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De quoi dépend la qualité de notre vie ?

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Il est clair qu’elle dépend de la qualité de nos décisions ; si elles sont bien informées, elles nous servent, et dans le cas inverse, nous desservent. Voilà pourquoi il faut s’informer le plus possible sur soi-même, les autres & le monde dans lequel on vit.

Mais quelles que soient les sottises que vous avez commises dans le passé, il ne faut pas vous en vouloir, car « quand on sait mieux, on agit mieux » – vous ne saviez pas, alors, ce que vous savez à présent, et c’est pourquoi vous avez agi bêtement. Vous ne referiez sans doute plus ces mêmes erreurs maintenant.

Ce point m’ayant semblé à la fois très important, & trop peu traité, j’ai décidé de « creuser » le sujet & de le développer ici. Si on veut améliorer la qualité de notre vie, on est amené à y réfléchir &, ce faisant, on arrive à des conclusions étonnantes …

Repartons du début – qui est : à tout moment, nous agissons selon ce que nous savons. De là, découlent plusieurs choses, mises sous forme des 3 phrases ci-dessous, liées l’une à l’autre. Chaque idée mène à la suivante, et toutes ensemble, à un grand secret de la vie :

-Avant de pouvoir obtenir quelque chose de différent de cette vie, vous devez d’abord FAIRE quelque chose de différent,

-Avant de pouvoir faire quelque chose de différent de votre vie, vous devez d’abord SAVOIR quelque chose de différent,

-Avant de pouvoir savoir quelque chose de différent, vous devez d’abord SOUPCONNER, puis CONFIRMER que c’est votre niveau actuel de compréhension qui a amené dans votre vie ce que vous voulez maintenant changer !

Maintenant, inversons l’ordre de ces idées & tirons-en les conclusions :

-Jusqu’à ce que vous SACHIEZ quelque chose de différent, vous ne pouvez rien FAIRE de différent,

-Jusqu’à ce que vous FASSIEZ quelque chose de différent, vous n’OBTIENDREZ rien de différent.

Et jusqu’à ce que vous OBTENIEZ quelque chose de différent de votre vie, vous ne pouvez pas savoir ce que vous avez MANQUE et combien PLUS il y a à comprendre.

A quoi nous mènent ces réflexions ? A ceci :

Essayer de changer ce que vous obtenez de la vie, sans D’ABORD changer ce que vous SAVEZ au sujet de la vie est voué à l’échec ; c’est comme d’enfiler des vêtements secs sur des vêtements mouillés, & ensuite, se demander pourquoi vous continuez à frissonner.

Il faut donc cesser d’essayer de changer ce que vous obtenez de la vie, et, au lieu de ça, travailler à changer ce que vous vous donnez à vous-même.

La chose qu’il est essentiel de comprendre, c’est que la vie ne vous prive pas exprès de ses richesses, mais que vous vous êtes privé de la vie réelle par une croyance qu’on doit subir sa vie, & que la seule chose qui puisse nous protéger d’un monde dur est ce qu’on peut gagner et posséder pour soi-même.

Bien que notre monde devienne effectivement de plus en plus dur, on en fait partie ; nous sommes le monde. Ni notre monde individuel ni le global ne peuvent changer jusqu’à ce que nous cessions de nier qu’il y a un lien entre ce que nous vivons & ce que nous sommes.

C’est pourquoi nous devons avoir une nouvelle connaissance ; le changement passe par une compréhension spirituelle, laquelle n’est pas quelque chose de mystérieux ou hors de ce monde ; c’est juste ce que nous savons de nous-mêmes, de ce que nous sommes réellement.

Et ce savoir est en fait le plus important & pratique que l’on puisse posséder, puisque c’est lui qui détermine la qualité de notre vie !

Nous ne pouvons pas séparer nos croyances de nos actes et nos actes, de leurs résultats. Ils peuvent sembler individuels dans leur fonctionnement parce que, souvent, ils se produisent à des moments différents, mais en réalité, ils forment une seule & même chose.

Cf le vieil adage : « On récolte ce qu’on sème » ; avec de bonnes graines, on aura une bonne récolte, et une mauvaise avec de mauvaises graines. Ici, nous semons notre savoir, & ce que l’on récolte dans notre vie, ce sont les résultats de ce savoir.

Cette connaissance spirituelle nous montre l’importance extrême de remettre en question ce que l’on croit savoir.

La vie essaie de nous atteindre et de nous enseigner, par ce qu’elle nous fait vivre, qu’on a besoin de réponses nouvelles et véridiques. Ce sont ces réponses « supérieures » qui constituent l’abri protecteur qui éloigne sans effort ce qui est nocif et garde ce qui est sain et vivifiant.

Voici 5 réponses élevées & comment elles peuvent fonctionner pour vous – car chacune suggère une nouvelle action & promet un nouveau résultat.

Chaque section (de 1 à 5) représente une action complète, qui amènera un résultat différent. Car comme la chaleur suit la lumière du soleil, ainsi une vie plus épanouie suit des actions plus éclairées (puisqu’on ne peut séparer nos réponses de nos actions et nos actions de leurs résultats).

  1. Votre nouvelle réponse : la vraie force est le refus d’agir à partir d’une position de faiblesse.

Votre nouvelle action : examinez où vous avez appelé une faiblesse intérieure de la force ; comme de nommer l’anxiété, du souci d’autrui, ou de la colère, une juste indignation. Osez vivre sans ces fausses forces.

Votre nouveau résultat : la fin de votre confusion & de la douleur de vous demander pourquoi vos forces vous font si souvent échouer. En même temps, vous remarquerez la naissance d’une force nouvelle et vraie qui ne se transforme jamais en son opposé faible.

  1. Votre nouvelle réponse : ayez le courage de persévérer même en sachant que vous avez peur.

Votre nouvelle action : osez faire un pas tremblant après l’autre.

Votre Nouveau résultat : la libération d’une vie de peur parce que la peur ne peut exister si on valorise plus la compréhension, que la sensation de peur.

  1. Votre nouvelle réponse : le pardon est la compréhension que, mises à part les circonstances, il n’y a pas de réelle différence entre vous et votre agresseur.

Votre nouvelle action : malgré vos voix intérieures qui vous hurlent le contraire, osez traiter votre agresseur comme vous voudriez être traité.

Votre nouveau résultat : lorsque vous arrêtez de punir les autres pour leur faiblesse, vous cesserez de vous punir pour la vôtre.

  1. Votre nouvelle réponse : la compassion est le refus conscient d’ajouter à la souffrance d’une autre personne, même si cela augmente la vôtre.

Votre nouvelle action : osez soulever 100 fois le poids mental & émotionnel que vous croyez pouvoir porter.

Votre nouveau résultat : contenue au plus profond de la souffrance, est l’intuition qu’il n’y a pas d’être souffrant.

  1. Votre nouvelle réponse : le vrai espoir est le fait qu’il y a toujours une solution plus élevée.

Votre nouvelle action : comprenez que, chaque fois que vous vous sentez vaincu ou souffrant, c’est seulement parce que vous insistez pour vous accrocher à ce qui ne fonctionne pas. Osez laisser aller cela et vous ne perdrez rien sauf une croyance punitive.

Votre nouveau résultat : une nouvelle vie qui ne craint aucun défi intérieur ou extérieur, puisque la défaite ne peut exister qu’en l’absence d’une volonté d’apprendre.

Après ces 5 réponses nouvelles, vous voudrez peut-être écrire les vôtres. Ceci est très profitable pour accélérer votre croissance interne. Ne vous découragez pas si au début vous ne pouvez pas trouver de nouvelles idées ; même la plus petite tentative de trouver de nouvelles réponses est une nouvelle réponse !

Plus vous employez des principes véridiques, plus ils travailleront en votre faveur.

Rappelez-vous que quand on travaille avec de ce genre d’idées supérieures, des parties encore inconnues de vous-même essayeront de vous induire en erreur, car elles « savent » que votre vision spirituelle croissante vous éloignera de leur influence néfaste et vous donnera une sécurité véritable. Peu importe ce que ces voix nuisibles vous soufflent, celui qui met la vérité à la 1ère place ne perdra jamais rien, sauf ce qui n’a jamais été réel.

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S’affirmer, devenir sûr de soi

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Certains manquent d’assurance, n’osent pas s’affirmer ou même s’exprimer, se sentent laids ou patauds, se jugent timides ou introvertis, et cela les rend invisibles ou inintéressants (ou même exploitables) en société.

Ces gens-là craignent de déplaire aux autres, tentent de leur plaire ou d’obtenir leur approbation et se sentent très mal à l’aise si quelqu’un les critique, les dément ou les désapprouve.

En société, au lieu de s’attendre à briller ou à être bien accueillis, ils s’attendent à être rejetés ou désapprouvés, ou à se rendre ridicules, ou à n’avoir rien d’intéressant à dire – et, à cause de cette attitude, ils le sont effectivement.

Conclusion ; tout le monde les traite comme quantités négligeables, comme des carpettes (à écraser ou sur qui se défouler), ce qui leur fait une vie minable en tous domaines ; carrière, amis, amour, …

Ils ont des qualités, mais elles passent inaperçues – tandis que d’autres, moins doués mais plus « grande gueule » se ramassent tous les honneurs, les bons jobs & les belles filles (ou gars) ! Eh oui ; le monde est une jungle où les faibles se font écraser.

Mais heureusement, ça peut changer.

Le manque de confiance en soi est causé par des croyances limitantes, instillées par soi-même ou sa famille. Tous les bébés sont extravertis mais il arrive souvent qu’un ou plusieurs événements traumatiques fasse qu’on se sent mal à l’aise avec les autres & fasse basculer dans l’introversion.

Pour acquérir de l’assurance, il faudra donc creuser & retrouver ce qui nous a fait adopter ces croyances limitantes.

Il faut cesser de dire « Je suis introverti » ou « Je manque de confiance en moi », mais d’identifier les domaines de notre vie où on manque de confiance en soi – par ex, en groupe, ou pour parler en public, ou pour s’adresser au sexe opposé, ou pour contester une note au magasin ou au restaurant, ou devant les figures d’autorité (chef, policiers, douaniers, …).

Notez ces incidents… Peu à peu, des schémas se mettent à émerger.

Puis, réfléchissez à comment ça se manifeste et à quel moment précis. Ecrivez ceci aussi, en détail. Analysez ceci & ensuite, songez à quelqu’un de très sûr de lui.

Demandez-vous ce qu’il penserait & comment il agirait dans cette même situation, comment il se tiendrait (sa posture), …

Ecrivez tout ceci, car c’est ce qu’il faut faire. Là, il faut commencer – très graduellement – à pratiquer cette façon de faire, le plus souvent possible, c-à-d dès qu’il y a une occasion de le faire – chaque jour, ou du moins, plusieurs fois par semaine. Là, au lieu de vous réfugier dans votre coquille dans les situations « menaçantes », vous commencerez à adopter l’attitude du modèle sûr de lui que vous aviez choisi.

Cela prendra de 6 mois à 1 an pour pouvoir agir exactement comme le modèle choisi, mais là, vous serez habitué à pratiquer une attitude assurée, et vous vous sentirez bien plus assuré.

D’abord, commencer à agir différemment & à vous affirmer sera dur, car ça vous semblera non-naturel & vous aurez envie d’agir comme d’habitude & de vous faire tout petit, mais souvenez-vous ; « le bonheur se trouve à la fin de votre zone de confort » !

Il s’agit donc de vous pousser à faire un petit acte différent, plus assuré, puis, de continuer à vous pousser à aller un peu plus loin, puis plus loin, etc.

Il ne faut pas agir d’un coup comme un gars (ou une fille) super-sûr de soi, sous peine de vraiment vous rendre ridicule, ou de vous effrayer & de vous empêcher d’agir.

Pour avancer dans votre changement, vous devez trouver des occasions où vous pourrez tester la méthode ci-dessus.

Aussi, il faut que, chaque matin (durant 2 mois), vous vous répétiez plusieurs fois ; « J’aime être sûr de moi » et « Je me fiche de la bonne ou mauvaise opinion des autres ».

Et chaque soir (toujours durant 2 mois), il faut vous imaginer dans les situations qui vous mettent mal à l’aise (que vous avez écrites) et imaginer ensuite que vous agissez comme votre modèle ; le gars sûr de lui, en ressentant les sentiments qu’il doit ressentir – c-à-d être parfaitement à l’aise & se plaire dans cette situation.

Ces 2 techniques vous aideront à mettre en pratique de nouvelles façons d’agir. Plus vous vous entraînez, plus cette nouvelle façon d’agir (& sensation) vous deviendra familière & naturelle, plus vous deviendrez sûr de vous.

Une chose essentielle ; il faut absolument faire l’effort de trouver plus d’occasions de socialiser. En effet, pour éviter mal-être & attaques, les timides & introvertis ont pris l’habitude de s’isoler.

Seulement, ce n’est pas ainsi qu’on avance vers une meilleure vie ! Il faut multiplier les occasions de sortir de votre zone de confort & de pratiquer vos nouvelles façons de faire.

Il faut briser cet isolement en acceptant plus d’invitations & en recherchant activement des groupes dont vous pourriez faire partie, puis joignez-vous-y.

