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Attention, perception, conscience

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La conscience est un sujet à la mode ; on sait qu’on l’a (sinon, on serait évanoui), mais comme c’est un concept abstrait, on ignore ce qu’elle est exactement. Pour certains, c’est un genre de flux continu, pour d’autres, un faisceau de lumière, qui se porte tantôt sur un objet, tantôt sur un autre.

Je dirais qu’en résumé, c’est la conscience que l’on a de soi-même & de notre environnement ; si elle est correcte, elle nous aide à réfléchir sur le passé, peser les conséquences de nos actes & planifier notre avenir. Si elle est floue ou faussée, on agira toujours « à côté » !

Notre vie quotidienne se déroule dans divers états de conscience (la veille, le sommeil, la relaxation, …).

Et il y a aussi 2 strates de conscience ; la consciente & l’inconsciente. Toute information est traitée à la fois dans chacune de ces 2 strates.

Le cerveau traite les infos ainsi : il les prend, les analyse & tire des conclusions ou agit. Ce « traitement des informations » englobe le corps, l’esprit & les émotions.

Notre programmation ( = notre espèce (être humain), notre culture, notre famille & notre sensibilité) modèlent les choses que l’on perçoit ou pas – on ne perçoit donc qu’une infime partie de l’information qui nous environne.

A chaque seconde, notre cerveau traite 11 millions de bit d’information, mais on n’en perçoit consciemment qu’environ 40. Par ex, si l’on aperçoit un chat, on l’identifie consciemment (« tiens, un chat ») & inconsciemment (taille : petit, couleur : noir, mouvement : il saute de la table, distance : 3 mètres, préjugé : ces bestioles risquent de nous crever les yeux, association : mon voisin déteste les chats). Tout ceci définit nos réactions quand on en aperçoit un. Pourtant, malgré ces déformations, on juge comme réel ce que l’on perçoit, on croit nos pensées, on se fie à nos sensations instinctives (souvent infondées chez les individus peu conscients).

C’est l’attention sélective ( = placement de la conscience sur 1 stimulus ou groupe de stimuli) qui nous permet de rester concentré, en filtrant tout ce « bruit parasite » qui nous submerge à chaque seconde. Notre cerveau reçoit une masse d’informations, mais nous choisissons de (& sommes programmés pour) nous focaliser seulement sur certaines d’entre elles.

Ainsi, lorsque nous posons notre attention sur un objet, tout ce qui l’entoure disparaît de notre conscience (c’est d’ailleurs pour ça qu’il ne faut pas téléphoner ou texter au volant !).

Nous sommes du reste bien moins conscients de notre environnement que nous le pensons, puisque nous ne remarquons généralement même pas les changements qui se produisent autour de nous ; voilà pourquoi les témoignages sont bien fragiles… Cette cécité émotionnelle est pratique pour se concentrer sur une tâche ou une conversation alors qu’on est environné d’autres stimuli & elle est si puissante que les prestidigitateurs en vivent !

L’attention est l’aptitude à se focaliser sur certaines informations. Elle a besoin de 2 éléments de. ressources cognitives & d’un choix (attention sélective).

Se focaliser sur plusieurs choses à la fois est difficile à faire (ou du moins, à faire durant longtemps) & réduit notre aptitude à s’en rappeler.

On n’a pas la maîtrise totale de ce sur quoi on pose notre attention, mais quand on le fait, c’est que l’on choisit de diriger notre attention sur cet objet particulier (ce dont on se rappellera), & d’ignorer les autres (dont on ne se souviendra pas).

On peut traiter l’information de 2 manières ; soit de haut en bas, soit l’inverse.

Le 1er mode consiste à d’abord penser, puis à ressentir les émotions – avec les réactions corporelles & les gestes y correspondant. Ceci est généralement peu efficace ; en effet, nos réactions sont biaisées par nos normes culturelles, nos expériences, nos attentes, notre humeur, …

Le 2d mode, lui, fait l’inverse ; il part d’abord des perceptions sensorielles & les réactions corporelles, passe par l’émotion correspondante et en tire enfin les conclusions logiques.

On s’entend souvent conseiller de réfléchir avant d’agir, mais il y a des cas (tir de défense, danse, patinage, tennis, …) où il faut (ré)agir avant de réfléchir, sinon, on échoue – dans le cas du tir défensif, on peut même être mort si on prend le temps de penser avant d’agir.

La perception (très partielle, comme on l’a vu plus haut) est le processus permettant de donner du sens au monde qui nous entoure & nous permet de le comprendre (plus ou moins). Sans elle, le visage de notre mère ne serait qu’un ensemble de formes, & on ne pourrait pas faire la différence entre de l’huile de vidange & un canard à l’orange.

