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Tuons l’ego !

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Il faut le détruire parce qu’il tentera toujours de maintenir le status quo, la vie conventionnelle, dans l’ornière, et de nourrir nos peurs… Donc, pour changer ou avoir une bonne vie, il faut l’éliminer !

On ne peut réaliser quoi que ce soit qu’après l’avoir éliminé. En effet, telle une lentille déformante, il nous trompe sur nos propres qualités – il les rapetisse ou les gonfle hors de proportion – en sorte qu’on n’ose rien faire, ou comme l’ego nous souffle (souvent sans aucune raison) qu’on est spécial & doué, on prend trop de risques & on s’étale !

Il vaut mieux rester réaliste sur nos accomplissements.

2) Il nous fait rêvasser à des contes fantastiques, à ce qu’on veut être ou avoir, ce qui a pour résultat de gaspiller notre vie (= notre temps & notre énergie) en vain, à fantasmer sur des châteaux en Espagne… Là aussi, il faut être réaliste & savoir qu’il faudra travailler dur pour obtenir les choses qu’on désire. Il faut cesser de vivre dans notre tête, & commencer à agir, car les 2 doivent alterner & se nourrir l’une l’autre : agir sert à penser (juste) & penser sert à agir (juste).  Si on veut que du bon nous arrive, il faut aller le chercher et pour ça, il faut commencer par quitter le royaume du rêve, pour la réalité !

3) il nous bloque dans une quête d’approbation de la part des autres. Que fait ici l’ego ? Pour éviter de réaliser nos défauts, il nous pousse à tenter de plaire à autrui – même au prix de changer qui on est ou notre apparence.

Pour s’en guérir, il faut désormais éviter de se faire remarquer, & rester silencieux lors de conversations de groupes.

4) pour évoluer, il faut rester curieux – alors, plus on en sait, plus on réalise qu’on ne sait rien. On voit aussi qu’on n’est pas parfait, qu’on n’a pas encore atteint notre potentiel

Ça nous fait jeter un regard juste & humble sur ce qu’on est, au lieu de croire les mensonges de l’ego sur notre « perfection »… qui ne fait que nous maintenir où on est.

5) équilibrer la passion (pour ce qu’on veut) par la discipline, la persévérance & le sens de notre mission.

6) ne pas prendre personnellement la critique, sinon, on se fait ralentir ou arrêter par des êtres négatifs, jaloux de ce qu’on entreprend. Tim Ferris dit que, si on fait quelque chose de bien, 95% des commentaires seront négatifs. Alors, il ne faut pas se laisser tirer vers le bas par des jaloux …« Les chiens aboient, la caravane passe » !

Mais se critiquer soi-même est tout aussi nocif. Il faut cesser ! (même si on a été programmé à s’auto-critiquer).

Moi, par ex, j’ai été timide jusqu’à mes 25 ans… jusqu’à ce que je tombe sur un article affirmant & expliquant qu’en fait, la timidité, c’était (en quelque sorte) se regarder le nombril – bref, un genre d’égoïsme.

Là, j’ai immédiatement décidé que désormais, quand je serais en compagnie, au lieu de me soucier de moi-même & de l’effet que je produisais, je me tournerais vers les autres & ne me préoccuperais plus que de vouloir mieux les connaître. Ma timidité s’est arrêtée net à partir du moment où j’ai fermement décidé d’agir ainsi !

7) la vraie grandeur n’est pas l’argent ou le statut, mais un rôle humble, de service aux autres. Alors, rejetez la tentation de vous sentir important, comme celle de vous critiquer. Le bon équilibre, c’est l’humilité ; c-à-d savoir qu’on ne peut pas tout savoir, qu’on a une programmation menant à des biais cognitifs et que donc, on peut se tromper – & rester ouvert à de nouvelles infos, plus exactes, au lieu de s’accrocher à nos opinions & croire qu’on a toujours raison.

Si vous pensez avoir raison, vous cessez d’étudier & d’évoluer… & comme la vie est mouvement, votre immobilisme vous mènera droit dans le mur !

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Bonheur & travail

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Le travail doit cesser de justifier son sens 1er d’« instrument de torture » (tripalium), il ne doit pas – ou plus –  être une corvée ! Dans cet article ; http://www.bonheuretamour.com/2014/09/19/trouvez-votre-voie-et-le-bonheur/ , je soulignais la triste situation de 80% des gens, qui vivent une vie de désespoir silencieux… J’y donne d’ailleurs aussi des conseils pour ne plus subir cela.

