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La dure quête d’équilibre

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Dans la vie, tout doit s’équilibrer. Quelqu’un a dit qu’on est comme des funambules marchant sur le fil d’une épée entre 2 précipices, et c’est très vrai : toute notre vie n’est que ça ; une tentative d’avancer en gardant l’équilibre…

Cela vaut bien sûr aussi pour le développement personnel ; l’équilibre en est un facteur essentiel.

Pour l’illustrer, voici le conte du sage & du garçon (tiré de « l’Alchimiste » de Paulo Coelho) ;

Un commerçant envoya son fils étudier le secret du bonheur chez l’homme le plus sage du monde. Le garçon dut marcher 40 jours dans le désert avant d’arriver à un beau château en haut d’une montagne. Là vivait le sage.

En entrant dans le château, le garçon tomba sur une foule de gens ; des commerçants qui arrivaient ou partaient, des gens qui parlaient dans les coins, un petit orchestre qui jouait de la musique douce, et une table couverte d’aliments délicieux.

Le sage conversait avec tout un chacun, et le garçon dut attendre 2 heures avant que le sage ne le reçoive. L’homme écouta attentivement le garçon, puis lui répondit qu’il ne pouvait lui expliquer tout de suite le secret du bonheur.

Il suggéra au garçon de faire le tour de son palais et de revenir le voir dans 2 heures… mais qu’entretemps, il devrait tenir une cuiller contenant 2 gouttes d’huile. « Tout en te promenant – lui dit-il – veille à ne pas renverser l’huile ».

Le garçon commença à gravir et descendre les nombreux escaliers du palais, les yeux fixés sur la cuiller. 2 heures plus tard, il revint trouver le vieux sage.

« Alors – dit le sage – as-tu vu les tapis persans suspendus aux murs de ma salle à manger ? As-tu vu le jardin que mon maître jardinier a mis 10 ans à créer ? As-tu remarqué les beaux parchemins dans ma bibliothèque ?

Le garçon, gêné, dut avouer qu’il n’avait rien vu. Son seul souci avait été de ne pas renverser l’huile que le vieil homme lui avait confiée.

« Alors, retourne observer les merveilles de mon monde – dit le sage – on ne peut faire confiance à un homme si l’on ne connaît pas sa maison. »

Soulagé, le garçon reprit la cuiller et partit à la découverte du palais, cette fois, en observant toutes les œuvres d’art sur les murs et les plafonds. Il vit les jardins, les montagnes tout autour de lui, la beauté des fleurs et le bon goût avec lequel tout avait été choisi.

En revenant vers le sage, il lui relata en détail tout ce qu’il avait vu. « Mais où sont les gouttes d’huile que je t’ai confiées ? » demanda le sage. Baissant les yeux sur la cuiller, le garçon vit que l’huile était partie.

« Eh bien, voici mon conseil – dit le sage ; le secret du bonheur est de voir toutes les merveilles du monde, et de ne jamais oublier les gouttes d’huile sur la cuiller ».

Ce conte illustre parfaitement ce qu’est l’équilibre ; il dit que la vie est faite pour être goûtée, éprouvée par tous nos sens, avec émerveillement, mais que pour atteindre le bonheur, il faut aussi – tout en en jouissant – se souvenir de l’essentiel (la sagesse).

Ou qu’il faut penser en veillant à garder le précieux (la sagesse), tout en jouissant des beautés de la vie.

Et c’est justement ceci (concilier les 2) qui est difficile… surtout que cela ne peut pas s’enseigner.

Vous pouvez apprendre les principes, mais ensuite, c’est à vous d’y travailler & de le trouver.

On ne peut qu’écouter un conseil, puis l’appliquer ; c’est un processus d’essais & erreurs, pour l’adapter à nous.

La sagesse ne peut s’enseigner ; elle est un travail que chacun doit expérimenter « en live » pour se l’approprier – et comme chacun est différent, le ressenti d’un même événement diffèrera selon les personnes, et une solution qui marchera avec l’un, ne marchera pas du tout avec un autre…

Cette quête d’équilibre vaut aussi pour la rationalité & la fantaisie ; il ne faut être ni un robot purement logique & dénué d’émotions (là, un vrai robot fera cela mieux que nous !), ni un rêveur perdu dans les nuages.

L’équilibre est dur à trouver entre être idéaliste ou pragmatique ; il ne faut ni devenir inhumain et seulement « orienté résultats », ni tellement perdu dans les idées qu’on ne réalise jamais rien de concret.

Du reste, cela dépend des situations : s’il faut résoudre un problème de maths, le cerveau logique doit être aux commandes, & par contre, en relations ou si l’on médite, il faut laisser ce cerveau au placard & donner le pouvoir à l’autre (le cerveau émotionnel).

Pouvoir reconnaître les émotions en nous, & les exprimer adéquatement (sans les réprimer ou leur laisser tout loisir de s’exprimer) est aussi un équilibre à trouver.

Ou pour la croissance personnelle ; il faut trouver un équilibre entre s’y épuiser, ou ne pas y travailler du tout.

Toute plante peut soigner, si prise à la bonne dose. Mais si on en prend trop, ça devient un poison & si on en prend trop peu, c’est inefficace. Tout est une question de mesure…

Quand on n’a pas trouvé sa mission, on n’a pas de motivation ; on est tenté de se laisser aller & de ne pas travailler sur soi & sur sa vie, mais se surmener pour atteindre la gloire ou la richesse ne vaut pas mieux.