Mais les perceptions sont trompeuses, puisque les sens ne font qu’amener des données brutes au cerveau, qui les décode & les interprète… avec plus ou moins de justesse…

Par ex, notre vision dépend non des yeux, mais du cerveau – évoquez, par ex, les images « illusion d’optique » ; le vase, qui devient 2 visages de profil qui se font face, ou la tête de canard qui se change en tête de lapin, ou le visage d’homme barbu qui se change en femme nue, …

Chacun d’entre nous a une « disposition perceptuelle » – les facteurs psychologiques déterminant comment on perçoit notre environnement.

Parfois, voir, c’est croire, mais plus souvent encore, croire, c’est voir !

En outre, c’est souvent le contexte qui donne un sens à ce que l’on perçoit ; par ex, pour l’image « lapin ou canard », si on ajoute des œufs décorés, les gens tendront plus à interpréter l’image comme un lapin de Pâques – ici, on voit que la culture joue aussi un rôle, d’ailleurs, ainsi que nos mobiles d’action & nos émotions.

Et c’est sans compter les « escamotages » & « raccourcis » filtrant le réel pour éviter que notre cerveau soit submergé par trop d’informations.

La perception, c’est donc notre façon de comprendre le monde & notre place dans celui-ci (physiquement & psychologiquement). Nos organes sensoriels extraient les données brutes du monde, découpées en bits d’information, lesquelles sont ensuite ré-assemblées dans notre cerveau pour former notre modèle personnel du monde. Oui, c’est notre cerveau qui bâtit nos perceptions.

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Initiez le changement

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Vous voulez une meilleure vie ? Eh bien alors, il va falloir changer de façon d’agir, car si vous continuez à faire ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez les résultats que vous avez toujours obtenus !

Pourtant, la formule pour obtenir tout ce qu’on veut dans la vie est archi-simple ! :

  1. trouvez votre vérité : regardez en vous profondément & découvrez ce qui est vrai pour vous & non pour quelqu’un d’autre.
  2. agissez selon elle : pas besoin d’avoir un plan génial, mais il faut agir, car à moins de faire quelque chose, vous ne concrétiserez rien.
  3. tout vous concerne : traitez chaque job, personne & expérience comme s’il pouvait mener à votre prochaine grande opportunité.
  4. assumez : si vous le faites, dites-le & pensez-le, puis assumez. Soutenez hardiment votre cause en reconnaissant & acceptant pleinement qui vous êtes vraiment.

Le problème, c’est qu’on s’auto-sabote ; j’ai décrit ce que c’est (http://www.bonheuretamour.com/2014/06/11/une-affaire-en-or-lauto-sabotage/), pourquoi on le fait (http://www.bonheuretamour.com/2014/09/21/signes-dauto-sabotage/) & comment cesser de le faire (http://www.bonheuretamour.com/2016/07/16/comment-cesser-de-se-saboter/).

J’ai décrit aussi comment infléchir le cours de notre vie si on n’en est pas satisfait (http://www.bonheuretamour.com/2016/09/29/vous-voulez-inflechir-le-cours-de-votre-vie-cest-possible-1ere-partie/

& http://www.bonheuretamour.com/2016/09/30/vous-voulez-inflechir-le-cours-de-votre-vie-cest-possible-2eme-partie/).

Il me reste à décrire comment obtenir ce qu’on veut.

Déja, une partie du problème est qu’on n’ose pas choisir, qu’on n’est pas vraiment sûr de ce qu’on veut… ou qu’il semble qu’on ne veut rien…

Mais comment un bateau pourrait-il atteindre sa destination s’il ne sait pas laquelle elle est ?!

Alors, la 1ère chose à faire est de trouver la destination (ce sujet fera l’objet d’un prochain article).

Demandez-vous ce qui vous rend insatisfait et ce que vous désirez obtenir – en fait, obtenir ce que l’on veut est simple… mais ce n’est certes pas facile !

Quoi que l’on veuille obtenir, on peut actuellement trouver des milliers de livres ou d’infos (gratuites !) sur le Net sur comment s’y prendre pour y parvenir… C’est ça, le bon de notre époque.

Mais… avec toute cette masse d’informations, comment se fait-il que presque tout le monde soit insatisfait & n’ait pas ce qu’il veut ?

Et bien, parce que notre époque a aussi un gros défaut : la positivité à tout prix. On ne peut dire à personne – & même pas à soi ! – qu’on va mal.

Puisqu’on va « bien », on ne doit pas agir… Car l’inconnu fait peur, alors que le familier rassure.

Et puis, l’être humain, lui aussi, a un gros défaut : l’hédonisme ou « loi du moindre effort » ; c-à-d que l’on est motivés par la recherche du plaisir et la fuite devant le déplaisir.

