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Relaxation express

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Pour se calmer quand on est stressé, énervé ou angoissé, Jack Kornfield (auteur bouddhiste) conseille cette méthode qui apaise en ¼ d’heure

a) Rendre notre esprit vaste comme le ciel (3 minutes) :

Quand on perd l’image globale de vue, notre esprit bascule dans des schémas de peur & d’angoisse, alors que si on ouvre notre point de vue, le calme revient.

Voici comment faire : imaginez que vous placez tous vos problèmes dans un gros paquet, un énorme paquet bien fermé. Prenez votre temps. Rendez ce sac ou ce paquet aussi grand qu’il le faut. Maintenant, imaginez que vous rétrécissez de plus en plus ce paquet, jusqu’à ce qu’il tienne dans la paume de votre main.

A présent, donnez-le au pouvoir supérieur dans votre vie ou à celui qui est votre soutien spirituel, pour qu’il puisse vous aider à vous en occuper. Maintenant que vos soucis sont soutenus, relaxez-vous.

Imaginez que votre esprit s’expanse pour devenir aussi vaste que le ciel. Vos pensées et vos sentiments traversent le ciel comme des nuages, mais vous êtes le ciel, ouvert et calme.

Même si des tempêtes surviennent, le ciel reste ouvert et les laisse aller et venir. Reposez-vous.

b) Se reconnecter avec notre meilleure intention (3 minutes) :

Votre meilleure intention est simplement une autre façon de décrire la motivation la plus sage & la plus compatissante de votre cœur. Vous ne pouvez pas toujours contrôler le résultat des événements, mais vous pouvez agir de la meilleure façon, peu importe quels événements arrivent.

Le stress s’évapore généralement quand vous savez que vous avez fait ce en quoi votre meilleur moi croit profondément. Ainsi, vous n’avez pas de raison de regretter vos choix.

Voici comment faire : Quelque pénibles que soient les circonstances, prenez une minute pour vous reconnecter avec votre meilleure intention. Arrêtez-vous au milieu de cette conversation difficile, d’un conflit frustrant ou d’un e-mail inquiétant et faites une pause. Prenez 3 respirations (il est important de respirer lentement, & en gardant la bouche fermée – voir : http://www.bonheuretamour.com/2017/02/19/la-respiration-apaisante-une-methode-revolutionnaire/ ). Demandez-vous ;  » Quelle est ma meilleure intention ?  » & quand votre cœur vous donne la réponse, réactivez-vous & répondez.

c) Bouger (5 minutes)

Le corps et l’esprit sont connectés. Les neurosciences ont démontré que lorsque le corps se détend, le système nerveux peut se réguler et l’esprit se calme.

Voici comment faire : Trouvez un endroit où vous pouvez vous déplacer (sans avoir l’air bizarre). Mettez-vous debout & commencez à secouer votre corps, laissez-le bouger… Laissez sortir la tension. Secouez les bras et agitez les mains avec force, remuez les jambes, secouez-les, dansez, donnez des coups de pied, piétinez sur place. Secouez la tête, abaissez les épaules, faites des grimaces, faites des bruits comme un enfant.  Remuez-vous jusqu’à ce que vous ressentiez une libération (2 minutes).

Trouvez maintenant un endroit pour vous asseoir. Fermez les yeux. Serrez, puis relâchez lentement chaque partie de votre corps, l’une après l’autre, en commençant au sommet de votre tête.

D’abord, détendez les yeux et le visage. Serrez, puis relâchez vos yeux, desserrez votre mâchoire. Faites glisser votre tête en cercle pour détendre votre cou. Relevez et rabaissez vos épaules plusieurs fois et laissez-les vous détendre. Serrez et relâchez les bras et les mains. Puis, passez à la poitrine, au ventre, au dos, au bassin, aux organes génitaux, puis les fesses, les cuisses, les jambes, les chevilles & enfin, les pieds. Baignez dans ce sentiment de détente (3 minutes).

d) Se tenir avec gentillesse (5 minutes)

Tout comme on apaise un bébé est en détresse en le tenant doucement dans ses bras, vous pouvez calmer votre esprit et soulager votre cœur en vous tenant avec compassion.

Voici comment faire asseyez-vous confortablement. Remarquez le stress et les problèmes que vous portez, et quelles sensations cela génère dans votre esprit et votre corps. Au lieu de lutter contre les problèmes, imaginez que vous les bercez avec douceur, comme des enfants en pleurs. Ensuite, mettez une main sur votre cœur & tenez-vous avec gentillesse. À chaque souffle, envoyez du soin pour vous-même au milieu des luttes et des difficultés. Observez votre cœur s’apaiser, votre esprit se calmer, & la grâce revenir.

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Le Secret du Bonheur

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Attention : ne vous attendez pas à des « solutions-miracle » ici ! Juste la vérité (comme d’habitude) !

Pour être bien, c’est tout simple ; faut avoir une bonne vie. Si on a une mauvaise vie, on se sentira mal. C’est aussi simple que ça ! Le tout est de savoir ce qui rend la vie bonne ou mauvaise…

Notre société nous bourre le crâne & nous assène que les biens matériels nous rendront heureux… mais ils ne le peuvent pas & ne le pourront jamais ! Nous sommes, à la base, des êtres spirituels, avec des besoins spirituels, et jamais aucun bien matériel ne pourra remplir ces besoins-là !

En outre, comme on est le bétail de la société de consommation (ils nous traient), et que les gens heureux consomment peu (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/06/11/une-affaire-en-or-lauto-sabotage/ ), elle vise à nous garder en vie, mais malades & malheureux.

On est donc submergé de fausses informations, tandis que les vraies disparaissent mystérieusement (ainsi que ceux qui les répandent, d’ailleurs ; il n’y a qu’à voir Nicholas Tesla, …voir http://www.bonheuretamour.com/2013/07/03/des-faits-inquietants/).

Ainsi, les dirigeants du monde (qui ne sont pas les rois, les présidents & les hommes politiques) sont assurés de pouvoir écouler leurs produits (« les quantités de choses, qui donnent envie d’autres choses » d’Alain Souchon) & de devenir toujours plus riches & plus puissants !

Et comme « les chiens les plus fidèles sont ceux qu’on ne tient pas en laisse, ces êtres maléfiques s’assurent un pouvoir illimité (car occulté) & sans risques en accordant une illusion de liberté & de gouvernement « démocratiques » (voir :

https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/10/06/liberte-egalite-en-occident/).

Et pour couronner le tout, pour donner au peuple une cohésion (perverse, bien sûr), pour garder les gens à leur place & les rendre plus malléables & manipulables, créons de la peur avec quelques attentats terroristes bien sentis ! Jean-Christophe Rufin, dans son livre « Globalia » (que je vous recommande) décrit bien ce phénomène.

La réalité, c’est que le monde est une machine folle, une jungle impitoyable. C’est pour ça que j’insiste tant sur le fait de se démarquer des dogmes ambiants pour partir en quête de la vérité, avant de partir en quête de notre propre vérité.

Quand on commence à penser vraiment (& « penser, c’est dire non »), que l’on sort de la confusion & du mensonge, que l’on voit où on est, on est mieux armé

Ce n’est qu’à partir du moment où on rejette la « rat race » que l’on commence à agir juste et qu’on cesse de continuer à perdre notre temps & notre énergie (c-à-d notre vie !) à poursuivre des buts illusoires qui ne pourront pas nous satisfaire !

Le problème, c’est que l’être humain est hédoniste, en sorte qu’ils rejettent la sagesse pour se jeter sur les solutions faciles, oubliant que ces solutions n’en sont pas & se retournent contre eux, leur occasionnant de la souffrance.

Le proverbe disant que « le bonheur est le plaisir du sage, le plaisir est le bonheur du fou » a 1000 fois raison !

Ils mènent une mauvaise vie & s’étonnent d’être malheureux.

Les gratifications immédiates coûtent finalement plus cher qu’elles ne rapportent … non ? Songez à ceci.

Par contre, faire la bonne chose – même si c’est plus dur car il faut réfréner notre envie de céder à une gratification immédiate, se priver – est la seule façon d’agir pouvant nous offrir des avantages permanents, & le bonheur.

Je ne vous conseille pas de vivre comme un ascète & de vous priver des plaisirs de la vie ; ils sont nécessaires ! Mais bien d’y résister quand c’est mauvais pour vous ; pour votre santé physique ou mentale, pour votre âme ou pour votre mission de vie.

Pour être heureux, vous devez apprendre à estimer la valeur d’une action, voir si elle vous rendra heureux à long terme ou si elle ne vous donnera qu’un plaisir immédiat & fugace, avec des conséquences nocives plus tard.

Une fois de plus, les biens matériels sont un puit sans fond, tandis que les spirituels seuls peuvent nous donner le bonheur.
Il y a une bonne raison pour laquelle toutes les cultures ont prôné depuis des millénaires, les vertus classiques ; dur travail, persévérance, courage, honnêteté, loyauté, compassion, générosité, discipline, altruisme, …

Faire le bien porte en soi sa propre récompense ! Et cette récompense, c’est qu’on est heureux.

En outre, quand on agit ainsi, on sent au fond de soi qu’on est quelqu’un de bien et en conséquence, on exige le respect

On ne peut plus ni se traiter soi-même sans respect, ni se laisser maltraiter ou manquer de respect par les autres.

Souvent, ma sœur se plaint de se faire traiter comme une crotte par ses chefs, ses collègues, sa fille & son mari… Oui, mais elle n’a jamais appliqué les vertus susmentionnées. Sa fille, Flo, se laisse aussi maltraiter par tous ses petits amis. Oui, mais elle vit une vie de « plaisirs », c-à-d de stimulations rapides (et est donc très malheureuse !), ne se respecte pas, se montre très ingrate, & insulte sa mère…

On ne comprend pas comment des gens peuvent choisir une telle vie & tourner le dos à la vertu, quand on voit que ça prive de tout bonheur & les terribles conséquences qu’une vie déréglée & relâchée entraîne !

Le sage est plus serein que le « drogué de la sensation » mais, pour ça, il faut rejeter la facilité (sous la forme de solutions à court terme), oui, il faut du courage ! Amelia Earheart l’a dit ; « le courage est ce que la vie exige de nous en échange de la paix » !

Notre but (si on est normal) doit être d’atteindre un état de bonheur serein, stable, durable & non une vie en dents de scie, faites de « drame » & de montagnes russes émotionnelles. Pour beaucoup, hélas, le bonheur est vu comme ennuyeux, il leur faut des sensations fortes, plus d’intensité ; mais cela, ce n’est pas le bonheur, c’est l’effet de traumas passés & d’auto-sabotage ! (voir

https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-nous-aussi/ et http://www.bonheuretamour.com/2014/09/21/signes-dauto-sabotage/).

Mais le bonheur n’est pas donné aux mauviettes ; il exige de la force morale ; il ne s’atteint pas sans beaucoup de travail & de discipline !

L’altruisme est aussi essentiel à une bonne vie (qui nous rende heureux) ; il faut s’efforcer d’atteindre une chose que l’on estime importante, & qui bénéficiera non seulement à nous, mais aussi aux autres.