D’un côté, il FAUT croître (sinon, comme le monde & notre corps évoluent, on aura des problèmes) & ne pas traîner, mais il ne faut pas ne faire que ça ou se forcer au point qu’on en arrive au dégoût (& à abandonner) ou à négliger nos relations.

J’aime cette citation : « Si doué qu’il soit, un pur-sang ne galope jamais aussi vite que sous la cravache de son cavalier. Alors, cravache-toi ! » (« Lettre à Prunelle », Alain Ayache)

Oui, il faut se pousser (car si on attend « d’avoir envie », on ne fait jamais rien), mais il faut aussi s’accorder des pauses-plaisir… Bref, il ne faut être ni trop dur, ni trop complaisant envers soi-même.

Le conte des cailloux (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/03/16/pour-une-vie-meilleure-optimisez-votre-temps/ ) indique comment organiser les divers éléments de notre vie.

La chose à savoir, c’est qu’il faut parler, non d’UN équilibre, mais de nombreux équilibres à trouver ; tout le temps, partout, en tous domaines de notre vie, on doit maintenir notre équilibre !

Par ex, on nous dit, d’un côté, qu’on doit s’accepter & de l’autre, qu’il faut croître… Alors, doit-on se pousser à avancer ou pas ? Ca dépend du contexte & de notre état ou situation.

Est-on assez fort, malin & motivé que pour résister à la société & suivre nos idéaux ? C’est à chacun de peser ceci…

Cette flexibilité pour rester en équilibre – pouvoir constamment s’adapter & adopter le comportement ad hoc – est le résultat du travail de développement personnel.

Il faut aussi pouvoir équilibrer l’étude & l’action (ne se perdre ni dans l’une, ni dans l’autre), entre nos buts matériels & spirituels. Il semble que si l’on poursuit l’un – disons la carrière & la réussite matérielle, on doive renoncer à l’autre. Mais en fait, non ;

Comme on vit sur la Terre, on a des besoins matériels (par ex, respirer, boire, manger, se protéger du froid). Si on n’y pourvoit pas, on mourra, & on ne pourra donc pas poursuivre nos buts spirituels. Il faut donc pourvoir à nos besoins matériels – et ceci dépend de notre nature, c-à-d de nos besoins profonds (d’où la nécessité de bien se connaître) – pour ensuite pouvoir se développer spirituellement. Je le dis ailleurs, bien peu de gens sont capables de se satisfaire d’un simple tonneau, comme Diogène…

Attention : même cette quête de besoins matériels doit receler une part de « spirituel » (c-à-d être le plus en phase avec l’honnêteté & le bien d’autrui possible). Elle doit, du reste, s’appuyer sur un élan spirituel pour pouvoir réussir et/ou se maintenir. Les 2 sont inextricablement liés, comme dans notre être…

Et le 3ème facteur ; l’esprit (la pensée), dans tout ça ? Eh bien, l’esprit doit servir à agir juste, comme agir doit servir à penser juste (raisonnement réaliste, tirer les leçons de l’expérience) … Ils se nourrissent l’un l’autre ; c’est une boucle. Les 3 éléments qui nous constituent sont étroitement imbriqués & doivent chacun avoir leur dû…ce qui n’est pas facile.

Et l’équilibre entre matériel & spiritualité ne peut être une solution 50/50 ; ce ne peut qu’être personnel à chacun, & c’est à chacun d’« agir-réfléchir » pour trouver celui qui convient à leur nature (sensibilité, valeurs, mobiles d’actions, …).

Toute solution ne peut être que personnelle, car chacun – tout en étant pareil par certains côtés – est différent.

J’ai traité ailleurs la question de l’argent ; https://bonheuretamour.wordpress.com/2017/01/15/argent-bonheur/.

Mieux on se connaît, mieux on peut « sentir-découvrir » où sera cet équilibre (comme tous les autres) pour nous en ce moment.

Ou un autre (qui m’a donné du fil à retordre) est celui entre l’amour inconditionnel ou être un punching ball pour les méchants.

J’ai découvert, à la dure, que tendre l’autre joue n’est bon que pour les grands saints. Ayant été giflée un jour & ayant été trop surprise que pour réagir, j’ai senti que ça a abîmé un peu mon âme, que ça m’a aigrie, & diminué mon niveau de conscience.

Alors, si vous êtes au niveau spirituel de Jésus, laissez passer, mais si vous sentez que ça vous fait du mal, rendez la gifle !

La plupart d’entre nous seront abîmés par les maltraitances ; elles diminueront notre spiritualité – ce qui nous nuit à nous comme au monde. Donc, la plupart d’entre nous doivent s’en protéger.

Là aussi, pas question de devenir trop assertif, au point d’être arrogant ou un agresseur soi-même.

Un autre équilibre à trouver ; socialement, faut-il être franc ou hypocrite ?

Si on a choisi d’évoluer, il faut équilibrer l’étude & l’action & savoir que l’on n’avancera pas avec une seule méthode, mais que vouloir les étudier toutes nous fera aussi rester sur place. Il faut penser & agir !

Pour les individus peu éveillés, ce sont leurs croyances (formées au hasard d’une éducation) qui leur disent quoi voir, et ensuite – biais de confirmation oblige ! – ils ne percevront (ou n’interpréteront ainsi) que ce qui confirme leurs croyances.

Ils tendent à tomber dans l’extrême et à rejeter, par ex, une méthode de développement parce qu’elle a des dangers & des défauts… mais tout en a ! Il suffit de se connaître & de savoir ce qui est rédhibitoire pour soi (pour notre caractère) & ce qui est faisable.

