PN se voient vraiment comme ayant un coeur capable d’amour, et comme de vrais petits anges affublés d’une compagne particulièrement tarée et emmerdante ! Jamais ils n’estiment avoir quoi que ce soit à se reprocher ; s’ils nous punissent, c’est bien évidemment parce qu’on l’a bien mérité, qu’on les a provoqués ou insultés, ou qu’on leur a manqué de respect, …

Ce n’est qu’après bien des déboires et des départs ratés, que l’illusion se dissipera peu à peu et que la victime acceptera une part de plus en plus grande de vérité.

Surtout, ne nous rajoutons pas le poids supplémentaire de la culpabilité ; on a déjà TANT à porter dans une telle « relation » ! (sans compter qu’il nous jette déjà toutes ses fautes sur le dos !). Il faut se rappeler de ne pas s’en vouloir de s’être ainsi aveuglé (& de ne pas croire ceux qui nous disent cela, par ignorance ou méchanceté) ; ce genre de déni fait partie intégrante du fait d’être victime d’un PN.

Le bon psy ou coach

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coach J’avais déjà traité ici (http://www.bonheuretamour.com/2013/09/03/comment-choisir-un-bon-therapeute/ ) et ici (http://www.bonheuretamour.com/regard-sur-la-psychologie-et-la-psychiatrie/ ) de ce qu’un bon thérapeute ou coach de vie doit être ; c-à-d très humain, avec beaucoup de compassion, ne pas être dans le jugement et surtout,laisser son ego de côté (ne pas se laisser entraîner à cela).

Le bon thérapeute est celui qui est capable d’ignorer ces tentations égoïstes & puériles, pour continuer d’avancer vers le développement du patient, l’éradication de ses souffrances, de ses sentiments négatifs (rage, rancoeur, amertume, dégoût de soi, …) & de ses mauvais choix.

Mais il ne faut pas non plus qu’il se tienne en retrait, ne donnant jamais ni encouragements, ni marques de sympathie, ni conseils ou directives ; il faut informer le patient, le guider. La thérapie non-directive est pleine de bonnes intentions, mais inefficace ; si le patient avait pu trouver seul les solutions à ses problèmes, ce serait déjà fait !

Transposons cette situation dans le monde physique, pour en montrer l’inanité : le patient serait perdu dans une immense forêt, et le coach se trouverait au-dessus de lui, dans un hélicoptère, et le regarderait, les 2 étant en contact via la voix ou un téléphone. 

Le patient dirait : « au secours, je suis perdu ! », et le coach répondrait : « comment pensez-vous que c’est arrivé ? Et comment est-ce que ça vous fait vous sentir, d’être perdu ? »

Alors, le patient continuerait : « Par où dois-je aller ? » – Et le « thérapeute » : « où voulez-vous aller ? »Le patient s’affaiblissant dans ces solitudes désertiques, il crierait « Il faut me sortir de là, sinon, je vais crever ici  » et le coach, imperturbable :  » comment cette idée de mourir vous fait-elle vous sentir ? » …

Vu ainsi, est-ce que ça n’a pas l’air d’une vaste fumisterie & d’un magistral foutage de gueule ? Je crois que oui !

Quel manque de respect & d’humanité ! Si ce patient est en souffrance, c’est toujours parce qu’on lui a manqué de respect & d’humanité, et que celui ( = le « docteur de l’âme », le spécialiste) vers qui ce patient se tourne en désespoir de cause pour apaiser ses souffrances ; le psy, celui qui a exigé qu’il s’ouvre & révèle sa vulnérabilité, lui fasse alors subir ce même genre de blessure, est un acte atroce, d’une cruauté inouïe !!!

Mais revenons à nos moutons ; si une personne va consulter un « spécialiste », c’est évidemment parce qu’elle n’a pas réussi à s’en sortir toute seule ! – c’est JUSTEMENT POUR CA qu’elle s’adresse à quelqu’un qui s’y connaît mieux (ou est censé mieux s’y connaître) en causes & solutions de problèmes !

