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Etre soi-même

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Comme dit ailleurs (voir http://www.bonheuretamour.com/2017/02/27/comment-dois-je-etre/ ), la plupart des gens n’osent jamais montrer leur vraie nature ou exprimer leurs opinions – et c’est même devenu une seconde peau, un rôle qu’ils ont endossé & jouent automatiquement …. Bref, ce que le Pr Peter K. Gerlach nomme des faux selfs.

Bref, quoi qu’ils fassent ou qu’ils disent, ils ne le font pas d’où ils sont vraiment, mais de leur personnage.

C’est pour ça que, quoi qu’un être non-éveillé dise d’autrui, il parle en fait de lui-même…Et pour ça aussi que je n’aime guère perdre mon temps à parler à ce genre de gens.

Le plus marrant, c’est qu’ils se décrédibilisent, parce que leurs proches voient parfaitement leur « jeu », tandis qu’eux-mêmes y sont aveugles. En outre, aux moments de tension, leur vraie nature ressort, ou ce rôle devient tellement exacerbé que c’en est ridicule.

Par conséquent, il faut tâcher de détecter si on n’est pas coincé dans un rôle & si oui, le laisser tomber & se montrer tel qu’on est vraiment – vivre de manière plus authentique – surtout que, quoi qu’on réalise dans sa vie, on ne peut le réaliser QUE à partir de notre vrai moi ; voici pourquoi tant de gens n’arrivent à rien, qu’ils ne font que parler & parler & à part ça, font du « sur place » !

Si vous « jouez votre vie », vous vous êtes choisi, étant jeune, un rôle & ensuite, vous confondez cette défroque avec votre peau.

Imaginez un dieu qui vous observerait du haut des cieux ; il ferait défiler l’histoire de votre vie, l’ambiance ayant baigné votre enfance &, connaissant votre sensibilité, distinguerait quelles conclusions vous avez dû en tirer & le rôle que vous avez dû prendre pour survivre. Quel serait ce(s) rôle(s) à votre avis ? Quels dispositifs avez-vous dû trouver ?

Certains rôles sont personnels, d’autres, liés à la vie religieuse, sociale, familiale, professionnelle, …

Voyez alors combien c’est bête, & combien, malgré cela, vous y êtes attaché.

Voici une liste de rôles. A vous d’examiner le(s)quel(s) vous avez endossé(s) – ou êtes encore en train de porter ; le brave garçon (ou fille), le joueur, le mec cool, le gros dur, le chien fou, l’esprit libre, le philosophe, la bonne mère ou la « mère football », le bon gros, la « desperate housewife », le camé, la petite comique, le loup solitaire, la frimeuse, le glandeur, le ténébreux, l’artiste tourmenté, le timide, le perdant, le battant, le baba cool, le New Ager, la personne responsable, le radin, le perfectionniste, le Chevalier blanc, Mr Je-Sais-Tout, le chicaneur, le cynique, le sceptique, le pécheur, le religieux, le grand mystérieux, le scientifique, l’intello, l’écervelée, le hippie, le vendeur mielleux, la minorité opprimée, le guérisseur ou chaman, le rebelle ou le non-conformiste, le patriote, la drama queen, le macho (ou le mâle alpha), la business woman, la victime, le cœur-en-bandoulière, la carpette, l’indigné(e), le geignard, la pouffiasse, l’homme d’affaires, la violentée, le donneur de leçons (ou Schtroumpf à Lunettes), le sergent-major, la vierge, le métrosexuel,  le sportif, le conspirateur, le gars fiable, l’anarchiste, l’attention-whore, le snob, le Bisounours, le gay fier de l’être, le gay honteux, celui qui fait respecter les lois, la martyre, le geek, le gourou, le gars sympa,  la bohémienne, le vegan, l’écolo, l’idéaliste, le génie incompris, le rationnaliste, le juif, le génie, le Don Quichotte, le vieux ronchon, la sorcière, le fils prodigue, le gentleman ou la lady, le bosseur, l’alcoolo, le sauveur de l’humanité, le défenseur de la vérité, l’adepte de théories conspirationnistes, ..

Si l’une de ces dénominations a fait résonner quelque chose en vous, ça signifie que vous avez joué ce rôle-là. Il faut vous demander qui vous étiez avant d’endosser ce rôle.

