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Le vrai développement personnel

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Beaucoup de gourous auto-proclamés nous affirment (ou pis, on se le raconte à soi-même) qu’ils peuvent améliorer notre vie ou notre niveau de conscience, & avec eux (ou avec des livres de self-help), on croit qu’on fait avancer sa vie, alors qu’en fait, on fait du sur-place !

Pourquoi ? Parce que l’on reste à la surface des choses, on s’attaque aux symptômes et non à la cause profonde ; on ne modifie que les fanfreluches et on ne touche pas au problème de base qui cause les soucis dans notre vie.

La voie de s’attaquer au visible semble la plus logique, mais elle est pernicieuse ; elle nous fait gaspiller du temps & de l’énergie (et souvent aussi, pas mal d’argent).

Quand on décide de changer sa vie & que l’on commence à parcourir la voie du développement personnel, on n’a pas d’idée réelle de qui on est, de notre fonctionnement, ni de ce qu’il nous faut vraiment. On sait juste qu’on ressent un mal-être pénible & qu’on veut s’en débarrasser. Bien sûr, dans cette ignorance, on tombe dans tous les pièges.

Par ex, prenons le cas d’une femme qui souffre de solitude & s’imagine que si elle arrive à se trouver un gars, elle sera heureuse.

Les coaches typiques vont l’interroger (et j’ai déjà dit ici http://www.bonheuretamour.com/2016/03/25/le-bon-psy-ou-coach/  ce que je pensais de ce système débile) et s’attaqueront ensuite à l’aspect extérieur du problème : ils la pousseront à améliorer son apparence, à perdre du poids, devenir plus féminine, se maquiller, sortir plus, ils lui donneront des exercices pratiques visant à renforcer son estime de soi et à aller plus vers les autres, etc…  alors qu’en fait, le bonheur ne peut jamais se trouver à l’extérieur.

Le visible simple cachant de l’invisible compliqué, approfondissons les choses  (j’explique cette nécessité ici : http://www.bonheuretamour.com/2016/11/09/pour-changer-de-vie-creusez-profond/ ) ;

Si par la suite, la relation capote ou ne lui fournit pas la béquille (car tout ce qui est extérieur en est une) qu’elle recherchait, la dame en sera au même point, et même si ça marche ; c-à-d qu’elle trouve un homme, qu’il l’aime, qu’il l’épouse, et ensuite… elle a toujours ce vide en elle.

Et c’est d’ailleurs ce vide qui minera la relation, car elle demandera à l’homme de remplir ce puit sans fonds… et ses exigences déraisonnables causeront des scènes qui détruiront l’amour que cet homme lui portait …

Les gens affamés sont de mauvais acheteurs, et ce genre de femme a beaucoup de chances d’être si désespérée qu’elle accepte de sortir avec n’importe qui, ou n’importe quel traitement pour ne pas rester seule.

Pour ce genre de femmes, en effet, n’importe qui vaut mieux que personne – et donc, c’est « mieux vaut être mal accompagnée que seule » !

A cause de cette incomplétude, ces femmes tombent donc, c’est classique, sur des losers qui les battent ou sur un gars marié où elles ne passent qu’en second, … Elles cherchent en dehors d’elles ce qu’elles ne devraient rechercher qu’au-dedans !

Du reste, c’est souvent justement à cause de ce sentiment de manque qu’elles sont seules ; on connaît tous le cas de femmes qui entament le sujet du mariage & des enfants au 1er rendez-vous avec un candidat potentiel… ce qui les fait passer pour des foldingues. Ou d’autres qui, pensant qu’on peut s’attacher un homme par le sexe, couchent au 1er ou au 2d rencard – ce qui les fait se faire exploiter par les petits malins, & fuir par les gars sérieux, qui ne veulent pas d’une marie-couche-toi-là !

Mais même si ça tourne bien, s’il arrive ensuite quoi que ce soit ; que son gars est tout le temps en voyage, ou qu’il la quitte ? Tout son bonheur dépendait du gars, et alors… il s’écroule ! Et comme elles ne se suffisent pas à elles-mêmes et doivent chercher la complétude chez quelqu’un d’autre, au-dehors, elles découragent des gars qui les aimaient, en étant dépendantes & trop collantes …

Donc, ces « solutions » purement extérieures n’en sont pas du tout ! Dans le vrai développement personnel, il y a libération émotionnelle, faisant que le problème devient un non-problème ; on cesse de se tracasser à ce sujet ou d’en souffrir ou d’en avoir besoin.

Je ne dis pas qu’il faut se passer de tout ; ce n’est à la portée que de bien peu de gens de pouvoir vivre comme Diogène dans son tonneau sans rien désirer de plus, mais il faut s’attaquer aux vraies causes !

Ce qu’il faut, c’est se connaître, pour voir de quoi on a besoin exactement – & rien de plus (finis, les moyens névrotiques de soulagement de l’angoisse !).

