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Liberté & égalité en Occident

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dictateur J’ai visionné dernièrement une video « what north koreans believe ».

Dans cette dictature, les medias font croire aux habitants – & ceci est typique des dictatures – que les Américains crèvent de faim, qu’ils se nourrissent de neige, qu’ils vivent dans des tentes (offertes par la Corée du Nord !) et que c’est pour ne pas les accabler que l’Internet est interdit en Corée du Nord (!).

Ils diffusent aussi l’idée que les Coréens du Sud haïssent ceux du Nord et les attendent à la frontière avec des fusils, prêts à tuer tous ceux qui voudraient y aller (bien sûr, en réalité, les Coréens du Sud sont prêts à accueillir leurs frères du Nord et ce sont les soldats Nord-Coréens qui tirent sur ceux qui veulent fuir la tyrannie & la misère du Nord !).

Je me suis aussi rappelée Pearl Buck (une écrivaine Américaine née & ayant vécu en Chine) qui a écrit que, quand la révolution a éclaté, le gouvernement avait persuadé les Chinois de la même chose ; que les Américains vivaient dans une misère noire – sans aucun doute parce que eux vivaient une terrible famine, et que, comme on n’est jamais heureux ou malheureux que par comparaison, ça aiderait les Chinois à relativiser…

Et bien sûr, ces Américains sont méchants ; ils ont trahi la Chine & lui veulent du mal … classique !

Bref, c’est une tactique commune, que tous les gouvernements dictatoriaux utilisent.

Mais assez parlé des autres ; regardons plutôt « la poutre qui est dans notre oeil » !

J’en avais déjà parlé ici ; http://www.bonheuretamour.com/2013/07/03/des-faits-inquietants/

J’y citais Marylin Manson ; « Quand vous regardez la télévision, vous regardez les nouvelles, et on vous fait le plein de peur. Il y a les inondations. Il y a le sida. Il y a les meurtres. Coupés par des publicités. Achetez l’Acura. Achetez Colgate. Si vous avez mauvaise haleine, on ne vous parlera pas. Si vous avez des boutons sur la figure, cette fille ne vous baisera pas. C’est juste une campagne de peur et de consommation. Voilà sur quoi je crois que ça se base. En gros, l’idée est de faire peur aux gens pour qu’ils consomment ».

Et j’y parlais d’un certain club qui décide dans l’ombre & dont, curieusement, & bien que l’élite mondiale s’y rencontre, n’est mentionnée dans aucun média…

Ailleurs – voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/25/pn-pouvoir/ – j’évoquais le fait qu’on est dirigés par des pervers narcissiques ;

=> extrait : Je trouve, par ex, sur http://libertesconquises.blogspot.be/, un article disant : « Il nous a fallu attendre la fin du siècle dernier pour comprendre, grâce à des Chercheurs en Psychologie Humaine, que la plupart de nos « élites » dirigeantes SONT POSSIBLEMENT, soit, très CERTAINEMENT psychopathes »

Sylvia Bréger a bien résumé la situation dans http://www.cadre-dirigeant-magazine.com/ ; « Dans la finance, dans le business, ou en politique, les psychopathes atteignent les postes à responsabilité grâce à  leur observation, leur intelligence, leur capacité de simulation et  leur charisme », et :  » Il y a quelques années …, ce type de personnalité avait du mal à s’intégrer professionnellement, sa  froideur et son égocentrisme ne correspondaient pas aux valeurs de l’époque. Aujourd’hui, estime de soi et manipulation sont souvent des atouts au sein d’une grande structure ».

Et le psychologue Paul Babiak, qui a sondé la question en profondeur, en dit (dans son livre « Snakes in Suits ») que les sociétés cherchant un cadre, cherchent quelqu’un ayant le profil suivant ; charmeur, futé, charismatique, sachant répondre à tout – des caractéristiques que les PN ont au plus haut point….

