Archives de Tag: sécurité

Préjugés sur l’amour en couple

Par défaut

Est-il réellement possible d’avoir un mariage passionné – ou les 2 sont-ils incompatibles ? Une psychologue belge vivant aux USA, Esther Perel, s’est penchée sur le problème et a remarqué que la plupart des gens – et des psychologues – croient aveuglément à une hypothèse fausse ; que si la relation est mauvaise, le sexe est nul aussi, et que pour rendre le sexe plus excitant, il suffit d’améliorer la relation.

En réalité, une thérapie de couple peut améliorer la relation (& encore ! – vu que chez nous, les psys de couple partent de théories stupides), mais le sexe a de grandes chances de ne pas changer…

Donc, tordons le cou à 5 préjugés sur l’union :

– L’amour va de pair avec le désir ; le sexe a longtemps été un devoir pour les femmes, et servi seulement à la reproduction.  Puis est apparu le mariage d’amour et son idéologie romanesque… et c’est là qu’on a constaté que le désir avait disparu…

On a beau avoir une grande liberté sexuelle, on n’a guère envie d’en profiter, dans un couple stable …

Les couples cultivent la proximité avec l’espoir que plus d’intimité apportera une meilleure vie sexuelle.

Pour devenir plus intime avec notre partenaire, il faut se révéler l’un à l’autre tous les petits détails sur soi-même (désirs, peurs, rêves, espoirs, fantasmes, …) Plus on fait ceci, meilleur est le sexe.

– L’union idéale est égalitaire par nature ; au contraire, les meilleures relations sont complémentaires.

Elles honorent les différences des partenaires. Les meilleurs couples sont ceux qui sont assez créatifs pour maximiser (& non minimiser) la complémentarité entre eux. En outre, ce n’est jamais la différence entre les gens qui pose problème ; c’est la façon dont ils gèrent cette différence.

Dans les couples, le sujet des disputes n’a que peu ou rien à voir avec le contenu. Ils se disputent parce qu’ils se sentent non-entendus, méprisés, dévalorisés et non reconnus, parce qu’ils se sentent seuls – c’est cela qui fait vraiment souffrir dans les relations.

Les couples passent plus de temps à se critiquer qu’à s’apprécier l’un l’autre. Nous devons apprendre à exprimer la louange, à reconnaître ce qui est bon, ce qui fonctionne, et à le dire le plus souvent possible. C’est alors seulement que nous serons en mesure d’apprécier ce que nous avons – notre vie, nous, notre couple, notre partenaire.

Je rappelle qu’il faut, pour que le couple soit harmonieux, 5 fois plus de paroles positives, que négatives. Si on tombe sous ce ratio, le couple est disharmonieux. Les chercheurs ont en effet démontré qu’il fallait 5 paroles positives pour contrebalancer une seule parole négative.

– L’honnêteté, c’est de dire la vérité, et mentir est une tromperie ; oui, il faut dire la vérité, mais il faut avoir du tact ! « La franchise ne consiste pas à dire tout ce que l’on pense, mais à penser tout ce que l’on dit ».

N’oublions pas que les paroles peuvent faire un mal qui dure des années ; gardons donc les choses blessantes pour nous – en sachant que – bien sûr – ça ne vaut pas pour celles concernant le couple ; là, chacun a le devoir étroit d’informer l’autre des faits essentiels !

– La sexualité masculine est simple, mécanique et biologiquement motivée plutôt que relationnelle. Ce préjugé dit aussi qu’à l’inverse, les femmes sont des créatures de sens, qu’elles ont besoin d’une longue liste de conditions pour générer le désir sexuel et obtenir la satisfaction sexuelle.  Aussi, que les hommes ont juste besoin de sexe fréquent, constant, spontané.

En fait, la sexualité des hommes n’est pas moins influencée par leur état ​​interne que chez les femmes. Chez eux, la peur, la déprime ou la colère affectent le désir sexuel et la performance. La différence ? Les hommes sont plus susceptibles que les femmes à se tourner vers le sexe pour soulager leur état interne. Les hommes utilisent le sexe comme un régulateur de l’humeur. Cependant, on ne peut pas dire que la sexualité masculine n’est pas relationnelle. En fait, les hommes ressentent beaucoup de peur et de honte à cause de la pression de la performance et de la peur du rejet par les femmes, ou de leur inaptitude à les satisfaire.

La sexualité masculine est donc aussi relationnelle que pour les femmes ; elle n’est simplement pas biologique ou automatique.

– Des problèmes sexuels impliquent des problèmes relationnels. Dans notre société, nous croyons que si un couple a des problèmes sexuels, ils doivent venir à la suite de problèmes relationnels. Nous voyons la sexualité comme une métaphore de la relation.  Et nous en concluons qu’en réparant la relation, le sexe s’améliorera.  Ce n’est pourtant pas toujours le cas. – j’en ai parlé dans « Amour & désir sexuel : amis ou ennemis ?  » (https://bonheuretamour.wordpress.com/2014/08/29/amour-desir-sexuel-amis-ou-ennemis/).

L’amour et le désir peuvent effectivement être liés, mais ils peuvent aussi s’exclure l’un l’autre … (mystère de l’érotisme !).

Deux personnes peuvent s’aimer profondément dans la cuisine, & se repousser dans la chambre. Bien des couples sont liés par un grand amour, mais vivent des problèmes sexuels ou n’ont pas d’activité sexuelle du tout.

