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Citations de Mo Tseu

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Mo TseuCe philosophe chinois (mon préféré) vécut de – 470 à – 391 et, dans ses enseignements, préconisa l’authenticité & la réflexion personnelle, plutôt que la foi aveugle & l’obéissance aux rites.

Pour accomplir quoi que ce soit, il faut avoir des normes. Personne n’a encore accompli quoi que ce soit sans elles. Tous les États du monde, grands ou petits, sont des cités du Paradis, et tous les gens, jeunes ou vieux, honorables ou humbles, sont ses sujets ; car tous paissent les bœufs et les moutons, nourrissent les chiens et les porcs, et préparent de bon vin et gâteaux à sacrifier au Ciel. Est-ce que cela ne signifie pas que le Ciel nous revendique tous et accepte les offres de tous ? Puisque le Ciel nous réclame tous et accepte les sacrifices de tous, alors, qu’est-ce qui peut nous faire dire qu’il ne désire pas que les hommes s’aiment et se fassent du bien les uns des autres ? Ainsi ceux qui aiment et font du bien aux autres, le Ciel les bénira. Ceux qui haïssent et nuisent à autrui, le Ciel les maudira, car il est dit que celui qui tue l’innocent sera visité par le malheur. Comment pouvons-nous expliquer autrement le fait que les hommes, se tuant les uns les autres, seront maudits par le Ciel ? Ainsi, nous sommes certains que le Ciel désire que les hommes s’aiment et se fassent du bien et exècre qu’ils se haïssent et se nuisent.

Si nous devons classer un par un tous ceux qui détestent les autres et blessent les autres, devrions-nous les trouver être universels dans l’amour ou partiels ? Bien sûr, nous devrions dire qu’ils sont partiels. Or, étant donné que la partialité envers autrui est la cause des grandes calamités de l’empire, alors partialité est mal.

Les hommes inférieurs interprètent souvent « hommes convenables » par « notre parti ».

La richesse d’une personne est la pauvreté de l’autre.

Honorer le digne est est le fondement de la bonne gouvernance … ceci est un principe que les sages ont bien pris soin de mettre en pratique.

L’homme sage qui a la charge de gouverner l’empire devrait connaître la cause du désordre avant qu’il ne puisse y remettre l’ordre. A moins de connaître sa cause, il ne peut pas régulariser.

Le but de l’humaniste est de procurer des bienfaits au monde et d’éliminer ses calamités.

Si les dirigeants désirent sincèrement que l’empire soit riche et détestent qu’il soit pauvre, désirent qu’il soit ordonné et détestent qu’il soit chaotique, ils devraient favoriser l’amour universel et l’aide mutuelle. Ceci est le chemin des rois de sagesse et la façon de commander le monde, et cela ne doit pas être négligé.

S’il n’y a pas d’amour mutuel entre les peuples, une haine mutuelle se posera.

La pauvreté est la source des troubles dans le pays.

L’esprit est de comprendre l’essence des choses.

Mais quels sont les avantages du monde et ses calamités ? Mo Tseu dit : les attaques mutuelles entre les Etats, l’usurpation mutuelle entre les maisons, les blessures mutuelles entre les individus ; le manque de grâce et de loyauté entre gouvernants et gouvernés, le manque d’affection et de la piété filiale entre père et fils, le manque d’harmonie entre les aînés et les plus jeunes frères, voilà les principales calamités du monde.

(…) Quand personne dans le monde n’en aime un autre, naturellement les forts domineront les faibles, les nombreux opprimeront les rares, les riches se moqueront des pauvres, les honorés dédaigneront les humbles, les rusés tromperont les naïfs. Par conséquent, toutes les calamités, les conflits, les plaintes et la haine dans le monde sont nées du manque d’amour universel. C’est pour cela que les humanistes désapprouvent ce manque.

Quel est le moyen de l’amour universel et du soutien mutuel ? Mo Tseu dit: c’est d’estimer les autres pays autant que le sien propre, les maisons des autres autant que la sienne, les autres autant que soi-même.

Mais les gens attachés au monde diraient : « jusqu’ici, tout va bien. C’est bien sûr excellent que l’amour devienne universel. Mais ce n’est qu’un idéal difficile et lointain… »

Mo Tseu dit : Ceci est simplement dû au fait que les gens du monde ne reconnaissent pas ce qui est à l’avantage du monde, ou ne comprennent pas ce qui est calamiteux pour lui. Or, assiéger une ville, combattre dans les champs, ou se faire un nom au prix de la mort, voilà ce que les hommes trouvent difficile. Pourtant, lorsque le souverain les encourage, la multitude peut les faire.

