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Sortir de la prison d’une vie médiocre

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Vous aimeriez sortir d’une situation mais vous ne voyez pas comment… Vous ne faites pas, ou n’êtes pas qui (ou ce que) vous êtes censé être.

Cela cache généralement une peur (intérieure ou extérieure).

  1. Extérieure :

Est-ce que quelque chose vous tient bloqué par obligation, légalement ou financièrement ?

Pourquoi avez-vous peur de le changer ?

Que se passerait-t-il si vous partiez & commenciez une nouvelle vie ?

Existe-t-il un moyen de le faire et de minimiser les dégâts ?

Qui peut vous aider ?

De quoi avez-vous besoin comme levier ?

  1. Intérieure : Valeurs / morale / croyance / « il faut »

Qu’est-ce que vous imaginez ?

De quoi avez-vous peur ?

Quel fantôme est sur votre chemin ?

Y a-t-il des slogans familiaux ? (du genre « les Dubois ne renoncent jamais »)

Quelqu’un vous fait-il vous culpabiliser ? (ex : « tu dois toujours être là pour maman »).

Existe-t-il une injonction de honte ? (ex : « si tu ne réussis pas, tu ne vaux rien »).

Si quelque chose vous bloque & vous empêche de passer au prochain niveau de votre vie, il faut trouver ce que c’est.

Souvent, quand on tente d’avancer avec notre vie, et on croit qu’on le fait, alors qu’en fait, on reste dans le même problème – on est trompé par la nouveauté et l’intensité.

Aussi, beaucoup croient – bien à tort ! – qu’ils seraient heureux s’ils devenaient exceptionnels dans un domaine.

Mais s’ils le deviennent, ils se sentent comme un imposteur, doivent courir encore plus vite, ne peuvent jamais ralentir, doivent faire gagner toujours plus & subissent une myriade d’autres peurs.

Certaines thérapies conseillent de repousser nos limites des risques, mais cela prend du temps, est risqué, génère généralement des cicatrices inutiles et le plus souvent, ne rend même pas heureux.

Pour devenir plus heureux, il vaut mieux trouver quelqu’un de qualifié pour aider à identifier le blocage, puis explorer les façons d’exprimer notre véritable moi. Alors, on ressent ce qu’on est et ce que l’on fait devient juste une façon d’exprimer qui on est.

Oser trouver & affronter ce qui nous effraie, a un effet libérateur & énergisant, car alors, la joie vient d’être aligné sur notre moi émotionnel, rationnel et spirituel.

Si vous devenez ce que vous êtes vraiment, vous serez automatiquement exceptionnel, peu importe ce que vous faites.

Ce n’est pas gagner 1 million d’euros, ni la renommée, ni une nouvelle voiture qui nous apportera ce sentiment de signification.

Ceux qui possèdent de l’argent, ou la gloire le savent ; sans la croissance, c’est destructeur ! Quand on gagne aisément des choses (surtout des biens matériels), on n’est pas satisfait ni épanoui – en tout cas, pas longtemps.

Seules la progression & la croissance peuvent fournir du sens à notre vie & nous donner de la vitalité & l’envie de vivre !

Votre point de vue est pointé vers l’obscurité et vous devez le tourner vers la lumière. Vos circonstances ne changeront pas, elles sont hors de votre contrôle, mais le sens que vous donnez à votre vie est VOTRE & COMPLETEMENT sous votre contrôle.

Alors, si vous choisissez de vous priver de la vie des possibles, ce sera uniquement votre faute. Il n’y a pas d’excuse … mais vous pouvez vous vouloir vous limiter au petit espace de votre esprit comme des millions d’autres personnes dans ce monde, et vous plaindre.

Les autres vous donneront la pitié que vous voulez, et vous aurez la satisfaction de sentir que d’autres aussi sont bloqués.

Vous pensez ne pas pouvoir supporter de genre de vérités, mais sans modification totale de votre mentalité, vous resterez où vous en êtes – voilà pourquoi la « méthode douce » sera toujours inefficace !

Si vous restez dans votre cocon, vous vous privez de l’aptitude à vivre, & il n’y a que vous qui en souffrirez.

Par conséquent, ayez le courage de chercher où votre vie est médiocre & insatisfaisante, de découvrir où ça fait mal ; vos « points douloureux ».

Ces points-là sont des difficultés d’un niveau suffisant pour nous motiver à chercher une solution ou une alternative – tout comme la grenouille placée dans de l’eau qu’on chauffe et que cet inconfort croissant pousse à vouloir sortir de là.

Voici comment faire pour commencer à vivre mieux :

– Faites appel à votre mage intérieur

Tout le monde a des traumatismes. Vous pouvez les utiliser en votre faveur ; vos traumatismes ont le pouvoir de vous pousser à vouloir devenir plus fort & vous en sortir.

Alors, demandez-vous quel est votre point douloureux…  Et quand vous l’avez trouvé, demandez-vous ce que vous devez faire ou éviter de faire pour ne plus jamais vivre cela.

Dites-vous, comme George Sand ; « Je ne donnerai plus ma chair et mon sang en pâture à l’ingratitude et à la perversité » !

De nos jours, avec la mode du « tout positif » & autres théories New Age à la manque, beaucoup nous conseillent d’ignorer le négatif… L’ennui, c’est que le fait de le nier ne le fait pas disparaître !

Cette positivité à tout prix est comme le communisme ; une idée qui a l’air très bien en théorie, mais qui, mise en pratique, ne fonctionne pas du tout ; comme dit l’adage « Les choses finissent toujours par s’arranger, mais mal » !

Donc, ainsi laissé à lui-même, le mal empire de plus en plus & finit par contaminer tous les domaines de notre vie.

Essayez de trouver (et de noter) 3 choses que vous devez commencer à faire et 3 choses que vous devez arrêter de faire dès aujourd’hui pour réaliser vos rêves.

– Planifiez votre temps

Vous êtes défini par ce que vous faites tous les jours. Si vous voulez être danseur, vous devez au minimum danser quelques heures par jour. Remettre une séance ici et là n’est pas trop grave, mais si procrastiner devient une habitude, cela finira mal.

Même si un de vos buts demande beaucoup de temps & de travail, il faut s’obliger à y travailler chaque jour, ne fût-ce qu’un peu… Mieux vaut avancer lentement que de rester sur place.

Il faut aussi se fixer des étapes & des dates-butoir, & agir comme si votre calendrier était votre patron ; s’il vous dit de faire quelque chose, il faut le faire, ou vous êtes licencié.

– Etudiez-vous & trouvez votre force et votre faiblesse

Chacun possède son propre mélange unique de forces & de faiblesses. Les livres peuvent vous dire de travailler dur, mais si ça ne vous correspond pas, il faudra surmonter ce problème ou trouver une alternative.

Il faut trouver une méthode en accord avec vos forces & faiblesses. Ne vous blâmez pas de ne pas pouvoir tout de suite faire ce que dit un livre – apprenez plutôt pourquoi vous ne pouvez pas le faire et trouvez des moyens de le résoudre.

La chose la plus dure, c’est que vous devez devenir conscient même de vos faiblesses inconscientes. Comment allez-vous faire ceci ?

En tenant un journal quotidien, où vous notez ce qui vous rend heureux et ce que vous avez réussi à réaliser (même si c’est minuscule) ; cela vous apprendra ce que vous aimez et ce qui vous motive.

Écrivez aussi sur vos échecs ; quand, par exemple, vous avez été paresseux & avez remis à plus tard. Notez quelques raisons pour lesquelles vous vous sentiez ainsi. Creusez à fond chaque problème.

Pour moi, par ex, mon perfectionnisme est sans doute dû à une peur de l’échec.

– Les self-made-men & l’illusion du succès

Quand on songe à la réussite, on ne pense qu’à des gens comme Bill Gates, Mark Zuckerberg ou Michael Jordan – bref, on la confond avec la popularité. En réalité, la popularité peut faire partie du succès, mais n’en est nullement un ingrédient nécessaire.

Les chercheurs du M.I.T. ont inventé une machine qui convertit l’eau de mer en eau potable à faible coût. Nous n’en voyons pas l’intérêt, mais pour des gens des pays en développement, ces chercheurs sont vus comme des sauveurs.

Alors, la vraie définition du succès devrait être : « réussir, c’est réaliser notre plein potentiel en servant les autres. »

Bref, faites le boulot, acceptez les sacrifices nécessaires, & relevez-vous à chaque fois que vous tombez.

Vous pourrez alors devenir populaire, ou non – cela importe peu si vous faites ce que vous aimez.

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La voie facile… ou l’autre ?

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Vous connaissez sûrement ce poème de Robert Frost ; « 2 routes divergeaient dans un bois. Et moi, j’ai pris le chemin le moins parcouru, et c’est ça qui a fait toute la différence ».

On passe en fait tous par ce bois-là et tous, on tombe sur ces 2 chemins ; un tout plat, large, bien tracé & dégagé et l’autre dur, sombre, pentu, tortueux, caillouteux & à peine visible, car envahi d’herbes folles.

Et chacun d’entre nous est alors confronté à un choix entre 2 options ;

-Soit poursuivre une vie et une carrière qui comptent pour nous (cette voie semble risquée).

Le problème avec cette option est qu’elle comporte des moments pénibles. Que vous créiez votre propre job ou que vous rejoigniez à une firme inspirante, ce sera parfois effrayant. Il y aura des nuits sans sommeil, de nombreux défis, des émotions extrêmes, des décisions intenses, un stress élevé et toutes sortes d’incertitudes. Il y aura des heures qui paraîtront longues, des discussions frustrantes, des problèmes d’argent et parfois vous penserez que vous ne faites pas autant de progrès que vous l’espériez. Et après tout votre dévouement sans faille & votre travail acharné, vous pourriez totalement échouer ou être viré.

-Soit poursuivre une vie et une carrière qui n’ont pas d’importance pour nous (cette voie semble sûre).

Le problème avec cette option est qu’elle aussi comportera des moments pénibles & effrayants. Ici aussi, il y aura des nuits sans sommeil, beaucoup de défis, des émotions extrêmes, des décisions intenses, un stress élevé et toutes sortes d’incertitudes, de longues heures, des discussions frustrantes, des problèmes d’argent et parfois vous penserez que vous ne faites pas autant de progrès que vous l’espériez. Et après tout votre dévouement sans faille & votre travail acharné, vous pourriez aussi totalement échouer ou être viré.

Bref, – & c’est la beauté de la chose – les choses seront difficiles dans les 2 cas.