On a beau avoir un job agréable, bien payé & bien considéré, si on ne fait pas de différence dans la vie d’autrui, & qu’on ne peut y apporter une part de soi-même, on ne sera pas heureux.

On peut constater que seules 3 activités donnent du sens à ce que l’on fait : la communication, la compréhension & le service.

La communication nous fournit (à nous qui sommes seuls dans notre peau) un sens d’être connecté à quelqu’un d’autre

Le plaisir de comprendre vient quand on arrive à dissiper la confusion à propos de soi-même ou du monde, quand ce qui était étranger & bizarre, acquiert soudain un sens.

Enfin, tâcher d’améliorer la vie d’autrui en leur apportant de la joie ou en diminuant leurs peines, transcender notre ego & nous oublier pour placer les autres à la 1ère place, donne une utilité & un but – donc énormément de sens – à notre vie.

Bien entendu, il ne faut pas le faire juste pour cet avantage, sinon, c’est égoïste & ça ne sert à rien ; il faut le faire parce que cela répond à un besoin d’aider & d’améliorer la planète – et il faut le faire de la façon qui nous correspond (pour certains, ce sera en devenant acteur comique, pour d’autres, docteur ou volontaire dans une organisation caritative,…).

=> Le sens de la vie est de poursuivre l’accomplissement humain via la communication, la compréhension & le service !

Comment trouver un travail épanouissant – c-à-d qui soit à la fois rémunérateur & gratifiant et qui ait du sens ?

Il faut en trouver un (car on a tous besoin d’argent pour se payer à manger, un abri, des vêtements, …) & il faut qu’il soit durable.

D’autre part, ne pas avoir de plan nous fait automatiquement tomber dans les mains de ceux qui en ont un -pour eux-mêmes – & qui se serviront de nous pour atteindre leurs objectifs… une position pénible & dangereuse !

Alors, quelle carrière embrasser ? Il y a tant de possibilités qu’il est normal d’être confus & d’hésiter sur le choix d’une carrière, par crainte de se tromper.

Pour faire le bon choix, il faut bien se connaître, pour savoir ce qui nous conviendra au mieux – & donc, apprendre à écouter nos sensations, à repérer les indices de nos goûts & dégoûts, & à choisir une fois que l’image de nous-même sera précise, sans écouter nos peurs ni nos proches (qui ont une idée fausse de ce qui nous conviendrait).

Il faut, dans un 1er temps, omettre complètement la question du salaire ou du profit possible. Trop souvent, cette question étouffe la partie passionnée & authentique de notre nature.

Il convient de lâcher la bride à notre imagination (comme pour un brain storming tout seul) puis écrire la liste de tout ce qu’on aimerait faire, sans se censurer – aussi stupide, puéril ou grandiose que cela paraisse.

Là, on a un tas de carrières possibles & il faudra faire le tri.

S’ensuivra une période (de 2-3 mois à un an) ou il faut à la fois « laisser décanter » & beaucoup réfléchir. Ce temps, loin d’être du temps perdu, nous fera gagner des années – années de bonheur (si l’on s’écoute) ou de malheur (dans le cas inverse – si l’on persiste à faire un job qui ne nous convient pas) – sans compter que c’est aussi seulement ainsi que l’on pourra se rendre utile aux autres & à la Terre !

Il faut alors commencer à se lancer, prendre des risques calculés, faire de petits pas, …

Comme le travail consiste à servir, toute affaire prospère est en fait une tentative pour résoudre le problème des autres.

Réfléchissez & tâchez de découvrir si votre projet répond à ce critère – c-à-d s’il est utile.

Plus le problème que vous pouvez régler est important, plus votre occasion de prospérer sera grande.

La mentalité étant essentielle, il importe que vous vous aimiez & ayez une bonne estime de vous. Alors, si vous en manquez, remédiez-y.

L’actrice américaine Lucille Ball le disait ; « Il faut vraiment s’aimer soi-même pour arriver à quoi que ce soit dans ce monde ».

Manquer d’assurance, c’est ne pas comprendre comment va le monde. Il suffit, pour s’en convaincre, de considérer le nombre de génies méconnus, et d’incompétents injustement reconnus & célébrés !

Il ne faut pas croire que seuls certains ont droit aux bonnes choses de la vie ! Chacun a droit – & devrait viser – un job qui ne lui causera pas de regrets au moment de mourir.

Pour ça, il doit avoir du sens & pour qu’il en ait, il doit répondre à plusieurs critères ;

– émerger de la partie la plus profonde & vraie de nous-mêmes,

– être utile, c-à-d servir l’humanité, fournir une solution à un problème,

– et que l’on puisse ressentir l’impact qu’on a sur notre public, qu’on sente qu’on rend un service à autrui.

