Archives de Tag: protéger

Mais pourquoi font-elles ça ???

Par défaut

sexu-fill2

Je suis choquée ; mon ami Phil (je le fréquente parce que je l’aime bien -je suis très fidèle en amitié – et aussi parce qu’il a parfois de bonnes idées et connaît un tas de gens) m’a montré des photos porno de sa copine – de 73 ans – souriant bêtement devant l’objectif en prenant des poses lascives à poil … Beurk !

Et Marie-Claire n’est pas la seule ; il y a toute une kyrielle de femmes mûres qui se sont prêtées à ces « jeux » dégoûtants…

Je rappelle le contexte : aucun contact physique ou préliminaire, un flat social minable de 15m², encombré de meubles & avec, partout sur les murs, des tableaux laids & des photos de femmes nues (souvent jambes écartées ou en train de se masturber).

Sur les photos qu’il a prises, ses copines prennent des expressions faciales excitées, pourtant il est quasiment impossible d’être excitée dans de telles conditions … surtout que ce n’est pas suivi d’une relation sexuelle (mon ami se contente de photographier). Donc, elles simulent le désir & l’excitation sexuelle … mais pourquoi ?

Toute relation a seulement 2 mobiles : l’amour ou l’argent.

Or, ça ne peut être pour l’argent, puisque Philippe ne les paie pas pour faire ça. Il n’a pas d’argent, du reste ; il dépend de l’aide sociale & n’a rien à lui.

Et ça ne peut être pour l’amour non plus, car il est impossible d’aimer ce gars ; c’est un porc sans raffinement, con comme un balai, mégalomane & incapable d’aimer (jamais marié – voir ; http://www.bonheuretamour.com/2012/12/29/femme-attention-aux-jamais-maries/ ) à 60 ans…

Oh ! L’ATTENTION ! Voilà pourquoi elles sont prêtes à se prostituer ainsi (et sans être payées, en plus !)

Une femme (surtout les sottes) en fera des tonnes pour être dans le collimateur d’un gars…

L’attention d’une autre femme les laisse parfaitement froides, par contre.

Pour montrer dans quel mépris elles tiennent leurs consoeurs (& elles-mêmes, du coup), il m’est souvent arrivé de prendre la parole dans des réunions ou sur facebook.
Je répondais sur un sujet que je connais bien, en donnant des précisions ou en offrant des solutions, et typiquement, les femmes me niaient totalement, pour écouter le 1er cornichon venu (mais mâle !) sortant des âneries !

C’est lamentable, frustrant & au fond, répugnant !

A quoi sert la soi-disant « éducation » ? Si l’éducation ne peut pas leur apprendre à se débrouiller toutes seules, à se valoriser, à se donner ce dont elles ont besoin et à se conduire d’une façon digne et autonome, à quoi sert cette éducation-là ???  Les femmes d’ici sont restées exactement les mêmes que les analphabètes ! Tout comme elles, elles ont intégré le fait que le SEUL moyen d’obtenir de l’attention de la race dominante est de leur offrir leurs « charmes ».

Et vu l’âge des bobonnes que j’ai vu chez Philippe, il n’y a plus beaucoup d’amateurs de leurs charmes défraîchis… donc, le 1er venu fait l’affaire !

Car enfin, Philippe est sale, vicelard, grossier, stupide, psychotique … Mais s’il n’y a plus que ce déchet humain pour obtenir l’attention dont elles ont soif… so be it ! Elles aiment encore mieux se conduire comme une pute à 20 € (& encore, sans les 20€ !) parce que c’est tout ce qu’elles connaissent pour obtenir l’attention d’un homme.

N’est-ce pas pathétique ? Et pourtant, c’est là la mentalité de la plupart des femmes !

QUAND apprendront-elles que l« homme aime la femme comme le loup aime l’agneau », qu’ils ne font que prendre & rien donner, qu’il n’y a rien de bon à tirer de ces porcs ?

Qu’il soit clair que je ne parle ici que des hommes (mais c’est hélas la majorité) ayant, eux-aussi, intégré ces stéréotypes & qui se laissent aller sur la pente de la saleté & de la dégradation des femmes & de soi-même.

En tout cas, si une « tache » comme Philippe peut se ramasser des dizaines de femmes (et pas que des traîne-patins ; non ; des bourgeoises aussi !), il ne faut pas demander ce qu’un gars plus jeune, plus beau, plus riche & plus raffiné peut ratisser – ça donne le vertige !

La femme lambda ne réfléchit guère & est toujours prête à se sacrifier, se faire exploiter & à souffrir en échange d’une promesse illusoire d’amour (Picasso disait : « ce sont des machines à souffrir »).

Et comme on est bombardées, depuis toujours & via tous les médias possibles, d’une l’objectification de notre être – véhiculant le message que la femme est, non un sujet, mais un objet (& un objet sexuel), la plupart des femmes en viennent assez vite à s’auto-objectifier !  Et plus elles sont sottes & incultes, plus elles le feront !

Autrement dit, la femme ne se voit plus qu’en termes de combien elle est sexuellement désirable aux yeux des hommes !

Tout le reste (carrière, …) passe au 2d plan !

Pour comprendre l’ampleur de ce fléau, sachez qu’il a été établi qu’en moyenne, une femme examine un détail de son corps toutes les 30 secondes !

En outre, ça instille la croyance que les mâles sont plus « sexualisés » que nous (ce qui totalement faux) et que la violence sexuelle masculine envers les femmes est – en quelque sorte – normale ; en effet, il a été démontré que cette imagerie sexuellement objectifiante rendait les gens plus tolérants envers le viol & le harcèlement sexuel.

J’ai par exemple travaillé quelques mois dans une école primaire en 2015 … C’était l’horreur ! A chaque récréation, les garçons se jetaient sur les filles comme sur des proies.

Quand j’étais enfant, les violences sexuelles n’existaient pas ! On se faisait juste taper, mais c’était dans le cadre de jeux (nos jeux étaient assez violents, et c’était bien ainsi) ; on ne pleurait pas & on rendait les coups… et on s’amusait ensemble.

Maintenant, des filles d’1m 60 se font taper par des garçonnets d’1m20 et se laissent faire en pleurnichant ( !) … Elles sont devenues d’une passivité révoltante !

Quant aux agressions sexuelles constantes auxquelles j’assistais (tripotages, levages de jupe, embrasser de force sur la bouche, remarques grossièrement sexuelles, …), elles ne choquaient QUE MOI ! Les autres surveillantes s’en fichaient et trouvaient ces agressions normales ! Même, elles se moquaient de moi, m’appelant « bégueule », de ce que j’étais choquée par ces attaques ( !)

Donc, voilà la situation des fillettes ; depuis toutes petites, chaque jour, plusieurs fois par jour, elles (surtout les jolies) subissent coups & agressions sexuelles, et les adultes trouvent ça normal & laissent faire… Imaginez les croyances qui s’imprègnent en elles, et ce que ça donnera à l’âge adulte… Ca fait peur !

Une étude récente (http://www.livescience.com/21609-self-sexualization-young-girls.html) montre que dès l’âge de 6 ans, les filles se perçoivent déjà comme des objets sexuels.

À ces petites filles, l’équipe de recherche a montré 2 poupées dessinées, l’une normalement couverte & l’autre, vêtue (ou plutôt, dévêtue) de vêtements sexy – puis, lorsqu’on demande aux fillettes de choisir la poupée avec qui elles voudraient jouer & qui leur ressemble, ou qui ressemble à ce qu’elles voudraient être, 70% de ces fillettes choisissent la poupée sexy ; c’est celle-là avec qui elles veulent jouer & à qui elles veulent ressembler. Mais pourquoi d’innocentes petites filles veulent-elles ressembler à une péripatéticienne (je reste polie) ?

Selon Christy Starr (qui mena cette étude), tous les enfants veulent être populaires. Donc, dès cet âge, les fillettes ont déjà intériorisé ce que « la société » exige des femmes ( = être sexy) et s’objectivisent ! (se voient comme un objet,  usant d’une apparence pour atteindre un statut socialement valorisé).