Fermez les yeux, songez à ce rôle que vous sentez avoir pris, & revenez à cette époque d’« avant » ; tâchez de vous souvenir de comment était la vie sans ce rôle.

Pouvez-vous retrouver le moment où vous avez adopté le rôle que vous jouez ?

Pourquoi avez-vous besoin de ce rôle ? Quelle fonction a-t-il dans votre vie ?

Pourriez-vous l’abandonner ? A quoi ressemblerait alors votre vie ? Qui deviendriez-vous ?

Voilà l’utilité du développement personnel ; reconnaître les stratégies (utiles alors, mais devenues nocives) que vous avez dû adopter, ôter tous les masques, toutes les couches d’artifices pour revenir à votre moi nu, originel, avec vos mobiles & valeurs authentiques.

Si vous avez eu la chance d’avoir une enfance heureuse, cet exercice vous sera plus facile, parce que vous aurez adopté un rôle assez tard (à l’adolescence). Si notre enfance fut saine & sereine, si nos parents ont bien pris soin de nous, notre « sous-moi » est efficace ; il nous renforce, nous sert, nous permet de prendre de saines décisions & d’exprimer nos talents.

Dans le cas inverse (d’une enfance malheureuse), vous aurez plus dur à retrouver la naissance de vos rôles & à vous ancrer dans ces souvenirs d’avant le rôle, quand vous étiez encore vous-même.

Vous avez dû alors choisir, non des stratégies pour croître & vous réaliser, mais des stratégies pour survivre – ce qui est bien triste & a de pénibles conséquences personnelles, sociales & relationnelles … J’en sais quelque chose !

Mais même ainsi, rien n’est perdu ; prendre conscience de l’ambiance qu’on a dû subir, des émotions que, vu notre sensibilité, ça a dû nous causer & des décisions qu’on a dû prendre pour survivre, est déjà un 1er pas essentiel pour y échapper – en se « remettant » sur le droit chemin à chaque fois qu’on est tenté de jouer un rôle contraire à notre vrai moi.

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Traumatisés = drogués !

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femme blessée

Les violences perverses ont des conséquences très graves & durables ; elles abîment l’être aux niveaux psychologique, émotionnel & énergétique. Quand on a été longtemps et/ou fortement victime d’abus, c’est comme si on nous avait arraché notre âme ; on reste (même si les violences ont cessé) dans ce « nuage noir » ; notre « paysage mental », jadis lumineux & verdoyant, est désormais sombre, désolé, sans joie, … tout est mort, la vie n’a plus aucun goût ni attrait, tout ce qui nous intéressait avant, nous laisse de marbre…

Si on n’y fait rien (ou rien d’efficace), on s’enfonce de plus en plus dans le malheur, dans le vide, la douleur, la peur, le trauma. Il FAUT donc se (faire) traiter.

Mais comment ? Les antidépresseurs font plus de mal que de bien, et les thérapies de parole ne servent à rien – pis : la recherche a maintenant prouvé que les « cures de parole » enfonçaient les malades dans la déprime et qu’ils s’en sortaient mieux sans cela !

Donc, il faut, pour guérir ces malades, passer par une autre voie… C’est l’énergie qui a été abîmée ; c’est donc elle qu’il faut soigner (depuis la théorie des cordes, du reste, on sait qu’au niveau ultime, la matière n’existe pas ; tout est énergie dans l’univers – 2 grands savants atomistes, Einstein & Max Planck, en étaient arrivés à cette conclusion après toute une vie d’étude de l’atome).

Ces sensations sont émotionnelles, et non pas logiques (c’est pour ça qu’il faut traiter le bon niveau, c-à-d l’énergie).

D’abord, physiologiquement, que se passe-t-il en nous lorsqu’on subit une douleur, un traumatisme ou un choc ? ( = les effets d’abus narcissiques).

Toute pensée est une énergie envoyant des signaux électriques via les neurones. On crée des perceptions douloureuses concernant les traitements horribles qu’on subit.

A cause des abus, notre sens du moi, nos rêves et notre croyance de comment doit être notre vie, sont détruits.

Durant les violences, notre identité & notre sécurité (survie mentale & physique) sont menacées, ce qui crée des peurs très profondes, prêtes à re-surgir même des années plus tard, à la moindre blessure, ou chose rappelant le trauma initial. Et les êtres sensibles ou ayant vécu des traumatismes, ressentent ceci encore plus profondément que les autres.  Or, plus on est émotionnellement « chargé », plus on crée des pensées et des émotions correspondant à notre douleur, & ces pensées génèrent l’impuissance et la terreur.