Les plus grandes satisfactions proviennent de la croissance personnelle & de notre contribution au monde. Il n’y a donc rien de plus satisfaisant de faire de son métier une occasion de croître & de contribuer… C’est ce que je fais 😉

Aucun plaisir ne peut offrir le niveau de bonheur offert par l’altruisme ou la dévotion !

Les Hindous & les Chinois vantaient déjà les bienfaits de « l’action juste ».

Pour l’instant, la plupart d’entre nous ont des habitudes néfastes, qui nous rendent malheureux ou insatisfaits… Alors, comment commencer à se bâtir des habitudes ( = à faire de façon régulière) qui nous rendront heureux ?

Des périodes de silence & de solitude – que l’on mettra à profit pour réfléchir sur notre vie & sur notre nature profonde – sont le plus facile.

Ensuite, la méditation – même une méditation en mouvement (plus adaptée aux Occidentaux), comme la marche afghane.

La gratitude, la lecture (je décris ici ses multiples bienfaits : https://bonheuretamour.wordpress.com/2014/10/12/lisez-et-vous-irez-mieux/ ), s’informer sur notre monde ou un sujet qui nous intéresse, tenir un journal de nos pensées, le sport, un mode d’ alimentation saine, éliminer toute addiction, ainsi que les pensées négatives, & enfin, travailler dur vers un but qui nous inspire.

Attendez-vous au fait qu’il faudra lutter contre votre paresse & qu’au début, ce sera très dur… mais au fur & à mesure, ça deviendra de plus en plus facile. Là, vous serez heureux !

Marchez-vous « à l’envers de vous-même » ?

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c-à-d en tournant le dos à ce qui est votre vraie voie, celle qui vous correspond ? En ce cas, il y a des indices qui ne trompent pas… des indices qui prouvent que vous suivez une voie qui ne vous convient pas, une voie qui vous ne vous satisfait ni ne vous épanouit, mais vous épuise & vous déprime.

On entend souvent parler de « trouver sa mission de vie », « vivre nos rêves », « poursuivre nos passions », mais c’est vague… Alors, je vous décrirai ci-dessous les signes qui doivent vous alerter & vous faire songer sérieusement à revoir votre manière de vivre :

Pour nous humains, la bonne voie consiste à vivre « aligné » sur nos rêves & nos désirs, et à développer & utiliser nos dons, passions & compétences.

Diverses études ont montré que les animaux (oui ; même les animaux !) étaient le plus heureux lorsqu’ils peuvent donner le meilleur d’eux-même, exprimer pleinement leurs capacités … Et combien plus ceci vaut-il pour l’homme !

Depuis tout petits, la société – qui, je le rappelle,1) est mécanique & inhumaine, 2) ne vise pas notre bien, mais le sien – nous fait entrer dans une ornière et fait tout pour nous y maintenir… en faisant miroiter des biens illusoires & clinquants, censés nous donner le bonheur, mais bien incapables de le faire !

Encore pire : des études scientifiques ont prouvé, encore & encore, que plus quelqu’un est matérialiste, plus il est malheureux & insatisfait de sa vie !

– D’abord, vous ressentez de l’envie, & même de la jalousie, envers ceux qui vivent leurs rêves ou réussissent dans la branche qui les passionne.

Quand on est aligné sur notre mission de vie, on est inspiré, & non aigri, par la réussite des autres.

Par conséquent, si vous remarquez que vous devenez jaloux d’une personne qui est heureuse & prospère, ça prouve que vous n’êtes pas en train de suivre le bon chemin – c-à-d pas en train de créer du bonheur et/ou du succès pour vous-même.

Décidez de cesser de jalouser (ce qui ne vous apporte rien de bon) pour, à la place, vous inspirer de ces gens qui réussissent dans ce qu’ils aiment.

« Le courage – a dit Amelia Earheart – est ce que la vie exige de nous en échange de la paix ». Corollaire : sans courage, jamais on n’aura le bonheur ; jamais on n’aura un sentiment de paix, de sérénité, d’accomplissement, ici-bas !

Donc, sachez que les alouettes ne vous tomberont pas toutes cuites dans le bec ; il faudra vous retrousser les manches & travailler d’arrache-pied. C’est ce qu’ont fait ces battants que vous enviez… Certains sont partis du bas de l’échelle, & sont arrivés au sommet…Si vous suivez ce que vous aimez, vous pourrez le faire aussi.

Un autre signe qu’on a perdu le contact avec ses rêves, ses espoirs & ses passions, est que l’on passe du temps à s’intéresser à la vie d’autres personnes au lieu de s’occuper de la nôtre, de nos propres désirs.

Ceci est une perte de temps & d’énergie – c’est perdre sa vie ! Ce qui se passe dans notre propre vie, et ce qu’on a besoin d’y faire, devrait être au centre de nos préoccupations, et rien d’autre !

Se focaliser sur ce qui arrive à d’autres ou ce qu’ils font de leur vie, tue nos aspirations & créativité ! Cet espace se ferme parce que notre attention est au-dehors au lieu d’être en nous-mêmes.

Notre conscience doit être en nous, et non dispersée à l’entour, perdue & affaiblie dans les histoires sordides & inintéressantes des autres !

Cela épuise notre énergie mentale, qui devrait normalement servir à nos projets & à embellir notre vie. Donc, laissez les gens vivre leur vie, & progressez avec assurance vers vos rêves !

Il est sain de s’inspirer d’êtres qui ont réussi & qui vivent leur rêve – non pour y rêver stérilement, mais pour s’en inspirer pour agir. Il faut se bouger pour notre vie, notre réussite, notre carrière, … un pas après l’autre (sinon, on se décourage). « Comment mange-t-on un éléphant ? Une bouchée à la fois ! »

3ème signe : vous vous laissez toucher par l’opinion des autres.

Quand on sait, au plus profond de soi, qu’on fait quelque chose de grand pour soi-même, on se fiche de ce que pensent les autres.

Par contre, lorsque l’on néglige de nourrir nos désirs, passions et talents, on n’est pas confiant & sûr de soi ; on n’a pas cet espace de d’assurance en nous-mêmes, & c’est pourquoi on est vulnérable aux affirmations des autres.

Mais on est le seul à voir – & surtout, ressentir – le monde comme on le fait et à avoir ces aspirations profondes… Donc, même des gens qui veulent notre bien ou sont très intelligents, ne sont pas dans notre peau, et ne peuvent pas savoir quelle voie est la meilleure pour nous ; seul nous-même pouvons savoir cela !

Alors, décidez d’avancer concrètement – à petits pas – vers votre but ; passez plus de temps à faire ce qui vous fait vous sentir bien, & moins de temps à vous soucier de l’avis des autres.

Souvenez-vous ; « Il n’y a pas de chemin vers le bonheur, c’est le bonheur qui est le chemin ! »

D’ailleurs, remarquez ceci : les gens qui vous découragent, qui démolissent vos idees et projets ou vous font douter de vous, jamais ne poursuivent leurs rêves, ne vivent de leur passion ou ne travaillent pour réaliser leur potentiel le plus élevé… Jamais ces gens-là ne se trouvent là où ils voudraient être dans la vie !

Les gens qui végètent dans un espace où ils ne veulent pas être, nous poussent toujours à rester dans un espace où l’on ne veut pas être.

Il faut bouger, sinon, vous aussi deviendrez aussi l’un de ces démotivateurs ; quelqu’un qui poussera les autres à rester où ils sont malheureux…

Vous, ce que vous voulez, c’est être à l’endroit où vous voulez être, et aider les autres à atteindre cet endroit aussi.

4ème signe : un rien vous déprime, vous faire sentir vide, triste, sans espoir.

Ces sentiments peuvent naître de traumatismes anciens ou de manques alimentaires, mais ce type de désespérance-ci s’enclenche plusieurs fois durant certaines conversations, parce qu’elles déclenchent une vague compréhension que vous ne faites pas ce que vous voulez faire, ou ce que vous devriez pour mener une vie qui vous convient.

On voit ici comme la vie est bien faite ; la Nature a pourvu les mammifères d’émotions (énergie en mouvement), pour les guider ou leur sauver la vie. Ce désespoir est clairement un signal d’alarme pour nous avertir que l’on « marche à l’envers de soi-même » & qu’on se fait du tort !

Songez à quel point il serait nocif de prendre des anti-dépresseurs pour anesthésier cette douleur qui est un signal ! C’est comme si un homme sciait une chaise, et que soudain, il pense à autre chose & commence à scier dans son bras.

La Nature l’a pourvu du signal de la douleur, pour l’avertir qu’il se nuit et qu’il ait à cesser de le faire. Il en va de même avec les douleurs morales ; il est stupide de les museler pour ne plus les entendre et pouvoir continuer à marcher à l’abîme !

Ce qu’il faut plutôt, c’est écouter ce que nous dit notre corps et se dire : « Houlà, je suis en train de me faire du mal ! Il faut vite que j’arrête & que j’agisse dans l’intérêt de ma vie ! »

Oui : lorsque l’on ne vit pas en alignement avec notre mission, c’est la vie elle-même qui nous crie, avec ces sentiments de tristesse, de cesser de gâcher notre potentiel !

Il y a des gens qui poursuivent dans cette voie durant des dizaines d’années… mais tous sont la proie d’une addiction quelconque pour remplir ce vide qu’ils sentent en eux (alcool, nourriture, drogues – légales ou non, sexe, travail, fièvre acheteuse, …)

Donc, n’essayez pas de nier ces sentiments ou de faire de la « pensée positive » pour les masquer ou les combattre. Demandez-vous plutôt pourquoi vous les ressentez, ainsi que d’autres questions : est-ce que vous vous aimez assez que pour travailler à devenir la meilleure version de vous-même ? Est-ce que vous sortez de votre zone de confort pour faire ce que vous aimez ou voulez ? Est-ce que vous nourrissez ou étouffez vos dons & passions ? Avez-vous atteint votre potentiel ? Et si pas, pourquoi ?

Prenez du temps pour creuser en vous pour trouver des réponses à ces questions, et permettez-vous de ressentir pleinement votre insatisfaction & votre souffrance. Acceptez-les, car ce n’est qu’en voyant clairement dans quelle situation on est, que l’on peut agir pour la changer – dans le cas inverse, on « tape toujours à côté » !

Tâchez de trouver la source de ces sentiments, la raison de leur présence et commencez à agir pour les déraciner (arracher la raison de leur présence) et les remplacer par la confiance, la passion, un but clair, l’énergie, ..

Le 5ème signe est que vous trouvez toutes sortes d’excuses expliquant pourquoi vous ne « pouvez pas » le faire.

Notre neo-cortex est fait pour trouver à tout des justifications « logiques » ; même si on n’a pas d’excuse, il trouvera des raisons « valables » à nos comportements. Il faut savoir ceci, et l’envoyer paître avec ses justifications injustifiables, car ça ne rapportera que du vide & du dégoût de soi…

Demandez-vous quelle est la chose que vous vouliez accomplir ou obtenir jadis ? Vous pensez que vous ne le pouvez pas, mais ce n’est généralement qu’une excuse masquant la peur de l’inconnu.

Oui, l’inconnu fait peur, mais si vous ne sortez pas de votre zone de confort, vous vous condamnez à une vie au rabais, loin de tout accomplissement & satisfaction ! Par conséquent, si vous voulez atteindre un jour vos objectifs, vos rêves, vos désirs, supprimez ce terme de votre vocabulaire ! Ne pensez, parlez & agissez désormais qu’à partir de ce que vous pouvez faire.

Souvent, la peur fait qu’on se torture l’esprit en songeant à nos échecs, ou aux oiseaux de mauvais augure qui nous prédisent l’échec. Des tonnes d’excuses surgissent dans notre esprit ; que l’on est trop jeune, trop vieux, trop expérimenté, …. Toutes musèlent nos désirs intérieurs & résistent aux aspirations de notre âme.

Il faut chasser ces pensées dès qu’elles surgissent. Tout le monde en a, même les battants, mais eux ne les nourrissent pas.

Dites-vous ceci ; « Je ne peux pas empêcher un corbeau de se poser sur ma tête, mais je peux l’empêcher de faire son nid dans mes cheveux ! »

La différence entre ceux qui vivent leur rêve & ont une vie épanouissante, et ceux qui ne le font pas, est que les 1ers écoutent leur coeur, et les seconds, pas !

Attention : ce n’est pas parce que vous ne suivez pas la bonne voie, que vous êtes stupide ou mauvais ; c’est juste le résultat de vivre dans une société éloignée de notre vraie nature, qui est d’être libres & créateurs.

Au lieu de ça, on est mis dans l’ornière de l’éducation depuis tout petits et on devient esclave d’institutions inhumaines, d’un système politique & monétaire froid & sans âme.

Les medias convoyent ces mensonges pour nous faire rester à notre place de bons petits moutons à tondre…

Je le dis dans ma page d’accueil ; « tant la nature que la société se fiche du bonheur des gens : ce que veut la nature, c’est que l’espèce se reproduise et ce que veut la société, c’est qu’on PRODUISE, consomme et “rapporte” : notre bonheur individuel n’entre pas en ligne de compte ! »

Donc, si l’on veut être heureux, il faut se distancier du système & de ses mensonges, et écouter plus notre « petite voix » !

Citations d’Eckart Tolle

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Eckart Tolle

(tirées de son livre « Le Pouvoir du Moment présent »)

J’ai déjà parlé ailleurs d’Eckart Tolle et de son extraordinaire 1er livre (http://www.bonheuretamour.com/2013/04/12/le-vrai-pouvoir-selon-eckart-tolle/ et http://www.bonheuretamour.com/2013/04/21/comment-trouver-lequilibre-entre-notre-volonte-et-le-flux-de-la-vie-selon-eckart-tolle/).

Je vous le résume ; Eckart Tolle y raconte sa jeunesse, où il était un raté dépressif, jusqu’à ce qu’un beau jour, il ait – tel Bouddha – un genre d’illumination : rien de sert de regretter le passé, ou de s’inquiéter de l’avenir, puisqu’ils n’existent pas & qu’il n’y a en fait que le moment présent.

Comme le concept, bien que facile à comprendre, est dur à intégrer, il développe cette idée tout au long du livre, sous forme de questions-réponses. Ainsi, il fait le tour de ce sujet, & le concept pénètre en nous, on le distingue & on se l’approprie – ce qui est la seule façon de l’appliquer & d’en tirer profit concrètement.

Voici des extraits du livre (que je vous conseille vivement d’acheter) :

«Je ne peux pas vivre avec moi-même plus longtemps.» Voilà la pensée qui me rongeait. Puis, soudain, je suis devenu conscient de combien c’était étrange, comme pensée. « Suis-je un ou 2 ? Si je ne peux pas vivre avec moi-même, il doit y avoir 2 moi : le «moi» et celui avec qui «je» ne peux pas vivre.  » Peut-être, pensais-je, n’y en a-t-il qu’un des 2 qui soit réel. « 

Je pouvais encore fonctionner dans le monde, mais je me suis aperçu que rien de ce que je pourrais faire ne pourrait ajouter quelque chose à ce que j’avais déjà.

Les gens viennent de temps en temps me trouver pour dire : «Je veux ce que vous avez. Pouvez-vous me le donner, ou me montrer comment l’obtenir ? « Et je réponds : « Vous l’avez déjà. Vous ne pouvez pas le sentir parce que votre esprit fait trop de bruit. « 

Ne pas être en mesure d’arrêter de penser est une terrible maladie, mais nous ne réalisons pas cela parce que presque tout le monde en souffre, alors, c’est considéré comme normal.

Le philosophe Descartes a cru qu’il avait trouvé la vérité la plus fondamentale quand il a fait sa déclaration célèbre : «Je pense, donc je suis. » Il avait, en fait, exprimé l’erreur la plus fondamentale : assimiler le fait de penser avec Etre et l’identité avec la pensée.

Un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements, et de définitions qui bloque toute vraie relation … vient entre vous et vous-même, entre vous et votre partenaire, entre vous et la nature.

Lorsque vous écoutez une pensée, vous êtes conscient non seulement de la pensée, mais aussi de vous-même en tant que témoin de la pensée. Une nouvelle dimension de la conscience est entrée.

Créer un espace de non-esprit dans lequel vous êtes très alerte et conscient, mais sans penser. Telle est l’essence de la méditation.

Vous pouvez pratiquer cela en prenant toute activité de routine qui est normalement un moyen pour atteindre un but, et lui donner votre plus grande attention, de sorte qu’il devienne une fin en soi.

Pour l’ego, le moment présent existe à peine. Seuls le passé et le futur sont considérés comme importants. Ce renversement total de la vérité explique pourquoi, en mode ego, l’esprit est si dysfonctionnel. Il est toujours préoccupé par garder le passé vivant, parce que sans lui, qui êtes-vous ? Il se projette constamment dans l’avenir pour assurer la continuation de sa survie.

L’ego … réduit le présent à un moyen vers une fin.

Toutes les émotions sont des modifications d’une émotion primordiale, indifférenciée qui a son origine dans la perte de conscience de qui on est au-delà de nom et la forme.

Le plaisir est toujours dérivé de quelque chose en dehors de vous, alors que la joie vient de l’intérieur.

Les envies sont l’esprit cherchant le salut ou la satisfaction dans des choses extérieures et dans l’avenir comme substitut à la joie d’Etre.

Au lieu de citer le Bouddha, soyez le Bouddha.

L’esprit, pour s’assurer de rester aux commandes, cherche continuellement à couvrir le moment présent avec le passé et l’avenir.

Alors qu’avant, vous résidiez dans le temps & ne faisiez que de brèves visites à l’instant présent, ayez votre lieu d’habitation dans le Présent & ne faites que de brèves visites au passé et au futur, en cas de besoin, pour traiter les aspects pratiques de votre situation de vie.

Même une chose en apparence aussi banale et «normale» que le besoin compulsif d’avoir raison dans une dispute et de prouver que l’autre a tort – défendre la position mentale à laquelle vous vous êtes identifié – est due à la peur de la mort. Si vous vous identifiez avec une position mentale, alors si vous avez tort, votre sens du moi à base d’esprit est sérieusement menacé d’anéantissement. Donc, vous, en tant qu’ego, ne pouvez pas vous permettre de vous tromper. Avoir tort, c’est mourir.

L’esprit en lui-même n’est pas dysfonctionnel. Il est un outil merveilleux. Le dysfonctionnement apparaît lorsque vous cherchez votre moi en lui et le confondez avec qui vous êtes.

Etre identifié avec votre esprit, c’est être piégé dans le temps : la contrainte de vivre presque exclusivement par la mémoire et l’anticipation. Cela crée une préoccupation sans fin avec le passé et l’avenir et un refus d’honorer et de reconnaître le moment présent et lui permettre d’être. La compulsion naît parce que le passé vous donne une identité et l’avenir, une promesse du salut, d’épanouissement, sous une forme ou une autre. Les 2 sont des illusions.

Lorsque vous vous rappelez le passé, vous réactivez une trace mémorielle – et vous le faites dans le présent… Quand vous pensez à l’avenir, vous le faites « maintenant ». Il est évident que passé et futur n’ont pas de réalité en eux-mêmes. Tout comme la lune n’a pas de lumière propre, mais ne peut que refléter la lumière du soleil, le passé et le futur ne sont que de pâles reflets de la lumière, du puissance et de la réalité de l’éternel présent. Leur réalité est «empruntée» au Moment présent.

La raison pour laquelle certaines personnes aiment à se livrer à des activités dangereuses, telles que l’escalade, la course automobile, etc, bien qu’ils puissent ne pas en avoir conscience, est que ça les oblige à être dans le Moment présent – cet état intensément vivant qui est libre de temps, libre de problèmes, libre de pensée, libre du fardeau de la personnalité. Glisser hors de l’instant présent, même pour une seconde, peut signifier la mort. Malheureusement, ils en viennent à dépendre d’une activité particulière pour être dans cet état. Mais l’on n’a pas besoin de gravir la face nord de l’Eiger. On peut entrer cet état maintenant.

Faites votre pratique d’ôter l’attention du passé et de l’avenir quand ils ne sont pas nécessaires. Sortez de la dimension temporelle autant que possible dans la vie de tous les jours.

Commencez par observer la tendance habituelle de votre esprit à vouloir échapper à l’Instant présent. Vous remarquerez que l’avenir est généralement imaginé comme mieux ou pire que le présent. Si l’avenir imaginé est mieux, il vous donne l’espoir ou l’anticipation agréable. S’il est pire, il crée de l’anxiété. Les 2 sont illusoires.

Chaque fois que vous êtes en mesure d’observer votre esprit, vous n’êtes plus piégés dedans. Un autre facteur est entré dans l’équation, quelque chose qui n’appartient pas à l’esprit : la présence témoin (observante).

Soyez présent en tant que veilleur (ou surveillant) de votre esprit.

L’identification avec l’esprit lui donne plus d’énergie ; l’observation de l’esprit lui ôte de l’énergie. L’identification avec l’esprit crée plus de temps ; l’observation de l’esprit ouvre la dimension de l’intemporel. L’énergie qui est retirée de l’esprit se transforme en présence.

Si vous avez fait une erreur dans le passé et en tirez la leçon maintenant, vous utilisez le temps d’horloge. D’autre part, si vous vous focalisez dessus mentalement, et que l’auto-critique, le remords ou la culpabilité survient, alors vous transformez l’erreur en «moi» et «mien» : vous en faites une part de votre sens du moi, et c’est devenu du temps psychologique, qui est toujours lié à un faux sens de l’identité. Le non-pardon implique nécessairement un lourd fardeau de temps psychologique.

Si vous vous fixez un objectif et travaillez à l’atteindre, vous utilisez le temps d’horloge. Vous êtes conscient de où vous voulez aller, mais vous honorez et donnez votre pleine attention à l’étape que vous faites en ce moment. Mais si alors vous devenez alors trop concentré sur l’objectif, … le moment présent n’est plus honoré. Il se réduit à un simple tremplin vers l’avenir, sans valeur intrinsèque. Le temps d’horloge se transforme alors en temps psychologique. Le voyage de votre vie n’est plus une aventure, juste un besoin obsessionnel d’arriver.

La conviction que l’avenir sera meilleur que le présent n’est pas toujours une illusion. Le présent peut être terrible, et les choses peuvent aller mieux dans l’avenir, et souvent le font.

Généralement, l’avenir est une réplique du passé. Des changements superficiels sont possibles, mais la transformation réelle est rare et dépend de savoir si vous pouvez devenir assez présent pour dissoudre le passé. … La qualité de votre conscience en ce moment est ce qui façonne le futur – qui, bien sûr, ne peut être vécue comme dans le Moment présent.

Un état de conscience totalement libre de toute négativité … est l’état libéré vers lequel pointent tous les enseignements spirituels. Il est la promesse du salut, non pas dans un avenir illusoire, mais ici et maintenant.

L’espoir nous maintient concentré sur l’avenir, et cette attention continue perpétue notre déni du Moment présent et donc notre malheur.

Si vous avez déjà été dans une situation d’urgence, une question de vie ou de mort, vous savez que ce n’était pas un problème. L’esprit n’a pas eu le temps de batifoler et d’en faire un problème. … En cas d’urgence, soit vous survivez ou vous ne le faites pas. Dans tous les cas, ce n’est pas un problème.

«Problème» signifie que vous demeurez mentalement fixé sur une situation sans qu’il y ait une véritable intention ou possibilité d’agir maintenant et qu’inconsciemment, vous en faites une part de votre sentiment du moi. Vous êtes tellement submergé par la situation de votre vie que vous perdez votre sentiment de la vie, d’être.

S’il n’y a pas de joie, de facilité ou de légèreté dans ce que vous faites, cela ne signifie pas nécessairement que vous devez changer ce que vous faites. Il peut être suffisant de changer le comment. « Comment » est toujours plus important que «quoi». Voyez si vous pouvez donner bien plus d’attention au « faire » qu’au résultat que vous voulez atteindre à travers l’action.

Ne vous inquiétez pas du fruit de votre action – donnez juste votre attention à l’action elle-même.

Au moment où votre attention se tourne vers le Moment présent, vous vous sentez une présence, un calme, une paix. Vous ne dépendez de l’avenir pour l’accomplissement et la satisfaction – vous n’y cherchez plus le salut.

Lorsque votre plus profond sentiment du moi découle de Etre, quand vous êtes libéré du besoin psychologique de «devenir», ni votre bonheur ni votre sens du moi ne dépend du résultat. … Vous n’exigez pas que les situations, les conditions, les lieux ou les gens vous rendent heureux, pour ensuite souffrir quand ils ne montent pas à la hauteur de vos attentes. …

Lorsque cela est votre état d’Etre, comment pouvez-vous ne pas réussir ? Vous avez déjà réussi.

La perte du Moment présent est la perte de l’Etre.

Etre libre du temps, c’est d’être libre du besoin psychologique du passé pour votre identité et de l’avenir pour votre épanouissement.

Soyez au moins aussi intéressé par ce qui se passe à l’intérieur de vous, que par ce qui se passe à l’extérieur.

Peut-être qu’on profite de vous, peut-être que l’activité où vous êtes engagé est fastidieuse, peut-être que quelqu’un de proche de vous est malhonnête, irritant, ou inconscient, mais tout cela est sans importance. Que vos pensées et vos émotions sur cette situation soient justifiées ou non ne fait aucune différence. Le fait est que vous résistez à ce qui est. Vous faites du moment présent un ennemi.

Certaines personnes aimeraient toujours mieux être ailleurs. Leur «ici» est jamais assez bon. Grâce à l’observation de vous, trouvez si tel est le cas dans votre vie. Où que vous soyez, soyez-y totalement. Si vous trouvez votre ici et maintenant intolérable et qu’il vous rend malheureux, vous avez 3 options : vous retirer de la situation, la modifier, ou l’accepter totalement. Si vous voulez prendre la responsabilité de votre vie, vous devez choisir l’une de ces 3 options, et vous devez choisir maintenant. Ensuite, acceptez-en les conséquences. Pas d’excuses. Pas de négativité. Pas de pollution psychique. Gardez votre espace intérieur clair.

Si vous entreprenez une action quelconque – partir ou changer votre situation – laissez d’abord tomber la négativité, si possible. L’action découlant de mieux comprendre ce qui est nécessaire est plus efficace qu’une action découlant de la négativité.

Tout ce que vous avez jamais à traiter, à affronter, dans la vie réelle, par opposition à des projections imaginaires de l’esprit – est en ce moment. Demandez-vous quel « problème » vous avez en ce moment, pas l’année prochaine, demain, ou dans 5 minutes. Qu’est-ce qui ne va pas en ce moment ?

Est-ce que votre objectif prend tellement de votre attention que vous réduisez le moment présent à un moyen vers une fin ? Est-ce qu’il ôte toute joie de ce que vous êtes en train de faire ? Est-ce que vous attendez pour commencer à vivre ? Si vous développez une telle mentalité, peu importe ce que vous accomplissez ou obtenez, le présent ne sera jamais assez bon ; l’avenir semblera toujours mieux. Une recette parfaite pour l’insatisfaction permanente et le non-épanouissement.

Le voyage de votre vie a un but extérieur et un but intérieur. Le but externe est d’arriver à votre objectif ou destination, d’accomplir ce que vous avez décidé de faire, d’accomplir ceci ou cela, ce qui, bien sûr, implique l’avenir. Mais si votre destination, ou les mesures que vous allez prendre à l’avenir, prennent tellement de votre attention qu’elles deviennent plus importantes pour vous que la mesure que vous prenez en ce moment, alors vous manquez complètement le but intérieur du voyage, qui n’a rien à voir avec où vous allez ou ce que vous faites, mais a tout à voir avec le comment. Cela n’a rien à voir avec l’avenir, mais tout à voir avec la qualité de votre conscience à ce moment-là.

Est-il important d’atteindre notre but externe, si nous réussissons ou échouons dans le monde ? Cela vous importera aussi longtemps que vous n’avez pas réalisé votre but interne. Après cela, le but externe n’est qu’un jeu que vous pouvez continuer à jouer juste parce que vous aimez ça.

Il est également possible d’échouer complètement dans votre but extérieur et en même temps de réussir totalement dans votre but intérieur. Ou l’inverse, ce qui est en fait plus commun : les richesses extérieures et la pauvreté intérieure, ou «gagner le monde et perdre votre âme», comme dit Jésus. En fin de compte, bien sûr, chaque but externe est voué à «échec» tôt ou tard, tout simplement parce qu’il est soumis à la loi de l’impermanence de toutes choses. Au plus tôt vous vous rendez compte que votre but externe ne peut pas vous donner satisfaction, mieux ça vaut. Lorsque vous avez vu les limites de votre objectif externe, vous abandonnez votre attente irréaliste que cela devrait vous rendre heureux, et vous le faites dépendre de votre but intérieur.

On ne peut pas penser à la présence. … Comprendre la présence, c’est être présent.

Fermez les yeux et dites-vous : « . Je me demande ce que ma pensée suivante va être » . Puis soyez très vigilant et attendez la prochaine pensée. Soyez comme un chat surveillant un trou de souris. Quelle pensée va sortir du trou de souris ? J’ai dû attendre assez longtemps avant la venue d’une pensée. Exactement. Tant que vous êtes dans un état de présence intense, vous êtes libre de toute pensée.

Si un poisson est né dans votre aquarium et vous l’appelez John, écrivez un certificat de naissance, lui racontez son histoire familiale, et 2 minutes plus tard, il est mangé par un autre poisson – c’est tragique. Mais ce n’est tragique que parce que vous avez projeté un soi séparé où il n’y en avait aucun. Vous avez saisi une fraction d’un processus dynamique, une danse moléculaire et en avez fait une entité distincte.

Les Maîtres Illuminés, les très rares qui sont vrais, ne sont pas spéciaux en tant que personnes. Dénués d’un faux moi à prendre, à défendre et à nourrir, ils sont plus simples, plus ordinaires que l’homme ou la femme ordinaires. Toute personne ayant un fort ego les considérerait comme insignifiants ou, plus probablement, ne les verrait pas du tout.

Ne cédez pas toute votre attention à l’esprit et au monde extérieur. Bien sûr, concentrez-vous sur ce que vous faites, mais sentez le corps intérieur en même temps autant que possible. Restez enraciné au dedans. Ensuite, observez comment cela change votre état de conscience et la qualité de ce que vous faites.

Chaque fois que vous êtes en train d’attendre, où que ce soit, utilisez ce temps pour sentir le corps intérieur. De cette façon, les embouteillages et les files d’attente deviennent très agréables. Au lieu de vous projeter mentalement loin du Moment présent, allez plus profondément dans le Maintenant en allant plus profondément dans le corps.

L’art de la conscience du corps intérieur se développera en un tout nouveau mode de vie, un état de connexion permanent avec l’Être, et ajoutera à votre vie une profondeur que vous n’avez jamais connue auparavant.

Il est facile de rester présent comme observateur de notre esprit quand on est profondément enraciné dans notre corps. Peu importe ce qui arrive à l’extérieur, rien ne peut plus vous secouer.

A moins de rester présent – et habiter son corps est toujours un aspect essentiel de cela – vous continuerez à être mené par votre esprit. Le script dans votre tête que vous avez appris il y a longtemps, le conditionnement de votre esprit, vous dictera votre pensée et votre comportement.

La sotte mode du « pardon obligatoire »

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pardon2

Parmi les théories New Age farfelues (& nocives), à part le rejet de toute négativité (« tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » !), il y a l’obligation (fasciste) de pardonner !

Le pardon est présenté comme la panacée universelle pour les victimes d’abus ; c’est ce qui est censé guérir nos blessures & apaiser notre âme. Selon les tenants de ces belles théories (hélas fausses !), notre guérison dépend de notre faculté de pardonner.

Pourtant, si vous vous forcez à le faire, vous constaterez que vous n’êtes pas guéri, que vous ne vous sentez pas mieux … Pis ; que ça vous expose à de nouvelles violences !

Car quand quelqu’un vous maltraite, il vous vole en quelque sorte, quelque chose (argent, santé, estime de vous).

Si un voleur « normal » vous prenait quelque chose, il devrait vous rembourser & être puni, non ?

Un PN vous vole votre joie de vivre, votre passion, votre vie même…et il ne devrait rien rembourser pour ces ressources, les plus précieuses de toutes ? Ce n’est pas logique !

Le vrai pardon ne peut être donné que si les 2 parties souhaitent restaurer la relation & faire ce qu’il faut pour ça.

L’agresseur doit avouer son acte, en montrer du regret (contrition sincère de vous avoir blessé), vous rembourser ce qu’ils ont pris + une pénalité, et montrer une solide détermination à ne pas vous re-blesser à l’avenir.

C’est seulement s’il fait ces 4 choses ET que vous ressentez & êtes convaincu(e) qu’il est sincère & regrette vraiment ses actes, que vous pouvez alors pardonner.

Le vrai pardon est un genre de transaction ; l’autre a contracté une dette envers vous ; il est juste qu’il la compense.

C’est CELA qui répare la relation.

Il est typique que le PN joue les victimes et vous accuse du mal qu’il vous a fait (vous l’avez, soi-disant, « poussé à faire ce qu’il a fait » !) mais n’avalez pas ces salades ; ne vous laissez pas berner en remplaçant la réalité par sa réalité menteuse. Soyez plutôt consciente que ce n’est qu’une ruse habituelle des PN pour éviter toute responsabilité et qu’en employant ces tactiques, le PN prouve qu’il refuse de se repentir.

Si vous accordez votre pardon sans que votre agresseur n’ait effectué les 4 étapes, c’est un faux pardon ; si vous pardonnez alors que votre agresseur refuse d’avouer ses torts, ou être en dette envers vous, ou dit ne pas ressentir de regret, il saura que tout lui est permis.

Attention : rendre plus que ce qu’il vous a pris est essentiel : ça montre qu’il y a repentir réel, que l’agresseur estime juste d’être puni (en + de rembourser ce qu’il a volé). Là, par pure gentillesse, vous pouvez renoncer à une partie de cette pénalité. Mais ne renoncez pas à la totalité.

Bien sûr, un PN ne se reconnaît jamais en faute & refuse de se plier aux conditions pour être pardonné. De toute façon, vous n’êtes qu’un objet et lui, un dieu, dont les caprices font loi – alors, comment osez-vous leur demander des comptes ? Comprenez que dans ces conditions, il est impossible de pardonner à un PN.

Même s’il admet qu’il a eu tort & vous demande pardon, ce n’est que par calcul – jamais sincère …

Le pardon n’est pas un dû, il ne doit jamais être automatique ; c’est un don précieux que vous ne devriez pas brader. Il concerne le fait de restaurer la paix de l’esprit et la relation – ce qui ne se fait pas tout seul, & demande des efforts des 2 côtés. Donc, si vous ne voulez pas le donner, tel est votre choix, & c’est parfaitement légitime !

Il est évident qu’on ne peut pardonner de tout son coeur si l’on n’est pas convaincu(e) que celui (celle) qui nous a fait du mal, veut réellement se corriger. Si vous n’êtes pas satisfait, vous ne lui devez pas votre pardon.

Et s’il vous dit que vous devez lui pardonner, c’est la preuve absolue qu’il ne se repent pas du tout !

Mais il y a un dilemme : si vous ne pardonnez pas, impossible de revenir à la sérénité ; vous restez avec votre blessure & votre colère… Ces émotions sont bonnes ; car elles sont nos amies, même les négatives (du moment qu’elles ne durent pas) ; elles servent à notre survie, à nous faire comprendre où l’on se trouve & à nous pousser à réagir pour nous sortir du danger.

Si vous les ressentez, demandez-vous quel bienfait vous tirez de fréquenter quelqu’un qui vous fait ressentir cela .. Mettez un nom sur la force mauvaise qui a semé le chaos & la destruction dans votre vie, sur ce qui a sucé votre énergie, vous a fait vivre dans une frustration constante, vous a affaibli(e) & rendu votre vie amère ; c’est de la perversion narcissique.

Donc, là, si vous ne pouvez pardonner parce que l’autre refuse de faire ce qu’il faut pour ça, il ne reste que 2 solutions :

-soit vous décidez que votre bien-être & votre vie (& celle de vos enfants) ne valent rien, et vous restez dans cette relation destructrice, permettant ainsi à votre bourreau à continuer à vous démolir pour son plaisir – sans compter que votre mal-être & votre colère restent et vous détruiront de l’intérieur si vous choisissez de rester à la merci du PN,

– soit vous pensez que vous (& vos enfants) êtes important(s) & décidez de vous sauver. Et, en coupant les ponts avec votre abuseur, vous retrouverez la paix de l’esprit.

Comment voulez-vous guérir si vous restez exposé(e) à la violence ? C’est impossible ! Et bêtement « pardonner » un crime, sans raison, ne fera qu’augmenter votre rage. Et prétendre que vous n’êtes pas en colère ne fait qu’envenimer les choses & vous causera sûrement de graves déboires…

Reconnaissez votre droit (& devoir) de rompre avec quelqu’un qui persiste à vous faire du mal, même si cette personne est de la famille. Vous devez vous aider, vous soutenir, car personne ne le fera à votre place !

Ne vous en veuillez pas de ressentir de la colère ; ce n’est pas vous qui avez généré cette émotion ; c’est le PN !

La façon dont vous choisissez d’agir, par contre, est de votre responsabilité. Utilisez votre rage de façon constructive ; il n’est pas en votre pouvoir de changer le PN (ceci est ESSENTIEL à comprendre !), mais vous pouvez changer votre situation.

Utilisez votre colère pour vous motiver à faire les changements nécessaires pour vous protéger & si possible, pour en aider d’autres – il n’y a rien de mieux pour relativiser & retrouver la sérénité ! Vous pouvez, par ex, faire du bénévolat pour aider les orphelins, les malades, les blessés ou encore les animaux.

Si vous pensez que vous ne pourrez retrouver le calme intérieur qu’à condition que le PN se mette à « filer droit », ça ne va pas ; votre guérison ne doit pas dépendre du fait que le PN fasse ceci ou cela, ou dise ceci ou cela, ou s’abstienne de faire ou de dire ceci ou cela ; ça ne doit dépendre que de vous.

Acceptez de voir et de vous exprimer à vous-même ce qui vous est arrivé, puis, prenez des mesures pour vous assurer de ne pas continuer à être une victime. C’est ça qui vous renforcera & élevera votre estime de vous.

Il est bon de garder quand même un petit fond de colère ; pour pouvoir reconnaître immédiatement si l’on vous attaque, et vous en indigner ; c’est ce que vous permettra de rester à l’écart du mal !

Il ne s’agit pas de vivre dans un état permanent de colère, mais de l’écouter quand elle tente de vous alerter.

Cette colère résiduelle est constructive et non destructive.

Le PN ayant refusé de stopper ses actes, ce qui indique qu’il a bien l’intention de continuer à vous blesser – alors, comment pourriez-vous guérir s’il éveille sans cesse la colère & la douleur dans votre coeur ?

Nourrir une fausse idée du concept de pardon, fait qu’on prétend qu’une chose est ok, alors qu’elle ne l’est pas.

Pardonner de façon « gratuite » ne fait pas de vous une «bonne personne», car alors, vous faites partie du problème ; cela ne fait que perpétuer le mal.

Il faut comprendre que le pardon comprend 2 personnes, une relation et qu’il fonctionne comme une transaction.

Pourquoi vous mentir sur votre ressenti ? Un mensonge ne pourra jamais vous soulager.

Essayer de « pardonner » n’est pas une façon honnête de trouver la paix que vous recherchez. Visez plutôt une chose que vous pouvez obtenir : l’acceptation de ce qu’on vous a fait, l’acdeptation que poursuivre la relation est impossible, l’acceptation de ce que l’autre a choisi…

Car oui, le PN a choisi de continuer dans cette voie & à refuser d’être digne de pardon. Seule l’acceptation de cette vérité vous mènera à la paix, et non une définition fausse ou lâche du pardon.

On dit que « errer est humain, persévérer est diabolique » ; tous, nous faisons des péchés, mais y persévérer exprès est impardonnable. Donc, ne donnez par le pardon juste pour prouver que vous êtes une bonne personne.

Renoncez plutôt à toute idée de vengeance ; ceci fera cesser vos ruminations sur les abus que vous avez subis (alimentant votre colère & vous faisant devenir mauvais). Focalisez-vous plutôt sur des choses positives

Le pardon n’est pas à considérer quand on a affaire à des agresseurs impénitents. Au lieu de vous réconcilier avec votre bourreau, faites-le avec vous-même, avec ce que vous avez vécu, avec le fait qu’il ne changera pas et que ça ira de mal en pis… et sauvez-vous !

Donnez-vous le temps de guérir – et ça prendra longtemps – remplacez les êtres mauvais dans votre vie par des êtres bons, trouvez des activités saines, des passe-temps, … Voilà ce qui apaisera votre colère et permettra à votre esprit de retrouver le repos.

Citations de Nagarjuna

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Nagarjuna2 Parce que tout est vacuité, tout peut être.

Même offrir 300 bols de nourriture 3 fois par jour n’égale pas le mérite spirituel gagné en 1 moment d’amour.

Considérez comme égal, vous qui connaissez le monde, tout gain et perte, joie et douleur, toute bonne et mauvaise réputation, tout éloge et blâme : ces 8 préoccupations terrestres ne sont pas des objets dignes de votre esprit.

Lorsque vous riez du monde, le monde se dissout.

Vous vous battez contre le néant tout le temps en créant une série de boucliers que vous appelez la personnalité, l’histoire de la vie, les sentiments, les idées et les façons de voir.

Apprenez à distinguer ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas l’être ; l’âme intelligente va toujours choisir son opportunité.

Je ne suis pas, je ne veux pas être. Je n’ai pas, je ne veux pas avoir. Ceci effraie tous les enfants, et tue la peur chez le sage.

Sans un fondement dans la vérité conventionnelle, la signification de l’ultime ne peut être enseignée. Sans comprendre la signification de l’ultime, la libération n’est pas atteinte. Par une perception erronée de la vacuité, une personne de peu d’intelligence est détruite. Comme un serpent mal saisi, ou comme un sort mal jeté. Pour cette raison – que le Dharma est profond et difficile à comprendre et à apprendre – l’esprit du Bouddha désespérait de pouvoir l’enseigner.

Il n’y a pas une seule chose qui n’apparaisse pas en interdépendance. Par conséquent, il n’y a pas une seule chose qui ne soit pas du vide.

Ce que l’on appelle « existence» n’est que s’accrocher à la permanence des choses ; et « la non-existence » est la vision du rien. Et ainsi les sages et les érudits ne se reposent pas en soit « Cette chose est » ou « Elle n’est pas ».

Si un astronome calcule à partir du ciel, il établira les chemins de la lune et des étoiles ; mais dans sa maison les femmes sont en désaccord, et il ne perçoit pas leurs mauvaises conduites diverses.

Ainsi, louer d’autres personnes pour leurs vertus peut qu’encourager nos propres efforts.

Lorsque vous arrêtez toute pensée, la bataille est gagnée. Tout est calme et paisible. Vous arriverez à voir la nullité éternelle de toutes choses. Vous verrez qu’il n’y a rien, vraiment.

Si vous désirez la facilité (bien-être), abandonnez le fait d’apprendre.

La façon dont on devient heureux est en réalisant qu’il n’y a pas de soi. Pas de soi du tout, pas un stupide millimètre de soi. Vous n’existez pas. Quand on sait cela, on est heureux.

La grande compassion pénètre dans la moelle de l’os. Elle est le soutien de tous les êtres vivants. Comme l’amour d’un parent pour un enfant unique, la tendresse du Compatissant est omniprésente.

Bien que vous puissiez passer votre vie à tuer, vous n’éliminerez pas tous vos ennemis. Mais si vous étouffez votre propre colère, votre véritable ennemi sera tué.

Nous ne sommes pas quelque chose en particulier. Il n’y a pas de soi. Il n’y a que des idées et des états d’esprit.

Il n’y a pas de soi, pourtant, nous existons tous. Tous les phénomènes sont «vides», mais ils ont la nature de Bouddha. Vous êtes une partie de moi. Je suis une partie de vous et nous sommes tous une partie de ce grand néant.

Nous qualifions les choses à travers des systèmes de valeurs que nous avons développés.

Les choses tirent leur être et de la nature de la dépendance mutuelle et ne sont rien en eux-mêmes.

Sans espoir de récompense, donnez de l’aide aux autres. Portez la souffrance seul, et partagez vos plaisirs avec les mendiants.

Pour quiconque chez qui le vide est possible, toutes les choses sont possibles. Pour quiconque chez qui le vide est impossible, rien n’est possible.

Toutes les philosophies sont des fabrications mentales. Il n’y a jamais eu une seule doctrine via laquelle on pouvait pénétrer la véritable essence des choses.

Les bûches de bois qui descendent la rivière ensemble sont séparées par chaque vague. Une telle séparation inévitable ne devrait pas être une cause de détresse.

La vraie connaissance est une vertu des êtres talentueux, mais nuisible à ceux dénués de discernement. L’eau de source libre d’impuretés, entrant dans l’océan, devient imbuvable.

La vie est une série de rêves, une série de prises de conscience qui s’interpénètrent. Je ne crois pas nécessairement en un temps linéaire. Tout arrive à jamais en une fois.

Il y a plaisir quand on gratte une plaie, Mais être sans plaies est encore plus agréable. De la même façon, il y a des plaisirs dans les désirs terrestres, mais être sans désirs est plus agréable encore.

Pour aller au-delà du karma vous devez mettre fin à la structure du moi.

Encore plus stupide que celui qui nettoie le vomi à l’aide d’un vase d’or orné de bijoux, est celui qui, après être né humain, consacre sa vie à commettre des actes nuisibles.

Rien de tout cela n’existe. Toutes les décisions importantes dans l’univers se produisent ailleurs.

Les sages ne font pas beaucoup de promesses, mais une fois qu’ils se sont engagés, alors, comme si le serment était gravé dans la pierre, même face à la mort, ils n’y manqueront pas.

La sérénité ultime est la mise au repos de toutes les façons de prendre les choses, la mise en repos des choses nommées.

L’erreur ne se développe pas en celui qui est dans l’erreur. L’erreur ne se développe pas en celui qui n’est pas dans l’rreur. L’erreur ne se développe pas en celui en qui l’erreur surgit. En qui l’erreur se développe-t-elle ? Examinez ceci vous-même !

Tout ce que vous êtes ou concevez de vous-même en tant qu’être, est juste une idée. C’est une illusion. C’est une hallucination.

Pas avec des sentiments d’attachement ou d’aversion, ou par vanité et de orgueil de votre apparence, ou d’un désir de prendre du poids ; ne mangez que pour soutenir le corps.

Comment savez-vous que vous êtes ici en ce moment ? Peut-être que vous ne l’êtes pas. Peut-être que vous êtes loin, très loin, et ceci est juste un rêve.

Le Bouddha a enseigné à certaines personnes les enseignements de la dualité qui les aident à éviter le péché et à acquérir des mérites spirituels. A d’autres, il a enseigné la non-dualité, que certains trouvent profondément effrayant.

Il n’y a pas de détérioration et il n’y a pas de création. Il y a des projections, des moments de l’existence. Chaque moment est parfait.

Rien de tout ceci n’est réel. Tout ceci est une illusion et l’acceptation de ce fait est le début de la voie de la connaissance de soi.

Pour commencer, on n’a jamais été là. Ce que nous sommes, ou concevons de nous-mêmes, est une perception.

Un homme très savant a 2 sources de bonheur: soit il abandonne tous les intérêts terrestres, ou bien il possède beaucoup qui pourrait être abandonné.

L’esprit ne vient dans l’existence apparente que grâce à l’action de la perception. L’esprit semble exister parce qu’il perçoit.

Les barques

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Ce conte est du philosophe chinois du 4ème siècle avant J-C, Zhuangzi (Tchouang-Tseu).

barque chinoise2

Cesse de vouloir être important ;

que tes pas ne laissent aucune trace.

Voyage seul comme le Tao

au pays du grand silence.

Si un homme traverse une rivière

et qu’une barque vide

heurte sa propre embarcation,

il ne sera pas offensé ou courroucé,

quelque chaud que puisse être son sang.

Mais si la barque est dirigée par quelqu’un,

il se peut qu’il s’échauffe, hurlant et jurant,

simplement parce qu’il y a un rameur.

Prends conscience que toutes les barques sont vides

quand tu traverses la rivière du monde,

et rien ne pourra t’offenser.

PS : Ce conte peut « parler » à tous, mais je le destine plus particulièrement aux HP (ils comprendront)…

Une vieille lettre

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Dîner

 

Voici une lettre (écrite en 2011 & jamais envoyée), destinée à Jacqueline de S… (boss de « D..er chez S..»)

J’apprends que vous croyez (ce qui en dit long sur votre intelligence – ou plutôt, sur le manque de celle-ci) que j’ai pu sortir avec Philippe.

Voilà l’une des pires insultes que j’ai jamais reçues – mais je vous pardonne et vous prends en pitié, car il faut être bien aveugle (stupide, en fait) pour croire une telle chose (c’est pourtant normal venant d’une femme qui elle, a trouvé acceptable de sortir avec cette ruine humaine).

Je pourrais dire que j’évite les hommes (pour moi, des sacs d’incohérence recouverts de vanité – or, j’abhorre l’incohérence & la vanité) & que je n’en veux plus dans ma vie parce qu’ils n’apportent que des ennuis, ou encore que ma religion m’interdit d’embrasser un homme – mais vous ne le croiriez pas, car Phil m’a dit que vous n’aviez pas de religion – je le cite : « elle va à l’église comme moi je vais à une réunion politique ; c’est un événement mondain »! … Houlà ! Voilà de l’ingratitude (& je m’y connais).

Mais bon… Vous avez décidé que c’est ce que vous méritiez, alors, gardez-le bien, car il vous fera encore avaler bien d’autres couleuvres et vous pourrez ainsi poursuivre votre Chemin de Croix & expier vos nombreux péchés …

Moi, étant sans doute plus fière que vous, moins humble (& pas masochiste), je vois bien que je ne supporterais pas une seconde d’être traitée ainsi ; je vaux mieux que ça … et j’estime n’avoir mérité aucune pénitence !  Du reste, c’est bien chrétien d’être doloriste – or, moi, je suis baha’ie, et les baha’is profitent de la vie 😉

Donc, puisqu’il faut mettre les points sur les  » i » et dans l’espoir (irrationnel car vous n’avez guère montré de raison jusqu’ici !) que vous comprendrez enfin – voici pourquoi (bien que je continue de le fréquenter pour mes affaires) RIEN au monde ne pourrait faire que cet être puisse me toucher :

  • D’abord, parce qu’il est mal fichu ; un gros corps malgracieux et de petits membres grêles ; ce corps d’insecte montre la dégénérescence (j’ai failli m’étouffer de rire quand il m’a dit qu’il coulait à pic dans les piscines à cause de ceci !).
  • Sans compter les poils ; un vrai yéti ! Et avec ça, il se croit bel homme et veut toujours montrer son « corps d’athlète » ! (NB : la PRETENTION n’est pas non plus quelque chose d’attirant – bien au contraire !).
  • J’aime les hommes grands, minces, mais en plus, étant sensée, je sais que le physique est non-important ; j’exige donc qu’ils soient avant tout FIABLES, car il n’y a QUE ça qui donne la paix (je refuse de souffrir, comme tout être NORMAL !).

En outre, je ne sors pas avec n’importe quoi ! Alors, Philippe ? Même pas avec une fourche ou s’il était le seul homme survivant sur cette planète ! Dieu sait que je ne suis pas toujours sortie avec les plus beaux, ou les plus malins, mais quand même, il y a une limite ! Philippe, ce serait impossible, vraiment !

Cela faisait 2 ans et demi que je le connaissais, quand j’appris – par hasard & par Bernard de L. (!) – qu’il vivait avec une femme – vous ( !)

Il avait bien pris soin de ne jamais mentionner ce fait. Quelle dissimulation ! Et quel mépris cela marque de vous et de votre relation !

En fait, il espérait toujours, malgré mes refus répétés (je l’ai déjà dit : il se fait une idée, puis s’y obstine) sortir avec moi. Du reste, appeler « ma belle » toutes les femmes est une tactique habile pour ne jamais se tromper dans les prénoms ! (beurk !).

Voilà un homme que vous fréquentez depuis 13 ans, que vous avez sorti de son trou (car on ne peut nommer autrement le bauge où il vit, dans le quartier Nord), à qui vous offrez une vie décente, et, comme reconnaissance, IL NE VOUS MENTIONNE MEME PAS, et dissimule votre existence !

Je signale que quand je l’ai rencontré, il passait des tas d’annonces dans les journaux (gratuits ! ben tiens !), où il se présentait comme veuf (alors qu’il n’a jamais été marié) & célibataire (!), « en quête de l’âme-soeur » ( !).

Cette basse nature et cette ingratitude dégoûtent ;  je n’accepterais jamais qu’un homme à moi ne me mette pas – comme de juste ! – à la 1ère place. Or, vu qu’il poursuit toujours ses buts égoïstes, Philippe vous nie; AUCUNE FEMME AYANT UN GRAMME DE BON SENS & DE DIGNITE n’accepterait ça ! On peut vivre sans pain, mais non sans respect !

Peut-être connaissez-vous ce dicton : « Mieux vaut être seule que mal accompagnée » ? Sans doute que non…

Pour moi, la tâche de l’homme est de « profess, protect & provide » (protéger, gagner la vie de la famille, et épouser) ; or, notre phénomène ne fait aucun des 3 …Un record ! Vraiment le candidat parfait… à rejeter ! Donc, tant qu’à prendre un homme, j’en prendrais un qui : 1. EPOUSE, 2. Est capable de gagner sa vie (+ la mienne et celle de mon fils) et non un gigolo que JE devrais entretenir !  Je ne suis pas descendue si bas (ni n’y descendrai !) que de devoir payer un homme !  En outre, étant intéressante, je n’ai pas besoin de me désennuyer de ma propre compagnie avec un autre… (une fois de plus, ce n’est clairement pas votre cas).

Mais bon, pour vous, ce doit être le Prince Charmant… Question de goûts, sans doute – Visiblement, nous n’avons pas les mêmes valeurs 😉 ! Voici mes idées (qui sont de simple bon sens mais, je le parierais, vous sembleront hérétiques) :

  • Une relation ne peut marcher que si les 2 s’y engagent ; or, quel engagement peut-on espérer d’un homme qui, à 50 ans passés, n’a jamais été marié, n’a pas d’enfants, pas d’animaux… pas même une plante verte ! (pour info : l’engagement est le SEUL critère qui fait qu’un couple est solide & harmonieux, ou pas !).
  • Il n’a rien à lui ; pas de maison, pas de voiture, et vit aux crochets du CPAS… ce qui en dit long sur sa santé mentale… Or, comme on n’est attiré(e) que par des êtres ayant un niveau de conscience similaire au nôtre, j’en déduis qu’il faut être fameusement dérangée pour être attirée par un tel déchet humain ! C’est un malade mental, et la folie, ça dégoûte, ça n’attire certes pas ! (à moins qu’on ait soi-même 1 « grain »).
  • Comme tous les impies (« nul ne nie Dieu s’il n’a intérêt à ce qu’il n’existe pas » !), au lieu de viser à s’améliorer, il jette ses fautes sur autrui & me bombarde par moments de remarques méchantes.. (que je laisse couler car je sais d’où cela vient).
  • Il a un esprit sale et perverti ; ses pensées sont A VOMIR !  Ex : quand il va au bain à bulles ; « je vais montrer ma qu.. et mes c… » et ce genre de gracieusetés  à longueur de conversation !  Ce langage de corps de garde est déjà répugnant, mais combien plus encore la MENTALITE que cela suppose ! Je n’ose imaginer le sexe avec un tel porc !  Il faut être bien désespérée pour accepter cela … (vous le devinez ; ce n’est certes pas mon cas).
  • Sachez aussi la raison pour laquelle il veut sortir avec moi (pas folle la guêpe ! J’ai vécu 20 ans avec un menteur, et je SAIS trop bien dans quelles angoisses continuelles on vit, unie à un individu dénué de loyauté, auquel on ne peut faire confiance !  N’étant pas masochiste, j’évite désormais ces hommes –là) : parce qu’il sait que je suis la seule « sérieuse » au milieu de toutes les épaves femelles qu’il fréquente – et ainsi, est sûr que je ne lui transmettrai pas de maladies ! Voilà qui est galant ! Voilà qui donne envie de sortir avec quelqu’un !
  • Puis, parce qu’il n’a aucune culture ; c’est à peine s’il sait écrire son nom sans fautes – or, je suis très cultivée (j’ajoute que je suis sapiosexuelle).
  • Ma fierté souffrirait aussi grandement après avoir vu (il la montre volontiers et avec orgueil !) la photo de sa « femme » (= concubine) décédée… Je n’en dirai rien, sauf ceci : que la perspective de succéder à ce genre de laideron vulgaire ne peut qu’inspirer (une fois de plus, SI on est normale) le fameux « mon Dieu, comment suis-je tombée si bas » !
  • Et je ne dis rien – puisque ce serait en vain – de mon exigence absolue qu’un homme soit très pieux  – encore plus que moi – pour qu’il puisse diriger la famille… Vous ne le comprendriez pas… De même que « tout est pur aux purs », tout est impur aux impurs, & ces êtres-là imaginent du sale partout – ils en verraient même au Paradis, je crois !
  • Le secret des couples heureux, c’est que l’homme accepte l’influence de sa compagne ; or, Philippe est un « sot »; il a ses idées toutes faites (risibles d’imbécillité !) et n’en change pas : Oh, comme cela doit être irritant de vivre avec lui ! (Or, l’irritation est mauvaise pour la santé). Oh, la honte qu’il doit vous donner en société ! (la honte est un sentiment que l’on n’oublie jamais). Vraiment, m’exhiber avec CA est impensable !
  • Il est bête comme ses pieds & bien sûr (vu que seuls les êtres intelligents doutent de leur intelligence), il se prend pour un génie & comme « tout âne aime s’entendre braire« , va claironnant partout ses « idées géniales » ; il est verbeux, pompeux, et surtout, grandiloquent. Il s’imagine impressionner les autres avec ses idées, totalement inconscient qu’il se rend ridicule …On dirait Jean-Claude Van Damme, mais en mal foutu ! L’autre jour, par exemple, trouvant que « je m’en vais » était trop simple, il m’a demandé s’il pourrait le remplacer par « je m’en allasse » – n’est-ce pas à se tordre ?! Quel pitoyable exemplaire d’humain…
  • Toute sa mégalomanie & son égoïsme s’étalent & se révèlent dans le portrait de lui en Jules César (avec ses lunettes !) & la note en bas : « Vive MOI ! » ( !)
  • Sa bêtise est si écrasante que j’ai dur à le supporter ½ heure, & vous…13 ans ! Qu’est-ce que cela révèle de votre intelligence ? Ou de votre bonté ? (ou de la simple dignité humaine !!!). Qu’est-ce que cela prédit de mes chances de vous ouvrir les yeux ?  Je comprends qu’elles sont quasiment nulles, mais je vais le tenter quand même, car j’ai pitié de vous ; vous perdez votre temps – c-à-d une ressource non-renouvelable… Une femme ne rajeunit pas, et vos chances de retrouver quelqu’un de bien diminuent … Heureusement (& contrairement à beaucoup), vous avez de l’argent & des relations – tout espoir n’est donc pas perdu – mais commencez maintenant, avant d’avoir perdu tout votre temps de vie à poursuivre une chimère & à nourrir un vampire !
  • En outre, Phil est un « gars à problèmes » et l’ennui avec les gens à problèmes, c’est que leurs problèmes deviennent très vite VOS problèmes ; or, je ne suis pas masochiste. Et même si vous les sortez des trous où ils ont été se fourrer, ils n’ont rien de plus pressé que de se re-jeter dans un autre …en vous y entraînant avec eux !
  • Et puis, je ne partage pas; je ne voudrais pas de quelqu’un qui drague toutes les femmes, reluque leur anatomie (comme je l’ai vu faire très souvent) et les touche – sans leur accord, du reste …Oh, quel PRIMATE ! Muriel et Marie-Claire (puisque vous ne me croyez pas) pourraient vous en dire long à ce sujet.  Par ex, j’appris plus tard que c’est une phrase de mon fils qui avait déclenché votre jalousie irraisonnée ; Tom a vous a dit que Philippe (sic) « m’avait tapé sur les fesses ». Alors, re-situons le contexte de cette fameuse tape : on allait tous 3 (Philippe, Tom & moi) au Centre Armillaire (la Bibliothèque de Jette), j’ouvrais la marche, Philippe venait en 2ème et enfin, Tom. Or, comme je montais les marches pour entrer, Philippe, qui est tellement un porc sans éducation qu’il ne sait pas garder ses mains chez lui, m’a donné une tape sur les fesses. Et avant que je ne puisse me retourner pour le gifler, Tom, indigné de ce manque de respect, l’a frappé et lui a hurlé « ne touche pas à ma mère ! ». Voilà toute « l’intimité » qu’on a eue ! Et c’est là que je pige pourquoi vous sortez avec cet être « bas de gamme » ; vous êtes décidément bien assortis car vous avez tous 2 le même esprit sale, qui tourne en saleté tout & n’importe quoi !
  • Enfin, parce que, comme tout bon manipulateur, il est d’abord gentil et vous rend des services, mais ce n’est qu’une stratégie pour vous piéger & ensuite profiter de vous. Ce type de personnes ment sans vergogne dans le seul but de vous faire agir (manipulation) au mieux de leurs seuls intérêts. Ils sont vides d’affects et incapables d’amour. Il m’a dit (mais est-ce vrai ou non ? Avec lui, on ne sait jamais) que vous vous étiez enfin laissé convaincre qu’il n’y avait rien entre nous, mais que vous craigniez qu’il n’ait des sentiments pour moi…

Saint Jésus ! « Des sentiments pour moi » – Comme s’il était capable d’en avoir ! Est-il normal, à votre âge, d’être encore aussi sotte & naïve qu’une jeune fille en fleur ?! Car il faut l’être pour – tant son égoïsme saute aux yeux ! – croire qu’il puisse éprouver des sentiments pour quelqu’un d’autre que lui-même !

Je veux bien admettre (car il est bête, mais rusé) qu’il vous cache les aspects les moins reluisants de lui-même, mais ça affleure, et n’importe qui ayant 30  de QI distingue vite à quel genre de coco il (elle) a affaire… Et c’est là qu’on pose ses limites (normalement)(mais bon, quand on sort avec un Philippe, il est clair qu’on ne l’est pas, normale !).

Moi, je veux de l’amour– ce qui suppose que l’homme en soit capable – et ce n’est pas le cas de Philippe !  Cet  homme-là profite des femmes – de toutes les façons possibles. Moi, « j’ai déjà donné » (durant 25 ans, avec mon époux) & je suis décidée à ne jamais plus laisser un homme (ou une femme, du reste) profiter de moi !

Si certaines acceptent les affres de l’angoisse (masochisme) et de se faire exploiter par quelqu’un qui se fiche d’elles, ou refusent de tirer les leçons de la vie (et refont sans cesse les mêmes erreurs), grand bien leur fasse, mais ce n’est pas mon cas.

Un proverbe chinois dit : le sot ne voit pas la Voie, quand bien même il marcherait dessus ; j’espère que vous distinguerez – enfin ! – ma sincérité (bien que, au vu de vos « conclusions », je déduis que ce mot doit vous être inconnu) & mon désir de vous sortir de votre marasme.

J’ai tenté, l’autre jour de vous ouvrir les yeux pour vous libérer d’un parasite qui vous nuit… Mais si (bêtise crasse ? négativité très ancrée ? culpabilité inconsciente  vous poussant à vous punir ?) vous désirez continuer à vous faire du mal, … So be it !  Je n’en souffrirai nullement ; la seule à en souffrir, ce sera vous.

——–

2015 : le roman continue : cette pauvre Mme de S. se fait toujours avoir : alors qu’elle vient de lui payer un mois de vacances à la Côte d’Azur, il sort (en cachette des 2, bien entendu … toujours aussi honnête !) avec une Nadine, qui est « folle de ses poils » ( !) et qui est tout aussi jalouse qu’elle ; par ex, Philippe a dû lui dire que j’étais très vieille & très moche (lamentable !).

C’est là qu’on voit qu’on a tort de taper toujours sur les bimbos (supposées être des « femmes fatales »), car ce sont toujours des laideron(ne)s qui forcent les autres à se battre pour eux(elles) & créent des drames !

 

 

Couple : faut-il tout se dire ?

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Young couple kissing in an old european town square.L’honnêteté est essentielle pour bâtir et maintenir l’amour romantique ; c’est un besoin émotionnel important et, lorsqu’on y recourt, il peut provoquer ce genre d’amour. L’inverse, la malhonnêteté, est un tue-l’amour.

En plus, l’honnêteté est le seul moyen de vous découvrir et de vous connaître l’un l’autre ; sans lui, les ajustements nécessaires pour satisfaire l’autre, ne pourront se faire. Et s’avouer ses tares crée un espace où se pardonner, et plus d’intimité et de confiance (qui sont quand même les BASES d’un couple).

Je ne conseille pas de confier ses secrets honteux à un presqu’inconnu – mais une fois que le couple est soudé, il faut le faire. Et bien sûr, si l’on a un secret qui soit d’une nature opposée au couple (par ex, homosexualité), il faut l’avouer AVANT que le couple ne soit uni – c’est le devoir étroit de quiconque a un peu de sens moral !

Il n’est pas facile d’être honnête, surtout que notre société favorise le mensonge et l’hypocrisie ; même les prêtres et les conseillers conjugaux conseillent de taire les détails passés qui pourraient choquer ou  bouleverser le(a) partenaire. Ce faisant, ils « oublient » que si l’on est honnête, ce n’est évidemment jamais pour soi, mais pour l’autre ; pour protéger l’autre de notre mauvaise conduite.  Et d’ailleurs, la plupart des gens mentent pour se préserver des conséquences désagréables (pour eux) de leur mauvaise conduite… Donc, par égoïsme ; pour s’en tirer aux dépens de celui ou celle à qui ils mentent !

