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Consumérisme & bonheur

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A quoi ressemble notre vie ?

Pour la plupart d’entre nous, elle ressemble à une course sans fin, très stressante & insatisfaisante ; se lever tôt, passer des heures dans les embouteillages ou les transports en commun pour se rendre à un boulot dénué de sens (qu’on déteste même parfois), se débattre dans les factures, les taxes, les problèmes administratifs, … tout en se débrouillant pour faire marcher la maison & éduquer les enfants du mieux qu’on peut… Et tout ça en dansant sur un volcan (on ne sait pas si on ne se fera pas licencier du jour au lendemain (s’il y a rachat ou restructuration, par ex) & pour le profit de quelqu’un d’autre (car, comme on n’engrange pas les bénéfices de ce qu’on produit, à part quelques rares exceptions, on ne fait pas fortune dans ce genre de vie).

Le XXème siècle a vu défiler diverses idéologies ; fascisme, communisme, religion, … mais l’une a toujours dominé et continue de dominer : le consumérisme.

Bien entendu, tout le monde doit acheter certaines choses, et notre économie ne peut fonctionner sans que les gens achètent, mais on est poussé à acheter toujours plus.

Le consumérisme n’est donc pas le fait d’acheter, mais le fait d’acheter encore & encore, dans une course effrénée au bonheur – car le message que nous envoie la société est que plus on achète, plus on est heureux. Or, rien n’est plus faux !

Diverses études scientifiques ont prouvé que les individus matérialistes sont aussi les plus malheureux et que l’altruisme est bon pour la santé physique & mentale (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/11/16/la-bonte-est-bonne-pour-la-sante/ ).

Cette course à la consommation sans fin est néfaste ; les biens proviennent de pays lointains – d’où des transports qui polluent la Terre.

Il faut voir l’image globale, et comprendre que tout est lié & que donc, tout petit acte d’achat se rattache à un tableau d’ensemble, causant la hausse de la température, la fonte des pôles, le trou dans notre couche d’ozone protectrice, …

Jadis, seule une petite minorité avait assez de biens & les populations ne possédaient que le strict minimum (& même moins) et étaient souvent confrontées à des famines – & la religion (quelle qu’elle soit) les maintenait à leur place.

Pour pousser les peuples à se résigner à leur sort misérable, elle véhiculait l’idée que les biens de ce monde sont dérisoires, que seuls ceux de l’au-delà importent et qu’en outre, les gouvernants ont été placés où ils sont par Dieu (ou les dieux).

Donc, la tendance à prendre le plus qu’on peut quand il y a à manger (ou d’autres bien) était un mécanisme de survie. L’ennui, c’est qu’il l’est resté !

On voit maintenant un tas de gens qui ne peuvent plus faire un pas dans leur maison, car chaque pièce est bourrée (presque jusqu’au plafond) de biens de consommation – en sorte qu’ils risquent un tas de maladies (de la nourriture reste là pendant des années, à pourrir, attirants rats & moisissures) ou … de mourir ensevelis sous ceux-ci !

Le livre « Living at Home in the Twenty-First Century » (E. Ochs, J.E. Arnold, E. Ragazzini & A.P. Graesch) en parle :

Ce « brol » entassé cause du stress surtout à la mère de famille – alors que les hommes ne le remarquent même pas, les femmes, qui sont en charge de l’ordre dans la maison, le ressentent comme un vrai fardeau, dur à gérer…

S’il y a beaucoup de mécanismes qui nous poussent à acquérir tous ces objets (achats, cadeaux, …), il n’y en a quasiment aucun qui nous pousse à nous en débarrasser.

Les photos révèlent le mode de vie dominant des Occidentaux, & leur mentalité… Voir (pour ceux qui parlent anglais) leur video ; https://www.youtube.com/watch?v=3AhSNsBs2Y0  … Quelle leçon !

Avec l’avènement de l’ère industrielle & le fantastique bond en avant du commerce & des techniques de production, le monde put enfin proposer une offre abondante aux populations.

De plus, dans le même temps, l’importance de l’individu (& de l’individualisme) croissait, tandis que celle de la religion diminuait (je veux dire : de la vraie religion, au détriment de cette religion du consumérisme, justement).

Avec la création des grands magasins, les gens purent s’acheter enfin plus que le strict minimum & le shopping devint une activité à part entière.

La psychologie se mit au service des capitalistes pour marteler la mentalité du toujours plus dans l’esprit des gens & leur donner envie de toujours plus de biens de consommation.

Les hommes d’affaires recrutèrent des psys experts en manipulation mentale, lesquels imaginèrent & appliquèrent toutes les ressources de leur art pour influencer les gens, les motiver, les hypnotiser, pour leur faire croire ce que veulent les hommes d’affaires & les pousser à acheter des tas de choses dont ils n’ont pas besoin, & qui, loin de les rendre heureux, les ligotent à une vie médiocre, entièrement au bénéfice desdits financiers !

Les publicitaires ont appris comment actionner les manettes de notre inconscient, en vantant non pas ce que le produit fait, mais le genre de personne qu’il promet de nous faire nous sentir.

J’ai traité ici de la tragique absurdité de ce genre de vie ; http://www.bonheuretamour.com/2013/01/24/une-vie-doiseau-mouche/, où on perd sa vie à la gagner…

Depuis les années ’80, les gens mesurent leur succès dans la vie par combien ils gagnent & combien ils dépensent.

Ayant ainsi été entraînés à désirer, on est contrôlés par une minorité de gens qui, ayant déchiffré les processus mentaux des masses, tirent les ficelles dans l’ombre.

Et pendant ce temps, la Terre, notre substrat vital, continue à se dégrader – sans compter les terribles conditions de travail des populations produisant les biens pour les pays riches.

Mais même en Occident, ces conditions ne sont pas bonnes non plus pour la plupart des travailleurs.

La plupart des gens voudraient avoir une qualité de vie, la sécurité, de bonnes relations, un boulot épanouissant, faire partie d’une communauté & se sentir bien dans leur peau … pouvoir être & exprimer ce qu’ils sont vraiment  – et cela, aucun bien de consommation ne peut le procurer !

Comme dit plus haut, les gens qui ne visent que l’argent, les biens matériels & le confort égoïste, sont en fait moins heureux que les autres.

Poursuivre des choses matérielles est une course à l’abîme d’insatisfaction constante, que rien ne peut remplir, car la seule chose qui puisse faire ceci, est une vie ayant du sens !

Au lieu de s’endetter pour pouvoir acheter le dernier gadget (voiture, télé 3D, etc) et devoir trouver ou rester dans un boulot minable pour se procurer l’argent pour le payer (c-à-d perdre sa vie à la gagner), on doit viser à se libérer de cette « rat race » en simplifiant & « minimalisant » notre vie … Ce sera bon pour nous, pour notre humeur & pour la planète !

En réalité, moins on a, plus on a – & vice versa 😉 Il suffit de le comprendre…

Des solutions existent… Si on a le courage de les appliquer !

Dans l’idéal, il faut repenser totalement notre mode de vie – mais des mesures simples sont déjà bien ; équilibrer travail & vie de famille, ou consommer de façon plus responsable – c-à-d « local », isoler nos habitations, employer des machines économes, voyager moins loin & utiliser les transports en commun ou le vélo au lieu de la voiture, utiliser des énergies vertes, …

Ces changements sont aussi devenus plus nécessaires qu’avant parce que les prix de l’énergie ont beaucoup augmenté (car les ressources diminuent).

Hélas, seuls les riches peuvent se permettre les nouvelles habitations à basse énergie !

En outre, ces projets sont sabotés par les Etats (eux-mêmes dirigés en sous-main par les financiers), qui prétendent qu’il faut pousser les gens à dépenser plus pour booster l’économie, se fichant de notre bien être & de notre épanouissement.

Nous devons en faire nos priorités & tourner le dos au consumérisme pour créer un monde nouveau, pour nous-mêmes, nos enfants, & la Terre … Il faut comprendre que l’argent ne fait pas le bonheur !

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