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Quoi faire pour cesser d’être victime ?

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Comme pas mal de victimes de PN me posent la question, voici une réponse :

D’abord, (re)lire mon article du 3 octobre ; http://www.bonheuretamour.com/2016/10/03/rebatir-sa-vie-apres-la-violence-narcissique/

J’ajoute ici des informations supplémentaires ;

– Vous devez vous informer le plus possible sur la perversion narcissique – les articles suivants pourront vous aider :

PN & viol émotionnel : http://www.bonheuretamour.com/2015/10/15/viol-emotionnel/

Le PN comme vampire : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/

Le PN comme gourou : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/20/le-pn-comme-gourou/

Provocations du PN ; cessez de réagir : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/21/provocations-du-pn-cessez-de-reagir/

Le PN & ses flying monkeys : http://www.bonheuretamour.com/2016/09/25/le-pn-ses-flying-monkeys/

Comment le PN vous pousse à vous compromettre : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/10/12/comment-le-pn-vous-pousse-a-vous-compromettre/

Rejeter un(e) PN = s’exposer à un harcèlement sans fin : http://www.bonheuretamour.com/2016/11/13/rejeter-une-pn-sexposer-a-un-harcelement-sans-fin/

Choix du partenaire : évitez les vampires : https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/11/06/choix-du-partenaire-evitez-les-vampires/

(16/11/’14) Comment éviter les PN à l’avenir : http://www.bonheuretamour.com/comment-eviter-les-pn-a-lavenir/

L’horrible mutation des victimes : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/09/lhorrible-mutation-des-victimes/

comment vous attirez un PN : https://bonheuretamour.wordpress.com/2014/11/15/par-quoi-attirez-vous-un-pn-comment-vous-proteger/

Réaction d’un PN quand vous le plaquez : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/02/28/reaction-dun-pn-quand-vous-le-plaquez/

PN : repentir sincère ou comédie ? https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/02/20/pn-repentir-sincere-ou-comedie/

L’ex-victime de PN est seul(e) & pauvre : http://www.bonheuretamour.com/2016/01/27/lex-victime-de-pn-est-seule-pauvre/

Vérités enfouies : http://www.bonheuretamour.com/2016/06/27/victime-de-pn-verites-enfouies/

Famille PN : un schéma à connaître : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/29/famille-pn-un-schema-a-connaitre/

Pour quitter un loser : http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/pour-quitter-un-loser/

Il y a 3 étapes : se détacher, rompre et le suivi.

— Ensuite, savoir qu’on a une addiction aux peptides négatifs – à ce sujet, vous pouvez lire

http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/

http://www.bonheuretamour.com/2015/05/26/si-cest-intense-ca-doit-etre-de-lamour/

– A partir de là, bien vous conduire ; cesser les antidép’ !!!***, ne plus vous faire de mal, ni en faire aux autres, aider autrui, prier, …

– Enfin, ne pas croire les mensonges ambiants à ce sujet (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/

– choisir un bon thérapeute ; http://www.bonheuretamour.com/2013/09/03/comment-choisir-un-bon-therapeute/

– savoir que vous serez rejetée par la plupart : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/

Et ce joli conte : http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/

Le mal étant fait au niveau émotionnel, seule une méthode de guérison émotionnelle peut guérir le stress post-traumatique complexe dû aux violences subies – & pour ça, je suis là ! (je ne crois pas qu’il existe d’autres thérapeutes hors des USA qui connaissent cette méthode & sachent comment l’utiliser).

 

** *Quoi penser des antidép’ ? La Nature nous a pourvus de plusieurs systèmes d’alarme, qui attirent notre attention si l’on ingère quelque chose qui met notre survie en danger ; par ex, quand on se met à fumer, on tousse (mécanisme destiné à expulser le poison de nos poumons).