Mais si vous prenez la 2de voie, vous risquez fort de perdre votre vie à un travail d’esclave, à faire un boulot que vous détestez avec des gens insupportables, à soutenir une cause à laquelle vous ne croyez pas – et tout ça, en éprouvant toutes ces mêmes expériences et émotions que pour la 1ère voie. Et c’est pareil quand on fait un métier qui est « juste ok ».

Les 2 voies ne seront pas toujours faciles, car les 2 comportent des hauts et des bas. C’est une loi de la vie …

Mais il y a une différence significative entre les 2 ; si vous prenez la 2de voie, il y a de grandes chances que dans 10, 20 ou 30 ans, vous souhaiterez avoir passé tout ce temps, ces efforts et votre vie à faire quelque chose qui importait pour vous – à faire une différence en ce monde, pour vous-même et pour les autres.

Dans un monde incertain, la 2de voie (et elle seule !) s’accompagne quasiment toujours de regrets – & ça, c’est le plus grand risque du monde !

Oui ; vous vous réveillerez dans une décennie et vous souhaiterez avoir choisi la voie N° 1. Et vous saurez que vous ne l’avez pas fait parce que vous avez laissé gagner vos craintes & votre paresse, parce que vous n’étiez pas sûr des premières étapes à effectuer.

Oui ; la voie N° 1 exige est un niveau supplémentaire d’intention et de conscience – de savoir qui l’on est et de prendre des décisions basées sur nos propres idées, sur notre vision et nos valeurs, au lieu de celles de quelqu’un d’autre.

C’est la seule vraie différence entre les 2 voies – qui, sinon, pourraient sembler identiques.

Mais vous saurez la différence. Vous pouvez probablement la sentir maintenant.

Ici vient la bonne nouvelle ; vous pouvez toujours ouvrir la porte vers la voie N°1, même maintenant… seulement, plus vous attendez, plus le bouton sera dur à tourner.

Comme l’a si bien dit Jim Carrey : « Vous pouvez échouer dans quelque chose que vous ne voulez pas, alors vous pouvez aussi bien prendre le risque de faire ce que vous aimez ».

Alors, quelle voie allez-vous choisir ? Calez-vous au fond de votre fauteuil pendant une minute, en ce moment même, et réfléchissez-y !

Il ne s’agit pas de tout risquer… En fait, c’est même le contraire…

Alors, il est où, le vrai risque ? …

Culture : lucidité ou endoctrinement

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Très consciente que le facteur le plus essentiel pour avoir une bonne vie est la vérité (lucidité sur soi-même & sur les conditionnements subis), j’aimerais traiter de la vraie & de la fausse conscience.

En ce qui concerne la lucidité sur soi-même, il faut bien, souvent & honnêtement s’examiner (je traiterai peut-être un jour de ce sujet), mais pour les conditionnements socio-culturels, voici quelques réflexions.

Engels employait le terme « fausse conscience » pour désigner un individu (ou un groupe) qui, inconscient des mobiles qui le poussent à penser & agir comme il le fait, participe à sa propre oppression, un état d’esprit conditionné ou une identité ayant un sens du moi empêchant l’individu de reconnaître l’injustice de sa situation sociale présente.

Marx, lui, écrivit que : « Ce n’est pas la conscience de l’homme qui détermine leur être, mais au contraire, leur être social qui détermine leur identité ».

Et l’on peut effectivement observer l’énorme influence qu’exerce la position sociale sur le sens qu’ont les gens de leur identité. Bien peu sont capables de se démarquer de cette programmation – et même pour ceux-là, c’est déterminé socialement, puisque ce seront toujours des êtres ayant accès à la culture et/ou à la richesse.

Si, par ex, un bébé se fait adopter par des Américains, il y a beaucoup de chances qu’une fois grand, il soit chrétien, parle l’anglais & aime le cheese cake, tandis que s’il était adopté par des Chinois, il aimerait le riz cantonais & serait bouddhiste, etc. Un être qui grandit dans une culture donnée, en adoptera généralement les conventions.

Et toute culture vise à maintenir les individus à la même place dans la hiérarchie de leur société. Pour ce faire, elle inculque aux individus de chaque classe l’ensemble d’idées & de valeurs correspondant à la classe à laquelle il appartient. Ceci permet à la classe dominante de continuer à dominer.

Oui, où qu’on aille, dans le temps ou dans l’Histoire, on voit qu’une petite minorité domine une énorme majorité.

Marx disait que si, dans une société donnée, on identifie quel groupe domine tous les autres, on constate que la politique, l’économie, la philosophie, la religion & l’art sont basés sur une prémisse de base justifiant le pouvoir en place. Chaque société inculque donc aux gens des valeurs qui leur nuisent, les poussant à croire ou à aimer des choses qui leur feront du tort.

Par ex, les hauts talons pour les femmes ; cela déforme leurs pieds, rétracte les muscles du mollet, abîme leur colonne vertébrale, … Mais elles les portent car on leur a seriné que ça les rend plus sexy. Cela rappelle le bandage des pieds dans la Chine ancienne…

Comment le pouvoir se débrouille-t-il pour que chacun, quelle que soit sa classe sociale, participe à son exploitation & reste bien sagement à sa place ?

Ceux qui sont au sommet n’ont pas besoin de beaucoup d’endoctrinement, car leur position – incluant une vie marquée de luxe, de confort, de standing, de respect – est enviable.

Ceux qui sont en position intermédiaire ne sont non plus pas trop mal lotis ; ils sont motivés à bosser pour atteindre un jour une position supérieure, tout en sachant qu’ils ne tomberont jamais dans la vie pénible de ceux qui se trouvent en bas de l’échelle.

Pour ces derniers, la vie est pénible. On pourrait donc croire qu’ils refusent de rester à leur place, & d’être un rouage dans une société où ils se font exploiter – et ils auraient d’autant plus de chances de gagner qu’ils forment la vaste majorité de la population.

Pourtant, ils y participent & restent à leur place – la plus nulle, marquée de privations & de manque de considération – comme de bons moutons.

Cette passivité (allant à l’encontre de la survie) ne peut être innée ; c’est donc qu’elle est implantée culturellement, justement via la politique, l’art, la religion, etc. – chaque élément étant une pièce du puzzle de cette culture & justifiant pourquoi les dominants doivent dominer & les dominés doivent se laisser faire sans protester.

C’est ce que Marx appelait une histoire de valeurs – car ce sont des valeurs qui sont utilisées pour justifier l’oppression ; par ex, dans les monarchies de droit divin, le roi avait été placé là par Dieu lui-même, & c’était une hérésie de vouloir discuter ce fait.

Toujours, les dominants ont prétendu mériter – d’une ou d’autre façon – leur position éminente, et que la populace « méritait » aussi de se trouver tout en bas de l’échelle – là aussi, il y avait toujours de « bonnes raisons » à ce qu’ils y restent – ben tiens !

Mais les dominants savent qu’il ne faut pas pousser les gens au désespoir, que là, n’ayant plus rien à perdre, ils sont prêts à tout. Alors, pour éviter cela, ils leur laissent toujours un espoir (la carotte qu’on balade devant le nez de l’âne pour le faire avancer) d’améliorer leur sort… et ainsi, les gardent à travailler pour renforcer encore le pouvoir & la richesse des dominants ! Car, pas plus que l’âne n’attrapera un jour la carotte, le menu fretin ne bougera de classe.

Et – voyez la subtilité & la perversité de tout ça – sachant que « les chiens qu’on ne tient pas en laisse sont les plus fidèles », on vit en « démocratie » ( = « pouvoir du peuple ») !

« Si tu travailles plus dur, que tu obéis bien & que tu te dévoues à ta tâche, tu parviendras à avoir une belle vie & les belles choses qui te font envie », leur sussure la société – alors que finalement, telle Cendrillon (qui n’aurait jamais pu finir ses corvées à temps sans l’intervention de la fée), il est impossible qu’ils y parviennent.

Bref, ça ne fait qu’enrichir toujours les mêmes & garder opprimés toujours les mêmes aussi.

Voilà ce qu’est la fausse conscience – laquelle s’exprime diversement selon la culture, mais toujours de façon stupide & contre-productive ; par ex, on voit que, dans certains pays africains, les femmes promeuvent l’excision, ou dans des pays musulmans, les femmes affirment que la burqa fait avancer le féminisme, ou – pis encore – chez nous, … mais je vous laisse trouver 😉 …

Comment dois-je être ?

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A mon avis, il faut être le plus « vrai » possible !

La plupart d’entre nous n’avons pas d’idée de qui est notre vrai moi – pis ; ils croient le savoir & se trompent !

Il est souvent difficile d’être soi-même, d’exprimer qui nous sommes réellement

Les gens stables & assurés, qui se fichent de ce que les autres pensent d’eux, sont rares.

Beaucoup, en effet, ayant constaté – avec souffrance – qu’exprimer leur vrai moi ne leur attirait que des ennuis,  dissimulent soigneusement qui ils sont.

Notre vrai moi est semblable à une étoile brillant au fond de nous, mais qui est peu à peu étouffée sous des voiles de croyances limitantes & négatives, & de nos programmations (famille, société, religion).

Voilà pourquoi les enfants sont si lumineux & joyeux, & les adultes, si ternes & mornes.

Quand on nous a ainsi étouffé l’âme, il est dur d’être heureux ou satisfait de quoi que ce soit, et il est dur de sortir de cet état, de retrouver notre passion & radiance premières, pour partir à la conquête de nos rêves.

Et ce n’est pas par la pensée qu’on pourra y changer quelque chose ; nos croyances, notre façon de raisonner (esprit « logique ») nous en empêcheront.

En outre, malgré nos qualités, on ne pourra pas attirer ceux qui pourraient nous aider ; en effet, les gens ne veulent fréquenter que des êtres qui sont au même niveau spirituel (ou vibratoire) qu’eux – à cause de notre manque de rayonnement, on sera comme « invisible » pour les individus radieux.

Au fil des années, on est devenu mal à l’aise avec le regard d’autrui ; tout le temps, on se sent regardé & jugé parce qu’en fait, on a une mauvaise image de soi-même.

Par moment, on se demande ce que les gens pensent de nous, comment ils reçoivent nos paroles, & quels sont leurs sentiments envers nous. Il ne faut pas se comporter comme un grossier merle, mais il ne faut pas non plus se soucier de l’opinion des autres sur nous, car c’est paralysant (j’en parle ici ; http://www.bonheuretamour.com/2017/02/25/tuons-lego/ ).

Si on se préoccupe tant de l’avis d’autrui, c’est qu’au fond de soi, on s’estime inférieur aux autres – mais ce faisant, on transfère notre pouvoir aux autres…

Quand on manque d’estime de soi, on a absolument besoin de l’approbation d’autrui, & pour l’obtenir, on est prêt à tout supporter, et surtout, gommer toute trace d’avis & d’expression personnels.

