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Consumérisme & bonheur

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A quoi ressemble notre vie ?

Pour la plupart d’entre nous, elle ressemble à une course sans fin, très stressante & insatisfaisante ; se lever tôt, passer des heures dans les embouteillages ou les transports en commun pour se rendre à un boulot dénué de sens (qu’on déteste même parfois), se débattre dans les factures, les taxes, les problèmes administratifs, … tout en se débrouillant pour faire marcher la maison & éduquer les enfants du mieux qu’on peut… Et tout ça en dansant sur un volcan (on ne sait pas si on ne se fera pas licencier du jour au lendemain (s’il y a rachat ou restructuration, par ex) & pour le profit de quelqu’un d’autre (car, comme on n’engrange pas les bénéfices de ce qu’on produit, à part quelques rares exceptions, on ne fait pas fortune dans ce genre de vie).

Le XXème siècle a vu défiler diverses idéologies ; fascisme, communisme, religion, … mais l’une a toujours dominé et continue de dominer : le consumérisme.

Bien entendu, tout le monde doit acheter certaines choses, et notre économie ne peut fonctionner sans que les gens achètent, mais on est poussé à acheter toujours plus.

Le consumérisme n’est donc pas le fait d’acheter, mais le fait d’acheter encore & encore, dans une course effrénée au bonheur – car le message que nous envoie la société est que plus on achète, plus on est heureux. Or, rien n’est plus faux !

Diverses études scientifiques ont prouvé que les individus matérialistes sont aussi les plus malheureux et que l’altruisme est bon pour la santé physique & mentale (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/11/16/la-bonte-est-bonne-pour-la-sante/ ).

Cette course à la consommation sans fin est néfaste ; les biens proviennent de pays lointains – d’où des transports qui polluent la Terre.

Il faut voir l’image globale, et comprendre que tout est lié & que donc, tout petit acte d’achat se rattache à un tableau d’ensemble, causant la hausse de la température, la fonte des pôles, le trou dans notre couche d’ozone protectrice, …

Jadis, seule une petite minorité avait assez de biens & les populations ne possédaient que le strict minimum (& même moins) et étaient souvent confrontées à des famines – & la religion (quelle qu’elle soit) les maintenait à leur place.

Pour pousser les peuples à se résigner à leur sort misérable, elle véhiculait l’idée que les biens de ce monde sont dérisoires, que seuls ceux de l’au-delà importent et qu’en outre, les gouvernants ont été placés où ils sont par Dieu (ou les dieux).

Donc, la tendance à prendre le plus qu’on peut quand il y a à manger (ou d’autres bien) était un mécanisme de survie. L’ennui, c’est qu’il l’est resté !

On voit maintenant un tas de gens qui ne peuvent plus faire un pas dans leur maison, car chaque pièce est bourrée (presque jusqu’au plafond) de biens de consommation – en sorte qu’ils risquent un tas de maladies (de la nourriture reste là pendant des années, à pourrir, attirants rats & moisissures) ou … de mourir ensevelis sous ceux-ci !

Le livre « Living at Home in the Twenty-First Century » (E. Ochs, J.E. Arnold, E. Ragazzini & A.P. Graesch) en parle :

Ce « brol » entassé cause du stress surtout à la mère de famille – alors que les hommes ne le remarquent même pas, les femmes, qui sont en charge de l’ordre dans la maison, le ressentent comme un vrai fardeau, dur à gérer…

S’il y a beaucoup de mécanismes qui nous poussent à acquérir tous ces objets (achats, cadeaux, …), il n’y en a quasiment aucun qui nous pousse à nous en débarrasser.

Les photos révèlent le mode de vie dominant des Occidentaux, & leur mentalité… Voir (pour ceux qui parlent anglais) leur video ; https://www.youtube.com/watch?v=3AhSNsBs2Y0  … Quelle leçon !

Avec l’avènement de l’ère industrielle & le fantastique bond en avant du commerce & des techniques de production, le monde put enfin proposer une offre abondante aux populations.

De plus, dans le même temps, l’importance de l’individu (& de l’individualisme) croissait, tandis que celle de la religion diminuait (je veux dire : de la vraie religion, au détriment de cette religion du consumérisme, justement).