Je recommande, par ex, les groupes Toastmasters Int. ; ils sont pleins de timides & d’ex-timides et en outre, leur but est de nous faire parler en public et on n’y est jamais critiqué – même qu’on est très mauvais, on n’y reçoit que des compliments, ce qui ôte la peur de s’exprimer & augmente beaucoup la confiance en soi.

Quand les autres vous « verront », qu’ils sauront qu’il faut compter avec vous, vous verrez bientôt une grande différence dans votre vie !

Comment atteindre une vie pleine & heureuse

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Si vous me lisez, vous êtes sûrement familiarisé(e) avec les concepts du développement personnel.

Mais bien des gens, qui ne s’intéressent pas au sujet – ce qui est bien dommage pour eux 😉 – ne savent même pas qu’il est possible de s’améliorer & de se créer une belle vie, qu’ils peuvent sortir de l’ornière voulue par la famille & la société pour mener une vie passionnée.

Il faut dire qu’ils n’ont, en général, jamais vu quelqu’un menant une telle vie, alors, ils se croyaient condamnés à une vie dénuée de sens, d’obligations, une vie terne & routinière, à se traîner en aspirant à la retraite, au métro-boulot-dodo qu’ils voient leurs parents ou leurs amis mener… Brrr… Rien de bien folichon !

Dans cet article : http://www.bonheuretamour.com/2014/10/12/lisez-et-vous-irez-mieux/ , j’écrivais que « c’est notre devoir d’en apprendre le plus possible sur ce monde dans lequel on vit, & quand on lit, non des romans mais des choses pour s’informer, on devient plus efficace pour agir sur notre environnement. »

C’est pour ça que j’aimerais que plus de gens lisent ; ils apprendraient plus de choses sur eux-mêmes & sur les possibilités qui leur sont ouvertes.

Quand on s’instruit, au lieu de rester prisonniers d’une vision immuable, notre conscience s’élève, ce qui non seulement nous permet de devenir plus efficace dans le monde (savoir = pouvoir), mais de comprendre notre programmation & combien elle nous nuit… combien nos jugements sur autrui & le monde ne reflétaient en fait que ce que NOUS étions, par exemple.

Il se produit alors un virage à 180° de ce qu’on croit sur soi & le monde, sur qui on est, sur notre position, nos goûts & dégoûts, … et finalement, l’exigence d’une vie pleine de sens & de passion, et une vision, ce qu’on peut créer pour soi-même.

On sait maintenant que notre entourage déteint sur nous, et comme moins d’1% de familles sont fonctionnelles à ce niveau (c-à-d accordant de l’importance au développement personnel, & à poursuivre ses rêves), comprenez qu’il ne faut pas trop les fréquenter & pas du tout les écouter ou leur confier vos grands projets.

Le self-made milliardaire Jeff Bezos a bien résumé la chose : « Life’s too short to hang out with people who aren’t resourceful ». (La vie est trop courte pour fréquenter des gens qui ne sont pas pleins de ressources).

De même, perdre son temps à regarder la télé (ou à des jeux video) vous enlise dans les sables mouvants d’une vie de consommateur mouton.

Savez-vous que si vous n’êtes pas en train de réaliser vos rêves, vous êtes en train de réaliser le rêve de quelqu’un d’autre ? Songez à ceci !

Via tout un tas d’agaceries soigneusement orchestrées (comme une multitude de piqûres d’abeille), de terreurs (terrorisme, nouvelles alarmantes, …) & une désinformation constante (mensonges sur le fonctionnement humain & les relations), la société crée exprès un énorme stress chez les gens.

Alors, ceux-ci se jettent sur les modes de soulagements les plus simples & rapides (moyens destructeurs que la société – encore elle & comme par hasard ! – leur offre pour son profit), pour se libérer de leur tension, peur, douleur, anxiété. Tout ceci ne fait que nous enfoncer de plus en plus dans une vie misérable.

La plupart des gens ont un problème, & même s’ils consultent, ne visent pas plus loin que de régler ce problème… sans se douter que le résoudre ne changera pas leur vie, et que, la vie étant ce qu’elle est, un autre problème surgira bientôt – problème que, comme ils resteront pareils, ils seront tout aussi incapables de résoudre… Etc, ad libitum…

Le développement que je propose, implique de « viser les étoiles » – pas juste un problème – aussi gros soit-il !

Le vrai bonheur – & cette fois, durable, & n’impliquant pas que vous enrichissiez quelqu’un d’autre en vous faisant du mal, est la joie profonde de fonctionner à fond, au summum de nos possibilités.

Ce n’est pas du tout une quête de confort ou de sécurité, mais bien une quête (infinie) d’épanouissement ; d’intégrité, de vérité, de beauté, de joie, de vérité, d’authenticité, de savoir, de créativité, & de gratitude.

Même les gens ayant un job bien payé & respecté, s’ils font leur job mécaniquement, ou qu’il ne leur permet pas d’exprimer tout leur potentiel, ou qu’il nuit à la Terre ou aux autres, ne sont pas sur cette voie.

Alors, connaissez-vous de quoi vous êtes (seriez) capable, ce qui est possible pour vous & où vous pourriez atteindre si vous vous engagiez dans cette voie de l’épanouissement ? De ne pas seulement travailler sur les circonstances externes, mais sur l’intérieur ; votre mentalité, vos habitudes & croyances, …

Il est évidemment dur de répondre à cette question, vu que la plupart des gens sont dysfonctionnels & mènent une vie médiocre, aux antipodes d’une vie pleinement vécue ! Alors, comment pourrait-on avoir la vision de ce que c’est d’avoir une vie épanouie ?

Comme on ne peut se tourner vers les autres pour le savoir, il faut se tourner vers soi, & tenter de se rappeler un moment de notre vie où l’on s’est senti intensément vivant(e)… Fermer les yeux & évoquer ce souvenir, de la façon la plus intense possible, avec toutes les émotions qu’on a ressenties.

Eh bien, il est de l’ordre du possible que vous ressentiez ceci à chaque moment de votre vie, depuis votre lever jusqu’à votre coucher, chaque jour… N’est-ce pas inspirant ?

Fini, le boulot où on traîne les pieds, finis, les collègues traîtres & les chefs tyranniques, fini l’ennui, finies, les peurs, finie, l’existence creuse qu’on doit « emplir de bruit & de chaos » pour cacher son vide, …

Beaucoup pensent que c’est trop beau pour être vrai ; que c’est un conte de fées, ou réservé à une élite – mais je ne prétends pas que les alouettes vous tomberont toutes rôties dans le bec…

Dans cet article http://www.bonheuretamour.com/2015/11/28/loi-dattraction-pouvez-vous-lutiliser/, je vous informe sur ce qu’est la Loi d’Attraction, & vous avertis qu’il faudra du travail : « Vous vous dites peut-être : « J’ai déjà une vie minable, remplie d’obligations, de démarches & de privations, et je devrais encore m’en rajouter ? Ca va pas la tête ?!  Je ne suis pas capable de supporter plus que ce que je supporte ». Eh bien oui ! Soyez logique ; vous n’allez pas récolter sans semer ! »

Et : « Croyez-moi : au lieu d’être attiré par le « Miroir aux Alouettes » de systèmes prônés par des gourous malhonnêtes ou mal informés, si vous voulez obtenir ce que vous voulez de la vie, il faudra retrousser vos manches & faire en sorte de vous les procurer vous-même… Ici, pas de « raccourci » vers le succès, mais beaucoup de prise de conscience, d’information, de travail, de détermination, & de lenteur… mais c’est plus sûr ! »

Ce n’est pas impossible : si vous le voulez, que vous vous engagez à fond dans votre développement, vous pouvez y arriver. Ca demande beaucoup de boulot, mais la récompense en vaut la peine !

Cela demande d’accepter de ne jamais stagner, de toujours (durant toute votre vie) vous engager à poursuivre votre développement, à apprendre ce qu’il faut pour y arriver (& continuer à vous informer)

Si vous refusez ceci, faites comme les autres ; résignez-vous à une vie médiocre où vous serez balancé de ci, de là, et choisissez-vous un ersatz de bonheur (une addiction quelconque) pour tenir le coup…

Je l’ai dit : la 1ère étape est d’avoir une vision d’avenir, qui vous donnera le cap. En y pensant, il faut viser haut & grand – car on a tous une bien trop modeste vision de nos possibilités – on n’ose pas, on se restreint…

Foin du soi-disant « raisonnable » ! «  Etre réaliste est la voie la plus commune vers la médiocrité » (Will Smith)

Voilà, par exemple, ce que vous pourriez viser : vous créer une vie où le travail vous passionne tant que vous n’avez jamais le sentiment de travailler ; c’est comme si vous étiez toujours en vacances, ou une vie où vous n’aurez plus jamais à vous inquiéter de l’argent, ou une vie partagée – d’amour, de tendresse (& de sexe !) – avec votre partenaire idéal(e), ou une vie d’aventures, de voyages où vous découvrez la richesse d’autres cultures, ou une vie sereine, où vous avez maîtrisé tous les sentiments négatifs (peur, souffrance, culpabilité, …), ou une vie où vous améliorez le monde avec votre art ou une découverte scientifique, ou une vie avec des amis positifs & inspirants, ou une vie en pleine santé, en forme (& en formeS), sans épuisement ou douleurs, ou une vie de leader, où vous enseignez aux autres des choses qui leur serviront, où vous les inspirez & leur servez d’exemple, une vie où vous en saurez assez sur la vie que pour y être comme un poisson dans l’eau & pourrez en apprécier pleinement les beautés, bref, une vie qui ne finira pas par d’amers regrets…

Voilà la vie auto-réalisée, celle où le centre même de votre être a été modifié, pour personnifier ces choses, ces facteurs qui ne sont – j’insiste – pas matériels.

Bien sûr, beaucoup viseront la richesse, mais il s’agit avant tout de croissance personnelle & émotionnelle … & si la richesse vient aussi, tant mieux.

Souvenez-vous que la vie n’est que de l’éprouvé vital. Par exemple, j’ai grandi dans une famille avec de l’argent, mais mes parents ne m’aimaient pas (me haïssaient, en fait). Et ensuite, j’ai épousé un homme qui a bâti (au départ de ma dot & de son job) une honnête fortune. Mais il ne m’aimait pas (je lui étais utile, c’est tout), en sorte que j’étais aussi fort malheureuse.

Quand je l’ai quitté, mon train de vie a fait le plongeon (surtout qu’il n’a jamais voulu payer les pensions alimentaires) – j’ai vécu plusieurs années de pauvreté, mais j’étais heureuse…  Je n’avais plus à subir une vie commune avec quelqu’un de non-bienveillant.

Et comme je n’avais jamais cessé d’étudier & d’avancer avec ma vie, j’étais satisfaite – surtout à partir du moment où j’ai créé mon blog.

Quand on vit une vie terne, qu’on a la tête farcie des horreurs qu’on nous montre à la télé (guerres, meurtres, famines, tortures, pollution, terrorisme, menaces diverses, …), on est dégoûté des humains, qui apparaissent comme un chancre à la surface de la terre. Mais, s’il est vrai que les humains ayant un bas niveau de conscience sont désespérants, il existe aussi des humains à haut niveau de conscience … & il faut viser à être de ceux-là.

Et si on parvient à élever assez notre conscience (ce qui n’est pas facile), on comprend mieux la totalité de ce qui se passe.

Alors, on accepte la réalité telle qu’elle est (surtout qu’on comprend alors tout ce qu’il y a d’hypocrite dans nos « vertueuses indignations ») et on a plus de compassion pour nos frères & sœurs humains.

Mais pour en revenir à votre évolution, à comment débuter & continuer, vous pouvez vous inspirer de ces 5 articles de 2012 :

http://www.bonheuretamour.com/2012/05/17/le-plan-extra-pour-enfin-realiser-vos-buts-introduction/

http://www.bonheuretamour.com/2012/05/17/le-plan-extra-pour-enfin-realiser-vos-buts-1-la-vision/

http://www.bonheuretamour.com/2012/05/17/le-plan-extra-pour-enfin-realiser-vos-buts-2-la-strategie/

http://www.bonheuretamour.com/2012/05/17/le-plan-extra-pour-enfin-realiser-vos-buts-3-planification/

http://www.bonheuretamour.com/2012/05/17/le-plan-extra-pour-enfin-realiser-vos-buts-4-execution-et-controle/ .

Le plus crucial est de beaucoup vous informer sur le but que vous visez ; ce qu’il vous faut (& qui vous manque), c’est une information juste & de haute qualité – & pour l’obtenir, il n’y a qu’une solution : vous devez décider de devenir un étudiant perpétuel.

Cette étude est indispensable & doit être votre priorité N°1 ; s’informer sans cesse – en lisant des livres, visionnant des vidéos, allant à des conférences ou ateliers, … Puis, vous devez réserver assez de temps chaque jour pour étudier.

Vous éliminerez ensuite vos mauvaises habitudes (critiques, regarder les news, tabac, alcool, addictions), & adoptez des habitudes saines – surtout que l’alimentation influence notre efficacité de pensée.

La maîtrise des émotions est aussi un but à viser.

Là, il est temps de découvrir votre moi profond & quelle est votre mission de vie. Cette étape est également indispensable ; en effet, il est impossible de s’épanouir si l’on ignore cette mission.