Attention : « trouver l’équilibre » n’est pas (pas du tout !) tout faire avec modération. Ca, c’est la recette de la médiocrité ! « Les moyens termes sont toujours des moyens ternes », comme l’a écrit Frédéric Dard.

La quête d’équilibre en est aussi une qui est infinie, car même si l’on trouve un équilibre dans un domaine de la vie, comme aucune situation n’est figée à jamais, l’équilibre est toujours à renégocier.

Le monde change autour de nous, les autres changent, et nous changeons. Au fur & à mesure qu’on évolue, on voudra et pourra modifier les équilibres antérieurs.

Les gens qui stagnent sont condamnés à souffrir, puisque « la souffrance, c’est s’accrocher à ce qui change » (Bouddha).

D’ailleurs, même si on ne fait pas de développement personnel, notre cerveau évolue, et les choses qui nous intéressaient à 20 ans, ne nous intéresseront plus à 30 ou à 40, etc.

La vie est comme un bol à cocktail, en fait, où chacun doit mettre les ingrédients qui lui conviennent, dans la quantité qui leur convient, pour créer un mélange unique qui leur correspond.

Le mélange d’expériences précoces & de sensibilité de chacun étant différent, la voie vers l’épanouissement sera différente (en vitesse ou mode) pour chacun.

Réaliser ceci rend tolérant ; on comprend que si on peut faire ainsi & changer quand on sent qu’il le faut, il est normal que d’autres gens (ou cultures) se concoctent un mélange différent.

Mais beaucoup sont trop faibles pour accueillir le changement ; leur mélange s’est trouvé fini vers 25 ans, & ils n’en changent plus. Et si quelqu’un tente de modifier leur cocktail, ils résistent violemment.

De plus, jugeant que seule leur formule est la bonne, ils ne supportent aucun mélange différent du leur.

Nos opinions se sont faites (& durcies) autour de nos blessures – & voilà à quoi ils veulent rester fidèles, voilà pourquoi ils s’y accrochent et pourquoi ils résistent au changement ou aux opinions différentes.

Pourtant, il est aisé de voir que chacun n’a pas eu les mêmes blessures, les mêmes expériences, la même sensibilité devant les bonheurs & malheurs de la vie, ni étudié les mêmes sujets – alors, comment pourraient-ils avoir les mêmes idées ?

D’ailleurs, tous ces débats ne sont qu’une sorte de jeu, où l’on s’occupe de critiquer le cocktail des autres, pour nous distraire de travailler à notre cocktail…

Ne tombez pas dans ce piège ; la vie est brève, alors, foin de ces amusements néfastes ; employez efficacement votre temps (voir

http://www.bonheuretamour.com/2014/03/16/pour-une-vie-meilleure-optimisez-votre-temps/ ) ; occupez-vous de votre petit bol, pour en ôter les choses pourries (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/02/05/comment-gacher-sa-vie/ ) & créer le mix du bonheur …

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Croissance, conscience & contresens

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Notre psyché étant complexe, votre chemin vers l’épanouissement se heurtera à tout un tas d’affirmations contraires & « irréconciliables », de paradoxes.

Ceux qui résistent à la croissance résistent aux contradictions, et c’est dommage, car quand on approfondit les choses, quand on s’élève, on attrape une vue plus globale des choses et ce qui semblait en opposition, se révèle ne pas l’être.

Nous essayons de savoir comment nous fonctionnons, comment la vie fonctionne, d’en connaître toutes les facettes pour pouvoir en former une grande image cohérente. Et que chaque petite parcelle de vérité s’insère dans cette grande image & la clarifie un peu.

Lorsque quelqu’un possède une telle grande image, il possède la sagesse pour créer sa vie idéale & une vie pleine de sens.

Ceux qui ne possèdent pas cette grande image, n’ont pas de compréhension de comment ils fonctionnent ni comment le monde fonctionne, & passent leur vie à errer…

Voilà ce que nous ferons ensemble ; récolter de petites facettes de vérité & les assembler …

La croissance étant un processus « à vie », quand on commence à le suivre, on trouve souvent des pièces qui semblent ne pas s’intégrer au tableau… On ne comprendra comment elles s’y insèrent que bien plus tard, & de nouvelles pièces viendront toujours se rajouter.

Sur cette voie, il arrive souvent qu’on croie avoir compris un domaine, puis qu’on trouve une pièce qui remet tout en question, ou que l’on soit étonné de ce qu’on trouve, car cela s’oppose à nos croyances, mais il faut toujours que celles-ci cèdent devant la vérité car elles se sont implantées en nous irrationnellement, et, étant fausses, nous nuisent.

L’ennemi est ici l’ego, qui déteste l’incertitude.  Si on l’écoute, il nous persuadera qu’effectivement, cette pièce trouvée est à rejeter ou nous fermera les yeux & les oreilles devant des vérités qui le dérangent.

Il faut donc – depuis le début de notre quête – garder l’esprit ouvert, accepter de faire sans cesse évoluer l’image & de la modifier au fur & à mesure que notre conscience s’élève, sinon, on reste bloqué.

