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Le PN comme démon (suite)

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Dans cet article http://www.bonheuretamour.com/2017/01/06/le-pn-comme-demon/ , je compare les pervers narcissiques à des démons – dont ils ont les caractéristiques & le comportement.

Et j’ai traité ici https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/12/12/peut-on-guerir-son-partenaire-pn/ l’impossibilité – même avec tout votre amour – de le ramener dans la voie du Bien.

Vous ne pouvez pas le régénérer, mais lui peut vous pervertir !* Car si vous vivez avec un tel démon, sachez qu’il tentera de le faire par n’importe quel moyen – surtout les plus cruels, leurs préférés.

Non seulement votre partenaire PN veut vous détruire, mais il veut vous attirer dans l’enfer où lui vit !

Ayant perdu leur force de vie, la vôtre enrage les PN, qui feront tout pour vous tirer vers le bas – à la fois pour vous ramener à leur niveau et pour implanter dans votre âme leur mentalité & mode de vie pervers (mort !).

J’ai vu ce processus (où un PN détruit une vie & tire une âme vers l’enfer) SI souvent ! Et, l’ayant vécu depuis quasiment 58 ans, je l’ai senti m’être appliqué & observé être appliqué à mes pauvres enfants… (vision d’horreur pour une mère, & qui me fit traverser l’enfer.. au risque d’y rester à jamais).

Parfois, le PN n’est pas votre partenaire amoureux, mais un(e) ami ou un(e) collègue… Il (elle) se montre sympa & serviable, et puis commence à vous confier des bêtises qu’il (elle) aurait faites… Encouragé(e), vous lui avouez les vôtres, et il les répand auprès de vos autres ami(e)s ou collègues & supérieurs, ou même auprès de votre famille – surtout la personne qui vous est le plus cher & le plus proche ; votre compagnon (ou compagne) !

Avec ce dernier, votre « ami(e) pervers » essaiera de semer la zizanie, soit en le(la) séduisant, soit en vous faisant remarquer ses défauts, en vous emmenant dans des lieux de drague & vous poussant à sortir avec d’autres ou à rompre une relation qui était pourtant saine. Si vous vous retrouvez seul, sans rien, malheureux, le PN a gagné & se sent bien !

Et à l’inverse, lorsque ces démon(e)s voient quelqu’un qui a des relations positives ou un statut stable, ils font tout pour l’en priver en jouant les amis dévoués – & ça marche, car les PN ont énormément de charisme & de persuasion !

Souvenons-nous que ces êtres savent comment susciter notre confiance, qu’on ne verra pas que leur amitié est feinte et qu’on leur sera reconnaissant d’être notre ami(e).

Alors, méfiance si vous remarquez qu’un de vos amis (ou membre de votre famille) agit ainsi. Remarquez leurs tactiques malsaines & refusez d’avaler leurs mensonges & de faire ce qu’ils vous poussent à faire, juste pour vous nuire. Voyez-les pour ce qu’ils sont & évitez-les à l’avenir.

James (de begood) dit que ces gens en ont après notre âme ; qu’ils veulent la détruire, la rendre noire comme la leur, & qu’ils veulent nous voir sombrer & finir par agir comme eux. Je suis d’accord ; j’ai vu, lu, entendu & senti des preuves de ceci très souvent !

Tous ceux qui croisent le chemin d’un PN feront l’objet d’une séduction, d’une exploitation (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/ ), puis d’une « narcissisation » (pour créer de nouveaux PN).

Ils ont bien étudié les humains (pour pouvoir copier un comportement normal) & connaissent vos cordes sensibles,  votre naïveté,  votre loyauté & votre difficulté à dire non, et donc, ils en joueront pour vous manipuler & vous faire agir à l’encontre de vous-même & de ce qui est bon pour vous.

Devant toutes vos bonnes qualités ; votre joie de vivre, votre gentillesse, votre résilience, votre sociabilité réelle, votre générosité, …  ils sont fous de jalousie et visent à les détruire. Alors, rien ne leur fait plus plaisir que de vous entraîner sur la mauvaise pente pour vous rendre comme eux & vous faire vivre aussi dans leur monde terne & désolé.

Dites-vous bien que ces gens qui vous poussent au mal ne sont pas vos amis et dorénavant, si quelqu’un vous fait subir un « bombardement » d’amour ou d’amitié trop beau pour être vrai (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/12/28/bombardement-damour-tous-aux-abris/ ), ou vous demande de mentir à vos proches, ou tente de déclencher vos confidences, excluez-le de votre vie. Prenez n’importe quelle excuse pour ne pas le voir ou lui parler, mais ne faites par l’erreur de tenter de discuter, de vous justifier & surtout, de lui montrer que vous voyez clair dans son jeu, car sinon, il vous pourrira la vie.

Coupez les ponts dès que possible, car plus ce genre de démons restent dans votre vie, plus ils vous blessent & vous affaiblissent … et plus ils ont de chances de vous ramener avec eux en enfer.

* Je suis d’ailleurs venue en contact avec tant de ces ex-victimes qui ont « muté » que j’ai aussi écrit là-dessus (http://www.bonheuretamour.com/2016/07/10/lhorrible-mutation-des-victimes/ ).

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Autres beaux hadiths

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hadith

Mes hadiths préférés sont ici : http://www.bonheuretamour.com/2015/12/16/mes-hadiths-preferes-de-muhammad/

J’ajoute ceux-ci, dans l’espoir qu’ils inspireront & porteront à réfléchir…

-Le meilleur jihâd consiste à adresser un mot de justice à un gouvernant injuste.

Rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Majah. 

-Les plus graves des péchés majeurs sont : le polythéisme, l’assassinat, la désobéissance aux parents et le faux témoignage.

Rapporté par les Deux Cheikhs en citant Anas. 

-Le plus probe des gens est celui qui se montre le plus utile aux gens.

 « Al-Amâlî » d’Al-Sadûq : 19. 

-Le meilleur des hommes est celui qui est utile aux gens.