L’étape suivante est de devenir financièrement indépendant – ça semble bizarre, mais en fait, libérer nos conditions, c-à-d se libérer d’un job salarié, libère notre esprit, & nous permet de commencer le vrai travail (profond) d’auto-réalisation.

Alors, à vous la joie durable & « inusable » !

Attention : si vous sautez une seule de ces étapes, vous n’y arriverez pas.

Pour enfin éradiquer nos mauvaises habitudes

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Tous, nous avons de mauvaises habitudes, auxquelles nous tentons de renoncer, sans jamais y parvenir.

A ce sujet (outremanger, boire, fumer, se droguer, addiction à l’alcool ou aux drogues, au tabac, au shopping, au travail, au sexe ou au porno, peurs, timidité, …), on croit que si on agit plus, ça ira mieux, mais c’est faux.

L’usage excessif de force, de volonté & d’action pour tenter de changer quelque chose, est d’ailleurs la définition de la névrose. En fait, tout en voulant changer, une part de nous veut la mauvaise situation, en sorte qu’on s’auto-sabote & qu’on est bloqué. La mauvaise habitude a une fonction, elle soulage un vide & offre un plaisir.

Pourtant, toute mauvaise habitude peut disparaître si on l’observe ; prendre assez conscience du comportement nocif peut suffire, sans devoir rien faire d’autre.

Ça semble fou, mais réfléchissez & vous verrez qu’il est IMPOSSIBLE de se livrer à notre mauvaise habitude en étant vraiment conscient. Si on l’était, on se dirait : « hé, mais qu’est-ce que je suis en train de faire ? Je me fais du mal ! » et on cesserait.

Mais – bien entendu ! – il y a une astuce. Pour que ce système puisse marcher, il faut :

1) avoir un niveau suffisant de conscience,

2) être conscient tout le temps,

3) être assez patient que pour appliquer notre conscience à chaque fois que la tentation surgit.

Souvent, on prend la décision de se débarrasser d’une mauvaise habitude, car on se rend compte qu’elle est nocive, et on essaie durant une certaine période ; on se pousse, on se prive, … puis on laisse tomber.

En effet, la méthode « volontaire » est inefficace car la volonté humaine est assez faible & éphémère – sans compter qu’à un certain niveau, on a besoin du « pansement » que constitue ce mauvais comportement.

Seulement, c’est un cercle vicieux : plus on y cède, plus notre estime de soi & spiritualité baissent, & plus on a besoin d’ersatz pour combler ce vide.

La méthode « conscience », elle, demande qu’on se livre à notre mauvaise habitude, mais consciemment, en s’observant, car quand on s’y livre, on dirait que notre corps distrait notre conscience de ce qui est en train de se passer.

Pendant qu’on le fait, il faut donc comment ça nous fait nous sentir ; on sent que ce n’est pas bon, & en même temps, que c’est bon…

Quand on s’observe tout du long, au départ, on jouit de s’y livrer, mais après un certain temps, on remarque que ça nous fait nous sentir mal. Et même après l’avoir fait, on continue à observer nos sensations.

Attention : à aucun moment, il ne faut juger soi-même ou la situation (se dire que c’est mal, …) ! Vous ne savez que trop que se faire honte & se culpabiliser de nos mauvaises habitudes, n’a aucun effet !

Ca, c’est quand l’ego tente de gérer la situation… & il échoue à tous coups, alors que la conscience peut nous faire nous dépasser parce qu’elle provient de plus profond que notre moi.

Il faut éliminer l’ego, ce « petit chef » (celui qui ne sait rien mais veut se mêler de tout) !

Si on réussit à appliquer la méthode de conscience durant plusieurs semaines, on sera devenu tellement conscient de à quel point notre mauvais comportement est absurde & nous fait du mal, qu’on en viendra naturellement à l’abandonner.

Attention : « conscience » ne signifie pas « savoir logique » ! Car tout fumeur, par ex, SAIT que fumer est nocif, mais ça ne l’empêche pas de continuer à le faire.

Savoir une chose n’est qu’un genre de souvenir, tandis que la conscience se passe dans l’ici & maintenant !

Notre cerveau est submergé d’informations sensorielles et, pour ne pas être saturé, a « automatisé » un tas d’activités – par ex, vous êtes arrivé au bureau ce matin, donc, vous avez dû faire la route, mais comme vous la faites chaque jour, il y a de grandes chances que vous ne vous en souveniez pas.

Finalement, on ne fait que peu de choses consciemment… Et voilà une tendance qui nous « fout dedans » en matière de mauvaises habitudes.

Heureusement, la conscience (qui est simplement de l’observation) peut être développée, tout comme un muscle.

Même si la source d’une addiction est un besoin profond, l’observer la fera reculer car cela nous fera apprendre des choses « de l’intérieur » – & non comme une connaissance extérieure, théorique qui, on l’a vu, ne sert à rien.

Etre conscient n’équivaut pas non plus à se faire la leçon ; ceci est du reste, aussi une mauvaise habitude à éliminer !

Et il ne faut pas non plus supprimer nos désirs, tenter de résister à nos envies, essayer de se retenir de se livrer au mauvais comportement ; ça, c’est la recette de l’échec !

Il faut se laisser aller en observant, en ayant confiance que ça marchera, & persévérer dans la méthode, sans tomber dans les pièges décrits ci-dessus.

Notre esprit est un réseau de pensées & de croyances, qui crée notre personnalité & modèle nos comportements.

Il est si vaste & complexe qu’il dépasse nos capacités à le changer & comme il tend à l’homéostasie – maintenir le status quo – il résiste à tout changement. Si l’on confond la conscience avec la pensée, il nous sera donc quasiment impossible d’introduire du changement dans notre vie !

Car on « est » ce système – et donc, vouloir changer ce réseau de croyances via des croyances, ne marche jamais, parce que des pensées ne peuvent changer d’autres pensées.

Seule la conscience le peut, parce qu’elle n’est pas de la pensée, de la croyance, de la connaissance, ni de l’idéologie ; qu’elle se situe en-dehors du réseau de croyances !

Einstein l’a dit : « il est impossible de résoudre un problème au niveau de conscience où il a été créé ».

En élevant notre conscience, par conséquent, le réseau de croyances se restructure de lui-même.

On s’imagine que si on s’acharne, qu’on agit en force sur nos mauvaises habitudes, elles disparaîtront, mais c’est impossible, car ce réseau de croyances est justement le lieu d’où la force provient !

Et donc, tandis qu’une partie de ce réseau de croyance fait tout pour changer, l’autre partie y résiste…

Finalement, chacune des 2 parties s’ajuste pour maintenir l’homéostasie… & rien ne change !

Voilà la source de notre auto-sabotage & pourquoi plus on essaie, moins on réussit !

Choisissez ma méthode, celle où le changement surgira comme un sous-produit de l’élévation de notre conscience & non à coup de volonté, d’efforts, & de privations, en restant dans le « système » qui est fait pour rester indéfiniment dans le même état.

Mais pour ça, il faut accepter de s’abandonner à quelque chose d’au-delà de notre moi…

Tout vrai changement vient d’un alignement sur la Vérité & la réalité. Voilà pourquoi cette façon d’éliminer des habitudes est la seule qui puisse marcher.

La soudaine compréhension ne vient en effet pas de la pensée, mais d’une prise de conscience. On sait maintenant que l’information modifie la structure du cerveau & que la Vérité peut élever la conscience.

Et vous, comment pouvez-vous appliquer cette méthode dans votre vie ?

Changez votre destinée… en mieux !

Par défaut

allazo-alla-zo

Ou Comment ENFIN créer des résultats dans votre vie !

Si on veut arriver à quelque chose dans la vie, il faut se connaître, agir & surtout, obtenir des résultats – car le monde ne fonctionne que sur ça. Les 2 premiers éléments sont faisables, mais en ce qui concerne le 3ème (obtenir des résultats), les humains semblent très nuls !

C’est ennuyeux, car tout ce que l’on recherche, dans n’importe quel domaine de la vie, sont des résultats et si vous n’arrivez pas à générer ces résultats, votre vie ne vous plaira guère.

Les livres & l’internet fourmillent de « recettes » en 10 étapes pour réussir sa vie (ou dans la vie), mais toutes omettent l’essentiel – & donc, toutes foirent lamentablement ! Sinon, avec la masse d’informations – gratuites, en plus – à laquelle on a accès, tout le monde serait riche & heureux !

Si les gens « se plantent » dans leurs relations, ou leur carrière, …ce n’est pas parce qu’ils sont nuls dans le domaine en question, c’est bien plus général que ça ; ceux qui sont insatisfaits de leur vie, sont ceux qui sont incapables de faire arriver des résultats souhaités.

Et comme ils en sont conscients – comme ils « savent » qu’ils sont des « sous-doués du résultat », ils abandonnent directement, sans même plus essayer …

A l’inverse, il y a des « surdoués du résultat ». Quand on peut se souvenir qu’on a réussi à générer des résultats dans le passé, on sait qu’on est capable d’en re-générer à l’avenir, & c’est justement cela qui fait qu’on y arrive ! C’est en fait une question de mentalité, d’état d’esprit

L’épanouissement d’un être humain (c-à-d atteindre & concrétiser pleinement ses talents & potentiels) implique d’obtenir des résultats concrets, et non seulement des théories, des idées, des rêves.

Bien sûr que tout commence par un rêve ou une idée dans la tête de quelqu’un, mais ensuite, il faut agir, passer à la pratique, au lieu d’en rester à la théorie & aux belles paroles.

Traduire nos idées en actes est une compétence – elle peut donc s’acquérir ; on peut s’entraîner à passer à l’acte !

Comme notre société est basée sur le profit, & que des gens heureux rapportent peu, elle vise à nous garder vivants, mais dans le mal-être & la maladie – en sorte que tout est mis en œuvre pour nous désinformer & nous distraire de nos buts.

Pourtant, durant la majorité de notre Histoire, l’Homme n’avait pas l’occasion de rêvasser ; il devait créer des résultats (c-à-d se procurer de l’eau propre, à manger (suffisamment) & un abri correct) ou mourir ! C’est comme ça, dans la Nature…

Il faut agir & être efficace à ce que l’on fait, sinon, c’est la mort assurée !

Dans notre monde, ce n’est plus le corps qui meurt, mais l’Esprit, l’âme… La société s’occupe de la survie du corps, en général… même des plus pauvres.. Et c’est ça qui nous « endort » dans un confort factice.

Donc, si on est un sous-doué des résultats, c’est parce qu’on n’expose pas nos pieds au feu de la réalité !

Dans notre jeune âge, on a toutes sortes de beaux rêves dorés d’amour & de succès, mais qu’on ne relie pas au concret.

Donc, on ne fait rien, et le temps passe… On est pris dans la nécessité de gagner sa vie, dans les habitudes, dans les trivialités de la vie, …

Nos rêves se brisent sur le dur béton de la réalité ; on doit les rejeter & faire autre chose, parce qu’il n’y a pas moyen que ça puisse fonctionner dans la vraie vie. On doit donc réadapter nos rêves, nos ambitions & nos croyances à ce qui fonctionne dans le monde réel.

On pensait pouvoir vendre notre idée 1000 €, et on doit constater que les gens ne voudraient même pas payer ça 1€… ou qu’ils n’en voudraient même pas si on l’offrait pour rien.

Le marché n’est pas du tout ce qu’on croyait qu’il était… La réalité ne correspond pas du tout à notre rêve.

L’éclatement de nos rêves est pénible

Les plus forts réexaminent leurs projets, pour les faire correspondre à la réalité, puis retroussent leurs manches pour obtenir les résultats qu’ils désirent, mais la plupart des gens préfèrent continuer à vivre dans l’illusion, et, à chaque fois qu’un de leurs rêves irréalistes s’écroule, ils en recréent un autre, tout aussi mirifique & irréaliste…

Il est, en effet, TELLEMENT plus facile de vivre dans le rêve que dans la dure réalité ! Je l’ai dit ailleurs : la vérité est un alcool fort, que les mauviettes ne peuvent digérer & que seuls les êtres forts peuvent avaler !

Donc, les faibles, mêmes mis 1000 fois en face d’une conséquence révélatrice du monde tel qu’il est, ne peuvent pas voir & comprendre ce qui crève les yeux & se dépêchent de se tricoter un autre nuage de rêverie rose bonbon où ils se perdront & dériveront, bien au chaud… et où ils perdront le temps & l’énergie qui composent leur vie…

Les surdoués du résultat, eux, ne se voilent pas la face ; ils tirent la leçon de leurs erreurs, comprennent comment marche le monde ou le marché, & adaptent leur projet en conséquence… Eux s’accrochent à la vérité & refusent fermement l’illusion !

Ceux-là sont des réalistes, tandis que tous les autres ne sont que des rêveurs, qui parlent beaucoup, mais ne font rien de concret.

Il faut dire aussi qu’avec la mode actuelle du « Secret », de la « Loi d’Attraction », de la « manifestation » & autres billevesées, on y est bien poussés !  Et pendant que les jobards « visualisent le succès », les malins agissent & obtiennent le bon de la vie.

Si on respecte vraiment nos rêves, qu’on leur donne la primauté, il faut être prêt(e) à faire tout ce qu’il faut pour les atteindre, aussi pénible que ce soit… « Les gagnants font des choses que les perdants ne veulent pas faire » (Dr Phil Mc Graw).