Beaucoup accusent les médias de cette hyper-sexualisation des fillettes, mais la mère, si elle est sotte, se voit déjà elle-même comme un objet. Or, comme les filles prennent modèle sur leur mère…

Si par contre, leurs mères sont intelligentes et sûres d’elles & dénoncent les stéréotypes & pressions médiatiques qui ramènent les femmes à leur seul sex-appeal, leurs filles ne se verront pas comme des objets : les explications maternelles font barrage à ce que les fillettes voient et entendent journellement.

Les croyances religieuses jouent aussi un rôle protecteur contre les dictats de la société de consommation ; les fillettes ayant des mères croyantes sont protégées contre cette objectivation et hyper-sexualisation, car la religion propose d’autres modèles, qui contrebalancent les messages mercantiles.

Bizarrement, les fillettes ayant des mères (trop ?) croyantes & regardant peu la télé, sont attirées par le modèle « sexy »… sans doute par attrait de l’interdit.

Si les petites filles grandissent en se voyant comme des objets – & qui plus est, des objets sexuels, c’est que la société et leur mère considèrent que l’apparence d’une fille prime sur tout le reste, & qu’on ne montre & dépeint les femmes qu’ainsi !

Hélas, toutes les femmes (même les malignes qui ont gardé de l’estime de soi & refusent de servir de putain gratuite aux hommes) doivent payer la note de ces comportement imbéciles… car devinez qui en profite ? …

 

Publicités

Peut-on juger ? Suivons les messagers divins !

Par défaut

perles-cochon ou : Marre de l’interdiction de juger des béni oui-oui du Politiquement Correct !

J’avais déjà dit ce qu’il fallait penser des théories New Age & du Politiquement correct (voir : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/12/p-c-new-age/ ).

Les nouveaux bigots s’en tartinent la bouche & crient au scandale dès lors qu’on ose juger. Eux-même, d’ailleurs, font bien pis, mais toujours sous une forme hypocrite (faussement douce).

Mais tous les grands sages & messagers divins le disent : il FAUT juger, sous peine de perdre notre âme (& comment être alors utile au monde ?).

Il est du niveau de grands Maîtres comme Jésus, de pouvoir être giflés sans que leur âme recule, mais la plupart des gens (moi, par ex) ne le peuvent pas.

Etant pleinement humaine (c-à-d lucide), je me connais & comme je tiens à le rester, je sais que les attaques – même si je sais d’où ça vient – me touchent & m’abîment et que je dois éviter les insensés incultes (toujours intolérants, donc agressifs).

Ils présentent une situation à fort risque & à bénéfice nul (pure perte de temps & d’énergie) pour moi … avec eux, il faut se souvenir du dicton turc « Celui qui dit la vérité doit avoir le pied à l’étrier »!

Sur un groupe Fb « pervers narcissiques, mythe ou réalité ? », une femme demande de l’aide contre son ex qui est – soi-disant – PN (juste agacé, en fait, car les PN étant « in », les idiots en voient partout, actuellement !) & la rend folle (Admirez la « drama queen » typique, & le beau jeu de ping pong inconscient !) :

ping-pong-pn-1  ping-pong-pn-2

Je doute fortement que le gars soit un PN, mais soucieuse d’aider (« Toute pensée, parole et action consacrée à la Gloire de Dieu et au bien de notre prochain, est une prière »), je réponds comme suit :

Bea de Laat Bea de Laat Il faut arrêter de jouer avec lui…

Aenia SmithA S Mais je ne joue pas !!

Bea de LaatBea de Laat Parler, c’est comme un jeu de ping pong : l’un envoie la balle, l’autre la renvoie, etc… Il ne faut plus renvoyer la balle (attention : alors, il agira plus violemment, & poussera la provocation + loin) – mais tant que vous répondez, vous jouez son jeu & vous lui fournissez son « picotin »…Pendant que vous souffrez, lui s’amuse …

– Les morts-vivants ont besoin de notre « sang » ( = nos émotions) pour survivre – Or, ce qui en cause le plus est la frustration (mélange de douleur & de colère) !

– C’est dur de ne pas répondre car si on est traumatisé, l’amygdale (dans le cerveau), s’emballe et ça fait qu’on devient très réactive…

Sur ce groupe, d’autres femmes (clairement toutes de même niveau qu’A S, c-à-d fort sottes) disent des « superficialités » (genre « il faut couper le contact ») ou des trivialités (genre « imagine-le sur la toilette, avec son froc baissé, & étant constipé » – avec des émoticones « mdr » , … ).

=> A S, à qui je donne ces conseils profonds, m’ignore totalement mais par contre, elle répond à toutes celles qui lui donnent des conseils grotesques !

Aïe ! En 4 ans de présence Fb, à chaque fois (AUCUNE exception !) que j’ai écrit dans ce genre de groupes d’andouilles, ça a tourné en « innocence au sourire sanglant », avec intolérance & agression…

F. Berger a dit ; « Dieu est un état de conscience au sein duquel les idéaux spirituels comme la vérité, la justice, la bonté, l’amour et la beauté sont évidents », & conclus qu’A S, puisqu’elle ne reconnaît pas la vérité quand elle la voit, doit être loin de Dieu… => Il faut quitter ce groupe.

Déjà, dans l’Ancien Testament, il est dit :

Pr 1:7 La crainte de l’Eternel est le commencement de la science ; Les insensés méprisent la sagesse et l’instruction.

Pr 13:20 « Celui qui fréquente les sages devient sage, Mais celui qui se plaît avec les insensés s’en trouve mal. « 

Pr 18:6 Les lèvres de l’insensé se mêlent aux querelles, Et sa bouche provoque les coups.

Pr 20:3 C’est une gloire pour l’homme de s’abstenir des querelles, Mais tout insensé se livre à l’emportement

Pr 23:9 « Ne parle pas aux oreilles de l’insensé, Car il méprise la sagesse de tes discours. »

Pr 24:7 La sagesse est trop élevée pour l’insensé

Bouddha aussi enjoint d’éviter les insensés : « La compagnie des insensés nous fait peu à peu souffrir comme un ennemi » et « N’avoir aucun contact avec les insensés permet d’être toujours heureux. »

Jésus – par la voix de St Matthieu – a aussi détaillé ceci :

-7 : 6 :  » 6Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. « 

Jésus compare ici les choses saintes à des perles… et moi, pécheresse, j’oserais comparer mes modestes écrits à des choses saintes ? Eh bien oui ! Car mes conseils venaient d’une intention d’Amour et expriment la Vérité (« … car je suis la Voie, la Vérité, & la Vie« , disait Jésus – & chacun sera d’accord pour dire qu’il était très saint), et même la vérité nue – pas la peau ou la chair du fruit, mais l’amande, la base, le coeur.

Et comme je parle aussi d’une position de Pouvoir, n’importe qui de sensé verrait que les 3 ensemble forment un conseil « Intelligent » (sur ceci ; « les 7 piliers de Steve Pavlina », voir ; http://blog.mes-investissements.net/steve-pavlina-chronique-livre/).
– 10 : 13 : « 13et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous. 14Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. » » 

Ai-je attrapé la grosse tête ? Est-ce que je me prends pour un génie ou pour l’empereur de Chine ? Non, mais je connais ma valeur & celle de mes dires, et le fait qu’A S ne me réponde pas alors qu’elle l’a fait pour les autres, indique une volonté de « m’ignorer ».

Je ne ferai donc plus l’erreur de rester dans un groupe où on ne me comprend pas, où on n’a pas le niveau pour apprécier mes dires, et où la vérité choque & pousse à l’agression (comme ça a été le cas A CHAQUE FOIS où j’ai voulu informer dans ce genre de groupe). Mon devoir envers moi-même & le monde est de me protéger de cela !

Les messagers divins nous le disent : chacun a comme devoir de se protéger contre les insensés – ce qui passe obligatoirement par la compréhension qu’ils le sont, le jugement qu’ils sont nocifs pour nous, & la rupture totale d’avec eux !

Et les « grands vertueux » qui « s’indignent » de ceci, contredisent les ordres de Dieu Lui-même !

Je n’ai donc rien à faire avec eux non plus ! Voici ce que Baha’u’llah nous enjoint quant à ces êtres ; « Prends garde ! Ne chemine pas avec l’impie, et ne recherche pas sa compagnie, car une telle fréquentation change le rayonnement du coeur en feu de l’enfer ! »

Ainsi ferai-je ! Et je conseille à tous ceux (celles) dans le même cas de faire pareil.