Pour avancer en développement personnel, il faut en accepter les paradoxes :

  1. D’un côté, on vous dit que vous êtes déjà parfait, complet tel quel, & de l’autre, que vous devez travailler dur pour vous épanouir.
  2. D’un côté, on vous dit que vous avez des problèmes & devez travailler à les résoudre – & on vous aide à les diagnostiquer, les comprendre & les traiter, & de l’autre, que vos problèmes sont illusoires, qu’en fait, ils ne sont pas le problème.
  3. D’un côté, on vous dit que les relations peuvent vous donner beaucoup de bonheur & d’épanouissement, & de l’autre, que les relations ne peuvent vous rendre vraiment heureux car le bonheur ne vient que de soi, de l’intérieur, et qu’il ne faut pas compter sur quelqu’un d’autre pour nous rendre heureux.
  4. D’un côté, on vous dit d’être sage, de faire des choix éclairés pour éviter les erreurs, & de l’autre, que les plus grands hommes connus ont réussi leur vie autour de leurs plus grandes erreurs et que plus on échoue, meilleur on devient à ce que l’on fait – certains gourous du développement nous conseillent même d’échouer plus, pour mieux réussir.
  5. D’un côté, on vous dit que vous devez réfléchir sur votre vie & vos plans, & de l’autre, que penser est l’ennemi & que vous devez cesser de penser.
  6. D’un côté, on vous dit que se rendre séduisant(e) est un dur travail, & de l’autre, que vous n’êtes jamais aussi séduisant que lorsque vous êtes cool & ne songez pas aux résultats, qu’il ne faut même pas songer à être attirant.
  7. D’un côté, on vous dit d’être « dans le moment présent » & de l’autre, qu’il faut songer au futur, avoir des perspectives à long termes, priorétiser, planifier, et savoir retarder la gratification, pour obtenir le bon de la vie.
  8. D’un côté, on vous dit que vous devez vous méfier de vous-même car votre esprit & votre ego sont trompeurs, & de l’autre, de vous fier totalement à vous-même pour réussir votre vie.
  9. D’un côté, on vous dit de toujours persévérer, ne jamais abandonner, & de l’autre, de priorétiser & de faire au plus vite des coupes claires dans le superflu pour ne pas gaspiller notre temps.
  10. On nous dit que pour être heureux, il ne faut pas vouloir l’être, ne pas penser au bonheur, vu que l’on ne peut être heureux que « dans le moment » et que si on y pense, on ne peut être heureux en même temps. Alors, faut-il penser au bonheur & y travailler – & n’être pas heureux – ou faut-il se ficher du bonheur… & être comme la masse des gens, qui ne sont pas heureux ? Comment, dans ces conditions, être heureux ?
  11. D’un côté, on vous dit qu’être altruiste est une vertu, & de l’autre, que pour le devenir, il faut beaucoup penser à soi, donc être égoïste. On vous dit que pour être authentique, il faut éliminer l’ego, mais il faut vouloir s’améliorer, et donc, employer notre ego pour vouloir éliminer l’ego.
  12. D’un côté, on nous dit qu’on existe & de l’autre, qu’il n’y a pas d’existence réelle.
  13. D’un côté, on vous demande d’accepter les paradoxes – donc d’avoir l’esprit ouvert, & de l’autre, de créer une image cohérente de la réalité.

Les sciences, les maths & la linguistique comprennent aussi des paradoxes, qui choquent certains. Quand on refuse un paradoxe, ce n’est pas lui qui pose problème, en soi (après tout, ce n’est qu’un jeu de mots ou jeu d’esprit), mais c’est qu’il heurte un espace d’insécurité en nous – & c’est là qu’on ressent le besoin d’avoir des certitudes (rassurantes).

Alors, il y a dissonance cognitive ; l’esprit, devant cette apparente contradiction, est tiraillé et devient agité.

Ces paradoxes ne sont jamais un problème de logique ou de réalité, mais un problème d’ego.

En général, il est bon de résoudre les contradictions, de tenter de leur donner du sens, mais les paradoxes ne doivent pas vraiment être résolus.

Il s’agit de reconnaître les limites de notre esprit & que ce processus d’appréhension du réel durera toute notre vie, ce processus de connaissance est infini, l’image n’est jamais terminée & ne le sera pas, même à notre mort …

Si vous prenez le temps de regarder maintenant autour de vous, vous verrez qu’il n’y a pas de bizarreries ou contradictions dans la réalité.

Mais alors, d’où viennent les paradoxes ? Eh bien, d’un désir de votre esprit de conceptualiser le réel pour lui-même.

La vie est si riche & complexe qu’on ne peut la simuler dans un ordinateur ou un système quelconque (comme notre cerveau), puisqu’il en fait partie !

Par conséquent, quand l’humain tente de créer une simulation du réel en lui, il y aura toujours un manque…

Dans notre arrogance, on s’imagine que l’on a maîtrisé tout le réel alors qu’en fait, notre savoir sur le réel est mince, car basé sur des concepts qu’on a créés – des modèles finalement très simplistes !

On a voulu ramener toute cette richesse de la vie dans un petit schéma – qui sont nos formules mathématiques ou nos représentations « logiques ».

Pour certaines choses, il est certes utile de conceptualiser le réel, mais il faut rester conscient que nos concepts ne peuvent capturer qu’une petite part du réel. Si l’on reconnaît ceci, on comprend qu’il ne faut pas prendre nos opinions trop au sérieux, que ce puzzle qu’on assemble n’est pas la vérité du réel, mais juste une pauvre approximation & que ce qui nous semble des invraisemblances sont des problèmes non de la nature, mais de notre ego ou esprit.

On peut alors accepter les paradoxes, en sachant qu’on comprendra plus tard, que notre intuition nous fera appréhender des contradictions apparentes & que même si l’on ne parvient pas à les concilier, ce n’est pas grave ; ça n’affecte nullement la réalité. On peut même jouer des paradoxes, aller explorer chaque option & voir les résultats qu’on obtient, …

Il faut être assez fort que pour pouvoir tolérer ces paradoxes durant des années, sans sentir le besoin de « vérité bien stable & logique ».