C’est qu’il faut, c’est un changement de perspective ; effacer l’ancien pour le remplacer par un plus juste & plus efficace, où notre ex-problème ne nous blesse ou ne nous obsède plus, & où on ne comprend même pas comment on a pu s’angoisser pour cela.

Aussi, on n’est plus en mode défensif ; on n’éprouve plus le besoin de défendre quoi que ce soit, on ne doit plus se « pousser » à faire ce qu’il faut & qui est sain pour nous, pour arriver à faire notre job ou aimer les autres, … Les choses viennent toutes seules.

Nos réactions émotionnelles à des situations formant un défi (dans le domaine qu’on tente d’améliorer), révèlent nos progrès. Si on a pu les diminuer, si on a moins de besoins émotionnels en ce domaine, si on s’obsède moins dessus & si on réagit moins aux provocations, alors, oui.

Souvent, on prend la réussite ou l’obtention de ce que l’on voulait pour un signe qu’on a évolué positivement. Notre société se focalise d’ailleurs sur ces résultats tangibles, sur trouver une solution extérieure à un problème (v. l’exemple ci-dessus) – mais ceci n’est que du succès & le vrai problème, qui est en vous, reste inchangé – forcément : il n’a pas été traité !

Cette chose s’est inscrite dans chacune de nos cellules et il faut le « dégraver », sinon ça restera là, quels que soient les emplâtres qu’on met dessus ! Même si l’on obtient ce que l’on croit nécessaire à notre bonheur, ça ne nous rendra que peu heureux et ça se retournera contre nous un jour ou l’autre.

Ces accomplissements ont beau nous faire nous sentir mieux, ils ne forment qu’une distraction temporaire à notre problème. Les émotions nocives sont toujours là, sous la surface, & continuent de modeler nos comportements – elles sont aussi toujours prêtes à ressurgir & à nous pourrir la vie !

Le vrai développement personnel, ce n’est pas de mettre un petit pansement sur la peau alors qu’il y a une blessure grave & profonde, mais de soigner pour de bon cette blessure.

Bref, alors que le succès se passe au-dehors, la croissance, elle, se passe au-dedans & elle est bien plus dure à atteindre que le succès !

Voilà pourquoi – hédonisme aidant – les hommes tentent de modeler les choses extérieures & négligent l’intérieur, et pourquoi il est dur de faire comprendre ceci à ceux qui débutent dans le développement personnel.

Ignorant les lois de la psyché, ils sont persuadés que, s’ils atteignent les résultats extérieurs qu’ils désirent, le problème est réglé, et refusent de croire que ça ne peut pas fonctionner ainsi.

L’expérience étant à usage unique & non-communicable, ces personnes devront passer par une phase où ils poursuivront & atteindront des buts externes & constateront – puisque le savoir doit être vécu pour être intégré – que leur mal-être persiste… Alors ils commenceront à comprendre que le mal est en eux.

Plusieurs clients m’ont mal jugée à cause de ça ; ils pensaient que je leur demandais de ne rien faire et de juste chasser les sentiments négatifs, de se sentir bien & qu’ils attireraient alors ce qu’ils veulent comme par magie.

Non ; ce que je demande, c’est qu’ils fassent le travail intérieur, le seul valable, et je les guide sur cette voie qu’ils ignorent. Cela demande beaucoup de courage, de travail & de persévérance ! Un engagement total & à vie, à croître est ce qu’il faut poursuivre ! Voilà ce qu’il faut faire, au lieu de poursuivre les « fanfreluches » !

Beaucoup croient avoir avancé dans certains domaines de leur vie, alors qu’ils n’ont fait que ré-arranger leurs circonstances extérieures… Au fond d’eux-mêmes, rien n’a changé, il n’y a eu aucune croissance réelle.

Il n’y a pas développement personnel sans changement personnel, mais il est rare que les gens acceptent de se changer eux-mêmes !

Steve Pavlina l’avait compris ; le développement personnel n’est pas pour tout le monde ; c’est une chose effrayante (mettant notre identité en danger), qui requiert un travail intérieur dur, profond (donc une certaine profondeur & intelligence) & brisant notre loyauté envers nous-mêmes & peut-être nos parents ou notre culture.

Si l’on veut évoluer, il faudra pourtant renoncer à notre ancien moi, se quitter soi-même… sans savoir qui on retrouvera de l’autre côté 😉

Voilà ce qu’il faut accepter si on veut se développer – car croire qu’on y parviendra sans se changer soi-même est une illusion. Il est impossible de rester pareil & d’évoluer ; on ne peut à la fois garder son moi & trouver l’épanouissement profond !

Iil faut choisir, et choisir, c’est renoncer… à vous de voir à quoi vous voulez renoncer !