Il conclut : «Plus le psychopathe est atteint, meilleure est son apparence, son charisme et ses talents d’orateur » (!).
Par conséquent, plus l’un de ces démons est dangereux & taré, plus il voudra vous faire de mal, mais surtout, plus il POURRA vous en faire, avec l’absolution de la société !

Etant donné que les Etats ont une majorité de PN à leur tête, pensez-vous que ces gens-là sont pour la démocratie ? Bien sûr que non ! Si l’on cesse d’avaler la propagande « vous êtes libres » des mass medias & qu’on s’informe un peu, on ne peut qu’en déduire qu’il n’y a pas qu’en Corée qu’il y a de la tyrannie …

On est censés être libres & avoir des droits, alors qu’en réalité, on n’a que de beaux morceaux de papier … (« Ah, le beau billet qu’a La Châtre » !).

En fait de droits, il suffit de vouloir les exercer pour voir qu’on n’en a quasiment aucun – sauf celui de se taire – et que ce qu’on a, par contre, ce sont des gouvernements qui nous volent comme dans un bois (je peux en témoigner) et contre lesquels on n’a aucun recours.

Et que tous ceux qui « sont du côté du manche » (flics, juges, avocats, agents de l’Etat, …) se gobergent en pressant le peuple comme des citrons, et peuvent absolument tout se permettre – voir les tabassages & meurtres incessants commis par les flics dans tout l’Occident ; aux USA, en Europe (« bavures »), … sans aucune conséquence pour leur auteur – même, quand ils ont vraiment trop déconné, ils sont « punis » en étant PROMUS (!) – je le sais ; ma soeur travaille à l’Etat !

Exemplatif est par ex, l’acquittement, ce jour, de Bernard Westphael – ce député (6900€ net/mois, avec un QI de 83) dont la culpabilité est criante !

Et que dire de la condition de la femme ? (d’ailleurs, voir la ligne ci-dessus : quand on est député, on peut tuer sa femme sans craindre une quelconque punition).

Tous les médias occidentaux serinent aux femmes qu’elles ont des droits, et même l’égalité, et qu’ailleurs (en Afrique), les femmes sont dans une condition horrible, et les bonnes bêtes d’ici avalent ça, exactement comme les Nord-Coréens bêtes avalent aussi la propagande mensongère…

Les medias leur bourrent le crâne toute l’année, avec une apothéose chaque 8 mars, où l’on invite une femme « de là-bas » (genre Taslima Nasreen) pour qu’elle enfonce bien le clou en racontant « son martyre » – pour faire frémir dans les chaumières, et que nos bonnes idiotes occidentales se disent que « c’est beaucoup mieux ici » (!) & que finalement, elles ne sont pas si malheureuses que ça …

Cette image humoristique (mais très profonde), baptisée Orient & Occident, donne une plus juste image des choses :

orient-occident

La blonde pense : « Tout est couvert, sauf ses yeux. Quelle culture cruelle & dominée par les mâles ! » et l’autre femme pense ; « Rien n’est couvert, sauf ses yeux. Quelle culture cruelle & dominée par les mâles ! »

Le même pouvoir dictatorial est à l’oeuvre partout, sauf que là-bas, il s’exprime franchement et ici, de façon subtile & détournée (hypocrite).

Bref, ici, c’est pire, car en plus du reste, on baigne dans une atmosphère perverse, on est laissés dans l’ignorance de notre situation réelle (ce qui du reste n’en est que plus efficace) – car pourquoi se révolterait-on contre les injustices & les égalités quand « elles n’existent pas » ? ! On nous cache nos liens, car « Ce sont les chiens qu’on ne tient pas en laisse qui sont les plus fidèles  » !

On ajoute l’insulte à l’injure ici ! Tant qu’à se conduire comme un porc, j’aime autant qu’on l’avoue franchement ; c’est plus propre !

Et chaque fois, un « autre » – « ennemi », « Bouc Emissaire » – est nécessaire ; en effet, le moyen pour les tyrans de se hisser au pouvoir & de s’y maintenir, est de créer puis nourrir continuellement un antagonisme avec un autre peuple ou nation, un « nous » et de « eux », générateur de crainte & de mépris – donc, de haine, créé de toutes pièces.