Etre époux, être père.. ça signifie quoi ?

Par défaut
Photographs of the Fernández family newborn by Alabama photographers Little Acorn Photography.

  (the Fernández family newborn by Alabama photographers Little Acorn Photography)

Presque tous les problèmes psychologiques ont leur source dans la société, qu’elle soit stricte, ou permissive …

La nôtre est plus que permissive ; elle est relâchée, déchaînée, débridée, car décadente ; le sacrifice et l’auto-discipline y sont dépréciés, les valeurs en berne, et l’espoir est mort..

Pas étonnant que les dépressions fleurissent !

La morale n’étant plus à l’honneur, il n’y a que bien peu de gens qui comprennent les bases du mariage, et donc, ses ingrédients indispensables.  Jadis, il était basé sur le concept d’un homme et d’une femme se donnant l’un à l’autre à jamais, pour amener de nouvelles vies au monde, créer une famille où les enfants sont élevés dans le respect des valeurs et ne craignent pas l’amour. L’acte d’amour conjugal garantit ceci.

Le mariage est ici un acte de service, et non un « droit » de remplir le sentiment de vide de quelqu’un, via une « relation » à un autre.  Personnellement, j’aime la manière dont ceci s’exprime en Inde : là, on ne dit pas « je me marie », mais bien : « je deviens un(e) époux(se) »… car c’est bien de cela qu’il s’agit, en fait !

Hélas, partout et en tous temps, le concept de mariage a été perverti par le matérialisme, on y a mêlé l’argent, la préservation du patrimoine.

Il s’agit que ledit patrimoine soit transmis à un héritier légitime (c-à-d issu du père putatif), d’où l’exigence que l’épouse arrive vierge au mariage, et puis soit ensuite rigoureusement fidèle.

Les hommes – puisque ce sont eux qui avaient le pouvoir – ont donc fait de l’union (qui est profondément spirituelle, au fond) un simple contrat matériel, garantissant la transmission des richesses, du pouvoir et du statut. On voit que l’essentiel y manque ; c-à-d l’égalité – condition INDISPENSABLE à toute relation basée sur des sentiments.

Mais il est vrai que les sentiments étaient totalement absents du tableau, à l’époque…

Bizarrement, la liberté et la fraternité (ou amitié) brillent alors aussi par leur absence… ce qui empêche toute harmonie au foyer (sauf exceptions) … Triste base pour y accueillir des enfants !

Même la notion de famille n’existe pas dans ce contexte, puisque les enfants ne sont que les « outils » devant assurer ces diverses transmissions.

Néanmoins, si l’amour romantique était souvent absent de ce genre d’unions, au moins la religion et la pression sociale faisaient que les conjoints s’engagaient et se tenaient à leur devoir (ne fût-ce qu’extérieurement), et donc, l’union tenait fermement. Ce cadre-là frustrait tout le monde, mais il avait du moins le mérite d’être solide comme le roc, forçant chacun à assumer ses responsabilités.

Les enfants n’étaient peut-être pas heureux dans un tel cadre, mais ils avaient une structure et en général, de quoi manger…

Je l’ai dit ailleurs : on se lie aux gens soit pour l’amour, soit pour l’argent – donc, ce genre d’union tenait par des intérêts communs, si ce n’est par des sentiments partagés…

Nos contemporains occidentaux tiennent l’amour pour l’ingrédient indispensable à l’union – l’engagement, lui, est devenu très flou et dépend de la morale intime de chacun. Or, l’amour passe, et c’est l’engagement qui est la « colle » indispensable au mariage …

La moralité étant absente, plus personne ne se sent tenu à honorer ses promesses, à honorer l’union, à honorer son(sa) partenaire  … et finalement, soi-même ! Et voilà qui explique pourquoi il y a tant de ruptures et de divorces.

Les pères, par ex, qui étaient jadis « fonctionnels » parce que moraux et tenus à leur devoir par toute la communauté (les gens vivaient en petites communautés, où chacun se connaissait), peuvent à présent se laisser aller à leurs bas instincts ; plus de morale interne pour les retenir, ni de punition de la société ; cette société de plaisir les y pousserait plutôt !

Avant – « noblesse oblige » – les dirigeants donnaient l’exemple de la moralité, car ils savaient que le peuple les prend pour modèles, et que « le poisson pourrit par la tête » !

Les lois aussi assuraient que ceux qui ont joui d’une femme, ou ceux et celles qui ont procréé des enfants – êtres faibles et dépendants – s’en occupent.

Mais ces temps sont révolus ; ces lois n’existent plus, les « modèles » sont dépravés, les bas instincts (individualisme, égoïsme, hédonisme, immoralité) règnent et sont publiquement vantés … en sorte que les êtres n’ont plus de limites et échappent sous tous prétextes à leurs responsabilités, sans se soucier du chaos (souffrances, vies brisées, misère physique et psychologique) qu’ils causent !

Dans un article de février passé (http://www.bonheuretamour.com/2016/09/02/cessez-de-perdre-votre-temps-dans-des-relations-destinees-a-foirer/), j’écrivais que : Les hommes tendaient déjà à être immatures, immoraux & irrationnels jadis, mais à l’époque, ils étaient forcés de « grandir », de bien se comporter … & d’épouser, car il n’y avait presque pas d’autre façon d’obtenir le « cookie » (le sexe), alors qu’à présent, ils peuvent se laisser aller à leurs pires penchants en toute impunité, car la loi s’est fort assouplie… & les femmes aussi (beaucoup trop assouplies, en fait).

Cette absence (réelle ou psychologique) des hommes pèse lourd sur la mère et sur les enfants (que ces derniers sont pourtant chargés de protéger). Comme c’est le père qui représente l’autorité, et qu’il fait défaut, les enfants ne respectent plus non plus les lois, ni eux-mêmes (d’où décrochage scolaire, addictions diverses, délinquance, promiscuité, …).

Jadis, on pensait qu’un bon époux & père est celui qui protège, fournit la nourriture & se reproduit. De nos jours, où la fonction reproductrice a perdu de l’importance, ces 3 injonctions se sont changées en « protect, profess & provide » (protéger, affirmer le lien devant tous & fournir la nourriture) ; j’en parle dans cet article : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/05/lunion-solide-est-une-corde-a-3-brins/.

Ces anciennes lois paraîtront « vieux jeu » à beaucoup ( traduisez : les sheeple intoxiqués par la propagande & inaptes à penser par eux-mêmes) mais si les Anciens de tous pays les ont établies et si elles ont perduré durant des milliers d’années, c’est qu’il y a une bonne raison, et ce n’est pas parce que notre culture se pourrit & est en train de mourir (d’ailleurs, ce dérèglement des moeurs et cet éclatement des familles est typique de TOUTES les époques décadentes) que ses « nouvelles règles modernes » et la soi-disant « liberation des moeurs » est valable ou acceptable ! Les antiques lois restent valables partout et en tout temps parce que les humains – tout comme les relations entre eux – restent pareils partout & en tous temps !

L’homme (& surtout la femme !) n’est pas fait pour « être libre » – voici sur quoi fonder un couple qui bénéficiera enfin aux 2 partenaires à tous niveaux (physique, moral & spirituel) et aux enfants qui en naîtront : http://www.bonheuretamour.com/2016/09/03/necessite-de-fonder-le-couple-sur-la-foi/

L’union solide est une corde à 3 brins

Par défaut

saint mariageJe reparle ici du mariage selon Dieu (après : http://www.bonheuretamour.com/2013/02/03/lunion-biblique-partie-1/ et http://www.bonheuretamour.com/2013/02/03/lunion-biblique-partie-2/).

Comme je me base sur les discours de feu le pasteur Derek Prince, les illustrations sont tirées de la Bible, mais c’est bien sûr valable & trouvable dans les autres religions.

Donc, il est dit dans la Bible (Ecclésiaste 4 : 12) : une corde à 3 brins ne se rompt pas facilement. Et effectivement, tout faiseur de corde sait qu’une corde à 2 brins est facile à rompre, et qu’une corde à 3 brins est ce qu’il y a de plus solide.

