Archives de Tag: silence

Effets de la torture silencieuse

Par défaut

trait-silencieux

Toute victime de PN sait ce qu’est le « traitement silencieux », ou plutôt, la torture par le silence (j’en parle d’ailleurs ici : http://www.bonheuretamour.com/2014/11/24/pn-torture-silencieuse/).

Mais elle ignore sans doute A QUEL POINT ce comportement du PN est destructeur pour sa santé ! En effet :

– Cela cause des traumatismes émotionnels ou du stress.

Le fait d’être ignoré(e) provoque un tas d’émotions accablantes ; dépression, colère, frustration, …et des sentiments d’isolement, d’agitation, de rejet, de solitude, de désespoir, de culpabilité & de trahison.

Quand notre existence & nos sentiments ne sont pas respectés & sont rejetés, on se sent nul, indigne, insignifiant.

– Cela cause un stress psychologique.

Cette exclusion est un jeu pour le PN, qui l’utilise comme une forme de manipulation psychologique. Avec le roller-coaster émotionnel, cette forme de torture détruit l’estime de soi des victimes & augmente leur niveau de stress, ce qui génère en elle des sentiments de chagrin, de perte, d’abandon. La victime se sent totalement impuissante, car elle n’a aucun contrôle sur la situation. Plus l’ostracisme est long et intense, plus les effets psychologiques sont permanents, surtout chez les enfants.

– Cela peut générer de graves troubles physiques.

Il y a, dans notre cerveau, une zone – le cortex cingulaire antérieur – spécialement conçue pour détecter les niveaux de douleur, et des recherches ont montré qu’il s’active quand quelqu’un reçoit le « traitement silencieux ».

Oui, quand quelqu’un est ignoré, son cerveau lui dit qu’il (ou elle) subit une douleur physique ( !) et cela déclenche tout un tas de symptômes physiques, tels que : maux de tête, diarrhée ou constipation, douleurs d’estomac, insomnie, anxiété, épuisement, …

Mais cet état de stress intense conduit aussi à des risques de santé plus graves, comme des troubles alimentaires, le diabète, de l’hypertension, des maladies cardiaques, des caillots de sang, des troubles urinaires et intestinaux, un dysfonction érectile et le cancer.

– Cela amène des changements de comportement.

La victime éperdue est rongée de doutes ; Qu’est-ce que je fais de mal ? Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Est-ce quelque chose que j’ai dit, ou pas dit, ou fait, ou pas fait ? Est-ce que j’insiste trop ?

Être ignoré(e) amène la victime à se comporter d’une façon qui ne lui correspond pas ; comme de douter de soi & s’interroger sans cesse sur ses mobiles & comportements, ainsi que sur ceux du PN, ou piquer une crise de rage ou de larmes, penser qu’elle est une emm… qui harcèle son partenaire, qu’elle le dérange, qu’elle est folle ou trop dépendante & collante,  .. Bref, la victime agit non selon son propre caractère, mais en exprimant la folie du PN… qui adore l’amener à ce point de désespoir-là !

Atterrée devant ces comportements dingues & cette perte de maîtrise de soi, la victime est envahie par la honte, le doute de soi, la culpabilité. En fait, ce sont des réactions de combat ou de fuite dus au fait que le cerveau perçoit une menace à sa survie.

Donc, je réitère le conseil final de l’article susmentionné : sauvez-vous !

Publicités

Citations de Mtre Eckart

Par défaut

Mtre Eckart  (mystique allemand du XIIIème siècle)

Les théologiens peuvent se quereller, mais les mystiques du monde entier parlent la même langue.

Les gens ne devraient pas trop s’inquiéter de ce qu’ils font, mais plutôt de ce qu’ils sont. Si eux et leurs actes sont bons, alors leurs actions sont radieuses. Si vous êtes juste, alors ce que vous faites sera aussi juste. Nous ne devrions pas penser que la sainteté est basée sur ce que nous faisons, mais plutôt sur ce que nous sommes, car ce ne sont pas nos œuvres qui nous sanctifient, mais nous qui sanctifions nos œuvres.

Celui qui connaît, et ce qu’il connaît, sont un.

Dans le Un on trouve Dieu, et il faut que devienne Un celui qui doit trouver Dieu.

En vérité, si un homme abandonnait un royaume et le monde entier et qu’il se garde lui-même,

il n’aurait rien abandonné.

L’erreur est affaire d’intelligence, l’hérésie dépend de la volonté.

L’homme ne doit pas se contenter d’un dieu qu’il pense, car lorsque la pensée s’évanouit, Dieu s’évanouit aussi.

Certaines personnes sont d’avis qu’ils sont saints et parfaits en tout, et vont partout avec de grandes actions et de grands mots, et pourtant, ils poursuivent et désirent tant de choses, il veulent posséder tant de choses et sont tellement préoccupés à la fois d’eux-mêmes et de ceci et cela. Ils affirment qu’ils recherchent une grande piété et dévotion, et pourtant ils ne peuvent pas accepter un seul mot de réprobation sans répondre. Soyez certain de ceci : ils sont loin de Dieu et ne sont pas en union avec lui.

Nous ne devrions nous satisfaire de rien, combien bon que ça puisse sembler ou être, de sorte que, lorsque nous nous trouvons sous la pression ou la contrainte, il sera évident que nous sommes plus travaillés que travaillant, et en sorte que nous puissions apprendre à entrer dans une relation de coopération avec notre Dieu. Ce n’est pas que nous devions abandonner, négliger ou refuser notre moi intérieur, mais nous devons précisément apprendre à travailler en lui, avec lui et à partir de lui, de telle façon que l’intériorité tourne en action efficace et qu’une action efficace ramène à l’intériorité et que nous devenions habitués à agir sans aucune compulsion. Car nous devrions nous concentrer sur cette impulsion intérieure, et agir selon celle-ci, que ce soit par la lecture ou la prière ou – si cela convient – une certaine forme d’activité extérieure. Bien que si l’activité extérieure détruit l’intérieure, nous devions donner la priorité à cette dernière. Mais si les deux sont à l’unisson, alors c’est ce qui est le mieux pour coopérer avec Dieu.

Quoi que Dieu fasse, la première impulsion est toujours la compassion.

Certaines personnes veulent voir Dieu avec leurs yeux comme ils voient une vache, et l’aimer comme ils aiment une vache – pour le lait et le fromage et le profit que ça leur rapporte. Voilà comment ça va avec des gens qui aiment Dieu pour la richesse extérieure ou le confort intérieur. Ils n’aiment pas Dieu correctement, quand ils l’aiment pour leur propre avantage.

La Connaissance, c’est l’expérience que fait l’homme de l’unité qui unit tous les hommes.

Les gens réfléchissent trop à ce qu’ils doivent faire et trop peu à ce qu’ils doivent être.

La connaissance pure est inconnue de tous ceux qui ne sont dépouillés de leur moi et de toutes les choses matérielles.

Si la seule prière que vous dites jamais dans votre vie entière est merci, ce sera suffisant.

Dieu est à la maison. Nous sommes dans le pays lointain.

En vérité, c’est dans l’obscurité que l’on trouve la lumière, donc quand nous sommes dans la peine, cette lumière est la plus proche de tout pour nous.

Seule la main qui efface peut écrire la vérité.

L’amour est aussi fort que la mort, aussi dur que l’enfer. La mort sépare l’âme du corps, mais l’amour sépare toutes choses, de l’âme.

Il y a un lieu dans l’âme où vous n’avez jamais été blessé.

Vous pourriez dire : comment cela peut-il être ? Je ne peux sentir sa présence en aucune façon. Écoutez ceci. Sentir sa présence n’est pas en votre pouvoir, mais en le sien. Il se montrera quand il lui convient de le faire, et il peut aussi rester caché si tel est son souhait. Ceci est ce que le Christ voulait dire quand il a dit à Nicodème:  » L’esprit souffle où il veut : vous entendez sa voix, mais vous ne savez pas d’où elle vient, ni où elle va» (Jean 3: 8)

Dieu n’est pas bon, car sinon il pourrait faire mieux.

