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Conte : Meurtre ou pardon ?

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père & fils3

Un jour, un homme se rendit chez son père et dit: « Père, je ne peux plus supporter pas ma femme, je veux la tuer, mais je crains d’être découvert. Pourrais-tu m’aider ? « 

Et son père répondit : « Oui, je peux, mais il y a un problème … Au moment où elle mourra, il faut que personne ne puisse soupçonner que c’est toi, alors, d’ici là, tu dois jouer les maris aimants ; être tendre, poli, reconnaissant, patient, affectueux, moins égoïste, prendre soin d’elle, l’écouter plus, …

Bon, ajoute-t-il en lui tendant un sachet, voici du poison ; mets-en chaque jour un peu dans sa nourriture ; ainsi elle mourra lentement « .

Après quelques jours, le fils revint chez son père, catastrophé ; « Père, je ne veux plus que ma femme meure ; je me suis aperçu que je l’aime. Et maintenant, que dois-je faire, puisque j’ai empoisonné ses plats ? « 

Mais le père répondit : « Ne t’en fais pas ; ce que je t’ai donné était de la poudre de riz. Ta femme ne mourra pas, parce que le poison était en toi ! »

Moralité : Quand on nourrit sa rancoeur, on meurt à petit feu ; libérer son coeur de la haine & de la rancune rend heureux ! Quand on se force à aimer, à aider, à donner, qu’on cesse d’être égoïste, de se croire tout permis ou supérieur, de profiter et d’exploiter d’autres, on commence à se libérer des sentiments négatifs, à (se) pardonner et à aimer vraiment.

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Infidélité ; signes, découverte & pardon

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infidèle4 Certains signaux indiquent que votre partenaire vous trompe :

– son gsm est fermé la majorité du temps,

– son gsm est dissimulé ou il change tout le temps son mot de passe sur son gsm, son PC, et ses comptes sur les médias sociaux,

– il(elle) retourne son gsm (« sur le ventre ») ou l’éteint quand vous êtes là,

– le temps qu’il passe avec vous, vos interactions (aussi sexuelles) et le nombre de fois où il(elle) vous appelle ou vous texte, diminue.

La découverte de l’infidélité est toujours un écroulement de toute notre vie, une douleur insupportable (à moins de ne pas aimer son partenaire).

Ensuite, pour que le partenaire trompé puisse se remettre de cette terrible épreuve, il faut que le partenaire infidèle comprenne toute l’étendue du ravage qu’il a causé & l’exprime, en montrant du remords pour ce qu’il a fait – et ce remords se prouve en racontant tout, en étant joignable à tout moment et en prenant des mesures extrêmes pour que ça n’arrive plus jamais à l’avenir.

C’est un fait que l’infidélité, ça « marque ».. et beaucoup ! Comme pour la mort d’un enfant, il y a un « avant » et un « après »…

Les théories débiles actuelles exigent que l’on pardonne … « pas pour l’autre, mais pour soi » … Mais le but n’est pas de « pardonner » – car beaucoup savent qu’ils sont censés être « braves », être « positifs », « ne pas rester dans le négatif » et donc, pardonnent .. mais du bout des lèvres !

Ils disent ensuite des choses du genre : »je lui ai pardonné, mais je n’ai pas oublié ».

Le vrai but, en fait est d’avoir une « clôturation émotionnelle » (anglais : emotional closure) sur cette aventure – que ça ne vous fasse plus « mal au ventre ».

Ce n’est pas tout le monde qui peut se remettre d’une liaison, donc, c’est à chacun de décider s’il peut ou non s’en remettre.

Si vous voyez qu’il y a quelque chose à sauver, que l’autre montre un vrai repentir, et que vous prenez la décision de pardonner et de surmonter l’épreuve, eh bien faites-le, mais alors totalement !

Sinon, coupez – totalement aussi ! Si vous sentez que la trahison était si profonde que vous avez perdu toute confiance en l’autre et que vous ne pourrez plus jamais lui refaire confiance, si vous sentez qu’il(elle) vous a tellement blessé(e) que jamais vous ne parviendrez à surmonter l’amertume et la douleur de cette trahison, rompez.

Beaucoup font l’erreur de rester à jamais « le cul entre 2 chaises » ; essayant, d’une part de se raccrocher au passé (qui est pour tant mort au moment où vous avez appris son infidélité) et d’autre part, de se dire « mais je devrais pouvoir recommencer à avancer avec ma vie. »

L’ennui, c’est que, comme tout dans l’univers, c’est une énergie, qui reste active en vous, alors, ça doit sortir d’une façon ou d’une autre …

Bref, ce poison continue à vous ronger de l’intérieur, ça abîme votre âme, ce que vous êtes, comme personne, comme père (ou mère) & comme époux(se). Ca change comment vous vous sentez, votre santé, et ça modifie votre comportement ; comment vous traitez les autres.

