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Le PN comme démon

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demon

J’ai déjà décrit comment les pervers narcissiques se comportent comme des vampires ( http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/ – voir extrait * ci-dessous ) & des gourous ( http://www.bonheuretamour.com/2016/07/20/le-pn-comme-gourou/ – voir extrait ** ci-dessous) mais il semble qu’ils le font parce qu’ils sont des DEMONS …

C’est étonnant, mais pour vous « foutre dedans », un PN est prêt à vous pousser tellement à bout que vous le blesserez ou le tuerez. Tentez de vous rappeler ; vous verrez que c’est vrai.

C’est en remarquant ce fait curieux que j’ai compris que ces êtres sont le Mal incarné ; on jurerait qu’ils font tout pour attirer leur victime à être négative, à nier Dieu & à commettre des crimes, tout comme les démons auxquels les gens croyaient jadis & qui étaient envoyés sur Terre pour recruter des âmes pour Satan.

On peut prendre cette phrase au pied de la lettre (pour ceux qui croient à Satan) ou au figuré (pour ceux qui n’y croient pas), mais le fait demeure ; c’est exactement ainsi qu’ils agissent ; ils nous poussent au crime, au mal, au désespoir… à devenir comme eux !

Franchement, victimes, n’est-ce pas vrai ? Avant de vous dire que je suis folle, posez-vous ces questions : N’avez-vous pas perdu votre élan vital ? N’avez-vous pas frappé votre bourreau ou tenté de le tuer ? Ou, si vous ne l’avez pas fait, n’y avez-vous pas songé ?

… Vous voyez bien !

Certains sont même déjà bien loin sur cette voie de perdition (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/09/lhorrible-mutation-des-victimes/ ). Scott Peck avait raison d’écrire (dans « Les Gens du Mensonge ») qu’il ne faut pas se pencher sur le Mal, car à force de se pencher sur lui, on devient mauvais aussi.

J’ai dit ailleurs (& du reste, si vous avez vécu avec un pervers, vous le savez aussi) qu’un PN adore se faire passer pour la victime – et vous, pour le sadique qui le torture… Mais il est prêt, pour y parvenir, à aller jusqu’aux extrêmes ( = à mettre sa vie en danger) !

Généralement, c’est vous, sa victime, qui serez accusé (& parfois, coupable, d’ailleurs) mais un(e) PN joue à ce jeu malsain même avec d’autres – souvent des gens dans une position subordonnée (serveurs, employés de magasins, …). Conscients que l’argent est le nerf de la guerre, ils tentent alors parfois de tirer de l’argent de leur blessure.

Ça les amuse de nuire à leurs victimes et surtout, de voler le bien (& le Bien !) d’autrui.

Si vous êtes victime, sachez donc qu’en plus du viol émotionnel que vous subissez (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/10/15/viol-emotionnel/ ), ils prendront tout ce qu’ils réussiront à voler, en tous domaines (donc aussi financier).

Et il y a d’autres éléments troublants, qui donnent à penser : en 1996, quand j’ai lu « The Verbally Abusive Relationship » de Patricia Evans, j’étais époustouflée ; presque à chaque ligne, je me disais : « mais c’est pas possible ; cette femme a dû mettre un micro chez moi ! C’est EXACTEMENT ça qu’il me dit ! » – j’ai appris là que TOUS les PN, sur la Terre entière, disent & font les même choses…

Donc, que doit-on penser du fait que, sans avoir appris, ils utilisent TOUS les mêmes tactiques, les mêmes phrases, les mêmes mots ?

On jurerait que tous sont allés étudier à la même école du Mal !

Et du fait que, sans avoir suivi d’enseignement spirituel, ils semblent TOUS savoir que le monde est fait d’énergie, et savent tous comment l« extraire » de leurs proies pour s’en nourrir ?

Voyez-vous une autre explication que cet « esprit du Mal » en eux ? Moi pas, en tout cas (& croyez bien que j’ai retourné ce problème dans tous les sens).