Quiconque possède Dieu dans son être, Le possède d’une façon divine, et Il rayonne hors d’eux en toutes choses ; pour eux, toutes choses ont le goût de Dieu et en toutes choses, c’est l’image de Dieu qu’ils voient.

Chaque créature est une parole de Dieu et est un livre sur Dieu.

Maintenant écoute ! Y a-t-il jamais eu (des êtres) plus chers à ou plus intimes avec notre Seigneur que les apôtres ? Et pourtant, pas un seul d’entre eux n’a échappé au péché mortel. Ils ont tous commis le péché mortel. Il a montré maintes et maintes fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament dans ces individus qui allaient devenir, de loin, les plus proches de lui ; et aujourd’hui encore, on trouve rarement que les gens accomplissent de grandes choses sans d’abord s’égarer. Et ainsi notre Seigneur veut nous enseigner sa grande miséricorde, nous exhortant à grande et vraie humilité et dévotion. Car, lorsque le repentir est renouvelé, alors l’amour aussi se renouvelle et se renforce.

Le travail extérieur ne sera jamais chétif si le travail intérieur est grand.

La spiritualité ne s’apprend pas par l’évasion du monde, ou en s’enfuyant loin des choses, ou en tournant ermite et en se séparant du monde. Nous devons plutôt apprendre une solitude intérieure où ou avec quiconque que nous nous trouvions. Nous devons apprendre à pénétrer les choses et à y trouver Dieu.

Je me trompe, mais je ne suis pas un hérétique, le 1er a à voir avec l’esprit et le 2d avec la volonté!

Comment puis-je aimer Dieu ? Vous devriez aimer Dieu non mentalement, c’est-à-dire l’âme doit devenir non-mentale et dépouillée de ses images mentales. Car aussi longtemps que votre âme est mentale, elle doit posséder des images. Tant qu’elle a des images, elle possédera des intermédiaires, et aussi longtemps qu’elle a des intermédiaires, elle n’aura pas l’unité ou la simplicité. Tant qu’elle manque de simplicité, elle n’aime pas vraiment Dieu, car l’amour vrai dépend de la simplicité. . . En effet, vous devez l’aimer comme il est Un, pur, simple et transparent, loin de toute dualité. Et nous devrions éternellement nous enfoncer dans ce Un, passant ainsi de quelque chose à rien. Que Dieu nous y aide.

Et à mon avis, la chose la plus importante est que nous devons nous abandonner entièrement à Dieu chaque fois qu’il permet que quelque chose nous arrive, que ce soit l’insulte, la tribulation ou tout autre genre de souffrance, l’accepter avec joie et gratitude et permettre à Dieu de nous guider encore plus plutôt que de rechercher ces choses par nous-mêmes.

Au moins de théorisation l’on fait à propos de Dieu, au plus réceptif l’on est à son influence.

Au plus essentiellement et simplement l’esprit repose sur Dieu et est soutenu par lui, au plus profondément on est implanté en Dieu et au plus réceptif on est à Lui dans tous ses dons précieux – car le genre humain doit se fonder sur Dieu seul.

L’amour de tout coeur pour un autre crée la confiance en eux, et nous trouverons vraiment en Dieu tout ce que nous osons espérer de Lui, et mille fois plus. Tout comme nous ne pouvons jamais trop aimer Dieu, ainsi, on ne peut pas avoir une trop grande confiance en lui. Rien de ce que nous pouvons faire ne peut jamais être aussi approprié qu’avoir pleinement confiance en Dieu. Il n’a jamais cessé de faire de grandes choses à travers ceux qui ont une grande confiance en lui, et Il a clairement montré dans toutes ces personnes que leur confiance est née de l’amour, car l’amour possède non seulement la confiance, mais aussi la vraie connaissance et la certitude inébranlable.

Tout ce que Dieu veut de l’homme est un cœur paisible.

(..) tout objet que vous avez dans votre esprit, combien bon qu’il soit, sera une barrière entre vous et la vérité la plus profonde.

Mais de Dieu vous ne pouvez jamais avoir satiété. Plus vous avez de Dieu, plus vous le désirez. Si vous pouviez jamais avoir assez de Dieu, de sorte que vous soyiez rassasié de lui, alors Dieu ne serait pas Dieu.

Vous ne devriez pas imaginer que votre raison peut évoluer jusqu’à pouvoir comprendre Dieu. Mais plutôt, si Dieu est destiné à luire divinement en vous, votre lumière naturelle ne peut pas aider ce processus, mais doit devenir un pur néant, sortant d’elle-même. Ce n’est qu’alors que Dieu peut entrer avec sa lumière, ramenant avec lui tout ce à quoi vous avez renoncé et mille fois plus, y compris une nouvelle forme qui contient toutes les choses en soi.

Personne, à n’importe quel moment, n’est coupé de Dieu.

Puisque l’accent métaphysique des réalités spirituelles et divines dont l’être humain fait partie maintenant est l’unité, la manifestation morale de cet état est la pratique de l’altruisme, qui consiste à traiter d’autres personnes comme si elles étaient nous-mêmes (cf. Lev 19:18 ). Ainsi, nous devrions être aussi concernés par le bien-être des autres que nous le sommes par le nôtre, et tout ce que nous faisons serait conçu dans l’esprit d’humilité. En effet, de toutes les vertus qui sont le plus associées au détachement, l’humilité est la plus fondamentale.

Rien dans toute la création n’est si semblable à Dieu que le silence.

Courez vers la paix.

Lorsque l’âme veut expérimenter quelque chose, elle projette une image devant elle et saute dedans.

La sagesse consiste à faire la prochaine chose que vous avez à faire, de le faire avec tout votre cœur, et de trouver plaisir à le faire.

Plus nous avons, moins que nous possédons.

Dieu est plus grand que Dieu.

Seuls ceux pour qui Dieu est présent en toutes choses et qui font le meilleur usage de leur raison, savent ce qu’est la vraie paix est et possèdent vraiment le paradis.

Si vous faites bien, vous faites bien où que vous soyez. Si vous échouez, vous échouez où que vous soyez.

En effet, plus nous sommes notre propre possession, moins nous sommes la possession de Dieu.

(…) nous devrions apprendre à voir Dieu dans tous les dons et œuvres, ni nous satisfaire de quoi que ce soit, ni devenir attachés à quoi que ce soit. Pour nous, il ne peut y avoir aucun attachement à un mode particulier de comportement dans cette vie, ni cela a-t-il jamais été bien, combien prospère on peut avoir été.

Il n’existe que l’instant présent … un Maintenant qui toujours et sans fin est neuf. Il n’y a pas d’hier ni aucun demain, mais seulement Maintenant, comme c’était il y a mille ans et comme ce sera dans mille ans d’ici.

Pour la personne qui a appris à lâcher prise et laisser être, rien ne peut encore se mettre en travers de son chemin.

La prière la plus puissante, une (qui est) presque omnipotente, et le plus digne de tous les travaux, est le fruit d’un esprit tranquille. Au plus calme il est, le plus puissant il est, au plus digne, plus profonde, plus éloquente et plus parfaite est la prière. A l’esprit tranquille, tout est possible. Qu’est-ce qu’un esprit tranquille ? Un esprit calme en est un sur lequel rien ne pèse, que rien n’inquiète, qui, libre de liens et de toute recherche de soi, est entièrement fusionné dans la volonté de Dieu et mort à la sienne propre.

Votre environnement ne compte pas. Dieu est avec vous partout – à la place du marché, ainsi que dans l’isolement ou dans l’église. Si vous ne recherchez rien sauf Dieu, rien ni personne ne peut vous perturber.

Dieu n’est pas distrait par une multitude de choses. Ni nous ne pouvons l’être.

Soyez prêt à être un débutant chaque matin.

