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Crédibilité : pros & amateurs

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1) Tom à la crèche :

Lorsque mon fils eut 6 mois, j’ai dû le mettre à la crèche. Voulant m’assurer que les soins seraient d’un bon niveau, je demande à la directrice de l’établissement (crèche de Céroux-Mousty) si les assistantes maternelles s’y connaissaient bien. « Oh oui ! – se récria-t-elle – elles ont toutes leur diplôme ! » …

Or, devinez quelle est la 1ère chose que j’ai vue en entrant dans la salle (pleine de bébés & de bambins) ? Au centre se trouvait une grande table, juste à hauteur du menton desdits bambins, et, posé sur un bord, un grand mug de café bouillant ! – & ça, sachant que les enfants sont curieux & touchent toujours à tout !

AUCUNE des 3 surveillantes – ni la directrice – n’avait remarqué ce gros danger potentiel ! Comme quoi, foin du diplôme ; ce qui compte, c’est le bon sens & la réflexion !

2) mort de Joseph Patrick Kennedy :

Durant la 2de Guerre Mondiale, l’aîné des Kennedy, Joseph Patrick, un garçon très prometteur, se porta volontaire pour participer à une mission pour détruire des V3 à l’aide d’un avion télécommandé bourré d’explosifs. Comme il fallait quand même 2 hommes pour le faire décoller, lui & son copilote devaient sauter en parachute un peu avant que l’appareil ne s’écrase sur sa cible. Hélas, un problème électrique fit exploser l’avion en vol, tuant les 2 hommes.

Un obscur technicien avait pourtant remarqué & signalé ce problème avant le décollage, mais comme le chef (hautement diplômé) n’avait pas remarqué le dysfonctionnement et que ledit petit technicien n’avait pas de diplôme, on n’avait écouté que l’avis favorable du « pro qualifié » & négligé totalement l’avertissement de l’« amateur » … avec les suites fatales que ce mépris a entraîné !

3) l’exemple de Fabienne Haustant :

Cette femme donne des formations de danse, alors que non seulement elle n’a jamais appris la danse, mais en plus, qu’elle est aveugle ! Mais elle est passionnée & c’est tout ce qui compte ! Elle s’est entraînée et s’entraîne encore de nombreuses heures par jour, elle danse comme un ange, et il est évident pour tout le monde qu’elle est très compétente dans ce domaine qu’elle s’est choisi – d’ailleurs c’est pour ça que ses cours ont un grand succès.

4) l’avocat-plâtrier :

J’ai acheté une vieille maison à Enghien & j’ai donc dû faire appel à divers ouvriers. Parmi ceux que j’ai rencontrés, un sortait très clairement du lot ; il avait suivi (& réussi) un cursus universitaire poussé par sa famille, mais était depuis toujours attiré par la rénovation de maisons. Et là, il avait laissé tomber sa profession prestigieuse pour se consacrer à sa passion & il était heureux.

En parlant avec lui, il était évident qu’il était bien plus compétent que tous les autres ouvriers à qui j’avais parlé – ceux qui avaient suivi une filière professionnelle seulement parce que leurs aptitudes étaient trop restreintes que pour faire autre chose – ceux donc, qui étaient des « pros », mais des pros pas bien malins.

De plus, ayant eu souvent affaire à ce genre de « pros » sans passion, j’ai hélas dû constater à quel point ils étaient paresseux & je m’en fichistes dans leur boulot !

Rien de tel avec notre « amateur » ; passionné par son boulot, il avait à cœur de le faire le mieux possible !

Conclusion :

Bref, alors que beaucoup suivent une ornière et se retrouvent diplômés – & tenus pour « pro» – dans une branche, les amateurs, eux, sont passionnés – le nom « amateur » le dit ; ils AIMENT cette branche, ils en sont fous, ils s’informent à fond & s’entraînent durant des milliers d’heures, sans compter leur temps & leurs efforts, pour y devenir experts.

Alors entre un amateur passionné & un professionnel abruti, mon choix est vite fait !

Et c’est pareil avec moi : ceux qui n’ont pas l’esprit fermé -c-à-d qui ont à la fois du vécu, du bon sens & une solide culture, comprennent ma compétence – ainsi, bien entendu que ceux & celles que j’ai conseillés. Les autres – effet Dunning-Kruger oblige – la rejettent.

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Citations de Terence Mc Kenna

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Le chaman n’est pas seulement un malade ou un fou ; il est un malade qui s’est guéri lui-même.

Ce que nous appelons la réalité n’est en fait rien de plus qu’une hallucination culturellement sanctionnée et linguistiquement renforcée.

Vous êtes un être divin. Vous importez, vous comptez. Vous venez de royaumes de pouvoir et de lumière inimaginables, et vous reviendrez à ces royaumes.

Ma technique est de ne rien croire. Si vous croyez en quelque chose, vous êtes automatiquement empêché de croire son contraire.

Nous avons tendance à nous affaiblir. Nous avons tendance à croire que nous n’avons pas d’importance. Et dans l’acte d’accepter cette idée, nous donnons tout à quelqu’un d’autre, à autre chose.

Le vrai secret de la magie, est que le monde est fait de mots. Et si vous connaissez les mots dont le monde est fait, vous pouvez en faire tout ce que vous souhaitez.

Les animaux sont quelque chose d’inventé par les plantes pour déplacer les graines aux alentours. Une solution extrêmement yang à un problème particulier auquel elles ont dû faire face.

Vous devez prendre au sérieux la notion que la compréhension de l’univers est votre responsabilité, parce que la seule compréhension de l’univers qui vous sera utile est votre propre compréhension.

La stratégie masculine dominante est si fragile que tout concurrent est ressenti comme un ennemi mortel.

La tension réelle n’est pas entre la matière et l’esprit, ou le temps et l’espace, la tension réelle est entre l’information et le non-sens.

La nature n’est pas notre ennemi, pour être violée et conquise. La nature est nous-mêmes, pour être aimée et explorée.

Il faut un esprit de dissolution des frontières, entre individus, entre classes, orientations sexuelles, riches et pauvres, hommes et femmes, intellectuels et sensibles. Si cela peut arriver, alors nous ferons un monde nouveau. Et si cela ne se produit pas, la nature est assez impitoyable et a une place pour nous dans le schiste de cette planète, où tant de personnes nous ont précédés.

Le problème n’est pas de trouver la réponse, c’est d’affronter la réponse.

La matière ne manque pas de magie, la matière est la magie.

L’idéologie pave toujours la voie vers l’atrocité.

La nature aime le courage. Vous prenez l’engagement et la nature réagira à cet engagement en éliminant les obstacles impossibles. Rêvez le rêve impossible et le monde ne vous moudra pas, il vous élèvera. C’est le truc. Voilà ce que tous ces professeurs et philosophes qui comptent vraiment, qui ont vraiment touché l’or alchimique, voilà ce qu’ils ont compris. C’est la danse chamanique dans la cascade. C’est ainsi que se fait la magie. En vous jetant dans l’abîme et en découvrant que c’est un lit de plumes.

Être impose une sorte d’obligation de découvrir ce qui se passe.

Il s’agit clairement d’une crise de 2 choses : de la conscience et du conditionnement. Nous avons la puissance technologique, les compétences techniques pour sauver notre planète, guérir la maladie, nourrir les affamés, mettre fin à la guerre ; Mais nous manquons de la vision intellectuelle, la capacité de changer notre esprit. Nous devons nous déconditionner de 10 000 ans de mauvais comportements. Et ce n’est pas facile.

Le but est d’alors, après avoir atteint cet équilibre, cette sagesse, cette connexion, d’atteindre un niveau de signification universelle ; c’est-à-dire de briser le mécanisme du conditionnement culturel, de la même façon que le shaman, et de tenter de découvrir quelque chose d’authentique – quelque chose d’authentique en dehors du nuage auto-généré du langage.

Si les mots « vie, liberté et poursuite du bonheur » n’incluent pas le droit d’expérimenter sur notre propre conscience, alors la Déclaration d’Indépendance ne vaut pas le chanvre sur lequel elle a été écrite.

Arrêtez de consommer des images et commencez à les produire.

Le coût de la santé mentale, dans cette société, est un certain niveau d’aliénation.

Vous êtes un explorateur, et vous représentez notre espèce, et le plus grand bien que vous pouvez faire est de ramener une nouvelle idée, parce que notre monde est menacé par l’absence de bonnes idées. Notre monde est en crise à cause de l’absence de conscience.

Si vous n’avez pas de plan, vous devenez une partie du plan de quelqu’un d’autre.

Apparemment, il y a une grande découverte ou une compréhension que notre culture est délibérément conçue pour supprimer, déformer et ignorer. C’est que la nature est une sorte d’entité ayant un esprit tendu vers une intention (« minded »). Que la nature n’est pas simplement le vol aléatoire d’atomes au-travers de champs électromagnétiques. La nature n’est pas la matière vide, déspiritualisée, loqueteuse que nous héritons de la physique moderne. Mais c’est plutôt une sorte d’intelligence, une sorte d’esprit.

L’imagination est le but de l’histoire. Je considère la culture comme un effort pour réaliser littéralement nos rêves collectifs.

Le but de la vie est de se familiariser avec ce corps d’après-mort afin que l’acte de mourir ne crée pas de confusion dans la psyché.