Conclusion :

Si, pour faire souffrir quelqu’un, ils sont prêts à se blesser & à souffrir physiquement, imaginez à quel point ils ont l’esprit tordu & mauvais … tout à fait un esprit de démon, en fait…Donc, tenez-en compte, même si vous ne croyez pas au Diable !

 

*tel un vampire, il doit régulièrement se recharger en « sang frais » pour pouvoir fonctionner – ce sang étant nos émotions.

Pour générer en nous ces émotions, il doit nous blesser (comme les vampires « physiques » mordent la victime pour faire jaillir le sang et s’en repaître, voici comment ce vampire affectif qu’est un PN s’y prend : il nous lance une remarque blessante, ou dit ou fait quelque chose de provocant (il SAIT que ça va à tout coup nous faire réagir violemment ; il nous connaît si bien !).

Il nous provoque ou nous blesse, puis observe notre visage, notre expression, pour jouir et se nourrir de notre douleur, colère ou humiliation.

Vous pouvez le voir aisément vous-même, si vous l’observez tandis qu’il vous attaque – comme je l’ai fait moi-même ! Et comme cela m’a HORRIFIEE quand j’ai vu que, pendant que j’étais en proie à une grande souffrance, lui, il avait une expression de jouissance sur le visage ! Vraiment, si on n’a pas vu ça, on ne connaît rien au narcissisme !!!

** Les fondateurs de sectes sont des personnalités charismatiques (le PN aussi),

Ils se font passer pour sympathiques (le PN aussi),

ils affichent des valeurs & une moralité dont ils sont en fait dépourvus (le PN aussi),

ils promettent des lendemains qui chantent (le PN aussi),

ils font semblant de vous aimer (le PN aussi),

ils exigent l’obéissance (le PN aussi)

ils veulent qu’on les adore comme des dieux (le PN aussi),

ils volent l’argent & exploitent (le PN aussi),

ils traitent les autres comme des objets (le PN aussi),

ils isolent (le PN aussi),

ils ont des conduites à risques & irresponsables (le PN aussi)

ils affaiblissent en privant du nécessaire (le PN aussi),

ils nous poussent à des actes fous (le PN aussi),

ils manquent d’empathie & de tout sentiment humain (les PN aussi),

ils restreignent la vie d’autrui, tout en se permettant tout (le PN aussi),

on n’a pas le droit de les contredire, les critiquer ou les quitter (le PN aussi),

ils se prétendent injustement persécutés (le PN aussi),

Tout correspond ! La séduction perverse, un leader très charismatique qui se prend pour Dieu, & exige les égards dus à un dieu, la présomption d’infaillibilité, la création d’une réalité de fantaisie (selon ses caprices), l’abus d’alcool ou de drogues, la violation de toutes les lois (même les plus sacrées car il aime la transgression), l’octroi à lui-même de privilèges spéciaux, la fausse façade de bonheur & d’efficacité envers le monde extérieur, l’exigence d’une obéissance absolue, les obligations strictes & bizarres, le vol de toutes nos ressources (temps, argent, énergie) & leur exploitation à outrance, l’empêchement de toute indépendance, la restriction des libertés (surtout celle de penser par soi-même), la suppression de tous droits humains, la rigidité & le dogmatisme, l’interdiction de protester ou de refuser d’obéir, les mauvais traitements & humiliations, la privation de sommeil, l’isolement de la famille & des autres sources de soutien, le langage perverti, le mensonge, la cruauté, la paranoïa, la constante manipulation & l’exigence de silence à l’égard de l’extérieur, le filtrage des informations venant de l’extérieur, la sexualité débridée & corrompue, la punition des désobéissances ou des tentatives d’évasion ou des révélations au-dehors de ce qui se passe au-dedans, les menaces de se tuer si vous le quittez, … tout y est !

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Quand le PN « sadinise »

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regard sadique

Quand un être normal constate qu’une relation ne fonctionne pas, il rompt, tout simplement. Mais ce n’est pas ce que fait un pervers narcissique.

Lui (ou elle) ne « jette » son (sa) partenaire que quand il pense (à tort ou à raison) qu’il n’y a plus rien à en tirer. La rupture intervient non pas après des mois ou des années de désaccord & de dysharmonie, mais soudainement, quand le PN passe brusquement de l’idéalisation totale au mépris total. Dénué de sentiments & avide de tourner toutes ses forces vers la pêche à une nouvelle proie, il ne perd pas de temps à l’exprimer avec tact à sa victime.