« Al-Amâlî » d’Al-Sadûq : 18-19. 

– Sois compatissant envers ceux qui se trouvent sur la terre, sera compatissant envers toi celui qui habite le ciel.

 « Charh al-Chahâb »: 366.  

-Qui se montre impitoyable sera traité impitoyablement.

« Al-Wasâ’il : 15/203.  

-Celui pour qui est née une fille et qui ne lui fait pas de mal, ni ne l’humilie, ni ne lui préfère ses enfants mâles, Allah le fera entrer au Paradis.

Cité dans la revue Risâlat al-Thaqalayn », Qom, juillet 1999, No. 29, p. 217. 

-Le meilleur d’entre vous est celui qui se montre le meilleur envers sa femme (famille), et moi, je suis le meilleur d’entre vous envers la mienne.

« Makârim al-Akhlâq », op. cit., p. 216 

– Les meilleurs de vos enfants sont vos filles.

« Makârim al-Akhlâq », op. cit., p. 219

-O ‘Alî ! Il n’est pas de pauvreté pire que l’ignorance, ni de bien plus utile que la raison (‘aql), ni de solitude plus abrutissante que l’infatuation de soi-même (amour-propre), ni de raison équivalente à l’action bien réfléchie, ni de crainte révérencielle qui vaut l’abstention des interdits d’Allah et de ce qui est inconvenable, ni de considération égale au bon caractère, ni d’adoration aussi méritoire que la réflexion.

Cité dans « Makârim al-Akhlâq » du Cheikh Radhiy-l-Dîn al-Tabrasî, al-Bâb al-Thânî (Deuxième Partie), al-Façl al-Awwal (chapitre 1), p. 444

Anecdote – ou : soyons sympas ; on ne sait jamais !

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Noyarey

Voici une anecdote qui illustre combien c’est important d’être sympa avec les autres, et que faire le bien, paie…

En 1992, mon époux, qui travaillait chez Caterpillar, a été muté à Grenoble.

Donc, nous y avons été en décembre avec notre fille, pour acheter une maison à Noyarey.

Au passage, on s’est arrêtés pour manger dans un relais pour routiers qui se trouvait sur la grand’route.

Comme Viera n’avait que 4 ans & qu’à cet âge, les enfants mangent comme des oiseaux, on n’a pris que 2 plats du jour.

Voyant ça, le patron a commencé à râler, disant que, puisqu’on était 3, il fallait prendre 3 plats.

On a obtempéré..mais…

Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’on n’était pas juste des touristes de passage sur cette route…

On a donc déménagé à Noyarey début 1993, et on y a habité jusqu’à fin septembre 1996. On mangeait souvent dehors, généralement dans de petits snacks ou relais…. mais PLUS JAMAIS on n’a mis un pied dans cet établissement, bien qu’il était situé le plus près de chez notre maison !

Ce patron avide – mais pas futé ! – a gagné environ 10 FF (soit 1,5 €), mais en a perdu des centaines ou des milliers…

=> Soyons sympas avec les autres ; on ne sait jamais …

En voulant gagner un peu, on risque de perdre beaucoup, et les profits à court terme ne sont décidément jamais les profits à long terme…

Baha’isme & apparences

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Apparences2

J’ai écrit hier sur le devoir d’indignation (http://www.bonheuretamour.com/2016/06/16/colere-indignation/), de ne pas tout tolérer, ne pas tout laisser passer sans réagir. Voici la suite de mes cogitations…

Le « meme » ci-dessus dit ; « Le problème, c’est que les gens sont haïs quand ils sont vrais, et aimés quand ils sont faux ». Cette tendance humaine m’a bien souvent fait rejeter des autres… & tout aussi souvent blessée & enragée !

Poursuivant ma réflexion, j’ai songé combien la vérité est élusive et combien il est courant que les choses ne soient pas ce qu’elles semblent… Combien les vrais gentils ont toujours l’air rugueux (forcément, ils sont juste eux-mêmes) et les vrais mauvais, toujours sympathiques (forcément, ils jouent 1 rôle & en rajoutent dans la patelinerie).

Les apparences sont toujours trompeuses…

Jean de la Fontaine l’avait illustré dans sa fable « le Cochet, le Chat et le Souriceau »coq, chat, souriceau

et Louis Pauwels avait raison d’écrire que « Le visible simple cache de l’invisible compliqué » !

C’est d’ailleurs ça qui fait aussi le succès du mensonge ; le menteur a embelli ou simplifié les choses, en sorte qu’elles semblent plus douces & agréables ou plus logiques & crédibles, aux individus lambda, qui détestent « se prendre la tête » & devoir (réellement) réfléchir.

Voici une anecdote que m’a racontée Maud (Six) ; une amie baha’ie :

Elle se trouvait un jour à une conférence sur la foi et, à côté d’elle, il y avait un monsieur (non-baha’i), qui écoutait attentivement et semblait apprécier ce qu’il entendait.
Hélas, lorsque le conférencier a cité ces mots de Baha’u-llah : « chéris la compagnie des justes et abstiens-toi de toute relation avec les impies », ces paroles ont choqué cet homme, qui s’est levé et a quitté la salle, déçu.

Il a dû penser que la foi baha’ie aussi en était une d’intolérance, qui excluait certaines personnes vues comme « impies ».

Franchement, ça m’avait fait de la peine pour cet homme … Ca m’attriste toujours quand quelqu’un passe à côté de quelque chose de bon pour lui, juste parce qu’il a butté sur des apparences, qu’il s’est arrêté à la forme (les mots) sans comprendre avec le coeur (qui est, comme chacun sait, la seule façon de comprendre quoi que ce soit – & surtout les vérités profondes).

Louis Pauwels, encore lui, a dit très justement que « la lettre tue, l’Esprit vivifie » !

Je me souviens que, jeune baha’ie, ces paroles m’ont choquée aussi car elles me semblaient contraires à la nature de la foi, toute d’amour et de tolérance (car c’est Baha’u-llah aussi qui dit « n’écoute pas le mal et ne vois pas le mal » ) – sauf que moi, j’ai tenté de comprendre avec mon coeur – c-à-d le Fond, sans m’arrêter à la Forme.