Pourtant, « le succès est un arbre dont les racines sont amères, mais dont les fruits sont doux » !

Il faut le savoir ; les cailles ne nous tomberont pas toutes rôties dans le bec ! Il faudra réfléchir et puis après, passer à l’action ! Or, agir pour changer demande du courage, exige qu’on « se secoue » en renonçant à nos petites habitudes confortables. Alors, on remet ça à plus tard, « au moment où on en sentira l’envie ».

Hélas, quel que soit le domaine où l’on veut changer, JAMAIS ce moment-là ne vient ; il faut donc décider de s’y mettre SANS en avoir envie. Se forcer, quoi !

L’envie, l’enthousiasme, la motivation, ça viendra plus tard, et ça grandira au fur & à mesure qu’on avancera dans notre projet.

Une chose à faire est de mettre son réveil un peu plus tôt et de se lever immédiatement ; c’est là qu’on éprouve la force mentale qu’il faut pour « se bouger »…

Quand on est adulte, c’est à nous d’être un bon parent (ou un bon gestionnaire de vie) pour nous-mêmes – c-à-d que c’est à nous de – pour notre propre bien – nous pousser à faire les corvées qu’on ne veut pas faire !

Pour ne pas « saturer », notre cerveau doit filtrer la masse d’informations qui nous arrivent, et « automatiser » (rendre automatiques, inconscientes) tout un tas d’activités – par ex, le matin, vous êtes arrivé au bureau en voiture, mais vous n’avez pas dû penser au chemin, car vous le connaissiez par coeur, ou même l’action de conduire votre voiture : la 1ère fois, vous deviez penser à toutes les manoeuvres, et ensuite, ça se fait tout seul ; vous n’avez plus à y penser.

Notre cerveau aime ce mode « pilotage automatique », très confortable pour lui, car facile, coulant de source.

Alors, lorsqu’on doit faire quelque chose de neuf & que ça lui demanderait un effort, il résiste, il « freine des 4 fers ».

Il faut donc s’attendre à ceci : quoi que ce soit qui rompt avec nos habitudes, exigera que l’on s’oblige à le faire, car à tous les coups, notre cerveau renâclera & tentera par tous les moyens de nous faire abandonner l’idée de changer.

Voilà pourquoi la plupart des gens font la même série de gestes du lever au coucher, chaque jour, et se retrouvent coincés, à s’ennuyer dans une vie monotone & sans passion.

Mais l’être humain a aussi, pour répondre à ses besoins vitaux, des émotions (par ex, si son corps a besoin d’eau, il ressent la soif, si son corps a besoin d’énergie, il ressent la faim, …).

Donc, s’il ressent une émotion comme l’ennui, qu’il en a marre de tout & se sent prisonnier, c’est qu’un besoin vital n’est pas satisfait ; le besoin d’exploration.

Tout en nous change & évolue (d’ailleurs, ce qui ne bouge pas, est mort) ; durant toute notre vie, nos cellules sont remplacées ; notre peau, nos cheveux poussent puis tombent, etc.

Alors, si on ne suit pas le mouvement, si l’on reste figé dans une situation, pas étonnant qu’on en souffre & que notre corps génère en nous l’émotion correspondante, pour nous pousser à satisfaire ce besoin !

Notre âme – c’est une loi de l’univers, une loi de la vie – a elle aussi besoin de croître & d’évoluer, & le seul moyen d’assouvir ce besoin est de se forcer à changer.

Comment ? En « sortant de notre tête », c-à-d de nos façons habituelles de penser qui tendent, elles, à s’immobiliser, à s’encroûter dans le familier.. bref, à mourir ; à notre destruction.

Si on pouvait enregistrer les petites voix dans notre tête, on réaliserait qu’elles sont négatives & nous donnent de mauvais conseils.

Et c’est pareil pour les émotions qui découlent de nos pensées (comme la peur, par ex) ; elles sont nocives .

Peu importent nos sensations ; il s’agit de ce que l’on veut ! Et si l’on écoute nos pensées & émotions, on ne l’obtiendra jamais et on restera éternellement bloqué dans une vie médiocre !

Si on veut s’épanouir, il faudra nécessairement sortir de notre zone de confort ! Souvent, on a l’impulsion de faire quelque chose de bon pour nous, et puis, on ne le fait pas parce qu’on suit nos émotions (angoisse, …) ou nos pensées « rationnalisantes »… Alors que si l’on avait ignoré ces idées & sensations & que l’on s’était obligé à aller au-delà d’elles, on aurait vécu quelque chose de génial.

Car c’est LA, au-dehors de notre zone de confort, que se trouvent l’épanouissement & la magie de la vie !