Si, par ex, un homme scie une chaise, qu’il regarde ailleurs & se scie dans le bras, le corps envoie tout de suite un signal de douleur, qui l’alerte qu’il est en train de se faire du mal, et ainsi, il cesse

Et il en va de même au plan psychologique : quand on est sur une mauvaise voie, une qui mène à la mort (faire un job qui ne nous convient pas ou fréquenter des êtres toxiques, …), notre corps nous en avertit en nous causant des angoisses, des colères & de la tristesse.

Maintenant, imaginons que l’homme qui se scie le bras se dise, en ressentant la douleur, qu’il ne faut pas cesser de se le scier, mais plutôt, prendre une drogue pour anesthésier la douleur, pour pouvoir continuer à se faire du mal… C’est stupide, non ? Eh bien, c’est exactement pareil avec les antidépresseurs !

C’est recourir à un remède-express – tenter d’anesthésier sa douleur pour pouvoir continuer à vivre de façon insensée – au lieu de s’attaquer à la cause du problème !

En plus, les antidépresseurs sont inefficaces (je n’ai JAMAIS vu personne aller mieux avec eux !) et ont d’énormes effets secondaires – souvenons-nous que TOUS les ados ayant perpétré des massacres dans des écoles aux USA étaient sous antidép’, tout comme le pilote de la Lufthansa qui a crashé l’an dernier son avion contre une montagne…

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Comment le PN sait que sa proie est ferrée

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merde Bon… Récapitulons les diverses étapes de la « relation avec un vampire :

1. Il a repéré une proie – c-à-d une personne qu’il sent comme vraie, vivante, aimante, gentille, généreuse, serviable, humble, empathique, riche d’émotions ( = le sang dont il a besoin pour rester à flot & ne pas se déglinguer complètement !),

2. il lui a fait son grand numéro de charme ; celui où il est époustouflé par votre charme, votre talent, votre beauté ou votre force, votre esprit, etc.. Cette période dure généralement quelques mois (même un an si vous êtes particulièrement indépendant-e),

3. il lui a fait passer un 1er test pour confirmer qu’il ne s’était pas trompé ; ce test est toujours un récit des souffrances qu’il subit (ou a subies jadis), et, s’il voit que cela vous émeut & que vous compatissez, il sait qu’il a choisi une bonne proie, (quelqu’un de non-empathique le verra comme un individu à problèmes et prendra ses distances),

4. C’est là que – juste retour des choses, à son avis – après s’être donné tout ce mal pour amener son « bétail » (= vous) dans la « cage » (la relation toxique), il peut commencer à se nourrir sur la bête ! (oui ; sur vous).

Et là, il commence petit ; c-à-d par un rabaissement subtil, ou une critique, ou une petite colère.

D’abord, ça le fait sentir bien, mais surtout, c’est un 2d test, plus poussé que le 1er (comme pour un entretien d’embauche !) pour s’assurer que vous vous laisserez maltraiter sans réagir sainement (c-à-d partir).

Si, comme moi, vous avez été maltraité dans votre famille d’origine, vous réagirez non en vous protégeant (comme ferait quelqu’un ayant de bonnes limites personnelles), mais en essayant de le soigner ou le guérir.

Si vous agissez ainsi, vous lui confirmez qu’il peut effectivement vous faire du mal sans que ça vous pousse à le quitter.

5. Enfin, la dernière phase : l’escalade … On ne le voit pas parce que c’est progressif & que ça se passe au plan moral (la violence est verbale) – mais imaginons que ça se passe au plan physique ; laisseriez-vous quelqu’un faire ses besoins sur vous ? Car c’est de cela qu’il s’agit ; que le PN vous hurle dessus, ou vous humilie en public, il vous ch.. dessus, en fait !

Peu importe que vous protestiez ; vous restez ! – laisser quelqu’un vous manquer ainsi de respect, et être prêt(e) à continuer à le fréquenter prouve un criant manque d’estime de soi. Vous laissez ce type (ou cette femme) vous traiter de tous les noms (que vous êtes stupide, moche, intolérant, …) et le lendemain, vous l’embrassez ou êtes d’accord de lui faire l’amour..