J’aime cette citation de Boris Vian : « La courtoisie, en réalité, n’est pas une vertu. En effet, elle ne s’attache qu’à cette épluchure, le langage. La véritable solution, ce n’est pas d’être courtois, c’est d’être gentil. Quand on est gentil, peu importe que l’on utilise un langage courtois ou non  : chacun s’y retrouve, c’est une question de convention. C’est ainsi que l’on peut dire, affectueusement, « ma bonne grosse gourde » à sa belle-mère, sans manquer aux règles d’une courtoisie familiale (…) »

Un indice du sens réel de la citation « choquante » du conférencier nous est fournie par un autre écrit de Baha’u-llah, disant : « Prends garde ! Ne chemine pas avec l’impie & ne recherche pas sa compagnie, car une telle fréquentation change le rayonnement du coeur en feu de l’enfer !«  Voilà l’explication ; c’est pour nous préserver ! Car on n’a pas le pouvoir de changer les méchants – alors, il faut s’en protéger, sous peine de graves dommages…

La Bible, déjà, il y nous avait prévenus : « garde ton coeur, car de lui jaillit la vie ».

Notre coeur est notre trésor le plus précieux, car c’est lui seul qui nous donne la vraie joie : une joie profonde, indépendante des circonstances (peu importe le dénuement où l’on vit ou les épreuves que l’on traverse). C’est le coeur qui nous donne l’envie d’aller de l’avant & de se surpasser, le courage de tout surmonter, la jouissance constante de toutes les petites joies de la vie (qui ensemble, forment le bonheur),…

Sans lui (= si on le laisse mourir), la vie n’a plus de saveur, les jours se ressemblent tous, et, quoi qu’on fasse ou qu’on possède, où qu’on soit ou avec qui, on n’est pas heureux et l’on n’attend que la mort – je le sais ; je suis passée par là !

Quant à ce qu’est un impie, je m’étais interrogée sur qui ils peuvent être car, subissant beaucoup d’insultes & de « profitage » sur Facebook, il était essentiel pour ma « survie » de savoir exactement qui fréquenter ou éviter.

Et j’avais conclu que les impies sont « ceux qui ont pris la loi divine (d’amour et de justice) dans leurs mains (pour ainsi dire) – se prenant pour des dieux et se permettant tout sans honte ni culpabilité. Tout messager de Dieu nous pousse à nous montrer amical(e) envers tous, et indulgent(e) à leurs défauts, mais nous recommande de nous protéger des impies.  Dieu étant Amour, sa Loi implique d’aimer – donc aussi de respecter – les autres.  Donc, si vous remarquez que quelqu’un que vous fréquentez se permet de vous blesser ou de vous exploiter sans vergogne, il faut comprendre qu’il est impie, et cesser de le voir – sinon, vous vous ferez de plus en plus démolir, et votre foi s’étiolera, vous privant de la vie véritable » (http://www.bonheuretamour.com/2013/04/23/impiete-2/).

J’y écrivais aussi : « votre cœur est votre plus grand trésor, … vous devez le protéger à tout prix, sous peine d’éteindre l’étincelle de joie en vous… Car la joie est d’essence divine, elle provient de l’âme – et est du reste une preuve qu’on suit Dieu (Satan – & ses sectateurs – sont toujours tristes !). Les gens pieux (qu’ils se disent tels ou pas) sont doux, non-blessants, respectueux d’eux-mêmes comme d’autrui. Jamais ils ne se permettraient de tirer de vous quelque chose à vos dépens, juste pour se faire une faveur imméritée. De plus, la loi divine implique aussi d’aimer et de respecter… soi-même ; alors, faites-le, pour votre bénéfice & celui du monde entier ! » – car (voyez comme Dieu a bien fait les choses !) servir Dieu, c’est aussi servir les autres et soi-même (& vice versa), tout comme rejeter Dieu revient à rejeter (& nuire) aux autres et à soi-même ! Oui, la Vie est une toile dont chacun est un maillon, en sorte que ce que l’on fait à 1 maillon affecte la toile tout entière.

Donc, pour mieux montrer la vraie nature & la beauté de notre foi, voici une autre anecdote :

Joe Paczkowski(artwork by Joe Paczkowski)

Quand je suis devenue baha’ie (en 1991), le Bulletin mensuel était encore en papier et bien sûr, j’en lisais avidement chaque ligne.

Dans le 1er exemplaire que j’ai reçu, il y avait une demande d’information d’un baha’i (américain ?) à la Maison Universelle de Justice, à Haïfa.

Il expliquait qu’il était Baha’i & avait des voisins bouddhistes, qu’il allait toujours prier chez eux, devant la statue de Bouddha mais qu’il venait d’apprendre par hasard qu’en fait, il est interdit aux baha’is de prier devant des statues. Il demandait donc à la M.U.J. quelle conduite il devait tenir dorénavant, car il se souciait de ne pas contrevenir aux règles de notre foi.

Eh bien, je n’oublierai jamais la réponse des membres de la Maison Universelle de Justice ; ils lui ont dit (en substance) ; « ne vous en faites pas, vous ne faites rien de mal, continuez comme avant », expliquant que oui, il est défendu aux baha’is de prier devant une statue, mais ce n’est que pour éviter d’adorer des objets et qu’il voyaient bien que ce n’était pas le cas de l’homme en question.