C’est le message de votre vie et de ma vie – c’est que rien ne dure. Héraclite le dit : Panta Rhei. Tous s’écoule, rien ne dure. Pas vos ennemis, pas votre fortune, pas avec qui vous dormez la nuit, pas les livres, pas la maison à Saint-Tropez, pas même les enfants – rien ne dure. Dans la mesure où vous écartez votre regard de cette vérité, vous construisez le potentiel pour la douleur dans votre vie. Tout est cet acte d’étreindre le moment présent, la présence ressentie de l’expérience vécue, puis de passer au moment senti suivant de l’expérience. C’est littéralement que le nomadisme psychologique est ce qui est.

Ce qu’est la civilisation, c’est 6 milliards de personnes essayant de se rendre heureux en se tenant sur les épaules de l’autre et tapant dans des dents des autres. Ce n’est pas une situation agréable.

Pour moi, c’est la question de savoir si nous avons peur de nous-mêmes ? Et nous héritons d’un énorme tas de bagages idéologiques, non seulement le christianisme, mais le freudisme et le marxisme. . . Nous héritons de toutes sortes de bagages idéologiques conçus pour nous faire peur.

La télévision est par nature la drogue dominatrice par excellence. Contrôle du contenu, uniformité du contenu, répétabilité du contenu en font inévitablement un outil de coercition, de lavage de cerveau et de manipulation.

Il ne faut pas devenir si ouvert d’esprit que le vent peut siffler entre nos oreilles.

La culture est une secte extrêmement répressive qui mène à toutes sortes d’humiliation et de dégradation, et à un comportement automatique, incontesté et non réfléchi.

Notre monde est en danger par l’absence de bonnes idées. Notre monde est en crise à cause de l’absence de conscience. Et donc, à quelque degré que quiconque d’entre nous puisse ramener un petit morceau d’image et le faire contribuer à la construction du nouveau paradigme, alors nous participons à la rédemption de l’âme humaine, et ceci, après tout, est ce qui importe vraiment.

La croyance est une attitude toxique et dangereuse envers la réalité. Après tout, si elle est là, elle ne nécessite pas votre croyance – et si elle n’est pas là, pourquoi devriez-vous y croire ?

Nous avons l’argent, le pouvoir, la compréhension médicale, le savoir-faire scientifique, l’amour et la communauté pour produire une sorte de paradis humain. Mais nous sommes dirigés par les moindres parmi nous – les moins intelligents, les moins nobles, les moins visionnaires. Nous sommes dirigés par les plus petits d’entre nous et nous ne nous battons pas contre les valeurs déshumanisantes qui sont données comme des icônes de contrôle.

La culture est une perversion. Il fétichise les objets, crée l’addiction au shopping, il prêche des formes sans fin de faux bonheur, des formes infinies de fausse compréhension sous la forme de religions déchaînées & de sectes stupides. Elle invite les gens à se diminuer et à se déshumaniser en se comportant comme des machines.

La culture n’est pas votre amie. La culture est là pour la commodité des autres et la commodité de diverses institutions, les églises, les entreprises, les régimes de perception fiscale, ce que vous avez. Ce n’est pas votre amie. Elle vous insulte. Elle vous affaiblit. Elle use & abuse de vous. Aucun d’entre nous n’est bien traité par la culture. L’autonomisation personnelle signifie se déconditionner des valeurs et des programmes de la société et mettre nos propres valeurs et programmes à la place.

La nature des PN

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Comme on juge les autres à l’aune de ce que l’on est soi-même, un PN n’a pas les capacités de comprendre, de quelque façon que ce soit, qu’il a affaire à quelqu’un qui a des émotions, une sensibilité.

Il faut bien comprendre ceci et s’en souvenir, sinon, on tente de communiquer avec eux comme avec quelqu’un de « vivant » et on se fait blesser.

C’est comme dans la légende où une femme trouve un serpent dans la neige. Elle le ramasse & le réchauffe … et là, il la mord, lui injectant un venin mortel.

Avant de succomber, la femme lui demande pourquoi il a fait cela, puisqu’elle lui avait sauvé la vie & pris soin de lui, et le serpent répond que c’est parce qu’il est un serpent, et c’est cela que les serpents font.

C’est pareil avec un PN, sauf qu’il n’acceptera pas de questions sur ses agissements ni n’avouera être un PN.

Si vous êtes forcé(e) d’avoir des contacts avec un pervers narcissique & que vous pensez pouvoir vivre ou communiquer avec lui, vous vous trompez lourdement ; un tel être ne peut ni ne veut jamais faire cela !

C’est comme s’attendre à ce qu’un cactus vous donne des oranges. Un cactus produit des épines, & c’est tout !

Il est normal, quand on est en relation avec quelqu’un, d’en attendre certaines choses (le respect, l’égalité, la gentillesse, …)(& je me FOUS de ce que les théories à la mode prétendent d’autre !) mais avec un PN, c’est peine perdue !

Il faut bien le comprendre, sinon, on s’expose à beaucoup de frustration & de souffrance.

Mais soyons claire ; le fait d’accepter ce fait ne signifie pas que vous approuviez ou excusiez ces comportements ; c’est juste que vous comprenez que la situation est ainsi.

On peut parfaitement accepter une chose et ne pas l’aimer, ou vouloir la changer – ici, je rappelle qu’il est vain de vouloir changer un PN, & que la seule chose qu’il faut tenter d’obtenir avec ces individus, c’est une situation où l’on n’aura plus aucun contact avec eux.

Il n’est pas question non plus de prétendre accepter cette chose (que le PN, vu qu’il est un PN, se conduira comme un PN & non comme un humain) et puis faire semblant que c’est autre chose.

Si vous croyez avoir accepté la situation, mais tentez encore de pousser le pervers à se soucier de vos sentiments, cela montre que vous n’avez en fait pas accepté la réalité… & c’est dommage, parce que ce n’est qu’en acceptant de voir la vérité de la situation, qu’on a du pouvoir sur elle, et qu’on peut éventuellement commencer à la modifier.

J’ai aussi longtemps cru que je pourrais faire comprendre à mon époux combien il me blessait avec ses moqueries, dénigrements & tromperies, que je n’étais juste pas douée pour expliquer, mais que si je trouvais les bons mots, il comprendrait & cesserait de me blesser … Quelle illusion ! Une illusion qui m’a coûté plus de 30 ans de ma vie, et ma santé…

Je sais qu’il est horrible d’affronter le fait que ces êtres sont des monstres dénués de tout sentiment humain, mais ne faites pas la même erreur que moi ; comprenez qu’il n’y a rien à expliquer, qu’ils le font exprès de vous blesser parce qu’ils vous haïssent d’être ce que vous êtes & que c’est de nos douleurs dont ils se repaissent !

Le déni est l’inverse de l’acceptation, c’est refuser d’accepter la réalité – or, la réalité rattrape toujours ceux qui veulent la fuir !

Accepter, c’est affronter le réel & abandonner nos attentes envers cette personne. C’est le seul moyen de ne pas perdre trop de plumes, et de pouvoir éventuellement s’en sortir.

Le déni est certes plus « confortable » & moins terrifiant, mais si on s’y livre & qu’on refuse de voir la réalité en face, on continuera à se faire blesser & affaiblir de plus en plus… souvent jusqu’à la mort.

Si on rejette la vérité, on est, comme le PN, dans le refus de voir ce qu’est vraiment ce dernier. La victime continue alors à espérer que le pervers redeviendra l’amoureux fou des débuts… sans voir que cet « amour » n’a jamais existé ; que ce n’était qu’une comédie qu’il a utilisée pour l’attirer dans sa toile.

Si la victime observait cette situation du dehors – arrivant à un(e) ami(e), par ex. – elle comprendrait tout de suite, mais comme elle est impliquée dans la situation, qu’elle est prise dans le cyclone & vit dans un chaos, elle n’a aucun recul, & reste dans la confusion… et ce, d’autant plus qu’il serait trop douloureux d’accepter la vérité (qui est qu’il ne l’aime pas, ne l’a jamais aimé(e) & n’est pas capable d’aimer).

Alors, la relation continue, avec la victime se faisant constamment blesser & refusant de le comprendre… surtout que, comme l’agression est trop massive que pour être intégrée, notre cerveau, pour nous sauver physiquement, « dissocie » & elle passe dans l’inconscient ! (phénomène psychologique normal dans ces conditions).

La vérité est : NON, IL (ELLE) NE CHANGERA PAS ! La vérité est une douleur forte, mais brève – comme arracher un pansement – tandis que le refus de celle-ci est comme une souffrance sans fin.

Croissance, conscience & contresens

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Notre psyché étant complexe, votre chemin vers l’épanouissement se heurtera à tout un tas d’affirmations contraires & « irréconciliables », de paradoxes.

Ceux qui résistent à la croissance résistent aux contradictions, et c’est dommage, car quand on approfondit les choses, quand on s’élève, on attrape une vue plus globale des choses et ce qui semblait en opposition, se révèle ne pas l’être.

Nous essayons de savoir comment nous fonctionnons, comment la vie fonctionne, d’en connaître toutes les facettes pour pouvoir en former une grande image cohérente. Et que chaque petite parcelle de vérité s’insère dans cette grande image & la clarifie un peu.

Lorsque quelqu’un possède une telle grande image, il possède la sagesse pour créer sa vie idéale & une vie pleine de sens.

Ceux qui ne possèdent pas cette grande image, n’ont pas de compréhension de comment ils fonctionnent ni comment le monde fonctionne, & passent leur vie à errer…

Voilà ce que nous ferons ensemble ; récolter de petites facettes de vérité & les assembler …

La croissance étant un processus « à vie », quand on commence à le suivre, on trouve souvent des pièces qui semblent ne pas s’intégrer au tableau… On ne comprendra comment elles s’y insèrent que bien plus tard, & de nouvelles pièces viendront toujours se rajouter.

