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Comment découvrir notre vocation ?

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Plusieurs signes nous révèlent quelle elle est :

1) On a la vision persistante (qui revient encore & encore) de ce qui pourrait être différent concernant un besoin ou problème du monde.

2) on ressent une frustration ou même une douleur en considérant l’état actuel de ce problème & comment ça n’évolue pas, & on a la pensée que ce travail est une chose qu’on est appelé(e) à faire.

3) On ressent au fond de soi que ce travail est ce que l’on est censé faire.

4) Quand on exécute ce travail, on a une sensation d’adéquation, & tout va comme sur des roulettes (état de flow) ; on « est à son affaire » & les heures passent sans que l’on s’en rende compte.

5) Bizarrement, cette vocation, on y résiste ; on veut l’éviter parce que c’est dérangeant, ça n’entre pas dans nos plans, ou que c’est un objectif trop grand, trop intimidant, …

6) Il manque toujours quelque chose ; on n’a jamais tout ce dont on aurait besoin pour pouvoir le faire – en termes de compétences, de ressources, de relations, …

C’est d’ailleurs ce qui nous fait croire que ce n’est pas notre vocation. Pourtant, si l’on s’engage sur la voie de cette vocation, des portes se mettront à s’ouvrir, & on acquerra ces choses manquantes.

« Quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir » a écrit Paulo Coelho, et c’est vrai ! Sans compter que notre motivation, notre énergie & notre passion croissent quand on se met activement à la poursuite de ce qui est fait pour nous.

7) On n’est pas encore qui on a besoin d’être pour accomplir cette vocation – et donc, on croit aussi qu’on n’est pas appelé à faire ce qu’on sent pourtant être notre voie.

Sous prétexte d’être logique, on fait taire la petite voix en nous (celle de la sagesse) qui nous pousse vers ce chemin-là, et on ne voit souvent que les obstacles & on pense n’avoir pas ce qu’il faut pour atteindre ce but.

Mais, comme dit l’adage ; « Si tu ne vois que les obstacles, c’est que tu as perdu ton but de vue » !

Oui, il est vrai qu’il vous manque certaines qualités ou ressources pour incarner cette vocation, mais c’est parce qu’une vocation est là justement pour nous faire grandir & finir par incarner l’être capable de remplir cette mission.

Car la vocation sert autant à nous élever à la hauteur de notre destin, à rendre notre être plus beau, qu’à amener plus de lumière en ce monde.

Alors, il ne vous reste qu’à écouter votre voix intérieure, pour découvrir quelle est votre vocation ; la plus belle & épanouissante chose que vous puissiez faire ici-bas !

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conte : Psyché & Eros

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Il était une fois un roi qui avait 3 filles dont la plus jeune, Psyché, était si belle que les hommes du monde entier cessaient d’adorer Vénus pour, à la place, venir admirer la jeune fille.

Vénus, très en colère d’être ainsi négligée à cause de Psyché, lui jeta un sort ; elle demanda à son fils Eros de faire que plus aucun homme ne veuille d’elle, pour qu’ils recommencèrent à adorer la déesse.

Alors que ses 2 sœurs avaient trouvé un mari, Psyché souffrait terriblement de la solitude, alors, son père alla consulter l’oracle d’Apollon. Celle-ci lui dit qu’il fallait mettre à Psyché des vêtements funéraires & la mener sur une haute montagne, où elle serait livrée à son « époux » ; un horrible monstre.

Très triste, le père revint vers sa fille, l’habilla de sombre & l’amena sur la montagne. (rite/passage ; mort & renaissance)

Une fois tout en haut, Psyché dit adieu à tout le monde & fut laissée seule, à attendre le monstre. Elle attendit longtemps, & finit par s’endormir.

Alors, Zéphyr la souleva de terre & l’emmena dans une jolie vallée, où il la déposa, toujours dormant, sur l’herbe.

Lorsque Psyché s’éveilla, elle vit devant elle un splendide palais bâti par les dieux.

Elle entra sans faire de bruit dans ce palais et, y ayant été menée à une chambre par des serviteurs invisibles, y passa la nuit. Mais durant cette nuit, un homme vint la visiter & en fit sa femme, disparaissant au point du jours & lui défendant de chercher à le voir… et il en fut ainsi durant plusieurs nuits, en sorte qu’elle tomba enceinte.

C’était Eros, le fils de Vénus, qui s’était piqué avec l’une de ses flèches & était tombé amoureux de Psyché.

Bien que n’ayant aucune idée de qui était cet homme, Psyché était totalement heureuse là, car tous ses désirs étaient satisfaits.

Mais elle entendit dire que ses 2 sœurs la cherchaient, et elle voulut aller les rassurer. Son époux inconnu l’avertit qu’elle ne devait pas le faire, car cela causerait la rupture entre eux 2.

Il lui rappela que ses sœurs lui demanderaient certainement ceci & qu’alors, elle trahirait sa confiance en essayant de percer son anonymat – ce qui signerait la fin de leur union.

Psyche, ne voulant pas le croire, invita ses sœurs dans son palais &, quand elles lui demandèrent qui était son époux, elle répondit que c’était un jeune roi qui passait ses journées à la chasse.

En voyant la splendeur du palais de Psyché, ses 2 sœurs devinrent jalouses & se mirent à saper son bonheur, lui rappelant la prédiction, & lui soufflant que, si son mari refusait qu’elle le voie, c’était car il était un monstre, & que bientôt, il la dévorerait, elle & leur enfant.

Incapable de soupçonner la méchanceté de ses sœurs, Psyché les crut & résolut de découvrir à qui elle était mariée. Une nuit, elle amena une lampe à huile près du lit & attendit qu’Eros s’endorme pour l’allumer.

Mais au lieu d’un monstre, la lumière révélà le plus bel homme du monde et, saisie, elle laissa tomber la lampe & se blessa avec une de ses flèches – tombant immédiatement follement amoureuse de lui.

Mais tout ceci fit qu’Eros s’éveilla. Outré de cette trahison, il l’amène près d’une rivière où il l’abandonne.

Et Vénus, ayant appris que son fils avait épousé Psyché, qu’elle détestait, se mit en colère, infligea une grave brûlure à son fils, l’enferma à clé dans une pièce & quitta son palais. Alors, la laideur & la haine se mirent à dominer le monde…

Pendant ce temps, Psyché errait, désespérée, recherchant son bien-aimé. Elle s’adresse à Cérès, puis à Junon, mais réalise finalement qu’elle doit servir Vénus. Elle va donc la trouver pour tenter d’apaiser sa colère.

La déesse la fait d’abord fouetter & torturer par ses 2 servantes ; Tristesse & Souci.

Vénus s’amusa ensuite à déchirer les vêtements de Psyché, à lui cogner la tête contre le sol & à se moquer d’elle d’être tombée enceinte dans un faux mariage.

Enfin, elle lui imposa 4 épreuves à réussir si elle voulait retrouver son amour ;

  1. Elle doit trier un énorme tas de graines en une nuit. Devant l’impossibilité de le faire, Psyché se met à pleurer. Heureusement, des fourmis, attirées par ses pleurs, la prennent en pitié & trient les graines pour elle. Voilà déjà une épreuve de réussie…
  2. Psyché doit ensuite ramener une touffe de poils des béliers (à la toison d’or) appartenant au Soleil. Là aussi, ça semble impossible car ces bêtes sont féroces & tuent tous ceux qui tentent de s’approcher d’eux. Psyché songe à se jeter dans la rivière pour s’y noyer, mais heureusement, un roseau divinement inspiré lui souffle qu’il suffit d’attendre que les béliers dorment, puis d’aller dans leurs champs, ramasser les poils qui sont restés accrochés aux buissons. Voilà la 2de épreuve passée…
  3. Psyché doit escalader une montagne & descendre dans les enfers pour ramener à Vénus une tasse d’eau du Styx (le fleuve des enfers) dans un récipient de cristal. Là encore, Jupiter la prend en pitié & envoie un aigle pour l’aider ; l’oiseau la porta en haut de la montagne, puis la fit descendre tout doucement jusqu’au Styx, où elle put remplir son gobelet. 3ème tâche accomplie…
  4. Elle devait enfin redescendre dans les enfers, trouver l’épouse d’Hadès ; Perséphone, et ramener, dans une boîte, le secret de l’éternelle jeunesse. Là, Psyché est totalement découragée ; elle gravit une haute tour pour s’en jeter & s’ôter la vie – mais la tour la prend en pitié & lui indique comment trouver l’entrée des enfers (à Taenarus) & revenir saine & sauve du pays d’Hadès.

Il lui conseille de se munir de 2 gâteaux au miel pour le chien Cerbère, & 2 pièces de monnaie pour le passeur, Charon. En suivant bien ces instructions, Psyché put accomplir sa mission.