En comparaison, l’amour universel et l’aide mutuelle est tout à fait différente de celles-ci. (…) Alors, quelle difficulté y a-t-il avec l’amour universel ? Seulement que le gouvernant échoue à l’incarner dans son gouvernement et l’homme ordinaire dans sa conduite.

(Quelle est la raison du chaos et de la pauvreté ?) C’est dû au fait que les dirigeants ont échoué à promouvoir les talentueux et à employer les gens capables dans leur gouvernement. Lorsque les talentueux sont nombreux dans l’état, l’ordre sera stable ; quand les talentueux sont rares, l’ordre sera instable. Par conséquent, la tâche du leader ne consiste qu’à augmenter le nombre des talentueux.

Comment savons-nous que la promotion des vertueux est le fondement du gouvernement ? Lorsque le (gens) honorables et sages régissent le gouvernement, les ignorants et humble demeurent à leur place ; mais quand les ignorants et les humbles dirigent le gouvernement, les (gens) honorables et sages deviennent rebelles. Par conséquent, nous savons que l’exaltation des talentueux est le fondement du gouvernement.

Les dirigeants sages dans le passé beaucoup insisté sur la promotion des talentueux et l’emploi des capables. Sans considération particulière pour leurs parents, pour les gens riches et honorés, ou pour les personnes belles, ils ont exalté et promu les talentueux, les ont enrichis et les honorés, et les ont fait gouverneurs et dirigeants.

Les vicieux, ils les ont gardés à distance et bannis, dépossédés et dégradés, et en ont fait des ouvriers et serviteurs. Là dessus, les gens ont tous été encouragés par des récompenses et menacés par des punitions et ont rivalisé l’un avec l’autre après la vertu. Ainsi, les gens talentueux se sont multiplié et les vicieux ont diminué en nombre. Telle est la promotion de la vertu. Ensuite, les dirigeants sages du passé ont écouté leurs paroles et ont observé leur conduite, ont découvert leurs capacités, et leur ont soigneusement attribué leurs emplois. Telle est l’emploi des capables.

Lorsque les dirigeants ne peuvent pas faire un manteau, ils emploieront des tailleurs capables. Quand ils ne peuvent pas tuer un bœuf ou un mouton, ils emploieront des bouchers capables. Dans ces 2 cas, ils savent qu’ils devraient promouvoir les talentueux et employer les capables pour les affaires. Mais quand on en vient au désordre du pays et au danger de l’Etat, ils ne savent pas qu’ils devraient promouvoir les talentueux et employer les capables pour le gouvernement. Ils emploieraient plutôt leurs parents, ils emploieraient les riches sans mérite, et les beaux. Mais quant à l’emploi des riches sans mérite et des beaux, vont-ils nécessairement se montrer sages et intelligents ? Laisser ceux-ci dominer le pays revient à laisser les non-sages et les non-intelligents régir le pays. Et le trouble peut être prédit.

Encore une fois, gouverner exige un savoir.

Quiconque critique les autres doit avoir quelque chose pour le remplacer. La critique sans suggestion est comme essayer d’arrêter les inondations avec des inondations et d’éteindre le feu avec du feu. Cela sera sûrement sans valeur.

P’eng Ch’ing Shengtse dit : « Le passé peut être connu, mais l’avenir ne le peut pas. » Mo Tseu dit : « Supposons que vos parents rencontrent un malheur à 30 miles d’ici, et qu’ils ne disposent que d’une marge d’un jour. S’ils pouvaient être atteints (en un jour), ils vivraient (et) sinon ils mourraient. Voici un chariot solide et un excellent cheval, et voici un mauvais cheval et une charrette à roues carrées. Vous pouvez choisir. Lequel voulez-vous prendre ? » Il fut répondu que l’excellent cheval et le chariot solide feraient bien sûr faire un voyage plus rapide. Mo Tseu dit : « Alors, comment l’avenir n’est-il pas connaissable ? »

Mo Tseu a de nombreux livres dans les tiroirs de son chariot. Hsien T’angtse les vit et fut surpris. Il demanda le pourquoi de tant de livres. Mo Tseu dit: (…) » J’ai entendu dire que différents moyens peuvent conduire à la même fin, mais ils ne sont pas présentés sans écarts par rapport l’un à l’autre. Et les gens ordinaires ne savent pas comment placer une importance appropriée dans ce qu’ils entendent. D’où le grand nombre de livres. Quand quelqu’un a passé en revue les idées et profondément réfléchi sur elles, alors il comprend les éléments essentiels qui conduisent à la même fin. Ensuite, il n’a plus besoin d’être instruit par les livres.