S’il y a si peu de gens qui font un boulot satisfaisant, c’est parce qu’il est généralement difficile de trouver notre passion profonde ; nos centres d’intérêt ne sont en effet souvent pas visibles, ils exigent qu’on y réfléchisse & que l’on s’analyse bien pour les découvrir.

Et la société tend, via le système scolaire, à nous pousser vers les voies conventionnelles & donc, vers des jobs qui ne nous conviennent pas – ce qui est dommage car on travaille mieux & plus dur quand on fait quelque chose où l’on engage notre moi profond.

Il existe un tas de boulots dénués de sens parce que notre économie a créé de faux besoins, en sorte qu’elle peut générer des profits avec des choses totalement inutiles, qui n’aident personnes (au contraire).

Pour y arriver, elle s’appuie sur nos faiblesses (nos tendances hédonistes) & nous désinforme constamment sur ce qui est bon pour nous !

Tout le monde perd à ce jeu ; les acheteurs, mais aussi les vendeurs, qui sentent bien que leur job n’est pas bon …

Il arrive aussi qu’un job ait du sens, mais que son organisation soit si énorme, ou que le résultat bénéfique soit si éloigné dans le temps, que ses travailleurs ne sentent pas qu’ils font une différence dans la vie d’autrui.

Pour faire cesser ces situations absurdes & nocives pour tous, il faut aider les autres à trouver leur vraie vocation & soutenir les entreprises fournissant un travail vraiment utile.

Car plus les gens (oui ; VOUS !) soutiendront ces firmes ou ces indépendants, plus ils se multiplieront & prospéreront.

Vous votez chaque jour, avec votre portemonnaie ! Alors, pour une société plus saine, sereine & agréable, soutenez les entreprises à visage humain & ayant vraiment du sens.

Et pour sortir d’une vie de robot & trouver le bonheur au travail, rejetez les conseils « réalistes » & le souci à court terme d’avoir à gagner sa vie ; chercher un travail ayant un sens n’est pas du luxe ; c’est une nécessité vitale – & c’est donc aussi la seule option réellement raisonnable !

Pour plus d’infos sur ce sujet, vous pouvez lire :

http://www.bonheuretamour.com/2014/09/19/10-astuces-bonheur/

http://www.bonheuretamour.com/2015/01/07/choisir-le-bonheur/

http://www.bonheuretamour.com/2014/11/06/la-cle-du-bonheur-de-la-reussite/

http://www.bonheuretamour.com/2014/12/11/la-voie-vers-le-succes/

PN : la dévastation de « l’après »

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J’ai visionné hier le film  » 1000 Words » (avec Eddie Murphy) & la fin du film m’a rappelé mon article « Mort » & « renaissance » (http://www.bonheuretamour.com/2015/02/27/mort-renaissance/ ).

Je veux redonner de l’espoir aux victimes qui ne savent plus à quel saint se vouer pour aller mieux.

Au bout de quelques années passées avec un PN, vous êtes sans doute à bout (épuisé-e) & souffrez de stress post-traumatique – avec tous les symptômes douloureux & débilitants qui l’accompagnent (peur du monde extérieur, insomnies, douleurs partout dans le corps, migraines, tremblements, épuisement, attaques de panique, faiblesse, anorexie &/ou boulimie, addiction à l’alcool &/ou aux anti-dép’, …). Les tâches les plus simples (comme se laver, par ex) nous semblent une montagne…

Bref, on est très très diminué(e), comme « saigné(e) à blanc », physiquement, mentalement & spirituellement.

On a perdu, en plus de la santé, notre innocence, notre joie, notre envie de vivre, notre estime de soi, notre dignité, et on doit faire face à tout tout(e) seul(e), car le PN nous a isolé(e) … sans compter les proches qui nous ont rejeté(e) & les flying monkeys, qui nous attaquent à la place du PN.

Oui ; voilà le scandaleux : loin de nous plaindre et de nous défendre, loin de honnir & punir le bourreau, la société nous abandonne ou se tourne contre nous & nous revictimise, et d’autre part, protège le monstre qui nous torture !

Sans doute aussi a-t-on dû vivre le pire ; la perte de nos enfants – cf moi : l’une, « achetée » par son père, m’a tourné le dos, l’autre est morte (des coups de pied dans mon ventre à 6 mois de grossesse ont causé une mort subite quand elle avait 6 semaines) et le 3ème me fut ôté par la « bonne Justice » d’ici (sous les accusations fantaisistes de son PN de père), et rendu à l’état de loque humaine !