Sur la vraie repentance et la vie sainte. Beaucoup de gens pensent qu’ils réalisent de grandes choses dans les travaux extérieurs tels que le jeûne, aller nu-pieds et d’autres pratiques qui sont appelées pénitences. Mais la vraie pénitence, et le meilleur type de pénitence, est ce par quoi nous pouvons nous améliorer grandement et dans la plus haute mesure, et cela consiste à nous détourner totalement de tout ce qui n’est pas Dieu ou de Dieu en nous et dans toutes les créatures, et de nous tourner entièrement et complètement vers notre bien-aimé Dieu dans un amour inébranlable pour que notre dévotion et désir pour lui devienne grands. Dans quelque sorte de bonne oeuvre que vous possédiez ceci le plus, au plus juste vous êtes et plus il y a de cela, au plus vraie est la repentance, et au plus cela expurge le péché et toutes ses punitions. En effet, dans un court laps de temps, vous pouvez vous détourner si fermement de tout péché avec une telle répulsion, et vous tourner tout aussi fermement vers Dieu, que même si vous aviez commis tous les péchés depuis Adam et tous ceux qui sont encore à venir, vous seriez pardonné pour chacun d’eux, ainsi que de leur punition et, si vous mouriez alors, vous seriez amené devant la face de Dieu. Cela est la vraie repentance, (…) Si un travail externe vous entrave en ceci, que ce soit le jeûne, la veillée, la lecture ou toute autre chose, vous devriez l’abandonner librement, sans vous soucier de ce que vous pourriez ainsi négliger votre pénitence. Car Dieu ne remarque pas la nature des travaux, mais seulement l’amour, le dévouement et l’esprit qui est en eux. Car Il n’est pas tant préoccupés par nos œuvres que par l’esprit avec lequel nous les effectuons toutes et que nous devrions l’aimer en toutes choses. Ceux pour qui Dieu ne suffit pas sont avides. La récompense pour toutes vos oeuvres devrait être qu’elles sont connues de Dieu et que vous cherchez Dieu en elles. Que ce soit toujours assez pour vous. Le plus purement et simplement on le cherche, plus efficacement tous nos travaux expieront nos péchés.

Si j’avais un ami et que je l’aimais à cause des avantages qu’il m’apporte et parce que je peux faire tout ce que je veux, alors ce ne serait pas mon ami que j’aimerais, mais moi-même. Je devrais aimer mon ami à cause de sa propre bonté et de ses vertus et tenir compte de tout ce qu’il est en lui-même. Ce n’est que si j’aime mon ami de cette façon, que je l’aime correctement.

« Vous devriez être comme ceux qui, à tout moment regardent et attendent leur Seigneur» (Luc 12:36). En vérité, ces gens vigilants sont alertes et à l’affût de leur Seigneur, qu’ils attendent ; ils regardent pour voir s’il n’est pas par hasard caché dans ce qui leur arrive, aussi étrange que cela puisse leur sembler.

Il faut apprendre une solitude intérieure, où que l’on peut être.

Mais que devraient-ils donc faire ? Tout d’abord, ils doivent renoncer à eux-mêmes, et alors, ils auront renoncé à toutes choses. En vérité, si quelqu’un venait à renoncer à un royaume ou le monde entier tandis qu’il se raccroche à lui-même, il n’aurait renoncé à rien du tout. Et en effet, si quelqu’un se renonce à soi-même, alors quoi qu’il puisse garder, que ce soit le royaume ou l’honneur ou quoi que ce soit, ils ont toujours renoncé à toutes choses.

Nous devons entrer dans un savoir transformé, une inconnaissance qui ne vient pas de l’ignorance, mais de la connaissance.

Taisez-vous donc, et ne bavardez pas au sujet de Dieu, car en bavardant à son sujet, vous dites des mensonges et commettez un péché. Si vous souhaitez être parfait et sans péché, alors ne babillez pas de Dieu. Aussi, vous ne devriez pas vouloir comprendre quoi que ce soit à propos de Dieu, car Dieu est au-delà de toute compréhension. Un maître dit : Si j’avais un Dieu que je pouvais comprendre, je ne le considérerais pas comme Dieu. Si vous comprenez quoi que ce soit sur lui, alors il n’est pas là-dedans, et en comprenant quelque chose de lui, vous tombez dans l’ignorance, et en tombant dans l’ignorance, vous devenez comme un animal puisque la partie animale dans les créatures est celle qui est ignorante. Si vous ne souhaitez pas devenir comme un animal par conséquent, ne faites pas semblant que vous comprenez quoi que ce soit du Dieu ineffable.

Le prix de l’inaction est bien plus grand que le coût de faire une erreur.

Nous devons prier avec une telle intensité que nous voulons que tous les membres de notre corps et toutes ses facultés, les yeux, les oreilles, la bouche, le cœur et tous nos sens se tournent vers cette fin ; et nous ne devons pas cesser dans ce jusqu’à ce que nous sentions que nous sommes près d’être unis à celui qui est présent pour nous et à qui nous prions : Dieu.

Un être humain a tant de peaux à l’intérieur, couvrant les profondeurs du cœur. Nous savons tant de choses, mais nous ne nous connaissons pas nous-mêmes ! Car trente ou quarante peaux ou masques, aussi épais et durs la peau de l’ours ou du bœuf, recouvrent l’âme. Allez dans votre propre sol et apprenez-y à vous connaître.

L’œil à travers lequel je vois Dieu est le même œil par lequel Dieu me voit ; mon œil et l’œil de Dieu sont un œil, une vision, un savoir, un seul amour.

Tant que je suis ceci ou cela, je ne suis pas tout.

Il y a quelque chose dans l’âme qui est si proche de Dieu qu’il est un avec Lui … Il n’a rien en commun avec quoi que ce soit de créé.

Il n’est pas besoin de chercher Dieu ici ou là. Il n’est pas plus loin de nous que la porte de notre cœur.

Nous sommes tous censés être les mères de Dieu … Dieu est toujours en besoin d’être mis au monde.

L’homme extérieur est la porte battante ; l’homme intérieur est la charnière immobile.

Car celui qui n’a pas vraiment Dieu en soi-même, mais qui doit constamment le recevoir dans une chose externe après l’autre, et rechercher Dieu de diverses manières, que ce soit par des œuvres, personnes ou lieux particuliers, une telle personne ne possède pas Dieu. La moindre chose peut les freiner, car ils n’ont pas Dieu et ne le cherchent, ne l’aiment et ne tendent pas qu’à lui seul. Ce n’est pas seulement la mauvaise compagnie, mais aussi la bonne compagnie qui peut les entraver, pas seulement la rue mais aussi l’église, pas seulement les mauvaises paroles & actions, mais aussi les bonnes paroles et actions, car l’obstruction se trouve en eux-mêmes, car en eux Dieu n’est pas devenu toutes choses.

Si nous voulons prendre Dieu correctement, alors, nous devons le prendre de la même façon en toutes choses : dans la tribulation comme dans la prospérité, dans les larmes comme dans la joie. Il doit toujours être le même pour vous. Si vous croyez, sans avoir commis un péché mortel, que vous manquez à la fois de dévotion et d’intention sérieuse et que, n’ayant pas de dévotion ou d’intention sérieuse, vous n’avez pas Dieu, et si vous puis pleurer sur cela, cela devient en soi votre dévotion et intention sérieuse. Par conséquent, vous ne devriez pas vous limiter à une seule manière de dévotion, puisque Dieu ne se trouve dans aucune façon particulière, ni celle-ci, ni celle-là. Voilà pourquoi ils lui font du tort, ceux qui prennent Dieu juste d’une manière particulière. Ils prennent le chemin plutôt que Dieu. Rappelez-vous ceci alors : ne tendez qu’à Dieu seul et ne cherchez que lui seul. Ensuite, quelque pratique de dévotion qui vienne à vous, contentez-vous-en. Car votre intention doit être adressée à Dieu seul et à rien d’autre.