Avec la création des grands magasins, les gens purent s’acheter enfin plus que le strict minimum & le shopping devint une activité à part entière.

La psychologie se mit au service des capitalistes pour marteler la mentalité du toujours plus dans l’esprit des gens & leur donner envie de toujours plus de biens de consommation.

Les hommes d’affaires recrutèrent des psys experts en manipulation mentale, lesquels imaginèrent & appliquèrent toutes les ressources de leur art pour influencer les gens, les motiver, les hypnotiser, pour leur faire croire ce que veulent les hommes d’affaires & les pousser à acheter des tas de choses dont ils n’ont pas besoin, & qui, loin de les rendre heureux, les ligotent à une vie médiocre, entièrement au bénéfice desdits financiers !

Les publicitaires ont appris comment actionner les manettes de notre inconscient, en vantant non pas ce que le produit fait, mais le genre de personne qu’il promet de nous faire nous sentir.

J’ai traité ici de la tragique absurdité de ce genre de vie ; http://www.bonheuretamour.com/2013/01/24/une-vie-doiseau-mouche/, où on perd sa vie à la gagner…

Depuis les années ’80, les gens mesurent leur succès dans la vie par combien ils gagnent & combien ils dépensent.

Ayant ainsi été entraînés à désirer, on est contrôlés par une minorité de gens qui, ayant déchiffré les processus mentaux des masses, tirent les ficelles dans l’ombre.

Et pendant ce temps, la Terre, notre substrat vital, continue à se dégrader – sans compter les terribles conditions de travail des populations produisant les biens pour les pays riches.

Mais même en Occident, ces conditions ne sont pas bonnes non plus pour la plupart des travailleurs.

La plupart des gens voudraient avoir une qualité de vie, la sécurité, de bonnes relations, un boulot épanouissant, faire partie d’une communauté & se sentir bien dans leur peau … pouvoir être & exprimer ce qu’ils sont vraiment  – et cela, aucun bien de consommation ne peut le procurer !

Comme dit plus haut, les gens qui ne visent que l’argent, les biens matériels & le confort égoïste, sont en fait moins heureux que les autres.

Poursuivre des choses matérielles est une course à l’abîme d’insatisfaction constante, que rien ne peut remplir, car la seule chose qui puisse faire ceci, est une vie ayant du sens !

Au lieu de s’endetter pour pouvoir acheter le dernier gadget (voiture, télé 3D, etc) et devoir trouver ou rester dans un boulot minable pour se procurer l’argent pour le payer (c-à-d perdre sa vie à la gagner), on doit viser à se libérer de cette « rat race » en simplifiant & « minimalisant » notre vie … Ce sera bon pour nous, pour notre humeur & pour la planète !

En réalité, moins on a, plus on a – & vice versa 😉 Il suffit de le comprendre…

Des solutions existent… Si on a le courage de les appliquer !

Dans l’idéal, il faut repenser totalement notre mode de vie – mais des mesures simples sont déjà bien ; équilibrer travail & vie de famille, ou consommer de façon plus responsable – c-à-d « local », isoler nos habitations, employer des machines économes, voyager moins loin & utiliser les transports en commun ou le vélo au lieu de la voiture, utiliser des énergies vertes, …

Ces changements sont aussi devenus plus nécessaires qu’avant parce que les prix de l’énergie ont beaucoup augmenté (car les ressources diminuent).

Hélas, seuls les riches peuvent se permettre les nouvelles habitations à basse énergie !

En outre, ces projets sont sabotés par les Etats (eux-mêmes dirigés en sous-main par les financiers), qui prétendent qu’il faut pousser les gens à dépenser plus pour booster l’économie, se fichant de notre bien être & de notre épanouissement.

Nous devons en faire nos priorités & tourner le dos au consumérisme pour créer un monde nouveau, pour nous-mêmes, nos enfants, & la Terre … Il faut comprendre que l’argent ne fait pas le bonheur !