Pour Mr Prince, un couple avec juste l’homme & la femme, est comme une corde à 2 brins. Il faut, pour que leur union soit solide, y joindre un 3ème brin – qui est Dieu (ou l’alliance avec Lui).

Mais qu’est-ce qu’une alliance ? C’est un accord qui dure jusqu’à la mort.

Dans ses conférences, Mr Prince dit qu’un mariage n’est jamais facile et que sa réussite ne dépend pas de l’absence de tension ou de problèmes, mais bien d’avoir su créer une relation capable de surmonter ces tensions et problèmes.

Pour lui, les clés d’une union harmonieuse se trouvent dans la Bible, où l’on voit que Dieu attache une grande importance au mariage. Par exemple, l’histoire humaine y débute par le mariage d’Adam & Eve (que Dieu a créée pour servir d’aide à Adam). Le mariage a donc été conçu par Dieu.

Le pasteur continue en citant un passage du Livre de Malachie (le dernier de l’Ancien Testament) ; il y est dit que les Hébreux souffraient et criaient vers Dieu, mais que ce dernier n’écoutait pas leurs demandes parce qu’ils avaient trahi l’Alliance avec leurs femmes. (Malachie 2: 13-14)

Ce n’est pas parce qu’on est pieux, qu’on prie, qu’on va au temple, qu’on aura un mariage heureux – ni jadis, ni maintenant. Et une mauvaise relation entre mari et femme empêche une relation avec Dieu.

La clé est le mot «alliance» utilisé pour décrire le mariage ; le respect de celle-ci est la clé ; c’est ça qui garantit un un mariage réussi.

Car une alliance exige un engagement de tout coeur, total, sans réserve. Le mariage n’est pas un processus ou une relation expérimentale. Il ne peut réussir que s’il y a engagement total.

Deuxièmement, c’est Dieu, et non l’homme, qui en fixe les termes & conditions.

La Bible mentionne toujours un sacrifice (d’animal) pour sceller l’Alliance. Pour les chrétiens, ce sacrifice est celui de Jésus. Pour bâtir une bonne relation, chacun doit d’abord déposer sa vie aux pieds de l’autre & s’engager à « mourir » à ce qu’il était avant, à ne plus vivre pour soi désormais, mais pour l’autre (pour ce sacrifice de l’ego, voir la lettre du Dr Kelly Flanagan à son fils).

Tout ce que le mari a est pour la femme. Tout ce qu’a l’épouse est pour le mari. On ne freine rien, on ne garde rien ; c’est une fusion, pas un partenariat. Dans cette vie nouvelle, chaque membre du couple vit sa vie à travers l’autre.

L’alliance est consommée par l’union physique et à son tour, produit du fruit qui perpétue cette nouvelle vie. Dieu a ordonné ce principe de base pour les hommes : sans union, il ne peut y avoir aucun fruit. L’Alliance mène à la vie et la fécondité partagée ; une vie non partagée reste stérile.

Bref, il ne faut pas demander ce qu’on peut obtenir, mais ce qu’on peut donner !

Cette approche du mariage diffère des idées actuelles sur l’union, où chacun cherche le profit qu’il pourra en tirer, et non à se sacrifier pour l’autre & pour le couple.

Pourtant, l’approche « divine » est la seule apte à donner la vraie vie, le vrai bonheur et l’amour véritable.

Tant que les gens entrent dans le mariage en tenant à leur propre vie, ils ne trouveront pas la vie que Dieu a pour eux.

Iyanla Vanzant aussi dit que le mariage est une union des âmes & que comme telle, elle exige les ingrédients suivants : partenariat spirituel, un but plus large que les 2 individus, une source de soutien qui promeut la croissance, une vision commune ou partagée qui fait progresser l’union, un engagement envers Dieu, la famille & la communauté, & que chacun soit ancré en Dieu ou la divinité.

Le mot clé, encore une fois, est l’engagement. Il n’est pas une expérience ; il faut prendre un engagement. Et le fait essentiel est que l’engagement libère la grâce de Dieu. Sans elle, le mariage ne fonctionnera jamais.

Mais Dieu ne libère sa grâce dans un mariage que si les 2 parties ont pris cet engagement. Et c’est cette grâce de Dieu qui génère les ressources nécessaires pour faire fonctionner le mariage.

Quelle est la finalité du mariage ? Qu’est-ce que le mariage rend possible, et qui ne peut être atteint d’une autre manière ?

La Bible dit que « les 2 deviendront une seule chair » – donc, son but est l’union ou l’unité – laquelle est une chose divine. Car l’union, à son tour, conduit à la connaissance.

Dans la Genèse, il est dit qu’Adam « connaît » sa femme. Il y a ici un élément de savoir. Car Dieu n’emploie ce terme « connaître » une femme que pour les époux – pour les non-mariés, il emploie le mot « coucher avec ».

Ca signifie que le mariage, tel que voulu par Dieu, permet aux humains de se connaître, à tous les niveaux (corps, esprit, âme), d’atteindre une unité.

Un tel mariage, où l’alliance et l’engagement importent, protègent les conjoints contre toute trahison & exploitation. Toute femme qui se laisse exploiter sexuellement par l’homme, c-à-d qui couche avec lui hors mariage (hors Alliance), profane la chose la plus précieuse qu’elle a ;-sa personnalité. Elle expose toute sa personnalité à quelqu’un qui ne veut pas payer le prix de ce précieux cadeau. Il en va de même avec un homme, d’ailleurs.

Dieu a fixé des limites pour qu’on puisse atteindre l’unité en connaissant un(e) autre, mais pas l’exploiter, et ceux qui ignorent ces limites et essayent d’obtenir les avantages sans les conditions de l’union se trompent & sont trompés.

Car les substituts humains au mariage ne produisent pas le résultat de Dieu.

cf Hébreux 13: 4 : Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure ; car Dieu jugera les fornicateurs et les adultères.

Les exigences de Dieu sont conçues pour nous protéger d’être blessé et toute personne qui se livre à des rapports sexuels illégitimes ne trouvera pas la joie, la paix, la satisfaction, mais bien la frustration et la douleur.

On parle de « briser les lois de Dieu », mais en fait, jamais on ne les brise ; ce sont elles qui nous brisent !

Par ex, si on enjoint aux gens de ne jamais sauter du 5ème étage et que quelqu’un saute, il ne brise pas la loi de la gravité ; c’est la loi de la gravité qui le brise ! … car cette loi ne se voit ni ne se perçoit, mais elle existe, qu’on la reconnaisse ou la nie, et si on l’enfreint, on en pâtira, c’est obligé !

Dieu, ne nous impose pas ses lois (qui sont celles de l’Univers, et aussi immuables que la loi de la gravité), mais nous les communique via ses Messagers. Son but n’est pas (comme je l’entends trop souvent) de nous contraindre, mais de nous protéger de toute douleur !

Et le mariage en fait partie ; Dieu l’a institué pour notre propre bien, et se rebeller contre elle cause notre destruction.

Quels sont rôles du mari et de la femme dans le mariage ?

L’apôtre Paul dit que l’homme est le « chef » de la femme. Le mot chef fait référence à la tête. C’est donc l’homme qui prend l’initiative & est responsable de la décision et de la direction.

(j’ai parlé ici http://www.bonheuretamour.com/2012/05/10/la-question-de-la-soumission-des-femmes/ de la soumission des femmes).

L’époux doit d’abord être un « fournisseur » – il est dit (Timothée I, 5: 8), que « si quelqu’un n’a pas soin des siens, et surtout de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle ».

Quel genre de personne est Paul parle? Il parle d’un homme qui ne pourvoit pas aux besoins de sa femme et de ses enfants.

Il s’agit de « pourvoir » au plan financier, mais aussi à tous les autres ; l’homme doit veiller à ce que tous les besoins légitimes de sa femme soient satisfaits. St Paul dit que la femme est la gloire du mari ; sa « preuve » en quelque sorte – son état (épanoui ou misérable) témoigne de la valeur de l’homme.

La 3ème responsabilité de l’homme est de protéger. Beaucoup d’hommes ne songent qu’à profiter de leur force supérieure pour dominer leur épouse, mais Pierre (Pierre I, 3: 7) dit que les maris doivent honorer l’état plus faible de la femme. Il ajoute que le mari et la femme sont co-héritiers de la grâce de vie. En tant que tels, ils l’obtiennent soit à 2, ensemble, soit pas du tout !