S’il reste, il va alors « jouer » à des jeux sadiques avec sa proie, d’abord, car ça lui procure une sensation de puissance, et ensuite, si la victime mérite (à ses yeux) d’être punie – c-à-d toutes les fois où elle le frustre ou refuse d’obéir ou de l’admirer, lui fait une scène, proteste contre les maltraitances, l’a quitté, …

Il aime alors jouir de sa douleur, terreur & angoisse.

Ce faisant, il peut aussi déclencher la rage de sa victime, ce qui peut mettre sa vie en danger … mais même ça, il aime ; en effet, ça titille son besoin d’être puni (car, très conscient du mal qu’il inflige à l’autre, il a au fond de lui, un vague besoin d’être puni pour ses crimes) et du reste, tout PN étant mort à l’intérieur, est avide de sensations fortes pour se sentir vivre.

Alors, pour lui, tout vaut mieux que d’être ignoré ; par conséquent, si sa proie n’est pas en train de l’admirer & l’adorer comme il le mérite (!), elle sera en train de le haïr et de l’injurier… Les 2 lui procurent de l’approvisionnement narcissique, de toute façon ! Les 2 le font se sentir génial & tout puissant…

C’est pour ça que, tandis que nous, la victime, sommes en train de pleurer des larmes de sang ou de bouillir de rage & d’indignation, le PN est suprêmement calme et, si on regarde bien, on peut voir une expression de plaisir sur son visage tandis qu’on traverse des abîmes de souffrance…

On pourrait donc aisément confondre les PN avec des sadiques, car les 2 sont dénués d’empathie, égocentriques & rigides, les 2 ont l’art de dégotter des proies, de trouver leurs besoins puis de leur infliger des tortures pour en jouir.

Mais alors qu’un sadique en jouit sexuellement, le PN le fait pour punir &/ou réaffirmer sa grandeur, sa supériorité & son omnipotence.

Les PN emploient divers genres de violences pour briser leurs victimes ; il infiltre ses défenses, se moque d’elle & la critique sans cesse, brise sa confiance en soi, la déconcerte, la déséquilibre, l’avilit & la rabaisse, il envahit son territoire, abuse de sa confiance, épuise ses ressources, blesse ses proches, menace sa sécurité, l’entraîne dans sa paranoïa, la terrorise, la frustre d’amour & de sexe, il l’humilie & l’insulte (en privé et en public), souligne ses faiblesses, …

Très souvent, ces violences sadiques se font subtiles, et sont déguisées en un intérêt feint pour le bien-être de sa victime. Lui, le menteur, ose donner un « avis éclairé », lui, le psychopathe, joue le psy, lui, le mauvais, joue le père aimant ou l’ami ! Cette variante est tout aussi destructrice qu’une violence « ouverte » et plus dangereuse, car moins aisément détectable.

En fait, le PN aime être craint & haï et déteste être aimé ; la plupart d’entre eux sont véritablement drogués au « fix » de puissance absolue qu’ils ressentent en contemplant l’expression d’égarement, de haine, de répulsion, d’horreur ou de terreur sur le visage de leur proie. Il se sent alors comme un dieu cruel, tout-puissant, capricieux et impitoyable, une force de la nature dévastatrice.

Mais aussi (voir + haut), il attend & appelle la punition – qui, dans son esprit malade, est aussi sa justification. En effet, voici son raisonnement tordu : s’il est « persécuté », c’est parce qu’il est unique ; « si je n’étais pas spécial, se dit-il, ils ne me poursuivraient pas ainsi ».

Un PN est en conflit constant avec les «êtres inférieurs» (qu’au fond, il envie) : son (sa) partenaire, son patron, ses collègues, ses voisins, la société dans son ensemble, en sorte qu’il se sent souvent comme un génie parmi des demeurés, à devoir lutter contre la médiocrité de son milieu.