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Préjugés sur l’amour en couple

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Est-il réellement possible d’avoir un mariage passionné – ou les 2 sont-ils incompatibles ? Une psychologue belge vivant aux USA, Esther Perel, s’est penchée sur le problème et a remarqué que la plupart des gens – et des psychologues – croient aveuglément à une hypothèse fausse ; que si la relation est mauvaise, le sexe est nul aussi, et que pour rendre le sexe plus excitant, il suffit d’améliorer la relation.

En réalité, une thérapie de couple peut améliorer la relation (& encore ! – vu que chez nous, les psys de couple partent de théories stupides), mais le sexe a de grandes chances de ne pas changer…

Donc, tordons le cou à 5 préjugés sur l’union :

– L’amour va de pair avec le désir ; le sexe a longtemps été un devoir pour les femmes, et servi seulement à la reproduction.  Puis est apparu le mariage d’amour et son idéologie romanesque… et c’est là qu’on a constaté que le désir avait disparu…

On a beau avoir une grande liberté sexuelle, on n’a guère envie d’en profiter, dans un couple stable …

Les couples cultivent la proximité avec l’espoir que plus d’intimité apportera une meilleure vie sexuelle.

Pour devenir plus intime avec notre partenaire, il faut se révéler l’un à l’autre tous les petits détails sur soi-même (désirs, peurs, rêves, espoirs, fantasmes, …) Plus on fait ceci, meilleur est le sexe.

– L’union idéale est égalitaire par nature ; au contraire, les meilleures relations sont complémentaires.

Elles honorent les différences des partenaires. Les meilleurs couples sont ceux qui sont assez créatifs pour maximiser (& non minimiser) la complémentarité entre eux. En outre, ce n’est jamais la différence entre les gens qui pose problème ; c’est la façon dont ils gèrent cette différence.

Dans les couples, le sujet des disputes n’a que peu ou rien à voir avec le contenu. Ils se disputent parce qu’ils se sentent non-entendus, méprisés, dévalorisés et non reconnus, parce qu’ils se sentent seuls – c’est cela qui fait vraiment souffrir dans les relations.

Les couples passent plus de temps à se critiquer qu’à s’apprécier l’un l’autre. Nous devons apprendre à exprimer la louange, à reconnaître ce qui est bon, ce qui fonctionne, et à le dire le plus souvent possible. C’est alors seulement que nous serons en mesure d’apprécier ce que nous avons – notre vie, nous, notre couple, notre partenaire.

Je rappelle qu’il faut, pour que le couple soit harmonieux, 5 fois plus de paroles positives, que négatives. Si on tombe sous ce ratio, le couple est disharmonieux. Les chercheurs ont en effet démontré qu’il fallait 5 paroles positives pour contrebalancer une seule parole négative.

– L’honnêteté, c’est de dire la vérité, et mentir est une tromperie ; oui, il faut dire la vérité, mais il faut avoir du tact ! « La franchise ne consiste pas à dire tout ce que l’on pense, mais à penser tout ce que l’on dit ».

N’oublions pas que les paroles peuvent faire un mal qui dure des années ; gardons donc les choses blessantes pour nous – en sachant que – bien sûr – ça ne vaut pas pour celles concernant le couple ; là, chacun a le devoir étroit d’informer l’autre des faits essentiels !

– La sexualité masculine est simple, mécanique et biologiquement motivée plutôt que relationnelle. Ce préjugé dit aussi qu’à l’inverse, les femmes sont des créatures de sens, qu’elles ont besoin d’une longue liste de conditions pour générer le désir sexuel et obtenir la satisfaction sexuelle.  Aussi, que les hommes ont juste besoin de sexe fréquent, constant, spontané.

En fait, la sexualité des hommes n’est pas moins influencée par leur état ​​interne que chez les femmes. Chez eux, la peur, la déprime ou la colère affectent le désir sexuel et la performance. La différence ? Les hommes sont plus susceptibles que les femmes à se tourner vers le sexe pour soulager leur état interne. Les hommes utilisent le sexe comme un régulateur de l’humeur. Cependant, on ne peut pas dire que la sexualité masculine n’est pas relationnelle. En fait, les hommes ressentent beaucoup de peur et de honte à cause de la pression de la performance et de la peur du rejet par les femmes, ou de leur inaptitude à les satisfaire.