Pour un homme, ça « paie » d’investir dans sa femme et plus il la protège, plus il en tire de satisfaction.

Et quelle est le rôle de la femme ? On voit dans la Genèse que Dieu la crée pour être une « aide » à l’homme. Et elle peut l’aider en le soutenant & en l’encourageant.

Oui, la tête est le chef, mais elle dépend du reste du corps pour être soutenue et nourrie – du cou surtout. La femme sera ce cou … & souvenons-nous que c’est le cou qui détermine vers où la tête tournera !

Un homme doit donc pouvoir se tourner vers sa femme pour l’encouragement, et les femmes doivent se nier, nier leurs propres sentiments négatifs (tristesse, découragement) pour encourager leur mari. Ceci semble choquant, mais qu’elles essaient, et elles constateront qu’elles tireront d’immenses satisfactions de cette attitude (car la vertu – qui est d’obéir aux lois divines – est en soi, sa propre récompense), au lieu d’être insatisfaites !

En résumé, la responsabilité du mari est triple : diriger, fournir & protéger, & celle de l’épouse est d’aider ; soutenir et encourager. Quand un mariage échoue, c’est souvent parce que l’un ou les 2 membres du couple ne remplissent pas leur rôle ; l’homme refuse de mener & la femme est alors forcée de prendre ce rôle.

Baha’isme & apparences

Par défaut

Apparences2

J’ai écrit hier sur le devoir d’indignation (http://www.bonheuretamour.com/2016/06/16/colere-indignation/), de ne pas tout tolérer, ne pas tout laisser passer sans réagir. Voici la suite de mes cogitations…

Le « meme » ci-dessus dit ; « Le problème, c’est que les gens sont haïs quand ils sont vrais, et aimés quand ils sont faux ». Cette tendance humaine m’a bien souvent fait rejeter des autres… & tout aussi souvent blessée & enragée !

Poursuivant ma réflexion, j’ai songé combien la vérité est élusive et combien il est courant que les choses ne soient pas ce qu’elles semblent… Combien les vrais gentils ont toujours l’air rugueux (forcément, ils sont juste eux-mêmes) et les vrais mauvais, toujours sympathiques (forcément, ils jouent 1 rôle & en rajoutent dans la patelinerie).

Les apparences sont toujours trompeuses…

Jean de la Fontaine l’avait illustré dans sa fable « le Cochet, le Chat et le Souriceau »coq, chat, souriceau

et Louis Pauwels avait raison d’écrire que « Le visible simple cache de l’invisible compliqué » !

C’est d’ailleurs ça qui fait aussi le succès du mensonge ; le menteur a embelli ou simplifié les choses, en sorte qu’elles semblent plus douces & agréables ou plus logiques & crédibles, aux individus lambda, qui détestent « se prendre la tête » & devoir (réellement) réfléchir.

Voici une anecdote que m’a racontée Maud (Six) ; une amie baha’ie :

Elle se trouvait un jour à une conférence sur la foi et, à côté d’elle, il y avait un monsieur (non-baha’i), qui écoutait attentivement et semblait apprécier ce qu’il entendait.
Hélas, lorsque le conférencier a cité ces mots de Baha’u-llah : « chéris la compagnie des justes et abstiens-toi de toute relation avec les impies », ces paroles ont choqué cet homme, qui s’est levé et a quitté la salle, déçu.

Il a dû penser que la foi baha’ie aussi en était une d’intolérance, qui excluait certaines personnes vues comme « impies ».

Franchement, ça m’avait fait de la peine pour cet homme … Ca m’attriste toujours quand quelqu’un passe à côté de quelque chose de bon pour lui, juste parce qu’il a butté sur des apparences, qu’il s’est arrêté à la forme (les mots) sans comprendre avec le coeur (qui est, comme chacun sait, la seule façon de comprendre quoi que ce soit – & surtout les vérités profondes).

Louis Pauwels, encore lui, a dit très justement que « la lettre tue, l’Esprit vivifie » !

Je me souviens que, jeune baha’ie, ces paroles m’ont choquée aussi car elles me semblaient contraires à la nature de la foi, toute d’amour et de tolérance (car c’est Baha’u-llah aussi qui dit « n’écoute pas le mal et ne vois pas le mal » ) – sauf que moi, j’ai tenté de comprendre avec mon coeur – c-à-d le Fond, sans m’arrêter à la Forme.

J’aime cette citation de Boris Vian : « La courtoisie, en réalité, n’est pas une vertu. En effet, elle ne s’attache qu’à cette épluchure, le langage. La véritable solution, ce n’est pas d’être courtois, c’est d’être gentil. Quand on est gentil, peu importe que l’on utilise un langage courtois ou non  : chacun s’y retrouve, c’est une question de convention. C’est ainsi que l’on peut dire, affectueusement, « ma bonne grosse gourde » à sa belle-mère, sans manquer aux règles d’une courtoisie familiale (…) »

Un indice du sens réel de la citation « choquante » du conférencier nous est fournie par un autre écrit de Baha’u-llah, disant : « Prends garde ! Ne chemine pas avec l’impie & ne recherche pas sa compagnie, car une telle fréquentation change le rayonnement du coeur en feu de l’enfer !«  Voilà l’explication ; c’est pour nous préserver ! Car on n’a pas le pouvoir de changer les méchants – alors, il faut s’en protéger, sous peine de graves dommages…

La Bible, déjà, il y nous avait prévenus : « garde ton coeur, car de lui jaillit la vie ».

Notre coeur est notre trésor le plus précieux, car c’est lui seul qui nous donne la vraie joie : une joie profonde, indépendante des circonstances (peu importe le dénuement où l’on vit ou les épreuves que l’on traverse). C’est le coeur qui nous donne l’envie d’aller de l’avant & de se surpasser, le courage de tout surmonter, la jouissance constante de toutes les petites joies de la vie (qui ensemble, forment le bonheur),…

Sans lui (= si on le laisse mourir), la vie n’a plus de saveur, les jours se ressemblent tous, et, quoi qu’on fasse ou qu’on possède, où qu’on soit ou avec qui, on n’est pas heureux et l’on n’attend que la mort – je le sais ; je suis passée par là !

Quant à ce qu’est un impie, je m’étais interrogée sur qui ils peuvent être car, subissant beaucoup d’insultes & de « profitage » sur Facebook, il était essentiel pour ma « survie » de savoir exactement qui fréquenter ou éviter.

Et j’avais conclu que les impies sont « ceux qui ont pris la loi divine (d’amour et de justice) dans leurs mains (pour ainsi dire) – se prenant pour des dieux et se permettant tout sans honte ni culpabilité. Tout messager de Dieu nous pousse à nous montrer amical(e) envers tous, et indulgent(e) à leurs défauts, mais nous recommande de nous protéger des impies.  Dieu étant Amour, sa Loi implique d’aimer – donc aussi de respecter – les autres.  Donc, si vous remarquez que quelqu’un que vous fréquentez se permet de vous blesser ou de vous exploiter sans vergogne, il faut comprendre qu’il est impie, et cesser de le voir – sinon, vous vous ferez de plus en plus démolir, et votre foi s’étiolera, vous privant de la vie véritable » (http://www.bonheuretamour.com/2013/04/23/impiete-2/).

J’y écrivais aussi : « votre cœur est votre plus grand trésor, … vous devez le protéger à tout prix, sous peine d’éteindre l’étincelle de joie en vous… Car la joie est d’essence divine, elle provient de l’âme – et est du reste une preuve qu’on suit Dieu (Satan – & ses sectateurs – sont toujours tristes !). Les gens pieux (qu’ils se disent tels ou pas) sont doux, non-blessants, respectueux d’eux-mêmes comme d’autrui. Jamais ils ne se permettraient de tirer de vous quelque chose à vos dépens, juste pour se faire une faveur imméritée. De plus, la loi divine implique aussi d’aimer et de respecter… soi-même ; alors, faites-le, pour votre bénéfice & celui du monde entier ! » – car (voyez comme Dieu a bien fait les choses !) servir Dieu, c’est aussi servir les autres et soi-même (& vice versa), tout comme rejeter Dieu revient à rejeter (& nuire) aux autres et à soi-même ! Oui, la Vie est une toile dont chacun est un maillon, en sorte que ce que l’on fait à 1 maillon affecte la toile tout entière.