Traduire ses rêves dans la réalité est toujours beaucoup de boulot, & du sale boulot. D’abord il faut être assez humble & souple que pour accepter d’abandonner nos croyances sur le réel – ce n’est pas lui qui changera pour nous ; c’est nous qui devons changer pour lui !

Si l’on constate que nos rêves ne collent pas au réel, on peut soit comprendre qu’on s’était fait des illusions & tenter de concrétiser nos rêves en s’appuyant sur la vérité, soit se créer un autre rêve à poursuivre.

Le réaliste se demandera d’abord : Quel genre de croyance ai-je sur le monde, qui rend mon projet impossible à réaliser ? Le rêveur, par contre, croit à ses chimères ou, même s’il sent qu’elles sont fausses, il refuse d’y renoncer.

Il a des croyances sur comment les choses devraient fonctionner, &, trop faible ou immature, ne peut les rejeter, ni laisser la réalité l’influencer & le modeler.

Accepter d’évoluer ainsi exige du courage & de la maturité. C’est pénible de comprendre que les idées qu’on nourrissait depuis des années, sont nulles.

Mais, à part ceux qui vivent en se berçant d’illusions, il y a l’autre genre de personnes ; celles qui, ayant vu leurs rêves brisés, se sont résignées à une vie médiocre, une vie où ils végètent, une vie de mort-vivant…

Ceux-là se croient très raisonnables & réalistes et, quand quelqu’un évoque ses rêves devant eux, diront des choses du genre : « Oui, moi aussi, j’avais des rêves. Mais reviens sur terre ; prends ce qu’il y a, au lieu de désirer des choses impossibles ! »

En fait, il ne faut pas cesser de rêver ou se résigner à une vie minable, mais juste comprendre que nos rêves irréalistes ne pourront jamais se traduire en résultats concrets.

Actuellement, pas mal de gens se soucient du monde (des autres, des animaux, de la Terre) & adoptent les croyances New Age, mais leurs bonnes intentions ne se traduisent généralement pas en résultats. Ils se rassemblent & blablatent indéfiniment, puis reviennent chez eux, en se sentant des types « bien »… et rien n’a été fait, bien sûr !

Pour créer du bonheur ou de la réussite, il faut générer des résultats.

Bien sûr, on sait maintenant que le bonheur ne dépend pas de choses concrètes, & que l’on peut être riche, en bonne santé & aimé, et être malheureux, et à l’inverse, être malade & n’avoir rien, et être heureux…

Mais en réalité, être heureux sans rien n’est à la portée que de quelques-uns ; les saints. Pour tous les autres, il faudra des choses concrètes pour qu’ils se sentent à l’aise & satisfaits… (la quantité de choses nécessaires dépendra inversément du niveau de conscience de la personne).

Les domaines des relations & de la spiritualité, comme les autres, demandent énormément de savoir & de travail pour qu’on y obtienne des résultats valables. Une bonne relation amoureuse, par ex, ne tombe jamais du ciel ; elle exige qu’on se développe en tant qu’être humain pour pouvoir maintenir une relation intime avec un autre.

Idem avec la spiritualité ; beaucoup ont toujours des concepts spirituels à la bouche, mais quand on creuse, on voit qu’ils n’ont pas éradiqué leur ego et leur idée d’avoir un haut niveau de conscience est comme, pour d’autres, l’idée d’avoir beaucoup d’argent, ou de femmes, ou de culture ; un moyen de se rehausser dans leur propre estime ! L’humilité indispensable à la spiritualité n’est pas là !

Si vous ne voulez plus être un rêveur, que vous voulez obtenir enfin des résultats, vous devez comprendre ce mécanisme des rêveries irréalistes & décider que vous le rejetterez désormais, pour observer le réel & le monde tel qu’il marche, & y adapter vos actions – bref, que vous vous tiendrez humble devant la réalité, parce que c’est le seul moyen de concrétiser vos rêves.

Ceci implique que vous devrez sans doute abandonner vos illusions ; des croyances qui vous sont chères, ou ré-examiner vos idées sur l’argent ou sur le sexe opposé, ou sur la politique ou l’économie, …

Ayez le courage d’admettre que, comme c’est irréaliste, ça ne vous mènera nulle part, informez-vous sur le domaine que vous visez, ne voyez que les faits, & acceptez la vérité, aussi dure soit-elle à avaler !

Surtout, voyez tout (c-à-d la globalité, tous les éléments composant le résultat) & non plus juste une partie…

Donc, au boulot ! Au lieu de rêvasser ou de parler en l’air, commencez à agir pour obtenir ce que vous voulez.

Attention : beaucoup ont l’impression de trimer comme une bête, mais de n’obtenir aucun résultat, par malchance ou influences négatives d’autrui, ….

En fait, c’est vrai qu’ils agissent et même parfois qu’ils travaillent dur, mais le but n’est pas de travailler dur, mais de travailler « efficace », car si vous faites des choses inefficaces, vous êtes comme la souris qui pédale dans une roue ; elle a beau se fatiguer durant de longues heures, elle reste toujours au même point !

Pour un surdoué du résultat, s’il travaille à un projet & que ça ne génère pas de résultats endéans quelques semaines, il s’arrête, réfléchit, et abandonne ou adapte son projet.

Comme changer est la chose la plus difficile, la plupart des gens s’accrochent à leur projet, en continuant d’espérer que ça produira un résultat plus tard… C’est ok si par « plus tard », ils entendent « jamais » !

Hélas, les humains ont la tendance de, en cas de stress, faire PLUS de la même chose, alors que ce qu’il faut, c’est faire AUTRE chose ! Einstein l’a dit : « la folie, c’est continuer à faire la même chose & espérer des résultats différents » !

Il est vrai que la vie, c’est plus que d’obtenir des résultats (il ne faut pas être un genre de robot, qui ne pense qu’à être efficace), mais pour bien pouvoir se détacher des résultats, il faut déjà avoir obtenu ceux qui forment notre « base » ; c-à-d le minimum « matériel » à partir duquel on aura la force de poursuivre des buts plus éthérés.

Ca forme un tout, & il faut un équilibre entre les 2 ; le « tout contemplation » n’est à la portée que de grands sages, & le « tout résultat » fait des accros au travail, qui ne peuvent jamais se relaxer.

Mais comment développer cette mentalité « orientée résultats » ?

  1. Décider de n’aimer que les résultats tangibles, se tenir responsable d’atteindre cette norme-là & créer quelque chose de réel,
  2. au lieu de flotter dans sa vie, de se laisser porter par les événements (ce qui est amer), voir sa vie comme une série de projets. Car si on ne se fixe pas ces étapes concrètes, on ne peut dire si on a raté, puisqu’on ne vise aucun but précis (je détaillerai peut-être ces étapes dans un prochain article),
  3. le désir d’avoir un impact sur les autres. Moi, par ex, je veux modifier l’état de bonheur des gens, changer le monde ! Ceci est essentiel ; car, en voulant avoir un impact, on DOIT créer quelque chose (qui existe !) qui aura un impact sur le monde. Les rêveurs ne veulent pas marquer le monde & le changer, ils ne veulent qu’une vie pépère- & ceci n’est pas un mobile assez important que pour obtenir des résultats ! Du reste, Bouddha a dit :

« Celui qui laisse s’éteindre en son âme le désir de sauver tous les êtres vivants, a péché »,

  1. « parler souffle sur l’action & la refroidit » (Macbeth) ! Il faut cesser de claironner nos intentions, mais se taire, les réaliser, et puis en parler (éventuellement),
  2. pour obtenir des résultats, il faut toujours viser l’excellence ; pas le moyen, le juste bon (& sûrement pas le bâclé) … Non ; l’excellence & rien de moins que CA !,
  3. se tenir personnellement responsable d’agir efficacement & d’obtenir des résultats. Cessez d’attendre celui qui vous aidera, vous guidera, vous ouvrira la voie, vous dira comment faire, car PERSONNE D’AUTRE que vous-même n’agira pour vous faire avoir ce que vous désirez. Si vous ne vous tenez pas pour responsable de faire ce qui doit être fait, ce ne sera JAMAIS fait ! Il faut se dire ; ceci doit être fait, JE dois le faire, car sinon, personne ne le fera pour moi & ce ne sera pas fait. Ceci est un principe général dans la vie !,
  4. avoir une vue d’ensemble ; un surdoué du résultat a une compréhension de haut niveau de vers quoi il se dirige en travaillant, & pourquoi il travaille à l’obtenir. Il ne trime pas comme une fourmi pour avoir une paie à la fin du mois, en travaillant à réaliser les rêves de quelqu’un d’autre – car si on ne travaille pas à réaliser ses propres rêves, immanquablement, on le fait à réaliser les rêves d’un autre ! Il a du recul & voit ce qui doit être fait & pourquoi. Ils se demandent la raison finale de ce qu’ils font, comment une action s’intègre dans leur vision d’ensemble & leur mission à long terme.
  5. se bâtir une forte éthique de travail. Actuellement, les enfants reçoivent plus d’amour & de jouets – & même de points à l’école – sans raison, ce qui fait qu’ils prennent tout pour acquis. Ils estiment avoir naturellement droit à tout & ne sont pas reconnaissants de tous ces cadeaux. Jadis, tout cela devait se gagner ; les enfants d’alors savaient qu’ils devraient trimer pour obtenir quoi que ce soit. Maintenant, il y a un dégoût généralisé de l’effort, on veut tout, tout de suite ! Au lieu de trimer, les gens cherchent des raccourcis.. Mais ce n’est pas ainsi que le monde marche… et forcément, ils n’arrivent à rien ! « Faut ce qui faut » disait mon ex-mari – donc, si votre résultat désiré passe par un boulot dur ou subalterne, so be it ! Acceptez-le comme une marche nécessaire pour gravir l’escalier du succès,
  6. accepter de sacrifier notre confort personnel ; pour réussir, il faudra sacrifier beaucoup de notre repos, ou d’achats superflus, … Si vous suivez l’hédonisme naturel à l’être humain & ne visez que le confort douillet en refusant tout effort ou sacrifice, ce que vous obtiendrez, c’est une vie pauvre, stressante, pénible, car RIEN de bon n’arrive tout d’un coup & sans effort. « La patience est un arbre dont la racine est amère, mais dont les fruits sont doux » – suivons donc cet excellent conseil d’Oprah Winfrey ; « Faites ce que vous avez à faire jusqu’à ce que vous puissiez faire ce que vous voulez faire ».
  7. accepter de se changer pour obtenir ce qu’on veut – car ce que l’on veut fortement & durablement, ce n’est jamais un caprice ; c’est un besoin vital, une aspiration de notre âme !

C’est d’ailleurs la seule raison du besoin de croître & d’évoluer ; pour pouvoir produire de meilleurs résultats & avoir un impact plus grand sur le monde. Par ex, j’aime ce dicton grec « αλλάξω, αλλά ζω » (« Allazo, alla zo » ; « je change, mais je vis ») ; ça dit tout ; la vie est mouvement, & pour continuer à vivre, il faut s’adapter. Rester figé, c’est être mort…

Hélas, la plupart des gens refusent catégoriquement de changer ; ils s’accrochent à des croyances (inculquées par leur famille, leur culture & leur propre sensibilité & expérience de vie) plus qu’à leur vie… Toucher aux croyances de quelqu’un, c’est toucher à son être même (ou à ce qu’il croit être son être) – l’ennui, c’est que c’est justement ces croyances fausses qui bloquent le plus l’accès à de bons résultats & à une vie épanouissante !

Là aussi, ça demande de la force morale, du courage, & ce n’est pas à la portée des mauviettes (lesquels sont donc condamnés à végéter ici-bas). Ces individus veulent rester loyaux à ce que leur famille ou la société les a modelés à être (c-à-d beaucoup moins que ce qu’ils pourraient être) … Quelle tristesse !

Les surdoués du résultat, eux, osent repousser leurs limites, sortir de leur zone de confort, & changer. Ils acquièrent ainsi les informations & compétences nécessaires à l’obtention de leur résultat.

Pour devenir efficace, il faut toujours des compétences techniques, mais ça ne suffit pas ; il faut aussi modifier en profondeur notre esprit, être prêt à laisser tomber des pans entiers de nos systèmes de croyances, de notre perspective sur le monde – sur le cosmos, même sur Dieu !

Les gens ne semblent pas comprendre ceci, car ça semble si abstrait, si peu lié aux changements concrets que l’on veut faire – & pourtant, ça l’est. Par ex, si l’on est dogmatique, on voit la vie à travers une grille d’interprétation fort étroite & nécessairement fausse, puisque plus notre vision englobe de choses, plus elle est correcte.

Pour avoir une bonne vie, donc, cessez de vous adoucir la réalité & de protéger votre ego. A la place, décidez de vous aligner sur la réalité, aussi dur que ce soit, émotionnellement parlant !

Acceptez toutes les vérités, même les plus pénibles, car seule cette mentalité donnera une douce, agréable & satisfaisante vie.