La sexualité masculine est donc aussi relationnelle que pour les femmes ; elle n’est simplement pas biologique ou automatique.

– Des problèmes sexuels impliquent des problèmes relationnels. Dans notre société, nous croyons que si un couple a des problèmes sexuels, ils doivent venir à la suite de problèmes relationnels. Nous voyons la sexualité comme une métaphore de la relation.  Et nous en concluons qu’en réparant la relation, le sexe s’améliorera.  Ce n’est pourtant pas toujours le cas. – j’en ai parlé dans « Amour & désir sexuel : amis ou ennemis ?  » (https://bonheuretamour.wordpress.com/2014/08/29/amour-desir-sexuel-amis-ou-ennemis/).

L’amour et le désir peuvent effectivement être liés, mais ils peuvent aussi s’exclure l’un l’autre … (mystère de l’érotisme !).

Deux personnes peuvent s’aimer profondément dans la cuisine, & se repousser dans la chambre. Bien des couples sont liés par un grand amour, mais vivent des problèmes sexuels ou n’ont pas d’activité sexuelle du tout.

Quand des partenaires se plaignent du manque de peps dans leur vie sexuelle, ils regrettent en fait la poésie du sexe, le lien, la légèreté espiègle, la sensation de vitalité, de s’évader & de s’élever au-dessus du train-train monotone…

Toutes les solutions faciles pour garder « l’étincelle » en vie, ou la raviver, ne marchent pas ; en effet, le romantisme ne meurt pas dans un couple à cause du manque de temps, de communication ou de testostérone, comme beaucoup le prétendent, mais à cause de la mécanique particulière du désir sexuel chez les humains.

Et tous ceux qui préconisent d’apprendre à mieux communiquer avec notre partenaire ou de réorganiser notre planning, ou de se faire prescrire de la testostérone, ont tort.  Tout comme ceux, du reste, qui préconisent de ré-érotiser la relation avec des vidéos ou accessoires coquins !

Toutes ces soi-disant solutions ne marchent pas (ou pas longtemps).

Les statistiques sur la santé des couples ne se soucient que de la fréquence de leurs relations sexuelles ou du nombre d’orgasmes et omettent l’amour, l’intimité, la sensualité, l’excitation – alors que ce qui compte, ce n’est pas la quantité, mais la qualité.

L’érotisme est une qualité non-mesurable de vitalité, l’imagination ne peut se réduire à une arithmétique, & ce domaine insaisissable n’est pas du domaine du modèle de résolution de problèmes.

-On constate en fait que dans le monde, partout où il y a du romantisme attaché aux relations, il y a en même temps une crise du désir, par ex dans le fait de l’assumer…

Notre société moderne a connu une révolution ; pour la 1ère fois dans l’histoire de l’humanité, les gens veulent une sexualité marquée de plaisir et de connexion à l’autre, une sexualité qui prenne sa source dans le désir. Ils veulent une sexualité à long terme non pas pour procréer le plus d’enfants possibles (qui prendront soin d’eux quand ils seront vieux) ou parce qu’enfanter est le 1er devoir d’une femme, mais car le désir est devenu un facteur central, une expression de notre identité, de notre individualité & de nos préférences.

Mais pour garder du désir dans une relation engagée, il faut réconcilier 2 tendances, 2 besoins contradictoires ;

D’une part, le besoin de sécurité, réconfort, le familier, le connu, l’habituel, le rassurant, la fiabilité, la permanence, la maison, la solide fondation.  Et d’autre part, le besoin tout aussi fort (chez les hommes comme les femmes de voyage, de rêve, de mystère, d’inconnu, de danger, d’inattendu, de surprise, de risque, d’aventure, de transgression…

Réconcilier ces 2 besoins contradictoires dans une seule relation, est vraiment difficile !

L’expression « un mariage passionné » est déjà contradictoire ; en effet, si l’amour est naturel et a toujours existé, le mariage par contre, est une construction sociale, une institution humaine, à base économique, visant à créer une communauté de travail, un compagnonnage et aussi pour la succession (faire passer à la génération suivante – du même sang – le patrimoine de la famille).