Donc, pour mieux montrer la vraie nature & la beauté de notre foi, voici une autre anecdote :

Joe Paczkowski(artwork by Joe Paczkowski)

Quand je suis devenue baha’ie (en 1991), le Bulletin mensuel était encore en papier et bien sûr, j’en lisais avidement chaque ligne.

Dans le 1er exemplaire que j’ai reçu, il y avait une demande d’information d’un baha’i (américain ?) à la Maison Universelle de Justice, à Haïfa.

Il expliquait qu’il était Baha’i & avait des voisins bouddhistes, qu’il allait toujours prier chez eux, devant la statue de Bouddha mais qu’il venait d’apprendre par hasard qu’en fait, il est interdit aux baha’is de prier devant des statues. Il demandait donc à la M.U.J. quelle conduite il devait tenir dorénavant, car il se souciait de ne pas contrevenir aux règles de notre foi.

Eh bien, je n’oublierai jamais la réponse des membres de la Maison Universelle de Justice ; ils lui ont dit (en substance) ; « ne vous en faites pas, vous ne faites rien de mal, continuez comme avant », expliquant que oui, il est défendu aux baha’is de prier devant une statue, mais ce n’est que pour éviter d’adorer des objets et qu’il voyaient bien que ce n’était pas le cas de l’homme en question.

S’ils avaient suivi « la lettre » (la forme), ils auraient enjoint à l’homme de cesser de prier devant Bouddha, mais ils ont suivi l’Esprit…

J’ai trouvé ceci tellement beau que j’ai découpé cet échange & l’ai gardé longtemps dans mon portefeuille, jusqu’à ce qu’il tombe en lambeaux et que je doive le jeter (pas la façon la + maligne de conserver un document, mais bon). Je le montrais à tous ceux qui m’interrogaient sur la foi, dans l’espoir qu’eux aussi soient emballés par elle & se convertissent … ce qui serait pour leur bien & dans leur intérêt, d’ailleurs 😉

En conclusion, ne jugez pas sur la forme, mais sur le fond, pas sur l’extérieur, mais sur l’intérieur, pas sur les apparences, mais sur la réalité des choses – bref, pas avec la tête, mais avec le coeur …

Citations d’Hildegard von Bingen

Par défaut
Detachment (2015)

(mystique allemande – 1098 – 1179)

Dieu a tout arrangé dans l’univers en tenant compte de tout le reste.
L’humanité se trouve au milieu du monde. Au milieu de toutes les autres créatures, l’humanité est la plus importante et pourtant la plus dépendante des autres.
Il y a la musique du Paradis en toutes choses.

Comme des nuages tourbillonnants, comme l’incessant gargouillis du ruisseau, l’aspiration de l’âme ne peut jamais être arrêtée.
Tous les arts au service des désirs et des besoins humains sont dérivés du souffle que Dieu a envoyé dans le corps humain.
Une personne qui n’a pas la passion de la justice est sèche, totalement dénuée de tendre bonté, totalement dénuée de vertu illuminatrice.
La personne vraiment sainte accueille tout ce qui est terrestre.
Si l’âme humaine sent que son corps est menacé, alors, le coeur, le foie et les vaisseaux se contractent. Par ceci, une sorte d’ « état nuageux » s’élèvera du coeur et l’enveloppera dans sa noirceur. Voilà comment les humains deviennent tristes.

Chaque élément a un son, un son original (issu) de l’ordre de Dieu ; tous ces sons s’unissent comme l’harmonie des harpes et des cithares.
Vous êtes encerclé par les bras du mystère de Dieu.
Jetez un coup d’oeil au soleil. Voyez la lune et les étoiles. Regardez bien la beauté de la terre verte. Et maintenant, réfléchissez. Quel délice Dieu donne à l’humanité avec toutes ces choses. Toute la nature est à la disposition de l’humanité. Nous devons travailler avec elle. Car sans elle, nous ne pouvons pas survivre.
Lorsque les mots viennent, ils ne sont que des coquilles vides sans la musique. Ils vivent quand ils sont chantés, car les mots sont le corps et la musique, l’âme.
L’âme est symphonique.
La terre qui soutient l’humanité ne doit pas être blessée. Elle ne doit pas être détruite ! A chaque fois que les éléments, les éléments du monde, sont mis à mal par de mauvais traitements, Dieu les purifiera par les souffrances, via les épreuves de l’humanité.
Osez déclarer qui vous êtes. Il n’y a pas loin des rives de silence aux frontières de la parole. Le chemin n’est pas long, mais la voie est profonde. Vous devez non seulement y marcher, vous devez être prêt à sauter.
Les merveilles de Dieu ne sont pas engendrées par le moi. Mais c’est plus comme une corde, un son qui est joué. La tonalité ton ne sort pas de la corde elle-même, mais plutôt par le toucher du musicien. Je suis, bien sûr, la lyre et la harpe de la bonté de Dieu.
Nous ne pouvons pas vivre dans un monde qui ne nous appartient pas, dans un monde qui est interprété pour nous par d’autres. Un monde interprété n’est pas un foyer. Une partie de la terreur est de reprendre l’écoute de soi, d’utiliser notre propre voix, de voir notre propre lumière.
Le mystère de Dieu nous étreint, dans ses bras qui englobent tout.
O, Vous qui à jamais donnez vie à toute vie, animant toutes les créatures, racine de toutes choses, les lavant, effaçant leurs erreurs, guérissant leurs blessures, Vous êtes notre vraie vie, lumineuse, merveilleuse, éveillant le cœur de son sommeil antique.
L’âme est embrassée par Dieu dans ses régions les plus intimes.
Même dans un monde qui est train de faire naufrage, restez courageux et fort.
Humanité, regardez-vous bien vous-même. A l’intérieur, vous avez le ciel et la terre, et toute la création. Vous êtes un monde – tout est blotti en vous.

Notre âme doit être comme un cristal transparent au travers duquel Dieu peut être perçu.
Un être humain est un récipient que Dieu a construit pour lui-même et empli de son inspiration afin que ses œuvres sont y soient parfaites (verbe).
Ne soyez pas négligent à glorifier. Ne soyez pas paresseux dans le service festif de Dieu. Soyons un sacrifice vivant et brûlant devant l’autel de Dieu.
Le Verbe est vivant, être, esprit, tout en verdeur verdoyante, toute créativité. Ce Verbe se manifeste dans chaque créature.
Aucun autre trouble mental n’est aussi débilitant pour une personne que la rage.

La divinité est dans son omniscience et omnipotence comme une roue, un cercle, un tout, qui ne peut être ni compris, ni divisé, ni commencé, ni fini.
Avec l’aide de la nature, l’humanité peut générer tout ce qui est nécessaire et utile à la survie.
La terre est en même temps la mère, Elle est la mère de tout ce qui est naturel, mère de tout ce qui est humain. Elle est mère de tous, car en elle sont contenues les graines de tout. La terre de l’espèce humaine contient toute l’humidité, toute la verdure, tout le pouvoir de germination. Elle est fertile de tant de manières. Toute la création vient d’elle.
Quand nos pensées ne sont ni frivoles, ni irrespectueuses, quand nos pensées ne sont ni entêtées, ni stupides, mais bien harmonieuses – elles procurent habituellement le calme physique et une profonde connaissance.
Toute la création est un chant de louange à Dieu.
Tout ce qui est dans les cieux, sur la terre, et sous la terre est pénétré par la connexion, pénétré de reliement.
Il est plus facile de fixer le soleil, que la face du mystère de Dieu. Telle est sa beauté et son éclat.
Chaque créature est un scintillant, brillant miroir de la Divinité.
Ne vous permettez pas d’oublier que la grâce de Dieu ne récompense pas seulement ceux qui ne trébuchent jamais, mais aussi ceux qui fléchissent et tombent. Donc chantez ! La chanson de réjouissance adoucit les cœurs durs. Elle leur fait couler des larmes de tristesse divine.  Chanter fait venir le Saint-Esprit. Les louanges heureuses offertes dans la simplicité et l’amour, amènent les fidèles à une totale harmonie, sans discorde. Ne cessez pas de chanter.
Moi, Dieu, je suis au milieu de vous. Quiconque me connaît ne peut jamais tomber. Pas dans les hauteurs, ni dans les profondeurs, ni dans les largeurs. Car je suis l’amour, que les vastes étendues du mal ne peuvent jamais arrêter.
Avec une aspiration intérieure,  la grâce et la bénédiction sont conférées. C’est un désir de prendre le doux joug de Dieu, c’est un désir de se donner à la Voie de Dieu.

