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Citations de Nellie Bly (Elizabeth Jane Cochran)

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nellie-bly Journaliste & écrivaine américaine du XIXème siècle (1864 -1922). Dans ses livres & articles, elle a traité de la pauvreté & de l’oppression – 2 choses bien connues d’elle, puisqu’elle avait souffert aux mains d’un beau-père violent & de pauvreté.
Virée à cause de ses prises de position fortes, elle décida d’écrire sur les conditions des patients d’asile et pour ça, se fit passer pour folle, et interner. Son article amena le gouvernement à améliorer les conditions de vie des internés.
Par la suite, elle ne cessa de dénoncer la corruption & les scandales sociétaux puis décida de faire un tour du monde en moins de 80 jours… et y réussit (en 72 jours). Elle devint ensuite PDG d’une firme.
Durant la 1ère Guerre Mondiale, elle devint correspondante de guerre puis, la paix revenue, se dévoua envers les femmes pauvres & leurs enfants.
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Ce n’est qu’après on est en difficulté que l’on se rend compte du peu de sympathie et de bienveillance qu’il y a dans le monde.
Quelle étrange chose est la folie. J’ai regardé des patients dont les lèvres sont à jamais scellées dans un silence perpétuel. Ils vivent, respirent, mangent ; la forme humaine est là, mais ce quelque chose, dont le corps peut se passer, mais qui ne peut pas exister sans le corps, était manquant.
Je n’avais jamais été près de fous auparavant dans ma vie, et n’avais pas la moindre idée de ce à quoi leurs actions ressemblaient.
Tous les vêtements de l’asile étaient faits par les patients, mais la couture n’occupe pas l’esprit. Après un internement de plusieurs mois, les pensées du monde normal s’étiolent, et tout ce que les pauvres prisonniers peuvent faire est de s’asseoir et de songer à leur sort sans espoir.
Comment un médecin peut-il juger de la santé mentale d’une femme en se contentant de lui dire bonjour et refusant d’entendre ses demandes de mise en liberté ? Même les malades savent qu’il est inutile de dire quoi que ce soit, car la réponse sera que c’est leur imagination.
Le wagon accéléra, et moi, tout comme mes camarades, jetai un coup d’œil d’adieu désespéré à la liberté lorsque nous arrivâmes en vue des longs bâtiments en pierre.
Puis-je passer une semaine dans la salle des fous à l’île de Blackwell ? J’ai dit que je le pouvais et que je le ferais. Et je l’ai fait.
Ils ont été conduits à une prison, sans aucune faute de leur part, selon toute probabilité, pour la vie. En comparaison, combien il serait plus facile de marcher à la potence que vers ce tombeau d’horreurs vivantes !
J’ai toujours eu le désir de connaître la vie d’asile plus en profondeur – le désir d’être convaincue que les plus démunies des créatures de Dieu, les fous, étaient soignés avec bonté et correctement.
Je pris sur moi d’adopter le rôle d’une pauvre folle malchanceuse, et je sentais de mon devoir de ne me dérober à aucun des résultats désagréables qui s’ensuivraient.
J’ai toujours tenu à dire aux médecins que j’était saine d’esprit, et à demander à être libérée, mais plus je cherchais à les assurer de ma santé mentale, plus ils en doutaient.
Je frémis de penser à quel point les fous étaient au pouvoir de leurs gardiens, et comment on pouvait pleurer et supplier pour être libéré, et tout cela en vain, si les gardiens avaient cet état d’esprit.
J’ai regardé les patients se lever et regarder avidement vers la ville, où selon toute vraisemblance, ils n’entreront jamais plus. Cela signifie la liberté et la vie ; cela semble si proche, et pourtant le ciel n’est pas plus éloigné de l’enfer (que l’asile de la ville).
Dans nos brèves promenades, nous sommes passés devant la cuisine où la nourriture était préparée pour les infirmières et les médecins. Là, nous avons aperçu des melons et des raisins et toutes sortes de fruits, du beau pain blanc et de belles viandes, et la sensation de faim était multipliée par 10.
Je me réjouissais si avidement de quitter l’endroit horrible, mais quand ma libération est venue et que je savais que la lumière du soleil divine était pour moi d’être à nouveau libre, il y avait une certaine douleur à partir.
Je ne m’attendais guère à ce que le grand jury me soutienne, après qu’ils aient tout vu différemment de ce que c’était lorsque j’y étais. Pourtant, ils l’ont fait, et leur rapport à la cour conseille toutes les modifications que j’avais proposées.
Les gens dans le monde ne peuvent jamais imaginer la longueur des jours de ceux (qui sont) dans les asiles. Ils semblaient sans fin, et nous accueillions tout événement qui aurait pu nous fournir quelque chose à penser ou dont on puisse parler.
N’ayant jamais échoué, je ne pouvais pas imaginer ce qu’était l’échec …
Je tente de réaliser tout ce que cela signifie. La souffrance de millions des meilleurs hommes du monde « … et quand je dis des millions d’hommes, je dois multiplier ces hommes par dix pour compter les épouses, les enfants, les parents et les amoureux et la famille, qui souffrent d’une angoisse mentale indicible.
L’énergie bien appliquée et dirigée peut accomplir n’importe quoi.
Je n’ai jamais écrit un mot qui ne viennne pas de mon cœur. (et) Jamais je ne le ferai.