Comment une doctrine doit-elle être examinée ? Certains critère de jugement doivent être établis. Exposer une doctrine sans tenir compte de la norme est comme déterminer les directions du lever et du coucher du soleil sur un roue de potier en train de tourner. Par un tel moyen, la distinction du bien et du mal, des avantages et inconvénients, ne peut pas être connue. Par conséquent, il doit y avoir 3 tests : sa base, sa vérifiabilité et son applicabilité. Sur quoi doit-elle se baser ? Elle doit être fondée sur les actes des dirigeants sages du passé. Comment peut-elle se vérifier ? Elle doit être vérifiée par les sens de l’ouïe et de la vue des gens ordinaires. Comment doit-elle s’appliquer? Elle doit être appliquée en l’adoptant dans le gouvernement et en observant ses avantages pour le pays et le peuple.

Dans le passé, des personnes nulles se livraient à la nourriture & la boisson, et étaient paresseux dans leur travail. Là-dessus, leur nourriture et leur vêture devinrent insuffisantes, et le danger de la faim et du froid approchait. Ils n’avouent pas : « Je suis stupide et insolent et n’ai pas été diligent au travail. » Mais ils diront : « Ce n’est que mon destin, d’être pauvre. » Dans le passé, des dirigeants méchants ne contrôlaient pas la sensualité de leurs oreilles & de leurs yeux et les passions de leur esprit. Ils ne suivirent pas leurs prédécesseurs et ainsi, perdirent leur pays et ruinèrent leur état. Ils ne savent pas qu’ils devraient confesser : « Je suis stupide et insolent et n’ai pas été diligent à participer au gouvernement. » Mais ils diront : « Ce n’est que mon destin de le perdre ». Si la doctrine du fataliste était mise en pratique, les hauts dirigeants ne participeraient pas au gouvernement et leurs subordonnés ne participeraient pas au travail. Si les supérieurs ne participent pas au gouvernement, la juridiction et l’administration seront dans le chaos. Si les subordonnés ne vont pas au travail, la richesse ne sera pas suffisante… La croyance excentrique dans cette doctrine est responsable d’idées pernicieuses et est la voie des méchants. Si les gens du monde désirent vraiment avoir le monde riche et ne veulent pas l’avoir pauvre, désirent l’avoir ordonné et n’aiment pas l’avoir dans la confusion, la doctrine du fatalisme doit être rejetée. Elle est une grande calamité pour le monde.

Si l’on ne préserve pas le savant dans un Etat, il nuira à l’Etat ; si l’on est pas zélé (à recommander) le vertueux en en voyant un, il négligera le gouvernant. L’enthousiasme ne doit être montré qu’envers les vertueux, et les plans pour le pays ne sont à partager qu’avec les savants. Rares sont ceux qui, négligeant les vertueux et méprisant les savants, purent quand même maintenir l’existence de leur pays.

(…) quant à l’amour universel et l’aide mutuelle, ils sont bénéfiques et faciles sans aucun doute. Il me semble que le seul problème est qu’il n’y a pas de supérieur qui l’encourage. S’il y a un supérieur qui l’encourage, le promeut avec des récompenses et des éloges, (et) menaçant l’inverse avec des punitions, je crois que les gens tendront vers l’amour universel et l’aide mutuelle comme le feu tend vers le haut et l’eau vers le bas – ce sera inévitable dans le monde.

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50 Shades of PN

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PN loup

Les PN sont (contrairement aux apparences) des êtres d’une grande monotonie & n’ont aucune tolérance : tout doit se faire à LEUR façon, toujours de la même manière, par tout le monde. « Routine » est leur mot-clé, car ils sont extrêmement psychorigides.

Par exemple, le mien, qui ne faisait pourtant jamais aucune tâche ménagère, me critiquait sans arrêt sur ma façon de faire la vaisselle ; il fallait d’abord placer ici la vaisselle sale, la laver d’une certaine manière, puis la rincer, aussi comme sa mère le faisait. Non mais, quel IDIOT, quand j’y repense 😉 … Et moi aussi, d’ailleurs, j’étais bien sotte de supporter cela ; j’aurais dû lui répondre : « puisque tu le sais mieux, tu n’as qu’à la faire toi-même ! »

Le PN est fermement convaincu que les choses DOIVENT se faire d’une certaine façon ; la sienne (celle avec laquelle il se sent à l’aise) – et si vous voulez faire les choses autrement, il y aura des conséquences !

En effet, ce faisant, la victime l’a en quelque sorte « attaqué », puisque sa façon de faire l’a mis lui (le PN) mal à l’aise, il s’est senti déstabilisé… Ceci, vous le comprenez, « mérite » une punition !

De même, si la victime, qui au début (vu qu’il se faisait alors passer pour le Prince Charmant), cesse de l’admirer (j’ai déjà décrit ici http://www.bonheuretamour.com/pn-et-approvisionnement-narcissique/ quel besoin ces êtres ont d’approvisionnement narcissique), ils deviennent soudain froids & silencieux – et bien sûr, vous punissent (par ex, par de la torture silencieuse : http://www.bonheuretamour.com/pn-torture-silencieuse/ ).