Bien sûr, c’est une projection ; au fond de lui, il sait que c’est lui qui est mauvais, dysfonctionnel, faible, médiocre et, en besoin constant d’approvisionnement narcissique, il est humilié par cette dépendance.

Ce contraste entre ses fantasmes grandioses et la réalité de son être génère une lutte en lui et des sentiments négatifs… dont – comme il ne peut affronter son côté sombre – il devra se débarrasser sur une victime… C’est un cercle vicieux !

Bref, le sadisme des pervers se mêle bien avec ses tendances masochistes & avec sa quête incessante d’approvisionnement narcissique.

Humilier, torturer et terroriser ses victimes prouve son omnipotence, nourrit son faux moi & ses fantasmes de grandeur. La douleur & le désarroi de celles-ci fournissent au PN sa nourriture préférée, tout en générant en ces victimes une rage, annonciatrice de châtiment (attendu) …

L’autonomie des PN n’est donc aussi (comme tout le reste) que faux-semblant ; il refuse farouchement toute dépendance (qui n’est pour lui que faiblesse, donc infériorité) mais en même temps, il ne peut se passer de jouer au dieu cruel, libre de tourmenter une créature (ce qui nécessite la présence d’un(e) autre).

La « créature » n’a pas besoin de lui – au contraire, elle vivrait bien mieux sans ce vampire qui lui suce le sang ! – mais lui, pour « se nourrir » (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/ ), ainsi que pour ses petits jeux malsains et autres rituels sataniques, a absolument besoin de l’autre !

Tout ce que nous fait le PN

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souffrance3  On ne peut dire qu’un PN est sadique au sens psycho-sexuel du terme – car il est rare qu’il inflige des tortures physiques ou sexuelles pour en tirer du plaisir – mais c’est un sadique quand même ; psycho-rigide et dénué d’empathie, il inflige en effet des traitements douloureux à sa victime et jouit de ses souffrances.

Seulement, ses mobiles pour faire cela diffèrent d’un sadique « classique » ; ce dernier torture pour en tirer un plaisir sexuel alors que le PN torture en guise de punition & pour réaffirmer sa supériorité.

Un PN montrera donc les aspects sadiques de son caractère dans les cas suivants ;

  1. l’acte sadique en lui-même lui procure un approvisionnement narcissique (à ce sujet, voir mon art.du 19/12/2014).

Cela nourrit sa grandiosité ; il se dit ; j’inflige de la douleur, donc, je suis supérieur ou omnipotent.

2.en guise de punition ; si la victime est sa seule ou sa principale source d’approvisionnement narcissique et qu’il la perçoit (bien sûr ! toujours l’inversion des rôles !) comme faisant exprès de le frustrer. Ceci est sa réaction si la victime ne se montre pas docile, obéissante, l’admirant, l’adorant, comme il estime être en droit de l’être vu qu’il est tellement exceptionnel ( !).

Les 2 types de sadiques ont l’art de trouver la faille dans l’armure des autres, d’exploiter ses craintes, fragilités, vulnérabilités…Les 2 sont monstrueusement égoïstes, sans pitié ni scrupules dans leur quête du plaisir.

Le PN inflige à sa victime des violences de tous ordres : verbale, mentale, physique, sexuelle & économique.

Voici une liste (non-exhaustive) de ce qu’un(e) PN fait à sa victime : infiltrant ses défenses, il détruit sa sécurité, sa stabilité & sa confiance en elle, il la plonge dans la confusion, la rabaisse, projette sa propre folie & méchanceté sur elle, exploite & épuise ses ressources (mentale, physiques, pécuniaires), il la terrorise, malmène ceux qu’elle aime (enfants, animaux), il l’injurie & l’humilie (en public ou en privé), se moque d’elle, la critique & lui fait remarquer méchamment ses défauts & surtout, la prive d’amour & de sexe, … Pourquoi ? Parce qu’IL DOIT CONSTAMMENT LA FRUSTRER ! En effet, la frustration est à la fois colère & douleur extrême, ce qui lui procure une quantité maximale d’approvisionnement narcissique et en plus, empêche la victime égarée de quitter ce « jeu » cruel, ce rituel satanique !