Quand des partenaires se plaignent du manque de peps dans leur vie sexuelle, ils regrettent en fait la poésie du sexe, le lien, la légèreté espiègle, la sensation de vitalité, de s’évader & de s’élever au-dessus du train-train monotone…

Toutes les solutions faciles pour garder « l’étincelle » en vie, ou la raviver, ne marchent pas ; en effet, le romantisme ne meurt pas dans un couple à cause du manque de temps, de communication ou de testostérone, comme beaucoup le prétendent, mais à cause de la mécanique particulière du désir sexuel chez les humains.

Et tous ceux qui préconisent d’apprendre à mieux communiquer avec notre partenaire ou de réorganiser notre planning, ou de se faire prescrire de la testostérone, ont tort.  Tout comme ceux, du reste, qui préconisent de ré-érotiser la relation avec des vidéos ou accessoires coquins !

Toutes ces soi-disant solutions ne marchent pas (ou pas longtemps).

Les statistiques sur la santé des couples ne se soucient que de la fréquence de leurs relations sexuelles ou du nombre d’orgasmes et omettent l’amour, l’intimité, la sensualité, l’excitation – alors que ce qui compte, ce n’est pas la quantité, mais la qualité.

L’érotisme est une qualité non-mesurable de vitalité, l’imagination ne peut se réduire à une arithmétique, & ce domaine insaisissable n’est pas du domaine du modèle de résolution de problèmes.

-On constate en fait que dans le monde, partout où il y a du romantisme attaché aux relations, il y a en même temps une crise du désir, par ex dans le fait de l’assumer…

Notre société moderne a connu une révolution ; pour la 1ère fois dans l’histoire de l’humanité, les gens veulent une sexualité marquée de plaisir et de connexion à l’autre, une sexualité qui prenne sa source dans le désir. Ils veulent une sexualité à long terme non pas pour procréer le plus d’enfants possibles (qui prendront soin d’eux quand ils seront vieux) ou parce qu’enfanter est le 1er devoir d’une femme, mais car le désir est devenu un facteur central, une expression de notre identité, de notre individualité & de nos préférences.

Mais pour garder du désir dans une relation engagée, il faut réconcilier 2 tendances, 2 besoins contradictoires ;

D’une part, le besoin de sécurité, réconfort, le familier, le connu, l’habituel, le rassurant, la fiabilité, la permanence, la maison, la solide fondation.  Et d’autre part, le besoin tout aussi fort (chez les hommes comme les femmes de voyage, de rêve, de mystère, d’inconnu, de danger, d’inattendu, de surprise, de risque, d’aventure, de transgression…

Réconcilier ces 2 besoins contradictoires dans une seule relation, est vraiment difficile !

L’expression « un mariage passionné » est déjà contradictoire ; en effet, si l’amour est naturel et a toujours existé, le mariage par contre, est une construction sociale, une institution humaine, à base économique, visant à créer une communauté de travail, un compagnonnage et aussi pour la succession (faire passer à la génération suivante – du même sang – le patrimoine de la famille).

Il s’agissait d’un partenariat utile, de travail, d’argent, de statut social, où l’amour & la passion n’avaient pas leur place.

Mais notre culture est venue charger l’union d’un poids supplémentaire ; d’une exigence de passion, et que notre partenaire soit aussi notre confident et notre meilleur ami… Et en plus, on vit plus longtemps.

On exige donc de ce seul partenaire, ce qui était fourni jadis (il n’y a pas si longtemps) par la famille élargie et même par tout un village !

On lui demande de nous donner un sentiment d’appartenance, de continuité, d’identité, mais aussi le mystère et la transcendance, la fascination, l’émerveillement, on veut qu’il nous donne la sécurité et un confort douillet, mais aussi du « piquant », qu’il nous donne la surprise et la nouveauté, mais aussi le prévisible, le familier et le rassurant …

Il faut donc que les 2 partenaires soient des êtres quasiment parfaits ; doux, fiables, sérieux, fertiles, jouettes, fidèles, ordonnés, spirituels, … ça fait beaucoup… On voit bien que ce ne sont pas des sextoys et de la lingerie qui pourront remédier aux problèmes du désir en couple !

Publicités

Trouver notre passion… ou pas ?

Par défaut

On lit partout qu’il suffit de la suivre pour avoir une vie heureuse & épanouissante, qu’il faut la trouver car c’est le vent qui souffle sur les voiles de notre navire & nous fait avancer vers une destination voulue.

Eugene Hennie, un self-made man, aime à raconter comment il a laissé tomber son ennuyeux travail de bureau, pour une vie excitante de voyages & d’enseignement.

Il s’est demandé comment il a pu réaliser ses rêves, & a déduit que la 1ère chose est de bien se connaître ;

Qui êtes-vous ? Quelles sont les choses que vous aimez ? Ou que vous détestez ? Qu’est-ce qui vous fait sourire ? Ou vous énerve ?

La 2ème étape est d’assumer ce que vous êtes, d’en tirer les conséquences. Au départ, cela peut sembler effrayant, mais au final, ça vous facilitera beaucoup la vie.

Ensuite, il faut vous entourer de gens qui vous encouragent, car on est la moyenne des 5 personnes que l’on fréquente le plus. Alors, si vous fréquentez des gens inspirants, soutenants & positifs, ils vous motiveront & vous serez bientôt comme cela aussi. Et à l’inverse, si vous fréquentez des gens agressifs, négatifs ou tarés, vous ne pourrez allumez votre passion & atteindre la vie de vos rêves.