Notre esprit est très rapide et, mis en présence de ce qu’il perçoit comme une menace – un changement, il tirera la sonnette d’alarme dans les 4 ou 5 secondes. Donc, l’astuce pour enfin agir, est de suivre nos impulsions d’action & de se lancer en moins de 5 secondes. C-à-d que si on ne le fait pas tout de suite, on ne le fera jamais.

Les Pick Up Artists (as de la drague) conseillent par exemple ceci à leurs clients ; d’aller aborder une jolie femme dans les 3 secondes qu’ils la voient & veulent l’aborder. Sinon, on se met à réfléchir, à obéir à sa peur… et à ne rien faire.

Pour changer de vie, il est donc essentiel de faire quelque chose de concret chaque fois qu’on a une impulsion de changement. Et si on ne peut pas agir au moment même, le noter (papier, gsm, …).

Décidez de commencer pratiquer cette méthode, de – dès maintenant – cesser de tuer dans l’oeuf vos idées d’amélioration. Si dans une réunion, vous voyez quelqu’un qui vous semble intéressant, allez lui parler. Ou si quelqu’un vous inspire & que vous avez une requête à lui poser, faites-le.

Et puis, c’est comme un muscle : au début, ce sera dur (car nos mauvaises habitudes sont bien implantées), puis cela deviendra de plus en plus facile d’agir avec courage… Vous verrez : vous serez étonné de combien cette simple règle peut amener de changements !

Ex-bouc émissaire & famille étendue

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 mouton noir2 J’avais déjà effleuré ce sujet douloureux ici http://www.bonheuretamour.com/2016/01/27/lex-victime-de-pn-est-seule-pauvre/ , mais il mérite un article complet.

Quand on a grandi comme « enfant bouc émissaire » d’une famille perverse, voici notre réalité : Les adultes « normaux » peuvent compter sur une famille aimante et un cercle d’amis sincères, toujours prêts à les soutenir, & les conseiller, ils ont avec ceux-ci de longues conversations ou ils sortent ensemble ou partent en vacances, ou fêtent diverses occasions spéciales – Ceci leur donne le sentiment d’être membre d’une communauté, ce qui les rends forts et heureux. L’ex-bouc émissaire d’une famille de PN n’a rien de tout ça !

Il est seul et en cas de problème, ne peut compter que sur soi-même – et des problèmes, il en aura ; le PN y veillera !

Bref, la victime a (voir art. susmentionné) bien peu d’amis mais en plus, elle a beau avoir une famille étendue – avec des frères & soeurs, des tas d’oncles & de tantes, de cousins & de cousines – elle se retrouve quasiment sans contact avec ces personnes également.

Comment est-ce possible ? 1 mot : triangulation ! => le PN les a « montés » contre vous & ils sont devenus des « flying monkeys » (voir « The Wizard of Oz »).

Souvent, on voudrait désespérément garder des contacts avec eux, mais c’est impossible. Voyons les choses en face : vouloir garder le contact avec ces individus (qui sont pourtant notre famille) est douloureux. Pourquoi s’infliger des souffrances inutiles supplémentaires ?

Jamais ils ne nous aimeront ; ils ont cru aux mensonges du PN et, à moins qu’ils ne comprennent la vérité, toujours ils n’auront pour nous que méfiance & mépris !

Par conséquent, il faut comprendre que jamais ils ne seront pour nous une famille (c-à-d chaleureux & soutenants) et s’en détacher totalement – aussi pénible que ce soit !

La victime a soif d’amour, & sa vie est un tel désert, qu’elle se raccroche à des membres de sa famille qui semblent un peu plus sympas que d’autres – mais même à ceci, elle doit renoncer si elle veut cesser de souffrir.

Car la victime veut nouer des relations profondes mais il vaut mieux dépenser son temps & son énergie à des activités plus gratifiantes, car là, c’est peine perdue !

Ces gens se sont-ils déjà levés une seule fois pour vous défendre quand vous étiez petit(e) & sans défense, tandis que vos parents PN vous maltraitaient ? Ou ont-ils plutôt « ignoré » les « incidents » ou même se sont-ils joints à votre persécution ?

N’avez-vous pas tenté de leur ouvrir les yeux, mais toujours en vain ?

Voici, par ex, ce qui s’est passé la dernière fois que j’ai été chez ma tante Andrée (la seule avec qui j’étais encore en contact, les autres tantes & oncles m’ayant déjà exclues depuis longtemps). Cette tante invite sans cesse ma soeur – l’ex Golden Child) – et jamais moi.

Donc là, elle invite mon père, ma soeur & – exceptionnellement – moi, à dîner un dimanche avec elle & mon oncle. Or, elle venait de subir un remplacement de hanche et souffrait beaucoup.

Les autres se sont assis & se sont mis à papoter en « ignorant » ses mimiques de souffrance & le fait qu’elle faisait tout très lentement.

