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Les régimes sont nocifs !

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mètre ruban

J’avais écrit sur les régimes cet article – http://www.bonheuretamour.com/2012/06/20/que-penser-des-regimes-minceur/) – pour montrer à quel point ils sont inefficaces.
Mais je crois qu’il faut aussi vous informer qu’ils sont carrément nuisibles à la santé ; dangereux !

Plusieurs études scientifiques ont montré que faire régime de façon chronique ou fréquente mène à une foule de carences en éléments nutritifs & favorise une prise de poids de rebond.

Voici les autres inconvénients des régimes :

Une perte de muscle :
Les muscles sont importants pour garder un métabolisme élevé & éliminer la graisse en brûlant des calories.

Le muscle – même au repos – consomme plus d’énergie que le gras. Voilà pourquoi il faut faire du sport : non seulement ça fait perdre des calories (dont du gras stocké) au moment où on le fait, mais même après (quand on ne fait rien ou qu’on dort), les muscles continuent à consommer du gras…

Durant un régime alimentaire faible en calories, le corps ne reçoit généralement plus assez de protéines pour maintenir sa force & comme c’est alors du muscle qui est brûlé pour fournir de l’énergie, les calories que vous avalerez seront stockées sous forme de… graisse (!). Pas vraiment le but visé, non ?
« Outremangeage » réactionnel
Pour surmonter l’envie de céder aux fringales ou aux aliments interdits durant votre régime, vous aurez besoin d’une grande quantité de volonté. L’ennui, c’est que la volonté est une chose éphémère.

Les « envies » ou « fringales » sont du reste le moyen qu’emploie notre corps pour se sauver de ce qu’il perçoit comme de la famine et de la malnutrition. Face à un régime continu, notre corps génèrera sans cesse des fringales, jusqu’à ce qu’elles dépassent notre volonté et qu’on ne puisse plus les ignorer… et alors, tel un barrage qui cède, on se jette sur la nourriture – surtout sur les aliments gras ou sucrés ! – et on se bourre littéralement (avec de terribles conséquences sur le poids… & le moral !) ; on n’a plus de limites, puisqu’on les a niées (= on a nié les signaux de notre corps) en commençant un régime…
Une carence en graisses

Bien que les régimes faibles en gras soient à la mode depuis des décennies, les graisses saines dans les aliments comme la viande, le poisson, les œufs, les avocats, et les noix & graines sont absolument nécessaires à la santé. Je rappelle que le cerveau est fait à 40% de gras, et qu’il a absolument besoin de graisses pour fonctionner !

La graisse enveloppe les organes, comme chaque cellule du corps, et est nécessaire aussi pour la production d’hormones & l’absorption des vitamines A, D, E & K. Les régimes à faible teneur en matières grasses tendent à être les plus riches en glucides, donc ceux liés aux maladies cardiaques, au cancer et à bien d’autres maladies.
Une carence en protéines
Les acides aminés dérivés de protéines sont utilisés pour produire de puissants produits chimiques améliorateurs d’humeur comme la sérotonine et la mélatonine, lesquels nous fournissent un sentiment de bien-être et un sommeil réparateur. Lorsque l’on consomme trop peu de calories et d’acides aminés, la carence en sérotonine mène à une faible estime de soi, créant un cercle vicieux de poursuite de nouveaux régimes pour se faire sentir mieux.

Une autre caractéristique de la carence en sérotonine, l’obsessivité, est liée au développement de troubles de l’alimentation.
Une carence en éléments nutritifs
Les régimes à faible teneur en calories sont faibles en macronutriments (lipides, protides & glucides) et en micronutriments (vitamines et minéraux). Un symptôme de carence en vitamine B1, par exemple, est une perte d’appétit, tandis que la carence de zinc minéral s’exprime à la fois par une perte d’appétit et par une absence de plaisir à manger des aliments sains (fruits & légumes), à moins qu’ils ne soient très goûteux ; sucré, salé ou épicé. Un appétit affaibli peut en outre aisément mener à l’anorexie.
Des addictions
Si l’on ne consomme pas suffisamment de nourriture pour alimenter correctement notre corps, on sera immanquablement tenté de se tourner vers des sources non alimentaires d’énergie, comme la nicotine, la caféine et/ou les amphétamines. Ces stimulants nous dynamisent … mais en épuisant nos glandes surrénales. D’autres préfèrent utiliser des produits diététiques contenant des édulcorants artificiels, à la fois inefficaces, nocifs (cancérigènes) & addictifs. On a recensé 92 problèmes induits par la prise d’aspartame ; par exemple des migraines, des vertiges, des attaques de panique, des éruptions cutanées, des nausées & des angoisses.

Un gain de poids 
En plus de tous les effets néfastes cités ci-dessus, les régimes ralentissent le métabolisme. En effet, durant un régime, le corps abaisse les niveaux de l’hormone thyroïdienne T3, qui régule le métabolisme. Faire fréquemment régime en aggrave l’effet, ce qui rend toute perte de poids durable quasiment impossible !

Sachant ceci, j’espère que vous renoncerez à tout jamais à un soi-disant « moyen de maigrir » qui au final, vous fait grossir et en plus, vous expose à de graves maladies !

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Les bactéries sont aux commandes !

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bâfrer

On réalise de plus en plus à quel point l’intestin est important. Il contient plus de neurones que le cerveau ( !) et les ¾ des messages vont de l’intestin au cerveau, et non l’inverse.

A présent, plusieurs équipes de chercheurs américains peuvent affirmer que les bactéries intestinales contrôlent notre comportement, nous poussant à manger (ou à éviter) certains aliments afin de s’octroyer ce qu’elles « estiment » être le meilleur environnement !

En ré-examinant les études antérieures sur le lien entre la flore intestinale et le comportement, ils ont trouvé qu’effectivement, les bactéries intestinales nous manipulent, en nous causant des fringales !

De nombreuses bactéries vivent dans notre tube digestif, 100 x plus nombreuses que nos autres cellules (bref, nous sommes faits de bactéries… et de bien peu de cellules humaines !).  Elles forment un écosystème ou «microbiome». Dans cet écosystème, des espèces différentes ont des besoins différents et vivent en abondance relative en fonction de la nature de leur environnement.
L’un des principaux facteurs déterminant notre environnement intestinal est la nourriture que nous ingérons. Certaines bactéries intestinales préfèrent consommer des matières grasses, par exemple, tandis que d’autres préfèrent le sucre. C’est pourquoi les bactéries intestinales manipulent leur environnement pour leur propre bénéfice – > elles influencent notre comportement au moyen de fringales, d’aversions alimentaires ou de sentiments de détresse qui ne sont satisfaits que par la consommation de certains aliments. 

On ignore par quels mécanismes les bactéries nous manipulent, mais la recherche a confirmé un lien très fort entre la composition de la flore intestinale et le fonctionnement des systèmes nerveux, endocrinien (hormonal) & immunitaire.

Certaines études suggèrent que les bactéries peuvent libérer des molécules affectant l’activité du nerf vague (qui va de l’intestin à la base du cerveau) ; elles manipuleraient le comportement et l’humeur en modifiant les signaux neuronaux dans le nerf vague, en changeant les récepteurs du goût, en produisant des toxines pour nous faire sentir mal et en libérant des récompenses chimiques pour nous faire sentir bien.
Mais nous avons aussi notre mot à dire ; ce que nous mangeons est le plus grand déterminant du type de bactéries vivant dans nos intestins ; notre régime alimentaire a un impact énorme sur les populations microbiennes de l’intestin. Cet écosystème est en constante – et rapide – évolution.

Des études ont montré que nous pouvons modifier la composition de la flore intestinale en 24 heures après avoir changé notre alimentation.

La modification de la composition du microbiome – en changeant notre régime alimentaire ou en consommant des prébiotiques ou probiotiques, d’une part, ou par la prise d’antibiotiques de l’autre – a de grandes implications pour la santé.
Nous ne sommes qu’au début de nos découvertes sur l’importance du microbiome pour la santé humaine, mais au vu des études, cibler le microbiome pour le réguler permettra de prévenir une variété de maladies, de l’obésité et du diabète aux cancers du tractus gastro-intestinal.

 

Alimentation & minceur : que dit la science ?

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Je vous résume l’article à ce sujet paru dans le Science & Vie de juin 2012 – ainsi, vous pourrez constater que les mesures que je préconise pour mincir sont totalement en accord avec les dernières avancées scientifiques :

– D’abord, notre stock de cellules graisseuses ne change jamais (il d&pend d’un gène et est défini dès l’enfance); seulement, celles-ci sont plus ou moins gonflées… – donc, si on a beaucoup de cellules graisseuses, il sera toujours plus dur de maigrir et de maintenir son poids…

– nos bactéries intestinales ont une influence sur notre poids ; car certaines assimilent les aliments (et les calories qui vont avec !) alors que d’autres les éliminent,

– la prse de poids dépend des gènes, mais aussi de facteurs psychiques (gare le stress !), et socio-culturels,

– faire un régime est néfaste pour les enfants, les ados, et les femmes enceintes,

– la prise de poids ne dépend QUE des calories ingérées – peu importe si elles viennent des graisses, des protéines ou des sucres (comme je le dis ailleurs),

– les aliments ou compléments soi-disant » brûle-graisse », ne font mincir que parce qu’ils prennent la place d’autres aliments plus caloriques (on ingère donc moins de calories, c’est tout),

– les régimes ralentissent le métabolisme => le corps affamé ou déséquilibré, retient plus de calories, et, quand on revient à son mode d’alimentation normal, on grossit automatiquement,

-les régimes sont en outre inefficaces et dangereux (ils créent des carences en nutriments essentiels),

– manger plus le matin n’aide pas à la perte de poids : les gens qui prennent un « solide » petit-déjeuner, avalent finalement plus de calories que ceux qui le « passent » ou mangent léger le matin,

– les crèmes amincissantes sont inefficaces – bien que le geste de se masser relaxe et fait perdre quelques calories (mais alors, n’importe quelle huile ou graisse est plus efficace que ces crèmes coûteuses !).