L’âme est un souffle d’esprit vivant, qui avec une excellente sensibilité, imprègne le corps entier pour lui donner la vie. De même, le souffle de l’air rend la terre féconde. Donc, l’air est l’âme de la terre, l’humidifiant, la verdissant.

Vous êtes la montagne et la vallée.

Des fleuves d’eau vivante doivent être déversés dans le monde entier, pour faire en sorte que les gens, comme des poissons pris dans un filet, puissent être ré-établis dans la totalité.
Toutes les créatures vivantes sont des étincelles du rayonnement de la brillance de Dieu, émergeant de Dieu comme les rayons du soleil.

Nous nous réveillerons de notre fadeur et nous élèverons vigoureusement vers la justice. Si l’on tombe de plus en plus profondément amoureux de la création, on réagira avec passion à sa mise en danger.

Tout comme un miroir, qui reflète toutes choses, est situé dans son propre contenant, ainsi, l’âme rationnelle est placée dans le contenant fragile du corps. De cette façon, le corps est régi dans sa vie terrestre par l’âme, et l’âme contemple les choses célestes par la foi.

Il y a la musique du ciel en toutes choses et nous avons oublié comment l’entendre jusqu’à ce que nous chantions.
Moi, la vie impétueuse de la sagesse divine, j’enflamme la beauté des plaines, je fais étinceler les eaux, je brûle au soleil, et à la lune et aux étoiles.

 

Conte de Llewellyn et Gellert

Par défaut

BB & loup   L’histoire se passe au moyen-âge, en Angleterre. Elle raconte qu’un prince, Lleweulyn, vivait heureux à Beddgelert (Galles du Nord) avec son fils, qui était encore bébé.

Un jour, il dut partir pour plusieurs jours et laissa l’enfant à la garde de Gellert, son chien fidèle.

Quand il revint, le chien se précipita vers lui, la gueule ensanglantée.

A cette vue, le prince déduisit que Gellert avait dévoré son fils, et, fou de douleur, il abattit le chien d’un coup d’épée.

Puis, il courut dans la chambre de l’enfant. Là, il trouva son bébé en pleine forme et souriant.

Près du lit, gisait un loup, que Gellert avait combattu et tué pour protéger l’enfant.

Llewellyn fut pris de remords d’avoir, sur base de simples apparences, tué son fidèle compagnon.

Les humains n’ont que trop tendance à tirer de fausses conclusions, à se dépêcher de juger et condamner sur des apparences…  Juste parce qu’une pensée surgit dans notre tête, on croit immédiatement qu’elle est vraie et l’on saute aux conclusions, sans prendre la peine de rechercher les faits qui la prouveraient telle !

Et les suites peuvent en être funestes ; non seulement on fait souffrir des innocents, mais on se prive, soi et le monde, d’êtres précieux…

Vous mettez-vous en danger pour l’amour ? Faites le test !

Par défaut
amour monstre   Ceux (celles) qui sont dans une relation malsaine (ou même carrément dangereuse) ont l’art de se mettre des oeillères (ou plutôt, d’accepter celles que l’autre leur met) et de se raccrocher désespérément à leurs fantasmes de bonheur amoureux et d’avenir où « ça ira mieux »…

Ils (elles) ont sacrifié tellement de temps et d’énergie (& parfois, d’argent aussi) pour que ça marche, qu’elles (ils) ne veulent pas réaliser que ça ne PEUT pas marcher … alors, elles (ils) s’inventent des raisonnements pour rester dans une (ou plusieurs) relation(s) dangereuse(s). Cela leur évite d’avoir à affronter la dure réalité ( = accepter que cette relation est vouée à l’échec & au malheur) et à devoir trouver le courage de partir.

Ces personnes préfèrent se répéter 1000 fois les mêmes excuses bidon (issues de leur famille ou de leur culture), pour renforcer leur décision de rester malgré leur mal-être.

Elles minimisent les choses, généralisent, justifient, espèrent malgré tous les signaux inverses & croient au miracle, jouent les St-Bernard, appellent les choses autrement et évitent de songer à l’avenir.

Voici, par ex, un test pour déterminer si vous minimisez (ou risquez de minimiser) les choses de votre couple – c-à-d si vous rendez moins menaçants ou moins blessants les comportements désagréables ou nocifs de votre partenaire. Cette « excuse » commence toujours par « au moins » ; au moins, il ne boit que de la bière (du vin) et pas des alcools forts, au moins il ne me frappe pas ; il ne fait que hurler & m’injurier, au moins, il ne bat pas les enfants, au moins, il a un boulot, au moins, il rentre le soir (ou : reste avec moi), …

Pensez-y : vous tenez-vous ce genre de raisonnements ? Si oui, vous devez sûrement aussi employer d’autres « excuses ».

Faites le test, pour voir si, dans votre quête de l’amour, vous ne vous mettez pas en danger – et pour ce, répondez par oui ou non aux questions suivantes :

1- je suis sorti(e) avec au moins un partenaire violent,

2- je suis sorti(e) avec + d’une personne que d’autres considéreraient comme dangereux(se),

3- je suis sortie avec + de 3 personnes dangereuses ou « dérangées »,

4- et même, avec + de 5,

5- j’ai rompu, puis suis revenu(e) avec un être mentalement dérangé,

6- je suis sorti(e) avec au moins un partenaire à la fois dérangé, violent & accro (buveur, drogué, …),

7- je suis sorti(e) avec au moins un être dangereux et mentalement dérangé,

8- c’est chez moi une habitude d’ignorer les signaux d’alarme,

9- le fait d’ignorer les signaux d’alarme m’a déjà mis(e) en danger,

10- je ne sais même pas ce que sont les signaux d’alarme,

11- mes amis & ma famille ont peur pour moi, à cause des gens dangereux avec qui je sors,

12- j’ignore ce qu’est une relation saine,

13- je fluctue entre des gens émotionnellement indisponibles et distants, et d’autres qui sont dépendants, en besoin et collants,

14- je choisis toujours le même genre de partenaires, même si ça n’a pas marché dans le passé.

Cotation  : 1 point par réponse « oui » aux questions 2, 5, 8, 10, 11, 12, 13, 14 , et 2 points par réponse « oui » aux questions 1, 3, 4, 6, 7, 9.

De 0 à 4 points : il y a peu de danger (à moins qu’il n’y ait au moins un « oui » aux réponses à 2 points),

De 5 à 9 points : il y a un risque (surtout qu’il y a au moins un « oui » aux réponses à 2 points),

Au-dessus de 9 points :  il y a un risque très réel pour vous et ceux qui dépendent de vous (enfants, animaux) – alors, décidez de changer vos choix ! N’oubliez pas qu’il y a certains ingrédients indispensables pour faire un bon couple (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/05/22/les-ingredients-dune-bonne-relation-damour/ ) et surtout, que votre bonheur dépend de vos limites ! (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/01/26/votre-bonheur-depend-de-vos-limites/ ).

La huppe qui s’égara chez les hiboux

Par défaut

conte pour HP de Sohravardi (1155 – 1191)

hibou

A la tombée du jour, une huppe entra par hasard dans la demeure des hiboux. Ils s’étonnèrent fort de leurs différences et toute la nuit, ils échangèrent sur toutes sortes de sujets. Ce fut si passionnant que les hiboux en oublièrent de sortir cette nuit-là.
Au lever du jour, la huppe voulut prendre congé de ses hôtes en les remerciant. Mais ceux-ci furent fort effrayés :
–  Comment ? Tu veux sortir alors que le soleil brille ! Ignores-tu que es oiseaux ne peuvent sortir durant le jour ? C’est trop dangereux… Le soleil est l’ennemi des oiseaux ; il les aveugle.