En 1994, dans son livre « la dictature libérale », Jean-Christophe Rufin montrait comme les USA avaient continuellement soutenu leur soi-disant « pire ennemi » ; la Russie & le régime communiste, et il prophétisait que si le bloc de l’est disparaissait, l’Occident n’aurait rien de plus pressé que de se créer un autre ennemi (bien sûr ; c’est là-dessus que repose leur pouvoir !) et que ce serait sans doute ensuite une lutte Nord-Sud … L’avenir lui a donné raison !

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Citations d’Ayn Rand

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Ayn RandRomancière & philosophe américaine (1905- 1982), créatrice de l’Objectivisme.

La chose la plus difficile à expliquer est le clairement évident que tout le monde a décidé de ne pas voir.

La propagation du mal est le symptôme d’un vide. Chaque fois que le mal gagne, ce n’est que « par défaut »: par l’échec moral de ceux qui éludent le fait qu’il ne peut y avoir aucun compromis sur les principes fondamentaux.

Vous pouvez ignorer la réalité, mais vous ne pouvez pas ignorer les conséquences d’ignorer la réalité.

La plus petite minorité sur la terre est l’individu. Ceux qui nient les droits individuels ne peuvent pas prétendre être les défenseurs des minorités.

Les hommes qui tentent de survivre, non pas au moyen de la raison, mais par la force, tentent de survivre par la méthode des animaux.

L’amour romantique, au sens plein du terme, est une émotion (qui n’est) possible qu’à l’homme (ou la femme) à l’estime de soi inébranlable : c’est sa réaction à ses propres valeurs les plus élevées en la personne d’un autre – une réaction intégrée de l’esprit et du corps, de l’amour et du désir sexuel. Un tel homme (ou femme) est incapable de ressentir un désir sexuel divorcé des valeurs spirituelles.

Toute personne qui se bat pour l’avenir, y vit aujourd’hui.

Pour dire « Je t’aime », il faut d’abord être en mesure de dire le «je»

N’exige jamais d’un autre ce qui constituerait un sacrifice de lui pour toi. N’accorde jamais ce qui constituerait un sacrifice de toi pour lui.

Les contradictions n’existent pas. Chaque fois que vous pensez que vous êtes confrontés à une contradiction, vérifiez vos prémisses. Vous constaterez que l’une d’elles est fausse.

La vérité n’est pas pour tous les hommes, mais seulement pour ceux qui la cherchent.

Il y a 2 côtés à chaque problème : un côté est juste et l’autre est faux, mais le milieu (moyen terme) est toujours mauvais.

Aimer est attacher de la valeur. Seul un homme rationnellement égoïste, un homme avec de l’estime de soi, est capable d’amour – parce qu’il est le seul homme capable de maintenir des valeurs fermes, durables, sans compromis, fidèles. L’homme qui ne s’apprécie pas, ne peut pas apprécieur quelque chose ou quelqu’un (à sa juste valeur).

Une tentative de réaliser le bien par la force est comme une tentative de fournir à un homme une galerie de photos au prix de découper ses yeux.

L’homme est la seule espèce vivante qui a le pouvoir d’agir comme son propre destructeur – et c’est la façon dont il a agi à travers la plus grande parite de son histoire.

L’honneur est l’estime de soi rendue visible dans l’action.

N’initiez jamais l’usage de la force contre un autre homme. Ne laissez son emploi de la force contre vous rester sans réaction de force.

La culpabilité est une corde qui s’use.

Le bonheur est cet état de conscience qui découle de l’atteinte d’une de nos valeurs.

Apprenez à vous apprécier, c-à-d à vous battre pour votre bonheur.

Je jure par ma vie et mon amour que je ne vivrai jamais pour le bien d’un autre homme, ni ne demanderai à un autre homme de vivre pour le mien.

La fierté est la reconnaissance du fait que vous êtes votre propre valeur la plus élevée et que, comme toutes les valeurs de l’homme, elle doit se gagner.