Il s’agissait d’un partenariat utile, de travail, d’argent, de statut social, où l’amour & la passion n’avaient pas leur place.

Mais notre culture est venue charger l’union d’un poids supplémentaire ; d’une exigence de passion, et que notre partenaire soit aussi notre confident et notre meilleur ami… Et en plus, on vit plus longtemps.

On exige donc de ce seul partenaire, ce qui était fourni jadis (il n’y a pas si longtemps) par la famille élargie et même par tout un village !

On lui demande de nous donner un sentiment d’appartenance, de continuité, d’identité, mais aussi le mystère et la transcendance, la fascination, l’émerveillement, on veut qu’il nous donne la sécurité et un confort douillet, mais aussi du « piquant », qu’il nous donne la surprise et la nouveauté, mais aussi le prévisible, le familier et le rassurant …

Il faut donc que les 2 partenaires soient des êtres quasiment parfaits ; doux, fiables, sérieux, fertiles, jouettes, fidèles, ordonnés, spirituels, … ça fait beaucoup… On voit bien que ce ne sont pas des sextoys et de la lingerie qui pourront remédier aux problèmes du désir en couple !

Le vrai développement personnel

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Beaucoup de gourous auto-proclamés nous affirment (ou pis, on se le raconte à soi-même) qu’ils peuvent améliorer notre vie ou notre niveau de conscience, & avec eux (ou avec des livres de self-help), on croit qu’on fait avancer sa vie, alors qu’en fait, on fait du sur-place !

Pourquoi ? Parce que l’on reste à la surface des choses, on s’attaque aux symptômes et non à la cause profonde ; on ne modifie que les fanfreluches et on ne touche pas au problème de base qui cause les soucis dans notre vie.

La voie de s’attaquer au visible semble la plus logique, mais elle est pernicieuse ; elle nous fait gaspiller du temps & de l’énergie (et souvent aussi, pas mal d’argent).

Quand on décide de changer sa vie & que l’on commence à parcourir la voie du développement personnel, on n’a pas d’idée réelle de qui on est, de notre fonctionnement, ni de ce qu’il nous faut vraiment. On sait juste qu’on ressent un mal-être pénible & qu’on veut s’en débarrasser. Bien sûr, dans cette ignorance, on tombe dans tous les pièges.

Par ex, prenons le cas d’une femme qui souffre de solitude & s’imagine que si elle arrive à se trouver un gars, elle sera heureuse.

Les coaches typiques vont l’interroger (et j’ai déjà dit ici http://www.bonheuretamour.com/2016/03/25/le-bon-psy-ou-coach/  ce que je pensais de ce système débile) et s’attaqueront ensuite à l’aspect extérieur du problème : ils la pousseront à améliorer son apparence, à perdre du poids, devenir plus féminine, se maquiller, sortir plus, ils lui donneront des exercices pratiques visant à renforcer son estime de soi et à aller plus vers les autres, etc…  alors qu’en fait, le bonheur ne peut jamais se trouver à l’extérieur.

Le visible simple cachant de l’invisible compliqué, approfondissons les choses  (j’explique cette nécessité ici : http://www.bonheuretamour.com/2016/11/09/pour-changer-de-vie-creusez-profond/ ) ;

Si par la suite, la relation capote ou ne lui fournit pas la béquille (car tout ce qui est extérieur en est une) qu’elle recherchait, la dame en sera au même point, et même si ça marche ; c-à-d qu’elle trouve un homme, qu’il l’aime, qu’il l’épouse, et ensuite… elle a toujours ce vide en elle.

Et c’est d’ailleurs ce vide qui minera la relation, car elle demandera à l’homme de remplir ce puit sans fonds… et ses exigences déraisonnables causeront des scènes qui détruiront l’amour que cet homme lui portait …

Les gens affamés sont de mauvais acheteurs, et ce genre de femme a beaucoup de chances d’être si désespérée qu’elle accepte de sortir avec n’importe qui, ou n’importe quel traitement pour ne pas rester seule.

Pour ce genre de femmes, en effet, n’importe qui vaut mieux que personne – et donc, c’est « mieux vaut être mal accompagnée que seule » !