On pourrait penser qu’elle a tout réussi, mais en fait, Psyché est curieuse ; alors, avant d’apporter à Vénus la boîte contenant le secret de la jeunesse, elle l’ouvre… & tombe dans un profond sommeil.

Alors, Eros, qui s’était remis de sa brûlure & avait réussi à s’échapper – par la fenêtre – de la chambre où il était prisonnier, vient à Psyché, ôte le sommeil de son visage, et le replace dans la boîte.
Psyché peut alors enfin aller offrir la boîte à Vénus.

Eros va alors chez Zeus, le suppliant d’approuver son union avec Psyché. Zeus accepte & exige de Vénus qu’elle accepte aussi. Psyché, vu les épreuves subies, devient à son tour une déesse.

Le conte finit ainsi ; ils restèrent tendrement & passionnément unis à jamais, et eurent un fils, nommé Volupté.

Bien entendu, ce n’est pas qu’un conte ; c’est bien plus profond ; c’est un mythe destiné à nous faire comprendre des secrets de la vie ;

– Eros, c’est l’amour. Psyché, c’est l’âme & son « voyage », qui change la souffrance en signification,

– Passer de l’état de jeune fille à celui d’épouse impose une « mort » suivie d’une renaissance,

– ça exige de « grandir » & de se fier à son propre instinct & esprit, en niant toute autre influence (même – ou surtout – celle de la famille),

– La fuite d’Eros, montre que l’amour ne peut demeurer là où il n’y a pas de confiance,

– Aussi, que les belles-mères peuvent se révéler d’infernales harpies (j’en sais quelque chose !),

– La 1ère tâche exigée par Vénus (trier des graines) enseigne la discrimination à Psyché,

– La 2ème tâche lui donne le courage,

– La 3ème tâche symbolise l’aptitude à gérer les émotions & la vie spirituelle,

– La 4ème tâche représente la sagesse acquise quand on ose descendre dans les profondeurs de soi-même.

– Finalement, Psyche réussit les 4 épreuves & fut réunie à son amour, annonçant une nouvelle approche de la vie & des relations adultes (sous-entendu : la méfiance, le besoin de tout vérifier & d’être toujours rassuré(e), c’est immature).

– On voit aussi que le secret de rester jeune est de bien dormir !

– L’engagement de Psyché envers l’amour sexuel lui vaut l’immortalité (car je rappelle que la Grèce a 3 genres d’amour : Philia ; l’amour amical, Agape ; l’amour « universel » & Eros ; l’amour sexuel).

– Enfin, la volupté (plaisir sexuel) naît de l’union de l’amour & de l’âme (ou quand on aime avec son âme).

Attention, perception, conscience

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La conscience est un sujet à la mode ; on sait qu’on l’a (sinon, on serait évanoui), mais comme c’est un concept abstrait, on ignore ce qu’elle est exactement. Pour certains, c’est un genre de flux continu, pour d’autres, un faisceau de lumière, qui se porte tantôt sur un objet, tantôt sur un autre.

Je dirais qu’en résumé, c’est la conscience que l’on a de soi-même & de notre environnement ; si elle est correcte, elle nous aide à réfléchir sur le passé, peser les conséquences de nos actes & planifier notre avenir. Si elle est floue ou faussée, on agira toujours « à côté » !

Notre vie quotidienne se déroule dans divers états de conscience (la veille, le sommeil, la relaxation, …).

Et il y a aussi 2 strates de conscience ; la consciente & l’inconsciente. Toute information est traitée à la fois dans chacune de ces 2 strates.

Le cerveau traite les infos ainsi : il les prend, les analyse & tire des conclusions ou agit. Ce « traitement des informations » englobe le corps, l’esprit & les émotions.

Notre programmation ( = notre espèce (être humain), notre culture, notre famille & notre sensibilité) modèlent les choses que l’on perçoit ou pas – on ne perçoit donc qu’une infime partie de l’information qui nous environne.

A chaque seconde, notre cerveau traite 11 millions de bit d’information, mais on n’en perçoit consciemment qu’environ 40. Par ex, si l’on aperçoit un chat, on l’identifie consciemment (« tiens, un chat ») & inconsciemment (taille : petit, couleur : noir, mouvement : il saute de la table, distance : 3 mètres, préjugé : ces bestioles risquent de nous crever les yeux, association : mon voisin déteste les chats). Tout ceci définit nos réactions quand on en aperçoit un. Pourtant, malgré ces déformations, on juge comme réel ce que l’on perçoit, on croit nos pensées, on se fie à nos sensations instinctives (souvent infondées chez les individus peu conscients).

C’est l’attention sélective ( = placement de la conscience sur 1 stimulus ou groupe de stimuli) qui nous permet de rester concentré, en filtrant tout ce « bruit parasite » qui nous submerge à chaque seconde. Notre cerveau reçoit une masse d’informations, mais nous choisissons de (& sommes programmés pour) nous focaliser seulement sur certaines d’entre elles.

Ainsi, lorsque nous posons notre attention sur un objet, tout ce qui l’entoure disparaît de notre conscience (c’est d’ailleurs pour ça qu’il ne faut pas téléphoner ou texter au volant !).

Nous sommes du reste bien moins conscients de notre environnement que nous le pensons, puisque nous ne remarquons généralement même pas les changements qui se produisent autour de nous ; voilà pourquoi les témoignages sont bien fragiles… Cette cécité émotionnelle est pratique pour se concentrer sur une tâche ou une conversation alors qu’on est environné d’autres stimuli & elle est si puissante que les prestidigitateurs en vivent !

L’attention est l’aptitude à se focaliser sur certaines informations. Elle a besoin de 2 éléments de. ressources cognitives & d’un choix (attention sélective).

Se focaliser sur plusieurs choses à la fois est difficile à faire (ou du moins, à faire durant longtemps) & réduit notre aptitude à s’en rappeler.

On n’a pas la maîtrise totale de ce sur quoi on pose notre attention, mais quand on le fait, c’est que l’on choisit de diriger notre attention sur cet objet particulier (ce dont on se rappellera), & d’ignorer les autres (dont on ne se souviendra pas).

On peut traiter l’information de 2 manières ; soit de haut en bas, soit l’inverse.

Le 1er mode consiste à d’abord penser, puis à ressentir les émotions – avec les réactions corporelles & les gestes y correspondant. Ceci est généralement peu efficace ; en effet, nos réactions sont biaisées par nos normes culturelles, nos expériences, nos attentes, notre humeur, …

Le 2d mode, lui, fait l’inverse ; il part d’abord des perceptions sensorielles & les réactions corporelles, passe par l’émotion correspondante et en tire enfin les conclusions logiques.

On s’entend souvent conseiller de réfléchir avant d’agir, mais il y a des cas (tir de défense, danse, patinage, tennis, …) où il faut (ré)agir avant de réfléchir, sinon, on échoue – dans le cas du tir défensif, on peut même être mort si on prend le temps de penser avant d’agir.

La perception (très partielle, comme on l’a vu plus haut) est le processus permettant de donner du sens au monde qui nous entoure & nous permet de le comprendre (plus ou moins). Sans elle, le visage de notre mère ne serait qu’un ensemble de formes, & on ne pourrait pas faire la différence entre de l’huile de vidange & un canard à l’orange.

Mais les perceptions sont trompeuses, puisque les sens ne font qu’amener des données brutes au cerveau, qui les décode & les interprète… avec plus ou moins de justesse…

Par ex, notre vision dépend non des yeux, mais du cerveau – évoquez, par ex, les images « illusion d’optique » ; le vase, qui devient 2 visages de profil qui se font face, ou la tête de canard qui se change en tête de lapin, ou le visage d’homme barbu qui se change en femme nue, …

Chacun d’entre nous a une « disposition perceptuelle » – les facteurs psychologiques déterminant comment on perçoit notre environnement.

Parfois, voir, c’est croire, mais plus souvent encore, croire, c’est voir !

En outre, c’est souvent le contexte qui donne un sens à ce que l’on perçoit ; par ex, pour l’image « lapin ou canard », si on ajoute des œufs décorés, les gens tendront plus à interpréter l’image comme un lapin de Pâques – ici, on voit que la culture joue aussi un rôle, d’ailleurs, ainsi que nos mobiles d’action & nos émotions.

Et c’est sans compter les « escamotages » & « raccourcis » filtrant le réel pour éviter que notre cerveau soit submergé par trop d’informations.

La perception, c’est donc notre façon de comprendre le monde & notre place dans celui-ci (physiquement & psychologiquement). Nos organes sensoriels extraient les données brutes du monde, découpées en bits d’information, lesquelles sont ensuite ré-assemblées dans notre cerveau pour former notre modèle personnel du monde. Oui, c’est notre cerveau qui bâtit nos perceptions.

Le vrai développement personnel

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Beaucoup de gourous auto-proclamés nous affirment (ou pis, on se le raconte à soi-même) qu’ils peuvent améliorer notre vie ou notre niveau de conscience, & avec eux (ou avec des livres de self-help), on croit qu’on fait avancer sa vie, alors qu’en fait, on fait du sur-place !

Pourquoi ? Parce que l’on reste à la surface des choses, on s’attaque aux symptômes et non à la cause profonde ; on ne modifie que les fanfreluches et on ne touche pas au problème de base qui cause les soucis dans notre vie.

La voie de s’attaquer au visible semble la plus logique, mais elle est pernicieuse ; elle nous fait gaspiller du temps & de l’énergie (et souvent aussi, pas mal d’argent).

Quand on décide de changer sa vie & que l’on commence à parcourir la voie du développement personnel, on n’a pas d’idée réelle de qui on est, de notre fonctionnement, ni de ce qu’il nous faut vraiment. On sait juste qu’on ressent un mal-être pénible & qu’on veut s’en débarrasser. Bien sûr, dans cette ignorance, on tombe dans tous les pièges.

Par ex, prenons le cas d’une femme qui souffre de solitude & s’imagine que si elle arrive à se trouver un gars, elle sera heureuse.

Les coaches typiques vont l’interroger (et j’ai déjà dit ici http://www.bonheuretamour.com/2016/03/25/le-bon-psy-ou-coach/  ce que je pensais de ce système débile) et s’attaqueront ensuite à l’aspect extérieur du problème : ils la pousseront à améliorer son apparence, à perdre du poids, devenir plus féminine, se maquiller, sortir plus, ils lui donneront des exercices pratiques visant à renforcer son estime de soi et à aller plus vers les autres, etc…  alors qu’en fait, le bonheur ne peut jamais se trouver à l’extérieur.

Le visible simple cachant de l’invisible compliqué, approfondissons les choses  (j’explique cette nécessité ici : http://www.bonheuretamour.com/2016/11/09/pour-changer-de-vie-creusez-profond/ ) ;

Si par la suite, la relation capote ou ne lui fournit pas la béquille (car tout ce qui est extérieur en est une) qu’elle recherchait, la dame en sera au même point, et même si ça marche ; c-à-d qu’elle trouve un homme, qu’il l’aime, qu’il l’épouse, et ensuite… elle a toujours ce vide en elle.

Et c’est d’ailleurs ce vide qui minera la relation, car elle demandera à l’homme de remplir ce puit sans fonds… et ses exigences déraisonnables causeront des scènes qui détruiront l’amour que cet homme lui portait …

Les gens affamés sont de mauvais acheteurs, et ce genre de femme a beaucoup de chances d’être si désespérée qu’elle accepte de sortir avec n’importe qui, ou n’importe quel traitement pour ne pas rester seule.

Pour ce genre de femmes, en effet, n’importe qui vaut mieux que personne – et donc, c’est « mieux vaut être mal accompagnée que seule » !

A cause de cette incomplétude, ces femmes tombent donc, c’est classique, sur des losers qui les battent ou sur un gars marié où elles ne passent qu’en second, … Elles cherchent en dehors d’elles ce qu’elles ne devraient rechercher qu’au-dedans !

Du reste, c’est souvent justement à cause de ce sentiment de manque qu’elles sont seules ; on connaît tous le cas de femmes qui entament le sujet du mariage & des enfants au 1er rendez-vous avec un candidat potentiel… ce qui les fait passer pour des foldingues. Ou d’autres qui, pensant qu’on peut s’attacher un homme par le sexe, couchent au 1er ou au 2d rencard – ce qui les fait se faire exploiter par les petits malins, & fuir par les gars sérieux, qui ne veulent pas d’une marie-couche-toi-là !

Mais même si ça tourne bien, s’il arrive ensuite quoi que ce soit ; que son gars est tout le temps en voyage, ou qu’il la quitte ? Tout son bonheur dépendait du gars, et alors… il s’écroule ! Et comme elles ne se suffisent pas à elles-mêmes et doivent chercher la complétude chez quelqu’un d’autre, au-dehors, elles découragent des gars qui les aimaient, en étant dépendantes & trop collantes …

Donc, ces « solutions » purement extérieures n’en sont pas du tout ! Dans le vrai développement personnel, il y a libération émotionnelle, faisant que le problème devient un non-problème ; on cesse de se tracasser à ce sujet ou d’en souffrir ou d’en avoir besoin.

Je ne dis pas qu’il faut se passer de tout ; ce n’est à la portée que de bien peu de gens de pouvoir vivre comme Diogène dans son tonneau sans rien désirer de plus, mais il faut s’attaquer aux vraies causes !

Ce qu’il faut, c’est se connaître, pour voir de quoi on a besoin exactement – & rien de plus (finis, les moyens névrotiques de soulagement de l’angoisse !).

C’est qu’il faut, c’est un changement de perspective ; effacer l’ancien pour le remplacer par un plus juste & plus efficace, où notre ex-problème ne nous blesse ou ne nous obsède plus, & où on ne comprend même pas comment on a pu s’angoisser pour cela.

Aussi, on n’est plus en mode défensif ; on n’éprouve plus le besoin de défendre quoi que ce soit, on ne doit plus se « pousser » à faire ce qu’il faut & qui est sain pour nous, pour arriver à faire notre job ou aimer les autres, … Les choses viennent toutes seules.

Nos réactions émotionnelles à des situations formant un défi (dans le domaine qu’on tente d’améliorer), révèlent nos progrès. Si on a pu les diminuer, si on a moins de besoins émotionnels en ce domaine, si on s’obsède moins dessus & si on réagit moins aux provocations, alors, oui.

Souvent, on prend la réussite ou l’obtention de ce que l’on voulait pour un signe qu’on a évolué positivement. Notre société se focalise d’ailleurs sur ces résultats tangibles, sur trouver une solution extérieure à un problème (v. l’exemple ci-dessus) – mais ceci n’est que du succès & le vrai problème, qui est en vous, reste inchangé – forcément : il n’a pas été traité !

Cette chose s’est inscrite dans chacune de nos cellules et il faut le « dégraver », sinon ça restera là, quels que soient les emplâtres qu’on met dessus ! Même si l’on obtient ce que l’on croit nécessaire à notre bonheur, ça ne nous rendra que peu heureux et ça se retournera contre nous un jour ou l’autre.

Ces accomplissements ont beau nous faire nous sentir mieux, ils ne forment qu’une distraction temporaire à notre problème. Les émotions nocives sont toujours là, sous la surface, & continuent de modeler nos comportements – elles sont aussi toujours prêtes à ressurgir & à nous pourrir la vie !

Le vrai développement personnel, ce n’est pas de mettre un petit pansement sur la peau alors qu’il y a une blessure grave & profonde, mais de soigner pour de bon cette blessure.

Bref, alors que le succès se passe au-dehors, la croissance, elle, se passe au-dedans & elle est bien plus dure à atteindre que le succès !

Voilà pourquoi – hédonisme aidant – les hommes tentent de modeler les choses extérieures & négligent l’intérieur, et pourquoi il est dur de faire comprendre ceci à ceux qui débutent dans le développement personnel.

Ignorant les lois de la psyché, ils sont persuadés que, s’ils atteignent les résultats extérieurs qu’ils désirent, le problème est réglé, et refusent de croire que ça ne peut pas fonctionner ainsi.

L’expérience étant à usage unique & non-communicable, ces personnes devront passer par une phase où ils poursuivront & atteindront des buts externes & constateront – puisque le savoir doit être vécu pour être intégré – que leur mal-être persiste… Alors ils commenceront à comprendre que le mal est en eux.

Plusieurs clients m’ont mal jugée à cause de ça ; ils pensaient que je leur demandais de ne rien faire et de juste chasser les sentiments négatifs, de se sentir bien & qu’ils attireraient alors ce qu’ils veulent comme par magie.

Non ; ce que je demande, c’est qu’ils fassent le travail intérieur, le seul valable, et je les guide sur cette voie qu’ils ignorent. Cela demande beaucoup de courage, de travail & de persévérance ! Un engagement total & à vie, à croître est ce qu’il faut poursuivre ! Voilà ce qu’il faut faire, au lieu de poursuivre les « fanfreluches » !

Beaucoup croient avoir avancé dans certains domaines de leur vie, alors qu’ils n’ont fait que ré-arranger leurs circonstances extérieures… Au fond d’eux-mêmes, rien n’a changé, il n’y a eu aucune croissance réelle.

Il n’y a pas développement personnel sans changement personnel, mais il est rare que les gens acceptent de se changer eux-mêmes !

Steve Pavlina l’avait compris ; le développement personnel n’est pas pour tout le monde ; c’est une chose effrayante (mettant notre identité en danger), qui requiert un travail intérieur dur, profond (donc une certaine profondeur & intelligence) & brisant notre loyauté envers nous-mêmes & peut-être nos parents ou notre culture.

Si l’on veut évoluer, il faudra pourtant renoncer à notre ancien moi, se quitter soi-même… sans savoir qui on retrouvera de l’autre côté 😉

Voilà ce qu’il faut accepter si on veut se développer – car croire qu’on y parviendra sans se changer soi-même est une illusion. Il est impossible de rester pareil & d’évoluer ; on ne peut à la fois garder son moi & trouver l’épanouissement profond !

Iil faut choisir, et choisir, c’est renoncer… à vous de voir à quoi vous voulez renoncer !

Vous ne pouvez rester loyal à votre moi actuel & supprimer vos problèmes, puisque ce que vous êtes pour le moment ne fait que renforcer tout ce que vous n’aimez pas de vous. Oui, toute la m… de votre vie provient de ce moi inadapté.

Lors de ce trajet sur la voie du développement personnel, vous serez tenté de prendre des raccourcis, des solutions de facilité, des choses à acheter, ou pour lesquelles vous serez louangé.

Le travail de croissance, lui, est invisible ; personne ne le remarque & ne vous en félicite – pis ; votre changement dérange, & on vous le reproche. Souvent, votre entourage vous sabotera de toutes les façons possible !

Vu tout ceci, est-ce que ça vaut la peine de se donner tout ce mal pour évoluer, sans même savoir ce qu’on en retirera ? Et ce, alors que ne pas changer procure des gratifications, et qu’on peut trouver des alternatives au changement ; des « ersatz » de bonheur … Le faux développement personnel semble, en comparaison, plus gratifiant… (et d’ailleurs, c’est pour ça que les vendeurs de succès extérieur pullulent & prospèrent).

Einstein l’a dit : on ne peut résoudre un problème au niveau de conscience où il a été créé. Donc, quelle est l’utilité du développement personnel ? RESOUDRE TOUS NOS PROBLEMES !

Là, ça devient intéressant non ? Surtout sachant que le reste, le faux, le clinquant, l’extérieur, ne résoud RIEN DU TOUT !

Ne préférez-vous pas la vraie sérénité durable de la vérité & de l’évolution de conscience aux plaisirs creux & éphémères de la fausse croissance ? Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages !

Croissance, conscience & contresens

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Notre psyché étant complexe, votre chemin vers l’épanouissement se heurtera à tout un tas d’affirmations contraires & « irréconciliables », de paradoxes.

Ceux qui résistent à la croissance résistent aux contradictions, et c’est dommage, car quand on approfondit les choses, quand on s’élève, on attrape une vue plus globale des choses et ce qui semblait en opposition, se révèle ne pas l’être.

Nous essayons de savoir comment nous fonctionnons, comment la vie fonctionne, d’en connaître toutes les facettes pour pouvoir en former une grande image cohérente. Et que chaque petite parcelle de vérité s’insère dans cette grande image & la clarifie un peu.

Lorsque quelqu’un possède une telle grande image, il possède la sagesse pour créer sa vie idéale & une vie pleine de sens.

Ceux qui ne possèdent pas cette grande image, n’ont pas de compréhension de comment ils fonctionnent ni comment le monde fonctionne, & passent leur vie à errer…

Voilà ce que nous ferons ensemble ; récolter de petites facettes de vérité & les assembler …

La croissance étant un processus « à vie », quand on commence à le suivre, on trouve souvent des pièces qui semblent ne pas s’intégrer au tableau… On ne comprendra comment elles s’y insèrent que bien plus tard, & de nouvelles pièces viendront toujours se rajouter.

Sur cette voie, il arrive souvent qu’on croie avoir compris un domaine, puis qu’on trouve une pièce qui remet tout en question, ou que l’on soit étonné de ce qu’on trouve, car cela s’oppose à nos croyances, mais il faut toujours que celles-ci cèdent devant la vérité car elles se sont implantées en nous irrationnellement, et, étant fausses, nous nuisent.

L’ennemi est ici l’ego, qui déteste l’incertitude.  Si on l’écoute, il nous persuadera qu’effectivement, cette pièce trouvée est à rejeter ou nous fermera les yeux & les oreilles devant des vérités qui le dérangent.

Il faut donc – depuis le début de notre quête – garder l’esprit ouvert, accepter de faire sans cesse évoluer l’image & de la modifier au fur & à mesure que notre conscience s’élève, sinon, on reste bloqué.

Pour avancer en développement personnel, il faut en accepter les paradoxes :

  1. D’un côté, on vous dit que vous êtes déjà parfait, complet tel quel, & de l’autre, que vous devez travailler dur pour vous épanouir.
  2. D’un côté, on vous dit que vous avez des problèmes & devez travailler à les résoudre – & on vous aide à les diagnostiquer, les comprendre & les traiter, & de l’autre, que vos problèmes sont illusoires, qu’en fait, ils ne sont pas le problème.
  3. D’un côté, on vous dit que les relations peuvent vous donner beaucoup de bonheur & d’épanouissement, & de l’autre, que les relations ne peuvent vous rendre vraiment heureux car le bonheur ne vient que de soi, de l’intérieur, et qu’il ne faut pas compter sur quelqu’un d’autre pour nous rendre heureux.
  4. D’un côté, on vous dit d’être sage, de faire des choix éclairés pour éviter les erreurs, & de l’autre, que les plus grands hommes connus ont réussi leur vie autour de leurs plus grandes erreurs et que plus on échoue, meilleur on devient à ce que l’on fait – certains gourous du développement nous conseillent même d’échouer plus, pour mieux réussir.
  5. D’un côté, on vous dit que vous devez réfléchir sur votre vie & vos plans, & de l’autre, que penser est l’ennemi & que vous devez cesser de penser.
  6. D’un côté, on vous dit que se rendre séduisant(e) est un dur travail, & de l’autre, que vous n’êtes jamais aussi séduisant que lorsque vous êtes cool & ne songez pas aux résultats, qu’il ne faut même pas songer à être attirant.
  7. D’un côté, on vous dit d’être « dans le moment présent » & de l’autre, qu’il faut songer au futur, avoir des perspectives à long termes, priorétiser, planifier, et savoir retarder la gratification, pour obtenir le bon de la vie.
  8. D’un côté, on vous dit que vous devez vous méfier de vous-même car votre esprit & votre ego sont trompeurs, & de l’autre, de vous fier totalement à vous-même pour réussir votre vie.
  9. D’un côté, on vous dit de toujours persévérer, ne jamais abandonner, & de l’autre, de priorétiser & de faire au plus vite des coupes claires dans le superflu pour ne pas gaspiller notre temps.
  10. On nous dit que pour être heureux, il ne faut pas vouloir l’être, ne pas penser au bonheur, vu que l’on ne peut être heureux que « dans le moment » et que si on y pense, on ne peut être heureux en même temps. Alors, faut-il penser au bonheur & y travailler – & n’être pas heureux – ou faut-il se ficher du bonheur… & être comme la masse des gens, qui ne sont pas heureux ? Comment, dans ces conditions, être heureux ?
  11. D’un côté, on vous dit qu’être altruiste est une vertu, & de l’autre, que pour le devenir, il faut beaucoup penser à soi, donc être égoïste. On vous dit que pour être authentique, il faut éliminer l’ego, mais il faut vouloir s’améliorer, et donc, employer notre ego pour vouloir éliminer l’ego.
  12. D’un côté, on nous dit qu’on existe & de l’autre, qu’il n’y a pas d’existence réelle.
  13. D’un côté, on vous demande d’accepter les paradoxes – donc d’avoir l’esprit ouvert, & de l’autre, de créer une image cohérente de la réalité.

Les sciences, les maths & la linguistique comprennent aussi des paradoxes, qui choquent certains. Quand on refuse un paradoxe, ce n’est pas lui qui pose problème, en soi (après tout, ce n’est qu’un jeu de mots ou jeu d’esprit), mais c’est qu’il heurte un espace d’insécurité en nous – & c’est là qu’on ressent le besoin d’avoir des certitudes (rassurantes).

Alors, il y a dissonance cognitive ; l’esprit, devant cette apparente contradiction, est tiraillé et devient agité.

Ces paradoxes ne sont jamais un problème de logique ou de réalité, mais un problème d’ego.

En général, il est bon de résoudre les contradictions, de tenter de leur donner du sens, mais les paradoxes ne doivent pas vraiment être résolus.

Il s’agit de reconnaître les limites de notre esprit & que ce processus d’appréhension du réel durera toute notre vie, ce processus de connaissance est infini, l’image n’est jamais terminée & ne le sera pas, même à notre mort …

Si vous prenez le temps de regarder maintenant autour de vous, vous verrez qu’il n’y a pas de bizarreries ou contradictions dans la réalité.

Mais alors, d’où viennent les paradoxes ? Eh bien, d’un désir de votre esprit de conceptualiser le réel pour lui-même.