Vous ne pouvez rester loyal à votre moi actuel & supprimer vos problèmes, puisque ce que vous êtes pour le moment ne fait que renforcer tout ce que vous n’aimez pas de vous. Oui, toute la m… de votre vie provient de ce moi inadapté.

Lors de ce trajet sur la voie du développement personnel, vous serez tenté de prendre des raccourcis, des solutions de facilité, des choses à acheter, ou pour lesquelles vous serez louangé.

Le travail de croissance, lui, est invisible ; personne ne le remarque & ne vous en félicite – pis ; votre changement dérange, & on vous le reproche. Souvent, votre entourage vous sabotera de toutes les façons possible !

Vu tout ceci, est-ce que ça vaut la peine de se donner tout ce mal pour évoluer, sans même savoir ce qu’on en retirera ? Et ce, alors que ne pas changer procure des gratifications, et qu’on peut trouver des alternatives au changement ; des « ersatz » de bonheur … Le faux développement personnel semble, en comparaison, plus gratifiant… (et d’ailleurs, c’est pour ça que les vendeurs de succès extérieur pullulent & prospèrent).

Einstein l’a dit : on ne peut résoudre un problème au niveau de conscience où il a été créé. Donc, quelle est l’utilité du développement personnel ? RESOUDRE TOUS NOS PROBLEMES !

Là, ça devient intéressant non ? Surtout sachant que le reste, le faux, le clinquant, l’extérieur, ne résoud RIEN DU TOUT !

Ne préférez-vous pas la vraie sérénité durable de la vérité & de l’évolution de conscience aux plaisirs creux & éphémères de la fausse croissance ? Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages !

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Pour changer de vie, creusez profond !

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Tous, nous avons développé certaines mauvaises habitudes, et on a beau savoir que c’est nocif, craindre les conséquences & décider de changer, on n’y arrive pas.

Et c’est pareil avec les bonnes habitudes qu’on décide de prendre, pour notre bien ; pour changer ou obtenir certains résultats : on le fait une fois ou 2, puis on laisse tomber pour reprendre nos vieilles façons.

Pourquoi ? Eh bien, parce que, comme toujours, « le visible simple cache de l’invisible compliqué » !

Comme le disait mon beau-frère, il faut arracher une plante à la racine. Or, il y a beaucoup de couches à nos comportements, et comme on ne change que la surface des choses (la « fleur » ou les « feuilles »), en laissant les puissantes raisons sous-jacentes (la « tige » ou les « racines »), la mauvaise habitude refleurit bien vite…

Généralement, on se concentre sur le facteur le plus extérieur ; le comportement ( = la façon d’agir) à adopter, ou à éliminer … et tout aussi généralement, ça ne marche pas.

On ne fait pas ce qu’il faudrait parce qu’intérieurement, d’autres raisons s’y opposent – & d’abord, notre opinion secrète sur ce changement ou ce nouveau comportement.

Par ex, si je donne un conseil à quelqu’un, mais qu’il pense que je suis stupide, il ne suivra pas mon conseil.

Ici, pour être au clair, il faut faire plus que juste observer un comportement ou enjoindre de l’exécuter. Il faut poser des questions pour apprendre ce que pense le sujet.

Et – approfondissons encore les choses – nos pensées sont en fait générées par nos sensations. Ce qu’on ressent affecte notre pensée (à l’inverse, nos opinions affectent nos sensations, mais bien moins).

On voit déjà ici que, pour modifier les performances de quelqu’un, il faut changer son comportement et pour cela, changer ses pensées, et pour cela, changer ses sensations.

Mais il faut aller encore plus profond ; car ce sont nos émotions qui déterminent nos sensations…. & celles-ci sont déterminées par notre physiologie.

Là, on est enfin au cœur – ou à la racine – des choses –  et c’est là qu’on comprend pourquoi vouloir changer seulement le comportement, est inefficace ; car si l’on ne contrôle pas tous les facteurs, on ne pourra rien changer à nos actions.

Pour changer ou être performant, il faut s’adresser à ces 5 niveaux (physiologie, émotions, sensations, pensée & comportement) ; les reconnaître & apprendre à les maîtriser dans un sens qui nous sert.

– la physiologie, ce sont des flux de données circulant pour alerter le cerveau de ce qui se passe dans notre corps,

– l’émotion (« énergie en motion, ou en mouvement »), ce sont tous les messages – ou flux de données – (chimiques, électro-magnétiques, …) du corps arrivant au cerveau. On en a donc en continu.

Par contre, il se peut qu’on n’ait pas de sensations ;

– la sensation, c’est la prise de conscience, dans notre esprit, de cette énergie. Et voilà ce qui pose problème : l’énergie est là, mais on ne le ressent pas. Il arrive souvent qu’on soit dans un état d’anxiété inconsciente.

Mais il y a tellement de signaux… Comment en prendre conscience, pour pouvoir ensuite les maîtriser ?

