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Discussions honnêtes vs « bruit »

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J’avais déjà traité le sujet d’éviter de parler à des gens – à cerveau étroit ou à oreilles bouchées par une idéologie – qui ne peuvent entendre ou comprendre ce qu’on leur dit, & à qui il est donc inutile (pis ; nocif !) de parler ; voir

http://www.bonheuretamour.com/2016/11/30/peut-on-juger-suivons-les-messagers-divins/, & qui était sous-titré « Marre de l’interdiction de juger des béni oui-oui du Politiquement Correct ! »

Mais je viens de tomber sur une admirable video de Jordan Peterson: « Don’t cast pearls before swine » (https://www.youtube.com/watch?v=upTHZwSXayc ) , si instructive & intelligente que je l’ai traduite telle quelle.

Voici son discours :

Vous ne pouvez pas parler à des gens qui ne veulent pas s’engager dans une discussion.

Rogers était un clinicien, et il a essayé de savoir quelles étaient les conditions pour une relation thérapeutique efficace.

Eh bien, une des conditions préalables était que la personne qui venait pour s’engager dans la relation – donc, le client – devait être prêt à discuter le fait qu’il y avait un problème.

Donc, si vous & moi avons une discussion… , l’attitude ad hoc à amener à la discussion est la présupposition que l’autre personne pourrait savoir quelque chose qu’il pourrait être important pour vous de savoir – ce qui veut dire que vous ne savez pas déjà tout, & si vous êtes chanceux, vous pouvez parler soigneusement à l’autre personne et elle vous dira quelque chose que vous ne savez pas.

Et ça, c’est un grand cadeau, parce qu’alors, vous en ressortirez en sachant quelque chose que vous ignoriez.

Mais le prix qu’on paie pour ceci est que, parfois – presque toujours si vous apprenez quelque chose d’important – vous devez remettre en question quelque chose que vous teniez déjà pour un absolu, & donc, vous payez le prix d’une désintégration partielle pour l’acquisition d’une nouvelle unité d’information.

Donc, il doit y avoir du courage dans un vrai dialogue, & de l’humilité dans un vrai dialogue.

Si vous parlez à quelqu’un qui est possédé idéologiquement, tout ce qu’ils essaient de faire, c’est de vous convaincre qu’ils ont raison.

Et on peut voir cela quand on parle à quelqu’un comme ça, parce que si on fait attention, on voit qu’on n’est pas là ; ils pourraient parler à n’importe qui. On n’est qu’une place réservée pour « ceux qui ne sont pas d’accord ».

Il n’y a pas du tout de conversation individuelle, il n’y a pas d’admission mutuelle qu’on est tous 2 devant un problème.

Je peux être assis à parler avec des gens de toutes positions idéologiques et dire : « ayons une discussion sur l’inégalité. Il y a un problème ; l’inégalité est un problème – Quel genre de problème exactement ? On peut essayer de spécifier à quoi pourrait ressembler un ensemble de solutions hypothétiques. Voyons si on peut avancer vers plus de clarté sur la formulation du problème & commencer à générer quelques solutions potentielles – en sachant très bien que les solutions que nous générerons risquent de ne pas produire les résultats que nous voudrions leur faire produire si on les appliquait – car c’est aussi une acceptation d’ignorance. »

Mais si vous parlez à quelqu’un qui est possédé idéologiquement, ils connaissent déjà les réponses ; ils connaissent le problème & ils connaissent les solutions. Alors, pourquoi avoir la discussion ? Ce n’est pas la peine d’en discuter.

Et donc, ce qu’il faut faire dans cette situation …, est qu’on existe par l’exemple – c’est tout ce qu’on a.

On doit incarner une meilleure façon d’être, en sorte que les gens qui nous rencontrent (puissent) remettre en question les conséquences de leur propre rigidité. …

Vous savez, si les gens se rencontrent en tant qu’égaux dans une conversation, ils y entrent tous 2 en sachant qu’ils ne savent pas tout, mais s’ils se rencontrent sur un champ de bataille idéologique, ce n’est pas du tout ce qui se passe – & donc… Il y a ce vieil adage dans le Nouveau Testament … ;« Ne jetez pas vos perles devant des pourceaux » – c’est vraiment un dicton rude, certainement pas quelque chose qu’on pourrait considérer comme clément – mais ce qu’il signifie est : si vous parlez honnêtement – vous tentez vraiment d’avoir une conversation – et que l’autre personne n’écoute pas, vous devriez vous taire, parce que vous n’êtes pas qui ils pensent que vous êtes, et vous n’êtes pas où vous croyez que vous êtes. Vous êtes quelque part d’autre, & vous devez distinguer où vous êtes exactement et continuer la conversation dans cette veine.

Si une vraie conversation n’est pas présente, ça n’arrivera pas.

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Faire durer un changement d’habitudes & modifier votre vie

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Le monde étant ce qu’il est (pas besoin de préciser), un grand nombre de gens sont insatisfaits de leur vie & tentent de l’améliorer.

Déjà qu’il faut trouver nos objectifs & se forcer à se mettre au boulot pour les atteindre, mais en plus, comme l’être humain a une volonté très éphémère, on est vite repris par nos vieilles routines & on abandonne nos bonnes résolutions.

Bien sûr qu’il faut agir pour atteindre nos buts, mais se focalise sur les comportements (tactiques, techniques, méthodes, …) ne suffit pas.

Chacun a une activité qu’il fait volontiers, avec plaisir … Mais ce sont généralement des activités qui ne mènent qu’au chaos (regarder la télé, jouer, traîner sur les médias sociaux, grignotter, parler au téléphone, …).

Les « bonnes » activités – c-à-d celles qui nous énergisent & nous mènent au but (manger sainement, travailler, étudier, faire du sport, …) – sont hélas bien moins agréables.

Soucieux de profits, les petits malins se sont donc jetés sur ce créneau & nous promettent des succès rapides – comme par ex, la ceinture qui fait transpirer & fait fondre le ventre sans qu’on n’ait d’efforts à faire ( !) … et il en va de même dans le développement personnel, où les « formules magiques » & autres « raccourcis » pour devenir riche ou atteindre l’illumination pullulent !

Ces produits ou services ont généralement ce thème-ci : si vous agissez comme ceci ou cela, vous serez heureux ou prospère. Par ex : levez-vous tôt, travaillez dur, soyez passionné & vous réussirez…

Ils se focalisent sur des résultats rapides & faciles à obtenir (ex : «sans vous fatiguer, sans vous priver ou faire de régime contraignant ») ou sur certains traits de caractère battants (ex : « comme Steve Jobs, soyez passionné & soyez un patron sévère »)… Quelle arnaque !

Les industries du fitness & du développement personnel exploitent honteusement une faiblesse humaine typique ; la loi du moindre effort ! Il est certain qu’ils connaîtraient bien moins de succès s’ils vendaient & promouvaient la vérité, qui est : « retrouvez la forme en 5 ans par des efforts quotidiens » ou « devenez riche dans 10 ans en trimant dur & intelligemment » !

Certains procurent effectivement un état de « forme physique » rapide & sans efforts, mais c’est en gavant leurs clients de stéroïdes dangereux !

La vérité est que mincir, ou être en forme, ou réussir, demande qu’on y dévoue toute sa vie !

Retrouver la forme exige au moins 2 ans de vie saine (sommeil, alimentation, calme) & de sport dur & régulier, et il en va de même avec le développement personnel.

Car pour améliorer sa vie, il ne suffit pas de changer nos habitudes ; il faut aller plus profond ! Les actes ne sont que la surface des choses, & ne viser qu’à changer ce niveau n’est jamais durable ou productif !

Chacun d’entre nous est doué pour quelque chose ; c’est l’activité qu’on ne peut s’empêcher de faire, même si l’on n’est pas payé pour ça. Et comme il est plus simple de « suivre sa pente » que de nager à contre-courant (la vie contient déjà bien assez d’obstacles comme ça, sans qu’il soit besoin d’en rajouter !), c’est en ce domaine-là qu’il faut viser à réussir.

Il faut donc rester conscient – malgré les arnaqueurs qui prétendent qu’on peut atteindre n’importe quoi – qu’on ne peut pas réussir dans n’importe quoi (ou alors, au prix d’efforts surhumains, à la portée d’un humain sur un milliard). Il vaut mieux s’analyser, connaître ses points forts & ses points faibles, & tabler sur les 1ers.