Je suis aussi sûr que je vis que rien n’est si près de moi comme Dieu. Dieu est plus proche de moi que je ne le suis à moi-même ; mon existence dépend de la proximité et de la présence de Dieu.

Où trouvons-nous la paix et de repos ? Seulement dans l’abandon, dans le désert et dans l’isolement par rapport à toutes les créatures. . . Maintenant, vous pourriez dire. . . si tout cela doit être retiré, il est affreux que Dieu nous permet de rester sans aucun soutien. « Malheur à moi que mon exil est prolongé » (Psaume 120: 5), comme dit le prophète, si Dieu prolonge ma déréliction sans jeter sa lumière sur moi, me parler ou travailler en moi, comme vous le suggérez ici. Si nous entrons alors dans un état de pur néant, n’est-il pas mieux que nous fassions quelque chose pour chasser l’obscurité et la déréliction ? Ne devrions-nous pas prier ou lire ou écouter un sermon ou faire autre chose qui est vertueux pour nous aider ? Non, certainement pas ! La meilleure chose que vous pouvez faire est de rester silencieux aussi longtemps que possible. . . Vous ne pouvez pas penser à ou désirer que cette préparation soit plus rapide que ce que Dieu peut réaliser. . . Vous devez savoir que Dieu doit se déverser en vous et agir sur vous là où il vous trouve prêt. . . tout comme le soleil doit se répandre et ne peut se retenir lorsque l’air est pur et propre.

Dans la vraie obéissance, il ne devrait pas exister de « Je veux que ceci ou cela se produise » ou « Je veux ceci ou cela », mais seulement une pure expression de ce qui est nôtre. Et donc, dans la meilleure prière qu’on puisse faire, il ne devrait pas y avoir de « donne-moi cette vertu particulière ou une façon de devotion »ou de « oui, Seigneur, donne-moi toi-même ou la vie éternelle », mais plutôt « Seigneur, donne-moi seulement ce que tu veux, et fais, Seigneur, seulement ce que tu veux et de la manière que tu veux ».

Examinez-vous, et partout où vous vous trouvez, prenez alors congé de vous-même. Ceci est la meilleure façon de toutes.

Comment nous pouvons correctement jouir de la bonne nourriture, de beaux vêtements et d’une joyeuse compagnie quand ils viennent à nous dans le cours naturel des choses. Vous ne devriez pas vous inquiéter à propos de la nourriture ou des vêtements, en ressentant que ces choses sont trop bons pour vous, mais entraînez votre esprit et la base de votre être à être au-dessus de cela. Rien ne doit éveiller votre esprit à l’amour et la joie, que Dieu seul. Il devrait être au-dessus de toutes les autres choses. Pourquoi ? Ce serait une forme maladive de l’intériorité, (que celle) qui devait être justifiée par les vêtements extérieurs ; au lieu de ça, tant que c’est sous votre contrôle, ce qui est à l’intérieur devrait corriger ce qui est à l’extérieur. Et si ce dernier vient à vous sous une forme différente, alors vous devriez l’accepter comme étant bon à partir du centre de votre être, mais d’une manière telle que vous l’acceptez tout aussi volontiers que s’il était encore différent. C’est tout simplement la même chose avec la nourriture, les amis et les parents et avec tout ce que Dieu peut vous donner ou vous prendre.

Je veux dire ceux qui accrochent à leur propre ego dans leurs pénitences et dévotions extérieures, ce que ces gens-là considèrent comme étant d’une grande importance. Dieu ait pitié d’eux, car ils savent peu de la vérité divine ! Les gens qui veulent plaire sont appelés saints à cause de ce qu’on les voit faire, mais à l’intérieur, ils sont des ânes, car ils ne savent pas la vraie signification de la vérité divine. . . Ils sont très estimés par des gens qui ne connaissent rien d’autre (de mieux). Puissent-ils atteindre le paradis en raison de leur bonne intention, mais de cette pauvreté, dont nous voulons maintenant parler, ils ne savent rien.

(…) Nous ne devrions garder toutes choses que comme si elles ne nous avaient été que prêtées et non données, sans aucun sens de la possessivité, que ce soit notre corps ou notre l’âme, nos sens, facultés, biens terrestres ou honneur, amis, relations, maison ou foyer ou quoi que ce soit.

Nous devrions faire bon usage de notre raison dans toutes nos œuvres et en toutes choses et avoir une compréhension claire de nous-mêmes et de notre nature intérieure, saisir Dieu en toutes choses et de la manière la plus élevée possible.

L’obéissance n’a jamais besoin d’être inquiète, car il n’y a aucune forme de bonté qu’elle ne possède pas en elle-même. Quand nous sortons de nous-mêmes à travers l’obéissance et nous dépouillons de ce qui est nôtre, alors Dieu doit entrer en nous ; quand quelqu’un ne veut rien par lui-même, alors Dieu doit vouloir en son nom comme il le fait pour lui-même. Chaque fois que j’ai pris congé de ma propre volonté, la mettant dans les mains de mon supérieur, et ne voulant plus rien pour moi-même, alors Dieu doit vouloir en mon nom (…)

(…) notre Seigneur a dit: « Heureux les pauvres en esprit » (Matthieu 5:3), c’est-à-dire ceux qui sont pauvres en volonté.

Donc apprenez volontairement toutes les choses de Dieu donc et suivez-le, et tout ira bien pour vous. Alors serons-nous aptes à accepter l’honneur et le réconfort, et si le déshonneur et le mal-être devaient être notre lot, nous pourrions et serions tout aussi prêts à supporter ceux-ci également. Ainsi, ils peuvent légitimement festoyer, ceux qui pourraient tout aussi volontiers jeûner.

Nous devrions être en mesure de reconnaître l’amour vrai et parfait de Dieu, en regardant si oui ou non quelqu’un a un grand espoir et confiance en Dieu, car il n’y a rien qui témoigne plus clairement de l’amour parfait, que la confiance.

Toute pratique de dévotion a des choses qui manquent à d’autres, mais l’efficacité de toutes les bonnes pratiques vient de Dieu seul et n’est refusée à aucune d’entre elles, car une forme de bonté ne peut pas entrer en conflit avec un autre. Par conséquent, les gens doivent se rappeler que s’ils voient ou entendent parler d’une bonne personne qui suit un chemin qui est différent du leur, alors ils ont tort de penser que de tels efforts de la personne sont vains. Si la voie de la dévotion de quelqu’un d’autre ne leur plaît pas, alors, c’est qu’ils ignorent la bonté qui est en elle ainsi que la bonne volonté de cette personne. C’est mauvais. Nous devrions voir le vrai sentiment dans les pratiques de dévotion des gens et ne devrions pas mépriser la façon particulière que quiconque suit.

La vérité est quelque chose de si noble que si Dieu pouvait s’en détourner, je pourrais garder la vérité et laisser Dieu aller.

Il y a 2 sortes de repentir, celui qui appartient au temps et aux sens et un autre qui est surnaturel et de Dieu. Le genre temporel nous attire toujours vers le bas vers encore plus de souffrance, nous plongeant dans une telle détresse que c’est comme si nous étions déjà dans un état de désespoir. Et ainsi, la repentance ne peut trouver aucun moyen de sortir de la souffrance. Rien ne vient de cela. Mais la repentance qui est de Dieu est très différente. Dès que nous devenons mal à l’aise, nous en appelons immédiatement à Dieu et désirons avec une volonté inébranlable nous détourner de tout péché pour toujours. Ainsi, nous nous élevons à une grande confiance en Dieu et gagnons un grand sentiment de certitude. Ceci apporte une joie spirituelle qui soulève l’âme de sa souffrance et de la détresse et la lie à Dieu. Car au plus inadéquats et coupables nous nous percevons, au plus on a de raison de devoir se lier à Dieu avec un amour sans partage, qui ne connaît ni le péché, ni l’inadéquation. Et donc, si nous voulons nous approcher de Dieu dans une dévotion complète, la meilleure voie que nous pouvons suivre est d’être sans péché au pouvoir de ce genre de repentance qui vient de Dieu. Et plus nous sentons que notre péché est grand, au plus Dieu est prêt à pardonner nos péchés, d’entrer dans l’âme et de faire partir le péché. Tout le monde est avide de se débarrasser de ce qui lui est le plus odieux, et donc au plus grands et graves sont nos péchés, au plus Dieu est infiniment prêt et rapide à les pardonner, puisqu’ils lui sont odieux. Et quand la repentance qui vient de Dieu l’atteint, tous nos péchés disparaissent plus rapidement dans l’abîme de Dieu que l’œil ne cligne, et sont éradiqués si totalement que c’est comme s’ils n’avaient jamais existé, mais seulement à condition que nous ayons une contrition parfaite.