Il faut partir du battement du cœur ; en général, on mesure la distance entre 2 battements, & on fait une moyenne – ce qui donne, par ex, 75 battements/minute.
Mais en fait, les variations de rythme cardiaque sont hyper-importantes ; prises sur 24 heures, elles indiquent notre état de santé, notre niveau d’énergie et surtout, elles modifient les fonctions du cerveau. En cas de stress, les signaux venant du cœur paralysent les lobes frontaux du cerveau ; donc, la mémoire, les fonctions de jugement, de décision & de maîtrise des impulsions !

La nature a créé ce mécanisme pour nous sauver la vie ; lors de situations d’urgence, le raisonnement va trop lentement, alors elle a trouvé ce moyen pour le court-circuiter & nous faire suivre notre instinct pour nous sauver la vie.

Voilà pourquoi on ne peut agir de façon raisonnable quand on est sous l’influence du stress, et pourquoi la cohérence cardiaque améliore à la fois notre santé physique & mentale !

Grâce aux exercices de cohérence cardiaque, au lieu d’une variance violente & chaotique du cœur, on revient à une variance stable, qui nous rend brillant & apte aux plus grands exploits.

Dès qu’on est confronté à un défi, même minime (défi à notre opinion, notre ego, une relation, …), un stress naît, qui fait varier les battements cardiaques, et – comme le cœur envoie continuellement des signaux au cerveau via le nerf vague, cause une fermeture de nos lobes frontaux, et donc, un mode de penser & d’agir impulsif & déraisonnable.

Et le pis, c’est que cela paralyse aussi notre conscience perceptuelle, en sorte qu’on ne réalise pas que cela se produit !

Bref, à moins de pouvoir contrôler notre physiologie (c-à-d les battements du cœur, principalement), on ne pourra pas produire de bon raisonnement ni de bon comportement.

Tous les humains pensent, mais la qualité de leur pensée dépend de leur biologie ; la pensée est en fait une propriété surgissant d’un « terrain » ou d’un « terreau » bien plus profond.

Les gens devraient examiner ce qu’ils pensent & pourquoi ils pensent ainsi, mais si leur but est de penser mieux ( plus justement & efficacement), il ne sert à rien de réfléchir à comment on pense, car « On ne peut pas résoudre un problème au même niveau de conscience où il a été créé » (A. Einstein).

Et s’élever d’un niveau de conscience ne se fait pas juste en y réfléchissant – pour cela, il faut changer le contexte dans lequel les pensées émergent – c-à-d l’état émotionnel et la biologie.

Modifier ceci changera donc la qualité de la pensée & la pensée elle-même.

Le but est d’obtenir une variation cardiaque petite & régulière, on peut réguler divers aspects de notre respiration que l’on peut, mais le rythme est le plus facile à maîtriser, et pour ça, pratiquer la cohérence cardiaque durant 4 à 5 minutes/jour. Cela se pratique en faisant la respiration en 6 : 6 respirations/minute, soit un inspir de 5 secondes, suivi d’un expir de 5 secondes (on trouve, sur Youtube, des videos pour nous y aider), tout en douceur (sans à-coups), et en se focalisant sur la région du cœur (non sur l’abdomen).

En effet, notre cœur génère plus d’énergie électro-magnétique que tout autre endroit de notre corps – il génère 5000 fois plus d’énergie que le cerveau, & un champs magnétique s’étendant jusqu’à 4 mètres autour de nous – voir le HeartMath Institute). En outre, respirer par là nous apaise & génère des émotions positives.

Oui ; simplement contrôler le rythme de votre respiration (via le chant, le yoga, ou la cohérence cardiaque) modifie notre physiologie, donc, notre état émotionnel, donc nos pensées, donc nos comportements !

Finalement, cette simple technique, en rééquilibrant nos battements cardiaques, améliore notre santé & notre raisonnement (en réactivant nos zones frontales) !

Soudain, on perçoit mieux, on comprend mieux, on a plus d’idées, on raisonne mieux – bref, on est plus efficace.

En ce qui concerne changer ou réussir notre vie, pratiquer journellement la cohérence cardiaque n’est que le point de départ ; celui qui, en régulant notre physiologie, nous menera au « point zéro » entre positivité (où l’on est efficace & heureux) & négativité (où l’on est malheureux & coincé).

Pour pencher du côté positif et donc, pouvoir agir pour atteindre l’épanouissement, il faut apprendre à contrôler nos sensations & émotions ; s’entraîner à rester plus de 50% du temps dans un état positif.

La cohérence cardiaque, on vient de le voir, est essentielle à une bonne vie, mais il faut d’autres facteurs pour réussir sa vie ; il faut comprendre le concept du « triple cerveau » (reptilien, limbique & neocortex), s’alimenter sainement (puisque notre régime affecte nos émotions) & faire de nos outils une extension de notre corps.

