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2 outils-bonheur : culture & gratitude

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C’est notre devoir d’en apprendre le plus possible sur soi-même ainsi que sur ce monde dans lequel on vit !

Lire est énormément bénéfique pour la santé physique & mentale – voyez

http://www.bonheuretamour.com/lisez-et-vous-irez-mieux/ :

Bon, je résume ; la lecture stimule stimule le vocabulaire & l’empathie, elle améliore l’écriture, les compétences en maths, la pensée rationnelle et la résistance à l’incertitude, est une vraie thérapie & rend plus heureux, permet de se détendre & de mieux dormir, ralentit le déclin cognitif, réduit le risque de démence et de maladie d’Alzheimer, elle améliore la mémoire et les capacités d’apprentissage, encourage l’auto-réflexion (par ex, la littérature classique booste énormément le cerveau) & augmente l’intelligence émotionnelle et cognitive ; ce qui nous rend plus sexy.

Il est impossible d’évoluer ou d’atteindre ses buts sans lire – d’ailleurs, tous ceux qui y sont parvenus, sont des « liseurs ». Donc, si vous voulez atteindre votre vie idéale, vous savez ce qui vous reste à faire.

Mais il y a un élément vraiment crucial à notre épanouissement… Les chercheurs de l’université Baylor ont exploré la relation entre matérialisme & bonheur, et ont conclu que les êtres les plus matérialistes étaient aussi les plus insatisfaits de leur vie. Le matérialisme, ont-ils conclu, est une attitude générant dépression & dégoût de soi.

Il faut diminuer l’importance que vous accordez aux biens matériels, & en accorder plus aux biens spirituels.

Partout, on lit ou on voit (c-à-d qu’on nous fait croire) que tel ou tel produit a le pouvoir de nous rendre heureux.

Les firmes créent un manque, un désir… et à force de répétitions, on en vient à sentir un besoin de l’avoir.

En s’appuyant sur nos peurs les plus profondément enfouies & sur nos manques, le marketing nous emplit de désirs, d’envies… et d’insatisfaction ! Notre culture nous apprend à devenir de plus en plus matérialistes & malheureux – bien sûr ! C’est dans son intérêt ! (comme dit dans mes articles sur l’auto-sabotage, les gens sains & heureux ne rapportent que bien peu, par rapport aux êtres malheureux & en mauvaise santé).

Même ceux qui peuvent s’offrir les 1001 merveilles qu’on nous vante, n’en sont pas plus heureux. Et quant aux autres – ceux qui ne peuvent se payer tous ces biens « merveilleux » -, cela les pousse au vol ou même au crime pour se les procurer, sans compter l’endettement. Partout, le message est : « vous voulez ceci mais vous n’avez pas l’argent pour le payer ? Pas de problème ! Il suffit de faire un emprunt ! »

On oublie simplement qu’il faudra rembourser le crédit (c-à-d la somme empruntée + de gros intérêts) ! Ca semble la solution simple à notre problème, alors qu’en fait, c’est la corde qui nous étrangle !

Et le pis, c’est que c’est une course à l’abîme ; le bien acheté ne nous rend que très brièvement heureux ; très vite, notre vide transparaît à nouveau, d’autres désirs sont créés, en sorte qu’on n’a jamais la satisfaction espérée !

Malgré les promesses des publicitaires, les biens matériels ne PEUVENT PAS rendre heureux, car le bonheur est un bien non-matériel ; spirituel !

J’avais, du reste, déjà indiqué des pistes pour améliorer notre vie ; réussir mieux : http://www.bonheuretamour.com/2014/11/06/la-cle-du-bonheur-de-la-reussite/  & être plus serein(e) :

http://www.bonheuretamour.com/2014/09/19/trouvez-votre-voie-et-le-bonheur/ et

http://www.bonheuretamour.com/2015/05/29/le-bonheur-dans-lhumilite/ .