  1. se jeter dans des situations exigeantes, hors de notre zone de confort. Cette situation stressante peut en briser certains, mais d’autres en ressortent plus forts & mieux armés pour la lutte pour la vie. Une fois de plus, mariner dans son petit confort n’apporte rien ; « la fortune sourit aux audacieux « !
  2. fréquenter des gens exceptionnels – c-à-d positifs, battants. Beaucoup d’études ont montré l’énorme influence de nos proches sur notre succès. Alors, si on vit entouré de négatifs, de sous-doués du résultat, ça déteindra sur nous. Leur mentalité nous semblera être la normalité & il y a de grandes chances qu’on n’arrive à rien non plus dans la vie…

Les surdoués du résultat, eux, se distancient de ces médiocres & font tout pour se lier à d’autres surdoués du résultat

Les personnes pouvant générer des résultats ouvrent notre esprit à ce qu’il est possible d’atteindre (ce qui élève nos attentes) & nous tirent vers le haut.

  1. rien ne nous ouvre plus les yeux, en nous confrontant aux réalités du marché que de créer notre propre affaire. Là, on voit ce qui marche & ce qui n’est que rêverie irréaliste. Quand la pression est forte & que notre survie est en jeu, l’ego recule & accepte de se plier au nécessaire. Si vous voulez vraiment devenir bon à générer des résultats, faites ce saut dans le vide.
  2. songez à votre mort. On agit trop souvent comme si on avait l’éternité devant soi pour réaliser les choses & qu’on peut bien se permettre de traîner. Mais les secondes deviennent des heures, puis des jours, puis, le pli de la paresse & de l’aveuglement étant pris, des années, & rien ne se fait ! Une étude a montré que ce que les gens regrettent le plus à leur mort, est de n’avoir pas eu le courage de vivre en étant fidèle à ce qu’ils sont et, au lieu de ça, d’avoir agi selon ce que les autres attendaient d’eux.

On n’a en fait qu’une étroite fourchette de temps, durant laquelle on peut agir pour changer les choses – & se rendre heureux par la même occasion. Voilà pourquoi il est utile de penser souvent à la mort.

Rûmi, le fameux poète mystique persan, a dit : « Dans ce monde, tu possèdes 3 compagnons de route : l’un est fidèle et les autres sont perfides. L’un d’eux, c’est les amis(es), l’autre, les richesses et les biens ; et le 3ème qui est fidèle, c’est l’excellence dans les actions. Tes richesses ne sortiront pas avec toi hors de tes palais ; ton ami viendra, mais seulement jusqu’à ta tombe. Seules les actions sont fidèles : il faut faire d’elles ton refuge, car elles viendront avec toi dans les profondeurs du tombeau ».

Conclusion :

Bougez-vous le derrière ! Maintenant !

Vous informer est bien, mais au final, c’est agir qui compte ! Vous devriez d’ailleurs agir 10 fois plus qu’apprendre.

Décidez de ce que vous voulez obtenir, faites-en un projet & agissez, en tenant toujours compte de la réalité des choses.

Pour trouver qui vous êtes & votre mission de vie en 5 minutes, je renvoie à l’excellente vidéo d’Adam Leipzig (https://www.youtube.com/watch?v=vVsXO9brK7M&t=357s ). Il suffit d’énoncer 5 choses : notre prénom, ce qu’on fait de mieux & qu’on aime faire, pour qui on le fait, ce qu’ils veulent & ont besoin & comment ils changent en résultat de notre action.

Par ex, pour moi, cela donne ceci :  Bonjour, je suis Béatrice, experte à conseiller les gens qui veulent atteindre leurs buts & le bonheur, et à modifier leur destin grâce à des infos plus réalistes & efficaces.

Si vous appliquez ces préceptes, je vous garantis que vous générerez des résultats tangibles & pourrez enfin améliorer votre vie.

Non seulement vous serez heureux(se), mais en plus vous serez fier(e) de vous !

Quoi faire pour cesser d’être victime ?

Par défaut

thriving

Comme pas mal de victimes de PN me posent la question, voici une réponse :

D’abord, (re)lire mon article du 3 octobre ; http://www.bonheuretamour.com/2016/10/03/rebatir-sa-vie-apres-la-violence-narcissique/

J’ajoute ici des informations supplémentaires ;

– Vous devez vous informer le plus possible sur la perversion narcissique – les articles suivants pourront vous aider :

PN & viol émotionnel : http://www.bonheuretamour.com/2015/10/15/viol-emotionnel/

Le PN comme vampire : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/

Le PN comme gourou : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/20/le-pn-comme-gourou/

Provocations du PN ; cessez de réagir : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/21/provocations-du-pn-cessez-de-reagir/

Le PN & ses flying monkeys : http://www.bonheuretamour.com/2016/09/25/le-pn-ses-flying-monkeys/

Comment le PN vous pousse à vous compromettre : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/10/12/comment-le-pn-vous-pousse-a-vous-compromettre/

Rejeter un(e) PN = s’exposer à un harcèlement sans fin : http://www.bonheuretamour.com/2016/11/13/rejeter-une-pn-sexposer-a-un-harcelement-sans-fin/

Choix du partenaire : évitez les vampires : https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/11/06/choix-du-partenaire-evitez-les-vampires/

(16/11/’14) Comment éviter les PN à l’avenir : http://www.bonheuretamour.com/comment-eviter-les-pn-a-lavenir/

L’horrible mutation des victimes : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/09/lhorrible-mutation-des-victimes/

comment vous attirez un PN : https://bonheuretamour.wordpress.com/2014/11/15/par-quoi-attirez-vous-un-pn-comment-vous-proteger/

Réaction d’un PN quand vous le plaquez : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/02/28/reaction-dun-pn-quand-vous-le-plaquez/

PN : repentir sincère ou comédie ? https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/02/20/pn-repentir-sincere-ou-comedie/

L’ex-victime de PN est seul(e) & pauvre : http://www.bonheuretamour.com/2016/01/27/lex-victime-de-pn-est-seule-pauvre/

Vérités enfouies : http://www.bonheuretamour.com/2016/06/27/victime-de-pn-verites-enfouies/

Famille PN : un schéma à connaître : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/29/famille-pn-un-schema-a-connaitre/

Pour quitter un loser : http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/pour-quitter-un-loser/

Il y a 3 étapes : se détacher, rompre et le suivi.

— Ensuite, savoir qu’on a une addiction aux peptides négatifs – à ce sujet, vous pouvez lire

http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/

http://www.bonheuretamour.com/2015/05/26/si-cest-intense-ca-doit-etre-de-lamour/

– A partir de là, bien vous conduire ; cesser les antidép’ !!!***, ne plus vous faire de mal, ni en faire aux autres, aider autrui, prier, …

– Enfin, ne pas croire les mensonges ambiants à ce sujet (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/

– choisir un bon thérapeute ; http://www.bonheuretamour.com/2013/09/03/comment-choisir-un-bon-therapeute/

– savoir que vous serez rejetée par la plupart : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/

Et ce joli conte : http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/

Le mal étant fait au niveau émotionnel, seule une méthode de guérison émotionnelle peut guérir le stress post-traumatique complexe dû aux violences subies – & pour ça, je suis là ! (je ne crois pas qu’il existe d’autres thérapeutes hors des USA qui connaissent cette méthode & sachent comment l’utiliser).

 

** *Quoi penser des antidép’ ? La Nature nous a pourvus de plusieurs systèmes d’alarme, qui attirent notre attention si l’on ingère quelque chose qui met notre survie en danger ; par ex, quand on se met à fumer, on tousse (mécanisme destiné à expulser le poison de nos poumons).

Si, par ex, un homme scie une chaise, qu’il regarde ailleurs & se scie dans le bras, le corps envoie tout de suite un signal de douleur, qui l’alerte qu’il est en train de se faire du mal, et ainsi, il cesse

Et il en va de même au plan psychologique : quand on est sur une mauvaise voie, une qui mène à la mort (faire un job qui ne nous convient pas ou fréquenter des êtres toxiques, …), notre corps nous en avertit en nous causant des angoisses, des colères & de la tristesse.

Maintenant, imaginons que l’homme qui se scie le bras se dise, en ressentant la douleur, qu’il ne faut pas cesser de se le scier, mais plutôt, prendre une drogue pour anesthésier la douleur, pour pouvoir continuer à se faire du mal… C’est stupide, non ? Eh bien, c’est exactement pareil avec les antidépresseurs !

C’est recourir à un remède-express – tenter d’anesthésier sa douleur pour pouvoir continuer à vivre de façon insensée – au lieu de s’attaquer à la cause du problème !

En plus, les antidépresseurs sont inefficaces (je n’ai JAMAIS vu personne aller mieux avec eux !) et ont d’énormes effets secondaires – souvenons-nous que TOUS les ados ayant perpétré des massacres dans des écoles aux USA étaient sous antidép’, tout comme le pilote de la Lufthansa qui a crashé l’an dernier son avion contre une montagne…

PN : la dévastation de « l’après »

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J’ai visionné hier le film  » 1000 Words » (avec Eddie Murphy) & la fin du film m’a rappelé mon article « Mort » & « renaissance » (http://www.bonheuretamour.com/2015/02/27/mort-renaissance/ ).

Je veux redonner de l’espoir aux victimes qui ne savent plus à quel saint se vouer pour aller mieux.

Au bout de quelques années passées avec un PN, vous êtes sans doute à bout (épuisé-e) & souffrez de stress post-traumatique – avec tous les symptômes douloureux & débilitants qui l’accompagnent (peur du monde extérieur, insomnies, douleurs partout dans le corps, migraines, tremblements, épuisement, attaques de panique, faiblesse, anorexie &/ou boulimie, addiction à l’alcool &/ou aux anti-dép’, …). Les tâches les plus simples (comme se laver, par ex) nous semblent une montagne…

Bref, on est très très diminué(e), comme « saigné(e) à blanc », physiquement, mentalement & spirituellement.

On a perdu, en plus de la santé, notre innocence, notre joie, notre envie de vivre, notre estime de soi, notre dignité, et on doit faire face à tout tout(e) seul(e), car le PN nous a isolé(e) … sans compter les proches qui nous ont rejeté(e) & les flying monkeys, qui nous attaquent à la place du PN.

Oui ; voilà le scandaleux : loin de nous plaindre et de nous défendre, loin de honnir & punir le bourreau, la société nous abandonne ou se tourne contre nous & nous revictimise, et d’autre part, protège le monstre qui nous torture !

Sans doute aussi a-t-on dû vivre le pire ; la perte de nos enfants – cf moi : l’une, « achetée » par son père, m’a tourné le dos, l’autre est morte (des coups de pied dans mon ventre à 6 mois de grossesse ont causé une mort subite quand elle avait 6 semaines) et le 3ème me fut ôté par la « bonne Justice » d’ici (sous les accusations fantaisistes de son PN de père), et rendu à l’état de loque humaine !

C’est pis que décourageant ; c’est écrasant ! On se sent comme écrasé(e) sous un rocher de 100 tonnes !

Et même si on comprend ce qui se passe – ou s’est passé, et même si on a réussi à se sortir de la situation, ça n’améliore quasiment pas notre état.

Pendant des années, on a essayé désespérément, par tous les moyens, de lui faire comprendre qu’on l’aime, combien ses actes ou ses paroles nous blessent, on a perdu des sommes énormes de temps & d’énergie (de vie, donc, puisque c’est de cela qu’elle est faite) pour tenter qu’il change d’attitude envers nous et revienne au Prince Charmant (ou à la Déesse) qu’il (elle) était au début… & on n’a fait que s’enfoncer de plus en plus dans l’épuisement & la déprime.

Puis, voulant sortir de la situation, on a commencé à en parler autour de nous (amis, psy), et à s’informer. On a commencé à voir ce qui se passait… mais rien ne faisait disparaître la douleur…

Une fois sorti(e) de la vie avec l’abuseur (& donc, des agressions quotidiennes), on pourrait penser qu’on va aller mieux, mais en fait, comme notre corps vise la guérison et « sait » que ces violences graves & répétées doivent être « traitées » pour disparaître, les chocs répétés subis au cours des années nous tombent dessus & viennent nous frapper de plein fouet.

Voilà pourquoi on a beau décider d’aller de l’avant en laissant cette sombre période derrière soi, on ne va pas mieux.

Alors, comment faire, dans cette triste situation, pour revenir à un état normal de fonctionnement ?

Pas la peine de se concentrer sur les souffrances subies, de continuer à en parler ou à lire sur le sujet ; ça ne fait que nous enfoncer davantage (voir : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/) ou nous changer en mort-vivant (voir : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/09/lhorrible-mutation-des-victimes/ ).

La seule façon de n’avoir pas vécu perdu tout ce temps de vie & ces terribles épreuves en vain avec le PN, est d’en tirer la leçon ; « Nul homme n’est ton ennemi, tout homme est ton professeur ».

Oui, tout est énergie dans l’Univers, mais on doit vivre sur Terre et y agir – or, on était sans doute, avant la rencontre avec le PN, trop « dans les nuages » que pour être efficace ici-bas (ce qui est pourtant le but de notre vie terrestre).

Il faut donc tirer la leçon de la rencontre & laisser ce vieux moi blessé mourir – celui qui accordait de l’importance aux « espoirs » irréalistes, à l’extériorité & aux accomplissements dénués de sens, pour vivre désormais à partir de l’intérieur ; exprimer ce qu’on est, tout en ayant une juste vue du monde où l’on vit.