Les gens lambda s’accrochent à leurs croyances & enveloppent leur ego dans leur vision du monde & cela ne fait que générer des problèmes. La sagesse est de cesser de se sentir menacé par les paradoxes, de tolérer ces contradictions, de rester ouvert à de nouvelles idées, d’être toujours prêt à explorer des paysages mentaux inconnus, …

En conclusion, si vous voulez faire évoluer votre vie, vous DEVEZ accepter les paradoxes, car vous en rencontrerez partout sur cette voie !

Exigez le respect !

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moueBien des gens restent dans des relations destructrices parce que, bien qu’ils aient perçu les signaux d’alerte de comportements nocifs, ils perdent leur temps et énergie à essayer de deviner les mobiles du dérangé !

Ceci s’explique aisément : il est proprement INIMAGINABLE pour quelqu’un de normal, que des êtres apparemment humains puissent être tellement dénués de toute humanité, et se ficher (même ; jouir) des souffrances qu’ils causent. Eh oui ; ces psychopathes n’ont en effet que l’apparence humaine, mais ils ne le sont pas du tout ! Ce sont, en fait, d’effrayants monstres et si leur âme pouvait se montrer sur leur visage, tout le monde s’enfuirait d’horreur !

Il est pourtant prouvé que le meilleur moyen de prédire le comportement futur de quelqu’un, c’est d’examiner son comportement passé. La meilleure indication montrant si quelqu’un refera une chose, est s’il l’a déjà faite auparavant. Le schéma de comportement d’un être nous révèle le niveau de son caractère et ce à quoi on peut s’attendre en le fréquentant.

Beaucoup tentent, depuis des années, de comprendre le comportement dysfonctionnel de leur partenaire ; se croyant lucides (parce qu’ils sont versés en psychologie classique), ils croient que leur abuseur a des problèmes remontant à l’enfance ou a des ennuis avec son boss ou ses collègues, et que c’est pour ça qu’il les blesse.

Ils croient que s’ils arrivaient à comprendre les raisons sous-jacentes de ce comportement destructeur, ils pourraient le traiter ou mieux le supporter ( !), que l’autre ne voulait en fait pas les blesser, et qu’ils ont dû faire ou dire quelque chose qui l’a énervé. En plus, lorsqu’ils parlent à la personne dérangée du mal qu’il fait, ce dernier affirme que ses intentions étaient pures.

Même s’il est parfois vrai qu’un comportement dysfonctionnel naisse de conflits émotionnels non-résolus, c’est toujours la responsabilité du “malade” d’en prendre conscience et de se faire soigner. Jamais cela ne revient aux autres d’essayer de le comprendre ou de lui faire prendre conscience de la peine qu’il cause.

Il faut cesser de se torturer à se demander si oui ou non leur compagnon est inconscient ou s’il l’a fait exprès de les blesser. Cesser d’essayer de deviner ceci ou pourquoi l’autre leur fait ça, et, à la place, tenir ce bourreau pour responsable de son attitude, donne à la victime énormément de pouvoir.

Les victimes doivent prendre conscience qu’elles répugnent à attribuer une mauvaise intention à l’autre ; c’est, en effet si bête et si horrible, qu’on n’arrive pas à croire qu’un être humain puisse délibérément infliger ces souffrances à un autre, juste parce que ça l’amuse ou ça l’arrange !

La psychologie traditionnelle aime à chercher les causes et intentions sous-jacentes des bourreaux, soi-disant que s’ils connaissaient ces causes qui les font agir mal, ils cesseraient. Elle postule aussi que ces gens font le mal à cause de besoins non-résolus, de peurs, ou d’insécurités.

Les actes parlent plus haut que les mots ; il faut juger les actions, pas les intentions ! Peu importe les dénégations véhémentes du mauvais (clamant toujours qu’ils ne l’a pas fait exprès) et ses « excuses » si vous faites mine de le plaquer, sa façon de faire et refaire les mêmes actes destructeurs parle plus fort que ses paroles mielleuses. Ces individus sont responsables, sachez-le, de changer de comportement.

Au lieu de jouer à deviner leurs intentions puis à combler un soi-disant besoin sous-jacent, il faut estimer la maturité et l’intégrité de leur caractère en jugeant leur façon d’agir.

Beaucoup d’entre nous, nous engageons dans des relations malsaines parce que, malgré les signaux d’alarme, on cherche les mobiles de l’autre (des mobiles logiques et acceptables), on lui suppose des manques et on les prend en pitié – pensant qu’avec assez d’amour et de compréhension, l’autre cessera de les blesser ! (oui : moi !). Au moment où finit enfin par piger que ce n’est pas vrai, il est trop tard ; on est affaiblie et prisonnier(ère) d’une situation mortifère.

Il faut, dès le départ, tenir les autres pour responsables de leur comportement et juger que leur schéma de comportement révèle le niveau de développement de leur caractère.

Lorsque quelqu’un commence à mal se conduire, il le fait TOUJOURS sans raison valable et, si l’on tente de le comprendre, on en vient à l’excuser et à l’encourager.

Il faut toujours se souvenir que les explications données par la psychologie traditionnelle sur les raisons d’agir de ces êtres, sont fausses. La plupart des gens, baignés dans les mensonges de notre culture, ont intégré l’idée que ces êtres ont des problèmes et qu’il faut les aider, et non les rejeter – c’est ainsi qu’ils en deviennent les proies !