C’est pis que décourageant ; c’est écrasant ! On se sent comme écrasé(e) sous un rocher de 100 tonnes !

Et même si on comprend ce qui se passe – ou s’est passé, et même si on a réussi à se sortir de la situation, ça n’améliore quasiment pas notre état.

Pendant des années, on a essayé désespérément, par tous les moyens, de lui faire comprendre qu’on l’aime, combien ses actes ou ses paroles nous blessent, on a perdu des sommes énormes de temps & d’énergie (de vie, donc, puisque c’est de cela qu’elle est faite) pour tenter qu’il change d’attitude envers nous et revienne au Prince Charmant (ou à la Déesse) qu’il (elle) était au début… & on n’a fait que s’enfoncer de plus en plus dans l’épuisement & la déprime.

Puis, voulant sortir de la situation, on a commencé à en parler autour de nous (amis, psy), et à s’informer. On a commencé à voir ce qui se passait… mais rien ne faisait disparaître la douleur…

Une fois sorti(e) de la vie avec l’abuseur (& donc, des agressions quotidiennes), on pourrait penser qu’on va aller mieux, mais en fait, comme notre corps vise la guérison et « sait » que ces violences graves & répétées doivent être « traitées » pour disparaître, les chocs répétés subis au cours des années nous tombent dessus & viennent nous frapper de plein fouet.

Voilà pourquoi on a beau décider d’aller de l’avant en laissant cette sombre période derrière soi, on ne va pas mieux.

Alors, comment faire, dans cette triste situation, pour revenir à un état normal de fonctionnement ?

Pas la peine de se concentrer sur les souffrances subies, de continuer à en parler ou à lire sur le sujet ; ça ne fait que nous enfoncer davantage (voir : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/) ou nous changer en mort-vivant (voir : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/09/lhorrible-mutation-des-victimes/ ).

La seule façon de n’avoir pas vécu perdu tout ce temps de vie & ces terribles épreuves en vain avec le PN, est d’en tirer la leçon ; « Nul homme n’est ton ennemi, tout homme est ton professeur ».

Oui, tout est énergie dans l’Univers, mais on doit vivre sur Terre et y agir – or, on était sans doute, avant la rencontre avec le PN, trop « dans les nuages » que pour être efficace ici-bas (ce qui est pourtant le but de notre vie terrestre).

Il faut donc tirer la leçon de la rencontre & laisser ce vieux moi blessé mourir – celui qui accordait de l’importance aux « espoirs » irréalistes, à l’extériorité & aux accomplissements dénués de sens, pour vivre désormais à partir de l’intérieur ; exprimer ce qu’on est, tout en ayant une juste vue du monde où l’on vit.

Finalement, le PN a été l’instrument d’une « purification », d’un plus grand réalisme & efficacité ; il nous a permis de cesser de rechercher notre sensation de « complétude » en dehors de nous-même, pour la trouver en nous.

De par notre sensibilité particulière & ce qu’elle a subi durant l’enfance, on avait développé ce mécanisme inadapté et rien n’aurait pu nous le faire abandonner… sauf, justement, les violences perverses, qui nous ont fait « sombrer » dans les profondeurs les plus obscures de notre être et en prendre enfin conscience (ce qui aurait été impossible autrement).

Le fait de sombrer & de toucher le fond est le moyen de donner un coup de pied pour remonter ; concrètement, de comprendre qu’on a vécu jusqu’alors dans un aveuglement dangereux, fait de croyances nocives qui nous poussaient à faire des choix nuisibles, n’allant pas dans le sens de la vie et de ce qu’on est.

Dédidez que vous ferez ce qu’il faut pour pouvoir couvrir vos besoins (financièrement parlant) et pour le reste, de dédier votre vie à votre guérison et votre épanouissement total ici-bas.

Comme vous aurez besoin d’infos sur le corps de souffrances, je vous conseille les vidéos d’Eckart Tolle qui parlent de ceci (& bien sûr, je puis guérir le PTSD complexe).

Il faut vouloir rejeter ces croyances et commencer à vivre vraiment ; cesser de vivre selon des normes édictées par la société (& qui ne sont pas dans votre intérêt) & de vous soucier de si ça plaît à votre entourage ou non (qui souvent, n’ont pas non plus notre intérêt en vue). Après que tout ait été « brûlé » (tout l’inutile, au fond !), c’est le moment de vous en débarrasser une fois pour toutes, de changer de vie, de renaître !