Si la victime insiste, il peut carrément quitter la maison ou, en une seconde, passer à une violence extrême (ou même juste la menace, car ils adorent vous terroriser).

Lorsque vous commencez à voir leur vraie (hideuse) nature, c’est un peu comme quand un bandit dit de quelqu’un « il faut l’éliminer ; il en sait trop ». Oui vraiment ; vous en savez trop ! Pour le PN, personne ne peut voir cela (même pas lui, en fait) !

En plus, comme vous avez arraché son masque et commencez à distinguer ses tactiques pour vous manipuler, il est en quelque sorte « nu », exposé, c-à-d qu’il perd pas mal de pouvoir… et cela, un PN ne le supporte pas !

Au fond de lui, le pervers narcissique est toujours ce petit enfant faible & sans défense, qui fut maltraité, nié, négligé, battu ou terrorisé… Et c’est justement pour cela, pour reprendre le pouvoir, qu’ils vous font subir des sévices ; dans leur esprit tordu, ils doivent « repasser » à quelqu’un leur douleur. Voilà pourquoi ils vous maltraitent, vous négligent, vous nient, vous battent ou vous terrorisent.

Là, ils ont le pouvoir, ils récupèrent un pouvoir sur leur vie, ils « guérissent » – c’est pour ça qu’ils se sentent bien quand ils vous font cela …

La vie est mouvement. Or, le PN est quelqu’un qui n’a pas évolué, n’a pas fait un travail sur lui-même, compris, et repris le cours de sa vie, mais est resté coincé dans un passé douloureux.

Alors, si vous leur faites remarquer qu’ils sont loin d’être parfaits et devraient changer de comportement, cela les enrage.

Ils voient cela, non comme une tentative de communication pour améliorer la relation, mais comme une attaque personnelle. VOUS les attaquez, vous les agressez sans raison, donc vous méritez une punition (ce qui, en fait, était son but depuis le début – comme dans la fable « le Loup & l’Agneau, de Jean de la Fontaine).

En fait, vous êtes tellement mauvais(e) (PROJECTION) que vous méritez la mort. Rien de ce qu’il pourra vous faire, ne pourra vous faire payer pour ce crime de le critiquer, lui qui est si bon & si parfait ( !).

Ils vous dira les choses les plus cruelles et blessantes et passera sa rage sur vous, en voulant vous détruire, vous piétiner, vous ECRASER totalement (car sa rage, en effet, bouillonne en lui depuis des années & s’est accumulée terriblement)… Mais en même temps, il veut vous laisser en vie, pour pouvoir continuer à se venger sur vous de ce qu’ils a subi (et ressenti) jadis.

Mais le pis, c’est qu’il vous rend dingue ; il dit ou fait quelque chose, puis, quand vous y faites allusion, prétend qu’il n’a jamais fait ou dit cela – en sorte que vous pensez être dingue.

Moi, par ex, il me disait « tu es folle, j’ai jamais dit ça, je vais te mettre à l’asile ». Et dans ma naïveté, je pensais que je perdais l’esprit… Jusqu’à ce que ma fille grandisse un peu, et me dise « mais maman, il l’a VRAIMENT dit ; moi aussi, je l’ai entendu dire cela ». Alors, j’ai compris que ce n’étais pas moi la dingue…

Ici, ATTENTION ! Il faut radicalement cesser de chercher à comprendre les mobiles de notre PN, et « s’il le fait exprès de nous traiter ainsi, ou pas ; s’il est juste un mauvais communicateur, ou taiseux, ou traumatisé, etc » – Fini la pitié, fini la patience & la compréhension, fini les discussions ; il faut CESSER ! Car c’est CELA qui nous maintient dans cette relation qui nous détruit !

Dites-vous bien qu’on ne discute pas avec quelqu’un qui est fou (ce sont ses « démons », ses pulsions mauvaises, qui le font parler & agir comme il fait), qui n’est pas lucide (il ne voit pas d’ »où » il parle), qui ne vous veut pas du bien,  qui n’est pas de bonne foi et qui ne veut pas que le problème se résolve !

Si quelqu’un agit ainsi, qu’il soit innocent & cinglé, ou juste mauvais (ce qui au fond est aussi une maladie mentale), il ne faut pas rester en relation avec lui, c’est tout. Car même s’il est juste « dérangé », ce n’est pas à vous de le soigner. Qu’il aille se faire soigner ailleurs ! Vous, vous devez prendre soin de vous-même, et d’abord, renforcer vos limites personnelles !