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Idée de soi et réussite

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SAM_0292Chacun de nous a une opinion sur soi et les autres ; eh bien, la vie nous traitera selon cette opinion ; si l’on ne voit que le négatif, on l’attirera immanquablement. Et à l’inverse, si on « y croit » et qu’on se sent capable de réussir, cela arrivera aussi ; c’est une des grandes lois de la vie.  Surtout, il faut examiner ce qu’on croit mériter de la vie ; car c’est ça qui nous sera donné.

Si vous doutez de vos compétences, de votre mission ici-bas, vous serez de plus en plus misérable. C’est un cercle vicieux. Si vous vous isolez et vous méfiez des gens, votre dépression s’accentuera.  Il n’y a que les perdants qui abandonnent, qui refusent de demander de l’aide, de continuer à sourire, à tendre la main aux autres, à soi-même et à la vie !

Ne recherchez plus la compagnie de « losers ». Il ne faut aider que ceux qui se relèvent. Les losers eux, ne se relèveront jamais, même si vous les tirez de toutes vos forces. Et en plus, loin d’en être reconnaissants, ils vous en voudront de vous porter mieux qu’eux. Donc, non seulement, c’est une perte de temps et d’énergie pour vous, mais en plus, ils vous attirent dans leur monde négatif. Très vite, leurs problèmes deviennent vos problèmes ! Une parfaite illustration de ce que je viens de vous dire est ce drame vécu : un candidat au suicide était monté au 12ème étage d’un immeuble et menaçait de se jeter dans le vide. Or, sa copine était près de lui, le retenant par la main pour l’en empêcher. Eh bien, il a sauté, en entraînant – comme de bien entendu ! – sa copine dans la mort avec lui. Souvenez-vous de ceci et tirez-en la leçon la prochaine fois que vous rencontrerez l’un de ces êtres négatifs !

Si vous sentez un vide intérieur, la meilleure façon de le remplir est d’aider les autres (après vous être assuré qu’ils veulent s’en sortir, bien sûr).  On peut vous enlever votre job, mais on ne peut pas vous prendre votre âme !

Vous identifier à vos possessions  ou à un statut, est nocif : vous n’êtes pas votre métier, un ensemble de compétences ou une grosse maison ; vous êtes un être humain. Votre métier n’est pas le tout de vous, il n’en est qu’une partie.  De même, votre douleur n’est pas tout de vous, mais seulement une partie.  Alors, ne faites pas l’erreur de vous identifier à elle ; vous êtes autre chose, au fond.

Si vous pensez que votre situation est désespérée et que vous vous sentez prisonnier, que vous pensez n’avoir aucune option pour en sortir, vous souffrez sans doute d’impuissance acquise, c’est-à-dire abandonner avant même d’essayer ; un état d’esprit où l’on « sait » qu’on n’y arrivera pas, qu’on n’en est pas capable et que donc, à quoi bon essayer ?

En Inde, quand on capture des éléphants sauvages pour les domestiquer, on les attache d’abord avec de grosses chaînes d’acier. Bien sûr, au début, ils tentent de s’échapper et tirent sur les chaînes. Mais c’est peine perdue ; elles sont trop solides et les éléphants restent prisonniers. Alors, au bout d’un certain temps, ils n’essaient même plus ; ils « savent » que c’est inutile. On pourrait alors les attacher avec un petit fil de soie sans qu’ils tentent de s’enfuir.  Ils ont appris qu’ils ne pouvaient rien faire pour améliorer leur sort.  Ceci s’appelle « l’impuissance acquise » et c’est un symptôme qui ne concerne pas que les éléphants, loin de là ! Il concerne aussi pas mal de gens confrontés à un sort contraire ; ils apprennent qu’ils ne peuvent rien faire pour en sortir.

Vous pouvez suspecter que vous en souffrez si vous tendez à vous isoler, à accepter la douleur de chaque journée, que vous ne voyez plus d’opportunités nulle part et que vos émotions sont comme étouffées ou engourdies.

Donc, pour vous en sortir, vous devez briser ce mur imaginaire, savoir qu’il y a toujours quelque chose à faire, trouver la cause de cette impuissance acquise et, si vous êtes encore en contact avec la cause de celle-ci, vous en éloigner au plus tôt.

Vous devrez aussi accepter que les changements prennent du temps – une graine ne germe pas du jour au lendemain et la germination sera d’abord invisible. Même dans le noir, quand on ne voit rien bouger, il faut s’accrocher, continuer à y croire et garder le bon cap, sans laisser les doutes vous faire dévier.

Si vous avez ce syndrome et voulez guérir, trouvez un bon thérapeute ou groupe de soutien. La volonté se greffe toujours sur une bonne santé mentale.

Oui, mais – me direz-vous – faut-il trimer ainsi sans arrêt en se privant continuellement ? Non ; il est clair qu’il faut un juste milieu entre le devoir (et ses privations) et les récompenses ou le repos. Pensez à votre esprit comme à un mulet ; si vous lui faites porter des fardeaux sans jamais le nourrir, il finira par s’écrouler. De même pour vous ; vous avez besoin de carburant pour fonctionner, sinon, vous serez rapidement épuisé et au bout du rouleau.

Donc, s’il faut économiser et travailler dur, il faut aussi vous reposer et vous récompenser à chaque étape de votre trajet.