Cela peut arriver à n’importe qui mais bien sûr, quelqu’un qui a grandi dans une famille PN est déjà conditionné à accepter les maltraitances et sera porté à rechercher le familier ( = ce qu’il ou elle a vécu, enfant) et à nommer cela « amour ».

En tout cas, pour un PN, c’est l’extase absolue de vous voir lui courir après, après qu’il vous a démoli(e) avec ses méchancetés, de chercher la discussion, de lui demander pourquoi il a fait ça, de tenter de lui faire comprendre à quel point vous l’aimez & combien cela vous blesse, …

Pendant que votre coeur saigne, le PN est aux anges ; il sait qu’il a le contrôle total sur votre vie – que maintenant, il peut vous dire et vous faire les pires choses et que vous voudrez toujours de lui (elle) dans votre vie !

Quand même, il juge bon d’augmenter votre confusion et de renouer les liens qui vous lient en se trouvant des excuses (qu’il a eu une mauvaise journée, ou que vous avez fait quelque chose qui l’a énervé, …). En fait, il n’a aucune bonne raison, sauf celle-ci : savoir comment vous réagirez & combien il a de pouvoir sur vous & votre vie.

Il rajoute aussi une lueur d’espoir ( = une « carotte » à agiter devant votre tête pour vous maintenir dans le bon chemin & vous faire avancer) ; que, si désormais vous « marchez droit », il n’aura plus besoin de s’énerver, et ce sera de nouveau l’harmonie & l’amour…

Les victimes chanceuses ( = celles ayant grandi dans une famille normale), peuvent trouver du réconfort auprès de leur famille ou de leurs amis. Mais ceux qui ont grandi dans une famille PN n’ont pas cette chance ; ils (elles) n’ont personne pour les conseiller ou les soutenir, et en plus, n’ont personne d’autre dans leur vie que le PN… Pour ces dernières, partir sera bien plus dur que pour les autres…

Comment reconnaître le « test du crottage » (ou il « crotte » sur vous) ? Par ex, vous sortez avec un(e) PN, tout va bien, vous vous aimez, … Un soir, vous devez aller le chercher pour sortir à 8h. Or, vous arrivez à 8h04. Au lieu de s’en ficher, le PN se met à vous hurler dessus, à vous insulter – le Prince Charmant est soudain changé en le chevalier noir ! Voila le « test du crottage » ! Et si vous tentez de vous justifier, vous l’avez raté ; en faisant cela, vous lui donnez le feu vert pour augmenter les violences !

Attention :

– s’il vous accuse de le tromper, soyez sûr(e) qu’en fait, c’est lui(elle) qui vous trompe !).

– Souvenez-vous qu’un PN adore vous fiche la honte en public ; par ex, il fera une scène en public, ou dira des choses gênantes sur vous alors que vous parlez avec quelqu’un qui compte pour vous (professionnellement, par ex), vous rabaisser (souvent déguisé en « humour » ) devant un ami potentiel, …

Ne croyez pas que ce défoulement soit inconscient ; ils savent très bien ce qu’ils font ! Loin d’être spontané, c’est une tactique mûrement pensée, qu’ils ont décidé de mettre à exécution. Ils tenteront de toutes les manières de vous rabaisser, vous faire sentir mal à l’aise pour quelque chose que vous n’avez pas fait. Ramené au plan physique, c’est comme s’il vous crottait dessus (ou vous crachait à la figure), tout en vous serrant la main.

Cela vous est certainement déjà arrivé de vous rendre à un événement qui devait être une fête, puis que quelqu’un (« ami » ou partenaire) se met à vous rabaisser sans raison – disant des choses qui vous déséquilibrent et vous affaiblissent. Et si vous êtes d’accord de rester avec celui qui vous fait cela (même si vous râlez), vous lui transmettez le message qu’il peut vous ch..er dessus !