Finalement, le PN a été l’instrument d’une « purification », d’un plus grand réalisme & efficacité ; il nous a permis de cesser de rechercher notre sensation de « complétude » en dehors de nous-même, pour la trouver en nous.

De par notre sensibilité particulière & ce qu’elle a subi durant l’enfance, on avait développé ce mécanisme inadapté et rien n’aurait pu nous le faire abandonner… sauf, justement, les violences perverses, qui nous ont fait « sombrer » dans les profondeurs les plus obscures de notre être et en prendre enfin conscience (ce qui aurait été impossible autrement).

Le fait de sombrer & de toucher le fond est le moyen de donner un coup de pied pour remonter ; concrètement, de comprendre qu’on a vécu jusqu’alors dans un aveuglement dangereux, fait de croyances nocives qui nous poussaient à faire des choix nuisibles, n’allant pas dans le sens de la vie et de ce qu’on est.

Dédidez que vous ferez ce qu’il faut pour pouvoir couvrir vos besoins (financièrement parlant) et pour le reste, de dédier votre vie à votre guérison et votre épanouissement total ici-bas.

Comme vous aurez besoin d’infos sur le corps de souffrances, je vous conseille les vidéos d’Eckart Tolle qui parlent de ceci (& bien sûr, je puis guérir le PTSD complexe).

Il faut vouloir rejeter ces croyances et commencer à vivre vraiment ; cesser de vivre selon des normes édictées par la société (& qui ne sont pas dans votre intérêt) & de vous soucier de si ça plaît à votre entourage ou non (qui souvent, n’ont pas non plus notre intérêt en vue). Après que tout ait été « brûlé » (tout l’inutile, au fond !), c’est le moment de vous en débarrasser une fois pour toutes, de changer de vie, de renaître !

Il suffit de prendre la décision de s’aimer désormais, de devenir son meilleur ami (e) en rejetant les croyances qu’on a eues jusque là pour les remplacer par des croyances qui nous servent & des valeurs qui nous correspondent.

Ca semble égoïste, mais ce ne l’est pas, puisque ce n’est qu’en faisant ainsi qu’on pourra vraiment servir le monde.

Il vous faut comprendre que vous aviez quelque chose à faire dans la vie : d’abord voir cette vérité, et ensuite, une mission – qui est souvent dans l’aide ou l’amélioration de la vie des autres.

Donc, comprenez votre valeur en tant qu’être humain, le fait que vous êtes « ok » et digne d’amour « tel(le) quel(le), qu’il n’est pas besoin d’en « faire plus » pour que les autres puissent vous aimer.

Savoir ceci vous relie enfin à votre moi et à la Vie… C’est cette gratitude, et s’accrocher à nos rêves, qui nous guérit.

Hélas, la plupart des victimes ne voient pas du tout les choses comme ça ; elles ne comprennent pas le message caché derrière leurs épreuves, et c’est pour ça qu’elles ne guérissent pas (sans compter que, si elles abandonnaient leur vécu, elles auraient l’impression de se trahir).

Pourtant, vous pouvez non seulement aller mieux, mais être plus heureux(se) qu’avant ; il suffit de le décider ! Alors, à vous le choix !

Victimes de sectes : à plaindre ou à blâmer ?

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J’en ai un peu ras le bol de ce « plaignement » des victimes de sectes !

On insiste toujours – & eux les premiers – sur le fait que la secte leur a tout pris, mais ce qu’on ne dit jamais (et eux non plus), ce que je trouve qu’il FAUDRAIT dire, c’est qu’ils engrangent des bénéfices cachés ; oui, les gens qui y entrent, et surtout qui y restent, y trouvent amplement leur compte ! Et partent dès que ce n’est plus le cas, c-à-d dès que le prix à payer commence à surpasser les bénéfices qu’ils en tirent…

Je consens qu’ils doivent avoir une pauvre estime de soi pour se laisser maltraiter (encore que…), mais en laisser maltraiter d’autres (dont leurs enfants) devant leurs yeux sans réagir prouve quand même aussi un grave manque de moralité !

Et quant à « on leur a tout pris », il faut se souvenir qu’il y a un mobile à tout, dans la vie. Donc, même le gars qui donne 1 million d’€ à une organisation caritative, n’accepte de se séparer de cette somme QUE parce qu’il en retire quelque chose qui vaut autant, ou plus, que cette somme qu’il donne.

De même, les adeptes de sectes en retirent aussi plus que leurs dons.

On pourrait se dire que c’est la sérénité, le bien-être, les grâces spirituelles – mais non ; ça ne peut pas être cela, puisqu’on sait maintenant que ces choses sont totalement absentes dans une secte.

Alors, par quoi sont contrebalancées les choses que les adeptes offrent à leurs gourous ?

Les études scientifiques sur le bonheur nous ont appris que le facteur de bonheur majeur est la sensation de faire partie d’une communauté. Or, nouer des relations est dur & prend du temps – avec un risque non-négligeable de se faire rejeter. Et là, hop ! On fait instantanément partie d’une communauté, on a instantanément des tas d’ami(e)s… Pratique, non ? Ces gens ont un besoin d’amour et d’appartenance, & il n’y a rien de mal à cela…

Seulement, il y a autre chose – de bien moins honorable :

Etre humain, tout en étant un genre de cadeau, est également un lourd fardeau ; s’assumer (avec toutes les responsabilités que cela implique), penser vraiment (& « penser, c’est dire non » ), est une dure lutte…mais bon, ça nous est tombé dessus, alors, remercions et tirons-en le meilleur parti possible.

Mais certains refusent ce don comme ce fardeau ; alors, ils prennent des « vacances » ; des vacances de l’action & de la pensée ; ils adoptent une pensée toute faite, et une vie où ce n’est pas à eux de se préoccuper de ce qu’ils feront, mais où quelqu’un d’autre le décide à leur place… Quel soulagement ! … quelle paresse, plutôt ! Quel avachissement !

Là aussi, beaucoup de gens (les membres de sectes, justement) sont prêts à payer cher pour ces « vacances d’humanité »… Faut-il dont admirer ceci ? NON, 1000 fois non ! Vous êtes humain ? Eh bien faites avec & montrez-vous-en digne !

Et il y a enfin une 3ème cause, la plus odieuse de toutes, qui semble être le mobile principal de ceux qui rejoignent une secte.

Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie, a dit un jour que le moyen le plus rapide de faire fortune, est de fonder une secte ; il a donc mis ce postulat en pratique…. et il avait raison, puisque ça a marché.

Eh oui ; on fait fortune en exploitant les vices, les tares, les bas instincts des gens… C’est ce que font les vendeurs de drogues, d’alcool, de filles… et les fondateurs de sectes !

Mais quel vice, vous demandez-vous ? (car quel mal y a-t-il à vouloir suivre Dieu ?) – J’explique :

Normalement, l’humain doit tendre à s’améliorer sans cesse ; viser l' »inaccessible étoile » de la perfection, et marcher vers elle chaque jour (en sachant qu’on ne l’atteindra jamais).

Car « cesser de vouloir être meilleur, c’est cesser d’être bon » ; la vie est comme un tapis roulant allant vers l’arrière. Donc, même si l’on reste immobile, on part automatiquement vers l’arrière ; c-à-d qu’on devient plus mauvais.

L’ennui, c’est que s’améliorer exige un gros travail d’information, sur soi, sur les autres et sur le monde qui nous entoure, ainsi qu’une grosse dose d’humilité (pour pouvoir se remettre en question et rejeter nos façons de faire et nos croyances lorsqu’on en rencontre de plus véridiques) … & ça, ce n’est pas à la portée de tout le monde !

Alors, que font tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent guère faire tous ces efforts pour s’améliorer ? Ils se créent un « nous » (nous ; les gentils, les beaux, les intelligents, les civilisés, les travailleurs) et un « eux » (eux ; les mauvais, les moches, les crétins, les barbares, les feignants)…

Bref, c’est déjà stupide, malsain & répugnant de se couper ainsi sans raison d’une partie de l’humanité, mais c’est surtout un moyen très vil de se créer une estime de soi fausse (car rien ne la justifie) & outrée (puisqu’elle génère un sentiment de supériorité).

Et c’est exactement ce qui se passe pour nos « pauvres victimes » de sectes ; eux seuls sont les élus, eux seuls sont bons, eux seuls ont raison, eux seuls sont assez intelligents que pour voir la vérité, eux seuls sont dignes d’être sauvés, …

Tous les autres sont à éviter, ils sont méchants (proies du démon) ou aveugles (trop bêtes que pour voir la vérité), et indignes d’être sauvés s’ils s’entêtent dans le « mal » ; c-à-d refusent de se convertir aux croyances (toujours grotesques, et souvent malsaines) de nos gogos. Voilà qui est suprêmement impertinent !

Et si lesdits adeptes font du prosélytisme, c’est en partant d’une position de supériorité, comme des enseignants parlant à de petits enfants à qui il faut tout expliquer… On me l’a fait et je puis assurer que l’inflexibilité de leurs principes idiots, autant que le mépris pointant sous les paroles mielleuses, est choquant !

Ouvrons les yeux : voilà la valeur contre laquelle ils échangent tous leurs biens, la « compensation » de tout ce qu’ils donnent à la secte : c’est CELA qui les a fait entrer dans la secte, CELA qui les y maintient, CELA aussi, qui leur a fait sacrifier & offrir tout ce qu’ils avaient… ce qui est, à mon avis, un bien vilain sentiment !

Dale Carnegie disait que ce qui fait mouvoir les humains, c’est le désir d’être important, et que c’est la façon dont ce désir se manifeste qui montre la nature et la valeur d’un être.

Or, comment cela s’exprime-t-il chez nos « pieux » personnages ? En se coupant du monde & en le méprisant, en s’en croyant supérieur – sans aucune raison, puisqu’on voit qu’ils ne font aucun bien réel autour d’eux.

L’argent qui’ils ont donné leur a paru en fait être un bon investissement : en échange, ils s’achètent un avenir tout rose et tout bleu, dont les autres – la « sous-race » – seront exclus. Eh bien, merde ! Le bien, c’est pour tout le monde, ou pour personne ! Il faut être un fameux salaud pour imaginer de jouir d’une vie de rêve alors que les autres meurent ou vivent dans les tourments – juste parce qu’ils croient autre chose !

C’est pourtant facile à comprendre que, chacun ayant des gènes différents, une famille différente, une culture différente, une sensibilité & une intelligence différentes, & des expériences de vie différentes, chacun aura des croyances différentes …

En conclusion, non seulement, ces adeptes n’exercent pas leur faculté de penser & d’agir comme des humains dignes de ce nom, ni ne travaillent au développement de leur âme (qui est le devoir de tout humain), mais ils nourrissent un orgueil diabolique (ce même péché – mortel ! – qui perdit Adam & Eve au Paradis terrestre !).

Alors, vous comprendrez que leurs pleurnicheries ne me touchent guère. Je suis juste désolée pour les enfants – qui eux, n’ont eu aucun autre choix que de subir les conséquences de la bêtise, l’immoralité et l’ego primitif & boursouflé de leurs parents !

Raisons des manipulations

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peur  Pour quelqu’un d’intègre, manipuler est à la fois immoral (car ça lèse les autres) et stupide (car ça se découvre un jour et ça se retourne contre l’auteur des manipulations).

Donc, pourquoi certains le font-ils ? Pourquoi ne peuvent-ils pas essayer de se procurer ce qu’ils désirent d’une façon honnête ?

La raison la plus évidente est la peur ; le manipulateur craint qu’en employant la franchise, il n’obtiendra pas ce qu’il veut, que les ressources sont limitées (qu’il n’y en a pas pour tout le monde), que la vie et les autres ne sont pas généreux ou favorables, qu’ils sont contre lui.

Vu que les gens voient le monde non comme il est, mais comme ils sont, le pervers voit le monde comme un lieu fait de dupes et de fripons, où tout le monde tente de gagner sur les autres et où ce sont les plus rusés qui réussissent et les autres (les naïfs) coulent, un monde cruel, où règne le « manger ou être mangé »…

Dans ce monde tel qu’il le voit, il craint que les autres gagnent & pas lui, et pour éviter que cela n’arrive, il faut être « fûté » & se débrouiller pour se donner l’avantage. La peur lui fait croire que si lui ne le fait pas, c’est un autre qui le fera, & qui prendra l’avantage sur lui.

Finalement, il se juge sans valeur, pas digne du bon de la vie… Il croit qu’il ne vaut pas assez pour qu’autrui prenne ses intérêts à coeur.

David R. Hawkins, dans sa classification des niveaux de conscience, dit que les bas niveaux de conscience opèrent toujours à partir d’une énergie de peur, tandis que les niveaux élevés opèrent à partir d’une énergie d’amour (généreuse).

Les êtres inconscients ne peuvent voir le lien leur niveau interne & leur perception, et les événements de leur vie. A ceux-là, les échecs, déceptions & épreuves ne servent pas de leçon ; jamais ils n’évoluent car ils ne tirent pas la leçon de leurs expériences antérieures. Donc, la seule façon d’obtenir ce qu’on veut, est de tricher… Et si ça finit mal, au lieu de se dire que c’est un mauvais moyen, ils créent une autre manipulation …

Manipuler n’est pourtant pas efficace à long terme, puisque ce n’est pas une action juste, bonne ou véridique mais une tentative de défense injuste & nuisible pour compenser la peur, la douleur et l’indignité.