Mais moi, bien sûr, je ne pouvais voir ça sans réagir ; donc, je l’ai aidée à préparer le repas, à servir tout au long de ce repas et à débarrasser au fur & à mesure, plaçant le couvert dans le lave-vaisselle & lavant à la main les casseroles, … Bref, je ne me suis pas assise durant 2 heures & ai mangé froid, pour lui permettre de souffler un peu.
Personne d’autre ne s’est bougé ; tous se sont laissé servir & n’ont pas cessé de bavarder.

Pour moi, aider est normal, & je n’en attendais donc pas de remerciements.

Mais quand les 2 autres (mon père & ma soeur) m’ont ignorée exprès quand je voulais parler ou m’ont fait des piques, QUI s’est joint à eux ? Ma tante ! Pas trace de colère envers ceux qui se fichent de son état & l’utilisent comme une servante, ni de reconnaissance envers celle qui l’a aidée… mais au contraire, une colère qu’on n’ose adresser à ceux qui la méritent & qu’on déverse sur celle (moi) qui fut toujours le Bouc Emissaire désigné ! (car depuis toute petite, mes oncles & tantes me jetaient sur le dos les fautes de leurs enfants, et pouvaient me frapper sans que les monstres qui me servaient de parents réagissent).

Ca fait mal… Ces gens ne sont pas gentils, ils ne visent pas mon bien et s’ils ne pigent pas ce qui est en train de se passer, c’est parce qu’ils ne veulent pas piger ; que la situation leur permet – à eux aussi – de se rehausser dans leur propre estime en rabaissant quelqu’un d’autre… et RIEN de ce que je pourrai faire ou dire n’y changera quoi que ce soit !

En outre, ce sont quand même eux qui prennent l’initiative d’inviter sans cesse nos bourreaux… C’est donc qu’ils les trouvent d’agréable compagnie.. Or, qui se ressemble s’assemble… La conclusion s’impose, non ?

Une fois qu’on a compris que les « flying monkeys » ont leurs raisons de se comporter comme ils le font ; certains sont des « lavettes » – comprenant la vérité, mais n’osant pas réagir contre les PN – d’autres sont mauvais aussi.

Comprenez que ; 1) vous ne pouvez influencer leurs pensées ou leurs actes, 2) continuer à les fréquenter vous fait plus de mal que de bien.

Décidez d’écouter vos besoins, de respecter vos sensations, décidez qu’ils vous ont fait assez souffrir & de vous en protéger car vous méritez mieux que ça, et coupez les ponts ! Cela, ce n’est pas « de la famille », mais des ennemis.

Recherchez plutôt la compagnie de personnes qui vous font vous sentir bien, qui recherchent aussi votre présence et vous soutiennent & surtout, qui ne vous trahiront pas en tenant avec vos ennemis ; ce sont ceux-là qui seront votre vraie famille !

PN : qui est fou, vous ou lui ?

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loup en mouton5   Vous le savez à présent, un PN a dû investir (& même ça, du reste, il nous le fera payer) du temps & de l’énergie pour nous « capturer » – donc, pour pouvoir profiter au mieux de son « investissement » & en tirer le plus de gain pour lui-même, il doit faire en sorte que son bétail ( = nous) reste là – et pour ce faire, il faut nous « couper les ailes » (ou les pattes), c-à-d nous affaiblir, en sorte qu’on soit physiquement et moralement inapte à se révolter & à partir.

Et pour cela, rien de mieux que de nous faire croire qu’on ne vaut rien (que donc, on est la cause de tous les problèmes dans le couple ou la famille), et même, qu’on est mentalement dérangé(e) !

Comme en fait, sa cible est très forte & très saine, c’est pour lui un boulot de longue haleine, mais avec sa ruse et l’innocence de la victime, il vient toujours à bout d’inverser les croyances (pourtant réalistes) de cette dernière, de tuer son bon sens et de lui faire prendre le jour pour la nuit, le blanc pour le noir, etc. 

Les PN parviennent à ce résultat toujours avec leurs mensonges, et en 1er lieu, avec leur charme et gentillesse. En effet, tout PN sait qu’il nous a ciblé pour nous blesser, nous tirer du sang & s’en nourrir… Mais avant qu’il commence son meurtre lent, il commence par charmer les autres ; en bon joueur d’échecs (mon ex-mari PN a gagné une coupe pour ce jeu !), il voit loin, et prévoit qu’il doit se protéger, au cas où … si la cible se débattait & faisait des vagues…

Par conséquent, il se bâtit dès ce stade une image sympathique auprès des gens, il se crée un préjugé favorable à l’avance, en apparaissant comme un être parfait, gentil, équilibré et qui vous aime. Ainsi, quand la victime commencera à aller mal et à en parler, personne ne la croira ! (voir cet article : https://bonheuretamour.wordpress.com/2014/10/24/le-pn-son-masque-de-normalite/ ).