Un bon coach ou thérapeute ne restera donc pas là comme une bûche en se contentant d’écouter plus ou moins ; cela ne suffit pas pour être efficace ! Pour cela, il DOIT, à un certain moment, être directif, sinon, ce n’est que perte de temps & d’argent – et pis ; d’espoir ! – pour le patient !

En ce domaine, le potentiel de profiter de la détresse & situation de faiblesse des gens est immense, donc, il faut que le thérapeute soit quelqu’un de moral – et le patient, bien observateur, avant de se laisser aller & de s’ouvrir à quelqu’un qui n’aurait pas l’empathie, la moralité et les connaissances suffisantes – ainsi qu’un riche vécu (qui, seul, peut amener la tolérance & la tendre compréhension) !

Moi, par ex, durant les presque 4 ans que j’ai habité Grenoble, j’ai été consulter la soi-disant « thérapeute » Brigitte Cuzin pour ma fille Viera (dont les lobes frontaux & temporaux du cerveau étaient abîmés par une forte épilepsie) ; cette charlatane a profité de mon désarroi pour me faire miroiter un mieux et nous faire venir, ma fille & moi, en thérapie chez elle durant ces années – à 340 FF (52 €) la double séance/ semaine, sans la moindre amélioration de l’état de l’enfant, bien entendu !

Et encore ! ; elle préconisait une méthode complètement loufoque pour apprendre à lire à Viera & insistait pour que je prenne le double de séances (ce qui m’aurait coûté 104 €/semaine).

Sur 4 ans, cette garce (car elle était non seulement dénuée de toute expertise, mais aussi de toute compassion & intégrité) m’a extorqué (à 50 séances/an durant 4 ans) 10.400 € (en « black », puisqu’officiellement, elle était prof de danse !) pour une « maladie » pour laquelle une psychothérapie n’est pas d’application – ce qu’elle aurait dû me dire si elle avait été honnête – puisque c’est le tissu même du cerveau qui était détruit !

En plus, avec ses âneries & ses mensonges, elle m’a vraiment fait me sentir comme une merde, durant ces années ; je subissais les tortures de mon « cher époux » PN, et l’autre conne me fichait tout sur le dos ! Elle ignorait totalement ce sujet & me disait que je restais parce que je jouissais de « bénéfices secondaires » ! Quand j’y repense, même après toutes ces années, j’ai encore envie de la gifler !

On ne prétend pas « traiter les gens » alors qu’on n’a qu’un vernis de connaissances psychologiques (et fausses, en plus) ; ça peut faire trop de mal à des gens qui ont déjà très mal !

Comment peut-on agir ainsi ?! Comme dit dans l’article susmentionné, un patient doit voir une amélioration dès la 1ère séance d’une thérapie ! Garder des patients malheureux, sans amélioration, durant des années, est inacceptable, malhonnête ! Mais sans doute son cerveau était-il aussi abîmé, puisque Madame cultivait des plants de cannabis dans son grenier, et en fumait abondamment !

Bref, il faut qu’en maximum 3 sessions, un coach ou thérapeute ait causé un changement dans la vie de ses patients – car ils le paient pour un résultat, pas pour du vent (des parlottes en l’air) !

Ce qu’il faut, c’est – comme pour tout – l’AMOUR… et pour ça, pénétrer dans le monde du patient, ressentir les choses comme il les vit, VALIDER ce qu’il vit et est, et ensuite seulement, donner des conseils. Ce mode de thérapie empathique est l’aptitude à écouter vraiment la personne, s’aligner sur son ressenti, comprendre de l’intérieur ce que cette personne a subi ou traversé.

Cette écoute totale, non-jugementale, respectueuse, est déjà thérapeutique. Mais attention : cet « être totalement présent » implique de bannir le souvenir des théories et classifications, du calcul (tandis que le patient se raconte) de la « case » ou catégorie où le classer, ou de l’étiquette à lui coller ! (car, oubliant qu’il y a des exceptions, beaucoup de psys tendent à mettre tout le monde dans le même sac !).