Le cerveau contient des milliards de neurones, reliés entre eux & formant des réseaux neurologiques.

Les connexions d’un réseau se forment par association de nos souvenirs sur divers sujets ; un sujet donné se relie à d’autres concepts ; par ex, celui de l’amour peut être relié à la douleur, l’abandon & la trahison.

Nos perceptions d’un événement sont subjectives ; elles sont en effet colorées par notre passé, par notre réseau neurologique en rapport avec un sujet donné. On s’attend inconsciemment à recevoir & revivre la même chose – par ex, l’abandon, la douleur & la trahison reliées à une personne, & au concept d’amour.

Une zone du cerveau, l’hypothalamus, fabrique des substances chimiques & assemble des peptides (séquences de chaînes d’acides aminés) ; des formations chimiques correspondant à chacune de nos émotions.

Il y a des substances pour toute émotion humaine ; pour la tristesse, la colère, l’amour, le rejet, la victimisation, l’impuissance, etc… Lorsque l’on crée une perception & choisit l’émotion qui lui est associée, l’hypothalamus crée immédiatement la substance chimique qui y correspond, laquelle est alors libérée par la glande pituitaire dans le flux sanguin. Cet assemblage de peptides atteint alors chaque cellule de notre corps, s’y ancre & verse la substance chimique dans la cellule.

Si ces peptides furent issus de perceptions de douleur, traumatisme & impuissance, on peut les nommer « peptides de victime » et, quand elles pénètrent dans nos cellules, ça fait mal ; on se sent épuisé, on tremble, une douloureuse tension court dans nos veines, on est à peine capable de fonctionner..

Personne ne voit ni n’imagine cette horrible douleur, mais chaque victime sait pourtant à quel point ça fait mal !

Quelle que soit la réaction de la victime à ceci (dépression, soumission ou rébellion), on est émotionnellement très malade. Devoir subir cette torture chaque jour, nous vide, et nous déprime ; en effet, on se sent piégé – car on est tellement affaibli par la douleur qu’on ne peut presque rien faire pour faire avancer les choses !

Et comme ça se passe chaque jour, les « voies » (dans notre cerveau) positives s’atrophient de plus en plus, tandis que les voies de douleur & de négativité se renforcent de plus en plus (c’est ainsi que fonctionnent les connexions neuronales) – bref, notre réseau par association devient câblé pour la douleur & l’impuissance.

Cette douleur qui dure (& il suffit d’y penser pour la déclencher) crée de plus en plus d’associations neurologiques à la douleur. Notre réseau neurologique en est devenu un de douleur et juste penser à ce qui fait mal, renforce cette programmation à la victimisation. Or, un réseau neurologique est notre identité personnelle !

De plus, les peptides sont TRES ADDICTIVES pour nos cellules ; une cellule ne juge pas (bon ou mauvais) les substances chimiques qu’elle reçoit, elle ne préfère pas les substances positives (celles d’amour, de joie, …) ou négatives (celles de peur, de tristesse, …) – Par contre, elle ADORE l’intensité !  Elles choisissent donc toujours les peptides leur en fournissant le plus.

Si une cellule ne reçoit pas sa drogue préférée, elle retient un peu de peptide, et relâche le reste dans le flux sanguin – lequel peptide atteint le cerveau, qui envoie un message au lobe frontal, lui ordonnant de « sortir » des images du passé ; ces mêmes pensées pénibles sont alors suscitées en nous, pour produire PLUS de ce même peptide…qui va alors dans la cellule, lui fournir sa « récompense ». cette addiction des cellules aux peptides est un phénomène naturel ; on a donc affaire ici à une addiction émotionnelle négative, qui augmente toujours plus la peur, la déprime, l’angoisse & l’impuissance !

Voilà le vrai effet de la violence perverse ; tuer toute joie en nous, qu’on se sente mort à l’intérieur, & totalement démotivé ! (voir aussi les autres effets : https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/28/reactions-des-victimes-aux-violences-perverses/   et la dissociation : https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/06/02/refugiee-dans-ma-tete/ ).

Le corps émotionnel prend les rênes de notre esprit & de notre vie… et plus on se néglige, ne s’estime pas ou ne s’informe pas, pis c’est.