Si la validation ne vient pas de l’intérieur, on a littéralement besoin d’en avoir de l’extérieur, et de s’entendre dire qu’on est belle, ou un chic type, ou une bonne mère, ou un bricoleur génial, …

Il n’y a rien de mal à recevoir des compliments, mais si c’est un besoin, ce n’est pas bon signe.

Par moment, on évite de s’exprimer franchement avec quelqu’un parce qu’on en reçoit des avantages matériels (argent, statut, marchandises, soutien, sexe, amitié, relations, aide, …) – ceci est de la malhonnêteté.

Mais ce n’est pas par la malhonnêteté qu’on arrive à l’épanouissement !

Non seulement « Bien mal acquis ne profite jamais » (c-à-d que les biens acquis malhonnêtement ne sont généralement pas durables), mais en plus ils ne fournissent pas un réel bonheur ; tout au plus, des plaisirs (excitation, stimulation)…

Sans compter qu’au fond de soi, quand on agit sans intégrité, on se condamne soi-même ; on juge qu’on n’est pas digne du bonheur & des bonnes choses de la vie et donc, on ne se respecte pas & on ne se fait pas respecter – ce qui amène une vie insatisfaisante à tous points de vue.

Bref, on se trahit pour rien ! Ce n’est pas du tout par ce moyen-là qu’on peut obtenir un vrai bonheur et un vrai épanouissement.

Si on travestit ainsi qui l’on est, c’est parce qu’on se dit qu’on a absolument besoin de ces avantages que l’on se gagne en trichant, mais c’est un piège.

A chaque fois que vous prétendez être autre chose que ce que vous êtes, ou penser autre chose que ce que vous pensez, pour être bien vu par les autres, vous vous prostituez, en quelque sorte.

Parfois, ce comportement est tellement automatique ou subtil qu’il est dur de le reconnaître. Par ex, si quelqu’un vous « coupe » dans une file d’attente, vous ne le « reprenez » pas parce que vous ne voulez pas passer pour quelqu’un d’agressif – alors, vous vous dites : « oh bon, j’ai le temps, c’est pas grave, je vais le laisser passer ».

Alors qu’en réalité, vous vous êtes fait manquer de respect (le dépasseur le sait, & vous le savez) !

Le sens de la dignité caractérise les humains (les animaux, par ex, se fichent de faire leurs besoins en public ou de se jeter sur la nourriture déposée par terre quand ils ont faim) & cette dignité exige le respect.

Donc, en ne réagissant pas – pour ne pas encourir la désapprobation des autres – vous vous trahissez vous-même et votre estime de soi baisse encore un peu plus.

En outre, en laissant passer l’infraction, vous n’avez pas été intègre ; parce qu’en fait, ce dépassement vous a touché(e), & vous avez nié cela.

« Vivre avec intégrité signifie : ne pas accepter moins que ce que vous savez mériter dans une relation, demander ce que vous voulez et avez besoin de la part des autres, dire la vérité, même si ça peut créer des conflits ou des tensions, avoir les comportements correspondant à vos valeurs personnelles, faire des choix basés sur ce que vous croyez et non sur ce que d’autres croient » (Barbara de Angelis)

Si vous agissez ainsi dans une file d’attente, vous le faites sans doute aussi dans d’autres domaines de votre vie.

Pourquoi sacrifier votre être, vos valeurs & vendre votre âme pour un peu d’approbation ? Pourquoi donner ainsi le pouvoir aux autres ?

Car quand vous vous effacez pour ne pas paraître brutal, c’est comme si vous disiez ceci ; « Si les autres (qui ne vous connaissent pas & ont sûrement tendance à juger sévèrement) pensent ça de moi, c’est qu’ils ont raison ; je suis agressif » – Or, vous n’aimez pas penser ceci de vous…

Cessez de remettre votre pouvoir en d’autres mains que les vôtres. Vous savez qu’en réclamant votre place dans la file, vous n’êtes pas agressif ; au contraire, vous vous respectez. C’est le dépasseur qui est agressif. Et si d’autres gens ne voient pas les choses ainsi & vous critiquent de vous défendre, c’est qu’ils le sont aussi !

Vous êtes persuadé d’avoir besoin des choses que vous obtenez de façon non-intègre … sans voir que vous les payez d’un prix bien trop élevé ! Oui, on a besoin d’amour, de soutien, de sexe & de l’aide des autres, mais pas au prix de notre âme, de notre bonheur & de notre épanouissement !

Même si vous obteniez l’approbation des gens du monde entier avec ce simulacre, ça ne vous causerait aucun bonheur réel – juste un plaisir superficiel & fugace.  Et idem avec l’amour, l’argent, …

Le bonheur ne peut venir que de l’intérieur, et d’abord, de vivre de façon intègre.

Bien sûr, être soi-même a un prix ; ça peut nous couper de certains proches (famille, amis, partenaire) ou jobs.

Dans cet article ; http://www.bonheuretamour.com/2017/02/24/reussir-dans-la-carriere-choisie/, j’écrivais :

« Il s’agit, en effet, de trouver la juste dose entre 2 ingrédients opposés ; entre poursuivre ou exprimer ce qu’on est vraiment ou ce qu’on veut exprimer, ou se résigner à ne pas l’exprimer et, au lieu de ça, se conformer à ce que les autres attendent de nous.

Car il y a généralement un abîme entre ce que l’on est vraiment ou ce qu l’on veut vraiment, et ce que la société ou la famille veut qu’on soit. Et ce délicat dosage dépendra énormément de nos forces physiques & mentales (il peut donc varier suivant les moments de notre vie). »

Et dans celui-ci ; http://www.bonheuretamour.com/2017/02/10/la-dure-quete-dequilibre/ : « Est-on assez fort, malin & motivé que pour résister à la société & suivre nos idéaux ? C’est à chacun de peser ceci… »

Au fond, peu importe ce que les autres pensent de nous ; ils ne peuvent que mal juger, puisque, pour la plupart, ils ne nous connaissent pas ou sont peu doué pour juger, ou nous jugent mal parce qu’ils nous envient, …

Et obtenir l’approbation d’autrui en étant inauthentique ne pourra jamais nous satisfaire, puisque c’est faire aimer ou apprécier quelqu’un qu’on n’est pas, donc, pas notre vrai moi.

Quand on ose se montrer tel qu’on est, au moins, les gens qui nous aiment, apprécient notre vrai moi.

Une fois de plus, à vous de peser le pour & le contre ; le « prix » de chacune de ces attitudes, & celui que vous êtes prêt à payer…

A vous de peser vos forces, et de réfléchir si vous vous contentez d’un plaisir creux ou si vous voulez une satisfaction profonde. Personnellement, je conseille la 2de solution.

Observez votre attitude, & notez les fois où vous vous « travestissez » pour ne pas déplaire.

Puis, écrivez les domaines où vous faites des compromis avec votre nature profonde, & ce qui arriverait si vous osiez vous exprimer ou être vous-même. Ensuite, demandez-vous quel prix vous êtes prêt à payer ; vous trahir ou bien vous respecter & perdre les avantages de votre malhonnêteté (mais en gagnant d’autres avantages plus solides) ?  A vous de voir !

Attention : La franchise ne consiste pas à dire tout ce que l’on pense, mais à penser tout ce que l’on dit – pas question, donc, d’être malpoli & de vous croire tout permis.

Si être vous-même, c’est être quelqu’un de grossier qui se fiche de heurter la sensibilité des autres, ce n’est pas un bon objectif non plus… Surtout que, authentique ou non, on a besoin des autres, & à froisser tout le monde, on se nuit à soi-même aussi…

Argent & bonheur

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Chaque jour, où qu’on aille, nous sommes bombardés de pubs qui nous soufflent que les biens matériels nous rendront heureux, & que la possession de certains biens nous apportera bonheur, amour & considération.

Ceci est un véritable lavage de cerveau, qui pousse les gens à organiser leur vie autour de comment obtenir un gros salaire, et pouvoir s’acheter toujours plus de biens matériels.

Ceci coûte cher, tant aux individus qu’à notre Terre !

Des études ont pourtant montré que plus un être est matérialiste, moins il est heureux & satisfait de sa vie, moins il ressent d’émotions positives au quotidien. Le taux d’anxiété, de dépression & d’addictions diverses s’est du reste révélé plus élevé chez ces individus-là.

En outre, plus on est focalisé sur les biens matériels, moins on a de valeurs sociales – empathie, coopération, générosité, sans compter le souci pour la nature !

Si on veut vivre une vie heureuse, plus juste socialement & plus respectueuse de l’environnement, il faut rejeter les « valeurs » matérialistes.

2 facteurs peuvent aider à amener un changement positif ; d’abord, comprendre pourquoi les gens sont matérialistes.

Des études montrent qu’ils le sont plus lorsqu’ils se sentent en danger. Si l’on se rappelle ceci quand on vit une situation frustrante, on peut choisir de soulager nos sentiments négatifs par des moyens sains (téléphoner à un ami, faire une balade dans un parc) au lieu d’aller acheter quelque chose.

Le 2ème facteur est l’exposition aux médias (principalement, la télé) ; on a constaté que plus quelqu’un y était exposé, plus il accordait d’importance aux valeurs matérielles.

S’en démarquer & adopter des valeurs plus humaines & spirituelles est ce qui donnera le plus de bonheur. Ces valeurs-là, en plus d’être bonnes pour l’individu comme pour la société & la terre, forment un bouclier contre le matérialisme.

Le mieux est donc de se bâtir une vie exprimant nos valeurs humaines,

Le consumérisme est une force qui promeut les valeurs matérialistes, mais si on lutte contre lui, on atteint le bien-être personnel, société plus humaine & une terre plus saine…

Oui, c’est en ayant moins qu’on devient vraiment riche !

On ne veut pas d’argent, en fait : on veut un « doudou », comme un enfant en veut un pour se rassurer, en oubliant que cette quête est un puit sans fond, qui nous enchaîne à une course sans fin & à une vie marquée de stress & de sentiment de manque – cf le proverbe antillais ; « toujou couri pour gagner vie, quand bien couru, vie l’est foutue. »

Ou la « fable du singe dans le cocotier » ; pour attraper un singe, les habitants d’une Île du Pacifique font un trou dans un cocotier et y déposent quelques noix. Un singe passe, voit les noix et décide de s’en emparer. Il passe la main dans le trou, prend les noix, mais là … problème: il ne peut sortir son poing du trou et, comme il s’entête, les hommes peuvent s’approcher et le capturer.  Moralité: ce que tu possèdes, te possède!