Offrir à quelqu’un cet environnement neutre, où il soit respecté, vraiment regardé et écouté, sans jugement, est un don inestimable pour un être perdu, qui souffre – et seuls des coachs d’une certaine qualité peuvent faire ceci (= en fait, peu de gens). Et cela « répare » le patient parce que c’est un acte d’amour !

Les patients sont hélas bien plus souvent confrontés à des thérapeutes indifférents (qui regardent ailleurs, ou baîllent, …), méprisants (ils ignorent qu’ils ont eu de la chance & méprisent ceux qui n’ont pas eu le bol de naître dans une famille aimante & normale) et « étiquetteurs », qui aggravent encore leur détresse…A ce sujet, voir (http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/ ).

Pour être réellement efficace, un thérapeute ne doit chercher qu’à comprendre – sans présupposés, sans jugement, mais aussi sans pitié ; il doit porter une attention totale à l’autre, puis de là, comprendre l’ensemble de leur expérience & exprimer enfin la chose qui leur sera utile.

Dans ce mode de thérapie (efficace, pour une fois) le psy part de cette position : on est 2 humains et on est tous dans le même bateau – il y a EGALITE (& non la stance de supériorité de tant de psys), compassion & aptitude à écouter vraiment l’autre ; le thérapeute l’observe, se met à son niveau (le patient perçoit cette humilité et cela le renforce), laisse venir les impressions ; ce qu’il reçoit de lui, son attention est totalement tournée vers l’extérieur de lui-même, et ce n’est que de là (de tout ce qu’il a perçu) qu’il tire des conclusions (+ poussées au fil des séances) & exprime quelque chose qui servira à son client (justifiant ainsi pleinement son salaire).

D’après mon expérience, il me faut en général 4 à 5 heures (soit 3 séances d’1 h 1/2) pour avoir un « tableau »presque complet de la situation & du problème – et ensuite, une nuit ensuite pour distinguer le caractère de la personne, si elle veut & peut changer et si je peux ou non lui être utile. Voilà ce qu’est soigner !

Citations de Nagarjuna

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Nagarjuna2 Parce que tout est vacuité, tout peut être.

Même offrir 300 bols de nourriture 3 fois par jour n’égale pas le mérite spirituel gagné en 1 moment d’amour.

Considérez comme égal, vous qui connaissez le monde, tout gain et perte, joie et douleur, toute bonne et mauvaise réputation, tout éloge et blâme : ces 8 préoccupations terrestres ne sont pas des objets dignes de votre esprit.

Lorsque vous riez du monde, le monde se dissout.

Vous vous battez contre le néant tout le temps en créant une série de boucliers que vous appelez la personnalité, l’histoire de la vie, les sentiments, les idées et les façons de voir.

Apprenez à distinguer ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas l’être ; l’âme intelligente va toujours choisir son opportunité.

Je ne suis pas, je ne veux pas être. Je n’ai pas, je ne veux pas avoir. Ceci effraie tous les enfants, et tue la peur chez le sage.

Sans un fondement dans la vérité conventionnelle, la signification de l’ultime ne peut être enseignée. Sans comprendre la signification de l’ultime, la libération n’est pas atteinte. Par une perception erronée de la vacuité, une personne de peu d’intelligence est détruite. Comme un serpent mal saisi, ou comme un sort mal jeté. Pour cette raison – que le Dharma est profond et difficile à comprendre et à apprendre – l’esprit du Bouddha désespérait de pouvoir l’enseigner.

Il n’y a pas une seule chose qui n’apparaisse pas en interdépendance. Par conséquent, il n’y a pas une seule chose qui ne soit pas du vide.

Ce que l’on appelle « existence» n’est que s’accrocher à la permanence des choses ; et « la non-existence » est la vision du rien. Et ainsi les sages et les érudits ne se reposent pas en soit « Cette chose est » ou « Elle n’est pas ».

Si un astronome calcule à partir du ciel, il établira les chemins de la lune et des étoiles ; mais dans sa maison les femmes sont en désaccord, et il ne perçoit pas leurs mauvaises conduites diverses.

Ainsi, louer d’autres personnes pour leurs vertus peut qu’encourager nos propres efforts.