Le manipulateur n’a pas la notion d’unité de la vie ; c-à-d que la vie est une grande toile dont nous sommes un maillon et que donc, ce que l’on fait à un maillon, on le fait à la toile tout entière.

Par conséquent, s’accorder un gain via la manipulation, ne donne que des victoires creuses, toujours plus de peur & de vide intérieur, et finalement, toujours plus d’indignité (séparation radicale d’avec autrui et d’avec le courant de la vie) – car inconsciemment, le manipulateur « sait » qu’il agit mal, et ça renforce sa peur & son sentiment d’être indigne de recevoir le meilleur de la vie… C’est un vrai cercle vicieux !

Souvenons-nous : « Soyez meilleur, vous serez plus heureux. Ceci est la meilleure leçon de morale, car elle est fondée sur l’intérêt » (Duc de Levis-Mirepoix).

On le voit, ne manipulent que ceux qui se sentent indignes – souvent des êtres ayant un manque d’estime de soi.

Tous, nous manifestons dans notre vie ce que nous craignons, et plus nous essayons de manipuler les autres & les circonstances au lieu d’affronter nos peurs, plus les effets sont désastreux !

Même les pervers narcissiques – qui le font pour obtenir leur approvisionnement narcissique – sont dans ce cas ; eux aussi (tout au fond d’eux-mêmes) se jugent inférieurs & indignes d’être aimés pour ce qu’ils sont.

Vous le savez ; ça ne sert à rien de vouloir changer autrui ; on n’a de pouvoir que sur soi-même, et quant aux autres, il ne faut tolérer dans notre vie que ceux qui opèrent à partir d’un niveau d’amour ; les autres (ceux qui partent d’un niveau de peur) ne feront que nous exploiter d’une façon ou d’une autre…

Lorsque l’on cesse de vouloir changer les autres & travaillons à être intègre, on n’a pas besoin de manipuler qui que ce soit pour soigner nos blessures non cicatrisées.

Chaque fois qu’on tourne le dos à l’authenticité en soi, on tente en fait de manipuler quelque chose ou quelqu’un d’extérieur (manoeuvre vouée à l’échec), à créer un résultat différent qui nous permettra de nous sentir plus digne.

Il faut savoir que notre valeur est en nous, jamais au dehors, peu importe la situation où l’on est. Même si l’on n’a aucun contrôle des conditions extérieures, on peut – & on doit – contrôler notre être intérieur, parce que ce qu’on est, se manifeste comme la vie qui nous entoure.

Comme l’a si bien dit Barbara de Angelis : Vivre avec intégrité signifie : ne pas accepter moins que ce que vous savez mériter dans une relation, demander ce que vous voulez et avez besoin de la part des autres, dire la vérité, même si ça peut créer des conflits ou des tensions, avoir les comportements correspondant à vos valeurs personnelles, faire des choix basés sur ce que vous croyez et non sur ce que d’autres croient.

Or, vous rejetez votre dignité & votre intégrité à chaque fois que vous :

– Faites des choix de relations basés sur le manque, pour y gagner de l’énergie, la sécurité, l’approbation, l’amour, plutôt que sur un vrai désir d’une relation saine, joyeuse, compatible,

– Ignorez les abus et l’auto-désintégration plutôt que d’affronter le fait d’être seul(e),

– Tentez de plaire aux gens pour gagner l’amour, l’approbation ou la sécurité,

– Prenez la culpabilité sur vous pour apaiser quelqu’un d’autre afin de maintenir la relation ou d’éviter une nécessaire confrontation.

Modifier les habitudes de manipulation dans notre vie commence avec l’authenticité ; l’authenticité signifie que qui vous êtes à l’intérieur est en harmonie avec la personne que vous présentez à l’extérieur.

Être authentique signifie agir selon un sentiment de valeur intérieur (savoir que vous êtes aimable et acceptable tel que vous êtes) – non sur une validation en dehors de vous.

Mais si on craint de changer de méthode, de se lancer dans la vie « sans filet », comment changer ? Eh bien, en modifiant nos croyances.

Il faut croire que le monde est abondant, généreux, & qu’il y a une place pour nous dedans ! Et rejeter l’idée qu’on ne vaut quelque chose que si les autres nous aiment ou nous apprécient. Il faut se rappeler notre enfance, quand cette croyance fut implantée en nous, et l’en arracher (en voyant que ceux qui nous l’ont implantée mentaient).

Alors, les comportements inadaptés (résultant de cette croyance douloureuse) disparaissent.

Nous trimballons tous un « excès de bagages » datant de l’enfance, une programmation interne dont il est impossible de se débarrasser sans remettre en question & rejeter les croyances qui nous furent insufflées.

Savoir ce qu’on fait & pourquoi on le fait ne suffit pas à se changer durablement ; pour cela, il faut travailler sur soi & libérer la douleur émotionnelle datant de cette époque.

Vous pouvez le faire, mais pas un PN ; il est trop faible pour ça ! En outre, comme sa voie mauvaise lui réussit, il n’a pas de raison de changer. Donc, n’espérez pas qu’il change ; c’est tout simplement impossible.

Si vous vous raccrochez encore à cette chimère, lisez

https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/06/pn-vous-voulez-lui-ouvrir-les-yeux-quelle-erreur/

Extraits de Louis Pauwels (2ème partie)

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L.Pauwels2  2ème partie d’extraits de ce grand écrivain & philosophe ;

Extraits de « Comment devient-on ce que l’on est ? » (Stock, 1978)

– … l’esprit peut tout. (…) l’esprit peut tout, mais avec souffrance.

– … l’éternelle cécité, l’éternelle bêtise insultant l’esprit.

– Le manque de relations est plus déterminant que le manque d’argent. La vraie prison, dans la petite condition, ce n’est pas de manquer de sous, c’est de manquer de contacts, c’est la circulation sociale bouchée, le destin muré. Une société n’est pas inhumaine parce qu’elle est hiérarchisée. Elle est inhumaine parce qu’elle est cloisonnée.

– … l’essentiel pour moi, dans l’écroulement de toutes choses, a été de trouver le sens de l’éternel.

– Quand la société est massiste (marchande ou marxiste ; également massiste), il n’y a pas de culture à proprement parler. Il y a propagande ou il y a commerce. Dans les sociétés .. , où l’économie est tout le destin, il n’y a pas de culture. La culture commence là où commence la conscience intériorisée, le sens de notre destin particulier et de sa relation avec l’universel.

– Etre, c’est être différent de la mort. Voilà le point de départ de toute culture comme de tout art.

– Ce qui coupe du passé déshérite l’avenir. Ce qui détruit les particularismes détruit le génie. Le sans passé, c’est le sans avenir. Et le sans limites est une prison.

– L’âme est l’outil pour arrêter le temps. La prière, la méditation sont les meules pour aiguiser l’outil. Les hommes d’âme sont des artisans en éternité. Les autres sont de la poussière aspirée par le temps.

– Je peux subir les fatigues de l’action. Je ne peux pas être englouti par l’action. Parce que ni le succès ni l’échec ne peuvent rien, finalement, contre moi.

– Ce n’est pas ce que nous regardons qui compte. C’est le lieu, en nous-même d’où nous regardons.

– Qui nous empêche, même au centre d’une ville, de relever la tête et regarder les étoiles … ? Où que nous soyons, nous sommes toujours à la même distance des étoiles.

– Et sans doute le projet tout entier est-il inscrit dans un grain de sable et dans mon cerveau – mais il me reste indéchiffrable. Cependant, il m’habite, comme il habite toute la création. (…) Cette énergie se connaît elle-même. Elle sait son projet. Elle me traverse, elle m’a fait, elle m’effacera, comme elle fait et défait les mondes, les êtres, les choses, à la poursuite de sa propre incarnation jamais achevée, à jamais incompréhensible pour toute créature, …

-J’ai toujours été hanté par l’idée que le cerveau humain était peut-être une maquette de l’univers, que tout le connaissable est dedans, mais qu’il nous a été livré sans le mode d’emploi. (…) Il se peut que, par des voies aberrantes, … les mystiques soient parvenus, en aveugles doués, à appuyer sur quelques touches inconnues. (…) Mais on sent très bien que l’essentiel de leur expérience reste dans l’indicible, échappe au langage.

– Je crois que le langage est une condition de la pensée infirme, et qu’il doit exister une sur-pensée sans langage. Les mystiques ont une supériorité sur nous. Ils connaissent notre univers mental. Nous ne connaissons pas le leur.

– On ne cherche pas un maître. On le rencontre. Et quand on l’a rencontré, il faut se préparer à le quitter. C’est juste un poteau indicateur à déchiffrer. Seul l’idiot s’enroule autour du poteau indicateur en déclarant qu’il a enfin trouvé son chemin.

– … le visible simple cache de l’invisible compliqué,

– Le sens aristocratique est le sens de la distinction. Je veux dire la capacité de distinguer les êtres dans leur diversité et la disparité de leur valeur. Le contraire de l’aristocratisme, c’est, justement, ce qui ne distingue pas et s’en fait gloire : ce qui uniformise par le bas, ce qui massifie.

– Avoir un modèle vers lequel tendre, c’est posséder une civilisation intérieure.

– La pensée ne vit qu’en se formulant, et, en se formulant, elle se retarde et se fausse. Elle se dénature en se coulant dans des phrases. … Or, les mots de la pensée ne sont jamais tout à fait la pensée. … La vie de l’esprit formulé est une fausse vie. …C’est un privilège de savoir traduire avec des mots sa pensée. Mais c’est aussi une infirmité, parce que la pensée forme des mots, au lieu de former de la pensée.

– Le novateur avance, suivi par une meute de voyous hurlants.

– … les contemporains ont la vue de plus en plus courte, alors que l’oeil de l’humanité perçoit des choses de plus en plus vastes.

-Nous sommes passés du sacré au profane, puis du profane au trivial. (…) Jamais l’aventure humaine ne s’est aussi largement déployée. Mais le discours public ne vulgarise pas ce déploiement, il siffuse la vulgarité. … Je crois que la profonde crise de civilisation est là : dans l’abîme qui sépare l’esprit de l’humanité, agrandi, de l’esprit des hommes, raccourci. Il manque le pont. Il manque la relation. A proprement parler, le religare : la religion.

– …le sureffort rend moins faible.

– … sois pleinement tout ce que tu es, tous ceux que tu es. Mais toujours, toujours, avec une indifférence centrale. Un secret non-attachement.

– … il est dans la nature de la passion d’être, pour un homme, une fête à l’écart, et pour une femme, le jeu central.

– .. la société ne pardonne rien à la passion.

– Pourquoi la passion amoureuse a-t-elle une si bonne réputation, bien que généralement catastrophique ? C’est justement parce qu’elle engendre la douleur. Rien ne nous semble plus grand que souffrir d’amour. C’est l’imitation de Jésus. La croix au lit. … C’est en effet une maladie.

– Une immense conspiration, que j’appellerai « conspiration de la chansonnette », met de l' »amour » partout, et principalement où il n’a que faire. … Vous serez jugé sur vos mensonges et vos sensibleries camouflées en grand sentiment. Votre amour de l’humanité, qui n’était l’amour de personne. .. et surtout, pour avoir appelé Amour le désir, Amour l’excitation. Amour la curiosité. Amour l’amusement. Amour l’attachement affectueux. .. Amour l’habitude agréable. Amour la peur de l’ennui. Amour, la crainte de la solitude. … il y a de l’escroquerie et du ridicule à abuser du mot.

– Car le réel fait toujours beaucoup moins de mal que l’irréel.

– Certainement, l’Amour existe. Mais il est rare. Aussi rare que la sainteté ou le génie.

– Pour combien d’hommes, le grand jeu est-il au foyer ? Le grand jeu n’est pas à la maison (ni même dans le lit de la maîtresse), il est dans le travail, l’action sociale ou politique, les camaraderies, le stade ou les batailles du dehors. Il y a, pour quantité d’hommes, beaucoup plus de feu dehors qu’au foyer. Voilà la vérité.

(…) Ainsi vont les choses. Et la liberté d’esprit commence quand vous voyez les choses non comme on les chante, mais comme elles sont. … Dire la vérité, c’est souvent ne pas dire aux femmes ce qu’il leur serait agréable d’entendre … Mais ce n’est pas ne pas aimer les femmes. C’est ne pas aimer mentir aux femmes, fût-ce pour leur faire plaisir.

– Il y a une autre fidélité : c’est porter constamment une bienveillante attention à l’autre.

– Vous ne trouvez plus qu’une sorte d’idées : les zizidées. Je dis qu’il y a abus de sexe quand la tête pense avec du sexe au lieu de penser avec de la pensée. … Nous vivons dans une société marchande, qui vend ce qui se vend le mieux : le coeur et le sexe. … Cette érotisation ne réhabilite pas du tout l’Eros dans l’homme. Au contraire, elle livre l’énergie sexuelle au pillage… La vraie vie (du corps, de l’esprit, du coeur) cesse d’être vécue. Elle se déroule dans une générale zizillusion.

– La société marchande a mis Eros dans le commerce. Il a dégénéré en phantasme.

-Je parle du freudisme vulgarisé, qui prétend tout expliquer par le sexe. (…) Il y a des émotions supérieures et des activités de l’esprit étrangères à la libido.