A cause de cette incomplétude, ces femmes tombent donc, c’est classique, sur des losers qui les battent ou sur un gars marié où elles ne passent qu’en second, … Elles cherchent en dehors d’elles ce qu’elles ne devraient rechercher qu’au-dedans !

Du reste, c’est souvent justement à cause de ce sentiment de manque qu’elles sont seules ; on connaît tous le cas de femmes qui entament le sujet du mariage & des enfants au 1er rendez-vous avec un candidat potentiel… ce qui les fait passer pour des foldingues. Ou d’autres qui, pensant qu’on peut s’attacher un homme par le sexe, couchent au 1er ou au 2d rencard – ce qui les fait se faire exploiter par les petits malins, & fuir par les gars sérieux, qui ne veulent pas d’une marie-couche-toi-là !

Mais même si ça tourne bien, s’il arrive ensuite quoi que ce soit ; que son gars est tout le temps en voyage, ou qu’il la quitte ? Tout son bonheur dépendait du gars, et alors… il s’écroule ! Et comme elles ne se suffisent pas à elles-mêmes et doivent chercher la complétude chez quelqu’un d’autre, au-dehors, elles découragent des gars qui les aimaient, en étant dépendantes & trop collantes …

Donc, ces « solutions » purement extérieures n’en sont pas du tout ! Dans le vrai développement personnel, il y a libération émotionnelle, faisant que le problème devient un non-problème ; on cesse de se tracasser à ce sujet ou d’en souffrir ou d’en avoir besoin.

Je ne dis pas qu’il faut se passer de tout ; ce n’est à la portée que de bien peu de gens de pouvoir vivre comme Diogène dans son tonneau sans rien désirer de plus, mais il faut s’attaquer aux vraies causes !

Ce qu’il faut, c’est se connaître, pour voir de quoi on a besoin exactement – & rien de plus (finis, les moyens névrotiques de soulagement de l’angoisse !).

C’est qu’il faut, c’est un changement de perspective ; effacer l’ancien pour le remplacer par un plus juste & plus efficace, où notre ex-problème ne nous blesse ou ne nous obsède plus, & où on ne comprend même pas comment on a pu s’angoisser pour cela.

Aussi, on n’est plus en mode défensif ; on n’éprouve plus le besoin de défendre quoi que ce soit, on ne doit plus se « pousser » à faire ce qu’il faut & qui est sain pour nous, pour arriver à faire notre job ou aimer les autres, … Les choses viennent toutes seules.

Nos réactions émotionnelles à des situations formant un défi (dans le domaine qu’on tente d’améliorer), révèlent nos progrès. Si on a pu les diminuer, si on a moins de besoins émotionnels en ce domaine, si on s’obsède moins dessus & si on réagit moins aux provocations, alors, oui.

Souvent, on prend la réussite ou l’obtention de ce que l’on voulait pour un signe qu’on a évolué positivement. Notre société se focalise d’ailleurs sur ces résultats tangibles, sur trouver une solution extérieure à un problème (v. l’exemple ci-dessus) – mais ceci n’est que du succès & le vrai problème, qui est en vous, reste inchangé – forcément : il n’a pas été traité !

Cette chose s’est inscrite dans chacune de nos cellules et il faut le « dégraver », sinon ça restera là, quels que soient les emplâtres qu’on met dessus ! Même si l’on obtient ce que l’on croit nécessaire à notre bonheur, ça ne nous rendra que peu heureux et ça se retournera contre nous un jour ou l’autre.

Ces accomplissements ont beau nous faire nous sentir mieux, ils ne forment qu’une distraction temporaire à notre problème. Les émotions nocives sont toujours là, sous la surface, & continuent de modeler nos comportements – elles sont aussi toujours prêtes à ressurgir & à nous pourrir la vie !

Le vrai développement personnel, ce n’est pas de mettre un petit pansement sur la peau alors qu’il y a une blessure grave & profonde, mais de soigner pour de bon cette blessure.

Bref, alors que le succès se passe au-dehors, la croissance, elle, se passe au-dedans & elle est bien plus dure à atteindre que le succès !