Lorsque vous arrêtez toute pensée, la bataille est gagnée. Tout est calme et paisible. Vous arriverez à voir la nullité éternelle de toutes choses. Vous verrez qu’il n’y a rien, vraiment.

Si vous désirez la facilité (bien-être), abandonnez le fait d’apprendre.

La façon dont on devient heureux est en réalisant qu’il n’y a pas de soi. Pas de soi du tout, pas un stupide millimètre de soi. Vous n’existez pas. Quand on sait cela, on est heureux.

La grande compassion pénètre dans la moelle de l’os. Elle est le soutien de tous les êtres vivants. Comme l’amour d’un parent pour un enfant unique, la tendresse du Compatissant est omniprésente.

Bien que vous puissiez passer votre vie à tuer, vous n’éliminerez pas tous vos ennemis. Mais si vous étouffez votre propre colère, votre véritable ennemi sera tué.

Nous ne sommes pas quelque chose en particulier. Il n’y a pas de soi. Il n’y a que des idées et des états d’esprit.

Il n’y a pas de soi, pourtant, nous existons tous. Tous les phénomènes sont «vides», mais ils ont la nature de Bouddha. Vous êtes une partie de moi. Je suis une partie de vous et nous sommes tous une partie de ce grand néant.

Nous qualifions les choses à travers des systèmes de valeurs que nous avons développés.

Les choses tirent leur être et de la nature de la dépendance mutuelle et ne sont rien en eux-mêmes.

Sans espoir de récompense, donnez de l’aide aux autres. Portez la souffrance seul, et partagez vos plaisirs avec les mendiants.

Pour quiconque chez qui le vide est possible, toutes les choses sont possibles. Pour quiconque chez qui le vide est impossible, rien n’est possible.

Toutes les philosophies sont des fabrications mentales. Il n’y a jamais eu une seule doctrine via laquelle on pouvait pénétrer la véritable essence des choses.

Les bûches de bois qui descendent la rivière ensemble sont séparées par chaque vague. Une telle séparation inévitable ne devrait pas être une cause de détresse.

La vraie connaissance est une vertu des êtres talentueux, mais nuisible à ceux dénués de discernement. L’eau de source libre d’impuretés, entrant dans l’océan, devient imbuvable.

La vie est une série de rêves, une série de prises de conscience qui s’interpénètrent. Je ne crois pas nécessairement en un temps linéaire. Tout arrive à jamais en une fois.

Il y a plaisir quand on gratte une plaie, Mais être sans plaies est encore plus agréable. De la même façon, il y a des plaisirs dans les désirs terrestres, mais être sans désirs est plus agréable encore.

Pour aller au-delà du karma vous devez mettre fin à la structure du moi.

Encore plus stupide que celui qui nettoie le vomi à l’aide d’un vase d’or orné de bijoux, est celui qui, après être né humain, consacre sa vie à commettre des actes nuisibles.

Rien de tout cela n’existe. Toutes les décisions importantes dans l’univers se produisent ailleurs.

Les sages ne font pas beaucoup de promesses, mais une fois qu’ils se sont engagés, alors, comme si le serment était gravé dans la pierre, même face à la mort, ils n’y manqueront pas.

La sérénité ultime est la mise au repos de toutes les façons de prendre les choses, la mise en repos des choses nommées.

L’erreur ne se développe pas en celui qui est dans l’erreur. L’erreur ne se développe pas en celui qui n’est pas dans l’rreur. L’erreur ne se développe pas en celui en qui l’erreur surgit. En qui l’erreur se développe-t-elle ? Examinez ceci vous-même !

Tout ce que vous êtes ou concevez de vous-même en tant qu’être, est juste une idée. C’est une illusion. C’est une hallucination.

Pas avec des sentiments d’attachement ou d’aversion, ou par vanité et de orgueil de votre apparence, ou d’un désir de prendre du poids ; ne mangez que pour soutenir le corps.

Comment savez-vous que vous êtes ici en ce moment ? Peut-être que vous ne l’êtes pas. Peut-être que vous êtes loin, très loin, et ceci est juste un rêve.