-La littérature, le théâtre, le cinéma dits érotiques ne libèrent pas le sexe : ils sexualisent le cerveau avec de l’énergie sexuelle dégradée. (..) Le phantasme, ce n’est pas ce qui exalte la réalité, c’est ce qui vous en sépare. (..) La rigueur des moeurs, imposée par la religion ou la société, mettait de la force dans les faibles. Quand on ne demande plus rien aux faibles, ils ne se demandent plus rien à eux-mêmes.

– Deux races de femmes. L’une nombreuse, et l’autre en voie de disparition. (…) La vraie femme, la femme rare. Celle que les anciens gnostiques appelaient « la femme de l’homme » et « la rosée de lumière ». Ils nommaient l’autre, qui est légion, « la femme de la femme ».

– …la sorcière brûlée, c’est la vraie femme, « la femme de l’homme », la femme de la religion primitive que l’on pourchasse, que l’on détruit, afin d’en effacer à jamais le souvenir, pour que l’homme ne possède plus que la fausse femme, son insatisfaisant double en creux, et cesse de croire en un paradis possible sur terre.

– La femme réduite à une médiocre contrefaçon de l’homme est de plus en plus manifeste et omniprésente.

– La femme s’est retirée. … Nous n’avons plus la relation avec une puissance de l’autre pôle du monde, …

– Je vous ai dit ce que je croyais. Que tous les hommes ont de la graine d’âme. Mais que cette graine peut pourrir ou germer. Il faut un terrain propice. Une conscience capable d’intériorisation, des exercices, et la pratique de vertus. Bref, une ascèse.

-La vie est un songe pour la conscience ordinaire, que nous croyons active, et qui pourtant dort d’un profond sommeil. … La vraie vie est dans la conscience vraiment éveillée. Veiller est tout.

– Quand une piste profonde se forme dans votre esprit, toutes les circonstances concourent à la dégager.

– Car l’homme qui connaît son idéal et ne l’atteint pas est pire que l’homme sans idéal.

-Je n’ignore pas les travaux sur la symbolique de l’Apocalypse. Ils m’ont toujours paru de la subtilité plaquée sur de l’insensé.

– Pour l’homme antique, tout pouvoir est un mérite. Pour le judéo-chrétien, tout pouvoir est le mal. (…) Car toute puissance est inique, et toute supériorité injustifiable. … Toute puissance est inique, sauf la puissance de l’impuissance. Toute supériorité est injustifiable, sauf la supériorité de l’inférieur.

– (christianisme) Extraordinaire construction d’un ordre temporel et d’une théocratie, à partir d’un message d’anarchie mystico-politique.

– La force de l’empire soviétique, c’est de ne pas être marxiste au nom de Marx, de ne pas être communiste au nom du communisme, … Longtemps, la puissance de l’Occident fut, par la grâce et l’énergie de l’Eglise, de ne pas être chrétien au nom de Jésus.

– Je songe à tels chrétiens libérés, … militants du désordre, à l’écoute du bas-fond. Il ne leur reste, pour substituts de la grandeur et du feu, que ces trois petitesses brûlantes : appeler liberté le non-effort, amour des hommes la haine des capables, et justice la jalousie.

– Henri Heine divisait les hommes en deux mentalités : la nazaréenne et l’hellénique. L’hellénique cherche à comprendre et orner l’existence. La nazaréenne maudit l’existence et détruit dans l’espoir de transfigurer. … Il est opposé à tout pouvoir et finalement à toute civilisation … il trahit le monde pour « sauver l’homme ». (…) il y a plus beau et plus charitable que le prétendu « amour des hommes » : c’est l’effort de l’intelligence pour les comprendre.

-La religion n’est plus rien quand elle n’est plus qu’une sociologie folle en action. … L’Eglise est morte. C’est la décomposition qui fait bouger le cadavre.

– Je pense que l’homme est, de toute éternité, un animal religieux. (…) Quand, sous la poussée des connaissances, nous aurons manifestement établi le lien qu’intuitivement l’homme antique entretenait avec le cosmos, quand nous aurons aussi renoué avec l’infini de notre espace intérieur, … un temple se reconstruira dans l’homme.

– Ce cycle historique de deux mille ans a vu le triomphe de la mentalité nazaréenne sur la mentalité antique. … Ces deux mentalités, dans leur affrontement, font l’humanité.

– Le nazaréisme en pantoufles est exactement le bourgeoisisme. Le nazaréisme en bottes est le communisme.

– Il y a une imprégnation diffuse des façons de voir, de penser, de réagir, qui incline les esprits à souhaiter l’écroulement d’un « système » , alors même qu’ils jouissent de ses bienfaits.

– La plus grande part du message culturel, c’est la mise en accusation de la Grande Babylone et l’impatience d’un jugement. Et je dis que ce fait métapolitique engendre les faits politiques. Et que, notamment, il suscite et justifie le terrorisme dont nous n’avons pas fini d’entendre parler.

– Le pouvoir, ce n’est pas seulement le commandement. Le pouvoir que l’on veut abattre bénéficie d’un consentement général, …dans les démocraties « bourgeoises » modernes, … il ne peut y avoir de prise du pouvoir politique sans prise préalable du pouvoir culturel. … (celle-ci) n’a de chance d’aboutir qu’au terme d’un long travail d’imprégnation dans tous les domaines : … Une lente montée, dans tout le réseau capillaire de l' »appareil civil », d’un esprit de subversion.

– … il arrive souvent que l’on abuse du mot « science » en faveur d’une idéologie. Je ne crois donc pas aux sciences humaines triomphantes : celles qui ont pour objectif de scientifiser l’idéologie…. C’est toujours la même question : amener les hommes à renoncer à leur autonomie, à leur singularité, comme par eux-mêmes.

Je crois à la raison. Je ne crois pas que tout soit réductible à la raison. … le rationalisme n’est pas apparu par une révélation providentielle de l’esprit humain, à l’époque de l’avènement de la bourgeoisie marchande. Il constitua, en quelque sorte, le marxisme de la bourgeoisie. C’était l’instrument majeur pour unifier les mentalités et conquérir le pouvoir. (…) Un étalon unique de la nature humaine, comme l’or, … Egaliser la superficie des choses, en niant l’essence intérieure des choses.

-L’autre tendance du psychologisme est l’école mécaniste. (…) Et tout comportement n’est qu’une réponse mécanique à un stimulus. L’homme est un appareil : vous glissez un stimulus dans la fente, et vous voyez sortir un réflexe. Mais la question qui se pose est : quel manipulateur supérieur met les stimuli dans la fente ? En société marchande, le marchand.

– Mon ami Koestler a raison de dire que la pensée contemporaine dominante est une pensée réductionniste. Elle pèse avec une telle force sur l’opinion générale, qu’elle amène chaque homme à poser sa lettre de démission sur le bureau de la société.

– Ce n’est pas le monde qui est mauvais : il est le monde, comme toujours. C’est l’idée que nous nous faisons du monde. Et ce n’est pas le monde qui nous détruit. C’est l’idée que nous avons de nous-même. … Si nous croyons qu’il n’y a ni liberté ni dignité souveraines dans l’homme, le monde est une prison et une indignité.

-Au début, une voix s’élève contre l’Antiquité en proclamant que tous les hommes sont frères. A la fin, elle s’élève contre la vérité en proclamant que tous les hommes sont identiques. Seulement, il arrive que l’idéologie rencontre la barrière infranchissable des faits.

En 1973, cinquante sommités scientifiques occidentales, dont plusieurs Nobel, ont publié un manifeste. Elles réclamaient le droit d’enseigner que l’intelligence et le comportement sont déterminés par le cocktail génétique hérité à la naissance. (…) L’idéologie dominante veut que, dans la nature comme dans le destin des individus, l’hérédité ne soit rien, et la société tout. … Pour l’idéologie dominante, tous les hommes naissent avec les mêmes potentialités. Les différences sont créées par le milieu. Et un milieu qui engendre des disparités est un mauvais milieu. Tout ce qui distingue les êtres les uns des autres est le produit d’une injustice. (…) l’égalisation des natures apparaît aujourd’hui, à l’intelligence objective, un déni de la nature. (…) Il ne s’agit pas de nier toute influence, sur le mental et le comportement des individus, de l’environnement familial, des structures sociales, de l’éducation, du milieu. … Non, il ne s’agit pas de contester l’influence du milieu. Mais de la reconnaître faible. Quatre fois plus faible, disent les scientifiques du manifeste, que la singularité génétique. (..) Le coeur s’encombre du souhaitable. L’intelligence ne vit que du vérifiable.

– … il est extraordinaire que l’opinion, si profondément maniée par l’idéologie égalitaire, célèbre dans le sport les différences natives d’aptitude, et attribue à des injustices sociales les variétés de capacité mentale et de comportement. Elle marque par là son achèvement dans la barbarie, ne voyant plus de réalité qu’à travers le corps visible, et d’existence à la psyché qu’à travers le social.

– Il faut convenir que le milieu dans toute société non nivelée, … crée artificiellement des inégalités d’aptitude. Mais il est évident aussi que, dans une société où toutes les inégalités artificielles auraient été supprimées, les inégalités naturelles ressortiraient avec d’autant plus de force.

– L’éthologie nous enseigne que toute société animale possède ses « alpha », c’est-à-dire ses leaders. Et aucune société humaine ne vit sans élites. Et quand elle s’affirme antiélitiste, elle divinise son chef : voyez Mao. (…) L’antiélitisme n’est rien d’autre que l’antiaristocratisme. Et le refus du sentiment tragique de la vie, rien d’autre que le refus des lois de la vie.

– Et toute démocratie a besoin d’être une « méritocratie » pour rester une civilisation.

– Nos croyances se sont laïcisées sans perdre leur nature dévote. (…) l’anthropologie, l’éthologie, la biologie opposent un formel démenti aux croyances du siècle. Il est entendu qu’une erreur, en devenant générale, ne devient pas pour autant une vérité. … Toute la sensibilité occidentale est dominée, depuis le XVIIIè, par l’idée que l’homme naît bon, et que la société … le pervertit, parce qu’elle est la source des inégalités. Rien, absolument rien, ne justifie la thèse du « bon sauvage »… Un Italien, Vico … écrivait que l’homme est né bête et méchant et que la société l’améliore. …. Rousseau parlait mieux au coeur chrétien ; sa vision était préférable. La tendance à choisir le préférable fonde toute croyance.

– S’agissant de l’homme, la « conformité avec la nature » ne signifie rien. Car ce qui distingue justement l’homme des animaux, c’est qu’il est un être de culture. … Sa nature est de créer des cultures, exprimées dans des sociétés. (…) La culture est la nature de l’homme.

– Vous commencez alors à distinguer, pour le moins, deux sortes d’esprits : les dévots et les autres … les chronodurcissables et les chronoplastiques. Ceux qui s’enferment de plus en plus étroitement dans leur croyance, à mesure que le temps contredit celle-ci. … Voilà les chronodurcissables. Les chronoplastiques sont les esprits à qui le temps apprend que si les vilains faits contredisent leur ravissante croyance, il ne faut pas les appeler vilains, il faut changer de croyance.

-Le langage de la politique n’exprime qu’une seule idée. Cette idée est plate. C’est l’idée que l’économie est tout le destin. … la certitude que les valeurs économiques déterminent toutes les valeurs.

– Vieil esprit (européen) pour lequel chiffrer n’est pas tout, … Vieil esprit pour lequel il y a quelque chose au-dessus du social, de l’économique, du quantitatif : la faculté délicate, les hautes énergies qu’il faut pour sentir et pour célébrer la qualité. Vieil esprit immortel qui voit dans les plus profonds enracinements la condition de la plus haute élévation, dans la disparité des natures humaines la condition de l’humanité organique, dans la diversité des cultures la condition de la culture.

– Le sentiment angélique est un non à la vie. Il lui reste, heureusement, l’hypocrisie pour se réconcilier avec la réalité. … Je ne crois pas à l’angélisme, surtout s’il est sincère. Et si l’agressivité était de toute éternité inhérente à l’homme ? Naturellement, il faut tout tenter pour détourner ou juguler la violence. (…) Il y a quelque chose d’irrémédiablement niais et gratuit dans le prêche du bon coeur. Il y entre aussi une haine du monde tel qu’il est. Et tel qu’il ne peut pas ne pas être sans cesser d’être le monde.

– Il est plus utile, … de comprendre le monde que de le juger du haut de l’Amour.

Tout angélisme cache une peur de vivre et une impuissance à se surmonter pour survivre.

– J’écoute dans mes lointains la pensée opposée. Et je la comprends. Et elle n’est pas le mal, car tout ce qui est compris est bien. (…) je combats avec l’intime pensée qu’aucune pensée ne m’est ennemie, …

– … les opinions sont des embarras pour l’âme dont l’exclusive nécessité est de se conserver nue, une, limpide, sereine. (…) un homme, s’il a pleinement mûri – non durci sur certains points, pourri sur d’autres – considère avec calme et reconnaissance pour la vie l’élargissement de ses doutes.

– … quelle intelligence est exempte des vanités et des énervements qui la changent en bêtise ?

– Ce coeur que mon esprit comprime, que ma pensée suspecte … est sans doute ce qui …. avec amour, se garde à jamais de conclure.