En fait, si on veut gagner sa vie (et plutôt bien que mal), ce n’est pas parce qu’on vise l’argent, mais parce qu’on vise ce qu’il peut  (croit-on) nous procurer : le sentiment d’être protégé (la sécurité), l’amour, le repos, la considération, du pouvoir sur notre vie (ne pas être à la merci d’êtres malfaisants), pouvoir gâter ses enfants, la liberté (surtout celle de NE PAS DEVOIR FAIRE CE QU’ON NE VEUT PAS !)…mais même ceci est plus un mirage qu’autre chose. On peut pourtant avoir ce sentiment de sécurité (& les autres) avec rien… & être super-malheureux avec « tout » ; il n’y a qu’à voir toutes ces dépressions & tous ces suicides (directs ou à petit feu) dans le monde des riches & célèbres !

Quand même, il n’est pas à la portée de tout le monde de vivre comme Diogène dans son tonneau ; vivre comme un pur esprit n’est viable que pour bien peu de gens…

Alors, comment concilier les valeurs élevées & la consommation ? Mais alors, est-il possible d’avoir à la fois la richesse & de la vertu ? De ne garder que les aspects positifs de chacune de ces mentalités & d’en rejeter les facettes négatives (pauvreté ou décadence morale) ?

L’argent, bizarrement dans cette société de consommation, a mauvaise presse ; il vu comme un sombre pouvoir, cause de crimes, et les riches, comme d’horribles capitalistes capables de vendre leur propre mère … Mais il y a aussi l’argent qui nourrit les affamés & sauve des vies, et des riches (voir Bill Gates) qui donnent des milliards aux oeuvres de charité.

A mes yeux, l’essentiel est la finalité ; TANT QUE L’ARGENT RESTE UN MOYEN, ET NON UN BUT, IL EST BENEFIQUE !  Il ne devient négatif que s’il est un but en soi ! Quand l’argent est un but, il dessèche notre cœur & tous sentiments humains !

Il est néanmoins vrai que, sauf pour quelques mystiques, l’argent détermine notre qualité de vie, mais Être doit toujours primer sur Avoir ou Paraître !

On peut donc gagner gros d’une façon honnête & bonne pour les autres & la planète, et le dépenser à des choses autres que des babioles, du paraître & des choses frivoles.

Il s’agit d’avoir un gagne-pain offrant aux gens des biens & des services répondant aux besoins les plus élevés des êtres humains.

Bref, il faut se débrouiller pour gagner assez que pour s’offrir la liberté & la sécurité correspondant à nos besoins, à notre nature profonde (ceci est très dur à déterminer & exige beaucoup de réflexion), en s’affranchissant de tout ce dont on n’a pas besoin & qui ne ferait que nous ligoter dans la « rat race » & l’insatisfaction (ceci est également très dur & demande aussi de longues réflexions).

Et ce, en se souvenant toujours que ce n’est pas l’argent qui fait le bonheur, bien au contraire & que l’essentiel, ce n’est pas tant de réussir dans la vie, que de réussir sa vie ! (à ce sujet, voir http://www.bonheuretamour.com/2012/07/11/etre-positif-et-ensuite/ )

 

Comment se réaliser ?

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devperso

Si vous aspirez à accomplir vos rêves, à avoir la liberté d’être vous-même, vous devrez nécessairement tourner le dos à la conformité et aux modes de vie traditionnels, ce qui exige d’avoir (ou d’acquérir) beaucoup d’assurance & d’estime de vous.

Si vous en manquez, vous devrez débuter un voyage de développement personnel ; un voyage vers la compréhension, l’acceptation et la maîtrise de soi.

Pour y avancer, il y a plusieurs secrets à connaître :

-L’imperfection est la liberté

Nous sommes nés avec un sens inné de vouloir être intégrés dans un groupe. À mesure que nous grandissons, la société nous aide à former la notion de perfection, ou de ce qui est « assez bon ». Alors, nous devons nous créer des valeurs à suivre, pour nous sentir accepté par tout le monde.

Nos parents nous disent ce qu’ils attendent de nous, ainsi que nos enseignants et nos religions. La société utilise les médias pour nous exposer constamment à la perfection & désirer toujours plus & mieux, en nous confrontant toujours à des modèles parfaits.

La comparaison est l’un des plus grands obstacles à la quête de l’estime de soi. C’est en voyant cette façade parfaite de la vie des autres, qu’on se sent misérable.

Pourtant, on connaît bien notre vie alors qu’on ne voit que la surface de la vie des autres. Or, nous utilisons cette fausse perception de surface comme une ligne directrice montrant où se situe notre propre valeur.

En essayant d’atteindre ces standards & d’être accepté, on se perd soi-même & notre estime de soi en souffre.

Si on la fait dépendre du désir d’appartenance et de la volonté d’abandonner notre dignité pour être accepté, pas étonnant qu’elle soit basse !

Être imparfait est impardonnable pour la personne qui se rejette. Cette personne se sent « fausse » et frustrée de ne pas pouvoir atteindre l’image de perfection, de sorte qu’elle en vient à se saboter & se violenter elle-même.

L’abus de soi peut prendre diverses formes ; la pensée négative, l’alcool, les drogues, « l’outre-mangeage », l’auto-mutilation et le choix de partenaires abusifs, …

Notre désir de perfection paralyse notre capacité de changer, et il nous prive des plaisirs et des joies qu’offre la vie imparfaite.

La faible estime de soi est, de plus, un cercle vicieux. Nous sentons que nous ne sommes pas à la hauteur de notre idée de perfection, ce qui nous donne une raison de justifier notre passivité à changer le mauvais dans notre vie. Inévitablement, on se violente de plus en plus, ce qui nous éloigne de plus en plus de notre image de perfection (par ex : obèse, chômeurs, toxicomane, solitaire, malade mental).

La perfection, c’est quand quelque chose ne peut pas être amélioré … mais ça n’existe pas !

Il ne faut donc pas viser à être parfait, mais plutôt, à s’améliorer sans cesse…

Le désir de perfection a de nombreux effets secondaires, la peur de l’échec étant le principal. La peur de l’échec paralyse notre capacité à poursuivre nos rêves et nos passions.

Nos accomplissements –ce que l’on FAIT (& les résultats que ça donne) – forme l’image de qui vous pensez être, c-à-d notre estime de soi. Mais une fois de plus, notre valeur en tant qu’être humain est indépendante de ceci !

En outre, on peut toujours améliorer sa façon de faire…

L’acceptation de soi est de pardonner vos imperfections, d’accepter que vous n’êtes pas parfait – et que vous n’avez pas à l’être – et que vous ne serez jamais à la hauteur de cette image de perfection que vous avez inconsciemment créée.

Plus nous avons d’amour-propre, plus nous pardonnons et acceptons ce que nous sommes, erreurs & défauts inclus, et moins nous nous jugeons nous-mêmes

Il est bon de se rappeler que le développement personnel est un processus – fait d’acceptation de soi, de compréhension de soi, de conscience de soi et enfin, de maîtrise de soi.

« Ce n’est pas un signe de santé, que d’être bien adapté à une société profondément malade » (Krishnamurti).

Les introvertis, rebelles, inventeurs, solitaires, mystiques & excentriques ont tous souffert de rejet de la part des individus anormalement normaux.

Dès le plus jeune âge, à cause de notre éducation, notre famille et notre culture, nous apprenons ce que la majorité des gens jugent acceptable et « normal », & on ne connaît rien d’autre.

Mais les gens « normaux » ne sont jugés comme tels que par rapport à la façon dont ils sont adaptés à cette société malade. Si les gens de notre société étaient réellement normaux, ils trouveraient l’état de la société mensonger, déplaisant et impossible à s’adapter, & ils choisiraient de ne pas en faire partie.

La rébellion ne doit pas être confondue avec une réaction contre la société. Une réaction est inconsciemment instantanée. Nos cerveaux se déplacent d’un extrême à l’autre pour éviter d’avoir à faire face à un changement progressif.

Par exemple, si, étant enfant, vous mangiez trop & étiez obèse, les souvenirs traumatiques sur votre poids vous font inconsciemment réagir en vous obsédant sur le sport ou les régimes. Consciemment, vous pensez avoir fait un grand changement… alors qu’en fait, ce n’est qu’un changement superficiel ! Vous êtes passé de penser à manger tout le temps, à penser à ne pas manger tout le temps. Le sujet de votre fixation est resté le même : manger. Vous continuez à « marcher » dans ce jeu et à donner trop d’importance à la nourriture.

Les skinheads, athées et anarchistes sont tous encore esclaves de la réaction inconsciente, car obsédés par la même idée. Il doit d’abord y avoir une croyance, pour pouvoir la rejeter. Ces gens réagissent par frustration et colère, mais ils agissent encore de façon aussi malade et malsaine que la société.

Un rebelle est différent ; comprenant le jeu des extrêmes, il ne réagit pas contre la société et choisit simplement de se glisser hors d’elle. Les jeux que joue la société lui deviennent non-pertinents ; il n’est ni contre ni pour rien.

Pour la personne rebelle, l’action est bonne et la réaction est mauvaise. Il comprend que lorsque nous réagissons inconsciemment, quelqu’un d’autre a le contrôle sur nous, car on est alors manipulable.

Un révolutionnaire est aussi un extrémiste. La révolution exige une foule, mais la rébellion ne demande qu’une personne. L’individu rebelle se change lui-même. Il ne se soucie pas de changer les règles et les structures de pouvoir de la société, mais de changer son propre être, & à vivre une vie en synchronisation avec ce qu’il est.

Se rebeller exige la destruction de votre ancien soi, de vos idées antérieures, des hypothèses et croyances sur vous-même. Une fois libéré de votre ancien moi, vous aurez la liberté et la place pour créer l’évolution intérieure et vous reconstruire entièrement. Si chaque personne décide de se rebeller individuellement contre la folie et le vide dans la société, les choses changeront.

Vous êtes-vous déjà identifié avec une nation, un sexe, un groupe d’âge, une équipe sportive, un type de personnalité ou une religion ? Alors, vous êtes partisan de l’une des idées les plus meurtrières au monde ; le Collectif Social.

Bien que servant de « colle » pour relier les gens, le collectif social les isole également. Vous êtes-vous déjà posé des questions sur la cause du racisme, du sexisme, du fanatisme religieux, des guerres, de la discrimination, de l’ostracisme et de l’intolérance ? Tous ces maux & les horreurs qui les accompagnent, sont dues au collectif social !

Un Collectif Social (groupe de gens partageant quelque chose d’identique) naît du besoin de se sentir partie de quelque chose de plus grand que nous, de développer un sens faux et dangereux de l’identité.