Le pis, c’est qu’en bon lâche qu’il est, le PN déguise ses actions sadiques en un intérêt hypocrite pour le bien-être de sa victime ; il joue le psy, le gourou, l’ami expérimenté, pour éliminer les défenses de celle-ci.  Ce genre de sadisme est si caché & pernicieux, qu’il est en fait la forme la plus dangereuse de toutes les formes de sadisme !

Egocentrisme ou narcissisme ?

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On trouve actuellement de nombreux articles qui déplorent l’éducation trop permissive (« l’enfant-roi ») et l’individualisme galopant qui imprègnent (et infectent) notre société, et qui aboutissent à des êtres ou des enfants qui estiment avoir droit à tout ce qu’ils veulent (« self-entitlement », en anglais).

Parfois, on remarque que l’auteur de l’article, assimile ce sentiment « d’avoir droit », à du narcissisme – alors qu’en fait, il ne faut pas confondre les 2 ; le narcissisme a effectivement le sentiment que tout lui est dû, mais en plus, il manque totalement d’empathie, ce qui lui permet de poursuivre même des buts destructeurs.

Le simple égocentrique n’ira pas jusque là, même si ce sentiment le pousse à se mettre souvent en colère (car il a souvent le sentiment que les autres empiètent sur son domaine ou lui dérobent une chose à laquelle il a droit).

Une victime de PN sait, elle, que le pervers vise à blesser autrui, qu’il planifie la destruction de sa victime de façon systématique, qu’il ne cesse de mentir, rabaisser, humilier, faire douter la victime, qu’il la fait paraître comme étant mentalement dérangée, qu’il la violente de toutes les façons (physique, sexuelle, émotionnelle, financière et légale), qu’il prend plaisir à la voir souffrir, qu’il a besoin de se sentir comme le maître & manipule tout le monde, qu’il sème la discorde entre la victime et sa famille & amis, qu’il fait tout pour se faire sentir meilleur, plus fort, & plus malin aux dépens de sa victime, …

Le narcissisme n’est donc pas que de l’égoïsme et un égo surgonflé ; toute victime sait qu’un PN est vide, qu’il projette sa nullité, son vide et sa folie sur sa victime, qu’il cherche à la détruire, bref, qu’il est bien plus sombre et dangereux qu’un simple égocentrique, aussi ennuyeux que soit celui-ci.

Que ce soit pour ce sujet (la perversion narcissique) ou un autre, on ne comprend quoi que ce soit à un sujet QUE si on l’a vécu & ressenti dans sa chair.  Pourtant, ce sujet étant devenu « à la mode », beaucoup de gens (même des professionnels) se permettent maintenant d’en parler – par écrit ou dans des videos – sans du tout comprendre la nature de ce phénomène, car ils ne sont pas passés par là et n’en ont qu’une opinion purement mentale – à des années-lumière de ce qu’est vraiment le narcissisme, et de ses effets.

Ils décrivent alors le narcissisme malin que comme un genre de monstrueux égoïsme, et les PN, comme des êtres qui ne pensent qu’à eux – alors que ça consiste en fait à choisir une victime, l’attirer par de fausses apparences, puis lui sucer sa vie et la détruire systématiquement, en la dégradant, en l’humiliant, en la faisant se sentir (comme lui au plus profond de lui-même) plus bas que terre, en la violentant de toutes les manières.

J’espère avoir ici éclairci la différence entre les 2 notions (individualisme & narcissisme) et rectifié un peu les fausses opinions à leur sujet …

Dynamique de la famille perverse

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famille perverse  Comme vous le savez sans doute, dans une famille où au moins 1 des 2 parents est un pervers narcissique, il y a toujours un enfant qui est l’enfant parfait (« Golden Child ») et un autre qui est le « bouc émissaire ».

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est au fond le bouc émissaire qui est le mieux loti ; car à la fin, c’est lui qui a le plus de chances d’en réchapper, de guérir et de mener une vie saine.

Quand une famille est infestée par la mauvaiseté, la maladie mentale, une addiction (alcool, drogues, médicaments), les enfants se voient attribuer, dès la naissance, un rôle rigide – car ce genre de famille ne peut survivre que si chacun joue bien son rôle.