Alors, comment arriver à redonner sa confiance ? Quand quelqu’un a été blessé de cette façon, il se demande comment il peut se ré-ouvrir et refaire confiance.

Eh bien, il y a 2 étapes : la confiance vient de SAVOIR (& non pas croire) que vous pouvez gérer ce que l’autre fera, même en ne pouvant pas prédire à 100% ce qu’il (elle) va faire.

Comme le dit Dr Phil : le degré de notre confiance dépend de celui de notre force, et du fait de savoir que l’on est capable de gérer les imperfections de notre partenaire. Là, on n’a plus peur, on ne se sent plus obligé de pardonner – pour ensuite devoir vivre dans la douleur et dans la peur que l’autre le refasse. Et, comme on a de bonnes limites, s’il (elle) le refait, on rompt immédiatement.

Dans beaucoup de cas, le partenaire trompé reste, mais vit dans la peur que l’autre le(la) re-blesse – en pensant « et si…? « . La solution à ceci est simple ; finissez la phrase « Et s’il (elle) me retrompe ? » ou « Et s’il(elle) part avec un(e) autre ? », et puis répondez-y : « s’il part, je serai ok », « je m’en remettrai », ou même « Tant pis pour lui (elle) ! »

Dites-vous « J’ai traversé ça avant, et j’y survivrai une fois de plus, car je crois en moi et je parie sur moi et pas sur quelqu’un d’autre ! »

Finalement, la question n’est donc pas : « puis-je faire confiance à mon (ma) partenaire ? », mais bien : « Puis-je ME faire assez confiance ? »

Car c’est CA, la vie ; apprendre à se fier assez à soi-même pour ne pas permettre à d’autres de nous démolir totalement.

Par conséquent, on peut réaccepter le tromperur dans notre vie, si on peut avoir assez de confiance en nous-même pour être sûr(e) que, même s’il nous re-trompe, on est certain(e) qu’on ne le tolèrera plus.

L’après-infidélité.. Quitter ou rester ?

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infidélité4

J’avais déjà traité (Quitter ou rester ? – http://www.bonheuretamour.com/2013/02/28/quitter-ou-rester/ ) le sujet de l’hésitation – quand on ne sait pas si le couple vaut la peine d’être sauvé, ou si l’on ne fait que perdre son temps.

J’avais aussi déjà expliqué la méthode « plan A-plan B » (la méthode « Plan A – Plan B » ; http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/la-methode-plan-a-plan-b/ ) mais c’était dans le cas où votre partenaire vous négligeait.  Là, j’estime qu’il peut aussi servir utilement en cas d’infidélité.

Votre partenaire vous a trompé(e) & vous ne savez pas si vous devez le garder ou rompre ? D’un côté, vous êtes en rage, mais de l’autre, vous avez encore des sentiments pour votre infidèle… Que faire ???

L’infidélité est un acte fort cruel et douloureux pour celui (celle) qui est trompé(e) – mais malgré cela, malgré la souffrance que le trompeur inflige à son(sa) partenaire (et aux enfants), ce dernier, passé le choc, l’aime encore et veut trouver un moyen de réparer la relation pour rester avec l’infidèle.

Après une liaison, si les 2 partenaires veulent sauver leur couple & repartir sur de nouvelles bases (plus honnêtes), il faut d’abord que l’infidèle se sépare radicalement d’avec l’amant(e) (car tout contact entre le conjoint infidèle et l’amant ruine la réconciliation), puis que les 2 partenaires reçoivent un soutien pour supporter la période qui suit et enfin, faire renaître l’amour entre les partenaires du couple.

S’il faut couper tout contact avec l’amant(e), c’est d’abord pour ne pas blesser plus le partenaire trompé (qui alors, ne pourrait plus pardonner) et pour éviter que l’infidèle ne « retombe ».

Si le(la) partenaire infidèle refuse de se séparer totalement de l’amant(e), l’autre peut utiliser la méthode plan A -plan B.
Le plan A, d’abord ; ça consiste à ce que le conjoint trahi négocie avec son(sa) partenaire infidèle – sans cris, sans insultes, sans menaces & sans exigences – de se séparer de son amant(e) – je sais que c’est dur, mais si le conjoint trompé crie sur l’autre, l’injurie ou lui ordonne ou interdit certaines choses, l’autre n’aura pas envie de lutter pour son couple, et son amant(e) lui semblera, par contrecoup, beaucoup plus attirant(e) …

Donc, si le partenaire trahi reste respectueux en demandant à l’infidèle de quitter son amant(e), le partenaire infidèle (qui, en règle générale, tient à son couple), aura envie d’y souscrire.