Mais il faut d’abord aller voir du côté des pensées, croyances, émotions, … voir http://www.bonheuretamour.com/2016/11/09/pour-changer-de-vie-creusez-profond/ ) et examiner si notre vie ne contient pas un schéma d’auto-sabotage (https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-nous-aussi/ ) – si oui, il faut y remédier.

Ensuite, il faut que le changement forme un tout cohérent – et pour cela, il faut engager dans le changement les 6 niveaux & répondre aux 6 questions …

On croit à tort que pour changer, il suffit de changer de comportement – &, en un sens, c’est vrai – mais il n’y a pas que ça ! Et de plus, les actes ne sont que le dernier niveau, qu’on n’atteindra que si on a d’abord travaillé les 5 autres.

Toute tâche ou activité passe par 6 niveaux interconnectés (spirituel, identité, croyances, aptitudes, comportement & environnement) et donc, toute modification doit, pour durer, se baser sur divers niveaux, & dans le bon ordre.

C’est parce qu’on ignore ceci & qu’on brise cette loi inconsciente qu’on n’arrive pas à garder nos bonnes résolutions.

En effet, chacun des niveaux a pour but d’organiser & de diriger le niveau qui lui est inférieur.

­-Le niveau spirituel est celui de la vision & de notre mission de vie, & se découvre par la question pour qui, pour quoi ? Ce niveau concerne notre sens d’être une partie de quelque chose de plus grand que nous.

-Le niveau de l’identité (qui l’on est) est celui de la permission & de la motivation, & se découvre par la question qui ?

-Le niveau des croyances (sens & valeurs) est celui de la mission, & se découvre par la question pourquoi ? Ce niveau est lié à nos jugements sur nous-même & le monde qui nous entoure. C’est ce qu’on se dit à chaque fois qu’on doit faire quelque chose.

-Le niveau des aptitudes (états & stratégies) est celui des plans & cartes, & se découvre par la question comment ? Ce sont les plans & stratégies mentales qu’on bâtit pour modeler notre attitude.

-Le niveau du comportement (que faire) est celui des actes & réactions, & se découvre par la question quoi ? Ce sont les actes qu’on fait pour interagir avec les autres & l’environnement.

-Le niveau de l’environnement (contexte extérieur) est celui des opportunités & contraintes, & se découvre par la question où ? quand ? Il se compose d’éléments tels que les ressources (nourriture, ..), le climat, …

Pour atteindre nos objectifs, il ne suffit donc pas d’agir ; il faut bien plus que ça ; il faut avoir une vision d’ensemble (les 6 niveaux) et pouvoir répondre aux questions de ces niveaux.

Ce n’est pas facile et exige pas mal de réflexion, mais la bonne nouvelle est qu’à partir de là, ça devient bien plus facile !

Une bonne planification coûte un peu de temps & d’efforts, mais peut nous faire gagner des années – qu’on aurait, sinon, gaspillées à errer sans but ou à se tromper de voie ou à vivre des cycles « bonnes résolutions – action – abandon & retour aux habitudes anciennes » !

En pratique :

Après avoir généré votre « vision » & votre mission de vie (je traiterai ces sujets indispensables plus tard – donc, si vous ignorez de quoi il s’agit, googlez-le)(& si vous n’avez pas de passion, j’écrirai aussi un article sur comment la retrouver), notez dans un carnet quel grand but vous voulez atteindre – en une phrase simple & positive.

Puis, répondez aux 6 questions des 6 niveaux. Cela confère un sens & une profondeur à votre quête & surtout, cela nourrit votre passion qui, comme dit ailleurs, est « le vent qui gonfle les voiles de votre navire & le fait avancer ».

Voilà pourquoi créer un tableau de vision & l’afficher chez vous, bien en vue, est essentiel !

Grâce à la vision, vous suivrez toujours la bonne direction & grâce à la passion, vous persévérerez malgré les obstacles, jusqu’à ce que votre objectif soit atteint.

A chaque échec ou arrêt, à chaque fois que vous n’arrivez pas à exécuter l’acte juste qui vous mène là, arrêtez-vous & ré-examinez vos 6 questions.

Astuce : LA chose qui peut changer votre monde est de prendre l’habitude de faire des pauses & d’essayer de relier consciemment des idées semblant non-reliées, mais qui peuvent l’être.

Infidélité : la nécessité de tout dire

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Quand une personne découvre que son(sa) partenaire l’a trompé(e), son monde s’écroule. Pour qu’il puisse se relever de cette cruelle épreuve, il a absolument BESOIN de tout savoir, pour se faire une image de la chose, lui donner un sens – il n’y a qu’ainsi qu’il (elle) pourra plus ou moins se remettre du traumatisme.

Si tous les 2, vous voulez sauver votre relation, le trompeur doit répondre à toutes vos questions ouvertement et complètement, à chaque fois que vous lui en poserez – mais bien sûr, il ne doit pas vous les imposer si vous ne voulez pas savoir. C’est à la victime de déterminer ce qu’elle veut savoir, mais «ne pas savoir», « rester dans le noir » est le pire de tout – parce qu’alors, l’imagination comble les blancs et s’imagine les pires choses. La victime reste confuse, désorientée et terrifiée – sans compter la douleur de la tromperie !

Si le trompeur refuse de répondre aux questions, le trompé en déduit le pire, ce qui augmente sa douleur. En plus, le mensonge continue, ce qui augmente aussi sa colère. Seule la vérité pourrait purifier la situation, rendant une renaissance possible du lien entre les partenaires.

Si le trompeur persiste dans son mutisme et insiste pour « passer à autre chose » ou « aller de l’avant en laissant le passé derrière soi », la relation est impossible à restaurer.

Bref, si l’infidèle refuse de donner les informations, il garde le pouvoir, il continue à cacher des choses ; ce qui prouve qu’on ne peut pas lui ré-accorder sa confiance – or, la confiance est la base du couple !

En plus, ça montre qu’il n’aime pas vraiment son conjoint, puisque, dans un but égoïste, il continue d’infliger à l’autre une douleur énorme à chaque seconde ; l’incertitude… Si le trompé pose des questions et veut tout savoir, ce n’est pas pour humilier l’infidèle, mais pour tâcher de ne pas couler, et pouvoir se reconstruire ; ne pas savoir ronge et détruit la victime, la fait brûler dans les feux de l’enfer à chaque seconde qui passe…

Obtenir des réponses à vos questions est un ingrédient-clé dans la reconstruction de la confiance et d’une union solide. Ce qui est essentiel ici, c’est que le trompeur accepte de s’ouvrir et d’être honnête, ce qui vous prouve qu’il regrette ses actes et a désormais décidé d’être honnête, même si en parler lui est pénible – c’est la preuve que vous comptez assez pour lui, que pour qu’il fasse cet effort – bref, ça prouve que rebâtir la relation est possible !

Toutes les victimes comprennent ceci, et ressentent ce besoin de savoir (elles savent intuitivent qu’elles ont besoin de ceci pour guérir), mais par contre, tous les trompeurs (et hélas, beaucoup de thérapeutes) ne semblent pas du tout le comprendre – ignorer que c’est un réel BESOIN ! – et ce alors que toutes les études sur la question ont montré le lien entre une communication transparente et la solidité d’une union, ou la récupération après une infidélité !

renforcer l’honnêteté est vraiment un élément essentiel. Mais attention : si vous posez des questions, et que l’autre vous répond, il est aussi essentiel que vous n’y réagissiez pas trop fort – même si les détails sont toujours très douloureux à entendre – sinon, l’infidèle se sentira puni d’être honnête, et se refermera comme une huître.

Il faut, à l’inverse, réagir d’une manière qui incite le trompeur à continuer à s’ouvrir à vous ; c-à-d qu’il faut d’abord que le trompeur avoue qu’il l’a fait, puis ensuite, viendront les détails.

Ceci demande, de la part du trompé, beaucoup de patience & de maîtrise de soi. Il est normal, quand on reçoit de telles informations, d’y réagir en criant sa rage & sa douleur, mais cela n’est pas constructif… Il vaut mieux se sentir reconnaissant(e)  de l’honnêteté de notre partenaire.

Ce type de discussion honnête et maîtrisée est importante non seulement pour le sujet en cours, mais pour déterminer la nature de la relation à l’avenir.