Sachez ce que vous voulez. A ceci, beaucoup croiront vouloir, par ex, un million d’euros, alors qu’en réalité, ce n’est pas l’argent qu’ils veulent, mais pouvoir offrir un toit à leur famille, ou pouvoir voyager autour du monde, ou pouvoir payer une opération à leur père malade, … En général, ce que l’on veut, c’est la liberté, la sécurité &/ou le pouvoir sur notre vie.

Arrivé là, il faudra retrousser vos manches & trimer, car réussir implique toujours un dur travail. Heureusement, comme vous ferez ce que vous aimez, cela ne sera pas trop dur. Même en ayant un énorme talent, il faut le développer, le perfectionner sans cesse.

Nos aptitudes innées sont comme un minerai, qu’il faut passer au creuset pour raffiner, pour éliminer les scories, et finalement marteler pour en tirer un objet utile & beau ; notre outil pour conquérir le monde !

« Si doué qu’il soit, un pur-sang ne galope jamais aussi vite que sous la cravache de son cavalier. Alors, cravache-toi ! » (« Lettre à Prunelle », Alain Ayache)

Faites de l’impossible le nouveau possible ; lorsque vous rencontrez un défi, au lieu de penser que vous ne pourrez jamais le relever, penser que vous ne pouvez pas ne pas le relever !

Ensuite, il faudra échouer – sisi ! Et non seulement échouer, mais échouer souvent et durement !

On croit toujours que l’échec est une fin, mais en réalité, c’est la réussite qui est « conservatrice » – qui tend à nous faire nous arrêter. L’échec, lui, est « révolutionnaire » ; il tend à nous faire bouger.

Les grands programmeurs, par ex, ont dû échouer souvent & surmonter bien des ratages avant de trouver le programme qui a fait leur succès. A chaque difficulté, panne ou échec, ils devaient trouver une solution pour faire marcher le programme, et ainsi, d’échecs en échecs (surmontés), ils ont réussi.

Il faudra aussi apprendre à être à l’aise dans les demandes & confrontations. Ceci aussi fait partie de la notion de sortir de notre zone de confort.

Les confrontations sont pénibles, alors, on tend à les éviter. Mais il n’y a pourtant pas d’autre moyen d’obtenir ce que l’on veut, que d’aller trouver les gens qui pourraient nous y aider & de leur demander.

Enfin, il faut agir bien – c-à-d non seulement faire les choses correctes, adéquates, prendre les bonnes décisions, mais aussi les choses justes, bonnes & équitables.

Trouver notre passion est à la fois facile & difficile ; en effet, on a tout ce qu’il faut en nous, mais la société ou notre famille nous ont modelé, faisant de nous quelqu’un qu’on n’est pas, en sorte que notre talent inné a été enterré sous cette programmation. Il faut donc retrouver, affirmer & exprimer notre unicité, notre individualité, pour accéder à notre vie idéale.

Quand même, croire qu’on n’a qu’un seul talent & qu’on doive absolument le poursuivre à l’exclusion de tout autre, que, si on ne le trouve pas ou que l’on y échoue, notre vie est fichue, est faux.

Alors, quand on envisage cette idée de trouver notre passion & de découvrir notre talent, on a peur ; c’est toute notre vie qui est en jeu !

Pour se trouver une carrière épanouissante, on n’est pas aidés ; personne ne nous apprend comment faire, ou on ne reçoit que des infos invalides. Tout est fait pour nous diriger vers de mauvaises voies !

Pour en choisir une, au lieu de se focaliser sur ce que l’on sait faire, sur notre passion ou sur le statut ou le salaire qu’on espère obtenir, il vaut mieux se focaliser sur ce qu’on peut faire pour les autres & pour rendre le monde meilleur.

« Suivre sa passion », c’est suivre 3 étapes ; 1) identifier notre plus grand intérêt dans la vie, 2) trouver les carrières correspondant à cet intérêt, 3) persévérer dans cette voie, quoi qu’il arrive.

Faire la chose qui nous passionne semble un bon conseil, car alors, on apprend tout ce qu’il faut, on ne compte pas nos heures de boulot & on surmonte tous les obstacles. Donc, on a toutes les chances de réussir dans cette carrière.

Hélas, la réalité dément ceci ; les chiffres montrent sans aucun doute qu’il y a bien trop peu de jobs disponibles dans les branches intéressant les chercheurs d’épanouissement.

Les éboueurs ou les laveurs de vitres n’ont sûrement pas la passion de faire ça, mais ils ont un job qui les nourrit, du moins.

D’ailleurs, ce n’est pas parce qu’un domaine nous intéresse, qu’on y réussira (cf un ami à moi, qui voudrait réussir en vendant des sabots) ou qu’il nous épanouira (cf les grands agents de change qui dépriment). Les vendeurs passionnés, ayant du bagout, sont exposés au burn out & vivent du reste moins longtemps que les vendeurs moyens.

Il est aussi prouvé que nos domaines d’intérêt ne peuvent être le facteur décidant de notre carrière & que pour réussir, ce sont les compétences & la mentalité qui font la différence !

Au fond, la passion est un sentiment, & un sentiment peut changer ; il est arrivé à chacun d’entre nous d’être passionné par quelqu’un ou par un job à un moment, puis de cesser de l’être.

Bien sûr, il est bon de savoir qui on est, de connaître nos talents, et les choses qui ne nous conviendront pas, mais il est mauvais de vouloir d’abord créer sa vie en théorie dans sa tête.

Se coller une étiquette réduit nos opportunités, et chercher notre voie peut durer des années & nous bloquer, paralysant toute progression & nous obnubilant sur cette quête au point de nous faire rater des occasions intéressantes !