Les attaques des psychopathes sont si automatiques qu’il est tentant de les croire inconscientes – de plus, elles ressemblent à des mécanismes de défense. Cette expression (dérivée de la psychanalyse) désigne des mécanismes intrapsychiques inconscients dont use l’individu pour se protéger contre une expérience insoutenable, causant une si forte douleur ou angoisse, que, sans cela, il n’y survivrait pas. L’individu en est donc innocent (puisque c’est l’inconscient qui les cause & les garde sous le niveau de conscience).

Les névrosés, eux, tentent d’échapper à leur anxiété par divers moyens, mais inadaptés, d’où leurs symptômes bizarres. Mais les psychopathes, eux, emploient exprès des tactiques mauvaises, pour manipuler, prendre le pouvoir & les utilisent car il les savent efficaces ! Ca leur permet d’obtenir ce qu’ils veulent, de donner une impression de normalité, ou d’échapper à leurs responsabilités.

Mal interpréter leur comportement est le 1er pas pour devenir leur proie…

Ils utilisent, par ex, la rationalisation (s’excuser ou se justifier), blâmer et faire accuser un innocent, jouer les victimes, feindre l’ignorance et l’innocence, minimiser, …Le meilleur outil pour se protéger est la décision de n’accepter aucune excuse en cas de comportement blessant, nuisible ou inapproprié ! Quand on cesse de vouloir comprendre et qu’on pose ses limites de ne plus accepter ce genre d’actes, tout change ; étiqueter ces actes mauvais correctement, nous renforce.

Donc, si quelqu’un a encore ce genre de comportement envers vous, sachez que sa raison de le faire est non-pertinente. Un mauvais comportement est juste mauvais, point ! Et l’autre doit en être tenu responsable.

D’ailleurs, un être respectable exige le respect – ce qui commence par se respecter soi-même, car les autres vous traiteront comme vous vous traitez, et comme vous vous laissez traiter.

Infidélité ; signes, découverte & pardon

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infidèle4 Certains signaux indiquent que votre partenaire vous trompe :

– son gsm est fermé la majorité du temps,

– son gsm est dissimulé ou il change tout le temps son mot de passe sur son gsm, son PC, et ses comptes sur les médias sociaux,

– il(elle) retourne son gsm (« sur le ventre ») ou l’éteint quand vous êtes là,

– le temps qu’il passe avec vous, vos interactions (aussi sexuelles) et le nombre de fois où il(elle) vous appelle ou vous texte, diminue.

La découverte de l’infidélité est toujours un écroulement de toute notre vie, une douleur insupportable (à moins de ne pas aimer son partenaire).

Ensuite, pour que le partenaire trompé puisse se remettre de cette terrible épreuve, il faut que le partenaire infidèle comprenne toute l’étendue du ravage qu’il a causé & l’exprime, en montrant du remords pour ce qu’il a fait – et ce remords se prouve en racontant tout, en étant joignable à tout moment et en prenant des mesures extrêmes pour que ça n’arrive plus jamais à l’avenir.

C’est un fait que l’infidélité, ça « marque ».. et beaucoup ! Comme pour la mort d’un enfant, il y a un « avant » et un « après »…

Les théories débiles actuelles exigent que l’on pardonne … « pas pour l’autre, mais pour soi » … Mais le but n’est pas de « pardonner » – car beaucoup savent qu’ils sont censés être « braves », être « positifs », « ne pas rester dans le négatif » et donc, pardonnent .. mais du bout des lèvres !

Ils disent ensuite des choses du genre : »je lui ai pardonné, mais je n’ai pas oublié ».

Le vrai but, en fait est d’avoir une « clôturation émotionnelle » (anglais : emotional closure) sur cette aventure – que ça ne vous fasse plus « mal au ventre ».

Ce n’est pas tout le monde qui peut se remettre d’une liaison, donc, c’est à chacun de décider s’il peut ou non s’en remettre.

Si vous voyez qu’il y a quelque chose à sauver, que l’autre montre un vrai repentir, et que vous prenez la décision de pardonner et de surmonter l’épreuve, eh bien faites-le, mais alors totalement !

Sinon, coupez – totalement aussi ! Si vous sentez que la trahison était si profonde que vous avez perdu toute confiance en l’autre et que vous ne pourrez plus jamais lui refaire confiance, si vous sentez qu’il(elle) vous a tellement blessé(e) que jamais vous ne parviendrez à surmonter l’amertume et la douleur de cette trahison, rompez.

Beaucoup font l’erreur de rester à jamais « le cul entre 2 chaises » ; essayant, d’une part de se raccrocher au passé (qui est pour tant mort au moment où vous avez appris son infidélité) et d’autre part, de se dire « mais je devrais pouvoir recommencer à avancer avec ma vie. »

L’ennui, c’est que, comme tout dans l’univers, c’est une énergie, qui reste active en vous, alors, ça doit sortir d’une façon ou d’une autre …

Bref, ce poison continue à vous ronger de l’intérieur, ça abîme votre âme, ce que vous êtes, comme personne, comme père (ou mère) & comme époux(se). Ca change comment vous vous sentez, votre santé, et ça modifie votre comportement ; comment vous traitez les autres.

Alors, comment arriver à redonner sa confiance ? Quand quelqu’un a été blessé de cette façon, il se demande comment il peut se ré-ouvrir et refaire confiance.

Eh bien, il y a 2 étapes : la confiance vient de SAVOIR (& non pas croire) que vous pouvez gérer ce que l’autre fera, même en ne pouvant pas prédire à 100% ce qu’il (elle) va faire.