Les gens qui se laissent ainsi maltraiter, sont des gens qui ne tiennent pas compte de leurs sensations, mais doutent d’eux-mêmes, en pensant que quelques plaisanteries sont normales & qu’ils sont trop sensibles – alors que la seule réaction correcte à ce genre de comportement, c’est de partir tout de suite et de refuser ensuite de voir ce genre de personnes.

Il faut rechercher la compagnie de gens convenables (c-à-d respectueux) car sinon, le PN refera surface dans quelques jours, semaines, ou mois, et, si vous êtes seul(e), vous serez tenté(e) de renouer avec lui.

Il faut vraiment que vous compreniez que le PN vous crotte dessus exprès ; que ce n’est pas un « accident », ou dû au fait qu’il a eu une mauvaise journée, etc. Non ; il a planifié de vous maltraiter, et il sait que vous vous méfierez de vous & de ce que votre corps vous dit, pour croire, à la place, les bobards qu’il vous sert ; que vous êtes trop sensible, que vous n’avez pas d’humour, que vous l’avez provoqué ou que c’est un malentendu ! – même, il peut fondre en larmes de crocodile, en disant qu’il ne sait pas ce qui lui a pris d’agir ainsi…

La victime accepte ces mauvaises raisons parce qu’elle a été programmée pour se nier elle-même. Et puis, c’est si soudain ; à une seconde, on est avec son ami(e) ou son amour, et il (elle) vous porte un coup sans prévenir. Cette « tempête par ciel bleu » est si brutale que la victime est en état de choc !

Il faut se souvenir que, si ce que vous dit un(e) autre nous fait l’effet d’un coup à l’estomac et nous fait nous sentir mal, c’est réel ; ce n’est pas une imagination ; c’est un mauvais traitement et cet(te) autre est toxique ! Et ce n’est pas votre job de tenter de les corriger ou les guérir. De toute façon, c’est peine perdue avec ce genre d’individus !

Réfléchissez ; demandez-vous quel genre de personne il faut être pour faire subir ce choc brutal à quelqu’un d’autre, juste pour asseoir son pouvoir sur cet autre ? Ca ne peut être qu’un être mauvais, qui vous fera du mal.

Donc, si quelqu’un vous manque de respect, même si c’est quelqu’un à qui vous tenez, ou que vous croyiez un ami, quittez-le ; il (elle) n’est pas la personne que vous pensiez qu’il (elle) était..

Vous devez faire confiance à ce que vous sentez, et vous dire que vous ne permettrez pas à cet être de vous maltraiter une fois de plus ! Inventez une excuse et partez tout de suite… et s’il vous rappelle, n’acceptez sous aucun prétexte un autre rendez-vous.

Et ne donnez pas la raison : c’est une perte de temps & d’énergie de dire à un PN qu’on le soupçonne d’en être un.

Quand on a toujours été dans ce genre d’environnement, on peut croire que tout le monde est ainsi, mais c’est faux. Si vous recherchez des personnes convenables, et faites des activités positives, vous verrez qu’il y a des gens « bien », qui même après des années, ne vous manquent pas de respect.

Mais pour vous lier à des personnes convenables, il faut d’abord couper les ponts avec le(s) PN, car les gens bien ont des limites saines et ne veulent fréquenter que des gens qui en ont aussi.

Par conséquent, si quelqu’un vous soumet à ce douloureux « test », demandez-vous si vous voulez être ami (ou amant) ou faire des affaires avec un tel monstre..Vous ne laisseriez personne vous cracher à la figure ou vous ch..er dessus, non ? Eh bien, certains font cela en paroles – et vous devez voir cela ainsi ; si quelqu’un se met soudainement en rage ou vous humilie en public, visualisez-le en train de vous cracher à la face ou de crotter sur vos chaussures, et réagissez en conséquence.

Plus vous mettez de temps à quitter ce malotru, plus vous perdez de temps ( = une ressource qu’on ne peut jamais récupérer) .. Souvenez-vous que votre temps est précieux !