Les Collectivités Sociales avec lesquelles nous nous identifions tournent autour de la même idée du « Nous contre Eux » ;  «Nous avons raison, vous avez tort – Nous sommes bons, et vous êtes mauvais – Nous avons une culture, vous êtes des barbares – Nous sommes meilleurs que vous »,…

Les gens investissent beaucoup de foi, de confiance, d’ego et d’estime de soi dans les Collectivités Sociales. Un patriote investit beaucoup de confiance & de fierté de soi dans son pays, mais ce sont ces gens-là qui créent l’ostracisme, le racisme et les guerres parce qu’ils soutiennent l’idée de «notre pays est meilleur que le vôtre. Notre pays est innocent et le vôtre est à blâmer » !

Quand nous nous joignons à un Collectif, ce que nous faisons réellement est la poursuite du pouvoir, du statut, de la sécurité et de l’acceptation de soi. Nous regardons en dehors de nous-mêmes pour gagner notre accomplissement.

Dans la fameuse expérience de Derren Brown, il a découvert que plus on est dépersonnalisé, plus on pourra accomplir des actes de cruauté. Et cette dépersonnalisation est le résultat de faire partie d’un Collectif Social, ou d’un public portant les mêmes masques physiques. Les collectifs servent à vous dépersonnaliser afin de vous laver le cerveau et de remplir votre tête d’idées de grandeur, de droiture et de supériorité morale.

L’une des choses les plus difficiles dans la vie est de se libérer d’eux. Se tenir debout par soi-même et être le solitaire qui pense par lui-même, exige une grande force de caractère.

Les Collectivités sociales sont une distraction de la plus grande finalité dans la vie – la croissance de soi. Comment apprendre ou grandir avec un esprit ouvert, s’il est farci de fausses notions et croyances ? Nous devons nous trouver d’abord pour nous perdre plus tard. Pas l’inverse !

Victimes : écoutons nos émotions enfouies !

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émotions enfouies

Les êtres que le PN choisit comme cible sont, je l’ai déjà dit, des êtres d’une grande richesse intérieure ; humbles, ayant des tonnes d’amour & de tendresse à donner, avides d’aider & de se dévouer pour les autres – pour se rendre dignes d’être aimés.

Ces êtres cherchent à être validés au-dehors d’eux-mêmes & dépendent donc de l’approbation d’autrui … ce qui fait bien les affaires d’un PN – qui a beau jeu d’agiter sans cesse cette carotte devant le nez de la victime ! Elle tentera alors toujours désespérément de bien agir, de lui plaire, sans jamais y parvenir…

Celles- ci sont du genre à craindre de déplaire et d’être mal jugées ou rejetées, et à croire qu’elles ne peuvent être aimées juste pour ce qu’elles sont, mais doivent toujours s’efforcer de contenter tout le monde, en s’oubliant totalement.

Tout le monde profite d’elles et si elles se plaignent, s’en fichent ; ce qu’elles désirent ou ressentent n’a aucune importance pour les profiteurs… & pour elles-mêmes non plus, apparemment, puisqu’elles ne se battent pas pour l’obtenir !

Et tandis que les autres (& surtout le PN) prospèrent & s’engraissent de toutes leurs bonnes qualités, elles-mêmes se vident & s’épuisent de plus en plus. La science a démontré qu’une exposition continuelle à des niveaux élevés de peur, d’alarmes et d’attaques, génère un état d’hyper-excitation affectant les systèmes immunitaire & cardio-vasculaire, ainsi que les fonctions neurologiques, psychologiques & émotionnelles (avec des troubles du sommeil, de l’humeur, de la mémoire & de l’apprentissage).

Quand notre bien-aimé(e) prend son air déçu ou méprisant, qu’il (elle) ne semble pas apprécier ce qu’on fait pour lui, au lieu se se fâcher, la victime s’en veut, s’angoisse, se jure de s’améliorer… Nous sommes des êtres émotionnels, et ce traitement, où l’autre ne nous écoute pas, ne nous complimente jamais, nous ignore & nous nie, nous frustre de toute tendresse & considération, revient à nous affamer émotionnellement.

Les humains sont des êtres grégaires ; la science a prouvé que le facteur qui rend l’humain heureux est « se sentir membre d’une communauté » – Donc, on ne peut aller bien que si on est nourri émotionnellement par notre entourage et sinon, on va de plus en plus mal.

Et ça aussi, ça fait les affaires du PN, car plus la victime s’affaiblit, plus elle devient confus(e), plus elle manque de confiance en soi, et donc, plus elle croit ce que l’autre dit et plus elle lui obéit pour tenter de lui plaire & d’obtenir son approbation. Le proverbe disant « les gens affamés sont de mauvais acheteurs » est vrai !

Il faut cesser de dépendre de quelqu’un d’autre que nous pour nous valider, et commencer à se rendre compte de ce qui se passe vraiment.

Pour ce faire, il faut cesser d’être comme un lapin apeuré & s’arrêter pour réfléchir : se demander ce qu’on ressent lors de divers incidents de notre vie (quand il nous insulte, nous nie, nous rabaisse, quand il nous ignore en soirée & fait le joli-coeur avec d’autres, qu’il nous dit qu’on se fait du mal à nous-même & qu’on « sur-réagit », quand il nous salit ou nous humilie en public, …).

Souvent, on a été entraîné(e) à « ignorer » nos sensations (à se nier) dès l’enfance. Alors, à l’âge adulte, on n’a pas de limites personnelles, on ne sait pas quand l’autre dépasse la limite & envahit nos frontières (c-à-d nous agresse).
être soi-même On en ressent la douleur mais sans être capable de « mettre des mots dessus », de le penser & le comprendre comme une agression. Tout est là ; il faut rendre leur « voix » à nos émotions enfouies & niées !

Si on avait été élevé(e) dans le respect, on aurait compris dès sa 1ère attaque qu’il nous manquait de respect, était dangereux et que c’était inacceptable, mais pour des êtres ayant été élevés dans la négation de soi, c’est quelque chose

d’habituel, de normal, qui ne les « choque » pas consciemment et donc, ne les pousse pas à partir. Leur programmation inconsciente les maintient dans ce genre de relations malsaines.

Il n’y a qu’en en prenant conscience que l’on peut s’en libérer. Il faut comprendre qu’on n’est pas ce programme nocif, mais bien un être merveilleux, important. Oui ; ce sont toujours les meilleurs qui ignorent qu’ils ont une valeur, et à l’inverse, les pires ordures sont très sûrs d’eux.

Il faut s’observer pour pouvoir voir si l’on vit dans un état de réactivité à tout ce qui se passe autour de nous et si c’est le cas, savoir que l’on a ce programme inconscient implanté en nous … et là, chercher d’où ça vient, comment ça se manifeste, et, quand ça nous arrive, en prendre conscience & briser ces schémas en décidant de ne plus réagir comme avant – c-à-d ne plus « sauter comme l’autre siffle » et, s’il nous agresse ou nous manque de respect, l’exprimer à haute voix.

Et surtout, prendre conscience de nos frontières personnelles & décider de les faire respecter – au besoin, en coupant le contact avec ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas les respecter !

La victime doit accepter ce qu’elle ressent et décider ce qu’elle va faire de ceci. Comme, pour le faire, il faut prendre conscience que nos limites sont violées, il faut s’entraîner chaque jour à réfléchir à ce qu’on ressent à divers moments de la journée, lieux, situations, avec tous ceux qu’on rencontre, …

Si vous voulez cesser d’être malheureux(se) car tout le monde vous traite comme une carpette, il faut cesser de vouloir plaire à tout prix (ou à éviter de déplaire) & de dire oui à tout ; vous allez apprendre à dire non !

Quand quelque chose vous fait mal ou vous met mal à l’aise, voilà une limite à faire respecter – bien sûr, il faut dépasser votre peur des confrontations !

Et tant pis si ça déplaît, si certains font les « outrés », les « choqués » par votre attitude – qui est pourtant normale, compte tenu des circonstances ! Eh oui ; votre libération ne plaira pas à ceux qui veulent continuer à profiter de vous ou à se défouler sur vous ! Alors, sachez que tous ceux qui veulent vous interdire de vous faire respecter, ne sont pas vos amis !

Car au moins, si ces gens vous étaient reconnaissants de tout ce que vous faites pour eux & de vos sacrifices… mais ils ne vous voient même pas ; ils ne vous aiment pas, ni ne vous estiment. Ils ne vous donneront pas l’amour que vous attendez en échange de vos services.

Ne croyez-vous pas qu’il est temps de se faire respecter ? Car on peut se passer de pain, mais non de respect !

PS : attention, danger ; la soumission aux désirs de l’autre peut être autre chose qu’un retour au familier et une tentative de guérison ; c’est souvent aussi (« bénéfice secondaire » !) une tentative de contrôler ladite relation ; en effet, la victime ayant vécu une enfance traumatisante, insécurisante, tendra à vouloir éviter ce chaos et à prendre ainsi le contrôle. Si cet élément prédomine, il bloquera la victime dans sa situation inconfortable, l’empêchant d’aller vers une vie plus authentique & épanouissante…

Réussir sa vie et dans la vie

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Dr PhilPour réussir (« obtenir ce que vous voulez & garder ce que vous avez obtenu »), le Dr Phil Mc Graw a trouvé 16 règles, qu’il détaille dans son excellent livre « Life Code ; the new rules for winning in the real world »; les voici :

  1. Une image définie : Il faut une image nette ; que ce que l’on est soit très clair pour nous, comme pour les autres – que l’on vous aime ou qu’on vous déteste, mais chacun saura clairement votre position.

  2. La perception de notre unicité : = ce qu’on a d’unique, ce qu’on a d’unique à offrir au monde.

  3. Jouer « grand » ; pas seulement viser loin.

  4. Accepter la louange : apprendre à affirmer & accepter la louange & la reconnaître de façon gracieuse. 

  5. Devenir essentiel : Offrir quelque chose dont le monde a besoin et que seul nous pouvons donner

  6. Connaître nos vraies valeurs : Les battants savent ce qui est vraiment important pour eux ; se sentir entier, se sentir bien avec qui on est.

  7. Toujours avoir un plan : Faire un plan clair, qui nous serve. Les battants ont toujours des buts en vue & une stratégie pr les atteindre

  8. Garder nos buts secrets : avoir un boeuf sur la langue quant à nos projets.

  9. Etre toujours en « mode d’investigation » : toujours continuer à fureter, chercher, s’informer.

  10. Se comporter comme il faut pour réussir ; faire & dire ce qu’il faut, s’habiller & se comporter comme il faut pour le « rôle » choisi ; il faut expanser notre voie vers le succès, même s’il faut, au départ, faire semblant jusqu’à ce que ce soit devenu une réalité.