Comme le dit Dr Phil : le degré de notre confiance dépend de celui de notre force, et du fait de savoir que l’on est capable de gérer les imperfections de notre partenaire. Là, on n’a plus peur, on ne se sent plus obligé de pardonner – pour ensuite devoir vivre dans la douleur et dans la peur que l’autre le refasse. Et, comme on a de bonnes limites, s’il (elle) le refait, on rompt immédiatement.

Dans beaucoup de cas, le partenaire trompé reste, mais vit dans la peur que l’autre le(la) re-blesse – en pensant « et si…? « . La solution à ceci est simple ; finissez la phrase « Et s’il (elle) me retrompe ? » ou « Et s’il(elle) part avec un(e) autre ? », et puis répondez-y : « s’il part, je serai ok », « je m’en remettrai », ou même « Tant pis pour lui (elle) ! »

Dites-vous « J’ai traversé ça avant, et j’y survivrai une fois de plus, car je crois en moi et je parie sur moi et pas sur quelqu’un d’autre ! »

Finalement, la question n’est donc pas : « puis-je faire confiance à mon (ma) partenaire ? », mais bien : « Puis-je ME faire assez confiance ? »

Car c’est CA, la vie ; apprendre à se fier assez à soi-même pour ne pas permettre à d’autres de nous démolir totalement.

Par conséquent, on peut réaccepter le tromperur dans notre vie, si on peut avoir assez de confiance en nous-même pour être sûr(e) que, même s’il nous re-trompe, on est certain(e) qu’on ne le tolèrera plus.

Parler avec un PN

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discussion PN2La communication est sans doute – avec la sexualité – ce qui est le plus perverti, avec un PN …Forcément ; c’est justement cela qui fait de nous des humains ! Avec de tels individus, TOUS les modes de communication (y compris la sexualité), au lieu d’être agréables & gratifiants, sont pénibles & douloureux !

Certains PN sont des parleurs, d’autres sont des taiseux – mais même les taiseux ont su se créer une façade inoffensive, en apparaissant cool, serein… alors qu’en fait, il écoute attentivement les informations que vous lui livrez en parlant, pour les utiliser contre vous plus tard…

J’avais déjà parlé de la « torture par le silence » (http://www.bonheuretamour.com/2014/11/24/pn-torture-silencieuse/ ).

Je traiterai ici d’un autre problème de communication : la coupure systématique de nos phrases.

Pour à la fois nous irriter (ce qui cause une frustration, d’où du « sang » à boire pour ce vampire) et en même temps saper encore plus notre confiance en nous, en nous montrant à quel point on est insignifiant(e) & inintéressant(e), un PN ne nous laisse jamais terminer nos phrases, mais nous coupe en plein milieu… Vous connaissez cela, je parie ? ..

Il peut même le faire – c’est bien la seule chose pour laquelle ils sont créatifs ! – de plusieurs façons différentes (que j’expliquerai ci-dessous).

Attention : les gens souffrant d’hyperactivité ont aussi l’habitude de couper les phrases d’autrui, mais, comme ils voient que ça déplaît, ils s’excusent & cherchent à s’en corriger. Rien de tel chez un PN, vous vous en doutez !

Donc, si l’un de vos proches agit ainsi sans le regretter, vous avez sans doute affaire à un PN et il vaut mieux s’en éloigner.

Et ça devient encore plus clair si vous le voyez laisser parler d’autres personnes sans les interrompre… un individu souffrant d’un manque d’attention ne peut se retenir et interrompt tout le monde, peu importe qui c’est.

Bref, au lieu d’excuser ce comportement inacceptable en pensant qu’au fond, ce n’est pas grave, commencez à vous fier à vos sensations (car se faire couper quand on parle est pénible) et ne tolérez plus dans votre vie que des gens qui vous font vous sentir bien.

Une autre tactique (proche de la « torture silencieuse », mais plus dangereuse car bien plus subtile) est « l’ignorance » ; c-à-d que souvent, le PN vous nie ; lorsque vous lui parlez d’un sujet qui vous importe, il semble soudain perdre tout intérêt à vous & à vos dires… Ses yeux se font vagues, comme s’il n’écoutait plus ; il se met à faire autre chose, à changer de pièce (en sorte que vous devez lui courir après pour vous faire entendre), à s’endormir, ou sauter à un tout autre sujet, à jouer ou à envoyer un sms, à regarder la télé, …

Ou, si vous êtes en train de lui parler au téléphone, il s’adresse soudain à quelqu’un d’autre (son ami, son collègue, son chien, …) – toujours, bien entendu, lorsque vous évoquez un sujet qui vous émeut.

Et pendant qu’il joue les indifférents, vous tentez de revenir au sujet qui vous intéresse & de garder son attention sur la conversation… C’est une sensation très pénible !

Et c’est totalement fait exprès ! Remarquez que quand le PN parle d’un sujet qui l’intéresse, il (elle) n’a aucun problème à rester sur le sujet ! Si ça lui convient et/ou qu’il a quelque chose à y gagner (par ex, une « pêche aux infos » qu’il pourra exploiter ensuite), un PN peut tenir une conversation normale, mais c’est rare.

Cette tactique perverse est repérable assez rapidement dans une relation ; au début, il vous bombarde d’amour (messages, coups de fil, déclarations enflammées, …) mais si vous faites bien attention, vous verrez que quand vous lui parlez d’une chose, il semble « se détacher » par moments de ce que vous dites, comme s’il s’en fichait … Ne négligez pas ce signal d’alarme !