Maintenant que vous comprenez ce que le PN est en train de vous faire, vous pouvez vous épargner ces épreuves & ce gaspillage de votre précieux temps de vie, pour consacrer du temps à des choses qui vous épanouissent & vous rendent heureux(se).

PN ; vraie ou fausse victime ?

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drôle de gars   Si vous vivez ou avez vécu sous la coupe d’un pervers narcissique, vous le savez, ce démon est un as du mensonge, et adore se faire plaindre, alors que c’est lui l’agresseur. Tromper les gens renforce son sentiment de pouvoir sur autrui et son plaisir – car cela lui confirme que les gens sont bêtes et qu’il peut leur faire avaler n’importe quoi – sans compter que ces mêmes gens (crédules, peu informés & sensibles à l’apparence), s’ils ont le moindre pouvoir, insulteront, tortureront ou puniront la victime à sa place – et ceci est aussi jouissif pour un PN ; avoir poussé autrui à agresser sa victime, tandis que lui jouit du spectacle !

Bref, un PN a l’art de se faire passer pour la victime, et vous, pour l’agresseur – et comme il est plus doué que vous pour communiquer et convaincre, la plupart des gens croient sa version des choses et le plaignent, en ne vous croyant pas & vous accablant de leur mépris (j’en parle ici : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/ et compte développer le sujet de ces « flying monkeys » plus tard).

Eh oui ; comme les PN projettent leur côté sombre sur leur cible, & l’accusent d’être le (la) mauvais(e), il faut savoir distinguer qui est une victime réelle, et qui n’est qu’un menteur, et le vrai mauvais !

En outre, jouer les victimes sert aussi aux pervers à mieux connaître une personne qu’ils ont ciblée comme victime potentielle ; pour déterminer si elle a du coeur (donc, si elle est une bonne source d’approvisionnement narcissique), ils lui narrent leur « triste vie » et observent soigneusement si ça va l’émouvoir…

Donc, quand quelqu’un vous raconte ses malheurs, sachez reconnaître les vraies victimes des fausses, qui sont en fait des PN.  Voici comment distinguer ces loups déguisés en brebis ;

  1. a) manque d’ « affects » ; quand une vraie victime raconte ses déboires, elle est émue, tandis qu’un PN les raconte bien calmement, de façon détachée ; ils emploient des mots négatifs (« je crains pour ma vie », « j’ai peur car elle est folle », …), mais leur attitude n’y correspond pas.

Une vraie victime semble tremblante, effrayée, choquée, ravagée – elle va, par ex crier, ou avoir une « absence », puis revenir à ce qu’elle disait, avec beaucoup d’émotions. Leur discours est précipité, très émotionnel…

Mais ce 1er critère n’est pas décisif ; en effet, certaines victimes sont si déprimées (ou ont déjà tant raconté ce qu’elles ont subi) qu’elles aussi s’expriment sans affects & de façon détachée. Mais même celles-là, on les reconnaît des fausses victimes parce que, loin d’êtres sereines (comme l’est un PN quand il invente ce genre d’histoires), une vraie victime aura une apparence de zombi, de mort-vivant, un genre d’absence dans le regard, de distraction, de distance d’avec le réel.

Une vraie victime traverse les étapes d’un processus de deuil, avec le choc, le déni, la colère, … jusqu’à l’acceptation, alors qu’un menteur semblera avoir surmonté étonnament vite les émotions dues aux (soi-disant) abus subis, et n’être pas fixé ou obsédé par ceux-ci.

  1. b) utilisation brillante de mots, descriptions & expressions : Ayant étudié leurs victimes, ils connaissent les effets de leurs maltraitances, et peuvent choisir précisément les bonnes expressions pour décrire leur (soi-disant) calvaire. Ils s’inspirent de disputes qu’ils ont eue avec vous, en inversant les rôles, ou en modifiant certains éléments pour vous faire passer pour un(e) cinglé(e) dangereux(se) !