Dieu doit donner naissance à lui-même en nous pleinement et en tout temps. Il n’a pas le choix en la matière ; cela est tout simplement sa nature. Si nous ne recevons pas les avantages spirituels de cette naissance, alors que c’est parce que nous ne sommes pas satisfaits de permettre à Dieu d’agir en nous. Au contraire, nous l’entravions avec nos fausses notions de soi (…)

Comment pouvons-nous être directement en Dieu, en ne cherchant ni ne voulant rien d’autre que lui, et comment pouvons-nous être si pauvres et tout abandonner ? C’est un dur conseil que (de dire) que nous ne devrions désirer aucune récompense. Mais soyez certain de ceci : Dieu ne cesse jamais de nous donner tout. Même s’il avait juré de ne pas le faire, il ne pourrait quand même pas s’empêcher de nous donner des choses. Il est beaucoup plus important pour lui de donner qu’il est pour nous de recevoir, mais nous ne devrions pas nous focaliser sur ceci, car moins nous nous efforçons d’obtenir, plus Dieu nous donnera. Par ceci, Dieu veut seulement que nous devenions encore plus riches et d’autant plus capables de recevoir les choses de lui.

Cette possession réelle de Dieu se trouve dans le cœur, dans un mouvement interne de l’esprit vers lui et en luttant pour lui, et pas seulement en pensant à lui et toujours de la même manière. Car cela serait au-delà de la capacité de notre nature et serait très difficile à réaliser et ne serait même pas la meilleure chose à faire. Nous ne devons pas nous contenter du Dieu des pensées car, quand les pensées se terminent, Dieu le fait aussi. Nous devrions plutôt avoir un Dieu vivant qui est au-delà des pensées de tous les hommes et toutes les créatures.

Donc, exprimez la totalité de votre dévotion et de votre intention, en entraînant votre esprit à ceci en tous temps et en vous enseignant à grandir en lui dans tout ce que vous faites.

Il ne suffit pas pour nous d’effectuer les travaux de la vertu, l’exercice de l’obéissance, la pauvreté ou d’accepter la honte ou de pratiquer l’humilité ou le détachement d’une autre manière ; nous devrions plutôt lutter sans cesse jusqu’à ce que nous atteignions l’essence et le fondement de la vertu. Et nous pouvons dire si nous avons atteint ceci ou pas en se demandant si nous sommes enclins à la vertu au-dessus de toute autre chose, et si nous effectuons les oeuvres de la vertu sans préparation préalable de la volonté, pratiquant la vertu sans arrière-pensée même d’une grande et bonne cause, de sorte que l’acte vertueux se produise en fait spontanément à cause de l’amour de la vertu et sans demander « pourquoi faire ? », alors et seulement alors, nous avons la possession parfaite de la vertu.

Il est écrit : « Ils sont devenus riches en toutes les vertus » (1 Cor. 1: 5). En vérité, cela ne peut pas se produire à moins qu’ils ne deviennent d’abord pauvres en toutes choses. Celui qui veut que tout lui soit donné, doit d’abord tout donner.

(…) aussi longtemps que vous effectuez vos actions pour le bien du royaume des cieux ou de Dieu ou de votre salut éternel, autrement dit pour une raison externe, les choses ne sont pas vraiment bien avec vous.

Le manque de paix que vous ressentez ne peut venir que de votre volonté propre, que vous en soyiez conscient ou pas. Quoi que nous pensions – que nous devrions éviter certaines choses et en rechercher d’autres, qu’il s’agisse de lieux ou de gens, de formes particulières de dévotion, ce groupe de personnes ou ce genre d’activité – ceux-ci ne sont pas à blâmer pour le fait que vous êtes retenu en arrière par des pratiques de dévotion et par les choses ; mais c’est plutôt vous, car vous êtes présent dans ces choses qui vous retiennent, car vous n’êtes pas dans la relation appropriée avec elles. Commencez donc par vous et prenez congé de vous. En vérité, si vous ne partez pas de vous-même, où que vous vous réfugiez, vous trouverez des obstacles et des troubles, où que ce soit. Ceux qui cherchent la paix dans les choses extérieures, que ce soit dans des lieux ou des pratiques de dévotion, des personnes ou des œuvres, en retrait du monde ou dans la pauvreté ou l’auto-avilissement : combien élevées ces choses puissent être ou quelle que soit leur nature, elles ne valent quand même rien et ne peuvent être la source de la paix. Ceux qui cherchent de cette manière, cherchent à tort, et plus ils vont, moins ils trouvent ce qu’ils recherchent.

Ceux qui peuvent fonctionner sans toutes les choses, sans avoir besoin d’elles, sont beaucoup plus bénis que ceux qui les possèdent en en ayant besoin.

Il n’y a pas de meilleur conseil sur la façon de trouver Dieu que de le chercher là où nous l’avons laissé : faites maintenant, lorsque vous ne pouvez trouver Dieu, ce que vous faisiez lors de la dernière que vous l’aviez, alors vous le retrouverez.

si Dieu l’endure pour le bien de l’avantage pour vous qu’il y a prévu, et si vous êtes prêts à souffrir ce qu’il souffre et ce qui se passe à travers lui jusqu’à vous, alors cela prend la couleur de Dieu, et la honte devient honneur, l’amertume est douceur et la plus profonde obscurité devient la lumière la plus claire. Alors tout prend sa saveur de Dieu et devient divin, car tout se conforme à Dieu, quoiqu’il nous arrive, si nous ne tendons qu’à lui et rien d’autre ne nous est agréable. Ainsi, nous nous agripperons à Dieu en toute amertume, aussi bien que dans la plus grande douceur.

Car avec Dieu, nous ne pouvons manquer de rien. Nous ne pouvons pas plus manquer de quoi que ce soit avec Dieu que Dieu ne le peut. Alors, acceptez la voie unique de Dieu et tirez d’elle tout ce qui est bon.

En vérité, avoir commis un péché n’est pas un péché si nous regrettons ce que nous avons fait. En effet,

pour rien dans le temps ou l’éternité ne voudrions-nous commettre un péché, ni un mortel, véniel ou de tout autre type. Celui qui connaît les voies de Dieu doit toujours être conscient du fait que Dieu, qui est fidèle et aimant, nous a menés d’une vie de péché à une vie divine, faisant ainsi des amis de nous qui étions auparavant ennemis, ce qui est une plus grande réussite même, que de faire une nouvelle terre. Ceci est l’une des principales raisons pour lesquelles nous devrions être pleinement établis en Dieu, et il est étonnant (de voir) combien cela nous enflamme d’un si grand et si fort amour, que nous nous dépouillons entièrement de nous-mêmes. En effet, si vous êtes justement placé dans la volonté de Dieu, alors vous ne devriez pas souhaiter que le péché dans lequel vous êtes tombé ne soit pas arrivé. Bien sûr, ce n’est pas le cas parce que le péché était quelque chose contre Dieu, mais, précisément parce qu’il était quelque chose contre Dieu, vous avez été lié par lui à un plus grand amour, vous avez été rabaissé et humilié. Et vous devriez vous fiez à ce que Dieu n’aurait pas permis que cela se produise à moins qu’il n’ait eu l’intention qu’il soit pour votre profit.