  11. Garder toutes les options ouvertes : Ne pas se raccrocher à une seule voie

  12. Maîtriser le système : Connaître les règles du système et pouvoir jouer avec, trouver un moyen de le faire travailler pour nous & à nos intérêts. 

  13. Un noyau de gens qui nous soutiennent : On ne peut réussir tout seul => se créer un noyau de supporters passionnés

  14. Ne considérer que la vérité : Il faut être lucide, ne pas se raconter d’histoires, ne pas accepter les « douces » illusions

  15. Utiliser l’ego des autres : (?) Reconnaître & utiliser l’ego et l’avidité des autres pour se créer une voie vers le succès. 

  16. Choisir nos luttes & ne jamais laisser nos opposants avoir le contrôle : On n’a ni le temps, ni l’énergie de lutter pour tout ; il ne faut lutter que pour l’essentiel – et laisser aller le reste, qui serait, sans ça, dévoreur de notre temps & énergie, & nous empêcherait de nous concentrer sur nos grands objectifs.

Comment la société protège les PN

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diable menteurC’est étonnant le nombre d’ouvrages (livres, articles, émissions télé) semant la désinformation à propos des êtres dérangés ; on « apprend » là des contre-vérités renversantes ; que les psychopathes sont sages ou honnêtes, empathiques ou vertueux (!).

Et à l’inverse (puisque le noir devient blanc et le blanc, noir) que les victimes n’en sont en fait pas, ou qu’elles ont voulu ce qu’elles subissent.

Ces « informations » proviennent soit de psychopathes , soit de petits malins soucieux d’attraper une part du gâteau (puisque la perversion narcissique est devenue un sujet à la mode) ou soit d’ignorants bien intentionnés (les pires !) vivant dans un monde enchanté, & pour qui « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » !

Mais le mal existe, et ce n’est pas en s’aveuglant dessus qu’il disparaîtra !

Le livre de diagnostic des maladies mentales (DSM) décrit ces critères pour ces êtres ;

– la duplicité ; comme montré dans les mensonges continuels, l’utilisation de fausses identités, ou d’arnaquer autrui pour son plaisir ou son profit personnel,

– un mépris total de sa sécurité ou de celle d’autrui,

– une irresponsabilité continuelle (bien que non dans tous les domaines de la vie),

– un manque de remords, montré par le fait de se ficher de ou de rationnaliser le mal qu’on fait aux autres, les violences, vols et maltraitances.

Je ne vois donc guère ce qu’il y a de bon, de sage ou d’empathique là dedans..

Les psychopathes ne sont pas juste des êtres normaux sujets à prendre des décisions dures parce qu’ils manquent d’empathie ; ce sont des êtres (pas humains du tout) qui AIMENT faire mal aux autres, qui en ont BESOIN & qui en JOUISSENT ! Ce sont des menteurs pathologiques qui soulagent leur ennui chronique (forcément, étant morts à l’intérieur, la vie normale leur semble morne, et ils sont aveugles à ses beautés) en blessant d’autres êtres !

Où, par conséquent, peut-il y avoir là du bien ou des vertus ? (certains troubles se caractérisent par une basse empathie, mais là, il n’y en a pas du tout). Bref, prétendre que ces monstres ont du bon est un mensonge !

Les PN observent & imitent les comportements des humains, et ils les étudient, parce que ça leur permet de pouvoir les manipuler. Mais ils ne les RESSENTENT pas ! (ils ne peuvent être tristes ou joyeux devant la tristesse ou la joie d’un autre).

La plus grande arme des PN est leur masque de normalité (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/10/24/6148/ ). Même eux, ils y croient, généralement.

Et les études soi-disant sérieuses sur la question, se basent sur des tests remplis par les sujets eux-mêmes ! Quelle bêtise ! N’importe quel PN voit tout de suite quoi répondre pour se faire bien voir !

Partout, on entend que « le mensonge n’est pas grave & est souvent utile » (!), que « chacun manipule de temps en temps » (!) & qu » au fond, on est tous un peu psychopathes »… Désinformation toute pure !
Bien sûr que chacun d’entre nous a parfois des émotions négatives (colère, jalousie, …) & peut même causer de graves dégâts en agissant d’après elles, mais lesdites émotions ne naissent pas d’un désir de blesser autrui ! Personne de normal ne se dit que ce serait marrant de voir souffrir quelqu’un d’innocent…

Voilà comment l’Etat pervers normalise la perversion narcissique ! Et voilà comment, au lieu de payer pour leurs crimes, ils s’en sortent sans dommage, et même plutôt bien, dans nos sociétés !

Ce qu’elles font ( & qui prouve leur perversité foncière), c’est minimiser le mal causé par les êtres dérangés en « redéfinissant » le bien & le mal, la vérité & le mensonge, pour éroder nos valeurs …

Comment peut-on dire qu’ils sont utiles en affaires ou en politique, alors qu’ils ne pensent qu’à eux, & feraient brûler toute une ville s’ils pensaient que ça peut les amuser ? C’est insulter à la douleur des victimes.

Du reste, si les auteurs de ces ouvrages veulent une information vraie ( = basée sur de l’expérience vécue), ils n’ont qu’à demander aux vicimes. Chacune lui dira que ces prédateurs n’ont rien à offrir de positif, à part du chaos & de la souffrance !

Mais … j’oubliais… ces victimes ne sont que de « soi-disant victimes », elles l’ont choisi, elles ont des « failles », elles sont « co-dépendantes » (voir : http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/la-soi-disant-co-dependance/ ) … Une nouvelle pseudo-science, la victimologie règle leur sort & leur ferme le clapet définitivement : voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/17/pourquoi-on-delaisse-les-victimes/ !

Tout ceci est du Mal pur (car c’est du mensonge) et il faudrait (dans l’idéal) que ça cesse…mais sans doute ces mensonges servent-ils un but… à vous de trouver lequel il peut être !

Tant que j’y suis, je vous colle, ci-dessous (en italique), un florilège de « bons conseils » censés nous mettre à même de nous défendre contre les PN – avec, en gras & entre parenthèses, mes remarques ;

Les conseils débiles sur comment gérer les êtres dérangés :

1. « n’achetez » pas les crasses qu’un taré projette sur vous – laissez-lui son cadeau empoisonné ! Si quelqu’un vous insulte, restez calme (Non ! ces paroles ont une énergie, et cette énergie nous affecte, qu’on la nie ou non ! cela est scientifiquement prouvé) : refusez mentalement de vous laisser affecter et d’accepter son « don » de rage ou de folie – qu’il se le garde ! (facile !… eh non ; ceci est juste impossible !).

(…) diverses méthodes de visualisation existent, qui peuvent nous y aider. (j’ai essayé des dizaines de méthodes : conclusion : CA NE MARCHE PAS !).

-Mais parfois, il faut élever la voix, pour se mettre au niveau de l’autre, puis le faire redescendre avec vous. ( Ok ; faites ceci ! Vous allez voir ce que vous allez « prendre » si vous osez élever la voix avec un PN !).

2. (…) songez à diverses actions à entreprendre (Ca va être facile, dans l’état où on est ! En plus, comme si on puvait faire ou dire quoi que ce soit qui changerait quelque chose à son comportement ! La vérité scientifique est qu’un PN ne change JAMAIS et que, comme il a besoin de notre « sang », RIEN ne peut faire qu’on ne sera plus attaqué !)

Vous devez anticiper leurs réactions (sur base de votre connaissance de leurs intentions, et des raisons de leur attitude).(si on est normal, on ne peut tout simplement pas entrer dans le mode de pensée d’une taré !!!)

Voici quelques actions possibles :

-Effacer la personne de votre vie. Cette solution extrême est parfois la meilleure ; si votre proprio est mauvais, ou si votre chef ou vos collègues vous harcèlent, le mieux est de « bouger » de là. (Et on nourrit sa famille comment en attendant d’avoir trouvé autre chose ? !)

-Causez-lui de son attitude.(encore une imbécillité ! il n’y a pas moyen de causer avec ces malades ! c’est leur survie et leur normalité qui est en jeu – alors,, ils s’y accrochent comme un noyé à une planche de salut ! et ils n’ont aucun scrupule !)

-Elevez votre niveau d’exigence quant à ce que vous êtes prêt(e) à accepter ; fini les jeux malsains (comme si on y participait en connaissance de cause & de notre plein gré !)  : affrontez votre adversaire, expliquez pourquoi certains de ses agissements sont intolérables et dites ce que vous voulez (n’importe quoi ! quiconque a déjà tenté de causer avec un PN sait qu’il va piquer une crise et partir, ou vous distraire sur un autre sujet, ou vous insulter en vous jetant la faute de ses agissements sur le dos !!).

-« Dressez » votre adversaire. Des employés ont conditionné leur chef violent à les encourager et les soutenir. (..) Comme pour les enfants (ou les chiens), il faut cesser de récompenser le comportement négatif et louanger le comportement positif. Quand leur chef les insultait, les employés l’ignoraient ou lui montraient l’abus du doigt en demandant : « vous voulez me manipuler en usant de violence verbale ? »

Par contre, au moindre mot positif qu’il disait (« merci » ou « bon travail »), les employés le remerciaient pour sa gentillesse. En quelques semaines, ce chef changea de comportement. (je n’y crois pas une seconde) Vous pouvez faire de même avec votre abuseur, à condition que vous ayez une certaine influence sur lui.(Ben tiens ! L’inverse a été prouvé, je vous signale !)

-Acquérez de l’influence, que vous utiliserez ensuite pour agir. (mais bien sûr ! « Y’a qu’à » !! C’est malin ! Comme si c’était possible !) Testez si vous pouvez faire renvoyer quelqu’un sous prétexte qu’il fait baisser la productivité ; contactez ceux qui ont affaire à cette personne et informez-les de ce qui se passe – allez jusqu’à la presse (fastoche ! tout le monde connaît des gens influents ou des journalistes !) ou l’Etat, si vous pouvez. (Oui ; faites ça ! et ils vous enlèveront vos enfants, comme ils ont fait à moi !)

Lâchez prise. (bien sûr ; c’est la victime qui s’accroche !). Ignorez (Oh, comme c’est facile… en théorie ! Et comme c’est impossible en réalité !) et allez de l’avant. Demandez-vous pourquoi vous fréquentez cette personne ; par ex si pour vous, l’argent prime sur la qualité de vie, ne venez pas vous plaindre.. ou changez de valeurs (revoilà le « victim blaming » ! il est dégoûtant de jeter la faute sur l’innocent !).