Donc, si vous osez sortir de votre rôle, tous les autres membres (dysfonctionnels) de la famille feront tout pour vous faire rentrer à votre place.

Ces rôles forcent les enfants à montrer une image fausse d’eux-mêmes (& de la famille) tout en supprimant leur vrai moi. Dans une telle famille, il y a des règles non-dites que les enfants en viennent vite à connaître, et qu’il est interdit de discuter ou même seulement de révéler au grand jour.

Il faut faire semblant, jouer son rôle, et ne jamais contredire ou exposer la belle façade…

Tant le bouc émissaire que l’enfant parfait, sont indispensables dans cette famille – mais bien sûr, aucun enfant, quel que soit son rôle n’est aimé ou estimé pour lui-même – mais seulement pour son utilité pour la mère PN ;

l’enfant parfait sert à montrer au monde à quel point la mère est une bonne mère pour avoir un tel enfant. Donc, cet enfant est sans cesse félicité pour tout, et excusé pour toutes ses erreurs. Il est la version miniature de la mère, un pervers en formation – ce reflet de la « Grandeur » de la mère, est la raison majeure pour laquelle cet enfant-là ne « peut » rien faire de mal à ses yeux.

Mais bien entendu, ce favoritisme extrême cause des problèmes entre frères & soeurs … Tant mieux ; les PN adorent les drames !

Pour le bouc émissaire, c’est l’inverse ; rien de ce qu’il fait n’est bien, et ses erreurs (ou même celles des autres !) sont durement punies. Les autres enfants apprennent très vite qu’ils peuvent le maltraiter et l’accuser de leurs propres bêtises.

Un PN n’a aucune conscience (donc sentiment de culpabilité) et comme son but est d’éviter toute responsabilité, la mère narcissique « ré-écrit l’histoire » ou pervertit la réalité pour rendre cet enfant coupable de tous les dysfonctionnements de la famille et elle, blanche comme neige et même, victime à plaindre ; un mauvais sort lui a infligé cet enfant « impossible », qui est un nul et un mauvais et qu’elle n’a pu remettre sur le droit chemin malgré tout son amour et ses compétences maternelles ( !).

Cet enfant est en fait le diseur de vérité dans ce réseau de mensonges, de secrets et de fausses apparences – son rôle est de pouvoir maintenir la façade de famille saine & normale, en le pointant du doigt comme étant la source du problème ; il distrait l’attention du vrai problème de la famille.

Comme tout le monde l’agresse dans sa famille, le bouc émissaire réagit souvent par des crises de colère ou des actes anti-sociaux, marquant son mal-être – mais que le monde extérieur interprète comme la preuve que la mère disait vrai en l’accusant d’être mauvais et dérangé !

La mère perverse peut alors jouer sa grande scène, jouant les victimes, racontant à tout le monde les souffrances que cet enfant ingrat lui cause, bien qu’elle soit une bonne mère pour lui et fasse tout son possible pour le sauver.

Bref, une fois de plus, le PN salit la vraie victime, et se choisit des complices extérieurs, qui puniront (blâmeront, insulteront, humilieront, ou enfermeront) la vraie victime à sa place !

Si le bouc émissaire parvient à quitter sa famille, tout d’un coup, l’équilibre de la famille est rompu. Tous les autres membres de la famille deviendront alors tout sucre tout miel envers lui, pour le convaincre de revenir …

Attention ; je vous préviens : leur comédie semble très vraie – surtout quand ils jurent d’avoir compris et changé et qu’ils s’excusent ; On a attendu ça TOUTE SA VIE, on a TELLEMENT envie d’y croire !

Mais ne tombez pas dans leurs pièges, ne croyez pas leurs mensonges, car si vous revenez ils vous re-jetteront votre rôle de bouc émissaire sur le dos !

Si le bouc émissaire ne revient pas dans la famille, la tension croît de plus en plus dans la famille ; la mère PN choisit alors un autre enfant pour tenir le rôle ou continue (durant toute sa vie !) à vous salir et vous nuire à distance…