Il faut, bien entendu, discuter ouvertement des raisons de l’infidélité et traiter ces raisons, ainsi, l’infidèle n’aura par la suite, plus envie d’aller voir ailleurs, puisque ses raisons de le faire auront disparu.

Comme l’une de ces causes est généralement des besoins affectifs inassouvis, le conjoint trahi doit s’engager à  répondre à ces besoins après la rupture de la liaison adultère, ainsi qu’à ne rien faire que son partenaire désapprouve .

Une autre cause possible d’une liaison est un mode de vie où les conjoints ont des loisirs différents & deviennent amis (et puis plus que ça !) avec des personnes du sexe opposé.

Bref, le conjoint trahi doit aborder toutes les causes profondes de l’infidélité & offrir un plan solide pour que ça ne se passe plus ainsi à l’avenir.

Mais ça ne doit pas être à sens unique ; l’infidèle doit suivre les mêmes règles.

La seule demande faite à l’infidèle est qu’il quitte son amant(e) ; ceci n’est pas une exigence égoïste ; le(la) partenaire trompé(e) dira juste que c’est absolument nécessaire pour que le couple puisse guérir et continuer et que, vu que cette liaison le fait énormément souffrir, il devra, si l’autre continue à voir son amant(e), rompre pour préserver sa santé physique & mentale.
il est évident qu’en cas de danger de mort (comme ici, ou s’il y a violences physiques), il faut quitter l’autre immédiatement – ne pas négocier ou tenter de sauver le couple !

Ce plan A est émotionnellement très dur pour le trompé et, s’il dure trop longtemps, il causera sans aucun doute des dommages physiques et mentaux graves au partenaire trompé.
Parfois, l’infidèle sent coupable de faire souffrir son conjoint & promet de mettre fin à sa liaison, mais ça ne dure qu’un temps, et il y revient bien vite, en se trouvant toutes sortes d’excuses.

Certains autres trompeurs veulent « le beurre & l’argent du beurre » ; leur conjoint remplit certains de leurs besoins, et leur amant(e), d’autres besoins. Celui-là n’est pas motivé à rompre sa liaison.

Donc, pour éviter une période indéterminée de souffrance tandis que l’infidèle oscille entre conjoint et l’amant, et éviter de récompenser le comportement égoïste du partenaire infidèle, si le plan A ne fonctionne pas dans un délai raisonnable (= 3 semaines si le trompeur est un homme, 6 mois si c’est une femme), il faut passer au plan B.
La raison de cette différence est que le stress que l’infidélité d’un mari crée chez sa femme a généralement des conséquences graves à court terme et à long terme, alors que ce n’est le cas qu’à long terme pour les maris.

Le stress prolongé affaiblit l’immunité, entraînant de la fatigue chronique, douleurs articulaires, et d’autres maladies auto-immunes, et ces symptômes peuvent mettre plus de 10 ans à guérir.

Par conséquent, la raison majeure pour passer du plan A au plan B est de se protéger contre les effets physiques & mentaux d’un stress intense.
Le plan B consiste à éviter tout contact avec l’époux(se) infidèle jusqu’à ce qu’il ait coupé tout contact avec son amant(e) & accepté le plan de guérison du couple.

Attention : 1) souvent, un conjoint trahi fait l’erreur de reprendre son infidèle avant que ce dernier n’ait marqué son accord d’agir pour guérir son couple ; ceci mène à un retour des conditions qui ont causé l’infidélité – l’amour n’est pas rétabli, le ressentiment n’est pas surmonté, … Sans cet accord, ça ne marchera pas – & il vaut mieux, pour le conjoint trahi, continuer avec le plan B.
2) succès non garanti ; si le plan A (guérison du couple) ne lui plaît pas, l’époux(se) infidèle peut décider de divorcer.

Donc, avant de mettre en œuvre le plan B, appliquez bien le plan A, pour que votre conjoint garde un bon souvenir de vous & ait envie de revenir.

Comme il y a risque de séparation, cette méthode ne doit être employée qu’en dernier recours, pour résoudre une faille fatale dans le couple.

Et, si ça « reprend » (ce que je souhaite à tous), n’oubliez pas, pour que votre couple soit heureux & harmonieux, d’appliquer Les 4 règles du bonheur en couple ; http://www.bonheuretamour.com/2013/10/16/les-4-regles-du-bonheur-en-couple/