Voilà pourquoi – hédonisme aidant – les hommes tentent de modeler les choses extérieures & négligent l’intérieur, et pourquoi il est dur de faire comprendre ceci à ceux qui débutent dans le développement personnel.

Ignorant les lois de la psyché, ils sont persuadés que, s’ils atteignent les résultats extérieurs qu’ils désirent, le problème est réglé, et refusent de croire que ça ne peut pas fonctionner ainsi.

L’expérience étant à usage unique & non-communicable, ces personnes devront passer par une phase où ils poursuivront & atteindront des buts externes & constateront – puisque le savoir doit être vécu pour être intégré – que leur mal-être persiste… Alors ils commenceront à comprendre que le mal est en eux.

Plusieurs clients m’ont mal jugée à cause de ça ; ils pensaient que je leur demandais de ne rien faire et de juste chasser les sentiments négatifs, de se sentir bien & qu’ils attireraient alors ce qu’ils veulent comme par magie.

Non ; ce que je demande, c’est qu’ils fassent le travail intérieur, le seul valable, et je les guide sur cette voie qu’ils ignorent. Cela demande beaucoup de courage, de travail & de persévérance ! Un engagement total & à vie, à croître est ce qu’il faut poursuivre ! Voilà ce qu’il faut faire, au lieu de poursuivre les « fanfreluches » !

Beaucoup croient avoir avancé dans certains domaines de leur vie, alors qu’ils n’ont fait que ré-arranger leurs circonstances extérieures… Au fond d’eux-mêmes, rien n’a changé, il n’y a eu aucune croissance réelle.

Il n’y a pas développement personnel sans changement personnel, mais il est rare que les gens acceptent de se changer eux-mêmes !

Steve Pavlina l’avait compris ; le développement personnel n’est pas pour tout le monde ; c’est une chose effrayante (mettant notre identité en danger), qui requiert un travail intérieur dur, profond (donc une certaine profondeur & intelligence) & brisant notre loyauté envers nous-mêmes & peut-être nos parents ou notre culture.

Si l’on veut évoluer, il faudra pourtant renoncer à notre ancien moi, se quitter soi-même… sans savoir qui on retrouvera de l’autre côté 😉

Voilà ce qu’il faut accepter si on veut se développer – car croire qu’on y parviendra sans se changer soi-même est une illusion. Il est impossible de rester pareil & d’évoluer ; on ne peut à la fois garder son moi & trouver l’épanouissement profond !

Iil faut choisir, et choisir, c’est renoncer… à vous de voir à quoi vous voulez renoncer !

Vous ne pouvez rester loyal à votre moi actuel & supprimer vos problèmes, puisque ce que vous êtes pour le moment ne fait que renforcer tout ce que vous n’aimez pas de vous. Oui, toute la m… de votre vie provient de ce moi inadapté.

Lors de ce trajet sur la voie du développement personnel, vous serez tenté de prendre des raccourcis, des solutions de facilité, des choses à acheter, ou pour lesquelles vous serez louangé.

Le travail de croissance, lui, est invisible ; personne ne le remarque & ne vous en félicite – pis ; votre changement dérange, & on vous le reproche. Souvent, votre entourage vous sabotera de toutes les façons possible !

Vu tout ceci, est-ce que ça vaut la peine de se donner tout ce mal pour évoluer, sans même savoir ce qu’on en retirera ? Et ce, alors que ne pas changer procure des gratifications, et qu’on peut trouver des alternatives au changement ; des « ersatz » de bonheur … Le faux développement personnel semble, en comparaison, plus gratifiant… (et d’ailleurs, c’est pour ça que les vendeurs de succès extérieur pullulent & prospèrent).

Einstein l’a dit : on ne peut résoudre un problème au niveau de conscience où il a été créé. Donc, quelle est l’utilité du développement personnel ? RESOUDRE TOUS NOS PROBLEMES !

Là, ça devient intéressant non ? Surtout sachant que le reste, le faux, le clinquant, l’extérieur, ne résoud RIEN DU TOUT !

Ne préférez-vous pas la vraie sérénité durable de la vérité & de l’évolution de conscience aux plaisirs creux & éphémères de la fausse croissance ? Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages !