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Des enfants PN ?

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enf.PNQuand vous avez fait des enfants avec un PN, il arrive souvent qu’ils deviennent, en grandissant, très difficiles, sans respect, exploiteurs d’autrui, sans honte de leur conduite… & vous vous demandez s’ils ne sont pas PN, eux aussi…

A mon avis, leur coller cette étiquette n’est bon ni pour vous, ni pour eux, car ils restent vos enfants, et vous devrez de toute façon rester leur parent.

Foin des étiquettes ! Ne vous permettez plus de les nommer ainsi (même en pensée !), mais traitez-les comme des enfants, et des enfants à vous. Cela fera du bien à eux, et surtout, à vous !

Le PN adulte est clairement infantile, puéril ; ses affects sont restés à un niveau très immature (au lieu d’évoluer et de mûrir) – il en est vraiment resté au niveau du bambin qui, si on le frustre, pique une colère et hurle : « méchante maman ! Je t’aime pas ! »

Mais qu’un enfant soit immature, c’est normal. Les enfants sont naturellement très avides ; c-à-d qu’ils ne font que prendre sans rien donner en retour – Ceci n’est pas un caractère pervers, mais un trait typique d’un enfant … (c’est pour ça qu’il faut être mûr(e), moral(e) et en bonne santé physique & mentale pour en avoir un, ou pour se mettre en couple).

Ce qui n’est pas normal, par contre, c’est qu’il RESTE ainsi ; normalement, au fur & à mesure qu’il grandit (et c’est d’ailleurs à ceci qu’on estime la maturité de quelqu’un), il s’autonomise et se responsabilise, devenant de plus en plus conscient de comment ses actes impactent les autres. Il ramassera ses chaussettes qui traînent, par ex, pour ne pas surcharger sa maman, etc.. 

Pour améliorer le comportement d’un enfant qu’on est tenté de nommer PN, il faut savoir que « la réalité est l’ombre des mots » & que si on les nomme ainsi (= Pervers), on les traitera ainsi (même inconsciemment) jour après jour et ils le deviendront de plus en plus. Même, on peut, dans un moment de colère, le traiter de PN… ce qui aggravera encore plus les choses & nous aliénera cet enfant…

Si votre enfant vous fait une vie amère, souvenez-vous que se focaliser sur ses faiblesses nous affaiblit, alors que se focaliser sur ses forces, nous renforce !

Et vous en aurez besoin, de force – car la seule solution avec un PN, qui est de les fuir, ne vous est pas permise. Vous avez eu la malchance (étant vivant, bon, sensible, généreux,…) d’attirer un PN, et, trop naïve, vous avez créé un lien longue durée avec lui en faisant un enfant… le vin est tiré, il faut le boire ! Vous devez « vivre avec », que ça vous plaise ou non !

Cet enfant a quand même la moitié de vous (donc du bon) & l’autre moitié, plus faible… sans compter que le PN l’utilise aussi de toutes les façons possibles (pour vous faire du mal), ce qui l’affaiblit encore plus..

Ce qu’il faut faire, c’est d’abord, les nommer et les voir comme nos enfants, qui ne sont pas parfaits (mais qui l’est, à part Dieu ?), mais qui ont souffert et qu’on aime – et qui nous aiment, même si ça ne se voit pas.

« Pas coupable, responsable » doit être notre motto ! Ne vous sentez pas coupable – car d’une part, vous ne l’êtes pas, et d’autre part, la culpabilité affaiblit, et on a besoin de toutes nos forces – et n’entrez pas dans leur jeu quand ils tentent de vous culpabiliser !

Il faut comprendre que ces enfants ont dû porter 1 poids trop lourd pour eux (confrontés, jeunes & faibles, au Mal & au mensonge, et à des problèmes d’adultes) et qu’ils ont craqué sous ce fardeau, comme un âne qui devrait porter un chargement trop lourd ; leur esprit est « passé de l’autre côté » ; du côté sombre de la Force – c-à-d qu’ils sont sortis de la conscience d’Amour, pour adopter celle de la Peur – laquelle dissout l’âme !

Dans leur non-conscience, ils refusent de continuer à souffrir et choisissent le PN contre vous. Car enfin, que voient-ils ? Que c’est toujours la victime qui se fait avoir, qui souffre et qui a une vie de merde, tandis que le salaud jouit tranquillement de la vie.

A la base, ce choix (celui de refuser de souffrir), est sain – mais l’ennui, c’est que ce choix de la satisfaction immédiate est le mauvais, car c’est celui de se couper de son humanité pour être « invulnérable » ; celui de la « force tout seul » au lieu de celui de la « force avec tout l’Univers »…

Donc, comme ces enfants (qu’il faut prendre en pitié) ont déjà trop souffert, en ont marre et ne peuvent plus supporter un gramme de souffrance supplémentaire, ils vont se mettre du côté de celui qu’ils perçoivent comme le « fort » et renier le « faible » et ses vertus ; c-à-d rejeter toute sensibilité, humanité, sens moral – car ils constatent – conclusion apparemment logique – que ce sont ces qualités qui exposent un être aux coups et aux souffrances… Ils ignorent à quel vide, de quel néant, à quelle vie morte ce choix les condamne pour le reste de leur vie ! Ce sera nécessairement, s’ils font ce mauvais choix, une vie de solitude, de relations sans profondeur ni signification, avec, pour tenir le coup, des addictions à l’alcool &/ou la drogue (car tous les pervers narcissiques abusent d’une ou plusieurs substances toxiques) …

Ils voient le PN être ce « fort », réussir dans la vie, obtenir tout ce qu’il veut – & ils sont tellement mal dans cette famille dysfonctionnelle qu’ils aspirent (c’est normal) à sortir de ce chaos, de cette peur constante, de ce stress, pour devenir, eux aussi, des « vainqueurs ».

Ils ne comprennent pas la vérité, qui est que dans l’absolu, ces vertus sont une force, que le fort, c’est en fait celui qui souffre (c’est bizarre, mais c’est ainsi), car il a la Vie en lui – alors que le PN est vide, exsangue et, tel un vampire, doit trouver des vivants pour leur sucer cette Vie … Une force de vie toute puissante & infinie, que ne possèdent que les sensibles, justement.

L’enfant ignore qu’en tentant de se rendre « fort » (c-à-d sans affects), il tue cette vie (car toute vie a sa base dans l’amour) et qu’ensuite, il n’aura plus qu’une vie très appauvrie & misérable, comme le golum dans « le Seigneur des Anneaux » & qu’il sera à son tour obligé (car c’est un besoin) de trouver des vivants pour subsister.

=> La solution la meilleure (ou la moins mauvaise) avec un tel enfant est de l’aimer (tout en s’en protégeant), de beaucoup parler avec lui (de sujets profonds), d’ouvrir son esprit et le modifier par des informations, lui montrer le bon exemple (bonté), lui offrir les sécurités de base (amour surtout), et, sans trop le charger de responsabilités, le mettre à l’abri des problèmes d’adultes (le laisser être un enfant) – tout en (Loi de la Frite Ramollie oblige !) le récompensant pour tout acte bon et responsable ! Et bien entendu, ignorez-le totalement quand il agit de façon méchante, insensible ou irresponsable.

Ainsi (car tout PN l’est à un degré divers, allant de faiblement, à totalement), vous pouvez « limiter les dégâts », c-à-d limiter la gravité (le « taux », le « pourcentage ») de ce trouble du caractère chez votre enfant …

Et s’il fait « ce qu’il faut » pour, à l’adolescence, vous éjecter de sa vie, eh bien, qu’il en soit ainsi ! Laissez-le partir. Pour moi, un enfant qui gagne contre sa mère, perd contre lui-même … Ca déchire le coeur car on l’aime plus que notre vie, et le voir se détruire, nous détruit aussi un peu.

Là, sa vie se détache de la vôtre – vous n’y pouvez plus rien & votre devoir vous est remis… Vous l’avez informé – il n’a pas pu, ou pas voulu vous suivre… Acceptez-le, même si ça fait mal. Qu’il vive la vie qu’il s’est choisie (en connaissance de cause, puisque vous l’aviez averti) !

Vous avez fait de votre mieux ; on ne peut pas exiger plus de quelqu’un !

