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Sexualité : la face cachée du sado-masochisme

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Apprécier ce genre de pratiques sexuelles nous en dit long sur nous-mêmes.  Jadis taboues, elles sont de plus en plus reconnues et acceptées aujourd’hui, comme une expression normale de la sexualité humaine… (il n’y a qu’à voir combien le livre “50 Shades of Grey”, qui traite du sujet, a eu du succès !).

Bref, l’érotisation du fait d’être humilié, dominé ou maltraité, est entrée dans les moeurs – toujours à condition que ce soit entre adultes consentants, bien sûr !

Mais cette excitation sexuelle obtenue via le sadisme ou le masochisme, montre en fait une facette sordide de la psychologie de ses adeptes …

Si la plupart des gens sont attachés à leurs vieux souvenirs, regrets ou remords, à leurs anciennes peines ou blessures (les fixations psychiques ou “fantômes qui nous hantent et nous pilotent à notre insu – voir : http://bonheuretamour.com/la-hantation-des-morts-vivants/), ce « plaisir »-là n’a rien de sexuel.

Le sado-masochisme réveille et rend excitant le côté sombre de notre être, ce qui peut abîmer notre esprit ou même le faire régresser.

Les personnes qui s’y livrent se retrouvent engluées dans des émotions négatives, contenant des éléments d’un masochisme non-sexuel.

Les êtres qui, étant petits, ont manqué d’amour, qui ont été bloqués, frappés, humiliés, contrôlés, critiqués, rejetés ou abandonnés ont en fait “libidinisé” leur souffrance, ce qui fait qu’ils en tirent finalement une gratification indirecte douce-amère (via leur vie sexuelle) devenant un passage obligé, une contrainte dans leur vie, comme dans leur vie sexuelle.

La libido doit être comprise comme la recherche de plaisir au sens large (non seulement sexuel) – or, c’est le plaisir qui rend la vie “vivable” et le sexe en fait largement partie (à part, bien sûr, sa fonction de procréation).

Cette énergie de libido est censée nous pousser vers des plaisirs “plaisants”, mais là, ce sont des plaisirs pervertis, car “non-plaisants”, en quelque sorte.

Le “plaisir” ressenti par les violeurs, les pédophiles, et autres harceleurs, est lié aux sensations de pouvoir  et de soumission, tout comme le sexe sado-maso. La libido du violeur ou du pédophile est activée par le fait de nuire aux autres, ou même de seulement imaginer leur nuire..

Même des gens normaux peuvent occasionnellement ressentir un plaisir pervers à voir quelqu’un souffrir & peuvent souhaiter du mal – ce qui est sadique – à leurs ennemis ou rivaux, ou à des personnes qui ne pensent pas comme eux ou d’autres races, …

Ces tendances mauvaises prennent leur source dans la partie primitive du cerveau ; celle qui ne connaît pas la morale et ne se soucie que de sa propre préservation.  En fait, nous serions surpris de savoir le nombre de nos comportements qui naissent dans cette partie du cerveau !

Hélas, comme cette partie n’est pas douée de réflexion ni de parole, tout se passe sous le conscient, et l’on demeure ignorant de la plupart des mobiles réels de nos actes !

La libido peut tourner au masochisme dès un âge très tendre ; l’enfant qui est amené, de par son environnement, à se sentir faible, impuissant, laid, méchant, qui est brimé, insulté, critiqué, battu, rejeté et abandonné, développe très tôt des fixations psychiques ; voilà les “spectres” qui le hanteront et dirigeront tous ses mouvements !

Une fois grand, cet ex-enfant malheureux voudra  – consciemment –  éviter absolument les expériences négatives, et pensera tout faire pour être aimé et respecté, mais en fait, dirigé par son inconscient malade, il agira toujours pour se mettre dans des situations et fréquenter des êtres qui le feront se sentir exactement comme il se sentait à l’époque !  il est lié indissolublement à ces émotions négatives, qu’il craint pourtant plus que tout !

Ces émotions, suivant une volonté obstinée (mais cachée) de les recréer et de les recycler, ont été libidinisées (= érotisées), en sorte que ces personnes-là deviennent accros au fait d’être violentés, opprimés, ligotés, insultés et maltraités, comme jadis.

Ce fonctionnement psychologique est en fait un mécanisme de défense pour dissimuler leur attachement aux expériences négatives ; ainsi, ils peuvent se croire innocents, et jeter sur d’autres le blâme de leur mal-être.

Ils peuvent se sentir les victimes de l’injustice (un sentiment dont ils sont emplis depuis longtemps) et de la cruauté des autres…

Peu de gens parviennent au niveau de conscience où ils peuvent voir que leurs souffrances émotionnelles résultent de leur volonté de continuer à la recycler !

Il faut savoir également que même les sadiques sont en fait (si on creuse plus profond) des masochistes ; en effet, ils trouvent leur plaisir à victimiser d’autres personnes, mais en fait, ils s’identifient à leurs victimes. Ils disent tirer leur plaisir du sentiment de puissance que le fait de violenter leur procure, mais ce n’est qu’une défense contre leur passivité sous-jacente. Pour en revenir aux violeurs et pédophiles, par ex, on peut dire d’eux que ce sont des êtres ayant érotisé leur passivité et qu’ils s’identifient en fait aux souffrances de leurs victimes – Qu’il soit clair que ceci ne les excuse nullement ! Tout être , a un côté sombre (qui est en fait “l’amour” des expériences négatives) – ce côté sombre nous pousse, si l’on n’est pas lucide, à des modes de soulagement destructeurs – et il est de la responsabilité de chaque humain de travailler à se connaître – justement pour ne pas “transmettre le mal” ainsi.

19/09/’16 : Paris ; mort suspecte après des pratiques sado-maso ; http://www.20minutes.fr/paris/1926879-20160919-paris-mort-suspecte-apres-pratiques-sadomaso

Je me suis fait incendier dans les commentaires & ceci prouve à quel point ces pratiques sont dangereuses ! Quand je disais qu’il faut aller de + en + loin … Ceux-là, clairement, on été TROP loin !…

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