La méditation interrompue

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zénitude3Un beau matin, un ermite zen faisait ses exercices de tai chi dans la solitude de sa retraite montagnarde.

Soudain, derrière lui, il entend un aboiement ; c’est un jeune chien qui l’invite à jouer à la balle avec lui…

Le moine en est d’abord contrarié ; ce chiot vient interrompre une activité sérieuse & profonde, pour lui proposer une activité triviale & ludique.

Il ramasse la balle et la jette au loin, mais à chaque fois, le chien court la chercher & la lui ramène.

Finalement, l’ermite envoie la balle dans le précipice bordant sa maison, et le chien y saute aussitôt.

Le vieil homme, regrettant son geste, part à sa recherche et retrouve la pauvre bête en contrebas, inanimée.

L’ermite ramène le chien chez lui & médite jusqu’à ce que l’animal – qui n’était heureusement pas blessé – revienne à lui.

Le vieux moine en est heureux et désormais, il incorpore le jeu dans la méditation, mixant tai chi & lançage de balle ; ainsi, l’harmonie règne … ce qui est, au fond, le vrai sens de la méditation !

La morale est qu’il est bon de nourrir sa spiritualité, mais sans pour autant exclure les autres êtres vivants ; qu’il faut « s’élever dans les hauteurs », tout en restant ouvert à l’autre & à la vie « ici-bas » ; c-à-d sans négliger de jouir de la compagnie des autres et des petits plaisirs de la vie …

Creusons-nous la nénette …

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réfléchir2La « psychologie de comptoir » qu’on a en Europe prétend que, si l’on n’arrive pas à être heureux, c’est dû à « des erreurs de traitement logiques » … Mais ce remède est trop superficiel. La logique ou le bon sens ne peuvent pas séparer les « ingrédients » composant la tristesse parce que ces ingrédients sont profondément enfouis dans notre psychisme, au-delà de la portée de la logique ou du bon sens.
Une bonne approche psychologique dépend de la connaissance, pas la logique. Cette connaissance de la façon dont fonctionne notre psychisme nous conduit dans notre inconscient profond. Nous y découvrons tout ce qui fut réprimé, ainsi que les émotions négatives non résolues qui nous obligent à « recycler » nos sentiments & souvenirs douloureux, générant ainsi le malheur.
Daniel Gilbert (psychologue cognitif) prétend que « si nous devions ressentir le monde exactement comme il est, nous serions trop déprimés pour sortir du lit le matin » … C’est faux ! Prenons, par ex, les gens qui méditent ; loin de craindre la réalité, ils recherchent la vérité et un sens intérieur ; ceci les rend plus heureux, & les aide à reconnaître et à surmonter les défis de la vie.
Nous devons être prêts à appréhender la réalité, ou nous serons comme des enfants qui ont peur du noir & serons incapables de faire face à des défis tels que le changement climatique, l’épuisement des ressources, le terrorisme, …

Pour D. Gilbert – qui, comme la plupart des humains, juge de tout d’après sa propre personne, & parle ici sans doute pour lui-même – l’homme a besoin d’un certain niveau d’illusion, une sorte de « système psychologique immunitaire, » qui nous fait nous sentir assez bien que pour affronter le problème, mais assez mal que pour nous pousser à agir pour changer la situation. A mon avis,  ceci est bon pour les esprits faibles, mais pas du tout pour les forts ! Car « la force (et la santé) d’un esprit se mesure à la quantité de vérité qu’il peut supporter » !

Sa « solution » n’en est pas une, car elle ne fait qu’enfoncer les gens dans le mal-être. Comme le dit si bien Dr Phil : on ne peut pas changer une situation que l’on ne s’avoue pas ou qu’on refuse de reconnaître !

La critique de son livre dans le New York Times a été judicieusement intitulée « la joie de l’illusion ».

Voici un exemple d’une vraie ( = profonde) compréhension, appliquée aux « collectionneurs d’injustice » – des râleurs chroniques ou victimes passives, qui n’emploient leur esprit et leur imagination qu’à créer des impressions les laissant offensés, bernés, opprimés , ou autrement victimes. Leur problème n’est PAS DU TOUT dans de supposées  «erreurs de traitement logiques », comme le prétendent les psychologues cognitifs, mais qu’ils sont ignorants.

La logique nécessite l’accès aux faits pertinents, et la plupart des collectionneurs d’injustice ne disposent pas de ces faits ! Ils ne savent pas ce qui se passe dans leur psyché, et seule la psychologie des profondeurs peut le leur révéler ou le leur enseigner.
Sinon, il est forcé que ces gens souffrent ; en effet, ils produisent involontairement des impressions subjectives qu’on leur nuit & croient à tort que ces injustices (réelles, exagérées ou imaginées) les obligent à souffrir. Comment pourraient-ils appliquer la logique alors qu’ils ne peuvent pas voir les processus inconscients à l’œuvre dans leur psychisme ?
Leur compulsion inconsciente à souffrir doit être explorée à fond, car ces êtres, à un niveau profond, sont poussés à continuer à se faire souffrir.