Le Bouddha a enseigné à certaines personnes les enseignements de la dualité qui les aident à éviter le péché et à acquérir des mérites spirituels. A d’autres, il a enseigné la non-dualité, que certains trouvent profondément effrayant.

Il n’y a pas de détérioration et il n’y a pas de création. Il y a des projections, des moments de l’existence. Chaque moment est parfait.

Rien de tout ceci n’est réel. Tout ceci est une illusion et l’acceptation de ce fait est le début de la voie de la connaissance de soi.

Pour commencer, on n’a jamais été là. Ce que nous sommes, ou concevons de nous-mêmes, est une perception.

Un homme très savant a 2 sources de bonheur: soit il abandonne tous les intérêts terrestres, ou bien il possède beaucoup qui pourrait être abandonné.

L’esprit ne vient dans l’existence apparente que grâce à l’action de la perception. L’esprit semble exister parce qu’il perçoit.

PN & discussions délirantes

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discussion PN3Quand on vit en famille ou en société, il est inévitable qu’il y ait des heurts, des dissensions, des divergences d’opinion, des disputes, car tout le monde n’a pas le même caractère, le même fonctionnement, le même avis …

Mais lorsque chacun est raisonnable, non-égoïste ou avide et agit honnêtement, n’importe quel problème est relativement vite résolu. Si l’on demande une faveur, comme par exemple un changement qui améliorerait les choses, l’autre partie comprend que c’est dans l’intérêt de tous (lui y compris) et l’accepte tout de suite (même s’il discute parfois des modalités de mise en pratique).

Bref, ce genre de différend se règle en 1/4 d’heure. Si ça dure plus longtemps, c’est en général parce que quelqu’un est têtu. Et quand le différend se prolonge pendant des heures, des jours ou des semaines, alors c’est que quelqu’un refuse de coopérer, recherche la confrontation et obstrue intentionnellement la résolution du problème.

Un PN n’est pas intéressé par une conversation constructive aboutissant à une solution bénéfique à tous ; il ne vise qu’à gagner.

Et comme le PN qui vit avec nous nous connaît, il sait exactement ce qui va nous faire réagir (ou exploser) ; c-à-d ce qui, pour nous, sont des « sujets sensibles » ; là, on est prévisible ; notre agresseur sait que nous allons « mordre à cet hameçon » & réagir à chaque fois de la même manière.

Et voilà comment on se retrouve à répéter les mêmes schémas encore & encore, à se laisser entraîner dans les mêmes disputes éternelles, à tenir durant des heures (souvent la nuit, du reste – car comme tout tyran, il sait que nous priver de sommeil nous affaiblit toujours plus) des conversations sans queue ni tête…

Croyez-moi ; il sait très bien ce que vous avez dit, il a très bien compris, et, il sait – mieux que vous ! – que vous êtes quelqu’un de bien, une personne gentille (pas besoin de vous justifier et d’essayer de le rassurer là-dessus non plus ; il sait bien ce qu’il en est !) & que vous l’aimez – simplement, il s’amuse comme un fou à vous mener en bateau jusqu’à épuisement, se nourrit de vos émotions & jouit de votre détresse !

Si l’on veut se libérer de ce rituel satanique, il faut commencer à être imprévisible. Comme le cinglé nous provoque exprès pour créer des disputes, afin de nous attirer dans ces vaines discussions rocambolesques, la seule façon d’y échapper est de faire l’inverse de ce qu’il (elle ) essaie de nous faire faire – qui est de se désengager et de cesser de réagir !

Après tout, vous n’accepteriez pas de perdre du temps à discuter avec des patients d’asile psychiatrique, non ? Eh bien, il est encore plus inutile de continuer à discuter avec un PN hostile & déraisonnable, qui ne sait dire que des absurdités & agir de façon irrationnelle (poussé par ses démons intérieurs).