C’est pareil avec l’amour ; c’est en cherchant le (la) partenaire idéal(e), qu’on risque le plus de laisser passer celui (celle) qui nous conviendrait.

« Penser sert à agir (juste), & agir sert à penser (juste) » => On découvre le sens de sa vie en la vivant !

Les battants le disent : plus que la passion, il faut avoir une bonne & solide idée de business & être prêt à trimer dur pour en vivre. Ils savent, eux qui ont réussi, que le succès nourrit la passion, bien plus que l’inverse !

D’ailleurs, les banquiers ont une directive disant de ne pas prêter aux passionnés, mais aux ambitieux réalistes voulant créer une affaire.

J’ai parlé ailleurs du secret pour se motiver, qui est celui-ci : il ne faut pas d’abord se motiver pour commencer à travailler dans une branche, mais faire l’inverse ; s’y mettre, & alors, la motivation, la passion, grandira.

On veut se trouver une passion pour pouvoir la citer si quelqu’un (connaissance, recruteur, ..) nous interroge, car on craint que si on n’en a pas, on ne soit jugé comme peu ambitieux ou inintéressant.

Mais si on cherche en soi & qu’on ne trouve pas trace de passion, sachons ceci ; au fond, la passion n’est que la pleine force de notre attention & de notre énergie, que l’on donne à ce qui se trouve devant nous !

Il faut savoir vers où on veut aller, ce que l’on veut être, avoir & faire, mais en même temps, ne pas trop rétrécir notre vision, rester ouvert pour pouvoir saisir ce qui se présente – passion ou non ; car si on attend que la passion apparaisse, on risque d’attendre longtemps. Alors, au lieu d’attendre cela, passez votre temps & votre attention à chercher des problèmes et une solution que vous pourriez offrir.

En fait, on ne doit pas « suivre notre passion » ; c’est notre passion qui doit nous suivre !

Par conséquent, au lieu de gaspiller votre temps à la chercher, cherchez à apporter votre contribution au monde ; à être utile & généreux – c’est là que vous aurez une vie épanouissante, faite de sens & de valeur.

“La vie, ce n’est pas se trouver ; c’est se créer » (George Bernard Shaw). Au lieu de suivre sa passion, il vaut donc mieux se focaliser sur un domaine ayant de la valeur ; quelque chose qui améliore le monde, qui aide les autres, qui répond à un besoin ou résoud un problème.

Martin Seligman a mené des études sur ce qui amenait vraiment l’épanouissement aux gens, & il a trouvé que c’était l’expertise (maîtriser à fond un sujet ou une discipline) & un sens (ou mission).

Conclusion :

Au lieu de chercher à faire ce qui nous passionne & attendre que le succès vienne, il faut inverser le raisonnement ; faire quelque chose de valeur, ce qui allumera la passion & une carrière épanouissante.

Cessez de vous morfondre en vous demandant lequel de vos intérêts est votre vraie vocation … Voici comment savoir où diriger vos pas :

  1. Exploration ; apprenez-en le plus possible sur le monde qui vous entoure, sur les autres & vous-même, et découvrez ce qui a de la valeur,
  2. Acquisition de compétences ; acquérez des compétences utiles (où il y a une demande) & devenez-y bon. Les choses que vous aimez faire, sont celles à viser, car ce sont celles-là auxquelles vous pouvez devenir expert,
  3. Résolution de problèmes urgents ; trouvez les problèmes sociaux les plus pressants (& négligés par les autres) & appliquez vos dons à les résoudre,
  4. Aide indirecte : tout le monde ne peut pas être un chercheur & découvrir le remède à une maladie, mais vous pouvez aider en trouvant de nouvelles techniques ou en répandant ces nouvelles, … Il suffit de trouver où vous pouvez utiliser vos compétences pour avoir le plus grand impact

Bref, l’altruisme « paie », à la fois pour réussir socialement, mais surtout parce que c’est bon pour la santé (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/11/16/la-bonte-est-bonne-pour-la-sante/ ) & que c’est la seule façon d’être satisfait et content de soi à la fin de notre vie.

Comment trouver l’épanouissement

Par défaut

se-realiser

L’épanouissement (ou auto-réalisation) constitue l’étage supérieur de la pyramide des besoins d’A. Maslow. Pour ce dernier, l’humain a d’abord des besoins de base ou de survie (respirer, manger, boire, se reproduire), puis de sécurité (être protégé des dangers & du climat), puis d’appartenance (à un groupe, une famille, une culture), puis d’estime (être reconnu) & enfin d’auto-réalisation (croissance, réaliser tout notre potentiel).

Il y a tant de besoins à remplir que beaucoup jugent ce dernier besoin comme un caprice dont on peut se dispenser – mais pourtant, c’est sur celui-là que repose notre bonheur !

Quand on sait ce dont on est capable mais que, pour une raison ou une autre, on ne peut l’exprimer, on s’étiole & on est malheureux.

C’est l’« ingrédient » subtil, mais indispensable, dont on a besoin pour prospérer – alors, si l’on se résigne à moins qu’à notre meilleur, on pourrit de l’intérieur ; notre âme, notre élan, puis notre esprit, se racrapotent & s’abîment de plus en plus.

C’est pour cela que certains individus qui ont « tout » (au plan matériel, s’entend), sont malheureux sans comprendre pourquoi. Un état d’insatisfaction, de mal-être, de lassitude de tout s’empare d’eux et ils se jettent dans les plaisirs faciles (& dangereux) ou font une dépression.

Finalement, tous les autres besoins, on les a en commun avec les animaux ; seul ce dernier besoin est spécifiquement humain & peut nous procurer des joies à la fois intenses, pures, sereines … et durables !

Il est bon d’avoir nos besoins de base (nourriture, abri, …) remplis, mais seule la poursuite de ce but élevé nous énergise & nous épanouit, emplit notre vie d’excitation, de passion, nous donnant le sentiment qu’elle vaut la peine d’être vécue.

Vivre avec seulement nos besoins de base nous amène une vie confortable, mais vivre en poursuivant nos idéaux nous fait une vie chargée de magie…

Tout le monde vise à être heureux, mais ceux qui n’ont pas rejeté les mensonges sociétaux, sont amenés à le chercher là où il ne peut se trouver – c-à-d qu’ils triment dur (& devinez à qui ça profite !) pour se faire une vie confortable, où leurs besoins de base seront remplis, et rien de plus (ils n’ont d’ailleurs souvent pas d’idée qu’il peut y avoir plus que cela). Beaucoup ne l’atteignent jamais mais même ceux qui l’atteignent ont, au final, fait un marché de dupes – parce qu’ils n’ont pas atteint le bonheur qu’ils se promettaient de ce confort matériel !

Il est évidemment plus dur de poursuivre une vie d’idéal, car ça implique de prendre des risques, de repousser ses limites, d’oser sortir de sa zone de confort, de faire de nouvelles expériences, d’aller dans l’inconnu, …

Quand on fait ce choix-là, il y aura des peurs, de l’incertitude, un gros travail, de l’étude, des échecs, où l’on est déçu & on doit repenser à nos objectifs, …

Vous avez d’ailleurs plus de chances (à cause de la motivation apportée par la passion) d’atteindre ce but idéal que le but matériel.

A 1ère vue, la voie « conventionnelle » vaut mieux, mais c’est faux. Pour le comprendre, ré-évoquez les 5 choses dont vous êtes le plus fier dans votre vie ; vous avez sûrement constaté que ce sont des moments où vous avez triomphé d’une épreuve ou relevé un défi. C’était dur, tendu, risqué.

Et les battants dont on envie parfois la vie, ne sont pas arrivés où ils sont arrivés en prenant la vie confortable, mais en se poussant à agir & à risquer. Bien sûr, il s’agit de sortir de ses limites, & non de prendre des risques inconsidérés !

Tout comme les études ont montré que l’homme est fait pour le jeûne (on vit plus longtemps & en meilleure santé quand on manque – un peu – de calories que quand on en consomme trop), il n’est pas fait pour les tâches faciles.

Il se sent le mieux lorsqu’il doit se donner à fond, & même encore un peu plus que ça – mais il ne faut pas non plus que le défi à relever soit beaucoup plus grand que nos possibilités, sinon, on se décourage.

Même ceux qui ont gagné le gros lot à la Loterie, n’en retirent que 30 jours de bonheur, après quoi, ils retrouvent leur humeur habituelle… Ils peuvent pourtant glander sans rien faire dans les plus beaux endroits du monde, pour le restant de leur vie – mais … ça ne les rend pas heureux.

Si votre vie vous semble terne & dénuée de sens, c’est parce que vous ne poursuivez pas votre mission, que vous ne vous mettez pas à l’épreuve.

Au moment de mourir, on juge sa vie. Et juger qu’on a vécu une vie réussie ou médiocre & pleine de regrets, dépend de combien on a relevé de défis, combien on a osé sortir de notre zone de confort & l’on s’est levé pour atteindre notre plus grand potentiel. On peut dire que plus vous avez fait de ces choix « de sécurité », plus votre vie est nulle !

A l’inverse, si on mène notre vie en suivant notre cœur & notre mission, elle sera excitante & au moment suprême, on n’aura aucun regret. Même si ça nous a causé doute de soi, angoisses & frustrations, même si on a échoué, on est fier de soi d’avoir essayé, et on a appris des choses sur soi-même & sur le monde.

La vie nous offre à tous des occasions de faire ce choix entre une vie pépère & le risque. Mais on peut y songer même chaque jour.

C’est en s’engageant dans la voie de la réalisation de soi qu’on crée l’excitation & la motivation qui, à leur tour, nous poussent à l’action, à avancer vers notre but (sur ce qu’il doit être, voir http://www.bonheuretamour.com/2017/01/13/le-secret-du-bonheur/ ).

Si vous êtes morne, que votre vie est terne & peu excitante, que vous n’êtes pas motivé à faire votre job, c’est parce que vous avez choisi la vie pépère – soi-disant « raisonnable » & sans risques ! (et en plus, même ceci n’est pas vrai).

Tâchez d’y penser & de retrouver le moment où vous avez fait ce choix-là.

Songez aussi à combien votre vie serait différente – & plus gratifiante ! – si vous aviez alors fait l’autre choix.

J’espère vous avoir fait comprendre à quel point il est vital de vous pousser vers votre maximum & qu’à partir de ce moment, vous choisirez plus souvent la voie menant à l’épanouissement & au bonheur.

lotus-bleu

A qui se fier ?

Par défaut

bien ou mal

Le monde n’étant pas – contrairement à ce qu’affirment les doux rêveurs – le “Royaume des Gentils Petits Lutins”, des prédateurs (= des êtres menteurs, cruels et profiteurs) y circulent, avides de trouver des proies innocentes pour se nourrir.

Il faut donc, pour sauvegarder notre bien-être ou même notre vie, pouvoir distinguer les bons des méchants ; ceux à qui on peut se fier, et les autres.

Il y a un moyen simple de les distinguer (et cela s’applique aussi aux situations, institutions, décisions, …) ; il suffit de pouvoir faire la distinction entre pouvoir intérieur (Pouvoir Personnel ou Empowerment) ou extérieur (Contrôle, Pouvoir sur Autrui). Le 1er nourrit l’Esprit, le 2d le tue…

Le 1er est le lieu où les gens visent à vous donner du pouvoir personnel, via des connaissances, compétences, outils et sagesse.  Cet « empouvoirement » représente le bien, car il permet à la sagesse, aux compétences et à l’abondance de passer d’une personne à l’autre. Il reconnaît la valeur de l’individu et respecte la conscience et le libre-arbitre.

Le 2d, par contre, comprend les gens qui cherchent à vous contrôler : à vous voler ce qui est légitimement vôtre, à vous soutirer du temps, de l’énergie ou de l’argent, limiter vos libertés, exiger votre obéissance et vous menacer de violences pour obtenir votre soumission.

Cette “philosophie de vie” déshonore celui qui l’adopte, minimise le libre-arbitre et la liberté individuelle.

Ce désir de contrôler un autre est un mal en soi, car il vise à diminuer la puissance d’autrui pour accumuler le pouvoir entre les mains de quelques personnes.*

Par ex, quelqu’un qui apprend aux élèves à penser par eux-mêmes et à développer une pensée critique sur le monde qui les entoure, les rend plus autonomes, et est donc bon. Tandis qu’une école qui enseigne aux élèves l’obéissance aveugle à l’autorité et leur refuse toute pensée personnelle, est mal.

Une personne qui cherche à aider les autres à créer ou faire prospérer leurs propres entreprises, est bonne, car elle pousse à leur autonomisation – tandis qu’une personne qui cherche à détruire la passion, la créativité ou l’esprit d’entreprise, à supprimer l’innovation, à punir les petites entreprises avec de lourdes taxes, est dans le contrôle et la destruction de l’autonomisation, donc mal.

Une personne qui enseigne aux autres des techniques d’autodéfense pour se protéger des attaques, est bonne – tandis que quelqu’un qui veut interdire aux autres le droit à la légitime défense, en les plaçant dans la position de la victime impuissante, est mal.

Donc, pour pouvoir distinguer instantanément si une personne ou situation est «bonne» ou «mauvaise», il suffit de placer leurs actions (non leurs paroles !) dans l’optique “autonomisation ou contrôle ? “

En matière d’éthique, le besoin de contrôle est intrinsèquement destructeur parce qu’il dénie son humanité à l’individu. L’autonomisation, elle, est intrinsèquement bonne car elle offre à l’individu le pouvoir de déterminer ses propres résultats dans la vie.

D’un point de vue spirituel, Dieu (ou la Nature) nous a gratifiés d’un libre arbitre ; le pouvoir est entre nos propres mains, mais chacun pour soi, pour modeler sa propre vie !

C’est là que la Nature nous aide, nous soutient, nous pousse dans le dos et que rien ne nous résiste- car c’est là que l’on est aligné sur les lois mêmes de l’univers !

Par contre, comme l’exigence de pouvoir sur autrui contredit les lois de l’univers, ce pouvoir est toujours à renforcer, car il n’a que lui-même et tout est contre lui !

Car aucun être humain ne veut vivre sans liberté, comme un simple pion, un mouton obéissant.  S’il se trouve dans cette situation, il se sent très mal parce que c’est en contradiction avec les lois universelles.

C’est pourquoi les tyrans (ou tyranneaux), comme les régimes tyranniques, doivent employer toujours plus d’énergie et de moyens pour faire perdurer leur tyrannie – et finissent toujours par échouer.

Conclusion :

Le pouvoir sur autrui, se traduit par des actes marqués de dominance et de contrôle, alors que le pouvoir sur soi-même ou pour autrui, se traduit par des actes de soutien et de collaboration.

Le pouvoir personnel favorise le bien-être & la croissance de soi & d’autrui, au moyen d’une compréhension empathique et d’une communication claire, ainsi que d’actions de soutien, pour pousser les autres à atteindre leurs buts.

Le “contrôle” fait l’inverse ; pas de communication claire, pas d’empathie, pas d’encouragements à poursuivre vos buts, mais vous pousse à être plus faible (physiquement, mentalement, économiquement) et “prisonnier” … Il génère (pas étonnant !) de la confusion et des sentiments négatifs ; tristesse, colère, mal-être, frustration.

Alors, s’il vous arrive de vous demander quoi penser de quelqu’un, s’il est «bon» ou «mauvais», il suffit de placer ses actes sur la ligne allant de “contrôle” à «autonomisation» et la réponse apparaîtra toute seule.

 

*Attention : bien entendu, on parle ici d’adultes ; les enfants doivent être soumis à certains contrôles pour leur sécurité.

Comment éduquer votre enfant ?

Par défaut

nanny & 2 enfants  Ce que l’on veut obtenir, en fait, ce sont des gamin(e)s à la fois assurés et bien élevés ; assurés pour s’affirmer, oser poursuivre leurs buts et ne pas se faire exploiter, et bien élevés (c-a-d pas arrogants ou incontrôlés) parce qu’on a besoin des autres dans la vie, et que si on ne montre pas de considération pour les autres et qu’on leur déplaît, ils ne feront rien pour nous, on n’obtiendra rien et on aura une vie de crotte !