Pour se libérer, ils doivent générer une révolution intérieure, alimentée par un autre niveau de conscience & de compréhension.  Cela peut impliquer de passer chaque jour du temps pour appliquer leur nouvelle connaissance de soi aux situations qui les font souffrir.  Ils commencent à voir les choix qu’ils ont fait, pour créer inutilement ces sentiments négatifs & en voient l’inanité : ils comprennent qu’ils ont souffert non pas parce que les circonstances le justifient, mais parce qu’ils recréent & recyclent des émotions négatives non résolues.
Une personne saine vise à générer des pensées et les émotions qui mènent à la créativité, la productivité, le plaisir, la détente. Un collecteur d’injustice, lui, vise inconsciemment à générer des pensées ou émotions impliquant la privation de contrôle, la critique et le rejet. Ceci produit tension, frustration, colère, cynisme & dépression – menant à des addictions.

Il ne faut donc pas craindre d’explorer profondément notre inconscient ; cela ne peut qu’améliorer notre vie !

L’ennui, c’est que cette connaissance profonde se heurte à de puissants obstacles dans notre psyché :

1) ça donne aux gens une existence – qui, sans cette souffrance, serait TRES TERNE ! La vie n’est que de « l’éprouvé vital » ; que l’on hume un parfum, que l’on écoute une belle musique, que l’on fasse l’amour, ou que l’on goûte un plat délicieux, tout cela n’est au fond qu’un ressenti. Or, pour des êtres n’ayant qu’un faible ressenti, la souffrance, ou colère, ou frustration, leur offre une chance de « goûter » la vie…

2) les humains sont hédonistes ; ils suivent la voie du moindre effort, et donc, s’intéressent aux choses extérieures (superficielles) et non à ce qui se passe en eux (profondeurs).

Et 3)  ça les distrait de leur mission – car tout le monde en a une – mais mener une vie intègre & profonde est très dur à réaliser ; alors, c’est TELLEMENT plus facile de se perdre dans les détails, de couper les cheveux en 4, de se soucier de choses plus triviales !

4) on récolte, de ces plaintes, quelques miettes d’attention et de compassion de la part des autres.

Bref, que des avantages – et ils ne voient pas les inconvénients ( = une vie ratée) ou les bénéfices ( = une vie pleine de sens, sereine et heureuse) qu’ils pourraient tirer d’un changement de paradigme ! Oui, tout est question de vibration, dans l’Univers, oui, le semblable attire le semblable, et oui, « plus on dit merci, plus on a de raisons de dire merci » (& l’inverse est vrai aussi)…

Alors, creusons-nous la nénette, réfléchissons à l’ambiance dans notre famille d’origine, ce que cette ambiance a dû générer comme sentiments en nous, et quelles conclusions on en a tiré sur le monde, quels mécanismes de survie on a dû adopter, comment cela s’est traduit plus tard dans nos choix ou nos relations,… (voir : Pourquoi le monde va-t-il mal, et nous aussi ? ; http://www.bonheuretamour.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-et-nous-aussi/ )

 

PS : ceci implique que les psys n’ayant pas fait un travail en profondeur dans leur propre psyché sont incapables d’enseigner les connaissances et méthodes favorisant la croissance intérieure & la santé émotionnelle.

Citations de Nisargadatta

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Nisargadatta  (Guru indien de la non-Dualité – 1897 – 1981)

L’esprit crée l’abîme, le coeur le traverse.
Vous demandez la vérité, mais en fait, vous ne recherchez que le réconfort, que vous voulez voir durer à jamais. Or, rien, aucun état d’esprit, ne peut durer toujours. Dans le temps & l’espace, il y a toujours une limite, parce que le temps et l’espace eux-mêmes sont limités. Et dans l’éternité, les mots « à jamais » ne signifient rien. Idem avec la « preuve de la vérité ». Dans le domaine de la non-dualité, tout est complet, est sa propre preuve, sens et but. Où tout est un, il n’y a pas besoin de supports. Vous imaginez que cette permanence est la preuve de la vérité, que ce qui dure plus longtemps est en quelque sorte plus vrai. Le temps devient la mesure de la vérité. Et comme le temps est dans l’esprit, l’esprit devient l’arbitre et recherche en lui-même  la preuve de la vérité – une tâche qui est à la fois impossible et désespérée !