Sur cette voie, il arrive souvent qu’on croie avoir compris un domaine, puis qu’on trouve une pièce qui remet tout en question, ou que l’on soit étonné de ce qu’on trouve, car cela s’oppose à nos croyances, mais il faut toujours que celles-ci cèdent devant la vérité car elles se sont implantées en nous irrationnellement, et, étant fausses, nous nuisent.

L’ennemi est ici l’ego, qui déteste l’incertitude.  Si on l’écoute, il nous persuadera qu’effectivement, cette pièce trouvée est à rejeter ou nous fermera les yeux & les oreilles devant des vérités qui le dérangent.

Il faut donc – depuis le début de notre quête – garder l’esprit ouvert, accepter de faire sans cesse évoluer l’image & de la modifier au fur & à mesure que notre conscience s’élève, sinon, on reste bloqué.

Pour avancer en développement personnel, il faut en accepter les paradoxes :

  1. D’un côté, on vous dit que vous êtes déjà parfait, complet tel quel, & de l’autre, que vous devez travailler dur pour vous épanouir.
  2. D’un côté, on vous dit que vous avez des problèmes & devez travailler à les résoudre – & on vous aide à les diagnostiquer, les comprendre & les traiter, & de l’autre, que vos problèmes sont illusoires, qu’en fait, ils ne sont pas le problème.
  3. D’un côté, on vous dit que les relations peuvent vous donner beaucoup de bonheur & d’épanouissement, & de l’autre, que les relations ne peuvent vous rendre vraiment heureux car le bonheur ne vient que de soi, de l’intérieur, et qu’il ne faut pas compter sur quelqu’un d’autre pour nous rendre heureux.
  4. D’un côté, on vous dit d’être sage, de faire des choix éclairés pour éviter les erreurs, & de l’autre, que les plus grands hommes connus ont réussi leur vie autour de leurs plus grandes erreurs et que plus on échoue, meilleur on devient à ce que l’on fait – certains gourous du développement nous conseillent même d’échouer plus, pour mieux réussir.
  5. D’un côté, on vous dit que vous devez réfléchir sur votre vie & vos plans, & de l’autre, que penser est l’ennemi & que vous devez cesser de penser.
  6. D’un côté, on vous dit que se rendre séduisant(e) est un dur travail, & de l’autre, que vous n’êtes jamais aussi séduisant que lorsque vous êtes cool & ne songez pas aux résultats, qu’il ne faut même pas songer à être attirant.
  7. D’un côté, on vous dit d’être « dans le moment présent » & de l’autre, qu’il faut songer au futur, avoir des perspectives à long termes, priorétiser, planifier, et savoir retarder la gratification, pour obtenir le bon de la vie.
  8. D’un côté, on vous dit que vous devez vous méfier de vous-même car votre esprit & votre ego sont trompeurs, & de l’autre, de vous fier totalement à vous-même pour réussir votre vie.
  9. D’un côté, on vous dit de toujours persévérer, ne jamais abandonner, & de l’autre, de priorétiser & de faire au plus vite des coupes claires dans le superflu pour ne pas gaspiller notre temps.
  10. On nous dit que pour être heureux, il ne faut pas vouloir l’être, ne pas penser au bonheur, vu que l’on ne peut être heureux que « dans le moment » et que si on y pense, on ne peut être heureux en même temps. Alors, faut-il penser au bonheur & y travailler – & n’être pas heureux – ou faut-il se ficher du bonheur… & être comme la masse des gens, qui ne sont pas heureux ? Comment, dans ces conditions, être heureux ?
  11. D’un côté, on vous dit qu’être altruiste est une vertu, & de l’autre, que pour le devenir, il faut beaucoup penser à soi, donc être égoïste. On vous dit que pour être authentique, il faut éliminer l’ego, mais il faut vouloir s’améliorer, et donc, employer notre ego pour vouloir éliminer l’ego.
  12. D’un côté, on nous dit qu’on existe & de l’autre, qu’il n’y a pas d’existence réelle.
  13. D’un côté, on vous demande d’accepter les paradoxes – donc d’avoir l’esprit ouvert, & de l’autre, de créer une image cohérente de la réalité.

Les sciences, les maths & la linguistique comprennent aussi des paradoxes, qui choquent certains. Quand on refuse un paradoxe, ce n’est pas lui qui pose problème, en soi (après tout, ce n’est qu’un jeu de mots ou jeu d’esprit), mais c’est qu’il heurte un espace d’insécurité en nous – & c’est là qu’on ressent le besoin d’avoir des certitudes (rassurantes).

Alors, il y a dissonance cognitive ; l’esprit, devant cette apparente contradiction, est tiraillé et devient agité.

Ces paradoxes ne sont jamais un problème de logique ou de réalité, mais un problème d’ego.

En général, il est bon de résoudre les contradictions, de tenter de leur donner du sens, mais les paradoxes ne doivent pas vraiment être résolus.

Il s’agit de reconnaître les limites de notre esprit & que ce processus d’appréhension du réel durera toute notre vie, ce processus de connaissance est infini, l’image n’est jamais terminée & ne le sera pas, même à notre mort …

Si vous prenez le temps de regarder maintenant autour de vous, vous verrez qu’il n’y a pas de bizarreries ou contradictions dans la réalité.

Mais alors, d’où viennent les paradoxes ? Eh bien, d’un désir de votre esprit de conceptualiser le réel pour lui-même.

La vie est si riche & complexe qu’on ne peut la simuler dans un ordinateur ou un système quelconque (comme notre cerveau), puisqu’il en fait partie !

Par conséquent, quand l’humain tente de créer une simulation du réel en lui, il y aura toujours un manque…

Dans notre arrogance, on s’imagine que l’on a maîtrisé tout le réel alors qu’en fait, notre savoir sur le réel est mince, car basé sur des concepts qu’on a créés – des modèles finalement très simplistes !

On a voulu ramener toute cette richesse de la vie dans un petit schéma – qui sont nos formules mathématiques ou nos représentations « logiques ».

Pour certaines choses, il est certes utile de conceptualiser le réel, mais il faut rester conscient que nos concepts ne peuvent capturer qu’une petite part du réel. Si l’on reconnaît ceci, on comprend qu’il ne faut pas prendre nos opinions trop au sérieux, que ce puzzle qu’on assemble n’est pas la vérité du réel, mais juste une pauvre approximation & que ce qui nous semble des invraisemblances sont des problèmes non de la nature, mais de notre ego ou esprit.

On peut alors accepter les paradoxes, en sachant qu’on comprendra plus tard, que notre intuition nous fera appréhender des contradictions apparentes & que même si l’on ne parvient pas à les concilier, ce n’est pas grave ; ça n’affecte nullement la réalité. On peut même jouer des paradoxes, aller explorer chaque option & voir les résultats qu’on obtient, …

Il faut être assez fort que pour pouvoir tolérer ces paradoxes durant des années, sans sentir le besoin de « vérité bien stable & logique ».

Les gens lambda s’accrochent à leurs croyances & enveloppent leur ego dans leur vision du monde & cela ne fait que générer des problèmes. La sagesse est de cesser de se sentir menacé par les paradoxes, de tolérer ces contradictions, de rester ouvert à de nouvelles idées, d’être toujours prêt à explorer des paysages mentaux inconnus, …

En conclusion, si vous voulez faire évoluer votre vie, vous DEVEZ accepter les paradoxes, car vous en rencontrerez partout sur cette voie !

Rejeter un(e) PN = s’exposer à un harcèlement sans fin

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Comme les psychopathes sont, malgré leur air normal & débonnaire, des êtres gravement mentalement dérangés, ils poursuivent surtout ceux qui ne veulent pas d’eux – de façon directe (& ils y emploieront tous les moyens) ou indirecte (en manipulant d’autres personnes sous leur contrôle pour harceler celui qui les a rejeté).

Assoiffés de pouvoir, les PN ne peuvent tout simplement pas supporter que leur « petit jouet » se mette à l’abri & leur échappe, et celui qui se rend coupable de ce crime de lèse-majesté, mérite une punition exemplaire.

Les PN adoptent les comportements typiques des prédateurs, c-à-d observer, suivre & traquer leur proie. Comme tout prédateur (voyez les chats, les lions, …), ils sont très patients, rusés & planifient leurs actions méthodiquement à l’avance, de sang froid – que ce soit pour un crime violent, ou pour vous voler vos biens & votre vie (votre corps, votre âme, vos émotions, votre argent, votre corps, vos biens, votre réputation, & plus encore que votre vie ; vos enfants !).

Au début, pour vous capturer, il donne à la relation un tour très romantique, se présentant comme doux, gentil & surtout, fou de vous au point de ne pouvoir rester 10 minutes sans vous parler. Il joue de tout son charme … & Dieu sait qu’il en a ! C’est la période du « bombardement d’amour », où il vous appelle ou vous texte 200 fois par jour et vous submerge de compliments, de promesses & de déclarations enflammées.

Cette tactique fonctionne : bientôt, vous devenez fou(folle) de lui (ou d’elle) et entrez dans la « bulle dorée de l’amour », où lui seul importe & où vous vous coupez de vos proches…. Justement ce qu’il voulait : ainsi isolé(e), vous êtes plus facile à contrôler !

C’est alors – mais vous savez cela aussi – que les violences commencent ; subtiles au début (remarques rabaissantes, mine de rien), puis de moins en moins subtiles (insultes, coups, ..).

La victime passe par une longue période où son estime de soi s’étiole de plus en plus et où elle s’adapte à des doses croissantes de violence, où elle croit son bourreau qui la charge de toutes les fautes, où elle se sent coupable & tente d’arranger les choses. Mais pour beaucoup, le moment vient où elles commencent à s’informer & à comprendre ce qui est en train de se jouer, ce qui résulte en une rupture avec leur agresseur.