S’ils avaient suivi « la lettre » (la forme), ils auraient enjoint à l’homme de cesser de prier devant Bouddha, mais ils ont suivi l’Esprit…

J’ai trouvé ceci tellement beau que j’ai découpé cet échange & l’ai gardé longtemps dans mon portefeuille, jusqu’à ce qu’il tombe en lambeaux et que je doive le jeter (pas la façon la + maligne de conserver un document, mais bon). Je le montrais à tous ceux qui m’interrogaient sur la foi, dans l’espoir qu’eux aussi soient emballés par elle & se convertissent … ce qui serait pour leur bien & dans leur intérêt, d’ailleurs 😉

En conclusion, ne jugez pas sur la forme, mais sur le fond, pas sur l’extérieur, mais sur l’intérieur, pas sur les apparences, mais sur la réalité des choses – bref, pas avec la tête, mais avec le coeur …

PN : astuces pour les détecter

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couple spagas Les PN étant des catastrophes naturelles (voir  : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/28/le-pn-comme-un-ouragan/ ), il faut, pour limiter les dégâts, les détecter au plus tôt, pour s’en débarrasser avant qu’ils ne vous aient détruit(e) complètement.

C’est un peu comme avec les dégâts du feu : pour 1 seconde, il faut 1 verre d’eau, pour 1 minute, 1 seau d’eau, et pour 1 heure, 1 camion d’eau.

Donc, au plus tôt on sait à quoi s’en tenir sur une nouvelle connaissance, au plus on limite le mal qu’il nous fait (sinon, on se retrouve, comme moi, avec une union, des enfants, … et 38 ans d’emmerdements divers).

Quand on fait connaissance avec quelqu’un, que ce soit pour une relation de travail, d’amitié ou d’amour, il peut arriver que ce qu’il (elle) dit nous met mal à l’aise, en sorte qu’on se demande si on n’a pas affaire à un(e) pervers narcissique. Pour le savoir à coup sûr, il y a un petit truc utile :

Comme ces gens nous « mordent », c-à-d nous font du mal, on se sent mal et normalement, on devrait réaliser cela et partir, mais si l’on a grandi dans une famille de PN – c-à-d un lieu où l’on était maltraité sans pouvoir ni se défendre ni partir (parce qu’on était un enfant – c-à-d un être petit, faible, innocent et pas en état de gagner sa vie), on a été programmé pour l’impuissance – pour ne pas « comprendre » ce qu’on ressent.

Comme tout cela a commencé quand on était trop petit(e) que pour le « mettre en mots » et que l’effet des violences est de nous bloquer à l’âge émotionnel où c’est arrivé, on ressent la douleur, mais comme une bête le fait, c-à-d qu’on ne la « comprend » pas consciemment, que ça n’arrive pas jusqu’à notre pensée, qu’on est incapable d’exprimer ce qui nous est infligé – ce qui serait pourtant la seule façon de comprendre ce qui se passe, ce qu’ils sont, et font, et nous font subir.

En outre, un enfant ne PEUT pas s’avouer que ses parents (c-à-d des êtres dont il dépend totalement pour sa survie) ne sont pas ce qu’ils devraient être (nourrisseurs et protecteurs), mais sont, au lieu de ça, d’horribles monstres sans sentiments, des prédateurs assoiffés de son sang & avides de le détruire), de ne pas en tenir compte de ce qui se passe en nous

Un bon exemple de ce qu’est cette « impuissance acquise » est la domestication des éléphants en Inde ; les villageois capturent des éléphants sauvages dans la forêt et les attachent avec de grosses chaînes d’acier.

Au début de leur captivité, les éléphants tentent de s’enfuir, mais ils n’y arrivent pas car les chaînes sont trop solides … Au bout d’un certain temps, les animaux comprennent qu’ils ne sont pas les plus forts & que toute tentative de fuite est inutile, alors, ils cessent d’essayer. Ils sont totalement découragés & se soumettent à leur sort.

Par la suite, on pourrait les attacher avec un fil de soie, qu’ils ne tenteraient plus de fuir… Voilà l’impuissance acquise.

Idem avec nous ; on a grandi dans une famille d’exploiteurs violents et on a tenté d’échapper d’une ou d’autre façon, mais bien vite, on a compris que tout était inutile, et qu’il était inévitable qu’on doive vivre avec des êtres plus forts et haineux, et on s’est résignés (en utilisant des mécanismes de défense pour survivre).

Normalement, la vérité, le savoir vous libèrent… (sauf qu’il y a généralement un stress post-traumatique, et donc, des liens psychologiques sous-jacents qui nous « attachent » de plusieurs façons aux expériences destructrices).

Un bon test pour savoir si quelqu’un qu’on vient de rencontrer est un PN, est (car les PN n’ont pas d’empathie) de lui dire que vous avez eu une sale journée au boulot ou avec vos enfants.

Si l’autre ne vous renvoie pas la balle en demandant des détails, méfiance ! car une conversation normale, est comme un jeu de ping-pong où chacun se renvoie la balle à tour de rôle & où tout coule de source.

En général, les gens qui ne vous demandent jamais comment vous allez ou comment vous vous sentez, … c’est qu’ils s’en fichent (même s’il y a des exceptions à ceci).

Voici une astuce que j’emploie quand je ne sais quoi penser de quelqu’un : j’inverse les rôles.

Vous aussi, imaginez que c’est l’autre qui vous dit ce que vous lui dites (et comment vous le dites), et que vous réagissez comme lui ; ça vous fait quoi ? Est-ce juste ? Est-ce normal ? Est-ce gentil & plein d’amour ? Ou est-ce cruel, insensible, hostile, inflexible, indifférent ?

Testez les gens avant de commencer une relation avec eux !

N’oubliez pas que la science a détecté un MNRD (déficit de récepteurs de neurones miroirs) dans le cerveau de gens reconnus pervers. Par conséquent, si votre nouvel(le) ami(e) reflète ce que vous dites & vos émotions, le feu est vert – mais dans le cas contraire, prenez vos distances !

Certains affirment également l’efficacité d’un autre test pour détecter les personnes non-empathiques : les test de « Will Hunting » ; ils préconisent de regarder ce film avec l’individu qu’on soupçonne d’être PN et que, s’il n’est pas ému par le film, c’est un signe certain qu’il (elle) l’est… J’ignore si ce test est efficace, mais il peut sans doute servir, comme confirmation…

PN : qui est fou, vous ou lui ?