La vraie victime, par contre, n’a qu’un souvenir brumeux de ce qui s’est passé, et le stress permanent où la fait vivre son bourreau a effacé sa mémoire (on sait à présent que c’est le 1er effet d’une exposition constante à des hormones de stress). Elle s’exprime donc de façon décousue, confuse, chaotique, incohérente. Souvent, elle s’interrompt au milieu d’une phrase & s’interroge sur la validité ou l’absurdité de ce qu’elle dit.

La victime semble alors devoir réfléchir à une réponse (comme si elle mentait) mais en fait, elle se rend compte que son interlocuteur ne croit pas à son histoire (il hausse les épaules, ou lève les yeux au ciel, …), tellement les détails paraissent incroyables, ou alors qu’elle est inapte à lui faire comprendre que ces abus font mal (ça a l’air de trucs non-importants, ou faits pas exprès) …

Oui ; ce que nous fait le PN est si insidieux, et « confusionnant » , et paraît souvent si anodin, que les autres prennent la victime pour une menteuse, une mauvaise (un comble !), une paranoïaque, ou une personne hystérique ou mentalement instable (ou les 4 à la fois) !

Alors, elle tente de se défendre en s’expliquant, mais plus elle le fait, plus elle s’embrouille ou s’énerve, et moins l’autre la croit … en sorte qu’elle se sent totalement isolée. Bref, comme l’a écrit Paulo Coelho : “Ne perdez pas votre temps avec des explications : les gens entendent ce qu’ils veulent bien entendre”. Pour eux, vous avez juste une bonne tête de bouc émissaire (& toute société a besoin de se trouver des « moutons noirs »).

En comparaison, le PN semble si doux, sympathique, sain d’esprit & équilibré que, pour le citoyen lambda, il semble plus rassurant ; pour lui, le choix est vite fait de qui est crédible ou non …  & bien sûr, il se trompe à chaque fois !

Souvenons-nous ; un PN est habile ; c’est un « maître des perceptions », c-à-d qu’il a ce don magique : pouvoir modeler & manipuler les perceptions des autres !

Qui pourrait imaginer que ce gentil monsieur (ou dame) devient un monstre sadique derrière les portes fermées ?

Une des choses qui m’a fait le plus mal durant toutes ces années où j’étais avec mon époux PN, c’était de devoir entendre, encore et encore, ces réflexions lors de soirées ; « Oh ton mari est fantastique ; un vrai boute-en-train ! Et puis, il est fou de toi, ça crève les yeux ! » … Ca fait mal… On ne sait pas si on doit en rire ou en pleurer en se tapant la tête contre les murs devant tant de connerie …

Les vraies victimes en viennent à douter de leur santé mentale, comme elles en sont venues, au fil des années, à croire le PN qui les rend responsable des abus qu’elles subissent – elles se sont accoutumées à expliquer l’inexplicable et, courant après la chimère (entretenue par le PN) qu’il pourrait redevenir le Prince Charmant des débuts, elles continuent à s’accuser & à se plier à tout pour lui re-plaire.

Ne pouvant imaginer une telle perversion ( = que leur partenaire crée des discussions, non pour améliorer le couple, mais parce que ce chaos leur plaît et qu’il adore les frustrer & les faire souffrir), elles supposent qu’il a de vrais problèmes et le prennent en pitié, tout en tentant de lui faire comprendre qu’elles sont de son côté.

  1. c) absence de changements de comportement, de style de vie ou de caractère : alors que les vraies victimes changent et agissent pour faire changer les choses (lire des livres de développement personnel ou sur le couple, consulter des thérapeutes, aller sonner à toutes les associations d’aide ou d’entraide, partager leur vécu sur des groupes de victimes, …), les fausses victimes, elles, ne semblent pas affectées du tout par les abus (soi-disant) vécus, ni ne font quoi que ce soit pour améliorer leur situation – et leur sommeil comme leur santé sont excellents ; pas trace d’insomnie, de tachycardie, d’épuisement, de tremblements, de difficultés respiratoires ou d’autres troubles indicateurs de stress post-traumatique.