Ce départ de son Bouc Emissaire met les PN en rage ; voici ce que j’en écrivais ; la punition pour ce « crime de lèse-majesté » sera exemplaire ; une rancune inflexible, implacable, à laquelle il applique toutes ses forces & capacités de raisonnement !  (http://www.bonheuretamour.com/2016/02/28/reaction-dun-pn-quand-vous-le-plaquez/) … Or, un PN est très rusé, très inventif lorsqu’il s’agit de nuire… et en plus, ça n’a pas de fin ! (car ces psychopathes restent fixés dans leur haine & ne « pardonnent » jamais).

A leurs yeux, leur victime, en osant avoir une volonté propre, en refusant de continuer à obéir, a commis un « crime de lèse-majesté », une trahison impardonnable, méritant une vengeance implacable !

En effet, le contôle absolu des autres est un BESOIN chez ces êtres faibles !

Pour intimider leurs victimes & leur pourrir la vie, ils vont donc les traquer, à la fois pour les punir et pour reprendre le contrôle.

Le lien avec un pervers semble hélas plus fort que tout ! Jamais un PN avec qui vous avez rompu (ou qui a rompu avec vous) ne vous laisse partir & couper totalement les ponts.

Il essaiera toujours de vous contacter – même si vous lui avez avez signifié clairement votre intention de rompre tout contact avec lui, il continue à appeler, utilisant s’il le faut (car ils n’ont aucun scrupule) vos enfants comme intermédiaires, rendant la situation encore plus douloureuse et compliquée.

Mais pourquoi ne peuvent-ils pas faire une croix sur d’anciennes relations ?

D’abord, parce qu’ils adorent tromper & mentir, et sont toujours à jongler avec plusieurs relations à la fois ; certaines en phase d’idéalisation, d’autres, de dévaluation ou de rejet.

Comme un PN ne s’engage dans une relation que parce qu’il a besoin de jouer avec des marionnettes & de dominer – ainsi que de se nourrir de leur sang (leurs émotions) pour survivre – ce besoin insatiable de contrôle est la raison majeure pour laquelle il ne peut laisser partir ses victimes. Les laisser aller signifierait qu’il a perdu la propriété sur sa proie, qu’il ne peut plus jouer avec elle, la terroriser & l’obliger à faire ce qu’il veut.

Aussi : que sa proie (qu’il hait & jalouse, ne l’oublions pas) pourrait dès lors mener une vie libre, heureuse & épanouissante, avec des amis, un bon job & un nouvel amour – & ça, il ne le supporte pas ! Justement parce qu’il l’envie & la déteste parce qu’elle vaut 1000 fois mieux que lui, il est obsédé par l’idée de l’écraser, de détruire sa vie complètement…

Bref, malgré sa « grande scène du III » (car il semble désespéré si on le quitte), ne vous laissez pas prendre à ses larmes de crocodile ; le « no contact » est la seule option ! – sauf si, hélas, vous avez des enfants avec lui. En ce cas : le moins de contacts possibles & tout par écrit.

Etant rusés, ils savent parfaitement comment – comme toujours – effacer leurs traces & se rendre « invisibles », et comment apparaître pour l’être équilibré ou même victime de sa victime !

Les victimes doivent donc garder tous les courriers (lettres, e-mails) & autre preuves (enregistrements) contre leur bourreau et, à l’inverse, se retenir de réagir à ses provocations – ce qui les pousse à se nuire à elles-mêmes et à leurs enfants (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/10/12/comment-le-pn-vous-pousse-a-vous-compromettre/).

Rebâtir sa vie après la violence narcissique

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J’ai abondamment décrit le traitement inhumain que notre société réserve aux victimes de pervers ; combien on blâme les victimes des abus qu’elles subissent, combien on ne les croit pas, combien on leur applique des théories débiles et combien chacun se change en complice du PN pour l’aider à les détruire – par ex :

Sites d’infos sur les PN : http://www.bonheuretamour.com/2016/02/18/sites-dinfos-sur-les-pn/

PN : la société accable les victimes ; http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/

Victime & acteurs sociaux : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/07/victimes-acteurs-sociaux/

Violence perverse, effets & société –https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/13/violence-perverse-effets-societe

La soi-disant « co-dépendance » http://www.bonheuretamour.com/la-soi-disant-co-dependance/

et https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/09/24/la-codependance-des-victimes-de-pn/

Pourquoi on délaisse les victimes : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/17/pourquoi-on-delaisse-les-victimes/

Comment la société protège les PN : http://www.bonheuretamour.com/2016/05/17/comment-la-societe-protege-les-pn/

Bref, beaucoup de victimes ou d’ex-victimes de pervers narcissiques semblent normales, mais sont en fait des parias, n’ayant ni famille, ni vie sociale – voir http://www.bonheuretamour.com/2016/01/27/lex-victime-de-pn-est-seule-pauvre/ 

L’être humain est grégaire, mais surtout tribal ; les gens restent « entre eux », c-à-d avec leur famille… mais la victime de PN, elle, n’a pas de vraie famille – c-à-d des gens chaleureux, sur qui il (elle) puisse compter => voir http://www.bonheuretamour.com/2016/06/14/ex-bouc-emissaire-famille-etendue/

Même si la victime peut & veut, pour une fois, participer à un événement amical ou familial (ou même, cherche un job), voici ce qui se passe : les autres discutent de choses & d’autres, de leur vie ; leur ancienne école & camarades, leurs amours, leur job, …mais la victime ne peut parler de tout cela et si on l’interroge, soit elle dit la vérité & se fait rejeter, soit elle ne trouve pas de réponses et passe aussi pour bizarre & suspecte.

La victime apparaît aux autres comme « anormale » (hors des normes) – donc, les personnes saines s’en méfieront & la rejetteront.

Si l’on ne fait pas partie d’une « vraie » famille, les autres ne peuvent nous comprendre & s’attacher à nous, et, craignant d’apporter un élément perturbateur dans l’équilibre familial, nous rejettent.

C’est bien d’être seul de temps à autre ; ça nous apprend à réfléchir profondément, à apprécier notre propre compagnie & à se débrouiller, mais il faut aussi des moments avec les autres ; chacun a besoin de contacts, de pensées différentes, d’amusement, de chaleur humaine & de soutien…

Il faut viser à trouver des êtres bons, avec qui on pourra être soi-même – après tout, si on est resté bon(ne), il n’y a pas de raison d’avoir honte de ce qu’un autre nous a fait ! Donc, pour ceux qui vous rejettent, suivez le conseil de Jésus ; secouez la poussière de vos sandales & ne remettez plus les pieds chez eux !

Vous n’avez pas besoin de telles personnes – que je nomme « l’innocence au sourire sanglant » ; des gens « gentils », mais en fait cruels, qui jouissent tranquillement de leur bonheur & se fichent de ceux qui sont en train de crever au dehors, des gens qui, par leur attitude d’indifférence, sont en fait les meilleurs complices du PN & font partie du problème, car visiblement, ils ne veulent pas faire partie de la solution !

Les gens à fréquenter sont ceux qui pourront comprendre ce que l’on vit, et qui, se souciant de notre bien-être, nous éviteront ensuite les questions qui pourraient nous embarrasser.

Par ex, si vous sortez avec un homme (ou une femme) réellement gentil et qui vous aime tel(le) que vous êtes, il (elle) avertira ses parents de la situation, en sorte que lorsque vous serez invité chez eux, ils ne demanderont pas de ces choses gênantes – ce qui prouvera du reste, qu’ils sont également des êtres gentils.

Si les gens ne vous comprennent pas, ne tentez pas de « rattraper » la situation & de vous faire accepter par un milieu où vous ne devriez pas être ; sortez immédiatement, sans explication !

Une fois de plus, on ne peut jamais être assez doux avec une victime de PN – & la 1ère personne qui doit être doux avec vous, c’est vous-même !

Si vous fréquentez des êtres mauvais ou, pis, indifférents (car le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine ; c’est l’indifférence) ou que vous vous isolez chez vous, vous ne pourrez trouver les rares êtres bons qui pourraient vous soutenir – car bien qu’une victime se sente étrangère à la vie normale, et être un genre d’imposteur, elle est quelqu’un de bien, méritant d’être aimée.

Le PN vous a volé une part de votre vie, & là, il ne faut pas s’habituer à être seul(e), à être un(e) « no-life » ; c’est à vous de (re)commencer à zéro et de vous bâtir une vie.

Ce n’est pas facile mais plus on postpose, plus cet isolement s’empare de nous & devient une partie de notre identité. Et l’on est vraiment trop vulnérable quand on est seul(e)…

Songez bien à ceci avant de vous renfermer dans votre coquille…

Victime de PN : vérités enfouies

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seule & triste Aujourd’hui est le moment de vous dire vos 4 vérités !

Tout en étant méconnues de presque tout le monde, les informations suivantes sont essentielles, alors, retenez-les, si possible :

1) notre expérience de victime de PN est accordée aux blessures de notre moi profond,

2) si on ne soigne pas tout de suite nos blessures internes, on se bâtit des défenses mentales autour d’elles,

3) notre corps nous lie chimiquement à nos agresseurs,

4) il est impossible de guérir d’un traumatisme émotionnel par la pensée consciente.

Ré-examinons-les en détail :

1) notre expérience de victime de PN est accordée aux blessures de notre moi profond

Je sais que ce n’est pas une chose à dire à une victime, et je sais que le PN est à 100% responsable des maltraitances qu’il vous inflige (vous n’y avez AUCUNE part) mais ceci est vrai à un niveau subconscient.

Pour illustrer que vous n’êtes aucunement responsable du mal que vous fait le PN, je vous cite mon exemple ; moi, je sais (sûre à 100%)que si je rencontrais une personne bonne, douce & naïve, je n’en profiterais pas pour lui faire du mal – au contraire, j’essaierais de m’en faire un ami ou de l’aider en cas de besoin.

En Europe, on reproche aux victimes d »’attirer » ce genre de personnes ou d’expériences toxiques dans leur vie – ce qui est aussi TOTALEMENT faux. Ce n’est pas vous qui allez vers lui mais au contraire lui qui vous prend pour cible, vous choisit, vous teste, puis fait ce qu’il faut pour s’insinuer dans votre vie & vous rendre accro.

Mais il y a quelque chose en vous, très profondément, qui « veut » la négativité ; j’en parle ici : http://www.bonheuretamour.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-et-nous-aussi/

Quand on est encore un enfant, on ne peut qu’absorber ce que nos parents disent & pensent de nous, ou ressentir ce qu’on nous fait, mais sans comprendre exactement de quoi il s’agit, ni être capable de le mettre en mots.

Donc, comme cette programmation précoce n’a ni nom, ni définition, elle « n’existe pas », en quelque sorte …Par conséquent, on ne peut la percevoir, l’examiner ou la remettre en question pour la rejeter !

Beaucoup d’entre nous ont développé (sous le niveau conscient) des croyances que l’amour est conditionnel ; que l’on ne peut être aimé(e) & accepté(e) que pour ce que l’on fait, et non pour ce que l’on est.

Si, à l’âge adulte, le (la) PN nous a séduit(e), c’est qu’il semblait nous accepter inconditionnellement, et que ça nous a procuré un tel sentiment de bien-être qu’on a cru tomber sur l’homme (ou la femme) de notre vie ! Enfin on se sent entier et apaisé(e) !

Et voilà ce qu’on aspire si désespérément à retrouver lorsqu’il (elle) fait demi-tour, et ce pour quoi on le poursuit, et l’espoir auquel on se raccroche… et qui nous garde dans la relation !

Donc, tant que ces blessures d’enfance ne seront pas détectées & soignées, on restera dans des relations néfastes.

2) si on ne soigne pas tout de suite nos blessures internes, on se bâtit des défenses mentales autour d’elles

Bien sûr, la relation avec des personnes toxiques nous fait très mal et c’est justement cette douleur qui nous pousse à vouloir sortir à tout prix de la situation . C’est alors que l’on commence à s’informer, à chercher de l’aide au dedans comme au dehors de soi. Le PN est à blâmer, oui, mais se concentrer sur le mal nous fait tomber dans le mal… et n’améliore pas notre situation pour autant, car on reste dans la négativité.

Hélas, tant qu’on n’a pas reconnu nos blessures anciennes, on continue à s’obséder sur le PN ..

Pour s’éviter la douleur de comprendre ce qu’on a subi jadis, on n’ose aller « remuer le passé »… On ne creuse pas assez profond, en sorte que nos « fantômes » peuvent continuer à contrôler notre comportement et à nous nuire !

On réfléchit sur la culpabilité d’autrui, on trouve des excuses pour agir comme on fait et ne pas creuser plus profondément en nous-même. C’est pourtant le seul moyen de nous en sortir, car c’est cette compréhension-là qui nous libérera – sinon, on trouve toujours des « excuses » ou « explications logiques » pour ne pas le comprendre.

Et c’est pourtant essentiel de le faire, car là, même si le PN est sorti de notre vie, on se fait du mal à soi-même & aux autres.

3) notre corps nous lie chimiquement à nos agresseurs

Ceci explique pourquoi les victimes restent aussi longtemps dans une relation toxique, ou retombent dans les mêmes erreurs (reviennent avec le même PN ou se mettent avec un autre, au lieu d’avec un partenaire convenable), ou regrettent leur agresseur s’il les plaque.

J’ai déjà parlé ici http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/ de cette horrible addiction.

Dès que quoi que ce soit nous arrive, notre système de croyance (inconscient, car formé dans l’enfance, à un âge trop tendre pour qu’on puisse l’observer & le mettre en doute) crée une perception – une « décision » concernant cet incident, ce qui envoie un signal électrique à l’hypothalamus, lequel à son tour, produit des substances (peptides) adaptées à nos perceptions (joie, peur, colère, tristesse, ..), qui sont alors envoyées partout dans notre corps.

Voilà ce qui crée l’émotion correspondant à notre perception de l’événement.

hypnose

On sait maintenant que l’on reste émotionnellement bloqué à l’âge où les traumatismes ont commencé. Donc, une fois adulte, lorsque notre bourreau nous fait quelque chose qui rappelle une chose vécue dans l’enfance, les mêmes perceptions (de nullité, d’impuissance, …) se déclenchent et nous voilà revenus à l’âge où nos parents nous faisaient la même chose… Si ces peptides furent issus de perceptions de douleur, traumatisme & impuissance, on peut les nommer « peptides de victime » et, quand elles pénètrent dans nos cellules, ça fait mal ; on se sent épuisé, on tremble, une douloureuse tension court dans nos veines, on est à peine capable de fonctionner..

Bref, chaque cellule de notre corps est comme « drogué » à ces émotions douloureuses (tromperie, trahison, rejet, abandon, ..). Nous voulons à la fois re-ressentir ces émotions familières, et parvenir à guérir la relation => on reste coincé(e) dans les angoisses & pensées répétitives, à s’obséder sur le PN & à se ronger les sangs jour & nuit pour tenter de comprendre s’il l’a fait exprès ou pas, comment il peut nous traiter aussi cruellement, ou comment on peut s’exprimer mieux, pour lui faire comprendre qu’on l’aime & qu’on n’est pas aussi mauvais(e) qu’il semble le croire (!).

Comme l’a chanté Frank Zappa « the torture never stops » !

C’est pourquoi on a beau être intelligent(e), s’informer, & y réfléchir durant des heures, on ne peut ni solutionner le problème, ni apaiser l’angoisse lancinante qui nous empêche de dormir !

Pourquoi ? Parce que notre corps est accro à ces peptides de douleur et, comme toute drogue, il nous en faut de plus en plus.

Voilà pourquoi, de même que les PN continuent à nous recontacter pour avoir de l’approvisionnement narcissique, on continue à retourner vers eux – même en sachant qu’ils sont mauvais – pour avoir ces fameux « peptides victimaires ».

Scott Peck disait qu’il ne faut pas se pencher sur l’abîme du Mal car si on le fait, on sera contaminé(e) par lui.

Et c’est vrai ; plus les PN auront réussi à tuer nos émotions (la Vie en nous), plus on devient pareil à eux, c-à-d déprimé(e) & ayant besoin à la fois de « drame » pour se sentir vivre & de substances (alcool, drogues, nourriture, médicaments, ..) pour anesthésier les sentiments négatifs… n’est-ce pas vrai ?

La seule différence, est que nous (victimes) tentons encore de rejouer ces scènes (de drame) pour, cette fois, que la « tragédie » finisse bien, pour guérir la relation…

Mais en tout cas, tant que ce cycle chimique infernal ne sera pas détruit, on continuera à avoir dur à cesser de danser avec l’autre la danse macabre…

4) il est impossible de guérir d’un traumatisme émotionnel par la pensée consciente

=> Ce qu’il faudrait pour aller mieux, c’est stopper le cycle addictif des cellules ! C’est pourquoi la logique n’aide pas. Les émotions, qui dirigent nos actes de façon tangible, ne sont, elles-mêmes, pas tangibles ; il s’agit d’énergie – imperméables à la logique. C’est l’énergie de l’émotion qui a généré le cycle des peptides & les symptômes physiologiques, psychologiques & compulsifs- addictifs qui en résultent.

Quand on reçoit de gros flux d’émotions douloureuses, le cerveau se met en mode de survie (ondes cervicales beta haute fréquence). A cette fréquence, on est déconnecté de la partie sage & évoluée du cerveau, & on agit à partir de la zone primitive du cerveau.

Voilà pourquoi notre esprit est constammentenvahi de pensées d’impuissance, de désespoir, de trahison, de traumatismes, de peur, de désir, de panique, de manque, & d’excuses nous poussant à nous raccrocher à des espoirs insensés d’une possible réparation de la relation avec le PN, de s’obséder sur lui (elle), de nourrir l’idée que l’on peut faire quelque chose pour que ça marche, que si on lui explique bien, il comprendra enfin et que tous 2 pourrez connaître le bonheur en couple…

Vous pouvez alors, même si vous savez qu’il est un PN, prendre des décisions impulsives qui créent plus de douleur pour vous-même. Chaque fois que vous essayez d’utiliser votre esprit pour sortir de la douleur et vous éloigner du PN, cet esprit trouvera un moyen pour continuer à revenir, à cause de sa dépendance aux peptides négatifs.

Conclusion :

Je me re-cite : La plupart des gens croient qu’en parler, peut arranger les choses, alors qu’en fait, ça aggrave les choses, puisque ça ré-évoque des pensées du trauma, donc produit plus de peptides & renforce l’addiction !Une « solution » à éviter à tout prix, par conséquent ! Il est essentiel de comprendre que c’est pour ça qu’une thérapie de la parole ne PEUT PAS soigner, et même, qu’elle AGRAVE le mal-être des victimes ; que c’est une perte de temps, d’argent & d’énergie où la victime est revictimisée, puisque le thérapeute lui fait la même chose que le PN ; c-à-d l’utiliser sans respect pour ce qu’elle est, pour assouvir ses propres besoins inconscients !

La vérité est qu’il est impossible de guérir ce problème par la logique ; même si l’on est très malin (ou même un génie), toute l’intelligence du monde n’est d’aucune utilité, car vouloir se sortir d’une détresse émotionnelle par le raisonnement, avec un cerveau ne fonctionne que mené par son addiction, est une bataille perdue d’avance !

Notre esprit nous souffle sans cesse que si on y pense plus & mieux, on peut trouver une solution. Il nous fait croire que seule la pensée a le pouvoir de nous sortir de notre triste situation ; que si on trouve le sens de la façon d’agir du PN, on peut arrêter la douleur, ou que si on l’aime assez que pour l’apaiser, si on arrive à s’exprimer mieux, le PN comprendra qu’on ne lui veut pas du mal, et combien ce qu’il faut ou dit, nous blesse, et il saura ce qu’il faut faire pour participer à la bonne marche du couple… mais l’esprit se trompe ; plus on réfléchit, moins on comprend, plus les choses deviennent confuses et plus on souffre !

Notre corps a pris le contrôle et notre esprit de peut rien contre ça ! Mais si vous décidez de traiter vos blessures intérieures & de briser (avec une thérapie énergétique) l’addiction aux peptides, vous pouvez guérir ; là votre cerveau suivra.

 

Le diamant & la goutte de rosée

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goutte roseé 2 (Conte allemand)

Un beau diamant, qui avait autrefois brillé au doigt d’une princesse, gisait dans un pré, à côté de pissenlits et de pâquerettes. Juste au-dessus de lui, brillait une goutte de rosée qui s’accrochait timidement à un brin d’herbe.

Tout en haut, le brillant soleil du matin dardait ses rayons sur tous les 2, et les faisait étinceler.

La goutte de rosée regardait le diamant, mais sans oser s’adresser à une personne d’aussi noble origine.

Un gros scarabée qui passait par là aperçut le diamant et reconnut en lui un haut personnage.

– Seigneur, dit-il en faisant une grande révérence, permettez à votre humble serviteur de vous offrir ses hommages.

– Merci, répondit le diamant avec hauteur.

En relevant la tête, le scarabée aperçut la goutte de rosée.

– Une de vos parentes, je présume, monseigneur ? demanda-t-il en dirigeant une de ses antennes vers la goutte de rosée.

Le diamant partit d’un rire méprisant.

– Quelle absurdité! déclara-t-il. Mais qu’attendre d’un grossier scarabée ? Passez votre chemin, monsieur. Me mettre, moi, sur le même rang qu’un être aussi vulgaire et sans valeur !

– Mais, monseigneur, il me semblait… sa beauté n’est-elle pas égale à la vôtre ? balbutia le scarabée déconfit.

– Beauté, vraiment ? Imitation, vous voulez dire. S’il est vrai que l’imitation est la plus sincère des flatteries, cette beauté factice est ridicule si elle n’est pas accompagnée de la durée.

La beauté sans la fortune est comme un bateau sans rames, une voiture sans chevaux, un puits sans eau ; il n’y a aucune valeur réelle là où il n’y a ni rang ni richesse.

Combinez beauté, rang et richesse, et le monde sera à vos pieds. A présent, vous savez pourquoi on m’adore.

Et le diamant lança de tels feux que le scarabée dut en détourner les yeux, tandis que la goutte de rosée se sentait mourir d’humiliation.

Mais une alouette descendit alors comme une flèche, et vint donner du bec contre le diamant.

– Ah! fit-elle désappointée, ce que je prenais pour une goutte d’eau n’est qu’un misérable diamant. Mon gosier est desséché, je vais mourir de soif.

– En vérité ! Le monde ne s’en consolera jamais, ricana le diamant.

Mais la goutte de rosée venait de prendre une soudaine et noble résolution.

– Puis-je vous être utile, moi ? demanda-t-elle.

L’alouette releva la tête.

– Oh! ma précieuse amie, vous me sauverez la vie.

– Venez, alors.

Et la goutte de rosée glissa du brin d’herbe dans le gosier altéré de l’alouette.

– Oh! oh! murmura le scarabée en reprenant sa route. Voilà une leçon que je n’oublierai pas. Le mérite vaut plus que le rang ou la richesse sans modestie ni dévouement ; il ne peut y avoir aucune réelle beauté sans cela.

Citations de Léonard de Vinci

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English: Self-portrait of Leonardo da Vinci. R...

(Photo credit: Wikipedia)

La vérité des choses est la nourriture principale des esprits supérieurs.

LE DESIR NATUREL DE L’HOMME BON EST LA CONNAISSANCE.

Les choses de l’esprit qui ne sont pas passées par les sens sont vaines.

Il faut coopérer avec l’inévitable.

La subtilité humaine ne pourra jamais concevoir une invention plus belle, plus simple ou plus directe que ne le fait la nature parce que, dans ses inventions rien ne manque, et rien n’est superflu.

Toi qui veux savoir comment l’âme habite le corps, tu n’as qu’à regarder comment le corps use de sa quotidienne habitation.

Apprendre n’épuise jamais l’esprit.

Il est plus facile de résister au début qu’à la fin.

De petites impatiences peuvent conduire à une grande imprudence.

Le mouvement est principe de toute vie.

J’aime ceux qui peuvent sourire dans les problèmes, qui peuvent rassembler des forces, (à partir) de la détresse et devenir courageux par réflexion.  C’est l’affaire de petits esprits de se raccrapoter, mais ceux dont le cœur est ferme, et dont la conscience approuve la conduite, poursuivront leurs principes jusqu’à la mort.

Aux ambitieux que ni le don de la vie ni la beauté du monde ne suffisent à satisfaire, il est imposé comme châtiment qu’ils gaspillent la vie et ne possèdent ni les avantages ni la beauté du monde.

L’homme et les animaux ne sont qu’un passage et un canal à aliments, une sépulture pour d’autres animaux, une auberge de morts, qui entretiennent leur vie grâce à la mort d’autrui, une graine de corruption.

Tout comme le courage met la vie en danger, la peur la protège.

La patience joue contre les offenses exactement le même rôle que les vêtements contre le froid.

Sachez vous éloigner car, lorsque vous reviendrez à votre travail, votre jugement sera plus sûr.

Tout comme les aliments consommés sans appétit sont un nourrissage pénible, l’étude sans zèle endommage la mémoire, en n’assimilant pas ce qu’elle absorbe.

Le fer se rouille, faute de s’en servir, l’eau stagnante perd de sa pureté et se glace par le froid. De même, l’inaction sape la vigueur de l’esprit.

Qui nuit aux autres ne se préserve pas soi-même.

Celui qui veut être riche en un jour sera pendu dans un an.

Le temps dure assez longtemps pour ceux qui sont décidés à (bien) l’utiliser.

Passé 40 ans, un homme est responsable de son visage.

L’homme déploie de grands raisonnements, dont la majeure partie est vaine et fausse ; les animaux raisonnent moins loin, mais leurs pensées sont utiles et vraies ; or mieux vaut une petite certitude qu’un grand mensonge.

Aucune action naturelle ne peut être abrégée.

Celui qui se réclame de l’autorité ne met pas en oeuvre l’intelligence, mais plutôt la mémoire.

L’homme bon qui veut vivre au milieu de tant d’hommes qui ne le sont pas, est perdu d’avance.

Toute partie tient à se réunir à son tout pour échapper ainsi à sa propre imperfection.

Le bon sens est ce qui juge les choses qui lui sont données par d’autres sens.

Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maître !

Celui qui n’aime pas la vie ne la mérite pas.

Les hommes poursuivront la chose la plus redoutée, c’est-à-dire qu’ils seront misérables par crainte de la misère.

La Nature ne brise jamais ses propres lois.

Plus grande est la sensibilité, plus grand est le martyre.

La simplicité est la sophistication suprême.

(…) les gens d’accomplissement s’assoient rarement sur leurs lauriers en laissant les choses leur arriver. Ils sortent et font arriver les choses.

Où l’esprit ne fonctionne pas avec la main, il n’y a pas d’art.

La nature est la source de toute vraie connaissance. Elle a sa propre logique, ses propres lois, elle n’a pas d’effet sans cause, ni d’invention sans nécessité.

Rien ne renforce plus l’autorité que le silence.

Le plus noble plaisir est la joie de comprendre.

Alors que je croyais apprendre à vivre, j’apprenais à mourir.

Combien d’empereurs et combien de princes ont vécu et sont morts et aucune trace d’eux ne reste, et ils n’ont cherché qu’à gagner des possessions et des richesses afin que leur renommée soit éternelle.

La sottise est le bouclier de la honte, comme l’insolence est celui de la pauvreté.

Qui sème la vertu récolte l’honneur.

Détourne-toi des préceptes de ceux qui spéculent sur le monde, mais dont les raisons ne sont pas confirmées par l’expérience.

La nécessité est la maîtresse et le guide de la nature. La nécessité est le thème et l’inventeuse de la nature, sa limite et sa loi éternelle.

Toute notre connaissance a son origine dans nos perceptions.

La sagesse est fille de l’expérience.

Rien ne nous trompe autant que notre jugement.

Il ne faut pas appeler richesses, les choses que l’on peut perdre.

Ce qui fait la noblesse d’une chose, c’est son éternité.

La sagesse de l’âme est le souverain bien pour l’homme conscient : rien ne peut lui être comparé.

Il n’y a pas de maîtrise à la fois plus grande et plus humble que celle que l’on exerce sur soi.