Extraits de Louis Pauwels (2ème partie)

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L.Pauwels2  2ème partie d’extraits de ce grand écrivain & philosophe ;

Extraits de « Comment devient-on ce que l’on est ? » (Stock, 1978)

– … l’esprit peut tout. (…) l’esprit peut tout, mais avec souffrance.

– … l’éternelle cécité, l’éternelle bêtise insultant l’esprit.

– Le manque de relations est plus déterminant que le manque d’argent. La vraie prison, dans la petite condition, ce n’est pas de manquer de sous, c’est de manquer de contacts, c’est la circulation sociale bouchée, le destin muré. Une société n’est pas inhumaine parce qu’elle est hiérarchisée. Elle est inhumaine parce qu’elle est cloisonnée.

– … l’essentiel pour moi, dans l’écroulement de toutes choses, a été de trouver le sens de l’éternel.

– Quand la société est massiste (marchande ou marxiste ; également massiste), il n’y a pas de culture à proprement parler. Il y a propagande ou il y a commerce. Dans les sociétés .. , où l’économie est tout le destin, il n’y a pas de culture. La culture commence là où commence la conscience intériorisée, le sens de notre destin particulier et de sa relation avec l’universel.

– Etre, c’est être différent de la mort. Voilà le point de départ de toute culture comme de tout art.

– Ce qui coupe du passé déshérite l’avenir. Ce qui détruit les particularismes détruit le génie. Le sans passé, c’est le sans avenir. Et le sans limites est une prison.

– L’âme est l’outil pour arrêter le temps. La prière, la méditation sont les meules pour aiguiser l’outil. Les hommes d’âme sont des artisans en éternité. Les autres sont de la poussière aspirée par le temps.

– Je peux subir les fatigues de l’action. Je ne peux pas être englouti par l’action. Parce que ni le succès ni l’échec ne peuvent rien, finalement, contre moi.

– Ce n’est pas ce que nous regardons qui compte. C’est le lieu, en nous-même d’où nous regardons.

– Qui nous empêche, même au centre d’une ville, de relever la tête et regarder les étoiles … ? Où que nous soyons, nous sommes toujours à la même distance des étoiles.

– Et sans doute le projet tout entier est-il inscrit dans un grain de sable et dans mon cerveau – mais il me reste indéchiffrable. Cependant, il m’habite, comme il habite toute la création. (…) Cette énergie se connaît elle-même. Elle sait son projet. Elle me traverse, elle m’a fait, elle m’effacera, comme elle fait et défait les mondes, les êtres, les choses, à la poursuite de sa propre incarnation jamais achevée, à jamais incompréhensible pour toute créature, …

-J’ai toujours été hanté par l’idée que le cerveau humain était peut-être une maquette de l’univers, que tout le connaissable est dedans, mais qu’il nous a été livré sans le mode d’emploi. (…) Il se peut que, par des voies aberrantes, … les mystiques soient parvenus, en aveugles doués, à appuyer sur quelques touches inconnues. (…) Mais on sent très bien que l’essentiel de leur expérience reste dans l’indicible, échappe au langage.

– Je crois que le langage est une condition de la pensée infirme, et qu’il doit exister une sur-pensée sans langage. Les mystiques ont une supériorité sur nous. Ils connaissent notre univers mental. Nous ne connaissons pas le leur.

– On ne cherche pas un maître. On le rencontre. Et quand on l’a rencontré, il faut se préparer à le quitter. C’est juste un poteau indicateur à déchiffrer. Seul l’idiot s’enroule autour du poteau indicateur en déclarant qu’il a enfin trouvé son chemin.

– … le visible simple cache de l’invisible compliqué,

– Le sens aristocratique est le sens de la distinction. Je veux dire la capacité de distinguer les êtres dans leur diversité et la disparité de leur valeur. Le contraire de l’aristocratisme, c’est, justement, ce qui ne distingue pas et s’en fait gloire : ce qui uniformise par le bas, ce qui massifie.

– Avoir un modèle vers lequel tendre, c’est posséder une civilisation intérieure.

– La pensée ne vit qu’en se formulant, et, en se formulant, elle se retarde et se fausse. Elle se dénature en se coulant dans des phrases. … Or, les mots de la pensée ne sont jamais tout à fait la pensée. … La vie de l’esprit formulé est une fausse vie. …C’est un privilège de savoir traduire avec des mots sa pensée. Mais c’est aussi une infirmité, parce que la pensée forme des mots, au lieu de former de la pensée.

– Le novateur avance, suivi par une meute de voyous hurlants.

– … les contemporains ont la vue de plus en plus courte, alors que l’oeil de l’humanité perçoit des choses de plus en plus vastes.

-Nous sommes passés du sacré au profane, puis du profane au trivial. (…) Jamais l’aventure humaine ne s’est aussi largement déployée. Mais le discours public ne vulgarise pas ce déploiement, il siffuse la vulgarité. … Je crois que la profonde crise de civilisation est là : dans l’abîme qui sépare l’esprit de l’humanité, agrandi, de l’esprit des hommes, raccourci. Il manque le pont. Il manque la relation. A proprement parler, le religare : la religion.

– …le sureffort rend moins faible.

– … sois pleinement tout ce que tu es, tous ceux que tu es. Mais toujours, toujours, avec une indifférence centrale. Un secret non-attachement.

– … il est dans la nature de la passion d’être, pour un homme, une fête à l’écart, et pour une femme, le jeu central.

– .. la société ne pardonne rien à la passion.

– Pourquoi la passion amoureuse a-t-elle une si bonne réputation, bien que généralement catastrophique ? C’est justement parce qu’elle engendre la douleur. Rien ne nous semble plus grand que souffrir d’amour. C’est l’imitation de Jésus. La croix au lit. … C’est en effet une maladie.

– Une immense conspiration, que j’appellerai « conspiration de la chansonnette », met de l' »amour » partout, et principalement où il n’a que faire. … Vous serez jugé sur vos mensonges et vos sensibleries camouflées en grand sentiment. Votre amour de l’humanité, qui n’était l’amour de personne. .. et surtout, pour avoir appelé Amour le désir, Amour l’excitation. Amour la curiosité. Amour l’amusement. Amour l’attachement affectueux. .. Amour l’habitude agréable. Amour la peur de l’ennui. Amour, la crainte de la solitude. … il y a de l’escroquerie et du ridicule à abuser du mot.

– Car le réel fait toujours beaucoup moins de mal que l’irréel.

– Certainement, l’Amour existe. Mais il est rare. Aussi rare que la sainteté ou le génie.

– Pour combien d’hommes, le grand jeu est-il au foyer ? Le grand jeu n’est pas à la maison (ni même dans le lit de la maîtresse), il est dans le travail, l’action sociale ou politique, les camaraderies, le stade ou les batailles du dehors. Il y a, pour quantité d’hommes, beaucoup plus de feu dehors qu’au foyer. Voilà la vérité.

(…) Ainsi vont les choses. Et la liberté d’esprit commence quand vous voyez les choses non comme on les chante, mais comme elles sont. … Dire la vérité, c’est souvent ne pas dire aux femmes ce qu’il leur serait agréable d’entendre … Mais ce n’est pas ne pas aimer les femmes. C’est ne pas aimer mentir aux femmes, fût-ce pour leur faire plaisir.

– Il y a une autre fidélité : c’est porter constamment une bienveillante attention à l’autre.

– Vous ne trouvez plus qu’une sorte d’idées : les zizidées. Je dis qu’il y a abus de sexe quand la tête pense avec du sexe au lieu de penser avec de la pensée. … Nous vivons dans une société marchande, qui vend ce qui se vend le mieux : le coeur et le sexe. … Cette érotisation ne réhabilite pas du tout l’Eros dans l’homme. Au contraire, elle livre l’énergie sexuelle au pillage… La vraie vie (du corps, de l’esprit, du coeur) cesse d’être vécue. Elle se déroule dans une générale zizillusion.

– La société marchande a mis Eros dans le commerce. Il a dégénéré en phantasme.

-Je parle du freudisme vulgarisé, qui prétend tout expliquer par le sexe. (…) Il y a des émotions supérieures et des activités de l’esprit étrangères à la libido.

-La littérature, le théâtre, le cinéma dits érotiques ne libèrent pas le sexe : ils sexualisent le cerveau avec de l’énergie sexuelle dégradée. (..) Le phantasme, ce n’est pas ce qui exalte la réalité, c’est ce qui vous en sépare. (..) La rigueur des moeurs, imposée par la religion ou la société, mettait de la force dans les faibles. Quand on ne demande plus rien aux faibles, ils ne se demandent plus rien à eux-mêmes.

– Deux races de femmes. L’une nombreuse, et l’autre en voie de disparition. (…) La vraie femme, la femme rare. Celle que les anciens gnostiques appelaient « la femme de l’homme » et « la rosée de lumière ». Ils nommaient l’autre, qui est légion, « la femme de la femme ».

– …la sorcière brûlée, c’est la vraie femme, « la femme de l’homme », la femme de la religion primitive que l’on pourchasse, que l’on détruit, afin d’en effacer à jamais le souvenir, pour que l’homme ne possède plus que la fausse femme, son insatisfaisant double en creux, et cesse de croire en un paradis possible sur terre.

– La femme réduite à une médiocre contrefaçon de l’homme est de plus en plus manifeste et omniprésente.

– La femme s’est retirée. … Nous n’avons plus la relation avec une puissance de l’autre pôle du monde, …

– Je vous ai dit ce que je croyais. Que tous les hommes ont de la graine d’âme. Mais que cette graine peut pourrir ou germer. Il faut un terrain propice. Une conscience capable d’intériorisation, des exercices, et la pratique de vertus. Bref, une ascèse.

-La vie est un songe pour la conscience ordinaire, que nous croyons active, et qui pourtant dort d’un profond sommeil. … La vraie vie est dans la conscience vraiment éveillée. Veiller est tout.

– Quand une piste profonde se forme dans votre esprit, toutes les circonstances concourent à la dégager.

– Car l’homme qui connaît son idéal et ne l’atteint pas est pire que l’homme sans idéal.

-Je n’ignore pas les travaux sur la symbolique de l’Apocalypse. Ils m’ont toujours paru de la subtilité plaquée sur de l’insensé.

– Pour l’homme antique, tout pouvoir est un mérite. Pour le judéo-chrétien, tout pouvoir est le mal. (…) Car toute puissance est inique, et toute supériorité injustifiable. … Toute puissance est inique, sauf la puissance de l’impuissance. Toute supériorité est injustifiable, sauf la supériorité de l’inférieur.

– (christianisme) Extraordinaire construction d’un ordre temporel et d’une théocratie, à partir d’un message d’anarchie mystico-politique.

– La force de l’empire soviétique, c’est de ne pas être marxiste au nom de Marx, de ne pas être communiste au nom du communisme, … Longtemps, la puissance de l’Occident fut, par la grâce et l’énergie de l’Eglise, de ne pas être chrétien au nom de Jésus.

– Je songe à tels chrétiens libérés, … militants du désordre, à l’écoute du bas-fond. Il ne leur reste, pour substituts de la grandeur et du feu, que ces trois petitesses brûlantes : appeler liberté le non-effort, amour des hommes la haine des capables, et justice la jalousie.

– Henri Heine divisait les hommes en deux mentalités : la nazaréenne et l’hellénique. L’hellénique cherche à comprendre et orner l’existence. La nazaréenne maudit l’existence et détruit dans l’espoir de transfigurer. … Il est opposé à tout pouvoir et finalement à toute civilisation … il trahit le monde pour « sauver l’homme ». (…) il y a plus beau et plus charitable que le prétendu « amour des hommes » : c’est l’effort de l’intelligence pour les comprendre.

-La religion n’est plus rien quand elle n’est plus qu’une sociologie folle en action. … L’Eglise est morte. C’est la décomposition qui fait bouger le cadavre.

– Je pense que l’homme est, de toute éternité, un animal religieux. (…) Quand, sous la poussée des connaissances, nous aurons manifestement établi le lien qu’intuitivement l’homme antique entretenait avec le cosmos, quand nous aurons aussi renoué avec l’infini de notre espace intérieur, … un temple se reconstruira dans l’homme.

– Ce cycle historique de deux mille ans a vu le triomphe de la mentalité nazaréenne sur la mentalité antique. … Ces deux mentalités, dans leur affrontement, font l’humanité.

– Le nazaréisme en pantoufles est exactement le bourgeoisisme. Le nazaréisme en bottes est le communisme.

– Il y a une imprégnation diffuse des façons de voir, de penser, de réagir, qui incline les esprits à souhaiter l’écroulement d’un « système » , alors même qu’ils jouissent de ses bienfaits.

– La plus grande part du message culturel, c’est la mise en accusation de la Grande Babylone et l’impatience d’un jugement. Et je dis que ce fait métapolitique engendre les faits politiques. Et que, notamment, il suscite et justifie le terrorisme dont nous n’avons pas fini d’entendre parler.

– Le pouvoir, ce n’est pas seulement le commandement. Le pouvoir que l’on veut abattre bénéficie d’un consentement général, …dans les démocraties « bourgeoises » modernes, … il ne peut y avoir de prise du pouvoir politique sans prise préalable du pouvoir culturel. … (celle-ci) n’a de chance d’aboutir qu’au terme d’un long travail d’imprégnation dans tous les domaines : … Une lente montée, dans tout le réseau capillaire de l' »appareil civil », d’un esprit de subversion.

– … il arrive souvent que l’on abuse du mot « science » en faveur d’une idéologie. Je ne crois donc pas aux sciences humaines triomphantes : celles qui ont pour objectif de scientifiser l’idéologie…. C’est toujours la même question : amener les hommes à renoncer à leur autonomie, à leur singularité, comme par eux-mêmes.

Je crois à la raison. Je ne crois pas que tout soit réductible à la raison. … le rationalisme n’est pas apparu par une révélation providentielle de l’esprit humain, à l’époque de l’avènement de la bourgeoisie marchande. Il constitua, en quelque sorte, le marxisme de la bourgeoisie. C’était l’instrument majeur pour unifier les mentalités et conquérir le pouvoir. (…) Un étalon unique de la nature humaine, comme l’or, … Egaliser la superficie des choses, en niant l’essence intérieure des choses.

-L’autre tendance du psychologisme est l’école mécaniste. (…) Et tout comportement n’est qu’une réponse mécanique à un stimulus. L’homme est un appareil : vous glissez un stimulus dans la fente, et vous voyez sortir un réflexe. Mais la question qui se pose est : quel manipulateur supérieur met les stimuli dans la fente ? En société marchande, le marchand.

– Mon ami Koestler a raison de dire que la pensée contemporaine dominante est une pensée réductionniste. Elle pèse avec une telle force sur l’opinion générale, qu’elle amène chaque homme à poser sa lettre de démission sur le bureau de la société.

– Ce n’est pas le monde qui est mauvais : il est le monde, comme toujours. C’est l’idée que nous nous faisons du monde. Et ce n’est pas le monde qui nous détruit. C’est l’idée que nous avons de nous-même. … Si nous croyons qu’il n’y a ni liberté ni dignité souveraines dans l’homme, le monde est une prison et une indignité.

-Au début, une voix s’élève contre l’Antiquité en proclamant que tous les hommes sont frères. A la fin, elle s’élève contre la vérité en proclamant que tous les hommes sont identiques. Seulement, il arrive que l’idéologie rencontre la barrière infranchissable des faits.

En 1973, cinquante sommités scientifiques occidentales, dont plusieurs Nobel, ont publié un manifeste. Elles réclamaient le droit d’enseigner que l’intelligence et le comportement sont déterminés par le cocktail génétique hérité à la naissance. (…) L’idéologie dominante veut que, dans la nature comme dans le destin des individus, l’hérédité ne soit rien, et la société tout. … Pour l’idéologie dominante, tous les hommes naissent avec les mêmes potentialités. Les différences sont créées par le milieu. Et un milieu qui engendre des disparités est un mauvais milieu. Tout ce qui distingue les êtres les uns des autres est le produit d’une injustice. (…) l’égalisation des natures apparaît aujourd’hui, à l’intelligence objective, un déni de la nature. (…) Il ne s’agit pas de nier toute influence, sur le mental et le comportement des individus, de l’environnement familial, des structures sociales, de l’éducation, du milieu. … Non, il ne s’agit pas de contester l’influence du milieu. Mais de la reconnaître faible. Quatre fois plus faible, disent les scientifiques du manifeste, que la singularité génétique. (..) Le coeur s’encombre du souhaitable. L’intelligence ne vit que du vérifiable.

– … il est extraordinaire que l’opinion, si profondément maniée par l’idéologie égalitaire, célèbre dans le sport les différences natives d’aptitude, et attribue à des injustices sociales les variétés de capacité mentale et de comportement. Elle marque par là son achèvement dans la barbarie, ne voyant plus de réalité qu’à travers le corps visible, et d’existence à la psyché qu’à travers le social.

– Il faut convenir que le milieu dans toute société non nivelée, … crée artificiellement des inégalités d’aptitude. Mais il est évident aussi que, dans une société où toutes les inégalités artificielles auraient été supprimées, les inégalités naturelles ressortiraient avec d’autant plus de force.

– L’éthologie nous enseigne que toute société animale possède ses « alpha », c’est-à-dire ses leaders. Et aucune société humaine ne vit sans élites. Et quand elle s’affirme antiélitiste, elle divinise son chef : voyez Mao. (…) L’antiélitisme n’est rien d’autre que l’antiaristocratisme. Et le refus du sentiment tragique de la vie, rien d’autre que le refus des lois de la vie.

– Et toute démocratie a besoin d’être une « méritocratie » pour rester une civilisation.

– Nos croyances se sont laïcisées sans perdre leur nature dévote. (…) l’anthropologie, l’éthologie, la biologie opposent un formel démenti aux croyances du siècle. Il est entendu qu’une erreur, en devenant générale, ne devient pas pour autant une vérité. … Toute la sensibilité occidentale est dominée, depuis le XVIIIè, par l’idée que l’homme naît bon, et que la société … le pervertit, parce qu’elle est la source des inégalités. Rien, absolument rien, ne justifie la thèse du « bon sauvage »… Un Italien, Vico … écrivait que l’homme est né bête et méchant et que la société l’améliore. …. Rousseau parlait mieux au coeur chrétien ; sa vision était préférable. La tendance à choisir le préférable fonde toute croyance.

– S’agissant de l’homme, la « conformité avec la nature » ne signifie rien. Car ce qui distingue justement l’homme des animaux, c’est qu’il est un être de culture. … Sa nature est de créer des cultures, exprimées dans des sociétés. (…) La culture est la nature de l’homme.

– Vous commencez alors à distinguer, pour le moins, deux sortes d’esprits : les dévots et les autres … les chronodurcissables et les chronoplastiques. Ceux qui s’enferment de plus en plus étroitement dans leur croyance, à mesure que le temps contredit celle-ci. … Voilà les chronodurcissables. Les chronoplastiques sont les esprits à qui le temps apprend que si les vilains faits contredisent leur ravissante croyance, il ne faut pas les appeler vilains, il faut changer de croyance.

-Le langage de la politique n’exprime qu’une seule idée. Cette idée est plate. C’est l’idée que l’économie est tout le destin. … la certitude que les valeurs économiques déterminent toutes les valeurs.

– Vieil esprit (européen) pour lequel chiffrer n’est pas tout, … Vieil esprit pour lequel il y a quelque chose au-dessus du social, de l’économique, du quantitatif : la faculté délicate, les hautes énergies qu’il faut pour sentir et pour célébrer la qualité. Vieil esprit immortel qui voit dans les plus profonds enracinements la condition de la plus haute élévation, dans la disparité des natures humaines la condition de l’humanité organique, dans la diversité des cultures la condition de la culture.

– Le sentiment angélique est un non à la vie. Il lui reste, heureusement, l’hypocrisie pour se réconcilier avec la réalité. … Je ne crois pas à l’angélisme, surtout s’il est sincère. Et si l’agressivité était de toute éternité inhérente à l’homme ? Naturellement, il faut tout tenter pour détourner ou juguler la violence. (…) Il y a quelque chose d’irrémédiablement niais et gratuit dans le prêche du bon coeur. Il y entre aussi une haine du monde tel qu’il est. Et tel qu’il ne peut pas ne pas être sans cesser d’être le monde.

– Il est plus utile, … de comprendre le monde que de le juger du haut de l’Amour.

Tout angélisme cache une peur de vivre et une impuissance à se surmonter pour survivre.

– J’écoute dans mes lointains la pensée opposée. Et je la comprends. Et elle n’est pas le mal, car tout ce qui est compris est bien. (…) je combats avec l’intime pensée qu’aucune pensée ne m’est ennemie, …

– … les opinions sont des embarras pour l’âme dont l’exclusive nécessité est de se conserver nue, une, limpide, sereine. (…) un homme, s’il a pleinement mûri – non durci sur certains points, pourri sur d’autres – considère avec calme et reconnaissance pour la vie l’élargissement de ses doutes.

– … quelle intelligence est exempte des vanités et des énervements qui la changent en bêtise ?

– Ce coeur que mon esprit comprime, que ma pensée suspecte … est sans doute ce qui …. avec amour, se garde à jamais de conclure.