Vous devriez observer, et avoir observé, dans quelle direction Dieu vous exhorte surtout d’aller, car, comme le dit saint Paul, les gens ne sont pas appelés à suivre tous la même voie vers Dieu. Alors, si vous trouvez que le chemin le plus court pour vous ne se trouve pas dans de nombreuses oeuvres extérieures, de grandes épreuves & privations (lesquelles choses sont dans tous les cas de peu d’importance à moins que nous ne soyons expressément appelés à elles par Dieu ou à moins que nous ayons assez de force pour les exécuter sans perturber notre vie intérieure), si vous ne trouvez pas ces choses bonnes pour vous, alors soyez en paix et ne vous en souciez pas.

Dieu n’a pas lié notre salut avec un type particulier de dévotion. . . Ce n’est pas tout le monde qui peut suivre le même chemin, ni toutes les personnes qui peuvent ne suivre qu’une seule façon, ni ne pouvons-nous suivre toutes les différentes manières ou le chemin de tout le monde. . . Il en est de même en suivant le style de vie sévère de ces saints. Vous devriez aimer leur voie et la trouver attrayante, même si vous n’êtes pas obligé de suivre leur exemple.

Vous devez savoir que l’impulsion de pécher apporte toujours un grand avantage pour quelqu’un qui est juste. Maintenant, écoutez ceci. Imaginez 2 individus, dont l’un est le type de personne qui éprouve peu ou pas de tentation tandis que l’autre est le type qui est beaucoup plus troublé par la tentation. La simple présence de certaines choses éveille leur moi externe de sorte qu’ils sont pousés à la colère, à la vanité ou à la sensualité, selon la nature du stimulus. Mais avec leurs pouvoirs supérieurs, ils restent fermes et impassibles, et déterminés à ne pas céder à leur faiblesse, que ce soit pour perdre leur calme ou tout autre péché, et ils y résistent fortement. Peut-être est-ce une question d’une faiblesse qui est enracinée dans leur propre nature, tout comme certaines personnes sont irascibles ou vaines ou autre chose, mais ne désirent pas commettre le péché. Ceux-ci sont beaucoup plus dignes de louange et méritants d’une bien plus grande récompense, et sont beaucoup plus nobles que le premier type, car la perfection de la vertu naît dans la lutte, comme le dit saint Paul :  » La vertu se perfectionne dans la faiblesse » (2 Co 12, : 9). Ce n’est pas d’être tenté par le péché qui est un péché, mais c’est consentir au péché ; c’est vouloir perdre son sang-froid qui est un péché. En fait, si quelqu’un qui est dans le bon état d’esprit avait le pouvoir d’écarter la tentation du péché, alors ils n’exerceraient pas ce pouvoir, car sans la tentation nous ne serions pas éprouvés en toutes choses et dans tout ce que nous faisons, inconscients des dangers des choses, et sans l’honneur de la bataille, de la victoire et de la récompense. L’attaque et la stimulation du vice amène la vertu et la récompense de notre lutte. La tentation nous fait travailler plus dur dans la pratique de la vertu, et il nous pousse de force dans les bras de la vertu et est un fort coup de fouet qui nous enseigne la vigilance et de la vertu ; car au plus quelqu’un est faible, au plus ils doivent s’armer de force et de victoire, puisque la vertu, comme le vice, est une question de volonté.

Vous devez donner votre tout à Dieu, et ensuite, ne plus vous soucier de ce qu’il peut faire avec ce qu’il peut faire avec ce qui est sien.

Citations de Nisargadatta

Par défaut

Nisargadatta  (Guru indien de la non-Dualité – 1897 – 1981)

L’esprit crée l’abîme, le coeur le traverse.
Vous demandez la vérité, mais en fait, vous ne recherchez que le réconfort, que vous voulez voir durer à jamais. Or, rien, aucun état d’esprit, ne peut durer toujours. Dans le temps & l’espace, il y a toujours une limite, parce que le temps et l’espace eux-mêmes sont limités. Et dans l’éternité, les mots « à jamais » ne signifient rien. Idem avec la « preuve de la vérité ». Dans le domaine de la non-dualité, tout est complet, est sa propre preuve, sens et but. Où tout est un, il n’y a pas besoin de supports. Vous imaginez que cette permanence est la preuve de la vérité, que ce qui dure plus longtemps est en quelque sorte plus vrai. Le temps devient la mesure de la vérité. Et comme le temps est dans l’esprit, l’esprit devient l’arbitre et recherche en lui-même  la preuve de la vérité – une tâche qui est à la fois impossible et désespérée !

C’est toujours le faux qui nous fait souffrir, les faux désirs et peurs, les fausses valeurs et idées, les fausses relations entre les gens. Abandonnez le faux et vous êtes libre de la douleur ; la vérité rend heureux, la vérité libère.
La sagesse est de savoir que je ne suis rien, l’amour est de savoir que je suis tout, et entre les 2, ma vie chemine.
Vous recevrez tout ce dont vous avez besoin quand vous arrêterez de demander ce dont vous n’avez pas besoin.

Une fois que vous comprenez que la route est le but et que vous êtes toujours sur la route, non pour atteindre un but, mais pour jouir de sa beauté et de sa sagesse, la vie cesse d’être une tâche et devient naturelle et simple, en elle-même une extase.
Tout ce que vous voulez, c’est être heureux. Tous vos désirs, quels qu’ils puissent être, sont une aspiration au bonheur. Fondamentalement, vous vous voulez du bien … le désir par lui-même n’est pas mauvais. Il est la vie elle-même, la pulsion de croître en savoir et en expérience. Ce sont les choix que vous faites qui sont mauvais. Croire qu’une petite chose quelconque – la nourriture, le sexe, le pouvoir, la gloire, va vous rendre heureux, c’est se berner soi-même. Il n’y a que quelque chose d’aussi vaste et profond que votre vrai moi, qui puisse vous rendre vraiment et durablement heureux.
Ne cherchez pas à comprendre ! C’est déjà suffisant si vous ne comprenez pas de travers.

Votre attente de quelque chose d’unique et dramatique, de quelque merveilleuse explosion, ne fait que bloquer et retarder votre Réalisation du Soi. Vous n’avez pas à attendre une explosion, car l’explosion a déjà eu lieu – au moment où vous êtes né, quand vous vous réalisé comme Etre-Savoir-Sentir. Vous ne faites qu’une seule erreur : vous prenez l’intérieur pour l’extérieur et l’extérieur pour l’intérieur. Ce qui est en vous, vous le croyez à l’extérieur de vous et ce qui est à l’extérieur, vous le croyez être en vous. L’esprit et les sentiments sont externes, mais vous les croyez internes. Vous croyez que le monde est objectif, alors qu’il est totalement une projection de votre psyché. Telle est la confusion de base et aucune nouvelle explosion  ne la corrigera ! Vous devez vous penser hors de cela. Il n’y a aucun autre moyen.
La conscience (qui est) en vous et la conscience (qui est) en moi, 2 en apparence, un en réalité, recherchent l’unité, et ça, c’est l’amour.
Un esprit serein est tout ce dont on a besoin. Tout le reste arrivera bien, une fois que notre esprit est calme. Comme le soleil en se levant, active le monde, de même, la conscience de soi effectue des changements dans l’esprit. À la lumière d’une conscience de soi calme et égale, les énergies intérieures se réveillent et font des miracles sans aucun effort de notre part.
La perfection absolue est ici et maintenant, pas dans un avenir proche ou lointain.
Le secret est dans l’action – ici et maintenant.
C’est notre comportement qui nous aveugle sur nous-mêmes.
Ignorez ce que vous croyez être et agissez comme si vous étiez absolument parfait – quelle que soit votre idée de ce que peut être la perfection. Tout ce dont vous avez besoin, c’est du courage.
L’amour n’est pas sélectif, le désir est sélectif. En amour, il n’y a pas d’étrangers. Lorsque le centre de l’égoïsme n’est plus, tous les désirs de plaisir et la peur de la douleur cessent ; on n’est plus intéressé à être heureux ; au-delà du bonheur, il est une pure intensité, une énergie inépuisable, l’extase de donner à partir d’une source éternelle.
Pour faire face aux choses, une connaissance des choses est nécessaire. Pour faire face aux gens, il faut de la compréhension, de la sympathie. Pour faire face à soi, il ne faut rien. Soyez ce que vous êtes – un être conscient – et ne éloignez pas de vous-même.