Il faut cesser de vouloir éclaircir les choses, s’expliquer, se justifier, se défendre, ou de vouloir faire avancer les choses afin de résoudre le soi-disant problème – créé de toutes pièces par le PN & qu’il ne désire certes pas voir résolu (forcément, il n’y a que VOUS qui en souffrez !). Il faut savoir qu’amour n’est pas égal à intensité, mais à SERENITE, & comprendre enfin la nécessité d’avoir la paix et la tranquillité ! (j’en parle ici : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/26/si-cest-intense-ca-doit-etre-de-lamour/ ).

Tant que nous continuons à répondre au non-sens d’un PN, il gagne, tandis que quand on cesse de répondre & qu’on le laisse déraisonner tout seul, on gagne !

L’idée est de se détacher, de le laisser sans personne pour discuter avec lui … Ce n’est qu’un prêté pour un rendu, car lui aussi nous a souvent fait le coup de quitter la pièce ou même la maison au beau milieu d’une discussion.

Dès qu’il nous sort l' »amorce », c-à-d le sujet de discussion à fort potentiel émotif qu’il utilise pour nous appâter & nous attirer dans une de ces bonnes vieilles disputes à rallonges qu’il aime tant, il faut le reconnaître & partir !

Souvenez-vous : « Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre » ! Donc, vous avez beau vous creuser la tête (oh, comme j’ai fait cela !) à tenter de trouver le bon argument pour le convaincre de votre fidélité, de votre bonne foi, ou pour lui faire cesser ses cruautés à votre égard, jamais vous n’y réussirez, car on ne peut tout simplement pas convaincre quelqu’un qui REFUSE de comprendre – car cet être REJETTE l’amour, l’intimité, la vérité, la moralité, la nécessité de traiter les autres avec amour & respect !

C’est pour cela (pour s’épargner un surcroît de souffrances et de pertes d’énergie) que la victime doit s’entraîner à reconnaître le point où la discussion cesse d’être productive. Une règle générale est que ce point a été atteint quand vous vous retrouvez à répéter ou reformuler votre demande la 3ème fois.

Voilà où il faut S’ARRÊTER, choisir l’une des affirmations suivantes, puis la dire bien haut & PARTIR :

  • Nous ne faisons que tourner en rond. J’en ai assez.
  • Nous avons déjà discuté de cela, je ne vais pas continuer à ressasser !
  • Je prends cela comme un« Non ». Je vais devoir aller de l’avant et prendre d’autres mesures pour me protéger.
  • Je ne vais pas perdre plus de temps à ce sujet. Ce sont mes conditions. C’est à prendre ou a laisser.
  • J’ai pris ma décision et je ne vais pas en discuter plus avant !
  • On ne va nulle part avec cela. Je m’en vais.
  • Je ne vais pas me répéter encore une fois. Si on doit encore se revoir, c’est comme ça que ce sera !
  • Cette discussion ne va nulle part, donc j’y mets fin. Je raccroche maintenant. Ne me rappelle pas jusqu’à ce que tu sois d’accord de m’accorder ce que je demande.
  • Je t’ai dit ce dont j’avais besoin & c’est non-négociable. Soit tu fais ce que je demande, soit non. Quand tu m’auras dit ta décision, je te ferai savoir ma décision au sujet de la poursuite de cette relation.
  • Je ne peux pas l’expliquer mieux que je l’ai déjà dit. Si tu refuses de comprendre, alors il ne sert à rien de continuer à en discuter.
  • Je peux voir qu’on ne va pas se mettre d’accord sur ce point. Dis-moi quand sera prêt à faire ce que je te demande .
  • J’ai été tout à fait clair(e). Je n’ai plus rien à dire.

La chose essentielle à comprendre, c’est que les PN veulent de l’attention. N’ayant rien de positif à offrir, comme la bonté ou l’amour, qui pourraient persuader quelqu’un à s’intéresser à eux ou à sortir avec eux, ils manipulent pour obtenir une relation et une fois en relation, créent (comme de vraies « drama queens » qu’ils sont) des disputes artificielles, et vous forcent à ressortir vos arguments encore et encore, et encore…. à l’infini.