J’ai offensé Dieu et l’humanité parce que mon travail n’a pas atteint la qualité qu’il devrait avoir.

La vérité a une telle excellence qu’en louant les petites choses, elle les rend nobles.

Blâme ton ami en secret ; vante-le devant les autres.

La peur naît à la vie plus vite que tout autre chose.

J’ai été frappé par l’urgence à accomplir.  Savoir ne suffit pas ; nous devons appliquer. Vouloir ne suffit pas ; nous devons faire.

Sans aucun doute, la vérité a le même rapport au mensonge que la lumière, à l’obscurité.

Les larmes viennent du coeur et non du cerveau.

Celui qui ne doute pas acquiert peu.

Le souvenir des bienfaits reçus est fragile, comparé à l’ingratitude.

Tu fais mal si tu fais l’éloge de quelque chose que tu ne comprends pas bien ; et si tu blâmes, tu fais plus mal encore.

L’expérience ne trompe jamais, c’est votre jugement seul qui s’égare en se promettant des résultats qui ne découlent pas directement de votre expérimentation.

Chaque action doit être inspirée par un mobile.

Il y a 4 pouvoirs : la mémoire et l’intelligence, le désir et la convoitise. Les 2 premiers sont mentaux et les autres sensuels.

La connaissance du passé et des lieux de la terre est l’ornement et la nourriture de l’esprit de l’homme.

Un beau corps périt, mais une œuvre d’art ne meurt pas.

La passion intellectuelle chasse la sensualité.

Tant que dure ta jeunesse, acquiers des choses qui ensuite te consoleront du dommage de ta vieillesse.

Les hommes de génie élevé, c’est quand ils font le moins de travail, qu’ils sont les plus actifs.

Car, en vérité, un grand amour naît d’une grande connaissance de l’objet aimé, et si vous ne le connaissez que peu, vous ne pourrez l’aimer que peu ou pas du tout.

La rigueur vient toujours à bout de l’obstacle.

Ne pas prévoir, c’est déjà gémir.

L’ignorance aveuglante nous induit en erreur. O ! Misérables mortels, ouvrez vos yeux !

Cet homme excelle dans la folie car il se prive continuellement afin d’être à l’abri du besoin ; et sa vie s’écoule, cependant qu’il attend sans cesse le moment de jouir de la richesse qu’il a acquise par un labeur acharné.

La partie garde toujours en elle quelque chose de la nature du tout.

Il y a 3 catégories de personnes : celles qui voient, celles qui voient quand on leur montre, et celles qui ne voient jamais rien.

Là où l’âme ne travaille pas avec la main, il n’y a pas d’art.

Qui ne punit pas le mal, commande qu’on le fasse.

Ne me méprise pas tant ! Je ne suis pas pauvre. Le pauvre est plutôt celui qui désire beaucoup de choses.

La nécessité est maîtresse et tutrice de la nature.

Celui qui s’oriente sur l’étoile ne se retourne pas.

(…) une fois que l’on aura goûté au vol, on marchera sur la terre avec les yeux tournés vers le ciel, car on aura été là et l’on aspirera à y retourner.

Veux-tu rester en bonne santé, suis ce régime : ne mange point sans en avoir envie, et soupe légèrement ; mâche bien, et que ce que tu accueilles en toi soit bien cuit et simple. Qui prend médecine se fait du mal. Garde-toi de la colère et évite l’air alourdi ; tiens-toi droit en sortant de table et ne cède pas au sommeil à midi. Sois sobre pour le vin, prends-en fréquemment en petite quantité mais pas en dehors des repas, ni l’estomac vide ; ni ne retarde la visite aux lieux d’aisance.  Si tu prends de l’exercice qu’il soit modéré. Ne te couche à plat ventre ni la tête basse et couvre-toi bien la nuit. Repose ta tête et tiens-toi l’esprit en joie ; fuis la luxure et observe la diète.

Les sens sont de la terre, la raison se distingue d’eux dans la contemplation.

Toute connaissance commence par les sentiments.

Celui qui aime la pratique sans la théorie est comme le marin qui monte en bateau sans gouvernail ni boussole et ne sait jamais où il accostera.

La nature se délecte à abonder en variété dans une telle mesure que, parmi ses arbres, on ne peut pas trouver une plante qui soit exactement comme une autre ; et pas seulement chez les plantes, mais parmi les branches, les feuilles et les fruits, vous ne pourrez pas en trouver un qui est exactement semblable à un autre.

Bien que la nature commence avec la raison et finisse en expérience, il est nécessaire pour nous de faire le contraire, c’est-à-dire de débuter avec l’expérience et de là, de commencer à investiguer la raison.

Le poète se classe bien au-dessous du peintre dans la représentation des choses visibles, et bien au-dessous du musicien dans celle des choses invisibles.

Où il y a des cris, il n’y a pas de véritable connaissance.

L’esprit désire rester avec son corps, parce que, sans les instruments organiques de ce corps, il ne peut ni agir, ni rien sentir.

Omar Khayyam ; quatrains & citations

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Omar Khayyam  De ce philosophe perse du Xième & XIIème siècle, j’aime certains de ses poèmes, malgré leur parfum de soufre ; je lui passe son incroyance, son ivrognerie & son pessimisme, à cause de sa sensibilité, sa profondeur & sa bonté.

Le vaste monde : un grain de poussière dans l’espace. Toute la science des hommes : des mots. Les peuples, les bêtes et les fleurs des 7 climats : des ombres. Le résultat de ta méditation perpétuelle : rien.

Sois heureux un instant, cet instant, c’est ta vie.

L’amour qui ne ravage pas n’est pas l’amour. Un tison répand-il la chaleur d’un brasier ? Nuit et jour, durant toute sa vie, le véritable amant se consume de douleur et de joie.

Considère avec indulgence les hommes qui s’enivrent. Dis-toi que tu as d’autres défauts. Si tu veux connaître la paix, la sérénité, penche-toi sur les déshérités de la vie, sur les humbles qui gémissent dans l’infortune, et tu te trouveras heureux.

Contre une flèche lancée par le destin, les boucliers ne servent à rien.
La nuit n’est peut-être que la paupière du jour.

Dans l’agitation je suis venu au monde, Et de la vie n’ai rien appris, sauf à m’en émerveiller ; Nous avançons à contrecoeur, ignorant Pourquoi nous sommes venus, ou allés, ou étions dans ce monde.

Dans les monastères, les synagogues et les mosquées se réfugient les faibles que l’Enfer épouvante. L’homme qui connaît la grandeur d’Allah ne sème pas dans son coeur les mauvaises graines de la terreur et de l’imploration.

Aujourd’hui, sur demain tu ne peut avoir prise. Penser au lendemain, c’est être d’humeur grise. Ne perds pas cette instant, si ton coeur n’est pas noir, car nul ne sait comment nos demains se déguisent.

Aussi rapides que l’eau du fleuve ou le vent du désert, nos jours s’enfuient. Deux jours, cependant, me laissent indifférent : celui qui est parti hier et celui qui arrivera demain.

Le Ciel est le joueur, et nous, rien que des pions. C’est la réalité, non un effet de style. Sur l’échiquier du monde Il nous place et déplace Puis nous lâche soudain dans le puits du néant.

Je ne me suis jamais privé de donner mon temps aux sciences, Par la science j’ai dénoué les quelques noeuds d’obscurs secrets. Après 72 années de réflexion sans jour de trêve, Mon ignorance, je la sais…

Les savants et les sages les plus illustres ont cheminé dans les ténèbres de l’ignorance. Pourtant, ils étaient les flambeaux de leur époque.

Au delà de la Terre, au delà de l’Infini, je cherchais à voir le Ciel et l’Enfer. Une voix solennelle m’a dit: « Le Ciel et l’Enfer sont en toi. »

Le monde n’est qu’escroquerie au rêve.

Ceux qui travaillent pour l’amour de l’intellect perdent leur temps ; un boeuf ne donne point de lait.
Mieux vaut prendre les oripeaux de la folie, car, aujourd’hui, l’on vend, pour la raison, la lie.

Si j’avais eu le choix, serais-je venu ?  Si j’avais choisi mon devenir, qu’aurais-je pu devenir ?  Quel meilleur sort aurais-je pu connaître Que de ne pas venir, devenir, ou même être ?

Ne laisse aucune ombre de regret t’assombrir, Aucune peine absurde obscurcir tes jours. Ne renonce jamais aux chants d’amour, aux prairies, aux baisers, Jusqu’à ce que ton argile se fonde dans une plus ancienne.

Boire du vin et étreindre la beauté Vaut mieux que l’hypocrisie du dévot ; Si l’amoureux et si l’ivrogne sont voués à l’Enfer, Personne, alors, ne verra la face du Ciel.

Ces dupes de l’intellect et de la logique meurent en disputant de l’être et du non-être ; Va, ignare, choisis bien ton cru Car de leur poussières ne poussent que des raisins verts.

Lorsque le Tout-Puissant créa et façonna les êtres Pourquoi y mêla-t-il des tares ? Si l’oeuvre était belle, pourquoi la détruire ?  Et si elle était une malfaçon, à qui la faute ?

Pourquoi t’affliges-tu, Khayyâm, d’avoir commis tant de fautes ! Ta tristesse est inutile. Après la mort, il y a le néant ou la Miséricorde.

Fais en sorte que ton prochain n’ait pas à souffrir de ta sagesse. Domine-toi toujours. Ne t’abandonne jamais à la colère. Si tu veux t’acheminer vers la paix définitive, souris au Destin qui te frappe, et ne frappe personne.