Vous pouvez mourir une centaine de morts, sans une pause dans l’agitation mentale. Ou vous pouvez garder votre corps et ne mourir qu’en esprit. La mort de l’esprit est la naissance de la sagesse.
La vérité n’est pas une récompense pour bonne conduite, ni un prix pour avoir passé quelques tests. Elle ne peut être amenée tout d’un coup. Elle est le primal, le non-né, l’antique source de tout ce qui est. Vous pouvez la trouver (juste) parce que vous êtes. Vous ne devez pas mériter la vérité. Elle vous appartient …. Restez immobile, soyez silencieux.

Il n’existe pas une chose comme « une personne ». Il n’y a que des restrictions et des limitations. Le total de l’addition de celles-ci définit la personne. Vous pensez que vous vous connaissez lorsque vous savez ce que vous êtes. Mais vous ne savez jamais qui vous êtes. La personne ne fait que sembler être, comme l’espace dans le pot semble avoir la forme et le volume et l’odeur du pot. Voyez que vous n’êtes pas ce que vous croyez être. Luttez avec toute la force à votre disposition contre l’idée que vous êtes nommable et descriptible. Vous ne l’êtes pas. Refusez de penser à vous-même en termes de ceci ou cela. Il n’y a pas d’autre moyen de sortir de la misère que vous avez créé pour vous-même par l’acceptation aveugle sans enquête. La souffrance est un appel à une enquête, toute douleur a besoin d’être investiguée. Ne soyez pas trop paresseux pour penser.
Tout ce que vous avez besoin est déjà en vous, seulement, vous devez approcher votre moi avec respect et amour.  L’auto-condamnation et l’auto-méfiance sont de graves erreurs. Votre constante fuite de la douleur et recherche du plaisir est un signe de l’amour que vous portez à votre moi, tout ce dont je vous supplie est ceci : rendez l’amour de votre moi parfait. Ne vous refusez rien – attachez votre moi à l’infini et l’éternité et découvrez que vous n’en avez pas besoin ; vous êtes au-delà.
Lorsque vous regardez votre esprit, vous vous découvrez en tant qu’observateur.  Quand vous vous tenez immobile, à seulement observer, vous découvrez votre moi comme la lumière derrière l’observateur. La source de lumière est sombre, inconnue est la source de la connaissance. Seule cette source existe. Retournez à cette source et demeurez-y.

Cela n’a rien à voir avec l’effort. Il suffit de lui tourner le dos, de regarder entre les pensées, plutôt que (regarder) les pensées. Lorsque marchez dans une foule, vous ne combattez chaque homme que vous rencontrez, vous ne faites que trouver votre chemin entre eux. Quand vous combattez, vous invitez au combat. Mais quand vous ne résistez pas, vous ne rencontrerez aucune résistance. Lorsque vous refusez de jouer le jeu, vous êtes hors de lui.
Quoi qu’il arrive, vous arrive par vous, à travers vous ; vous êtes le créateur, jouisseur et destructeur de tout ce que vous percevez.
Il y a toujours des moments où l’on se sent vide et séparé. Ces moments sont très désirables, car cela signifie que l’âme a jeté ses amarres et navigue vers des lieux éloignés. Ceci est le détachement – quand l’ancien est terminé et que le nouveau n’est pas encore venu. Si vous avez peur, l’état peut être pénible, mais il n’y a vraiment rien à craindre. Rappelez-vous l’instruction: Quoi que vous rencontriez – allez au-delà.
Une foi constante est plus forte que le destin. Le destin est le résultat de causes accidentelles, pour la plupart, et est donc tissé lâche. La confiance et l’espoir le vaincront facilement.
Si vous voulez connaître votre véritable nature, vous devez penser à vous tout le temps, jusqu’à ce que le secret de votre être se révèle.
Vous avez mis tant d’énergie dans la construction d’une prison pour vous-même. Maintenant, dépensez-en autant pour la démolir. En fait, la démolition est facile, car le faux se dissout quand il est découvert.
Quand je dis qu’une chose est sans cause, je veux dire qu’elle peut être sans une cause particulière. Il y a eu besoin de votre mère pour vous donner naissance ; mais vous n’auriez pas pu naître sans le soleil et la terre. Même ceux-ci ne pourraient avoir causé votre naissance sans votre propre désir de naître. C’est le désir qui donne naissance, qui donne le nom et la forme. Le désirable est imaginé et voulu et se manifeste comme quelque chose de tangible ou de concevable. Ainsi est créé le monde dans lequel nous vivons, notre monde personnel.  Le monde réel est au-delà du noyau de l’esprit ; nous le voyons à travers le filet de nos désirs, divisé en plaisir et douleur, bien et mal, intérieur et extérieur. Pour voir l’univers tel qu’il est, vous devez passer l’étape au-delà du filet. Il est difficile de ne pas le faire, car le filet est plein de trous.
(Q: Qu’entendez-vous par des trous ? Et comment les trouver ?) Regardez le filet et ses nombreuses contradictions. Vous faites & défaites à chaque étape. Vous voulez la paix, l’amour, le bonheur et travaillez dur pour créer la douleur, la haine et la guerre. Vous voulez la longévité et mangez trop, vous voulez l’amitié et exploitez autrui. Voyez votre filet comme étant fait de ces contradictions et supprimez-les – * le fait que vous les voyiez les fera disparaître.
L’inattendu et l’imprévisible est réel.

Coopérez avec votre destinée, ne vous opposez pas à elle, ne la contrariez pas. Permettez-lui de s’accomplir.
Tout ce que vous oubliez, n’est pas la vérité, souvenez-vous-en toujours.
Et la spiritualité ou ce que vous appelez « religion » est surtout de comprendre ceci : que vous n’avez pas besoin de quoi  que ce soit, (car) vous êtes une partie de la totalité, ou de la réalité.

Travailler dans le monde est dur, se retenir de tout travail non-nécessaire est encore plus dur.

 