C’est alors qu’il commence à la déséquilibrer, d’abord par de méchantes remarques, mine de rien, ou des accusations de ne pas bien faire ceci ou cela. Comme juste avant, il était aux petits soins pour nous, plein de douceur et d’admiration, on ressent un malaise, mais on n’arrive pas à mettre le doigt dessus, à formuler clairement ce qui nous arrive…

Désorienté(e) par cette attitude, on se dit que l’autre doit être malheureux, ou qu’il a subi un mauvais jour, ou qu’on a dû faire ou dire quelque chose qui l’a fâché – même, on se met à réfléchir à ce qu’on a fait ou dit de mal pour le bouleverser ainsi. C’est dans la logique des choses, puisqu’on « sait » (!) qu’il est quelqu’un de gentil.

C’est exactement cette réaction que le PN voulait : nous berner, pour qu’on ne puisse se révolter, qu’on ignore nos sensations, qu’on doute de soi & qu’on se blâme pour l’incident.

Après, pour s’éviter une autre expérience pénible telle comme cette attaque, on commence à marcher sur des oeufs, à s’examiner & se restreindre, à peser soigneusement tout ce qu’on dit & fait… On en vient à croire que tout ce qu’on fait est mauvais, et qu’on est la reine des nulles (ou le roi des idiots) pour ne pas parvenir à faire piger à l’autre (qui a soi-disant « tellement souffert » !) qu’on l’aime, qu’on est de son côté…

Bien sûr, tandis qu’on vit dans l’anxiété permanente de bien faire, le PN est heureux et serein ; les choses vont comme il aime !

Et plus on met de l’eau dans son vin, plus il monte la barre de ses exigences – jamais rien de ce que la victime peut faire ou dire, ne le satisfait… Les remarques deviennent plus intenses, les scènes, plus fortes et plus nombreuses … Chez la victime, l’angoisse ne fait que monter – mais tout se passe par paliers, graduellement, pour dissimuler ce qui est en train de se passer.

C’est comme dans l’histoire de la grenouille plongée dans l’eau chaude : si on prend une grenouille & qu’on la plonge dans une marmite d’eau chaude, elle saute immédiatement au-dehors. Mais si on la plonge dans une marmite d’eau froide, puis qu’on monte graduellement la température, elle s’habitue à chaque petit changement et s’imagine qu’elle peut supporter ceci, puis cette température, puis celle-là… jusqu’à ce qu’elle meure !

Idem avec la victime de cette violence subtile… Elle s’adapte, et s’adapte, et s’adapte encore…jusqu’à ce qu’à la fin, elle devienne une loque humaine, tremblante & inapte à penser, tant son niveau de stress est élevé ! (je le sais ; j’ai été cette loque humaine, durant tant d’années !).

A l’époque, cette tactique perverse m’avait fait penser à celle qu’on emploie pour stopper un cheval emballé ; on lui tourne la tête à droite & à gauche, en sorte de le désorienter et de le rendre incapable d’avancer. Et c’est bien ce que fait le PN : il nous égare en se montrant parfois brutalement mauvais, et parfois, gentil – alors, on ne sait pas, on nage dans la confusion…Comme le cheval, on ne peut plus avancer (et c’est bien ce que le PN voulait !).

Par ex, il nous fait des scènes (parfois en public, pour nous humilier), puis des cadeaux – empoisonnés, car toujours à côté de ce qui nous correspond (pour nous faire sentir, tout en nous faisant un cadeau, à quel point il se fiche de nous), des injures ou coups suivis de « tendresse », des remarques rabaissantes (des « piques », comme quoi on ne vaut rien & on ne sait rien faire de bien), suivies de compliments – là aussi, « à côté » ; on est complimenté(e) sur des choses triviales ou où l’on est faible, et critiqué(e) sur des choses importantes pour nous et où l’on est fort(e )=> tout ceci augmente la confusion – c-à-d l’état de faiblesse de la victime.

A cause du PN, la victime se sent impuissante (elle ne contrôle rien dans sa propre vie) et à cause de ses incessantes critiques, elle perd toute confiance en elle – elle doit s’avouer que oui, il a raison ; elle est stupide, laide, inintéressante, elle ne sait rien faire comme il faut… et c’est là que la dépression s’installe…

Une fois que le PN voit qu’on en là, il peut commencer à vraiment « s’occuper de vous » – c-à-d « se nourrir sur la bête » … & ça fait froid dans le dos ! Ce cycle « gentil-méchant » n’était qu’un échauffement (comme on fait aux taureaux de la corrida) avant de passer à la mise à mort !