Or, toute vraie victime souffre si intensément à chaque seconde qu’elle ne peut rester un seul jour sans chercher à sortir de l’enfer qu’elle vit, sans chercher une validation de son vécu, une thérapie ou autres moyens de sauvetage.

Elles sentent aussi de l’empathie pour les autres victimes, et tentent de les aider en les informant. Aussi, elles essaient vraiment de s’en sortir, en se démenant, en s’informant, en  tentant toutes les voies & thérapies possibles.

La fausse victime, elle, ne fait pas toutes ces recherches … et pourquoi le ferait-elle, puisqu’elle NE SOUFFRE AUCUNEMENT de sa situation ? !

Bref, le PN soi-disant victime, passe son temps à profiter de la vie ; à sortir, à s’inscrire sur des sites de rencontre ou draguer en boîte, … pendant que la vraie victime, brisée, n’est même plus capable d’envisager d’aimer à nouveau un jour ! Au lieu de sortir & s’exposer, la victime se terre et se protège du monde extérieur.

  1. d) refus de se remettre en cause : une vraie victime doute d’elle-même, elle examine tout ce qu’elle a pu dire ou faire (ou ne pas dire ou ne pas faire) – elle soupçonne même ses mobiles cachés, ou l’énergie qu’elle émet – pour énerver son bourreau ou faire capoter la relation, elle se croit responsable de tout, en sorte qu’il se passe un temps fou avant qu’elle comprenne de quoi il s’agit et exprime le mot « maltraitance ».

A l’inverse, la fausse victime accuse tout de suite son(sa) partenaire de harcèlement, d’abus & de maltraitance ; il a même préparé (dès avant la séparation) des documents et faux témoignages pour la piétiner & la détruire totalement – car il estime que c’est CA que mérite la victime qui ose le quitter.

  1. e) pas de signes de déni : une vraie victime reste longtemps dans le déni ; voir dans quelle situation elle se trouve, aux mains de quel monstre assoiffé de son sang, est trop horrible à appréhender… Rien de tel chez la fausse victime, bien entendu

Le PN s’amuse

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PN s'amuse

Aux yeux d’un PN, vous n’êtes pas un sujet… vous existez à peine ; vous êtes une chose, un(e) esclave, une source de sang frais ou de nourriture, un outil… et rien de plus.

Pour eux, tout et tout le monde n’est qu’un moyen, qui sert leurs objectifs. Ils sont dénués de conscience, car la conscience rend faible, et ils refusent la faiblesse. S’ils semblent faibles (ou regretter, ou pleurer, ou victimes,..), soyez sûr(e) que c’est parce qu’ils ont un but en vue, et que cette attitude-là – celle qu’ils ont choisie et qu’ils vous interprètent avec brio – sert à appâter & attirer une victime…

Sans doute possédez-vous de grandes vertus, pour avoir été choisi(e) comme cible d’un PN…Vous êtes prêt(e) – et ça, ils l’ont vu tout de suite – à vous dévouer pour eux en  vous sacrifiant, en oubliant votre être propre et vos besoins…

Et les PN utilisent nos qualités (la compassion, l’empathie, le dévouement) contre nous – ils changent en faiblesses ces qualités précieuses et c’est par là (par notre humanité et bonté) qu’on tombe dans leur piège & qu’on s’attache à eux.

Aussi longtemps que vous « restez à votre place » et jouez le rôle d’esclave soumis(e) que le PN attend de vous, tout va +- bien (jamais « bien », évidemment, puisqu’il est impossible de vivre dans une ambiance sereine avec un PN). Disons, par conséquent, que vous êtes utilisé(e) une partie du temps, et ignoré(e) le reste du temps.