C’est toujours le faux qui nous fait souffrir, les faux désirs et peurs, les fausses valeurs et idées, les fausses relations entre les gens. Abandonnez le faux et vous êtes libre de la douleur ; la vérité rend heureux, la vérité libère.
La sagesse est de savoir que je ne suis rien, l’amour est de savoir que je suis tout, et entre les 2, ma vie chemine.
Vous recevrez tout ce dont vous avez besoin quand vous arrêterez de demander ce dont vous n’avez pas besoin.

Une fois que vous comprenez que la route est le but et que vous êtes toujours sur la route, non pour atteindre un but, mais pour jouir de sa beauté et de sa sagesse, la vie cesse d’être une tâche et devient naturelle et simple, en elle-même une extase.
Tout ce que vous voulez, c’est être heureux. Tous vos désirs, quels qu’ils puissent être, sont une aspiration au bonheur. Fondamentalement, vous vous voulez du bien … le désir par lui-même n’est pas mauvais. Il est la vie elle-même, la pulsion de croître en savoir et en expérience. Ce sont les choix que vous faites qui sont mauvais. Croire qu’une petite chose quelconque – la nourriture, le sexe, le pouvoir, la gloire, va vous rendre heureux, c’est se berner soi-même. Il n’y a que quelque chose d’aussi vaste et profond que votre vrai moi, qui puisse vous rendre vraiment et durablement heureux.
Ne cherchez pas à comprendre ! C’est déjà suffisant si vous ne comprenez pas de travers.

Votre attente de quelque chose d’unique et dramatique, de quelque merveilleuse explosion, ne fait que bloquer et retarder votre Réalisation du Soi. Vous n’avez pas à attendre une explosion, car l’explosion a déjà eu lieu – au moment où vous êtes né, quand vous vous réalisé comme Etre-Savoir-Sentir. Vous ne faites qu’une seule erreur : vous prenez l’intérieur pour l’extérieur et l’extérieur pour l’intérieur. Ce qui est en vous, vous le croyez à l’extérieur de vous et ce qui est à l’extérieur, vous le croyez être en vous. L’esprit et les sentiments sont externes, mais vous les croyez internes. Vous croyez que le monde est objectif, alors qu’il est totalement une projection de votre psyché. Telle est la confusion de base et aucune nouvelle explosion  ne la corrigera ! Vous devez vous penser hors de cela. Il n’y a aucun autre moyen.
La conscience (qui est) en vous et la conscience (qui est) en moi, 2 en apparence, un en réalité, recherchent l’unité, et ça, c’est l’amour.
Un esprit serein est tout ce dont on a besoin. Tout le reste arrivera bien, une fois que notre esprit est calme. Comme le soleil en se levant, active le monde, de même, la conscience de soi effectue des changements dans l’esprit. À la lumière d’une conscience de soi calme et égale, les énergies intérieures se réveillent et font des miracles sans aucun effort de notre part.
La perfection absolue est ici et maintenant, pas dans un avenir proche ou lointain.
Le secret est dans l’action – ici et maintenant.
C’est notre comportement qui nous aveugle sur nous-mêmes.
Ignorez ce que vous croyez être et agissez comme si vous étiez absolument parfait – quelle que soit votre idée de ce que peut être la perfection. Tout ce dont vous avez besoin, c’est du courage.
L’amour n’est pas sélectif, le désir est sélectif. En amour, il n’y a pas d’étrangers. Lorsque le centre de l’égoïsme n’est plus, tous les désirs de plaisir et la peur de la douleur cessent ; on n’est plus intéressé à être heureux ; au-delà du bonheur, il est une pure intensité, une énergie inépuisable, l’extase de donner à partir d’une source éternelle.
Pour faire face aux choses, une connaissance des choses est nécessaire. Pour faire face aux gens, il faut de la compréhension, de la sympathie. Pour faire face à soi, il ne faut rien. Soyez ce que vous êtes – un être conscient – et ne éloignez pas de vous-même.

Vous pouvez mourir une centaine de morts, sans une pause dans l’agitation mentale. Ou vous pouvez garder votre corps et ne mourir qu’en esprit. La mort de l’esprit est la naissance de la sagesse.
La vérité n’est pas une récompense pour bonne conduite, ni un prix pour avoir passé quelques tests. Elle ne peut être amenée tout d’un coup. Elle est le primal, le non-né, l’antique source de tout ce qui est. Vous pouvez la trouver (juste) parce que vous êtes. Vous ne devez pas mériter la vérité. Elle vous appartient …. Restez immobile, soyez silencieux.