Donc, quand un PN vous manque ainsi de respect, il le fait pour tester vos limites. Si l’un de nos interlocuteurs nous joue ce jeu de nous nier ou de nous couper, quelqu’un qui manque de limites & de confiance en soi continuera à essayer de ré-obtenir son attention, d’être entendu ou de tenir une conversation normale avec cet interlocuteur. Un être ayant des limites saines ne tolérera pas qu’on le nie ou piétine sa dignité.

Si vous restez prêt(e) à essayer d’avoir des discussions ou à garder dans votre vie quelqu’un qui vous traite aussi mal, le PN comprend que vous êtes une proie qu’il pourra exploiter – c-à-d, pour lui, un(e) faible, car naïf(ve).

Il y a autre chose ; comme, tout au fond de lui, un PN sait que vous valez 1000 fois mieux que lui, et qu’il en crève de jalousie (car tout PN est envieux et mesquin), vous humilier et vous rabaisser ainsi, en vous niant comme si vous n’étiez qu’un moucheron, lui procure beaucoup de plaisir, & une bonne dose d’approvisionnement narcissique …

Ce signal n’est donc pas à négliger ; si vous excusez ce comportement, si vous tolérez d’être ainsi manqué(e) de respect, vous vous exposez à des années d’abus… Par contre, si, avant d’accorder votre confiance à quelqu’un, vous faites l’effort d’être vigilant(e), d’observer les signes, et d’en tenir compte (et de ne pas excuser les manques de respect), vous vous épargnerez ce piège (qui peut se révéler mortel). Vous pouvez vous épargner ces années de maltraitances en étant attentive au début et en coupant les ponts dès que vous percevez un signal d’alarme !

Donc, si quelqu’un que vous venez de rencontrer a dur à garder son attention sur la conversation quand vous parlez, mais s’anime comme par magie quand lui-même ou quelqu’un d’autre parle, soyez sûr(e) que c’est un PN qui vous teste pour voir si vous êtes « un(e) idiot(e) » qui tolérera cela, et partez ; vous avez mieux à faire de votre vie !

Miam ! De la terre !

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Organic Carrots

Qu’ont en commun la maladie de Crohn, rectocolite, obésité, diabète, allergies, autisme, cancer du sein et colorectal, cirrhose, maladies cardiovasculaires ? Eh bien, toutes ces maladies sont impactées par l’état de notre microbiote intestinal *(micro-organismes (bactéries, levures, champignons, virus) vivant dans le microbiome)…

C’est dire si sa bonne santé est essentielle à notre survie !

Jadis, les hommes vivaient en contact étroit avec la Terre. Ils mangeaient des légumes mal lavés, encore « salis » de terre. Pourtant, la terre n’est pas sale, en fait ; elle n’est pas une substance inerte, mais une source d’énergie électrochimique riche en probiotiques et en minéraux.

Le bacillus subtilis, un probiotique unique de la terre, en fait une source de santé. D’ailleurs, tous les animaux en consomment. Nos ancêtres avaient toujours de la terre dans leur régime alimentaire, grâce à la cueillette des produits de la terre et au fait qu’ils buvaient dans les lacs, rivières et ruisseaux.

Aujourd’hui hélas, on essaie de stériliser notre nourriture et d’éviter le plus possible d’avaler de la terre.

Le Bacillus subtilis se retrouve couramment dans l’eau, le sol, l’air et les végétaux en décomposition. Cette bactérie a une extraordinaire capacité à survivre dans des environnements difficiles ; il produit une endospore qui lui permet de supporter des conditions extrêmes de chaleur, de sécheresse, d’humidité et d’acidité dans l’environnement.
Le B subtilis résiste bien aux sels biliaires comme à l’environnement très acide de l’estomac, ce qui lui permet d’entrer dans le système digestif et le coloniser.

Il a des effets bénéfiques dans le système digestif ; par ex, il améliore les symptômes du syndrome du côlon irritable.
Il supprime aussi la croissance d’agents pathogènes nuisibles, renforce le biofilm de la muqueuse et améliore la croissance des bonnes souches probiotiques – telles que les Lactobacillus – dans la microflore intestinale.
Comme manger de la terre, exposait chaque jour nos ancêtres à des milliards de bactéries, cela renforçait leur microbiote et leur système immunitaire ; ce dernier, confronté à toutes ces bactéries, avait appris à s’y adapter & à les détruire. Ceux-là jouissaient ensuite d’une forte immunité envers les différents agents pathogènes de leur environnement.

Bien sûr, seuls les forts survivaient (les faibles, ne pouvant lutter contre ces microbes, étaient éliminés).

De nos jours, nous ne sommes plus exposés à ces microbes naturels, car il existe des produits qui les détruisent – mais aussi, notre système immunitaire est devenu plus faible.
Pour le booster, il faut ré-inclure ces organismes du sol dans alimentation. Il faudrait faire pousser nos propres légumes, et ne pas trop les laver lors de la cueillette.

Nous pourrions aussi – si c’est possible – boire de l’eau des rivières, des lacs propres, des sources et des ruisseaux.
Enfin, on pourrait consommer des aliments naturellement fermentés.

La plupart des probiotiques sur le marché ne contiennent que des bactéries lactobacillus bifidus qui sont fantastiques pour la santé des intestins, mais sont mal supportés par certaines personnes présentant une sensibilité à ces micro-organismes. Le B subtilis, lui, est plus digeste et donc, toléré par (presque) tout le monde.

Alors, mangeons de la terre ! (n’oublions pas que ce n’est que partie remise ; un jour, il y a de grandes chances pour que les rôles soient inversés).

*pour souligner l’importance de ce microbiote, sachez que notre corps ne comprend que 10% de cellules humaines, et 90% de microbes !