La rationnalité est la reconnaissance du fait que rien ne peut altérer la vérité et que rien ne peut l’emporter sur cet acte de la percevoir.

Ce que vous appelez votre âme ou esprit est votre conscience, et ce que vous appelez «libre arbitre» est la liberté de votre esprit à penser ou non, la seule volonté que vous ayez, votre seule liberté, le choix qui contrôle tous les choix que vous faites et détermine votre vie et votre caractère.

La pitié pour le coupable est une trahison de l’innocent.

Jusqu’à ce que & à moins que vous découvriez que l’argent est la racine de tout bien, vous demandez votre propre destruction. Quand l’argent cesse d’être le moyen par lequel les hommes ont commerce les uns avec les autres, alors les hommes deviennent les outils d’autres hommes. Du sang, des fouets et des fusils – ou des dollars. Faites votre choix – il n’y en a pas d’autre.

Il est déconseillé, James, d’oser exprimer des avis non sollicités. Vous devriez vous épargner l’embarrassante découverte de leur valeur exacte pour votre auditeur.

Le mal du monde est rendu possible par rien d’autre que la sanction qu’on lui donne.

L’argument de l’intimidation est un aveu d’impuissance intellectuelle.

Le but de la morale est de vous enseigner, non pas à souffrir et mourir, mais à vous amuser et vivre.

Ni ne suis-je le moyen de quelque fin que d’autres peuvent souhaiter accomplir. Je ne suis pas un outil à leur usage. Je ne suis pas un serviteur pour leurs besoins. Je ne suis pas un pansement pour leurs blessures, je ne suis pas un sacrifice sur leurs autels.

Il n’y a rien qui ne prenne la liberté d’un homme, comme d’autres hommes. Pour être libre, un homme doit être libre de ses frères.

La concrétisation de votre bonheur est le seul but moral de votre vie, et que le bonheur, pas de douleur ou aveugle auto-complaisance, est la preuve de votre intégrité morale, car elle est la preuve et le résultat de votre fidélité à l’atteinte de vos valeurs .

Le seul but légitime, moral d’un gouvernement est de protéger les droits de l’homme, ce qui signifie : de le protéger de la violence physique – de protéger son droit à sa propre vie, à sa liberté, à sa propriété et à la poursuite de son propre bonheur. Sans droits de propriété, aucuns autres droits ne sont possibles.

La mise en œuvre pratique de l’amitié, de l’affection et de l’amour consiste à incorporer le bien-être (le bien-être rationnel) de la personne impliquée, dans notre propre hiérarchie des valeurs, puis à agir en conséquence.

Il n’est que raisonnable (de penser) que là où il y a sacrifice, il y a quelqu’un qui recueille les offrandes sacrificielles. Là où il y a un service, il y a quelqu’un qui est servi. L’homme qui vous parle de sacrifice parle d’esclaves et de maîtres, et a l’intention d’être le maître.

Un homme créatif est motivé par le désir d’accomplir, non par le désir de battre les autres.

L’homme – chaque homme – est une fin en soi, pas un moyen pour les buts d’autrui; il doit vivre pour son propre bien, ni en se sacrifiant aux autres, ni en sacrifiant d’autres à lui-même ; il doit travailler pour son intérêt rationnel, avec la réalisation de son propre bonheur comme le but moral le plus élevé de sa vie.

Un artiste révèle son âme nue dans son travail – et ainsi faites-vous, cher lecteur, quand vous y réagissez.

Les gens créent leurs propres questions parce qu’ils ont peur de regarder en face. Tout ce que vous avez à faire est de regarder droit devant & de voir la route, et quand vous la voyez, ne restez par à la regarder – marchez.

L’échelle du succès s’escalade le mieux en marchant sur les barreaux de l’occasion.

La question n’est pas « qui va me permettre de » ; c’est « qui va m’arrêter ».

Un amour « pur », « désintéressé » est une contradiction dans les termes : cela signifie que l’on est indifférent à ce que l’on apprécie.