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loup en mouton5   Vous le savez à présent, un PN a dû investir (& même ça, du reste, il nous le fera payer) du temps & de l’énergie pour nous « capturer » – donc, pour pouvoir profiter au mieux de son « investissement » & en tirer le plus de gain pour lui-même, il doit faire en sorte que son bétail ( = nous) reste là – et pour ce faire, il faut nous « couper les ailes » (ou les pattes), c-à-d nous affaiblir, en sorte qu’on soit physiquement et moralement inapte à se révolter & à partir.

Et pour cela, rien de mieux que de nous faire croire qu’on ne vaut rien (que donc, on est la cause de tous les problèmes dans le couple ou la famille), et même, qu’on est mentalement dérangé(e) !

Comme en fait, sa cible est très forte & très saine, c’est pour lui un boulot de longue haleine, mais avec sa ruse et l’innocence de la victime, il vient toujours à bout d’inverser les croyances (pourtant réalistes) de cette dernière, de tuer son bon sens et de lui faire prendre le jour pour la nuit, le blanc pour le noir, etc. 

Les PN parviennent à ce résultat toujours avec leurs mensonges, et en 1er lieu, avec leur charme et gentillesse. En effet, tout PN sait qu’il nous a ciblé pour nous blesser, nous tirer du sang & s’en nourrir… Mais avant qu’il commence son meurtre lent, il commence par charmer les autres ; en bon joueur d’échecs (mon ex-mari PN a gagné une coupe pour ce jeu !), il voit loin, et prévoit qu’il doit se protéger, au cas où … si la cible se débattait & faisait des vagues…

Par conséquent, il se bâtit dès ce stade une image sympathique auprès des gens, il se crée un préjugé favorable à l’avance, en apparaissant comme un être parfait, gentil, équilibré et qui vous aime. Ainsi, quand la victime commencera à aller mal et à en parler, personne ne la croira ! (voir cet article : https://bonheuretamour.wordpress.com/2014/10/24/le-pn-son-masque-de-normalite/ ).

C’est alors qu’il commence à la déséquilibrer, d’abord par de méchantes remarques, mine de rien, ou des accusations de ne pas bien faire ceci ou cela. Comme juste avant, il était aux petits soins pour nous, plein de douceur et d’admiration, on ressent un malaise, mais on n’arrive pas à mettre le doigt dessus, à formuler clairement ce qui nous arrive…

Désorienté(e) par cette attitude, on se dit que l’autre doit être malheureux, ou qu’il a subi un mauvais jour, ou qu’on a dû faire ou dire quelque chose qui l’a fâché – même, on se met à réfléchir à ce qu’on a fait ou dit de mal pour le bouleverser ainsi. C’est dans la logique des choses, puisqu’on « sait » (!) qu’il est quelqu’un de gentil.

C’est exactement cette réaction que le PN voulait : nous berner, pour qu’on ne puisse se révolter, qu’on ignore nos sensations, qu’on doute de soi & qu’on se blâme pour l’incident.

Après, pour s’éviter une autre expérience pénible telle comme cette attaque, on commence à marcher sur des oeufs, à s’examiner & se restreindre, à peser soigneusement tout ce qu’on dit & fait… On en vient à croire que tout ce qu’on fait est mauvais, et qu’on est la reine des nulles (ou le roi des idiots) pour ne pas parvenir à faire piger à l’autre (qui a soi-disant « tellement souffert » !) qu’on l’aime, qu’on est de son côté…

Bien sûr, tandis qu’on vit dans l’anxiété permanente de bien faire, le PN est heureux et serein ; les choses vont comme il aime !

Et plus on met de l’eau dans son vin, plus il monte la barre de ses exigences – jamais rien de ce que la victime peut faire ou dire, ne le satisfait… Les remarques deviennent plus intenses, les scènes, plus fortes et plus nombreuses … Chez la victime, l’angoisse ne fait que monter – mais tout se passe par paliers, graduellement, pour dissimuler ce qui est en train de se passer.

C’est comme dans l’histoire de la grenouille plongée dans l’eau chaude : si on prend une grenouille & qu’on la plonge dans une marmite d’eau chaude, elle saute immédiatement au-dehors. Mais si on la plonge dans une marmite d’eau froide, puis qu’on monte graduellement la température, elle s’habitue à chaque petit changement et s’imagine qu’elle peut supporter ceci, puis cette température, puis celle-là… jusqu’à ce qu’elle meure !

Idem avec la victime de cette violence subtile… Elle s’adapte, et s’adapte, et s’adapte encore…jusqu’à ce qu’à la fin, elle devienne une loque humaine, tremblante & inapte à penser, tant son niveau de stress est élevé ! (je le sais ; j’ai été cette loque humaine, durant tant d’années !).

A l’époque, cette tactique perverse m’avait fait penser à celle qu’on emploie pour stopper un cheval emballé ; on lui tourne la tête à droite & à gauche, en sorte de le désorienter et de le rendre incapable d’avancer. Et c’est bien ce que fait le PN : il nous égare en se montrant parfois brutalement mauvais, et parfois, gentil – alors, on ne sait pas, on nage dans la confusion…Comme le cheval, on ne peut plus avancer (et c’est bien ce que le PN voulait !).

Par ex, il nous fait des scènes (parfois en public, pour nous humilier), puis des cadeaux – empoisonnés, car toujours à côté de ce qui nous correspond (pour nous faire sentir, tout en nous faisant un cadeau, à quel point il se fiche de nous), des injures ou coups suivis de « tendresse », des remarques rabaissantes (des « piques », comme quoi on ne vaut rien & on ne sait rien faire de bien), suivies de compliments – là aussi, « à côté » ; on est complimenté(e) sur des choses triviales ou où l’on est faible, et critiqué(e) sur des choses importantes pour nous et où l’on est fort(e )=> tout ceci augmente la confusion – c-à-d l’état de faiblesse de la victime.