Citations d’Audre Lorde

Par défaut

 audre lorde

  • Si je ne me définis pas moi-même, je serai broyée dans les fantasmes des autres sur moi et dévorée.
  • L’objet véritable du changement révolutionnaire n’est jamais les situations d’oppression auxquelles nous cherchons à échapper, mais ce morceau de l’oppresseur qui est planté profondément en nous.
  • Chaque fois que vous aimez, aimez aussi profondément que si c’était pour toujours. Seulement, rien n’est éternel.
  • Qu’est-ce que vous avez à dire ? Quels sont les tyrannies vous avalez chaque jour et de tentez de faire vôtres, jusqu’à ce que vous tombiez malade et en mouriez, toujours en silence ?
  • J’écris pour les femmes qui ne parlent pas, pour celles qui n’ont pas de voix parce qu’on les a tant terrorisées, parce que l’on nous apprend à respecter la peur plus que nous-mêmes. Nous avons appris que le silence nous sauverait, mais il ne le fera pas.
  • La vie est très courte et ce que nous devons faire, doit être fait dans le présent.
  • La douleur est importante ; comment on s’en évade, comment on y succombe, comment on la gère, comment on la transcende.
  • Ce ne sont pas nos différences qui nous séparent. C’est notre incapacité à reconnaître, accepter, et célébrer ces différences.
  • Nos visions commencent avec nos désirs.
  • Le partage de la joie, qu’elle soit physique, émotionnelle, psychique ou intellectuelle, forme entre les partageurs un pont qui peut être la base pour comprendre beaucoup de ce qui n’est pas partagé entre eux, et diminue la menace de leur différence.
  • Ce n’est qu’en apprenant à vivre en harmonie avec nos contradictions que l’on peut tout garder à flot.
  • L’art n’est pas vivre. C’est comment employer la vie.
  • La qualité de la lumière avec laquelle nous examinons notre vie a une incidence directe sur le produit que nous vivons, et sur les changements que nous espérons opérer à travers cette vie.
  • Sans la communauté, il n’y a pas la libération.
  • (…) Si nous pouvons survivre et enseigner ce que nous savons, nous aurons gagné.
  • J’ai trouvé que les gens qui ont besoin mais ne veulent pas, sont beaucoup plus difficiles à affronter que les personnes qui veulent sans avoir besoin, parce que ces derniers prendront, mais donneront parfois en retour, alors que les premiers ne font qu’absorber constamment, détournant les yeux ou résistant tandis qu’ils prennent.
  • J’en suis venue à croire de plus en plus que ce qui est le plus important pour moi doit être dit, verbalisé et partagé, même au risque d’être déformé ou mal compris.
  • Lorsque j’ose être puissante – utiliser ma force au service de ma vision, il devient de moins en moins important de savoir si j’ai peur.
  • Lorsque nous parlons, nous craignons que nos paroles ne seront pas entendues ou bienvenues. Mais quand nous nous taisons, nous sommes encore dans la peur. Il est donc préférable de parler.
  • Dans notre travail et dans notre vie, nous devons reconnaître que la différence est une raison de célébrer et de croissance, plutôt qu’un motif de destruction.
  • Le processus d’apprentissage est quelque chose que vous pouvez inciter, inciter à la lettre, comme une émeute.
  • Nos sentiments sont nos plus authentiques chemins vers la connaissance. Ils sont chaotiques, parfois douloureux, parfois contradictoires, mais ils viennent du plus profond de nous. Et nous devons décoder ces sentiments … C’est la manière dont de nouvelles visions commencent.
  • Les outils du maître ne serviont jamais à démonter la maison du maître.
  • Je suis qui je suis, je fais ce que je suis venue faire, agissant sur vous comme un médicament ou un burin ou vous rappelant de votre moi tandis que je vous découvre en moi.
  • Il n’y a pas de nouvelles idées. Il n’y a que de nouvelles façons de les faire ressentir.
  • J’allais mourir, si pas maintenant, plus tard, que j’aie exprimé ma vérité ou pas. Mes silences ne m’avaient pas protégée. Votre silence ne vous protégera pas … Parce que la machine va essayer de vous réduire en poussière de toute façon, que l’on parle ou pas. Nous pouvons nous asseoir dans notre coin, muet à jamais, tandis que nos sœurs et nous-mêmes sommes démolies, tandis que nos enfants sont déformés et détruits, tandis que notre terre est empoisonnée ; Nous pouvons nous asseoir dans nos coins sécurisants, aussi muets que des bouteilles, et nous n’aurons quand même pas moins peur.
  • En devenant de force et de façon essentielle consciente de ma mortalité, et de ce que j’espérais et voulais pour ma vie, si courte qu’elle puisse être, les priorités et les omissions se gravèrent fortement dans une lumière impitoyable, et ce que je regrettais le plus étaient mes silences. De quoi avais-je jamais eu peur ? Remettre en question ou parler selon mes croyances, aurait pu signifier la douleur, ou la mort. Mais nous avons tous mal, de tant de façons différentes, tout le temps, et la douleur va soit changer, soit finir. La mort, d’autre part, est le silence final. Et cela pourrait venir rapidement, maintenant, sans égard pour savoir si j’avais jamais parlé de ce qui doit être dit, ou n’avais fait que me trahir avec de petits silences, alors que je prévoyais de parler un jour, ou d’attendre les paroles de quelqu’un d’autre. Et j’ai commencé à reconnaître une source d’énergie en moi qui vient de la connaissance que, bien qu’il soit plus souhaitable de ne pas avoir peur, apprendre à mettre la peur en perspective m’a donné une grande force.

Protégez-vous ; cachez votre vulnérabilité

Par défaut

MP900399215[1]Il arrive souvent que l’on se fie à des gens qui n’en sont pas dignes, ou que, mal à l’aise, on désire meubler la conversation pour éviter les silences pénibles. L’ennui, c’est qu’on parle alors à tort et à travers et qu’on risque de révéler des choses qu’il vaudrait mieux taire.

Par conséquent, il ne faut dévoiller nos vulnérabilités qu’à des personnes « sûres » ; des gens qui sont sensés et à 100% de notre côté.

Avec TOUS les autres, il faut se protéger en gardant une réserve prudente.

Ceci nous semble évident à l’égard de personnes qui sont clairement nos ennemis mais cela vaut aussi pour bien d’autres personnes qui, sans être des ennemis déclarés, ne sont pourtant pas fiables.  Car si l’on dévoile nos faiblesses à des personnes peu sûres, ces gens deviennent « des débris tournoyants supplémentaires dans ce qui est déjà une tempête dangereuse » – c-à-d des gens qui nous nuiront à un moment ou à un autre…

Certains m’objecteront que ceci nous fait vivre dans le mensonge et la dissimulation, alors qu’il faut être franc ; eh bien non, car « la franchise ne consiste pas à dire tout ce qu’on pense, mais à penser tout ce qu’on dit ».

Vous pourriez aussi penser que garder son quant-à-soi vous fait vivre dans la fermeture et la méfiance …mais c’est faux. Il faut voir cette « réserve » comme une peau. Imaginez un être (animal ou végétal) sans peau ; eh bien, il subirait toutes les attaques du monde extérieur et s’abîmerait rapidement. De la même façon, nous vivons dans un monde « agressant » pour l’être « nu », dénué de peau protectrice ; voilà pourquoi vous devez décider de porter une carapace et ne l’ôter et vous dévoiler qu’avec des amis solides.

Voici les genres de personnes avec qui il faut garder votre protection, sous peine d’en pâtir :

celui qui se désolé pour vous et réagit avec une pitié de mauvais aloi, plutôt qu’avec empathie

Il écoute et vous dit qu’il comprend, puis vous assène un : « oh mon pauvre.. » ou une remarque passive-agressive sous-entendant qu’il a Dieu (ou le droit) avec lui et qu’il vous plaint d’être tombé si bas ; celui-là profite de votre intimité pour tenter de vous dominer, ou de se remonter dans sa propre estime en vous condamnant.

celui qui, quand vous lui confiez une faiblesse, ne vous dit  vous en fait honte (ce qui vous rajoute de la honte) puis tombe dans un silence gêné

Ce genre de gens n’a souvent jamais « vécu », il (elle) est né chanceux et, ne sachant rien de la vie et de la chance qu’il a eue, est choqué par un tas de choses. Donc, là, vous l’avez choqué et avez clairement perdu un(e) ami(e). Donc, loin de vous soulager, ce genre de personne vous rajoute de la honte, et vous devez en plus l’apaiser, elle … un comble !

– celui qui a besoin que vous soyiez un modèle de vertu

Donc, en lui révélant votre faiblesse, vous le(la) décevez.

– celui que l’ouverture et la vulnérabilité effraient

Il (elle) vous réprimande ou vous sermonne, et vous demande comment vous avez pu laisser les choses en arriver là.

– celui qui nie sa propre gêne et rejette le fait que vous pouvez faire de mauvais choix

Celui(celle)-là vous accuse d’exagérer ; que ce n’était pas aussi mauvais que vous le dites. Ou alors, il (elle) vous dit que ce que vous lui confiez n’est rien, et qu’il lui est arrivé est pire..