La formation du caractère est donc l’essentiel de l’éducation ; les gens se fichent de savoir qu’un enfant joue du violon ou parle 12 langues, s’il est grognon, égoïste et malpoli ! Il ne faut donc encourager ces comportements à aucun prix !

Donc, ce qu’il faut pour éduquer, c’est une calme assertivité… comme l’humain ressemble au loup, question sociabilité, il faut être un « chef de meute » méritant le respect et la confiance !

Il n’est pas question d’expliquer, négocier ou ouvrir une discussion avec eux – désolée pour les adeptes du « politiquement correct » ou des modes éducatives ridicules, mais ils sont ignorants & de statut inférieur – c’est un fait !

La mode actuelle de « l’explication » – qui ne fait que prouver à l’enfant (ce qui l’effraie & l’insécurise) qu’on n’est pas sûr(e)  de notre autorité – passera… Et le plus tôt sera le mieux !

Songez que du temps de ma mère, les manuels d’éducation recommandaient d’appeler son enfant « Monsieur » et de ne jamais l’embrasser (mais lui serrer la main) !

Suivons le « aime & fais ce que vouldras » de Saint Augustin ; cette injonction est l’idéal pour se conduire dans la vie, et est donc très bonne aussi pour conduire les enfants.

En pratique, cela donne ceci : comme parent ou éducateur, je fais ce que j’ai à faire, à mon idée – & j’ai le DROIT, puisque je sais tout et eux, rien & que c’est pour leur bien (= par amour) !

Il s’agit de les aimer (= comprendre leurs besoins) tout en les menant fermement ; l’un ne va pas sans l’autre ! Diriger sans amour n’est que tyrannie, mais aimer sans discipliner, est tout aussi inacceptable !

La science a prouvé (j’ai oublié comment mais je sais que c’est prouvé) que les enfants avaient BESOIN de discipline. Le laxisme éducatif est donc clairement une carence, une maltraitance … Les parents qui s’y livrent (« l’enfant-roi ») n’agissent pas dans l’intérêt de l’enfant comme tout parent devrait le faire, mais dans le leur (d’une façon ou d’une autre).

En fait, ils sont tout aussi égoïstes que ceux qui frappent leur petit ; ils abîment son estime de soi, son avenir et son insertion dans la société !

Le truc est de rayonner une énergie calme & assertive ; leur montrer ce que c’est qu’être 1 adulte équilibré, car les enfants n’écoutent pas tant ce qu’on dit qu’ils n’observent et ne reproduisent ce que l’on fait !

Ils doivent avoir pour nous ; 1) confiance (que l’on peut et va pourvoir à leurs besoins & les protéger) et 2) RESPECT !

=> La confiance & le respect viennent quand ils savent que l’on est un chef de meute fiable, c-à-d capable de les guider, les protéger et les faire avancer fermement – que, question respect de notre personne et de notre autorité, c’est tolérance zéro ! (= ne supporter ou « laisser passer » aucun manque de respect).

On le sait mieux, et l’on agit dans leur intérêt, sans hésitation ! C’est notre DEVOIR et on le fera, quoi qu’il en coûte !

Et eux n’ont (sauf exception) rien à décider car ils sont intensément faibles, à la fois physiquement et mentalement (car ignorants du monde comme il va).

Nous, on connaît le monde et les lois de l’éducation (lois du cerveau, …), et on sait qu’on le sait… Par conséquent : « Chacun chez soi & les vaches seront bien gardées » ! A nous, le commandement, à eux l’obéissance.

Mais pour qu’ils veuillent obéir, ils doivent nous aimer – et ceci vient s’ils savent qu’on les aime & qu’on est de leur côté – pour les défendre et les soutenir.

Il faut donc, d’abord, ne leur mettre aucune pression ; se contenter de les occuper, (ne pas vouloir « être gentil(le) » – juste assuré(e) & de bonne compagnie) – et bien sûr, les surveiller et les empêcher de se faire du mal.

Aussi, observer leurs tendances et caractère. On peut y aller franco, par ex, avec un enfant extraverti, alors que, pour un timide, il faut le « contourner » ; fixer notre attention sur autre chose, d’intéressant, pour qu’il ait envie de s’approcher de lui-même et de nouer ainsi le contact tout en douceur…

Une fois la confiance établie (rappelons-nous qu’il faut qu’ils aient ENVIE de nous obéir), se souvenir que jouer (& l’imagination) sont le travail d’un enfant, qu’il a besoin (de moins en moins en grandissant, mais quand même) d’énormément de sommeil.

A part ça, appliquer la bonne vieille « loi de la frite ramollie » pour les diriger vers le bon sens (= devenir un enfant agréable) ; c-à-d leur donner de l’attention positive quand ils agissent dans le sens voulu, et la négation totale (sauf s’ils se mettent en danger ou abîment la maison) dans le cas contraire.

Aussi, ne pas tenter de déraciner les points faibles, mais bien de renforcer les points forts.

Enfin, pour les cas rebelles : le tableau de points.

Eeeh oui ; parenter, c’est du boulot … Mais qu’on ne regrette pas ; les « petits monstres » ont des astuces bien à eux pour se faire aimer !

PS : je voudrais rajouter ceci :

La discipline, c’est (comme dit dans mon livre, « Le Guide du bon Parent »), le sol ferme sur lequel un enfant marche. Quand on les mène fermement & avec amour, l’enfant est heureux et rassuré, c’est comme s’il pensait : Ah ! Elle (il) sait où elle va. Je ne risque pas de tomber dans le trou noir du chaos, du flou, du « danger qui guette ».