A ce stade, vous serez violentée d’une ou d’autre façon (principalement émotionnellement) chaque jour et, loin de vous révolter, vous serez d’accord de vous juger coupable de tout – et de, en quelque sorte, mériter les violences que votre bourreau vous fait souffrir !

Le PN adore vous avoir réduit(e) à cela, il aime ce pouvoir total qu’il a sur votre vie et, pour le faire durer, il va vous faire croire que vous perdez la boule ; c-à-d qu’il niera systématiquement avoir dit ou fait quelque chose que vous l’avez vu faire ou dire, ou il change certains objets de place, etc.

Là, la victime, qui déjà se pensait moche, incapable de rien faire convenablement – donc, contente que son bien-aimé lui fasse l’honneur (!) de bien vouloir d’elle – se dit maintenant qu’elle est une pauvre folle ! Je connais ça, croyez-moi ; je me suis crue dingue jusqu’à ce que ma fille Viera, grandisse, et me dise : « mais maman, il l’a dit. je l’ai entendu dire ça ! » – ce n’est qu’alors que j’ai commencé à me dire que ce n’était pas moi qui avais un problème !

En tout cas, ces « malentendus » et autres « changements de plans » sont pour le PN l’occasion d’encore plus l’humilier et de créer encore plus de scènes (je l’ai dit : les PN sont des « drama queens » qui adorent les cris & le chaos !).

Certains PN (pas bien fûtés) font l’erreur de vous salir ouvertement partout où ils passent (ce qui amène certaines personnes à voir qui ils sont), mais les PN plus malins sont bien plus subtils & efficaces ;

Sans jamais rien dire de carrément négatif sur vous, il racontent des histoires de vous, où vous apparaissez, en filigrane, comme stupide, incompétent(e), mentalement dérangé(e) ou mauvais(e)…

J’ai remarqué combien il a surtout l’art de retourner nos talents et nos meilleures qualités pour les faire paraître de graves défauts – c’est étonnant !

Le PN, en comparaison, apparaît comme la bonne pâte qui vous supporte, ou même comme votre victime ! (j’en parle ici : https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/13/violence-perverse-effets-societe/ ).

Et les gens, qui sont naïfs et qui, n’étant pas exposés à un PN, ne voient pas pourquoi quelqu’un irait dire sans raison des mensonges sur quelqu’un d’autre, croient à ces fables et se forment un jugement très défavorable sur vous, alors qu’ils ne vous connaissent pas et que vous ne leur avez rien fait … Et le pis, c’est que par la suite, ils vous traiteront toujours selon ces préjugés défavorables, quoi que vous puissiez faire pour prouver que vous n’êtes pas comme cela !

Conclusion : reprenez votre bon sens, et ré-apprenez à suivre vos sensations ; c’est votre vie même qui est en jeu !

Réfugiée dans ma tête…

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dissociation

Dans cet article du 28/05 (https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/28/reactions-des-victimes-aux-violences-perverses/ ) et dans celui-ci (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/13/violence-perverse-effets-societe/ ), j’avais déjà cité quelques-uns des effets de la violence perverse; l’angoisse, la dépression, la nervosité, les phobies, syndrome de Stockholm, …

J’aimerais aujourd’hui informer sur l’effet le plus grave qu’occasionnent les violences perverses : la dissociation (ou plutôt, LES dissociations, car il y en a plusieurs sortes).

Si un humain est soumis à une agression mettant sa survie physique ou mentale en danger, et que sa faiblesse et son manque d’autonomie le rendent incapable de s’en protéger par la fuite ou le combat (cas d’un enfant, par ex), la Nature, pour le protéger, a prévu un mécanisme de survie, consistant à dissocier son esprit de ce qui est en train d’arriver à son corps.

Lorsque la violence dépasse les capacités de traitement du cerveau, les sentiments seront stockés dans une zone du cerveau & les souvenirs de l’événement, dans une autre.  C’est ce qui explique que les victimes d’abus horribles racontent leur traumatisme de façon froide & détachée, comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre.

Ce phénomène de dissociation arrive surtout aux victimes de PN, puisqu’ils vivent de nombreux traumatismes, sur de longues périodes de temps, et c’est encore plus vrai s’il s’agit d’enfants vivant aux mains de monstres déguisés en parents ! Comme l’enfant est soumis à de graves traumas, qu’il vit dans un stress intense & prolongé – auquel il n’a aucun moyen d’échapper, le cerveau n’a qu’un moyen pour nous sauver la vie ; la dissociation, qui nous coupe de ces expériences, nous empêche de ressentir ces événements.