A cause du PN, la victime se sent impuissante (elle ne contrôle rien dans sa propre vie) et à cause de ses incessantes critiques, elle perd toute confiance en elle – elle doit s’avouer que oui, il a raison ; elle est stupide, laide, inintéressante, elle ne sait rien faire comme il faut… et c’est là que la dépression s’installe…

Une fois que le PN voit qu’on en là, il peut commencer à vraiment « s’occuper de vous » – c-à-d « se nourrir sur la bête » … & ça fait froid dans le dos ! Ce cycle « gentil-méchant » n’était qu’un échauffement (comme on fait aux taureaux de la corrida) avant de passer à la mise à mort !

A ce stade, vous serez violentée d’une ou d’autre façon (principalement émotionnellement) chaque jour et, loin de vous révolter, vous serez d’accord de vous juger coupable de tout – et de, en quelque sorte, mériter les violences que votre bourreau vous fait souffrir !

Le PN adore vous avoir réduit(e) à cela, il aime ce pouvoir total qu’il a sur votre vie et, pour le faire durer, il va vous faire croire que vous perdez la boule ; c-à-d qu’il niera systématiquement avoir dit ou fait quelque chose que vous l’avez vu faire ou dire, ou il change certains objets de place, etc.

Là, la victime, qui déjà se pensait moche, incapable de rien faire convenablement – donc, contente que son bien-aimé lui fasse l’honneur (!) de bien vouloir d’elle – se dit maintenant qu’elle est une pauvre folle ! Je connais ça, croyez-moi ; je me suis crue dingue jusqu’à ce que ma fille Viera, grandisse, et me dise : « mais maman, il l’a dit. je l’ai entendu dire ça ! » – ce n’est qu’alors que j’ai commencé à me dire que ce n’était pas moi qui avais un problème !

En tout cas, ces « malentendus » et autres « changements de plans » sont pour le PN l’occasion d’encore plus l’humilier et de créer encore plus de scènes (je l’ai dit : les PN sont des « drama queens » qui adorent les cris & le chaos !).

Certains PN (pas bien fûtés) font l’erreur de vous salir ouvertement partout où ils passent (ce qui amène certaines personnes à voir qui ils sont), mais les PN plus malins sont bien plus subtils & efficaces ;

Sans jamais rien dire de carrément négatif sur vous, il racontent des histoires de vous, où vous apparaissez, en filigrane, comme stupide, incompétent(e), mentalement dérangé(e) ou mauvais(e)…

J’ai remarqué combien il a surtout l’art de retourner nos talents et nos meilleures qualités pour les faire paraître de graves défauts – c’est étonnant !

Le PN, en comparaison, apparaît comme la bonne pâte qui vous supporte, ou même comme votre victime ! (j’en parle ici : https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/13/violence-perverse-effets-societe/ ).

Et les gens, qui sont naïfs et qui, n’étant pas exposés à un PN, ne voient pas pourquoi quelqu’un irait dire sans raison des mensonges sur quelqu’un d’autre, croient à ces fables et se forment un jugement très défavorable sur vous, alors qu’ils ne vous connaissent pas et que vous ne leur avez rien fait … Et le pis, c’est que par la suite, ils vous traiteront toujours selon ces préjugés défavorables, quoi que vous puissiez faire pour prouver que vous n’êtes pas comme cela !

Conclusion : reprenez votre bon sens, et ré-apprenez à suivre vos sensations ; c’est votre vie même qui est en jeu !