S’il est bon de mentir sur les péchés passés, qu’est-ce qui nous empêche alors de mentir sur ceux d’aujourd’hui, ou du futur ? Donc, soit l’honnêteté est toujours bonne, soit, vous aurez toujours une excuse pour être malhonnête.

D’abord, si l’autre nous dit tout, notre corps sent la vérité et ça induit un sentiment de sécurité, un calme en nous. Dans le cas contraire (si l’autre nous ment), on se sent agité, mal à l’aise, angoissé… ce qui est l’inverse du bonheur, et nuit à notre santé physique et mentale.

Si un ou des mensonges vous ont déjà causé des traumatismes( la découverte que votre partenaire vous trompe, par ex), eh bien, par la suite, TOUT autre mensonge – même petit, et même si votre esprit ne le perçoit pas – est immédiatement détecté par votre corps (une question d’ondes, je suppose) et vous replonge dans le trauma !

Je place ici un extrait du merveilleux livre de Marcel Pagnol ; « la Prière aux étoiles », où il explique cette nécessité de tout dire et surtout, de ne pas mentir : sur un grand amour, on peut bâtir un grand bonheur. Mais quand on bâtit, il faut creuser jusqu’au rocher. (…) il fallait d’abord niveler le sol – et pour combler les trous, le manœuvre apportait des brouettes de décombres qui venaient d’une maison démolie. Mais ces décombres, avant de les enfouir dans le sol, il les regardait l’un après l’autre. Il les triait (…). Il y avait des morceaux de brique, des pierres, des petits blocs de ciment, et il y avait de petites mottes de plâtre. Le plâtre, il le jetait, il ne s’en servait pas. Et il me dit : « le plâtre, c’est pas bon, parce que ça prend l’humidité avec une force terrible. Tu vois, tu fais une belle terrasse, avec le ciment le plus rapide et le plus dur. Si dans le remplissage du dessous, tu as laissé passer un seul morceau de plâtre, même qu’il ne soit pas plus gros qu’une amande, ce petit bastard va travailler, et il te mangera la santé du ciment. Oh, il faudra des jours, et des mois, et même parfois des années ; mais ce plâtre est là, sous le ciment dur. Il prend l’humidité qui est autour, et il s’en imbibe, et il se gonfle. Et un matin, sur la belle terrasse, tu verras une grande raie creuse, qui sera pleine d’herbe au printemps. Voilà ce que c’est que le plâtre ; ça a l’air mou, mais c’est méchant. » Florence, ce n’est pas plus méchant que les mensonges d’amour. Je t’aime, tu m’aimes. Un grand amour, ça se bâtit sur un terrain solide, comme une terrasse. Mais au départ, il faut bien trier les décombres. Il faut tout de suite jeter les morceaux de plâtre, c’est-à-dire les mensonges. Si dans un grand amour, il reste un mensonge, une seule chose inavouée, eh bien, ce plâtre va travailler méchamment. Longuement, lentement, sournoisement, il va se gonfler. Et la belle terrasse, d’où l’on voyait le ciel et les arbres, d’où l’on voyait la mer et les petites voiles, la belle terrasse se fend et s’effondre – et le grand amour, comme toutes choses, nourrira de l’herbe et des ronces, parce qu’il sera mort. Tu me comprends ?

La « Florence » du livre était une sotte qui n’a pas compris (mais qui eut quand même beaucoup de chance, « happy end » oblige) mais j’espère que VOUS avez compris !

La grande spécialiste des relations qu’est Barbara de Angelis raconte (dans « Are you the One for Me ») comment toutes ses amies admirent son calme,  lequel est dû au fait qu’elle est sûre de son mari pour être totalement ouvert et honnête avec elle !

–  les choses se découvrent un jour ou l’autre et alors, la fondation même de l’union – la confiance – est morte – et ensuite, bonjour pour la reconstruire ; il y faudra des années – et encore !

–  une femme peut tout  vous pardonner (même d’avoir tué), mais pas de lui mentir !

–  en plus , un mensonge est non seulement un tue-l’amour, mais le mensonge creuse un fossé entre les 2 partenaires, un mur, là où les 2 ne devraient faire qu’un.  Celui qui ment ne peut plus jamais se laisser aller, parler à bâtons rompus avec son(sa) partenaire ; il doit toujours être sur ses gardes pour ne pas laisser échapper son secret ; donc, il évite les conversations et la communication, si essentielle pour la bonne marche du couple, en pâtit !

–  celui qui sait quelque chose et ne le dit pas, a un pouvoir : gardant une carapace, il peut ou veut prendre le contrôle – il ne  fait pas confiance à l’autre et en plus, l’égalité est morte – or, toute relation a  – c’est indispensable – besoin d’égalité.

Dès le moment où les paroles ne concordent pas avec les actes ou les faits, il faut considérer qu’il y a mensonge … mais attention, ce mensonge peut être inconscient – ce qui le rend d’autant plus dangereux – car moins détectable ! En effet, certains mentent exprès, pour s’assurer un avantage, alors que d’autres mentent en toute innocence, simplement parce qu’ils ont toujours négligé d’être honnêtes avec eux-mêmes, et de s’examiner… Mais, exprès ou pas, le résultat est le même – c-à-d insuffisant et inacceptable.

Donc, adoptons la solution de l’honnêteté radicale : elle consiste à révéler à l’autre autant d’information sur vous que vous le pouvez ;  vos pensées, sentiments, craintes, désirs, ambitions, habitudes, goûts et dégoûts, histoire personnelle, activités quotidiennes, histoire personnelle, …  Cette honnêteté auto-imposée envers votre partenaire est essentielle au succès et à la sécurité de votre union.

Donc, oui, il faut tout dire : cette honnêteté radicale vous rapproche de l’autre et empêche que des habitudes tue-l’amour secrètes ne naissent, mettant votre couple en péril…

Le bonheur d’avoir un homme stable

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10583_202473103237326_1846814293_nOn peut le dire ; l’élément qui contribue le plus à la destruction d’une relation est l’incohérence, le manque de durée d’un comportement, bref, l’instabilité .. et plus on la laisse s’installer, plus la relation se détériore.

C’est pourquoi on devrait tous réfléchir à comment on communique avec les autres, et comment eux communiquent avec nous.

Sentir qu’on investit plus que l’autre dans la relation est très pénible… C’est une douleur qui ronge sournoisement et cause un stress énorme. Puis, quand on comprend qu’on fait tout le boulot pour faire marcher la relation, et l’autre rien, la colère apparaît.

Dès lors que l’autre ne travaille pas à satisfaire les besoins émotionnels et à accroître l’intimité dans le couple, on en déduit qu’il se fiche de la relation, nos sentiments pour lui se refroidissent… et on commence à songer à rompre.

Une relation n’est pas “naturelle” (voir mon article d’hier sur l’amour vu comme un compte en banque  : https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/06/30/lamour-est-comme-un-compte-en-banque/ ) ; il faut sans cesse y travailler, c-à-d la nourrir, en y portant une attention émotionnelle constante et cohérente, et une communication pareille – sinon, il est impossible qu’elle soit saine, l’incohérence en ce domaine détruisant toute harmonie dans le couple.

Une relation requiert impérativement une bonne communication entre partenaires, qu’ils se fixent des buts communs et travaillent ensemble à les réaliser.

Tous, hommes commes femmes, désirons être aimés et appréciés… alors, pourquoi les hommes sont-ils incohérents en relation?

Quand on leur pose la question, ils éludent, mentent, tentent d’éviter le sujet. La vérité est qu’ils sont menés aveuglément par leur inconscient, et ne savent même pas pourquoi ils se conduisent de façon si stupide et cruelle !

Lorsque l’homme qu’elle fréquente se comporte de façon cohérente, une femme se sent bien. Et à l’inverse, si son homme ne se conduit pas (ou plus) de cette façon, cela lui causera un sentiment de détresse.

Un homme cohérent, en est un qui par ses actes, envoie à la femme le message qu’il a des sentiments pour elle, et de façon stable ; il lui téléphone ou lui “texte” chaque jour, la voit un soir chaque week-end et trouve du temps durant la semaine pour

passer la voir – ce comportement (et lui seul) donne à la femme un sentiment de sécurité, une joie calme et sereine.

Ce genre de cohérence va évidemment de pair avec la confiance ; quand la femme sait qu’elle peut avoir confiance en cet homme, qui lui apporte cette sérénité de la certitude, elle est heureuse et amoureuse.

Elle connaît les sentiments de cet homme, sans avoir à se – et à lui – poser la question, ou devoir “définir la relation”, parce que ses actes disent clairement qu’il a des sentiments pour elle.

Comme la femme a de l’intuition, dès que son homme se comporte de façon non-cohérente, cela la jette dans l’incertitude, d’où un malaise, une inquiétude douloureuse.  Vu qu’un homme communique par ses actes, lorsqu’il semble prendre ses distances, elle en déduit qu’il voit quelqu’un d’autre ou ne l’aime plus.

Et le pis, c’est qu’elle n’a rien vu venir : un jour il était empressé et amoureux, et le lendemain, plus rien ; il n’appelle plus, n’a plus jamais de temps pour la voir, etc…

Beaucoups de gars sont ainsi ; se montrant empressés quand ils font la cour, et perdant tout intérêt quand la dame est séduite.

Ils ont un comportement “cohérent” au début (car c’est cela qui “marche”), mais se gardent de tomber vraiment amoureux…

Souvent, ils n’ont pas digéré une rupture passée, et refusent de courir à nouveau le risque d’avoir le coeur brisé.

A ce stade, la douleur et la colère d’avoir été ainsi trompée et utilisée, peut pousser la femme à pleurer et faire des scènes… L’ennui, c’est que dès qu’une femme crie ou devient trop “émotive”, les oreilles des hommes se ferment.

Une femme alors, tentera de se changer, de se plier à ce qu’elle croit devoir faire pour (re)conquérir le gars, au lieu de se dire que, si elle ne peut se montrer comme elle est avec son homme, il faut rompre.

Il est vain (car tout à fait irréaliste) de vouloir faire “revenir” un homme qui a commencé sa “valse hésitation” ; la relation principale de votre vie – et la personne la plus précieuse – c’est vous ! Alors, aimez-vous assez et quittez ce gars.

Si lui n’est pas cohérent, soyez-le pour 2, soyez cohérente avec vos propres valeurs, et partez.

Notre société (mode de vie) produit hélas une majorité d’hommes qui sont ainsi, en sorte que la plupart des couples suivent un triste cycle : une courte période de “lune de miel”, suivie de chaos, disputes… et rupture.  Et le cycle reprend, avec le(la) même partenaire, ou avec un nouveau (nouvelle)… Tout ceci parce que les hommes ne savent comment maîtriser leur esprit et traiter leurs problèmes de façon consciente, en sorte qu’il soit forcé de les projete sur ses proches, de se fâcher sur eux et de les blesser…

… “Tout ce qui est compris est bien” (Louis Pauwels) !