Comme l’a dit un auteur, les enfants VEULENT nous obéir, mais d’abord, ils veulent être SURS qu’on est digne qu’ils le fassent ; c’est pour ça qu’ils nous « testent »… A nous de tenir bon, de maintenir fermeté et cohérence ! On ne répétera jamais assez à quel point les petits sont « conservateurs » ; attachés aux cadres et aux habitudes !

Je ne nie nullement que les enfants n’aient beaucoup à nous apprendre (j’ai tant appris de mes enfants !) et qu’ils nous soient supérieurs pour certaines choses (pureté, perception) mais ceci ne doit pas nous faire renoncer à la position supérieure en éducation : contrairement à ce que prétendent les gens mal informés, ils ne vous en voudront pas de votre autorité ; c’est si vous y manquez qu’ils ne vous respecteront pas ! Tout ce que fera une attitude laxiste ou « égalitaire », c’est les rendre angoissés et malheureux … et pour finir, agressifs et asociaux !

PN & “torture silencieuse”

Par défaut

  “Savoir, c’est pouvoir” => plus on en sait, mieux on pourra se protéger – d’où cet article…

silent treatment

D’un pervers narcissique, beaucoup connaissent ses crises de rages subites, mais bien peu d’auteurs évoquent le “traitement silencieux” ; une torture qui est infligée par le PN à sa victime pour (entre autres) la punir – car selon la logique tordue du PN, quand sa victime refuse d’obéir à un ordre, ou  qu’elle commence à piger ses trucs et le lui fait savoir, ou que, d’une façon ou d’une autre, elle conteste son autorité, elle mérite d’être punie…

Ca n’a que des avantages pour lui ; en effet, tandis que vous souffrez le martyre de ce silence, de cette invisibilité, de cette négation de votre être, lui en jouit, car il peut à la fois projeter sa “mauvaiseté” sur nous, et se faire sentir bien – se procurer un “fix” (hélas éphémère) – en faisant souffrir quelqu’un d’autre.

En outre, quand votre PN vous “ignore”, nie votre existence ou vos tentatives de contact, exprès, vous vous sentez minable, de nulle valeur (moche, bête, …) – donc bien sûr, cela a aussi pour but (et pour effet), d’éroder un peu plus votre confiance en vous, et donc, ainsi affaiblie, d’être encore moins capable de vous rebeller et de le quitter.

Mais ce traitement a un 3ème but utile pour le un PN ; il vous l’inflige pour savoir si vous accepterez de continuer à être sa victime et pour évaluer la profondeur de votre manque de limites.

Sachez que si vous tolérez ceci, le PN saura qu’il peut augmenter son niveau de violence envers vous !

Voici comment ça se passe ; un jour, vous voulez lui parler d’un sujet très important (comme par exemple le statut de votre relation ou le fait de traiter des problèmes non-résolus d’une précédente relation), il fait comme si vous n’étiez pas là ou n’aviez pas parlé. Il met la télé plus fort, ou fixe le mur derrière vous.

Bien entendu, cette attitude vous frustre, alors, vous lui demandez de vous écouter. Cette tentative – vaine – de le pousser à vous écouter, fait comprendre au PN que vous n’avez pas de limites saines, et qu’il peut donc vous manquer totalement de respect.

Si, quand vous voulez discuter d’une chose importante, il vous ignore, ou prétend qu’il veut dormir, ou allume la télé et vous demande de vous tirer du chemin pour qu’il puisse voir son foot, le résultat (à part qu’il sait que vous vous laissez manquer de respect) est que vos problèmes de couple ne seront jamais résolus.

On le sait, quand on vit avec quelqu’un, il faut une bonne communication, sous peine de voir les problèmes s’accumuler.. Mais il n’y a pas moyen de communiquer avec un PN ; lorsque vous évoquez un problème à résoudre dans le couple, soit il pique une colère et vous injurie ou vous frappe, soit il vous inflige le traitement silencieux.

Souvenez-vous que la communication perverse d’un PN sert toujours une multitude d’objectifs (tous en sa faveur) ;

– c’est sadique (ça lui fait du bien de vous faire et de vous voir souffrir),

– c’est indicatif de ce que vous êtes prête à supporter,

– c’est un “entraînement” pour vous faire piger que ce que vous dites et ressentez n’a aucune importance,

– c’est un moyen pour vous réduire à l’état de zéro et pour vous faire sentir totalement nulle (car on se lève & on se révolte pour quelqu’un qui a de la valeur, mais non pour quelque chose ou quelqu’un qui n’a aucune valeur),

Le traitement silencieux peut prendre diverses formes :  ne pas vous (r)appeler, vous raccrocher au nez, ou ne pas vous adresser la parole durant des semaines d’affilée, …

Alors, même si le silence n’est pas reconnu comme un abus par beaucoup (ni même par les victimes), sachez que c’est pourtant bien un grand manque de respect & une violence (et une violence terrible) qui ne doit pas être tolérée ! Voici ce qu’un couple sain exige : http://www.bonheuretamour.com/476/ .

Si votre partenaire vous inflige cet horrible torture, faites un plan (par ex, “plan A-plan B”) pour vous évader de la relation (pensez surtout à votre sécurité), et quittez votre bourreau dès que vous le pourrez ! Chaque jour compte, car chaque jour, vous subissez une violence comparable à un choc frontal en voiture !

Alors, SAUVEZ-VOUS !