Ni la vie ni le bonheur peuvent être atteints par la poursuite de caprices irrationnels. Tout comme l’homme est libre de tenter de survivre par tous les moyens aléatoires, comme un parasite, un tapeur ou un pillard, mais non libre d’y réussir au-delà de la portée de l’instant – (de la même façon) il est libre de chercher son bonheur dans toute fraude irrationnelle , caprice, toute illusion, toute fuite aveugle de la réalité, mais pas libre d’y réussir au-delà de la portée du moment, ni d’échapper aux conséquences.

Quand vous considérez le socialisme, ne vous trompez pas sur sa nature. Rappelez-vous qu’il n’existe pas de dichotomie entre « droits de l’homme » et « droits de propriété. » Aucuns droits de l’homme ne peuvent exister sans des droits de propriété.

La pauvreté, l’ignorance, la maladie et d’autres problèmes de ce genre ne sont pas des situations d’urgence métaphysiques. De par la nature métaphysique de l’homme et de l’existence, l’homme doit maintenir sa vie par son propre effort ; les valeurs dont il a besoin, telles que la richesse ou la connaissance ne lui sont pas données automatiquement, comme un don de la nature, mais doivent être découvertes et réalisé par sa propre réflexion et (son propre) travail.

Un jour, le monde découvrira que, sans la pensée, il ne peut pas y avoir d’amour.

Les droits de l’homme ne peuvent être violés que par l’utilisation de la force physique. Ce n’est qu’au moyen de la force physique qu’on peut priver un autre de sa vie, ou l’asservir, ou le voler, ou l’empêcher de poursuivre ses propres objectifs, ou l’obliger à agir contre son propre jugement rationnel.

Tout groupe ou « collectif », grand ou petit, est seulement un certain nombre de personnes. Un groupe ne doit avoir aucun droit autre que les droits de ses membres individuels.

Les erreurs de connaissance ne sont pas des violations de la morale ; aucun code moral digne de ce nom ne peut exiger l’infaillibilité ou l’omniscience.

Quand un homme déclare : « Il n’y a pas de noir et blanc (en morale) » il fait une confession psychologique, et ce qu’il veut dire est : « Je n’essaie pas d’être entièrement bon et s’il vous plaît ne me considérez pas comme entièrement mauvais ! « 

Un génie est un génie, peu importe le nombre d’abrutis qui appartiennent à la même race – et un crétin est un crétin, quel que soit le nombre de génies qui partagent son origine raciale.

Toutes les raisons qui rendent l’usage en premier de la force physique, mauvaise, font de l’usage vengeur de la force physique, un impératif moral.

Les droits individuels sont les moyens de subordonner la société à la loi morale.

Le précepte moral à adopter … est : Juge, et sois prêt à être jugé.

Demandez-vous pourquoi les dictatures totalitaires jugent nécessaire de verser de l’argent et des efforts dans la propagande pour leurs propres esclaves impuissants, enchaînés, bâillonnés, n’ayant pas de moyens de protestation ou de défense. La réponse est que même le plus humble paysan ou le sauvage le plus vil se lèveraient en rébellion aveugle, s’il se rendait compte qu’il est immolé, non pour un incompréhensible objectif noble, mais pour le simple (et) nu Mal humain.

Le cannibalisme moral de toutes les doctrines hédonistes et altruistes réside dans l’idée que le bonheur d’un homme nécessite la blessure d’un autre.

Le racisme est une doctrine de, par et pour les bêtes.

Viol ; cesser de (se) blâmer

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viol3  Toute victime de viol a tendance à se blâmer (surtout que ça a généralement été perpétré par un proche) ; elle se reproche ses choix, qui ont mené à l’agression… Pas étonnant ; c’est le discours majoritaire qu’on entend en société !

Peu de victimes osent porter plainte – sachant que ce sera classé sans suite ou que, même si le violeur est poursuivi, elles devront subir un parcours du combattant, pour finalement des résultats lamentables (les violeurs étant acquittés dans une écrasante majorité des cas).