Ils agissent en sorte de vous bouleverser, pour que vous protestiez ou demandez pourquoi ils vous font ça …et, en peu de temps, vous voilà dans une discussion délirante qui durera des heures, ne mènera nulle part & vous mettra sur les genoux …

Et bien sûr, dans leur impudence, ils vous accusent en plus de l’avoir provoquée ! Le mien me bousculait (ça faisait mal) ou me violait, ou me trompait, et quand je voulais en parler, c’était moi qui étais une emmerdeuse, une créeuse de disputes (!) – & le pis, c’est que j’en étais venue à penser qu’il avait raison !

Donc, le PN nous exaspère d’une ou d’autre façon, il a une attitude prouvant qu’il se fiche de nous ou de la relation ou qu’il nous hait nous ou la relation – il se débrouille pour nous pousser à bout et SAIT que, malgré notre souffrance et notre désarroi, on va tenter d’arranger les choses, et c’est justement sur cette réaction-là qu’il compte !

Mais il faut briser ce schéma destructeur, être dur(e) & lui exprimer fermement que ça suffit, dire : « Ok, j’ai essayé. Je m’en vais. Bye !  » Et puis, REFUSER catégoriquement D’EN REDISCUTER : SORTIR, ou RACCROCHER LE TÉLÉPHONE !

Ce le fichera en rogne et il deviendra plus violent, puis tentera l’approche en douceur, pour (il faut s’y attendre) revenir mine de rien à l’ancienne méthode (bien obligé ; il DOIT nous tirer du sang, c-à-d des émotions, pour survivre).

A vous de voir si vous avez vraiment besoin de ça dans votre vie…(à mon avis, non).

Citations d’Helen Keller

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H. Keller

Helen Keller, c’est la fillette sourde, aveugle & muette dont l’histoire est racontée dans le film « Miracle en Alabama » et qui, éduquée par Anne Sullivan, est devenue une conférencière internationale et une source d’inspiration pour beaucoup.

Malgré ses handicaps (et une époque peu propice), elle a obtenu un bachelor en arts, écrit 12 livres & milité pour le droit des femmes & des ouvriers, puis pour les aveugles.

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– La Connaissance est amour et lumière et vision.

-Les gens n’aiment pas penser. Si l’on pense, il faut tirer des conclusions. Les conclusions ne sont pas toujours agréables.

-Je pense rarement à mes limites, et elles ne m’attristent pas.  Peut-être y a-t-il  juste une touche de nostalgie par moments, mais elle est vague, comme une brise parmi les fleurs.

– Le résultat le plus élevé de l’éducation est la tolérance.

– Marcher avec un ami dans le noir est mieux que de marcher seul dans la lumière.

– Nous ne pourrions jamais apprendre à être courageux et patient, s’il n’y avait que de la joie dans le monde.

– Aucun pessimiste n’a jamais découvert le secret des étoiles, ou navigué vers des terres encore vierges, ou ouvert une nouvelle porte pour l’esprit humain.

– Votre succès et bonheur se trouvent en vous.  Décidez de rester heureux, et votre joie et vous, formerez un abri invincible contre les difficultés.

-Les meilleures et les plus belles choses au monde ne peuvent pas être vues ou même touchées. Elles doivent être senties avec le coeur.

-Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre. Mais nous regardons souvent avec tellement de regret la porte fermée que nous ne voyons pas celle qui s’est ouverte pour nous.

-C’est à nous de prier non pour des tâches égales à nos pouvoirs, mais pour des pouvoirs égaux à nos tâches, pour pouvoir avancer avec un grand désir de frapper toujours à la porte de notre cœur tandis que nous voyageons vers notre objectif lointain.

-Au lieu de comparer notre sort à celui de ceux qui sont plus chanceux que nous, nous devons le comparer au sort de la grande majorité de nos semblables. Il apparaît alors que nous sommes parmi les privilégiés.

-Gardez votre visage tourné vers la lumière du soleil et vous ne pourrez pas voir une ombre.

– L’optimisme est la foi qui mène à la réussite. Rien ne peut être fait sans espoir et confiance.

– Le caractère ne peut se développer dans la facilité et la tranquillité. Ce n’est que par l’expérience de l’épreuve et de la souffrance que l’âme peut être renforcée, l’ambition inspiré, et le succès obtenu.