L’histoire du chat sauvage

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Il était une fois une jeune femme nommée Judy, qui avait un compagnon de vie peu commun. C’était un chat sauvage. Judy n’avait jamais pensé une seule seconde qu’elle aurait un chat sauvage comme compagnon, et donc, elle eut un choc en découvrant que c’était bien ce qu’elle avait. Voici comment cela arriva.
Quand Judy rencontra son compagnon, il semblait être un ami. Il était jeune, et ressemblait au compagnon dont elle avait toujours rêvé. C’était une créature chaleureuse et amicale. Il voulait qu’elle l’apprécie, comme elle voulait qu’il l’apprécie. Il semblait adorable, mignon et câlin. Et elle aimait cela.
Mais avec le temps, il se transforma en chat sauvage. D’abord, c’était un gentil compagnon. Puis soudain, c’était sa période chat sauvage ; effrayant, mauvais, méchamment sauvage. Judy était écrasée sous une montagne de problèmes – plus de problèmes qu’elle n’aurait pu imaginer.
Judy passait beaucoup de temps à tenter de rendre son chat sauvage heureux, pour qu’il ne l’agresse pas. Mais il était imprévisible. Donc, elle était très, très attentive à ne pas le perturber. Elle y était si attentive, en fait, qu’elle avait l’impression de marcher sur des œufs.
Hélas, Judy ne semblait plus avoir de temps pour ses amis, parce que son chat sauvage prenait quasiment tout son temps et toute son énergie. Parfois, il était aimable, tout à fait comme à l’époque de leur rencontre. Mais quand il redevenait un chat sauvage, il la déchirait et la blessait.
Cherchant promptement une solution, Judy s’en fut consulter un psychologue, en lui demandant tristement « Que dois-je faire de mon chat sauvage ? Je l’aime, mais, franchement, il se conduit habituellement de façon horrible à mon égard. Je vais vous dire ce qu’il me dit et me fait. J’espère que vous pourrez me dire si vous comprenez quelque chose à ses paroles, ou si c’est moi qui prends tout mal, qui fais une tempête dans un verre d’eau et qui le provoque, comme il dit. Je veux savoir s’il existe un traitement pour soigner notre relation. »
Le thérapeute dit alors « Oh, Judy, voilà ta plus grande erreur : tu veux parler du chat sauvage. Moi, je veux parler de toi. C’est toi qui as besoin d’aide. Tu dois réfléchir à la raison qui te pousse à rechercher un compagnon si cruel et effrayant. »
« Mais je ne voulais pas d’un compagnon cruel et effrayant » s’exclama Judy, « Au début de notre relation, il était charmant, doux et aimable. Et ensuite, il a commencé à changer. »
« Non » dit le thérapeute « Tu te sens plus à l’aise en étant maltraitée. Tu as des problèmes. Je suis sûr que tu as eu une enfance malheureuse. Tu as une estime de toi très basse. Tu joue les martyres. Dans un sens, tu aimes être maltraitée. C’est ce à quoi tu es habituée. Si tu n’avais pas ton chat sauvage, tu en chercherais tout simplement un autre – pour pouvoir continuer à ruiner ta vie. Tu es accro aux chats sauvages et à la douleur émotionnelle. »
Et Judy répondit « Vraiment ?!?! Ciel, je croyais juste que j’avais un compagnon méchant. »
« Non » dit le thérapeute « Tu dois travailler sur toi-même. Ce n’est pas la créature qui est le problème. Tu es devenue obsédée par lui pour fuir ton vide intérieur, ta crainte des relations et ta colère. Tu utilises ta relation avec ton chat sauvage comme une drogue. Tu y es accro. Tu ne t’aimes pas beaucoup. Et tu sembles être une personne remplie de colère. Tu es attirée par les situations chaotiques. Tu as soif de sensations fortes. Tu n’es pas attirée par les créatures bonnes et gentilles. Ce genre de personnes, tu les trouves ennuyeuses. Tu as vraiment des problèmes. »
« Pourquoi ? » demanda Judy . « Parce que tu es une femme qui aime trop » répondit le thérapeute
« Mon Dieu » dit Judy « Je dois être vraiment malade. » Et le psychologue opina lentement « Oui »
Donc, Judy continua à raconter au thérapeute tous ses problèmes de personnalité. Et Judy alla aussi à des réunions et fit des études, pour s’assurer qu’elle ne dépendait pas de son chat sauvage pour être stimulée intellectuellement, et elle se fit 4 nouveaux amis, pour s’assurer qu’elle ne dépendait pas de son chat sauvage pour la conversation, et elle travailla pour avoir plus d’argent, pour s’assurer qu’elle ne dépendait pas trop de son chat sauvage au niveau financier et elle continua d’essayer d’augmenter son estime de soi et aussi de croître, en assumant la responsabilité de toutes ses insuffisances personnelles. Mais pendant ce temps, le chat sauvage continuait à bien s’amuser et à effrayer Judy.
Enfin, Judy entendit parler d’une thérapeute différente, et elle alla la consulter.
Cette thérapeute dit à Judy « Nous ne devons pas te désigner toi, Judy, comme étant le problème. Nous devons nous focaliser sur le chat sauvage. C’est lui le problème. Débarrasse-t-en ! »
« Du chat sauvage ou du problème ? » demanda Judy. « De n’importe lequel, du moment que ça te rende la paix » dit la thérapeute.
« Mais » dit Judy « ne devrait-on pas parler de la raison pour laquelle je possède une créature aussi cruelle ? J’ai des problèmes très profonds. »
« Non. Je ne pense pas. Est-ce que tu ne croyais pas avoir acquis une créature aimable, mignonne et câline ? »
« Oh oui » dit Judy, heureuse d’être enfin comprise « Mais il s’est transformé en chat sauvage, sauf qu’il ne l’est pas en présence de certaines personnes »
« Oui » reprit la thérapeute avec une merveilleuse compréhension « il n’y a pas vraiment moyen de vivre avec un chat sauvage »
« Mais » dit Judy « mon autre thérapeute dit que si je ne travaille pas sur moi-même, je choisirai sûrement un autre chat sauvage »
« Je ne suis pas d’accord » répliqua la thérapeute « Je ne pense pas que tu aimes vivre avec un chat sauvage. Je pense que, plus on en parle, plus tu le verras comme il est réellement – et plus jamais tu ne vivras avec un chat sauvage. »
Mais Judy, se souvenant encore de ce que le 1er thérapeute lui avait dit, répondit « Je continue à penser que c’est en partie mon problème. Peut-être le chat sauvage et moi devrions-nous aller en consultation conjugale »
« Non » dit la thérapeute « en général, ça ne marche pas. Mais ton chat sauvage pourrait retrouver son moi originel en rejoignant un groupe de thérapie pour chats sauvages. Tu peux vouloir attendre pour voir s’ils peuvent l’aider. Mais je dois te prévenir que les chats sauvages ont très dur à redevenir de gentilles créatures, à moins qu’ils ne veuillent réellement changer. »
Quelque temps passa, et Judy vit qu’elle devait laisser partir le chat sauvage. A ce moment, elle savait tout sur les chats sauvages, et pouvait les repérer très rapidement. Au début, son chat sauvage lui manqua, parce qu’elle l’aimait. Mais finalement, elle fut très heureuse, parce qu’elle ne devait plus ‘marcher sur des œufs’
Son estime d’elle-même remonta et elle réalisa que le 1er thérapeute n’avait pas vraiment raison. Elle n’était pas une femme qui aimait trop. Elle était une femme qui avait eu un chat sauvage.
– JL., MINNEAPOLIS, MN
Extrait et traduit de « the verbally abusive relationship » de Patricia Evans – publié chez Bob Adams Inc en 1993)

Conte des 2 amis

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Il était une fois 2 amis qui marchaient dans le désert. A un certain moment, l’un dit à l’autre quelque chose qui le vexa, en sorte que ce dernier frappa son ami.
Celui-ci ne dit rien mais s’accroupit, et écrivit dans le sable : aujourd’hui, mon ami m’a donné une tape.
Les 2 hommes continuèrent à marcher et arrivèrent enfin à une oasis où ils se restaurèrent et se reposèrent.
Après cela, ils désirèrent se baigner … Le 1er fut pris dans la boue et coula.
Heureusement, son ami le sauva… le 1er prit alors une pierre et y grava ceci : aujourd’hui, mon ami m’a sauvé la vie.
L’autre lui demanda alors pourquoi il faisait cela, et il répondit : lorsque quelqu’un nous blesse, nous devrions l’écrire dans le sable, pour que les vents du pardon l’effacent, mais lorsque quelqu’un nous fait du bien, nous devrions le graver dans la pierre, pour que cela ne s’efface jamais.
Ce conte nous enseigne une vérité utile ; que chacun de nous devrait faire comme lui ; écrire le mal qu’on lui fait dans le sable, et le bien, dans la pierre…. Car il faut profiter de la vie tant qu’on l’a, ne pas accorder d’importance aux choses, mais aux êtres qui la remplissent…
Il faut être le plus gentil possible avec tous ceux que l’on rencontre sur notre route, car la vie n’est pas simple ; chacun a ses propres épreuves à porter, et sa propre lutte à mener…