– Je vous assure qu’il n’en est pas ainsi pour moi, tempéra la huppe. Je ne suis pas semblable à vous. Je peux fort bien sortir sans danger durant le jour…
– Non, dirent en chœur les hiboux ; c’est impossible. Tous les oiseaux sont pareils et pour ton bien, nous ne pouvons te laisser sortir. Le soleil te rendrait aveugle et nous serions responsables de ce malheur !
Les hiboux barrèrent violemment la sortie du nid à la huppe… Ils lui auraient même crevé les yeux à coups de bec … pour empêcher justement (voyez leur folie) que le soleil ne l’aveugle !

En un éclair, la huppe jugea la situation – elle savait qu’il est dangereux de contrarier les fous.
– Ces insensés croient vraiment que tous les oiseaux sont comme eux et refusent d’écouter un avis différent du leur. Il est inutile de les contrarier, cela ne fait que les rendre plus agressifs.
Se pliant aux circonstances, la sage huppe contrefit la raisonnable :
– Vous avez raison ; je me range à votre avis… Les oiseaux ne peuvent sortir que la nuit ! Merci à vous d’avoir ainsi pris soin de moi !
– Enfin tu es raisonnable ! Nous savions bien que tu étais comme nous que le soleil aveugle, et qui ne pouvons sortir qu’à la nuit tombée.
La huppe passa la journée dans la demeure des hiboux, à méditer sur la folie de ceux qui se croient sages. A la nuit tombée, échappant à ses geôliers, elle regagna d’un coup d’aile un buisson proche pour y passer la nuit à dormir et attendre le lever du soleil…

Cela n’est pas d’aujourd’hui que les hiboux qui ne peuvent supporter l’éclat du soleil de la vérité s’en prennent, « pour leur bien », à ceux dont les yeux sont ouverts sur un réel qui leur échappe… Combien de fois avons-nous dû faire comme la huppe, à l’école, dans la famille, à l’armée, dans l’entreprise ou ailleurs ? La folie des gens ordinaires exerce une telle pression qu’il n’est pas toujours facile d’attendre la nuit pour s’envoler vers le véritable Soleil…

50 Shades of PN

Par défaut

PN loup

Les PN sont (contrairement aux apparences) des êtres d’une grande monotonie & n’ont aucune tolérance : tout doit se faire à LEUR façon, toujours de la même manière, par tout le monde. « Routine » est leur mot-clé, car ils sont extrêmement psychorigides.

Par exemple, le mien, qui ne faisait pourtant jamais aucune tâche ménagère, me critiquait sans arrêt sur ma façon de faire la vaisselle ; il fallait d’abord placer ici la vaisselle sale, la laver d’une certaine manière, puis la rincer, aussi comme sa mère le faisait. Non mais, quel IDIOT, quand j’y repense 😉 … Et moi aussi, d’ailleurs, j’étais bien sotte de supporter cela ; j’aurais dû lui répondre : « puisque tu le sais mieux, tu n’as qu’à la faire toi-même ! »

Le PN est fermement convaincu que les choses DOIVENT se faire d’une certaine façon ; la sienne (celle avec laquelle il se sent à l’aise) – et si vous voulez faire les choses autrement, il y aura des conséquences !

En effet, ce faisant, la victime l’a en quelque sorte « attaqué », puisque sa façon de faire l’a mis lui (le PN) mal à l’aise, il s’est senti déstabilisé… Ceci, vous le comprenez, « mérite » une punition !

De même, si la victime, qui au début (vu qu’il se faisait alors passer pour le Prince Charmant), cesse de l’admirer (j’ai déjà décrit ici http://www.bonheuretamour.com/pn-et-approvisionnement-narcissique/ quel besoin ces êtres ont d’approvisionnement narcissique), ils deviennent soudain froids & silencieux – et bien sûr, vous punissent (par ex, par de la torture silencieuse : http://www.bonheuretamour.com/pn-torture-silencieuse/ ).

Si la victime insiste, il peut carrément quitter la maison ou, en une seconde, passer à une violence extrême (ou même juste la menace, car ils adorent vous terroriser).

Lorsque vous commencez à voir leur vraie (hideuse) nature, c’est un peu comme quand un bandit dit de quelqu’un « il faut l’éliminer ; il en sait trop ». Oui vraiment ; vous en savez trop ! Pour le PN, personne ne peut voir cela (même pas lui, en fait) !

En plus, comme vous avez arraché son masque et commencez à distinguer ses tactiques pour vous manipuler, il est en quelque sorte « nu », exposé, c-à-d qu’il perd pas mal de pouvoir… et cela, un PN ne le supporte pas !

Au fond de lui, le pervers narcissique est toujours ce petit enfant faible & sans défense, qui fut maltraité, nié, négligé, battu ou terrorisé… Et c’est justement pour cela, pour reprendre le pouvoir, qu’ils vous font subir des sévices ; dans leur esprit tordu, ils doivent « repasser » à quelqu’un leur douleur. Voilà pourquoi ils vous maltraitent, vous négligent, vous nient, vous battent ou vous terrorisent.

Là, ils ont le pouvoir, ils récupèrent un pouvoir sur leur vie, ils « guérissent » – c’est pour ça qu’ils se sentent bien quand ils vous font cela …

La vie est mouvement. Or, le PN est quelqu’un qui n’a pas évolué, n’a pas fait un travail sur lui-même, compris, et repris le cours de sa vie, mais est resté coincé dans un passé douloureux.

Alors, si vous leur faites remarquer qu’ils sont loin d’être parfaits et devraient changer de comportement, cela les enrage.

Ils voient cela, non comme une tentative de communication pour améliorer la relation, mais comme une attaque personnelle. VOUS les attaquez, vous les agressez sans raison, donc vous méritez une punition (ce qui, en fait, était son but depuis le début – comme dans la fable « le Loup & l’Agneau, de Jean de la Fontaine).

En fait, vous êtes tellement mauvais(e) (PROJECTION) que vous méritez la mort. Rien de ce qu’il pourra vous faire, ne pourra vous faire payer pour ce crime de le critiquer, lui qui est si bon & si parfait ( !).

Ils vous dira les choses les plus cruelles et blessantes et passera sa rage sur vous, en voulant vous détruire, vous piétiner, vous ECRASER totalement (car sa rage, en effet, bouillonne en lui depuis des années & s’est accumulée terriblement)… Mais en même temps, il veut vous laisser en vie, pour pouvoir continuer à se venger sur vous de ce qu’ils a subi (et ressenti) jadis.

Mais le pis, c’est qu’il vous rend dingue ; il dit ou fait quelque chose, puis, quand vous y faites allusion, prétend qu’il n’a jamais fait ou dit cela – en sorte que vous pensez être dingue.

Moi, par ex, il me disait « tu es folle, j’ai jamais dit ça, je vais te mettre à l’asile ». Et dans ma naïveté, je pensais que je perdais l’esprit… Jusqu’à ce que ma fille grandisse un peu, et me dise « mais maman, il l’a VRAIMENT dit ; moi aussi, je l’ai entendu dire cela ». Alors, j’ai compris que ce n’étais pas moi la dingue…

Ici, ATTENTION ! Il faut radicalement cesser de chercher à comprendre les mobiles de notre PN, et « s’il le fait exprès de nous traiter ainsi, ou pas ; s’il est juste un mauvais communicateur, ou taiseux, ou traumatisé, etc » – Fini la pitié, fini la patience & la compréhension, fini les discussions ; il faut CESSER ! Car c’est CELA qui nous maintient dans cette relation qui nous détruit !

Dites-vous bien qu’on ne discute pas avec quelqu’un qui est fou (ce sont ses « démons », ses pulsions mauvaises, qui le font parler & agir comme il fait), qui n’est pas lucide (il ne voit pas d’ »où » il parle), qui ne vous veut pas du bien,  qui n’est pas de bonne foi et qui ne veut pas que le problème se résolve !

Si quelqu’un agit ainsi, qu’il soit innocent & cinglé, ou juste mauvais (ce qui au fond est aussi une maladie mentale), il ne faut pas rester en relation avec lui, c’est tout. Car même s’il est juste « dérangé », ce n’est pas à vous de le soigner. Qu’il aille se faire soigner ailleurs ! Vous, vous devez prendre soin de vous-même, et d’abord, renforcer vos limites personnelles !