Ici encore (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/ ), il faut donc cesser de se reprocher de rester, ou d’accepter les ignorants qui nous taxent de masochiste – car  les « échanges » avec le PN, nous abîment mais on ne s’en rend quasiment pas compte, puisque durant les abus, on n’était « pas là » ! On sait que ça nous est arrivé, mais c’est comme irréel et on n’en a qu’un souvenir très vague..

La plupart de nos actes sont automatiques ; comme, par ex, conduire sa voiture, faire le trajet pour aller au bureau ; on ne se rappelle plus avoir pris telle route ou tel tournant, mais on sait qu’on a dû passer par là, puisqu’on est arrivé au travail. La dissociation, c’est un peu pareil ; le cerveau est en pilotage automatique & on n’a pas conscience de ce que l’on subit, car on se déconnecte de notre moi et des violences qui nous sont infligées.

Il y a divers genres de dissociation : la dépersonnalisation ; c’est quand on a l’impression qu’on n’est pas là, pas présent(e) dans notre corps – un peu comme si on assistait aux abus de l’extérieur…

Ainsi, c’est comme si on regardait un film, comme si ce n’était pas nous qui les subissions. L’enfant victime peut donc très bien être chaque jour rabaissé, violé, battu, … et le lendemain, à l’école, être un enfant joyeux & paraissant heureux (je le sais ; j’étais cet « enfant joyeux & heureux » !).

Parfois, quelques symptômes légers affleurent, comme par ex, se couper les cheveux bizarrement, ou devenir tout maigre ou gros(se), …

Un autre genre de dissociation est la déréalisation ; c’est l’inverse de la dépersonnalisation ; la victime se sent comme étrangère au monde, comme si tout était étrange, flou, anormal, ou au contraire, trop éclatant.  Bien que la victime sache que ceci n’est qu’une impression, le phénomène est assez effrayant.

La 3ème forme de dissociation est l’amnésie dissociative ;

Comme dans l’exemple où l’on va au bureau, où l’on fait ce qu’il faut pour y arriver, mais qu’on ne se souvient pas comment on est arrivé(e) là, voici ce qui se passe :

On subit un traumatisme, puis notre cerveau trie les éléments séparément, en sorte qu’on ne se souvient pas (totalement ou partiellement) de ce qu’on a subi (même si les effets destructeurs, physiques ou mentaux, sont bien là !). Le souvenir des violences est ainsi morcelé.

Si les violences traumatiques sont fréquentes, le cerveau de l’enfant victime finit par dissocier continuellement, et effacer les tortures les plus graves.

En grandissant, si quelque chose (N’IMPORTE QUEL petit détail, vu, entendu, reniflé, …) lui rappelle son PN ou l’événement subi, le cerveau de la victime retombe automatiquement dans ce schéma (auquel il a été « entraîné » durant toute l’enfance) ; l’amnésie dissociative.

On a tellement « dissocié » étant enfant, qu’on continue de fonctionner ainsi & qu’on oublie tout (n’est-il pas vrai que nous nous demandons souvent – nous, victimes – si on n’a pas l’Alzheimer ?). C’est triste d’oublier tout un tas de choses, d’événements importants ou de matière d’examens, ou des gens qu’on rencontre, ou des choses qu’on a fait avec eux, …

C’est ainsi que moi, par ex, j’ai oublié quasiment toute mon enfance & mon adolescence (ayant grandi dans une famille de tarés pervers) et presque toute ma vie adulte (n’étant sortie de ma famille que pour… épouser un PN – avec qui je suis restée 25 ans).

En outre, la victime a difficile à distinguer les signes de violence (ce qui la met en danger) ou, si elle est quelque part, et qu’un détail lui rappelle les abus, tout d’un coup, elle tombe dans un état « flou »… On se retrouve alors ailleurs (au boulot, ou chez soi) sans savoir ce qui s’est passé entretemps.

Les êtres qui dissocient beaucoup, sortent de leur corps (en quelque sorte) et ne sentent plus rien ; pour revenir à la sensation de vivre, les victimes risquent donc fort de se blesser – ceci met leur vie en danger ; en effet, elles ne savent pas jusqu’où elles vont, combien de temps s’écoule, … elle n’ont pas conscience de ce qu’elles font.

En plus, se blesser peut causer un état de dissociation. Quand une victime est très triste, fâchée ou stressée, elle sait (l’ayant appris enfant) que dissocier peut, en lui faisant quitter son corps, faire disparaître ces sentiments ; elle peut donc se blesser dans ce but (pour se soulager).

Un moyen de sortir de cet état est de, dès qu’on en prend conscience, chercher 6 choses rouges et bleues dans la pièce (pour nous faire revenir à la réalité), ou chercher des 3 choses à entendre, toucher ou renifler. Il s’agit ici de nous reconnecter à notre corps par nos sens.