– Jusqu’à ce que la grande masse du peuple soit remplie du sentiment de responsabilité pour le bien-être de chacun, la justice sociale ne peut jamais être atteinte.

– Seul, nous pouvons faire si peu; ensemble, nous pouvons faire tellement !

-L’amour est comme une belle fleur que je ne peux pas toucher, mais dont le parfum fait néanmoins du jardin un lieu de délices.

-La seule chose pire que d’être aveugle est d’avoir la vue, mais pas de vision.

-Beaucoup de gens en savent si peu sur ce qui est au-delà de la courte portée de leur expérience. Ils regardent en eux-mêmes – et ne trouvent rien ! Par conséquent, ils concluent qu’il n’y a rien en dehors d’eux non plus.

-La sécurité est principalement une superstition. Elle n’existe pas dans la nature, et les enfants des hommes en totalité, ne la vivent pas non plus.  Éviter le danger n’est pas plus sûr à long terme que l’exposition pure et simple (au danger). La vie est soit une aventure audacieuse, soit rien du tout.

-Beaucoup De personnes ont une fausse idée de ce qui constitue le vrai bonheur. Il n’est pas atteint grâce à des satisfactions personnelles, mais par la fidélité à un objectif louable.

– La pitié de soi est notre pire ennemie et si nous lui cédons, nous ne pouvons jamais faire quoi que ce soit de sage dans ce monde.

-La vie est une succession de leçons qui doivent être vécues pour être comprises.

-Tout a ses merveilles, même l’obscurité et le silence, et j’apprends, quel que soit l’état où je peux être, à être satisfaite en cet état.

– Ne baissez jamais la tête. Tenez-la toujours bien haut. Regardez le monde droit dans les yeux.

-Comme l’aigle a été tué par la flèche « ailée » avec sa propre plume, la main du monde est blessée par sa propre compétence.

-L’université n’est pas l’endroit où aller pour les idées.

– La tolérance est le plus grand don de l’esprit; elle egige du cerveau le même effort que celui nécessaire à se tenir en équilibre sur un vélo.

-Le monde entier est plein de souffrance. Il est aussi plein de victoires.

-La vie est une affaire passionnante, et la plus passionnante quand elle est vécue pour les autres.

-Pendant qu’ils disaient entre eux : cela ne peut pas être fait, cela a été fait.

– La science a peut-être trouvé un remède pour la plupart des maux ; mais elle n’a pas trouvé de remède pour le pire de tous – l’apathie des êtres humains.

-On ne peut jamais consentir à ramper quand on ressent l’impulsion de s’élancer dans les nuages.

-Tout comme l’égoïsme et les récriminations pervertissent l’esprit, l’amour avec sa joie éclaire et aiguise la vision.

-Il n’y a pas de roi qui n’ait pas eu un esclave parmi ses ancêtres, et pas d’esclave qui n’a pas eu un roi parmi les siens.

-Peu importe combien un homme est terne, ou sage, ou mauvais, il sent que le bonheur est son droit incontestable.

– La foi est la force par laquelle un monde fracassé émergera dans la lumière.

-Personne n’a le droit de consommer du bonheur sans en produire.

-Nous pouvons atteindre tout ce que nous désirons, si nous nous y tenons assez longtemps.

-La merveilleuse richesse de l’expérience humaine perdrait quelque chose à récompenser la joie s’il n’y avait pas de limites à surmonter. L’heure du triomphe ne serait pas à moitié si merveilleuse s’il n’y avait pas de sombres vallées à traverser.

– Ce que je cherche n’est pas à l’extérieur, mais en moi.

-L’hérésie d’une ère devient l’orthodoxie de la prochaine.

-Le monde est mû non seulement par les puissantes poussées de ses héros, mais aussi par l’ensemble des petites poussées de chaque travailleur honnête.

-Il est difficile d’intéresser ceux qui ont tout à ceux qui n’ont rien.

– J’aspire à accomplir une grande et noble tâche, mais mon devoir majeur est d’accomplir de petites tâches comme si elles étaient grandes et nobles.