Attention : n’en déduisez pas que ce conte vous conseille de supporter de mauvais traitements intentionnels de qui que ce soit (qu’ils soient physiques ou émotionnels) – ça, pas question ! Mais il nous dit qu’il ne faut pas « compter » aux autres les fois où ils nous blessent sans le vouloir, et qu’il ne faut pas rester en colère, mais oublier bien vite – car la colère nous fait du mal… !
L’autre conseil que le conte donne, est de nous souvenir et d’être reconnaissant pour les bonnes choses que nous disent ou nous font nos proches… ça aide à se sentir bien…

La relation est le 1er enfant d’un couple !

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Family giving dog a bath.Oui, il faut voir n’importe quelle relation (amour ou amitié) comme une créature vivante créée entre et par les 2 personnes – cet « être » immatériel se construit quand 2 êtres sont amenés à se côtoyer ou se parler – dans la rue, au bureau ou au foyer. Bien sûr, entre 2 personnes partageant le même lieu de vie, la relation sera étroite et importante.

Cet « enfant » se crée donc de toute façon, étant très petit et frêle au début, mais croissant en force et en taille avec le temps. Mais cette créature peut être plus ou moins grande, belle et forte. Pour qu’il ne ressemble pas à un malade, il faut le nourrir bien et régulièrement.

Mais de quoi se nourrit-il ? Eh bien, de l’amour provenant des 2 personnes impliquées – comme un vrai enfant.

Mais par quel acte- cet amour se manifeste-t-il et nourrit-il la relation ? Par de la bienveillance, c-à-d des attentions, de la sollicitude – s’il n’y a pas ceci, chaque jour, c’est l’enfer ; l’ »enfant » (= la relation) n’est qu’un avorton malingre – la relation est malsaine.

Si l’un des partenaires ne donne rien, il ne nourrit pas » l’enfant » et n’est un parasite qui se laisse vivre dans l’organisme de la famille et y profite, comme un virus – prenant ce qu’il lui faut aux dépens des autres, en refusant de payer sa part.

Or, une relations se vit soit sur un mode d’amour, soit pour l’argent; il faut qu’il y ait égalité, ou réciprocité, sinon, ça ne peut pas durer. Lorsque l’on paie pour un service, on peut se dispenser de l’amour – mais si on ne paie pas en argent, il faut nécessairement payer en amour !

Toute autre alternative peut à juste titre s’appeler du vol – car c’est voler que de prendre quelque chose sans rien offrir en échange. Le profiteur du couple traite la relation avec désinvolture et ne nourrit pas l’ »enfant » – laissant la relation « crever de faim », pour ainsi dire.
Paul Ricoeur nomme la sollicitude ; la « bientraitance » et la base de la moralité – c’est être gentil et aimant.

Corollaire : son absence est une maltraitance, et un manque de moralité ! Qu’on le fasse exprès (qu’on ne VEUILLE pas faire mieux) ou non (qu’on ne PUISSE pas faire mieux) n’y change rien pour les malheureux qui doivent vivre avec une telle sangsue !

« Il n’y a pas d’amour ; il n’y a que des preuves d’amour » – c-à-d de la gentillesse envers notre partenaire. Et un foyer sans amour (c-à-d sans actes d’attention, de don, de gentillesse, de bienveillance, de sollicitude) est un enfer, où l’on s’épuise parce qu’on donne.
Le profitage éhonté du partenaire égoïste et indifférent, l’indignation et la souffrance causées par le fait qu’il se fiche de votre relation, finissent par vous rendre malade – bref, cette position n’est pas tenable longtemps ; un « enfant immatériel » qui n’est nourri que d’un côté (par une seule personne) ne peut pas vivre longtemps.

Si vous constatez que vous êtes seul(e) à nourrir l’être (la relation), vous cessez aussi de l’alimenter … et c’est la fin pour la relation ; les sentiments positifs (de dévouement) envers l’autre meurent, remplacés par la rancœur d’avoir été exploité(e).

On retombe ici sur la nécessité d’éviter les sots ; car une relation d’amour et de dévouement, c’est précieux. La plupart des gens se fichent de vous et de ce qui peut vous arriver – alors que quelqu’un qui vous aime se coupera en 4 pour vous soutenir et vous tirer de vos problèmes.

Celui qui ne comprend pas ceci et ne donne pas son maximum pour nourrir et préserver une chose aussi utile n’est qu’un sot, trop bête que pour comprendre qu’une relation est un vrai trésor !
Il n’a pas compris tous les avantages qu’il avait à la maintenir – en sorte qu’il l’a laissée s’étioler et mourir.

Ce profiteur vous a fait perdre votre temps et votre énergie (= un morceau de votre vie) – il faut donc éliminer ce parasite au plus tôt !

Sur la gentillesse : chacun doit reconnaître que nos actes affectent les autres et qu’il doit s’en sentir responsable, et leur faire activement du bien.
Pour cela, il faut faire des actes gratuits de bonté. En plus, c’est intelligent ; ça augmente en même temps nos chances de réussir dans la vie, puisque ça élève notre estime de nous !

Et on peut avoir besoin d’aide plus tard ; or, un acte de bonté a un impact durable sur celui qui le reçoit (à moins que ce ne soit un sot, justement) et ce dernier sera porté à vous secourir à son tour, même des années plus tard. Mais bien sûr, au moment où l’on donne, il faut le faire sans arrière-pensées, sans espoir de retour.