Il n’existe pas une chose comme « une personne ». Il n’y a que des restrictions et des limitations. Le total de l’addition de celles-ci définit la personne. Vous pensez que vous vous connaissez lorsque vous savez ce que vous êtes. Mais vous ne savez jamais qui vous êtes. La personne ne fait que sembler être, comme l’espace dans le pot semble avoir la forme et le volume et l’odeur du pot. Voyez que vous n’êtes pas ce que vous croyez être. Luttez avec toute la force à votre disposition contre l’idée que vous êtes nommable et descriptible. Vous ne l’êtes pas. Refusez de penser à vous-même en termes de ceci ou cela. Il n’y a pas d’autre moyen de sortir de la misère que vous avez créé pour vous-même par l’acceptation aveugle sans enquête. La souffrance est un appel à une enquête, toute douleur a besoin d’être investiguée. Ne soyez pas trop paresseux pour penser.
Tout ce que vous avez besoin est déjà en vous, seulement, vous devez approcher votre moi avec respect et amour.  L’auto-condamnation et l’auto-méfiance sont de graves erreurs. Votre constante fuite de la douleur et recherche du plaisir est un signe de l’amour que vous portez à votre moi, tout ce dont je vous supplie est ceci : rendez l’amour de votre moi parfait. Ne vous refusez rien – attachez votre moi à l’infini et l’éternité et découvrez que vous n’en avez pas besoin ; vous êtes au-delà.
Lorsque vous regardez votre esprit, vous vous découvrez en tant qu’observateur.  Quand vous vous tenez immobile, à seulement observer, vous découvrez votre moi comme la lumière derrière l’observateur. La source de lumière est sombre, inconnue est la source de la connaissance. Seule cette source existe. Retournez à cette source et demeurez-y.

Cela n’a rien à voir avec l’effort. Il suffit de lui tourner le dos, de regarder entre les pensées, plutôt que (regarder) les pensées. Lorsque marchez dans une foule, vous ne combattez chaque homme que vous rencontrez, vous ne faites que trouver votre chemin entre eux. Quand vous combattez, vous invitez au combat. Mais quand vous ne résistez pas, vous ne rencontrerez aucune résistance. Lorsque vous refusez de jouer le jeu, vous êtes hors de lui.
Quoi qu’il arrive, vous arrive par vous, à travers vous ; vous êtes le créateur, jouisseur et destructeur de tout ce que vous percevez.
Il y a toujours des moments où l’on se sent vide et séparé. Ces moments sont très désirables, car cela signifie que l’âme a jeté ses amarres et navigue vers des lieux éloignés. Ceci est le détachement – quand l’ancien est terminé et que le nouveau n’est pas encore venu. Si vous avez peur, l’état peut être pénible, mais il n’y a vraiment rien à craindre. Rappelez-vous l’instruction: Quoi que vous rencontriez – allez au-delà.
Une foi constante est plus forte que le destin. Le destin est le résultat de causes accidentelles, pour la plupart, et est donc tissé lâche. La confiance et l’espoir le vaincront facilement.
Si vous voulez connaître votre véritable nature, vous devez penser à vous tout le temps, jusqu’à ce que le secret de votre être se révèle.
Vous avez mis tant d’énergie dans la construction d’une prison pour vous-même. Maintenant, dépensez-en autant pour la démolir. En fait, la démolition est facile, car le faux se dissout quand il est découvert.
Quand je dis qu’une chose est sans cause, je veux dire qu’elle peut être sans une cause particulière. Il y a eu besoin de votre mère pour vous donner naissance ; mais vous n’auriez pas pu naître sans le soleil et la terre. Même ceux-ci ne pourraient avoir causé votre naissance sans votre propre désir de naître. C’est le désir qui donne naissance, qui donne le nom et la forme. Le désirable est imaginé et voulu et se manifeste comme quelque chose de tangible ou de concevable. Ainsi est créé le monde dans lequel nous vivons, notre monde personnel.  Le monde réel est au-delà du noyau de l’esprit ; nous le voyons à travers le filet de nos désirs, divisé en plaisir et douleur, bien et mal, intérieur et extérieur. Pour voir l’univers tel qu’il est, vous devez passer l’étape au-delà du filet. Il est difficile de ne pas le faire, car le filet est plein de trous.
(Q: Qu’entendez-vous par des trous ? Et comment les trouver ?) Regardez le filet et ses nombreuses contradictions. Vous faites & défaites à chaque étape. Vous voulez la paix, l’amour, le bonheur et travaillez dur pour créer la douleur, la haine et la guerre. Vous voulez la longévité et mangez trop, vous voulez l’amitié et exploitez autrui. Voyez votre filet comme étant fait de ces contradictions et supprimez-les – * le fait que vous les voyiez les fera disparaître.
L’inattendu et l’imprévisible est réel.

Coopérez avec votre destinée, ne vous opposez pas à elle, ne la contrariez pas. Permettez-lui de s’accomplir.
Tout ce que vous oubliez, n’est pas la vérité, souvenez-vous-en toujours.
Et la spiritualité ou ce que vous appelez « religion » est surtout de comprendre ceci : que vous n’avez pas besoin de quoi  que ce soit, (car) vous êtes une partie de la totalité, ou de la réalité.

Travailler dans le monde est dur, se retenir de tout travail non-nécessaire est encore plus dur.