La vie est si riche & complexe qu’on ne peut la simuler dans un ordinateur ou un système quelconque (comme notre cerveau), puisqu’il en fait partie !

Par conséquent, quand l’humain tente de créer une simulation du réel en lui, il y aura toujours un manque…

Dans notre arrogance, on s’imagine que l’on a maîtrisé tout le réel alors qu’en fait, notre savoir sur le réel est mince, car basé sur des concepts qu’on a créés – des modèles finalement très simplistes !

On a voulu ramener toute cette richesse de la vie dans un petit schéma – qui sont nos formules mathématiques ou nos représentations « logiques ».

Pour certaines choses, il est certes utile de conceptualiser le réel, mais il faut rester conscient que nos concepts ne peuvent capturer qu’une petite part du réel. Si l’on reconnaît ceci, on comprend qu’il ne faut pas prendre nos opinions trop au sérieux, que ce puzzle qu’on assemble n’est pas la vérité du réel, mais juste une pauvre approximation & que ce qui nous semble des invraisemblances sont des problèmes non de la nature, mais de notre ego ou esprit.

On peut alors accepter les paradoxes, en sachant qu’on comprendra plus tard, que notre intuition nous fera appréhender des contradictions apparentes & que même si l’on ne parvient pas à les concilier, ce n’est pas grave ; ça n’affecte nullement la réalité. On peut même jouer des paradoxes, aller explorer chaque option & voir les résultats qu’on obtient, …

Il faut être assez fort que pour pouvoir tolérer ces paradoxes durant des années, sans sentir le besoin de « vérité bien stable & logique ».

Les gens lambda s’accrochent à leurs croyances & enveloppent leur ego dans leur vision du monde & cela ne fait que générer des problèmes. La sagesse est de cesser de se sentir menacé par les paradoxes, de tolérer ces contradictions, de rester ouvert à de nouvelles idées, d’être toujours prêt à explorer des paysages mentaux inconnus, …

En conclusion, si vous voulez faire évoluer votre vie, vous DEVEZ accepter les paradoxes, car vous en rencontrerez partout sur cette voie !

Epicurisme …

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epicure Ou : la recette du bonheur selon Epicure

Sa théorie est que tout provient des sensations ; tout plaisir est bon, toute douleur, mal, et rien n’a de valeur que ce qui nous apporte du plaisir. Donc, pour être heureux, il faut maximiser la somme de plaisir dans notre vie, et diminuer celle des douleurs.

Mais, comme on vit dans la réalité, la vie ne peut être 100 % plaisir et 0% douleur. Donc, une activité comme se droguer, par ex, ne convient pas ; car, même si ça nous procure du plaisir tout de suite, ça nous causera de la douleur plus tard – plus de douleurs diverses, en fait, que ce que ça nous donne de bonheur. C’est donc une opération déficitaire – qui coûte plus qu’elle ne rapporte. Ce n’est donc pas intelligent, et ça illustre le dicton « Le plaisir est le bonheur du fou, le bonheur est le plaisir du sage » !

Epicure nous prévient qu’il ne faut pas tout se permettre, sous peine de conséquences négatives.

A contrario, une chose pénible à la base (travailler dur durant ses études), peut nous procurer bien plus (et plus longtemps) de plaisir & de bonheur par la suite.

Pour lui, il y a 2 types de plaisirs : les statiques et les mobiles. Ces derniers s’éprouvent lorsqu’on est en train de satisfaire un désir – ex, quand on a faim, manger – puis deviennent des plaisirs statiques, qui eux, s’éprouvent donc quand le désir est satisfait et qu’on n’est plus en état de besoin – ils sont en fait, les plus satisfaisants.

Avoir des besoins insatisfaits est douloureux, et, pour Epicure, le grand destructeur de bonheur, c’est la peur de l’avenir, vu que la peur est une douleur.

On a donc plus de chance d’être heureux si on considère le futur avec un sentiment de confiance.
Comme le plaisir implique la satisfaction de nos désirs, et la douleur, des désirs insatisfaits, Epicure s’est dit que l’on doit soit viser soit à combler, soit à éliminer nos désirs.

Si l’on élimine le plus de désirs qu’on peut, il n’en reste que quelques-uns, faciles à satisfaire, et on atteint la sérénité.

Pour savoir quels désirs éliminer, Epicure les divise en 3 catégories : – les naturels et nécessaires, – les naturels et dispensables, – les non-naturels et non-nécessaires.
Les naturels et nécessaires sont les besoins de base (nourriture, sommeil, abri, sécurité, …), et il n’y a que ceux-ci à garder et à tenter de satisfaire (vu qu’ils sont indispensables) ; les autres peuvent être éliminés.

Les naturels et dispensables sont : des biens de luxe comme le restaurant, … Manger est nécessaire, mais ça ne doit pas être du caviar et du champagne ; un œuf –coque sur du pain beurré suffit.

Epicure n’était nullement contre le luxe, mais à condition qu’il soit à disposition de la personne – devoir le gagner, par contre, est pour lui un effort inutile – quand on n’est pas né dedans, il vaut mieux faire une croix dessus, car le plaisir qu’il nous apporterait alors, ne vaudrait pas la douleur qu’on a eu à le gagner.

A cause de ça, devenir dépendant de ce genre de besoin est une voie vers la misère.

Les besoins non naturels et non nécessaires sont le pouvoir, la richesse et la gloire. Ces besoins-ci sont assez aisés à éliminer et très difficiles à obtenir – du reste, même obtenus, on n’a jamais le sentiment d’en avoir assez.

Epicure dit que ce besoin est appris, il nous est soufflé par la société et les fausses croyances – que plus on possède, plus ça nous angoisse & nous crée des problèmes – voilà pourquoi il faut aspirer à la sérénité en éliminant les désirs, c-à-d en simplifiant sa vie au maximum.

Epicure dit que les grands plaisirs de la vie, se trouvent dans l’amitié ; pour lui, avoir de bons amis est facile et procure un plaisir durable. Il en déduit que notre but 1er doit être de socialiser et de nous faire des amis.

Et ceci est corroboré par les études scientifiques récentes, qui ont comme conclusion que le bonheur des humains réside dans le fait de sentir qu’on appartient à une communauté…
Enfin, en ce qui concerne la peur de mourir, je prendrai la philosophie chinoise à témoin ; elle dit qu’il y a 2 choses dont il ne faut pas s’inquiéter : de ce qui est passé, et ce qui n’est pas encore arrivé !

Mieux vaut rester dans le Moment Présent… mais, pour en vanter tous les bienfaits, Eckart Tölle est tellement plus doué que moi 😉 !

Pour une psychologie spirituelle

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psych-spirituelle

Tout ce dont on a besoin, à la fois pour naître, vivre et guérir, c’est d’amour (sous forme de soutien et de vérité)…Or, l’Amour étant spirituel par nature, pour guérir, il faut nécessairement coupler la spiritualité à l’aide – bref, pour qu’une psychologie soit efficace, il faut nécessairement qu’elle soit spirituelle !
Cette psychologie vise à comprendre le fonctionnement de l’esprit et la nature de notre réalité en partant du principe que la pensée est créatrice.
« La plus grande découverte de notre génération a été de s’apercevoir qu’un homme peut changer sa vie en modifiant sa façon de penser » (William James)
Mais, comme la plupart de nos pensées sont inconscientes, c’est là qu’il faut aller chercher pour découvrir le côté obscur de notre pensée…
Elle confirme aussi à quel point il est essentiel d’assumer la responsabilité de notre situation – puisque c’est nous-même qui avons créé celle-ci, attiré dans notre vie les personnes et circonstances qui ont finalement abouti à ce que l’on vit actuellement.
Ce n’est qu’en reconnaissant ceci et en l’acceptant, qu’on peut avoir une base d’où s’élancer vers de nouveaux horizons … plus verdoyants !
La psychologie spirituelle considère que la vie est en perpétuelle expansion, donc, qu’on la vit en affrontant sans cesse de nouveaux défis qui remettent en question nos croyances actuelles.
Si par exemple, quelqu’un se sent rejeté par tout le monde, il voit partout des signes de rejet, et comme ça le blesse et l’indigne, il adopte une posture et des paroles agressives, qui feront que, effectivement, les autres seront poussés à le rejeter…
Lorsque l’on a l’attitude & l’expression correspondant à une croyance, les autres y réagissent… et ce que l’on craint devient réalité !
Il faut remettre nos croyances en questions (je l’ai dit ailleurs ; elles ne viennent pas de nous) et percer la baudruche de ces mensonges que l’on se fait à soi-même.
Eh oui, ces fausses croyances ne viennent pas de nous, mais des conclusions que l’on a tirées suites à des agressions subies enfant – dont les principales sont : un traumatisme à la naissance, le rejet par nos parents ou nos « camarades » d’école, un trauma religieux, …
A chaque fois que l’on fait ceci, on détruit une couche de mensonge, et on se rapproche de la vérité…qui, comme chacun sait, est nue …
La clé de tout, c’est d’augmenter notre amour de nous-mêmes !
Si vous vous aimez assez, vous ne pourrez plus vous faire du mal (abus d’alcool ou de nourriture, mauvaise hygiène ou fréquentations, …).
Mais comment s’aimer ? Vous commencerez à vous aimer (donc, à cesser de vous faire du tort) en étant reconnaissant(e) et en remerciant (pour ne fût-ce que ce à quoi vous avez échappé) et en étant un meilleur être humain.
S’aimer est à la fois le meilleur outil de transformation & l’assurance d’une vie saine !
=> Méthode du « rendez-vous avec le miroir » :
Si vous vous demandez ce que vous aimez, vous répondez quoi ? Mon chien, ma mère, mon petit ami (petite amie), mes copains (copines), la pizza, le beau temps, les vacances, la montagne, etc… Il y a un tas de réponses…mais dont vous vous excluez.
Pourtant, s’aimer est la chose la plus importante si on veut avoir une vie heureuse ; on vise à avoir une belle vie, et surtout, on juge qu’on le vaut bien, on exige un bon job et de bonnes relations ; on ne se fait pas du mal à rester dans des relations destructrices ou un job pourri, ou en avalant des crasses (comme la junk food, l’alcool, le tabac, etc..).
Oui ; si on n’a pas une vie de rêve, c’est qu’on ne s’aime pas assez – quoi qu’on puisse prétendre, et même si l’on semble l’inverse, c-à-d très orgueilleux ou égocentrique (car ce n’est évidemment pas ainsi qu’on se procure une bonne vie !).
La comédienne Lucille Ball le disait : « Aimez-vous d’abord, et puis tout se mettra en place tout seul ».
Autre chose : si on ne s’aime pas, on n’est pas non plus capable d’aimer (le vrai sens d’aimer !) quelqu’un d’autre ; à chaque fois qu’on a dit « je t’aime » à quelqu’un, en fait, c’était un genre de mensonge…
Alors, comment faire pour s’aimer plus ? Comment sortir du mensonge pour trouver la vérité ? Se rencontrer dans le miroir – et même, en faire un rendez-vous régulier avec soi-même.
Pour ce faire, il faut se ménager chaque jour une plage de calme et se placer devant un miroir, puis se regarder intensément, jusqu’à ce que tout le reste disparaisse et qu’il ne reste que vos yeux. Examinez chaque centimètre carré de votre visage, et remarquez l’effet que chacun a sur vous, comment ça vous fait vous sentir.
Attention : il faut aller en profondeur, et regarder même les choses que vous n’aimez pas voir.
Sachez qu’il y a un risque que vous résistiez – c-à-d qu’on va avoir des doutes ou des pensées du genre « c’est ridicule » ou « ça ne marchera pas », mais il faut s’y attendre et faire taire ces pensées ; ne pas les laisser saboter notre transformation vers une vie meilleure !
Quand vous avez observé attentivement chaque pouce de votre visage, re-regardez-vous dans les yeux et, rassemblant toute votre sincérité, dites-vous d’un ton profond & convaincu : « je t’aime ».
Sans savoir pourquoi, vous vous sentez stupide et mal à l’aise… C’est qu’en fait, vous n’en savez rien consciemment, mais votre esprit réagit ; il sait que c’est faux et ne se laisse pas berner.
Malgré cela, le même soir ou le lendemain, forcez-vous à vous re-rencontrer dans le miroir. Ce ne sera pas facile, car vous vous rappelez que la 1ère fois ne fut pas agréable, et de plus, sachant que vous allez vous regarder VRAIMENT, sans doute pour la 1ère fois de votre vie, une timidité vous envahit.
Refaites la même chose – c-à-d ; vous concentrer sur vos yeux, puis étudier à fond chaque trait de votre visage, puis revenir à vos yeux, et vous dire « je t’aime ». Là, vous commencez à comprendre consciemment que c’est faux.
Alors, mentez-vous, encore & encore, & encore.. Dites-vous obstinément que vous vous aimez, changez les choses !
Un jour, votre « je t’aime » sera devenu la vérité ! Et là, vous n’avez plus besoin de rien d’autre pour survivre !
La vie est comme un arbre, et si l’on ne nourrit pas la graine (ou les racines), il ne donnera rien que des feuilles, belles mais sèches… bref, pas de quoi vraiment nous nourrir.
Il faut partir de la graine (ou de la racine), et de là, faire pousser l’arbre ; alors, il donnera des fruits pour nous nourrir. Cette graine, c’est l’amour que l’on se porte. ..
Une fois là, vous pourrez reconnaître où vous vous trouvez actuellement (situation, état) et l’accepter – vu qu’il n’y a QUE DE CE POINT-LA qu’il est possible de partir pour changer. A ce moment, vous vous sentirez plus heureux, vous vous estimerez en vous acceptant tel que vous êtes, et vous saurez que vous méritez mieux.
Si vous trébuchez en chemin, que vous faites une faute ou revenez à vos anciennes habitudes néfastes, pardonnez-vous ; ce ne peut être de votre faute ; c’est juste parce que vous avez des besoins d’amour qui ne sont pas satisfaits, que la société vous cause des stress,…
S’aimer, c’est aussi abandonner tout ce – ou ceux – qui vous nuisent, ainsi que les pensées ou croyances qui vous affaiblissent.
Qu’est-ce qu’il faut avant qu’un changement réel se manifeste dans votre vie ?
Le changement ne viendra pas à vous tout seul ; une transformation commence par un processus d’intégration, d’acceptation de ce qui est survenu dans votre vie
Avant de devenir manifeste, une transformation commence en général par une prise de conscience d’anciennes blessures et schémas de comportement inefficaces – aussi, des toxines et mauvaises habitudes … Bref, tout ce qui nous englue dans une vie insatisfaisante.
Il s’agit de changer, de modifier nos habitudes mentales et alimentaires (ça forme un tout, puisque le corps influence notre façon de penser et vice versa-).
Il faut comprendre que changer, c’est croître, et croître, c’est la vie !
Chaque situation est différente, mais tout le monde souffre, et tout le monde voudrait bien se débarrasser de ses douleurs émotionnelles ou physiques.
En décrassant notre corps, on décrasse l’esprit, et vice versa. On intègre un nouveau moi à l’ancien, un moi qui a intégré les traumas, est devenu plus sage et compréhensif.
La « Raison » est folie pour moi ; nos sens sont si limités, notre entendement si petit, qu’on ne peut nécessairement comprendre qu’une très petite partie du réel… Or, qui dit « pas la totalité » dit « mensonge » … Pourquoi faire du mensonge notre maître ? Cela ne peut mener qu’à un enlisement.
Concrètement, comment peut-on faire ceci ? d’abord, il n’y a pas qu’un seul effet et une seule cause – puisque tout est interconnecté.
Par conséquent, on n’a pas ce schéma : effet -> cause, mais bien ce schéma : effet -> cause N° 5 (chaque cause est effet et vice versa) -> cause N°4-> N°3 -> N°2 -> cause 1ère (ceci est relatif, bien sûr – sinon, on peut remonter au Déluge !).
Et plus notre niveau de conscience est élevé, plus on est capable de remonter à l’origine.
Concrètement, on procède comme suit : on part de la situation présente et on se demande pourquoi c’est comme ça ; on obtient alors une réponse (mais non pas immédiatement ; il faut souvent « creuser » pour trouver la bonne réponse), qui est la cause de la situation, mais aussi un effet, découlant d’une autre cause : donc, on se demande pourquoi c’est ainsi, et puis, pourquoi cette réponse, etc …
On remonte ainsi de plus en plus loin, c-à-d que l’on creuse de plus en plus profond – jusqu’à la racine de la situation, que l’on va alors s’efforcer d’arracher !
Pour rechercher une cause 1ère , il faut tenir compte des règles suivantes :
– la cause 1ère est toujours interne à l’individu ; TOUJOURS, ce ne sont pas tant les événements extérieurs (épreuves, ..) qui créent les effets problématiques, mais les croyances du sujet, ses choix, perspectives, mentalité et comportements.
– trouvez le dénominateur commun des problèmes que vous rencontrez ; même si ce n’est pas la cause 1ère, cela a toujours un rapport avec elle,
– comparez avec ce que font les autres : vu nos conditionnements, on considère que notre façon d’agir ou de considérer les choses est la seule valable – regarder en-dehors de notre cadre familier nous ôte cette opinion, ce qui nous rend plus aptes à distinguer nos erreurs,
– suivez votre instinct : notre intuition ou l’idée qui jaillit en nous en 1er est souvent la bonne – bien sûr, plus on est conscient, plus nos intuitions sont correctes. Si vous ne pouvez pas vous fier à votre intuition, cela signifie que le lien avec elle est faible.
– élevez votre conscience : cela vous permettra de comprendre des choses que vous étiez incapable de voir avant ; vous pourrez alors, en creusant un peu, distinguer la cause de vos soucis. Vous songez à l’un de vos problèmes ou à un obstacle vous empêchant d’atteindre votre but ; avez-vous de mauvaises habitudes ou schémas de comportement ? Ce genre de problème est-il récurrent ? A quoi est-ce dû ? Une fois la cause trouvée, on peut modifier les effets – sinon, les effets reviennent encore et encore, ou on ne fait que remplacer un effet par un autre !

Liberté & égalité en Occident

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dictateur J’ai visionné dernièrement une video « what north koreans believe ».

Dans cette dictature, les medias font croire aux habitants – & ceci est typique des dictatures – que les Américains crèvent de faim, qu’ils se nourrissent de neige, qu’ils vivent dans des tentes (offertes par la Corée du Nord !) et que c’est pour ne pas les accabler que l’Internet est interdit en Corée du Nord (!).

Ils diffusent aussi l’idée que les Coréens du Sud haïssent ceux du Nord et les attendent à la frontière avec des fusils, prêts à tuer tous ceux qui voudraient y aller (bien sûr, en réalité, les Coréens du Sud sont prêts à accueillir leurs frères du Nord et ce sont les soldats Nord-Coréens qui tirent sur ceux qui veulent fuir la tyrannie & la misère du Nord !).

Je me suis aussi rappelée Pearl Buck (une écrivaine Américaine née & ayant vécu en Chine) qui a écrit que, quand la révolution a éclaté, le gouvernement avait persuadé les Chinois de la même chose ; que les Américains vivaient dans une misère noire – sans aucun doute parce que eux vivaient une terrible famine, et que, comme on n’est jamais heureux ou malheureux que par comparaison, ça aiderait les Chinois à relativiser…

Et bien sûr, ces Américains sont méchants ; ils ont trahi la Chine & lui veulent du mal … classique !

Bref, c’est une tactique commune, que tous les gouvernements dictatoriaux utilisent.

Mais assez parlé des autres ; regardons plutôt « la poutre qui est dans notre oeil » !

J’en avais déjà parlé ici ; http://www.bonheuretamour.com/2013/07/03/des-faits-inquietants/

J’y citais Marylin Manson ; « Quand vous regardez la télévision, vous regardez les nouvelles, et on vous fait le plein de peur. Il y a les inondations. Il y a le sida. Il y a les meurtres. Coupés par des publicités. Achetez l’Acura. Achetez Colgate. Si vous avez mauvaise haleine, on ne vous parlera pas. Si vous avez des boutons sur la figure, cette fille ne vous baisera pas. C’est juste une campagne de peur et de consommation. Voilà sur quoi je crois que ça se base. En gros, l’idée est de faire peur aux gens pour qu’ils consomment ».

Et j’y parlais d’un certain club qui décide dans l’ombre & dont, curieusement, & bien que l’élite mondiale s’y rencontre, n’est mentionnée dans aucun média…

Ailleurs – voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/25/pn-pouvoir/ – j’évoquais le fait qu’on est dirigés par des pervers narcissiques ;

=> extrait : Je trouve, par ex, sur http://libertesconquises.blogspot.be/, un article disant : « Il nous a fallu attendre la fin du siècle dernier pour comprendre, grâce à des Chercheurs en Psychologie Humaine, que la plupart de nos « élites » dirigeantes SONT POSSIBLEMENT, soit, très CERTAINEMENT psychopathes »

Sylvia Bréger a bien résumé la situation dans http://www.cadre-dirigeant-magazine.com/ ; « Dans la finance, dans le business, ou en politique, les psychopathes atteignent les postes à responsabilité grâce à  leur observation, leur intelligence, leur capacité de simulation et  leur charisme », et :  » Il y a quelques années …, ce type de personnalité avait du mal à s’intégrer professionnellement, sa  froideur et son égocentrisme ne correspondaient pas aux valeurs de l’époque. Aujourd’hui, estime de soi et manipulation sont souvent des atouts au sein d’une grande structure ».

Et le psychologue Paul Babiak, qui a sondé la question en profondeur, en dit (dans son livre « Snakes in Suits ») que les sociétés cherchant un cadre, cherchent quelqu’un ayant le profil suivant ; charmeur, futé, charismatique, sachant répondre à tout – des caractéristiques que les PN ont au plus haut point….

Il conclut : «Plus le psychopathe est atteint, meilleure est son apparence, son charisme et ses talents d’orateur » (!).
Par conséquent, plus l’un de ces démons est dangereux & taré, plus il voudra vous faire de mal, mais surtout, plus il POURRA vous en faire, avec l’absolution de la société !

Etant donné que les Etats ont une majorité de PN à leur tête, pensez-vous que ces gens-là sont pour la démocratie ? Bien sûr que non ! Si l’on cesse d’avaler la propagande « vous êtes libres » des mass medias & qu’on s’informe un peu, on ne peut qu’en déduire qu’il n’y a pas qu’en Corée qu’il y a de la tyrannie …

On est censés être libres & avoir des droits, alors qu’en réalité, on n’a que de beaux morceaux de papier … (« Ah, le beau billet qu’a La Châtre » !).

En fait de droits, il suffit de vouloir les exercer pour voir qu’on n’en a quasiment aucun – sauf celui de se taire – et que ce qu’on a, par contre, ce sont des gouvernements qui nous volent comme dans un bois (je peux en témoigner) et contre lesquels on n’a aucun recours.

Et que tous ceux qui « sont du côté du manche » (flics, juges, avocats, agents de l’Etat, …) se gobergent en pressant le peuple comme des citrons, et peuvent absolument tout se permettre – voir les tabassages & meurtres incessants commis par les flics dans tout l’Occident ; aux USA, en Europe (« bavures »), … sans aucune conséquence pour leur auteur – même, quand ils ont vraiment trop déconné, ils sont « punis » en étant PROMUS (!) – je le sais ; ma soeur travaille à l’Etat !

Exemplatif est par ex, l’acquittement, ce jour, de Bernard Westphael – ce député (6900€ net/mois, avec un QI de 83) dont la culpabilité est criante !

Et que dire de la condition de la femme ? (d’ailleurs, voir la ligne ci-dessus : quand on est député, on peut tuer sa femme sans craindre une quelconque punition).

Tous les médias occidentaux serinent aux femmes qu’elles ont des droits, et même l’égalité, et qu’ailleurs (en Afrique), les femmes sont dans une condition horrible, et les bonnes bêtes d’ici avalent ça, exactement comme les Nord-Coréens bêtes avalent aussi la propagande mensongère…

Les medias leur bourrent le crâne toute l’année, avec une apothéose chaque 8 mars, où l’on invite une femme « de là-bas » (genre Taslima Nasreen) pour qu’elle enfonce bien le clou en racontant « son martyre » – pour faire frémir dans les chaumières, et que nos bonnes idiotes occidentales se disent que « c’est beaucoup mieux ici » (!) & que finalement, elles ne sont pas si malheureuses que ça …

Cette image humoristique (mais très profonde), baptisée Orient & Occident, donne une plus juste image des choses :

orient-occident

La blonde pense : « Tout est couvert, sauf ses yeux. Quelle culture cruelle & dominée par les mâles ! » et l’autre femme pense ; « Rien n’est couvert, sauf ses yeux. Quelle culture cruelle & dominée par les mâles ! »

Le même pouvoir dictatorial est à l’oeuvre partout, sauf que là-bas, il s’exprime franchement et ici, de façon subtile & détournée (hypocrite).

Bref, ici, c’est pire, car en plus du reste, on baigne dans une atmosphère perverse, on est laissés dans l’ignorance de notre situation réelle (ce qui du reste n’en est que plus efficace) – car pourquoi se révolterait-on contre les injustices & les égalités quand « elles n’existent pas » ? ! On nous cache nos liens, car « Ce sont les chiens qu’on ne tient pas en laisse qui sont les plus fidèles  » !

On ajoute l’insulte à l’injure ici ! Tant qu’à se conduire comme un porc, j’aime autant qu’on l’avoue franchement ; c’est plus propre !

Et chaque fois, un « autre » – « ennemi », « Bouc Emissaire » – est nécessaire ; en effet, le moyen pour les tyrans de se hisser au pouvoir & de s’y maintenir, est de créer puis nourrir continuellement un antagonisme avec un autre peuple ou nation, un « nous » et de « eux », générateur de crainte & de mépris – donc, de haine, créé de toutes pièces.

En 1994, dans son livre « la dictature libérale », Jean-Christophe Rufin montrait comme les USA avaient continuellement soutenu leur soi-disant « pire ennemi » ; la Russie & le régime communiste, et il prophétisait que si le bloc de l’est disparaissait, l’Occident n’aurait rien de plus pressé que de se créer un autre ennemi (bien sûr ; c’est là-dessus que repose leur pouvoir !) et que ce serait sans doute ensuite une lutte Nord-Sud … L’avenir lui a donné raison !

Victime de PN ; à qui le dire ?

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secret3

On le sait, un PN vous travaille activement à détruire votre réputation partout où il passe, pour 3 raisons ;

1) pour se débarrasser de son côté sombre & de sa folie et la projeter sur son bouc émissaire,

2) pour maintenir sa proie seul(e) & pauvre, en sorte qu’elle ne puisse lui échapper,

3) pour berner les autres, & se sentir ainsi le plus fort & le plus malin.

La victime se demande souvent comment les gens peuvent croire ces mensonges, et pourquoi ils ne réalisent pas que c’est anormal qu’une mère salisse ses enfants ou un conjoint(e), son partenaire.

L’astuce – car ces êtres démoniaques sont rusés – est de le faire par petites touches ! Tel le Petit Poucet qui semait des petits cailloux, les PN « révèlent » sur vous des anecdotes – totalement inventées ou vraies, mais en inversant les rôles ! – en sorte de montrer à quel point leur victime est mauvaise & tarée (phénomène de projection).

En même temps, ils se font passer pour un petit saint ; c-à-d une pauvre victime d’une patience d’ange, qui aime son bourreau, s’inquiète de sa santé mentale et essaie de l’aider… (!)  – j’en parle ici : http://www.bonheuretamour.com/2016/06/23/comment-les-pn-vous-diffament/

Et ces diffamations s’étalent dans le temps ; à chaque rencontre, le PN en rajoute une couche…

Peu à peu, tout le monde (leur famille, notre famille, leurs collègues, nos collègues, leurs amis, nos amis, … ) vous tourne le dos et vous vous retrouvez dans la position qu’il a voulue ; sans amis, soutien ou boulot – c-à-d totalement à sa merci !

Lorsque les gens entendent ces mensonges, ils les croient. Même si la victime les a prévenus, elle constatera, à sa grande désolation, que les gens se mettent à l’éviter, même ceux qui la croyaient.

En fait, les gens ont la tendance de fuir instinctivement devant un danger, devant ce qui leur semble malsain – il est prouvé, par ex, que c’est pour ça que les humains détournent les yeux des handicapés.

Donc, votre histoire met les gens sains mal à l’aise ; il ne veulent pas avoir affaire avec des choses monstrueuses ; ils préfèrent vivre dans les régions positives, où il y a chaleur & lumière, et les bas-fonds sombres de la folie & de la violence les dégoûtent.

Quand vous leur racontez ce que vous vivez, comme c’est malsain & terrifiant, ça les choque et ils en déduisent que c’est vous qui êtes cinglé(e) … et sans doute, mauvais, pour oser attaquer quelqu’un d’aussi gentil (!) que le PN !

En fait, la victime, qui était un joyeux faon, s’est fait entraîner dans la tanière d’un loup enragé – elle appelle ses « frères humains » à l’aide, mais hélas, ils n’ont d’humain que le nom, en sorte qu’ils préfèrent se boucher les yeux & les oreilles & continuer à joyeusement gambader dans la prairie en vous laissant vous faire torturer & tuer à petit feu… Comme ils sont lâches, ils refusent de croire que le Mal existe ; ça dérangerait leur petit confort mental !

Pour les autres, ceux qui ne font pas que vous rayer de leur vie mais se joignent au PN pour vous attaquer & l’aider à vous démolir – les flying monkeys – j’en ai parlé ici https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/09/25/le-pn-ses-flying-monkeys/.

D’un autre côté, ces gens qui évitent les victimes nous montrent ce que c’est que d’avoir des limites personnelles saines ; quand on est confronté à quelque chose de toxique, on s’extrait de la situation pour se protéger du danger. Dommage pour vous et mission accomplie pour le PN, en tout cas ! Il veut vous garder dans un état constant de dysfonctionnement & donc, sans amis..

Alors, connaissant la nature humaine, si vous voulez garder un job & des relations, il est préférable de taire ce que vous vivez ou avez vécu avec le(s) PN, car rares sont ceux qui pourraient le comprendre & l’accepter.

Si vous avez joint un groupe de gens (pour un hobby, …) et que vous vous entendez bien avec eux depuis des années, devez-vous leur révéler votre vécu ? Sûrement pas !!! Car, qu’ils vous croient ou non, ça changera radicalement l’opinion qu’ils ont de vous, & comment ils vous traitent.

Bien entendu, taisez aussi à votre PN que vous faites partie de ce groupe, car sinon, il les contactera & vous salira – à partir de là, que vos amis le croient ou pas, la situation a été empoisonnée, & vous serez désormais accueilli froidement. Même si vos amis sont très gentils, s’ils ont vécu sans jamais avoir affaire à un PN, ils ne pourront pas comprendre ce qui se passe et se mettront à vous éviter.

Mais à qui peut-on en parler alors ? Peut-être à un(e) petit(e) ami(e) qu’on fréquente depuis longtemps et qui a vécu une expérience similaire – sinon, non.

C’est triste, car la victime a tant besoin d’être comprise & soutenue ! La seule chose qu’on peut faire si un PN a gâché, directement ou indirectement, une amitié, est d’en faire son deuil et de se jurer de faire mieux la prochaine fois… N’essayez pas de réparer des relations détruites par votre PN ; c’est irréparable… Comme disait Churchill : « on peut toujours rallumer un cigare qui s’est éteint, mais il n’aura plus jamais le même goût ».

Débrouillez-vous pour que le PN ignore toujours où vous travaillez ou de quel groupe vous faites partie, pour l’empêcher de vous nuire. Et ne laissez pas échapper vos secrets par mégarde, en disant, par ex : « non, je ne peux pas prendre notre fille tel jour, car je suis à mon groupe de belote »…

Et retenez aussi que, dans un groupe, c’est ok de vous taire & d’écouter lorsque les autres se révèlent. On tombe souvent dans ce piège avec des gens sympas, quand ils nous révèlent quelque chose sur leur vie.

Mais ça ne veut pas dire qu’on doive faire pareil ; on a vécu des choses terribles, que la plupart des gens ne peuvent imaginer, et pour se protéger, on ne doit pas le leur révéler. Notre vécu est comme une chose très fragile & précieuse, qu’il ne faut pas confier à des mains « grossières »…

Car ensuite, ce gars « si sympa » peut vous fuir ou vous condamner dans sa tête, ou le révéler aux autres, ou nous taquiner sur ce sujet à chaque fois qu’on le voit…

Hélas, c’est dur pour les victimes ayant grandi dans une famille PN ; au lieu d’avoir une saine estime de soi, elles ont soif de validation et la recherchent en dehors d’elles-mêmes. Ces victimes-là ont dû se justifier toute leur enfance (les parents PN nous accusent en effet toujours de mentir) et donc, à l’âge adulte, continuent à révéler le fond de leur coeur à tout le monde, à se justifier pour tout & n’importe quoi !

Les gens normaux ont eu une famille aimante qui les validait & les soutenait et donc, n’ont pas besoin de chercher leur validation chez des étrangers – mais … « les gens affamés sont de mauvais acheteurs » & si on a été frustré de ce besoin de base qu’est la validation, on s’adresse à n’importe qui pour nous la donner…& c’est ainsi qu’on se fait capturer par des prédateurs !

Toujours, les victimes espèrent qu’en entendant les tortures qu’elles ont subies, l’interlocuteur va les serrer très fort et leur dire combien c’est horrible qu’elles aient dû endurer cela. Mais hélas, les seuls qui nous aient offert ce réconfort étaient des PN qui nous disaient ce qu’on voulait entendre pour nous attirer dans leurs filets !

Souvent, les PN (même jeunes) en quête de proie inventent qu’ils sont incompris ou abusés, pour forcer l’autre à se confier aussi & voir s’il fait une bonne proie pour eux. Donc, méfiance ! Si ça vous arrive, réconfortez-le mais ne vous révélez pas ! Attendez de le connaître mieux pour examiner si son histoire est vraie.

Vous pouvez révéler des choses sur qui vous êtes, sur votre caractère, mais pas sur votre famille ; si elle était dysfonctionnelle, restez vague à ce sujet.

Au fil du temps, en connaissant une personne, vous vous féliciterez de ne pas lui avoir confié votre histoire.

Avoir été la proie d’un PN est une chose grave, qu’il ne faut révéler qu’à ceux qu’on connaît bien, dont on est sûr qu’ils l’ont été aussi, qu’ils nous aiment et qu’ils ne sont pas passés « du côté sombre de la Force » (voir : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/10/lhorrible-mutation-des-victimes/).

Une grande part de la guérison d’une victime est de désapprendre les comportements auto-destructeurs que son PN lui a appris et d’adopter des comportements sociaux normaux et utiles pour elle…