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Poème … à bien considérer

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Portia Nelson : Autobiographie en cinq courts chapitres
(site : sechangersoi.be)
I
Je marche le long d’une rue
Il y a un grand trou dans le trottoir
Je tombe dedans
Je suis perdue…je ne sais pas quoi faire
Ça me prend une éternité pour m’en sortir.
II
Je déambule le long de la même rue
Il y a un grand trou dans le trottoir
Je fais semblant de ne pas le voir
Je tombe dedans encore une fois
Je ne peux pas croire que je me retrouve dans le même pétrin
Mais ce n’est pas de ma faute
Ça me prend encore un bon moment avant de m’en sortir.
III
Je redescends la même rue
Il y a toujours un grand trou dans le trottoir
J’ai conscience qu’il est là
Je tombe dedans quand même…par habitude
Je vois clair
Je sais où je suis
C’est de ma faute
Je me sors de là aussitôt.
IV
Je marche le long de la même rue
Il y a un trou dans le trottoir
Je le contourne.
V
Je prends une autre rue.

Et une citation de Guy Corneau : La vie est parfaite puisqu’elle nous ressert toujours le même plat jusqu’à ce que nous prenions conscience de ce que nous sommes en train de manger.

Comment veux-je vivre ?

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Pour trouver la réponse, voici un conte (de J.-M. Guyau)  qui donne à penser : « la bobine merveilleuse » …

Un petit prince fut un jour réprimandé sévèrement, par son précepteur. Le soir, il songeait, tristement qu’on est bien malheureux d’être enfant parce qu’il faut obéir. Il aurait voulu être déjà un homme. Tout en pleurant, l’enfant s’endormit.

Le lendemain en s’éveillant, il vit à côté de lui une jolie bobine de soie qui brillait aux rayons naissants de l’aurore. Surpris, il allait la saisir, quand de la bobine, une toute petite voix s’échappa et murmura les paroles suivantes :

« Prends garde, enfant, prends garde ! Le fil merveilleux qui s’enroule autour de moi représente toute la suite de tes jours. Vois-tu, à mesure que les instants s’écoulent, ce fil se déroule et se dévide. Hier, tu souhaitais pouvoir à ton gré hâter ta vie. Je t’en donne le pouvoir. Mais rappelle-toi que ta main, qui peut dévider ce fil tout entier en un instant, ne pourra en pelotonner de nouveau un seul brin.»

Le petit prince regarda la bobine sans oser y toucher. Puis il s’enhardit et il tira un petit bout de fil, seulement de manière à passer un jour et il se revit près de s’endormir dans le lit où il venait de s’éveiller :

«Un jour, pensa-t-il, ce n’est pas assez, je veux grandir et être homme ! »

Saisissant la bobine, il se mit à tirer le fil et il se vit devenu homme, avec de la barbe au menton. Il était roi ; des conseillers et des courtisans l’entouraient et lui parlaient des affaires de l’Etat.

Ce fut d’abord une grande joie pour lui. Puis il voulut être marié, avoir des enfants… et déjà il se voit père de famille. Enfin, impatient de voir ses enfants grandir, de nouveau il tire le fil de la bobine et ses années passent emportées dans un tourbillon. Après chaque désir rassasié, il en voyait renaître un autre, plus ardent, et de nouveau la bobine tournait entre ses doigts et de nouveau le fil se dévidait.

Or, il arriva qu’un jour, derrière le fil de soie, le bois doré de la bobine se montra tout à coup. Le roi en fut surpris et effrayé ; il osait à peine regarder le fil qui se déroulait tout seul, lentement. Que n’eût-il pas donné pour pouvoir pelotonner de nouveau un brin de fil sur la bobine qu’il regardait avec tristesse !

La petite voix se fit encore entendre :

«ô prince ! les jours passés ne reviennent point. Tu as dépensé ta vie follement ! Elle te paraît vide : c’est que tu ne l’as point remplie de bonnes actions ; elle te paraît malheureuse : c’est que tu n’as point su l’employer utilement. Ton impatience, au fond, c’était de la paresse, c’est pour échapper à la tâche journalière que tu as voulu vivre vite.

Va, si tu n’es pas heureux, c’est que tu ne l’as pas mérité.»

J’espère que ce petit conte vous a plu, et aussi qu’il vous poussera à réfléchir à votre vie,  età ce que vous devez à vous-même et aux autres …