Si même la « justice » ne fait pas son boulot, comment l’homme de la rue ne ferait-il pas pareil ? (c-à-d blâmer la victime au lieu du coupable). Et comment la victime ne ferait-elle pas de même – se blâmant pour une chose dont elle n’est nullement responsable ?

Est-il vrai que ses choix ont mené à son viol ? Nous faisons des centaines de choix chaque jour, bons ou moins bons.  Mais certains ne sont mauvais qu’à cause de l’intervention d’un facteur extérieur : si, par ex, vous parquez votre voiture à l’extérieur, et qu’elle est ensuite abîmée par une tempête de grêle, vous penserez : « ah, si seulement je l’avais mise dans un garage », alors que vous ignoriez qu’il allait grêler.

De même avec le viol ; on se dit : «  ah, si seulement je ne lui avais pas ouvert la porte » ou « si seulement je m’étais habillée plus long », etc… Alors qu’on n’aurait pas été violée si le violeur avait choisi de nous respecter et de se comporter humainement.

Il est vrai qu’il existe de mauvais choix, mais certains choix (ceux de comment on s’habille ou d’ouvrir une porte) sont neutres ; ils ne permettent pas de prédire qu’on se fera violer si on les fait …

Nous avons le droit de prendre un verre ou de se balader dans un parc – même la nuit ; bien sûr, boire et sortir seule la nuit sont des facteurs de risque, mais ça ne veut pas dire que qui que ce soit a le droit de nous violer !

On « sort » souvent cet argument aux victimes, que c’est ce qu’elles ont fait qui a causé ce qui leur est arrivé. Or, si on examine bien les choses, cet argument ne tient pas du tout.

Faisons une comparaison ; si, par ex, vous décidez de traverser une autoroute sans regarder, vous savez que vous vous ferez heurter par une voiture (le délai de survie, en ce cas, n’est que de quelques minutes). Là, c’est 100% prévisible, donc, là, vous seriez responsable de l’accident qui vous frapperait – car même si 1 ou 2 conducteurs parviendraient à vous éviter, la plupart ne le pourraient pas.

Par contre, dans le cas d’un viol, ce que vous avez fait (boire quelques verres, porter une jupe courte, ouvrir à un voisin, …) est un acte banal, non dangereux en soi, et que n’importe qui pourrait éviter, S’IL LE VOULAIT.

On ne viole pas « par accident » ; c’est un CHOIX !  Le violeur, par opposition à l’automobiliste, a beaucoup de temps pour faire ce choix. Hélas, il a fait le mauvais, et par ce choix, inflige de la souffrance à d’autres !

Il faut donc cesser de blâmer les victimes – et celles-ci doivent cesser de se blâmer elles-mêmes, et remettre la responsabilité chez la bonne personne !

Martelez-vous bien ceci dans la tête : Vous avez le droit de boire. Vous avez le droit d’aller vous balader. Vous avez le droit de vous habiller comme vous voulez. Vous avez le droit de faire confiance. Vous avez le droit de faire vos propres choix, et vous en êtes responsable. Mais on n’a pas le droit de commettre des violences contre quelqu’un d’autre. Personne n’a le droit de violer !
Y avait-il des choix que vous pourriez avoir faits & qui vous auraient protégée ? Bien sûr. Vous pourriez avoir appris une méthode d’auto-défense, ou – encore mieux ! – restée cloîtrée chez vous, ou avoir choisi d’habiter dans une autre ville, … Tout ceci vous aurait, peut-être, empêché d’être violée (et encore !).
Mais l’essentiel dans tout ça, c’est ceci : Il ya des choses que nous pouvons (& devons) faire pour nous protéger, mais la seule personne qui peut empêcher le viol est le violeur lui-même. De mauvaises décisions, des décisions neutres, de bonnes décisions ; tout ceci n’a pas d’importance : UNE SEULE PERSONNE a fait le choix de violer.  Nous devrions pouvoir vivre notre vie en paix, pouvoir nous fier à nos proches & voisins. Les violeurs ne devraient pas violer. Point !