Il suffit de prendre la décision de s’aimer désormais, de devenir son meilleur ami (e) en rejetant les croyances qu’on a eues jusque là pour les remplacer par des croyances qui nous servent & des valeurs qui nous correspondent.

Ca semble égoïste, mais ce ne l’est pas, puisque ce n’est qu’en faisant ainsi qu’on pourra vraiment servir le monde.

Il vous faut comprendre que vous aviez quelque chose à faire dans la vie : d’abord voir cette vérité, et ensuite, une mission – qui est souvent dans l’aide ou l’amélioration de la vie des autres.

Donc, comprenez votre valeur en tant qu’être humain, le fait que vous êtes « ok » et digne d’amour « tel(le) quel(le), qu’il n’est pas besoin d’en « faire plus » pour que les autres puissent vous aimer.

Savoir ceci vous relie enfin à votre moi et à la Vie… C’est cette gratitude, et s’accrocher à nos rêves, qui nous guérit.

Hélas, la plupart des victimes ne voient pas du tout les choses comme ça ; elles ne comprennent pas le message caché derrière leurs épreuves, et c’est pour ça qu’elles ne guérissent pas (sans compter que, si elles abandonnaient leur vécu, elles auraient l’impression de se trahir).

Pourtant, vous pouvez non seulement aller mieux, mais être plus heureux(se) qu’avant ; il suffit de le décider ! Alors, à vous le choix !

Le diamant & la goutte de rosée

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goutte roseé 2 (Conte allemand)

Un beau diamant, qui avait autrefois brillé au doigt d’une princesse, gisait dans un pré, à côté de pissenlits et de pâquerettes. Juste au-dessus de lui, brillait une goutte de rosée qui s’accrochait timidement à un brin d’herbe.

Tout en haut, le brillant soleil du matin dardait ses rayons sur tous les 2, et les faisait étinceler.

La goutte de rosée regardait le diamant, mais sans oser s’adresser à une personne d’aussi noble origine.

Un gros scarabée qui passait par là aperçut le diamant et reconnut en lui un haut personnage.

– Seigneur, dit-il en faisant une grande révérence, permettez à votre humble serviteur de vous offrir ses hommages.

– Merci, répondit le diamant avec hauteur.

En relevant la tête, le scarabée aperçut la goutte de rosée.

– Une de vos parentes, je présume, monseigneur ? demanda-t-il en dirigeant une de ses antennes vers la goutte de rosée.

Le diamant partit d’un rire méprisant.

– Quelle absurdité! déclara-t-il. Mais qu’attendre d’un grossier scarabée ? Passez votre chemin, monsieur. Me mettre, moi, sur le même rang qu’un être aussi vulgaire et sans valeur !

– Mais, monseigneur, il me semblait… sa beauté n’est-elle pas égale à la vôtre ? balbutia le scarabée déconfit.

– Beauté, vraiment ? Imitation, vous voulez dire. S’il est vrai que l’imitation est la plus sincère des flatteries, cette beauté factice est ridicule si elle n’est pas accompagnée de la durée.

La beauté sans la fortune est comme un bateau sans rames, une voiture sans chevaux, un puits sans eau ; il n’y a aucune valeur réelle là où il n’y a ni rang ni richesse.

Combinez beauté, rang et richesse, et le monde sera à vos pieds. A présent, vous savez pourquoi on m’adore.

Et le diamant lança de tels feux que le scarabée dut en détourner les yeux, tandis que la goutte de rosée se sentait mourir d’humiliation.

Mais une alouette descendit alors comme une flèche, et vint donner du bec contre le diamant.

– Ah! fit-elle désappointée, ce que je prenais pour une goutte d’eau n’est qu’un misérable diamant. Mon gosier est desséché, je vais mourir de soif.

– En vérité ! Le monde ne s’en consolera jamais, ricana le diamant.

Mais la goutte de rosée venait de prendre une soudaine et noble résolution.

– Puis-je vous être utile, moi ? demanda-t-elle.

L’alouette releva la tête.

– Oh! ma précieuse amie, vous me sauverez la vie.

– Venez, alors.

Et la goutte de rosée glissa du brin d’herbe dans le gosier altéré de l’alouette.

– Oh! oh! murmura le scarabée en reprenant sa route. Voilà une leçon que je n’oublierai pas. Le mérite vaut plus que le rang ou la richesse sans modestie ni dévouement ; il ne peut y avoir aucune réelle beauté sans cela.