Ce qu’il faudrait pour aller mieux, c’est stopper le cycle addictif des cellules ! C’est pourquoi la logique n’aide pas.

Les émotions, qui dirigent nos actes de façon tangible, ne sont, elles-mêmes, pas tangibles ; il s’agit d’énergie – imperméables à la logique.

C’est l’énergie de l’émotion qui a généré le cycle des peptides & les symptômes physiologiques, psychologiques & compulsifs- addictifs qui en résultent.

Pendant & après les violences perverses, la victime se sent privée de tout pouvoir & contrôle – sans maîtrise émotionnelle, sa vie se délite complètement. La victime peut se sentir très attirée par son bourreau, par ex…

Cette impuissance résulte des peptides qui réduisent l’oxygénation des cellules, ainsi que l’aptitude à absorber vitamines & minéraux.

Alors, chaque cellule de notre corps exige de plus en plus de ces peptides qui la tuent. La victime entre dans un cycle d’addiction à la souffrance qui domine sa vie et dont elle n’a pas la force de sortir.

La plupart des gens croient qu’en parler, peut arranger les choses, alors qu’en fait, ça aggrave les choses, puisque ça ré-évoque des pensées du trauma, donc produit plus de peptides & renforce l’addiction !

Une « solution » à éviter à tout prix, par conséquent !  Il est essentiel de comprendre que c’est pour ça qu’une thérapie de la parole ne PEUT PAS soigner, et même, qu’elle AGRAVE le mal-être des victimes ; que c’est une perte de temps, d’argent & d’énergie où la victime est revictimisée, puisque le thérapeute lui fait la même chose que le PN ; c-à-d l’utiliser sans respect pour ce qu’elle est, pour assouvir ses propres besoins inconscients !

Si vous avez vraiment beaucoup de courage, et que vous êtes prête, & que vous voulez + d’infos sur cette addiction aux peptides , vous pouvez lire  http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/

Si l’on ne leur applique pas le bon traitement, les victimes restent coincées dans les symptômes physiques, mentaux & émotionnels du traumatisme ; elles ne cessent de ressentir l’intense douleur et de parler de ce qui leur est arrivé, des années après que ce soit terminé. On trouve alors, dans les forums qui traitent du sujet, des phrases comme ; « Pour moi, tout est fini », « c’est trop tard », « je suis brisé », « ma vie est détruite »  , …

Toute victime a envie de croire ceux qui prétendent qu’il faut en parler pour guérir, vu que son addiction émotionnelle la pousse à le faire, mais en fait, ceci ne fait que renforcer l’addiction et la douleur. C’est un cercle vicieux !

Au début, il est important – & ça fait du bien – de dire ce qui nous est arrivé, de trouver du soutien et de s’informer sur les PN. Mais ensuite, si on continue ainsi, on reste coincé dans la négativité.

L’ennui, c’est que (souvenons-nous que tout est énergie), ceci ne fait qu’attirer plus de personnes & de circonstances pénibles dans notre vie ! Ca attirera les profiteurs (qui feront les sympas & profiteront de notre faiblesse pour nous exploiter), et ça fera fuir les gens « biens » qui, eux, sentent un dégoût pour « l’énergie victimaire » – pour eux, toute personne parlant de ses soucis, est une « personne à problèmes », à fuir !  Ces « heureux & chanceux » se fichent de savoir si vous avez créé vos problèmes ou si vous avez été victime d’un prédateur.

On dit que « le Temps est le grand médecin », mais pour les victimes d’abus pervers, le temps ne guérit pas leurs blessures – au contraire, ces personnes deviennent de plus en plus négatives…

Comme leur état s’aggrave au fil du temps, elles peuvent devoir prendre des anti-douleurs, mais les médicaments, s’ils traitent (temporairement) la douleur, ne guérissent rien en profondeur.

Si vous avez subi des attaques perverses, vous avez sans doute généré de grandes quantités de peptides de victime, puis y êtes devenu accro, devenant un être négatif, engagé sur une voie de détérioration et d’auto-destruction.

Il faut, pour aller mieux, cesser de concentrer sur ce qui nous est arrivé, et plutôt, trouver le moyen d’inverser l’addiction à la douleur, pour faire demi-tour, marcher sur la voie de l’amélioration, vers le bonheur & le succès…

(et pour ça, je suis là…)