Mais si vous commencez à penser par vous-même, ou à montrer des idées ou des émotions personnelles, ne vous étonnez pas de vous faire attaquer !

Il est facile – pour ceux qui ont eu la chance de ne pas croiser le chemin d’un PN – de conseiller de quitter ce dernier mais si vous êtes – ou avez été – en relation avec un PN, vous savez qu’il est impossible de les quitter … Ils continuent à vous harceler.

Et si vous réussissez à vous sauver, vous devrez encore supporter de passer pour le mauvais (ou la mauvaise) auprès de vos proches mal informés et d’autres instances officielles ; car tout narcissique possède une armée d’acolytes, qu’il a dressés à faire le sale boulot pour lui… Pendant ce temps, lui, il admire le spectacle & jouit de vos souffrances !

Un PN se fiche d’ETRE bon, mais estime essentiel de PARAITRE bon (pour lui, l’Image est tout) – donc, il a, depuis des années, étudié les codes sociaux et y est devenu maître. Et comme tout PN est un parfait comédien, quand il est en public, en fait, il fait tout un show, paraissant sympa et gentil, bon, raisonnable.

Vous par contre, sa victime, apparaîssez comme dingue, illogique, déraisonnable et mauvais(e).

Donc, c’est NOUS qui avons les problèmes, qui sommes blâmé(e)s et puni(e)s, tandis que Monsieur (ou Madame) joue les incompris, les « pauvres victimes » !

Et quand on raconte la vérité, on n’est pas cru(e)s… Les gens croient le « show », le mensonge, l’apparence, et se méfient de la vérité.. Un comble ! De tout ce qu’on subit, je crois que c’est encore cela – cette trahison de nos « frères » humains – qui est le plus douloureux !

 

Conte : « Je te souhaite assez »

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Voici une belle histoire vraie, d’un auteur inconnu, et que je vous traduis parce que je l’ai trouvée belle et inspirante ;
J’étais dans un aéroport dernièrement, et j’ai écouté sans le faire exprès, la conversation entre une dame très âgée et sa fille.
L’avion de la fille avait été annoncé, et il était clair que les 2 femmes étaient sur le point de se quitter pour très très longtemps.
Elles se sont serrées dans les bras l’une de l’autre, puis la mère a dit : “Je te souhaite assez”.
Et sa fille a répondu : « Maman, notre vie ensemble m’a procuré plus que juste assez, car je n’ai jamais voulu que ton amour. A toi aussi, je te souhaite assez ». Alors, elles se sont embrassées et la fille est allée prendre son avion.
La mère a marché jusqu’à la fenêtre, très triste. Il était clair qu’elle avait envie et besoin de pleurer. Remarquant que je l’observais, elle m’adressa la parole : “ vous est-il déjà arrivé de quitter quelqu’un en sachant que c’est pour toujours ? » me demanda-t-elle.
“Mais comment savez-vous que c’est pour toujours ?” répondis-je.
« Je suis vieille, et ma fille vit si loin. J’ai des problèmes et je sais qu’elle ne reviendra que pour mes funérailles ».
 » Mais – dis-je – que signifie ce que vous lui avez dit ; je te souhaite assez ? »
Ma question fit sourire la vieille dame ; « c’est un souhait qui vient de mes ancêtres ; il signifie qu’on souhaite à l’autre une vie remplie d’assez de bonnes choses pour les soutenir. »
Elle récita alors le souhait par cœur ; « je te souhaite assez de soleil pour garder ton attitude brillante,
Assez de pluie pour pouvoir mieux apprécier le soleil,
Assez de bonheur pour garder ton âme en vie,
Assez de douleur pour que les petites joies te paraissent plus grandes,
Assez d’argent pour satisfaire tes désirs,
Assez de perte pour que tu apprécies ce que tu as,
Assez de bonjours pour t’amener jusqu’à l’adieu final. »
Elle se mit alors à pleurer et s’en alla…
Je vous en souhaite autant.. ; enfin, assez 😉 !