Ces mêmes chercheurs tentèrent ensuite de déterminer ce qui rendait les gens heureux (possessions mises à part).  Eh bien, c’est la gratitude. Si chaque jour, on s’arrête pour songer à tout ce dont on jouit & qu’on en éprouve de la reconnaissance (on peut remercier Dieu ou l’Univers pour cela), on deviendra plus heureux car c’est une caractéristique pro-sociale qui se concentre sur autrui … C’est ce qu’on ressent quand on perçoit que quelqu’un ou quelque chose nous a intentionnellement procuré un bienfait.
La reconnaissance agit, de plus, comme un « pare-choc » contre les effets négatifs du matérialisme ; peu importe combien une personne possède, si elle choisit d’être reconnaissante, cela lui procurera un sentiment de satisfaction.
(& c’est même efficace pour ceux qui poursuivent des buts matérialistes).

D’autres études ont montré que faire même un seul exercice de gratitude par jour améliore notre humeur et notre santé, élève notre sensation de bonheur, nous libère de nos douleurs émotionnelles, et nous rend plus discipliné (et donc, plus apte à atteindre nos buts).

“Plus on dit merci, plus on a de raisons de dire merci” !  Par conséquent, si vous désirez réussir mieux et être plus heureux & plus efficace, décidez de remercier ; c’est la clé du bonheur !

En effet, songez à ceci : la différence entre les gens heureux & les gens malheureux est leur niveau de gratitude !

Pour augmenter le niveau de gratitude dans notre vie, il faut 3 éléments ;

-Ressentir il faut RESSENTIR (y penser ne suffit pas) l’émotion au quotidien,

-Etendre : Il faut étendre à d’autres (être reconnaissant pour d’autres gens) notre gratitude,

-S’entraîner : Faire au moins une fois par jour (si possible, plusieurs fois) un exercice de gratitude.

Faire ceci modifie notre cerveau (améliorant les connexions entre les neurones) & nos croyances profondes (qui, de négatives, deviennent positives). En ressentant la gratitude, on stimule l’hippocampe (zone du cerveau gérant la mémoire & l’apprentissage), en sorte que les modifications s’impriment durablement dans le cerveau – cela déracine les souvenirs pénibles & les croyances qui y sont liées.

Avant, on pensait que pour ôter les choses négatives qu’on avait vécues, il fallait aller creuser pour les déterrer et les arracher, comme on arracherait les racines d’une mauvaise herbe (d’après les idées du maître-arnaqueur psychopathe, drogué & assassin, Sigmund Freud).

Mais les neurosciences ayant fait d’énormes progrès, les études ont montré que se concentrer ainsi sur le négatif renforçait les connexions négatives des cellules ; que, loin de guérir quiconque, ça rendait les gens plus malheureux !

Regardez mon cas, par ex ; j’ai grandi dans une famille de psychopathes éhontés, drogués et alcooliques, qui me battaient comme plâtre, m’humiliaient en public et me faisaient faire tout le ménage depuis l’enfance, et je suis ensuite restée sous la coupe d’un pervers narcissique qui m’a fait subir, à moi et à mes enfants, des violences inouïes durant plus de 30 ans – en sorte qu’une de mes filles est morte, que l’autre est malade, que mon fils est déprimé suite aux maltraitances subies, et que j’en ai gardé des séquelles corporelles.

Eh bien pourtant, chaque jour, je suis reconnaissante ; reconnaissante pour la vie, reconnaissante de mon coeur qui bat comme une bonne petite pompe, d’avoir été dotée de la force et des informations pour en sortir, d’avoir le bon sens d’échapper aux addictions, de pouvoir admirer les couleurs et l’odeur des fleurs, ou de frissonner à l’écoute de la musique… et surtout, d’être tombée, il y a 3 ans, par « hasard » (hum !), sur la SEULE méthode capable de soigner ces traumatismes. Chaque jour, je dis merci pour tout ceci…

Oui, la gratitude remplace l’état de victime par la joie, crée de nouvelles connexions entre neurones, modifie le subconscient – déjà en 2-3 semaines d’exercices de gratitude, on se sent mieux.

Vous pouvez faire une liste de toutes les choses dont vous jouissez (2 mains, 2 pieds, 2 yeux, un abri, …) ; lisez-la, ou chantez-la, dansez-la,… Et souriez en y pensant.

En conclusion, seuls les gens capables d’apprécier ce qu’ils ont, connaîtront un sentiment de bonheur. En exerçant ce sentiment de gratitude, on s’éloigne du matérialisme, de l’envie et du désir d’avoir toujours plus, qui nous font sentir misérable.  Cessez de désirer ceci & cela, de l’argent, le dernier gadget à la mode, ou une taille plus fine – l’obtenir ne fera qu’attiser votre soif, car c’est un puit sans fond, et il en faut toujours plus.

Si vous souffrez & voulez guérir, sachez que toute guérison passe par l’amour, c’est-à-dire la spiritualité (car tout amour est spirituel) ; vous devrez donc vous emplir de la seule chose qui puisse satisfaire (l’amour, le spirituel), et ensuite, créer une mentalité positive, de gratitude.

La citation de N.D. Walsch illustrant cet article dit vrai ; « la lutte finit quand la gratitude commence. »

Il ne faut pas d’abord être ou avoir quelque chose pour ensuite être heureux – c’est l’inverse qui est vrai ; il faut d’abord être heureux, pour ensuite être ou avoir mieux.

En outre, on récolte ce que l’on sème : Ce que vous semez, pousse et produit du fruit. Or, si on se focalise sur le négatif, ce sont des résultats négatifs qu’on obtiendra ! Voici pourquoi il faut être (ou devenir) POSITIF, et le plus positif, c-à-d RECONNAISSANT et APPRECIER ce que l’on a !

Il faut donc pratiquer journellement des exercices de gratitude, car elle seule peut nous rendre heureux !

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« Entitlement » ; tombeau de l’amour

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Ayant été frappée de constater la prévalence croissance du sentiment d’ « avoir droit » chez beaucoup de femmes – surtout Africaines – j’ai réfléchi à la question & voici le résultat de mes cogitations.

Mon intention, comme toujours, est d’informer celles qui en sont affligées, car cela fait leur malheur.

Voici la triste histoire (vraie) de ma copine Samia (parfait exemple d’une situation que j’ai vue répétée chez des centaines de ses semblables).

Marocaine, elle fut élevée au bled par sa mère (algérienne), avec ses 5 frères & sœurs, avec l’habituel mélange de baffes & de « petite princesse » qui n’est que trop courant dans ces familles.

Elle adorait un beau jeune homme, Zoher (qui l’adorait aussi), mais hélas, fut mariée à un homme qu’elle n’aimait pas. Ils vinrent habiter en Belgique, elle en eut un fils, puis divorça.

Enfin, elle était libre d’épouser son bien-aimé ! Le mariage eut lieu & ce fut le plus beau jour de sa vie, mais hélas, Zoher n’obtenait pas le permis de résider en Belgique et Samia refusait de revenir vivre au Maroc.

Durant plus de 2 ans, elle ne cessa de se désoler d’être loin de lui car elle ne pouvait aller le voir qu’une ou 2 fois l’an.

Elle fit des pieds & des mains – en allant raconter son malheur partout – pour obtenir un titre de séjour et finalement (ce fut le 2ème plus beau jour de sa vie), l’obtint.

Nos 2 amoureux fous étaient ivres de joie d’être enfin réunis … 6 mois après, il ne pouvait plus la blairer, la traitait de pire épouse au monde & passait toutes ses soirées dehors !

Que s’était-il donc passé ? Comment ce grand amour a-t-il pu se changer en dégoût & en haine ?

De même que l’orgueil perdit Adam & Eve au Paradis terrestre, Samia perdit son paradis à cause de ce fichu « entitlement » ; mot anglais signifiant le sentiment d’« avoir droit ».

En effet, voici une anecdote qui m’avait frappée ; on était allés faire du shopping ; Samia, Maryam (sa mère), les enfants, Zoher & moi.

Comme il n’y avait pas de parking dans la rue commerçante, Zoher avait dû se parquer plusieurs rues plus loin. Après le shopping, Zoher avait gentiment proposé qu’on reste là, tandis que lui irait chercher la voiture – pour nous éviter – délicate attention de sa part – d’avoir à refaire tout ce trajet à pied jusqu’à la voiture.

Eh bien, que fit Samia ? Elle repéra un magasin, y entra (en prenant tout le monde avec elle) et resta dedans, à papoter bien tranquillement avec d’autres clientes.

Bien entendu, quand Zoher est passé par cette rue au volant de sa voiture, il ne nous a pas vus… Il a fait plusieurs tours, jusqu’à ce que – enfin – Madame Samia (ou plutôt, l’Impératrice Samia) veuille bien sortir du magasin…

Mais ce n’est pas tout : comme Zoher lui reprochait son attitude dégoûtante, Samia se mit à crier plus fort que lui !

Elle ne voyait pas du tout sa faute, ni la délicate attention de son époux (« princesse », je vous dis, à qui tout est dû !) & estimait qu’il lui faisait une scène injuste !

L’« entitlement », tant qu’on est une jeune fille, ça passe, mais quand on est une femme, c’est la mort assurée des relations & du mariage, car chaque scène diminue l’estime que votre époux a pour vous … et voilà comment Zoher, qui était fou de Samia, en est venu à la détester.

Leur amour était viable à distance (quand les contacts ne duraient que quelques jours & étaient rendus intenses par le manque), mais de près, quand on vit ensemble chaque jour, l’immaturité, l’égoïsme & l’« entitlement » se montrent à plein, & il n’y a plus de manque pour jeter les époux dans des folies sexuelles qui font tout oublier.

Ces défauts étouffent alors immanquablement les sentiments amoureux.

Le mariage est affaire sérieuse ; l’ « amuuuuur » n’y suffit pas ; il y faut des qualités plus solides, comme la maturité, l’humilité, l’esprit de don & de sacrifice… Ok, il faut avoir confiance en soi, mais ça ne nous dégage pas de l’obligation d’être humble, serviable & surtout, reconnaissante ! (surtout dans l’union !).

Si l’on ne veut pas, comme Samia, se retrouver à pleurer sur un amour perdu, il faut s’en corriger & pour ça, voir d’où provient un tel comportement, où l’on se rend insupportable & où l’on sabote ses propres chances de bonheur.

Je comprends que des filles comme Samia ont perdu beaucoup & ne les condamne pas ; je sais qu’une partie essentielle d’elle-même lui fut coupée quand elle était petite.

Je prétends (pour l’avoir beaucoup observé) que l’entitlement est plus présent & plus fort chez les Africaines que chez les Européennes.

Quand un enfant a subi des injustices ou des maltraitances (ce qui, là-bas, prend souvent la forme de l’excision), cela se change en rage & désir de revanche ou de compensation lorsque cet enfant grandit.

Chez nous, les filles maltraitées versent dans la violence (ouverte ou verbale) & dans les comportements à risques. C’est à la fois un signe de rébellion, de compensation pour ce qu’elles ont subi, & de confirmation – comme si elles se disaient : « Ah bon, je suis une moins que rien ? Eh bien, je me conduirai comme une vaurienne ou une grue, je ne respecterai ni moi, ni les autres. Je prouverai que je ne vaux rien ». Ceci est du reste aussi un appel au secours…

Par contre, en Afrique, où 1) la pression familiale est plus forte, 2) où on les excise et 3) où de tels comportements (violence ou putasserie) peuvent conduire non seulement à l’exclusion familiale, mais directement à la potence, cette rébellion & ce désir de revanche prendront la forme de l’entitlement*.

Elles ont dû subir passivement, en totale impuissance, une horrible mutilation ? Eh bien elles exigent maintenant, en compensation, la toute-puissance ! On les a traitées comme des objets ? Elles seront des reines, et ce sont elles qui traiteront les autres comme des objets ! (O, combien de fois ai-je vu cette conduite stupide, car contre-productive,  chez des femmes ayant subi des violences dans l’enfance !).

Je sais que l’information modifie la structure du cerveau et que « quand on sait mieux, on agit mieux » – & c’est là le but de cet article ; que les ex-enfants maltraitées comprennent pourquoi elles se sabotent & puissent ainsi se corriger.

Je les invite à faire passer ces mobiles inconscients – où ils les contrôlent & les poussent à se saboter – dans le conscient – où ils sont neutralisés & où elles regagneront la liberté de choisir un comportement qui les servira au lieu de leur nuire !

 

* Bien qu’actuellement, vu les nouveaux modes d’éducation & la désinformation des mercantis (sous la forme de la mode « petite princesse » pour les filles), de plus en plus d’Européennes deviennent ainsi également.

PS : je dis zut à celles qui détesteront mon article – je connais mes intentions, et elles sont bonnes. Je resterai toujours persuadée qu’il n’y a que la vérité qui sauve et que, forcément, la vérité est rude.
Mon motto reste cette phrase de R.W. Emerson : « Truth is handsomer than the affectation of love. Your goodness must have some edge to it, else it is none. » (« La vérité est plus belle que l’affectation d’amour. Notre bonté doit avoir un côté coupant, sinon, elle n’en est pas »).

Car enfin qui, à part moi, a réfléchi à ce problème qui nuit tant au bonheur des femmes ? Et qui, s’il a trouvé ceci, a osé le publier ?

Du reste, il n’y a que les méchants qui rejettent les bons conseils…

Croissance personnelle ; la méthode qui marche

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Avouons-le : la plupart des techniques proposées dans les livres, magazines, sites web ou videos ne marchent pas ! Et les lecteurs se culpabilisent… ce qui, en abaissant leur estime de soi, aggrave leur état au lieu de l’améliorer !

Comme je le dis dans « Changez votre vie & obtenez ce que vous voulez » (3/12/’16) ;

Quand on (souffre), on est poussé à agir pour changer ça… alors on achète des livres de développement personnel, on s’inscrit à des ateliers, etc… Mais dès qu’on pose le livre ou qu’on revient chez soi, et on est repris par son train-train…RIEN ne change !

Modifier sa vie exige de modifier profondément notre façon d’être, de penser, de parler & d’agir – ce qui demande une énergie & une volonté énormes.. et comme, en même temps, on doit continuer à fonctionner dans notre vie « normale », avec nos proches, nos activités familières et dans notre décor familier, on abandonne bien vite, car personne n’a cette somme d’énergie & de volonté !

Mais le mal-être est toujours là, & alors, on se ré-inscrit à d’autres ateliers ou on achète d’autres livres de développement personnel… Ce comportement est inefficace, mais est une manière de garder espoir face à une situation insatisfaisante …

Souvent, ce ne sont pas les quelques heures d’un atelier qui peuvent contrebalancer des années d’habitudes !

Vouloir s’attaquer ainsi à un comportement ou à nos pensées, est inefficace (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/11/09/pour-changer-de-vie-creusez-profond/) ; il faut creuser bien plus profond que ces facteurs superficiels.

En effet, beaucoup de gens résistent au changement pour rester fidèle à eux-mêmes, ou à l’image qu’ils ont d’eux-mêmes, ou à un être cher disparu, ou tout simplement parce que l’inconnu fait peur.

Comment changer nos comportements, alors ?

Bien des gens sont plus malheureux ou malades qu’ils ne le voudraient parce qu’ils ne parviennent pas à contrôler leur comportement (addictions, maîtrise de soi, études, …).

Ils sont conscients que c’est leur comportement qui se dresse entre eux & leurs rêves, leur réussite, leur santé, leur bonheur. Donc, ils savent qu’ils doivent changer d’attitude, & ils veulent changer, mais malgré tous leurs efforts, ils n’y arrivent pas.

Prenons quelqu’un qui est accro au tabac ou à l’alcool, qui voit que ça lui nuit et qui rassemble toutes ses forces pour arrêter… sans jamais y parvenir. Ou alors, en y parvenant que durant un court moment, pour retomber ensuite dans ses mauvaises habitudes.

C’est tragique, parce qu’alors, ils se jettent la faute sur le dos ; ils croient qu’ils ont échoué parce qu’ils ne s’y sont pas engagés à fond, ou qu’ils ne se soucient pas assez du résultat… bref, qu’ils sont des faibles, des ratés dénués de volonté.

Avec cet effondrement de leur estime de soi, comment voulez-vous qu’ils luttent pour leurs objectifs ? On lutte pour quelqu’un qui en vaut la peine, pas pour un loser…

Pourtant, la raison de l’échec n’est pas que l’être qui veut changer est faible ; c’est qu’il est dans le brouillard & en plus, seul face à 6 sources d’influence modelant nos comportements (6 puissants facteurs de résistance au changement) :

1) motivation personnelle (le sujet veut-il changer ?),

2) aptitudes (peut-il le faire ?),

3) pression des proches (qui nous poussent vers les mauvais comportements ou les autorisent),

4) pression sociale (punissante, déprimante),

5) les récompenses (une anesthésie provisoire des sentiments de malheur),

6) l’environnement lui-même.

On voit que la volonté n’a en fait rien à voir là-dedans ! Dans un tel contexte, le mauvais comportement est aisé, & le bon, très dur.

Mais si l’on maîtrise ces sources qui nous contrôlent, on a plus de chances de pouvoir maîtriser nos comportements.

C’est pour cela que les toxicomanes ou les outremangeurs réussissent à « décrocher » quand ils sont en cure ailleurs que chez eux ; parce que les 6 facteurs de résistance au changement, qui avant « tiraient dans l’autre sens », sont changés en facteurs de changement, qui nous aident à changer.

L’environnement a changé ; le sujet est plus motivé, ses aptitudes augmentent, puisqu’il apprend de nouvelles méthodes pour réussir, les proches ne sont plus des « complices » qui le font trébucher, mais de vrais amis qui le soutiennent, la société ne l’opprime plus, ni ne le déprime, car ce sont des coaches qui l’informent & l’encouragent, les récompenses sont une saine estime de soi, et finalement, il y a un contrôle de l’espace (dans cet environnement, on ne trouve pas de drogues, ou de junk food, ou de tabac, …).

Tout ceci rend le bon comportement aisé, et le mauvais, dur, en sorte que celui qui veut changer contrôle les sources d’influence… et donc, il change très facilement de comportement.

Le problème, c’est que ces cures ont une fin et que quand le sujet retrouve son environnement familier, ses proches, sa vie stressante, il retombe dans ses mauvaises habitudes – même s’il est toujours motivé à changer.

Dès lors qu’on reste dans l’idée qu’il faut de la « volonté », on n’est pas le plus fort ; notre environnement nous tirera toujours dans le mauvais sens, et il aura généralement le dessus…Il faut donc sortir de ce modèle de pensée.

Les études scientifiques faites sur ce sujet ont constaté que ceux qui ont réussi à modifier leurs façons d’agir, l’ont fait en s’informant et par une alternance d’essais-erreurs.

Ils ont tenté une méthode, raté, analysé les raisons du ratage, puis ont fait certains ajustements, etc. Ils n’ont pas pris une méthode telle quelle, mais l’ont adaptée à eux, à leurs propres forces & faiblesses, à leur but & à leur environnement, en tenant compte de ce qui fonctionnait (ou pas) pour eux.

Il faut trouver le moyen de comprendre & d’influencer son propre comportement et pour ça, il y a 4 étapes ;

  1. a) identifier nos moments cruciaux : ce sont ceux où l’on cède aux tentations (de fumer, de boire, de grignotter). Mais les tentations ne surviennent pas 24 heures sur 24 ; ce sont certains lieux, ou moments, ou gens, qui nous y exposent. Par ex, moi, je suis plus créative pour écrire mes articles lorsque je grignotte.
  2. b) créer nos comportements vitaux : c-à-d découvrir ceux qui nous disent quoi faire quand on se trouve dans nos « moments cruciaux ». Par ex, éviter certains lieux ou ne pas acheter certains plats ou desserts, … ; trouver ce qui marche pour nous & pour notre problème particulier. On s’est d’abord fixé un but, & ces comportements vitaux sont connectés à au résultat recherché et entraînent une série d’autres comportements,
  3. c) mobiliser les 6 sources d’influences : oui, mettre de notre côté les 6 facteurs (le désir de changer, l’aptitude à le faire, la pression des proches & de la société, les récompenses & l’environnement) fait partie du plan – même si ça ne suffit pas.

Un bon moyen pour changer une mauvaise habitude est d’écrire ce que l’on voudrait comme vie sur une carte qu’on portera constamment sur soi, pour pouvoir la lire chaque fois qu’on est tenté. Ceci a aidé bien des gens à se libérer d’une addiction & à adopter un mode de soulagement plus sain.

Mais bien sûr, si cette méthode ne marche pas pour vous, essayez autre chose.

Vous ne pourrez contrôler votre comportement qu’en prenant le contrôle des choses qui vous contrôlent !

Quelle que soit votre addiction, si vous pouvez remodeler votre environnement et ne pas succomber à la tentation durant 3 ou 4 minutes, ça fera une différence.

C’est pourquoi je conseille, quand la tentation surgit, de faire 4 – 5 minutes de « cohérence cardiaque » (inspirs de 5 secondes, suivis d’un expir de 5 secondes). On sait maintenant à quel point cette méthode re-dynamise.

  1. d) changer les mauvais jours en données utiles : aucun plan ne peut fonctionner, à moins que vous ne sachiez comment vous réagirez en cas de revers ou de contretemps, car le tout, c’est de toujours s’adapter et de ne pas abandonner. On peut, par ex, analyser pourquoi on est retombé dans le piège ou appeler un ami qui nous soutient, …

Si on y travaille, on peut changer tout !

Mais qu’en est-il des mauvaises habitudes mentales ou spirituelles ?

Avec l’énorme masse d’infos qu’on a actuellement sur comment s’aider soi-même, réussir, trouver l’amour de sa vie, mincir, se nourrir sainement, etc., si ces livres, articles & videos fonctionnaient, tout le monde irait super-bien et ne devrait plus y faire appel… Or, on voit que, à l’inverse, c’est un business qui « explose » !

Beaucoup de gourous du développement personnel nous enjoignent par exemple, d’« être positif », ou de « cesser de se plaindre », en prétendant que suivre ce conseils est facile… alors que ce n’est pas le cas ; d’abord, ce n’est pas un petit conseil qui changera quoi que ce soit à notre vie et en plus, faire ce qu’ils demandent est impossible pour la plupart des gens !

Par ex ; si l’on critique, c’est qu’on croit avoir raison & qu’on veut, en rabaissant un(e) autre, booster notre propre ego et ainsi, se faire se sentir bien.

Pour traverser cette vie, tout le monde a besoin de se sentir assuré, donc, de se sentir bien à propos de soi-même.

Or, les gens qui appliquent ce « principe de la bicyclette » (rabaisser d’un côté pour se remonter de l’autre) sont, typiquement des gens qui ne veulent pas ou ne peuvent pas s’examiner eux-mêmes & améliorer leur propre être & leur propre vie – par manque de courage ou de forces (= ce sont des faibles ou des lâches ou, pis, des mauvais & « dérangés »).

Dans ce cas, critiquer d’autres personnes (ou groupes de personnes) est la SEULE façon qu’ils aient de se faire sentir bien à propos d’eux-mêmes.

Alors, pensez-vous qu’une simple injonction de « cesser de critiquer » les fera cesser ? Non ; ils ne renonceront pas à un besoin (même assouvi aux dépens d’autrui, c-à-d de façon destructrice), pour d’hypothétiques avantages qu’ils auraient en arrêtant !

Ils ne distinguent pas ces avantages, en fait… ni les graves conséquences que ça peut entraîner (songeons aux guerres d’extermination, par ex, qui sont fondées sur ce sentiment-là).

C’est leur façon d’avoir des sentiments positifs… & ils y tiennent, parce que c’est concret & que ça fonctionne pour eux.

Pour ces individus-là, cesser de critiquer exigerait qu’ils renoncent à ce sentiment de supériorité & à la belle image d’eux que leur fournit leur ego…. Pas facile !

Cela créerait un vide – donc, il faudrait qu’ils disposent d’autre chose pour remplir ce vide, et leur besoin.

En outre, comme notre esprit est programmé pour penser en termes de dualités, d’oppositions, si l’on n’a pas raison, c’est donc qu’on a tort & qu’on est un raté… Voilà une perspective peu réjouissante !

Donc, même si une personne désire sincèrement changer & devenir meilleure, les conséquences émotionnelles se révèlent souvent trop lourdes pour elle – sans compter les obstacles imprévus, qui font échouer ses tentatives ; par ex, si notre esprit associe le changement à un sentiment de malheur, on y résistera inconsciemment.

Un bon moyen pour surmonter cet obstacle est de développer d’abord une fondation émotionnelle solide – & pour ça, pratiquer la gratitude offre une base solide & sécurisante.

Pour changer de vie, il y a 3 facteurs essentiels : l’attitude de gratitude (mieux ; d’appréciation), l’intention et la positivité.

Il faut, en quelque sorte, remplir le souffrant avec la seule chose qui peut le remplir et le satisfaire ; l’amour, le spirituel, et ensuite, qu’il se crée une mentalité positive, de gratitude.

Etre heureux pour être et avoir plus : ce n’est qu’en étant heureux de ce qu’on a, qu’on parvient à avoir mieux.

Il y a ici un équilibre à trouver ; il faut être heureux, mais pas satisfait – car sinon, on n’est pas poussé à évoluer !

On récolte ce que l’on sème : Ce que vous semez, pousse et produit du fruit – peut-être pas au début, mais ça finit toujours par arriver. Or, la plupart des gens se concentrent sur le négatif… d’où leurs piètres résultats !

Voici pourquoi il faut être (ou devenir) positif, c-à-d reconnaissant, & apprécier ce que l’on a.

La gratitude est une vertu à la fois spirituelle et sociale. Les êtres reconnaissants sont plus optimistes, ce qui booste leur système immunitaire, ils souffrent moins du stress ou de dépression que les autres & s’angoissent moins à propos des biens matériels, donc, ils sont plus heureux et satisfaits de leur vie que ceux qui ne sont pas reconnaissants.

L’Univers est généreux dès lors que l’on est en phase avec lui. Hélas, le stress et la peur coupent ce lien avec lui, d’où l’importance de les éliminer pour augmenter notre fréquence vibratoire et se rebrancher avec Lui.

Vous pouvez aussi vous forcer à sourire (ce qui vous fait automatiquement sentir plus heureux).

Cette expérience fut faite par le « Institute of Heart Math » : de l’ADN de placenta (c-à-d la forme d’ADN la plus pure) fut placé dans 28 récipients, confiés à 28 chercheurs, chacun entraîné à générer de fortes émotions. On remarqua que l’ADN changeait de forme selon les émotions générées ; si c’était de la gratitude, l’ADN se relâchait et ses brins se déroulaient, alors que si c’était de la peur ou de la colère, l’ADN se serrait, se raccourcissait et désactivait certains codes.

Cet effet était réversible lorsque l’humain re-générait la joie, l’amour ou la gratitude.
Cette expérience fut refaite sur des personnes HIV positives ; les sentiments positifs généraient 300.000 fois plus de résistance en eux, que l’absence de ces sentiments. Donc, quelle arme pour lutter contre les maladies que ces sentiments de joie, d’amour et de gratitude !

Examinons les 3 facteurs pouvant changer notre vie :

  1. 1. la gratitude: plus on dit merci, plus on attire de choses positives,
  2. l’intention: créer chaque matin, ex : créer un beau jour, ou : faire des rencontres signifiantes, ..
  3. la reformulation des choses négatives en positives.

=> finies les plaintes et les critiques ; remerciez et appréciez !

Tendez à n’être que positif(ve) et reconnaissant(e) ! Se plaindre est le contraire de la gratitude, donc, à éviter ! Mtre Eckhart (mystique allemand du XIIIè siècle) dit que simplement dire merci (et le ressentir) suffit comme exercice de spiritualité  –que c’est tout ce qu’il faut pour prier !

Savourer le moment présent ou être reconnaissant est en fait une expérience mystique &, si l’on reflète ce sentiment dans la vie quotidienne, la peur disparaît et on sort de l’ego, puisque l’on ne peut être reconnaissant – ou appréciatif – QUE dans le présent (il est impossible de l’être dans le passé ou l’avenir) – dans ce « moment présent » qui échappe au temps … donc, dans l’éternité !

L’ego lui, est dans le temps ; toujours en train de s’occuper du passé ou du futur, alors que notre vrai moi (car on ne peut VIVRE que ce moment présent) est dans l’éternité. Et ressentir la gratitude est justement ce qui nous fait passer dans cet infini ; la seule chose, par conséquent, qui nous permet de vivre vraiment ! et qui, comme il n’y a rien en dehors de cela, ôte la peur.

Vous pouvez aussi écrire une phrase motivante, l’accompagner d’un dessin ou d’une photo, et la mettre bien en vue, pour la lire chaque jour. Par ex, la mienne dit ceci : « Je suis une femme radieuse, pleine d’amour et de lumière – tout vient à moi aisément et sans effort. Je suis maîtresse de ma vie ». A vous d’en créer une qui vous « parle » !