L’amour qui n’est pas sincère est sans valeur ; Comme un feu presque éteint, il ne réchauffe pas. Le véritable amant, pendant des années, des mois, des nuits, des jours ; Ne goûte ni repos, ni paix, ni nourriture, ni sommeil.

Le bien et le mal qui sont dans la nature humaine, Le bonheur et le malheur que nous garde le destin … N’en accuse pas le ciel, car, au point de vue de la sagesse, Ce ciel est mille fois plus impuissant que toi.

Rien de ce que tu peux dire du passé ne m’est un charme ; Sois heureux d’aujourd’hui, ne parle pas d’hier.

Debout! pourquoi pleurer ce monde humain qui passe ?  Vis chaque jour dans la gratitude et dans la joie. Si l’humanité avait été libérée du sein et de la tombe, quand ton tour serait-il venu de vivre et d’aimer?

Hier étant révolu, ne l’évoque plus ! Ne te lamente pas, non plus, à propos d’un demain pas encore venu !
Ne te fonde ni sur le passé, ni sur le futur : Vis joyeusement l’instant présent, ne gaspille point tes jours !

Les corps qui peuplent cette voûte du Ciel Déconcertent ceux qui pensent. Prends garde de perdre le bout du fil de la sagesse, Car les guides eux-mêmes ont le vertige.

Dans le tourbillon de la vie, seuls sont heureux les hommes qui se croient savants et ceux qui ne cherchent pas à s’instruire. Je suis allé me pencher sur tous les secrets de l’univers, et j’ai regagné ma solitude en enviant les aveugles que je rencontrais.

Ne cherche pas le bonheur. La vie est aussi brève qu’un soupir. La poussière de Djemchid et de Kaï-Kobad tournoie dans le poudroiement vermeil que tu contemples. L’univers est un mirage. La vie est un songe.

Je ne crains pas la mort. Je préfère cet inéluctable à l’autre qui me fut imposé lors de ma naissance. Qu’est-ce que la vie ? Un bien qui m’a été confié malgré moi et que je rendrai avec indifférence.

Voici la seule vérité. Nous sommes les pions de la mystérieuse partie d’échecs jouée par Allah. Il nous déplace, nous arrête, nous pousse encore, puis nous lance, un à un, dans la boîte du néant.

N’anticipe jamais le chagrin de demain ; Vis toujours dans ce Présent édénique, mais qui doit bientôt accueillir Ceux qui sont partis depuis ces 7000 ans (âge mythique du monde).

L’espace qui sépare l’incroyant de la foi n’est qu’un souffle. Ce qui sépare le doute de la certitude n’est qu’un souffle. Passons donc légèrement cet espace précieux d’un souffle. Notre vie n’est séparée de la mort que par l’espace d’un souffle.

Quand tu chancelles sous le poids de la douleur, quand tu n’as plus de larmes, pense à la verdure qui miroite après la pluie. Quand la splendeur du jour t’exaspère, quand tu souhaites qu’une nuit défnitive s’abatte sur le monde, pense au réveil d’un enfant.

Pauvre homme, tu ne sauras jamais rien.. Tu n’élucideras jamais un seul des mystères qui nous entourent. Puisque les religions te promettent le Paradis, aie soin de t’en créer un sur cette terre, car l’autre n’existe peut-être pas.

Je vis un homme, seul, sur la terrasse de sa maison, Qui foulait sous ses pieds avec mépris, de l’argile ; Et cette argile, dans son mystique langage, lui dit : « Calme-toi, un jour, on te foulera comme tu me foules. »

Tu sais que tu n’as aucun pouvoir sur ta destinée. Pourquoi l’incertitude du lendemain te cause-t-elle de l’anxiété ? Si tu es un sage, profite du moment actuel. L’avenir ? Que t’apportera-t-il ?

Si assuré et ferme que tu sois, ne cause de peine à personne ; Que personne n’ait à subir le poids de ta colère. Si le désir est en toi de la paix éternelle, souffre seul, sans que l’on puisse, ô victime, te traiter de bourreau.

Ce faste, cet or et cet argent, tout cela n’est rien.  Plus j’examine les choses de ce monde, Plus je suis fondé à croire que c’est le bien qui prévaut, même s’il n’est rien.
Pénètre-toi bien de ceci: un jour, ton âme tombera de ton corps, et tu seras poussé derrière le voile qui flotte entre l’univers et l’inconnaissable. En attendant, sois heureux ! Tu ne sais pas d’où tu viens. Tu ne sais pas où tu vas.

Sommeil sur la terre. Sommeil sous la terre. Sur la terre, sous la terre, des corps étendus. Néant partout. Désert du néant. Des hommes arrivent. D’autres s’en vont.

J’ai beaucoup appris et j’ai beaucoup oublié aussi, volontairement. Dans ma mémoire, chaque chose était à sa place. Par exemple, ce qui était à droite ne pouvait aller à gauche. Je n’ai connu la paix que le jour où j’ai tout rejeté avec mépris. J’avais enfin compris qu’il est impossible d’affirmer ou de nier.

Conviction et doute, erreur et vérité, ne sont que des mots aussi vides qu’une bulle d’air. Irisée ou terne, cette bulle est l’image de ta vie.

Ne cherche aucun ami dans cette foire que tu traverses. Ne cherche pas, non plus, un abri sûr. D’une âme ferme, accueille la douleur, et ne songe pas à te procurer un remède que tu ne trouveras pas. Dans l’infortune, souris. Ne demande à personne de te sourire. Tu perdrais ton temps.

Personne ne peut comprendre ce qui est mystérieux. Personne n’est capable de voir ce qui se cache sous les apparences. Toutes nos demeures sont provisoires, sauf notre dernière : la terre. Bois du vin ! Trêve de discours superflus !

Il est des gens qui discutent sur la religion. D’autres hésitent entre le doute et la certitude. Un héraut surgira à l’improviste et dira : « Ignorants, le chemin n’est ni celui-ci, ni celui-là ».

Le bien et le mal se disputent l’avantage, ici-bas. Le Ciel n’est pas responsable du bonheur ou du malheur que le destin nous apporte. Ne remercie pas le Ciel ou ne l’accuse pas… Il est indifférent à tes joies comme à tes peines.

Tout le monde sait que je n’ai jamais murmuré la moindre prière. Tout le monde sait aussi que je n’ai jamais essayé de dissimuler mes défauts. J’ignore s’il existe une Justice et une Miséricorde… Cependant, j’ai confiance, car j’ai toujours été sincère.

Homme, puisque ce monde est un mirage, pourquoi te désespères-tu, pourquoi penses-tu sans cesse à ta misérable condition ? Abandonne ton âme à la fantaisie des heures. Ta destinée est écrite. Aucune rature ne la modifira.

Qu’il est vil, ce cœur qui ne sait pas aimer, qui ne peut s’enivrer d’amour !  Si tu n’aimes pas, comment peux-tu apprécier l’aveuglante lumière du soleil et la douce clarté de la lune ?

Longtemps encore, chercherai-je à combler de pierres l’Océan ? Je n’ai que mépris pour les libertins et les dévots. Khayyâm, qui peut affirmer que tu iras au Ciel ou en Enfer ? D’abord, qu’entendons-nous par ces mots ? Connais-tu un voyageur qui ait visité ces contrées singulières ?

Écoute ce que la Sagesse te répète toute la journée: « La vie est brève. Tu n’as rien de commun avec les plantes qui repoussent après avoir été coupées. »

Tu appréhendes ce qui peut t’arriver demain ? Sois confiant, sinon l’infortune ne manquerait pas de justifier tes craintes. Ne t’attache à rien, ne questionne ni livres ni gens, car notre destinée est insondable.

La vie n’est qu’un jeu monotone où tu es sûr de gagner 2 lots : la douleur et la mort. Heureux, l’enfant qui a expiré le jour de sa naissance ! Plus heureux, celui qui n’est pas venu au monde !

Oublie que tu devais être récompensé hier et que tu ne l’as pas été. Sois heureux. Ne regrette rien. N’attends rien. Ce qui doit t’arriver est écrit dans le Livre que feuillette, au hasard, le vent de l’Éternité.

Ma naissance n’apporta pas le moindre profit à l’univers. Ma mort ne diminuera ni son immensité ni sa splendeur. Personne n’a jamais pu m’expliquer pourquoi je suis venu, pourquoi je partirai.

Tous les hommes voudraient cheminer sur la route de la Connaissance. Cette route, les uns la cherchent, d’autres affirment qu’ils l’ont trouvée. Mais, un jour, une voix criera : « Il n’y a ni route ni sentier! »

Referme ton Koran. Pense librement, et regarde librement le ciel et la terre. Au pauvre qui passe, donne la moitié de ce que tu possèdes. Pardonne à tous les coupables. Ne contriste personne. Et cache-toi pour sourire.

Ignorant qui te crois savant, je te regarde suffoquer entre l’infni du passé et l’infini de l’avenir. Tu voudrais planter une borne entre ces 2 infinis et t’y jucher… Va plutôt t’asseoir sous un arbre, près d’un flacon de vin qui te fera oublier ton impuissance.

Seigneur, tu as placé mille pièges invisibles sur la route que nous suivons, et tu as dit : « Malheur à ceux qui ne les éviteront pas ! »  Tu vois tout, tu sais tout.  Rien n’arrive sans ta permission. Sommes-nous responsables de nos fautes ? Peux-tu me reprocher ma révolte ?

Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t’arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n’attendais pas.

J’ai eu des maîtres éminents. Je me suis réjoui de mes progrès, de mes triomphes. Quand j’évoque le savant que j’étais, je le compare à l’eau qui prend la forme du vase et à la fumée que le vent dissipe.