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Le garçon qui avait mauvais caractère

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clou rouillé C’est l’histoire d’un garçon qui avait mauvais caractère ; à la moindre remarque, il explosait, jurant et insultant les gens. Alors un jour, son père l’emmena près de la clôture de leur jardin, lui donna un marteau et un sac de clous, et lui dit qu’à chaque fois qu’il perdrait patience, il devrait planter un clou dans la clôture, et venir en dire le nombre à son père.

Le premier jour, le jeune garçon planta 36 clous. Le lendemain, tout autant.
Mais à mesure que les jours passaient, le garçon apprenait de mieux en mieux à contrôler son humeur, en sorte que le nombre de clous diminuait de plus en plus et qu’un jour arriva où il n’eut aucun clou à planter.

Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra alors d’arracher un un clou chaque jour où il parviendrait à contrôler son humeur.

Les jours, les semaines et les mois passèrent, et un jour, le garçon put fièrement annoncer à son père qu’il ne restait plus aucun clou dans la clôture.

Le papa le prit par la main et l’amena à la clôture, et là, lui demanda de la regarder et de dire ce qu’il voyait. Le garçon répondit : « Beaucoup de petits trous. »

Alors, le père dit : « tu as réussi à te maîtriser et je suis fier de toi, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Plus jamais elle ne sera intacte ; tu as eu beau ôter les clous, le trou reste. A chaque fois que tu perds patience et insulte quelqu’un, cela laisse des cicatrices comme celles-ci.

Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, et après, peu importe le nombre de fois où tu t’excuseras, la cicatrice demeurera à jamais. Songes toujours à ceci, fils ! »

 

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Infidélité ; signes, découverte & pardon

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infidèle4 Certains signaux indiquent que votre partenaire vous trompe :

– son gsm est fermé la majorité du temps,

– son gsm est dissimulé ou il change tout le temps son mot de passe sur son gsm, son PC, et ses comptes sur les médias sociaux,

– il(elle) retourne son gsm (« sur le ventre ») ou l’éteint quand vous êtes là,

– le temps qu’il passe avec vous, vos interactions (aussi sexuelles) et le nombre de fois où il(elle) vous appelle ou vous texte, diminue.

La découverte de l’infidélité est toujours un écroulement de toute notre vie, une douleur insupportable (à moins de ne pas aimer son partenaire).

Ensuite, pour que le partenaire trompé puisse se remettre de cette terrible épreuve, il faut que le partenaire infidèle comprenne toute l’étendue du ravage qu’il a causé & l’exprime, en montrant du remords pour ce qu’il a fait – et ce remords se prouve en racontant tout, en étant joignable à tout moment et en prenant des mesures extrêmes pour que ça n’arrive plus jamais à l’avenir.

C’est un fait que l’infidélité, ça « marque ».. et beaucoup ! Comme pour la mort d’un enfant, il y a un « avant » et un « après »…

Les théories débiles actuelles exigent que l’on pardonne … « pas pour l’autre, mais pour soi » … Mais le but n’est pas de « pardonner » – car beaucoup savent qu’ils sont censés être « braves », être « positifs », « ne pas rester dans le négatif » et donc, pardonnent .. mais du bout des lèvres !

Ils disent ensuite des choses du genre : »je lui ai pardonné, mais je n’ai pas oublié ».

Le vrai but, en fait est d’avoir une « clôturation émotionnelle » (anglais : emotional closure) sur cette aventure – que ça ne vous fasse plus « mal au ventre ».

Ce n’est pas tout le monde qui peut se remettre d’une liaison, donc, c’est à chacun de décider s’il peut ou non s’en remettre.

Si vous voyez qu’il y a quelque chose à sauver, que l’autre montre un vrai repentir, et que vous prenez la décision de pardonner et de surmonter l’épreuve, eh bien faites-le, mais alors totalement !

Sinon, coupez – totalement aussi ! Si vous sentez que la trahison était si profonde que vous avez perdu toute confiance en l’autre et que vous ne pourrez plus jamais lui refaire confiance, si vous sentez qu’il(elle) vous a tellement blessé(e) que jamais vous ne parviendrez à surmonter l’amertume et la douleur de cette trahison, rompez.

Beaucoup font l’erreur de rester à jamais « le cul entre 2 chaises » ; essayant, d’une part de se raccrocher au passé (qui est pour tant mort au moment où vous avez appris son infidélité) et d’autre part, de se dire « mais je devrais pouvoir recommencer à avancer avec ma vie. »

L’ennui, c’est que, comme tout dans l’univers, c’est une énergie, qui reste active en vous, alors, ça doit sortir d’une façon ou d’une autre …

Bref, ce poison continue à vous ronger de l’intérieur, ça abîme votre âme, ce que vous êtes, comme personne, comme père (ou mère) & comme époux(se). Ca change comment vous vous sentez, votre santé, et ça modifie votre comportement ; comment vous traitez les autres.

Alors, comment arriver à redonner sa confiance ? Quand quelqu’un a été blessé de cette façon, il se demande comment il peut se ré-ouvrir et refaire confiance.

Eh bien, il y a 2 étapes : la confiance vient de SAVOIR (& non pas croire) que vous pouvez gérer ce que l’autre fera, même en ne pouvant pas prédire à 100% ce qu’il (elle) va faire.

Comme le dit Dr Phil : le degré de notre confiance dépend de celui de notre force, et du fait de savoir que l’on est capable de gérer les imperfections de notre partenaire. Là, on n’a plus peur, on ne se sent plus obligé de pardonner – pour ensuite devoir vivre dans la douleur et dans la peur que l’autre le refasse. Et, comme on a de bonnes limites, s’il (elle) le refait, on rompt immédiatement.

Dans beaucoup de cas, le partenaire trompé reste, mais vit dans la peur que l’autre le(la) re-blesse – en pensant « et si…? « . La solution à ceci est simple ; finissez la phrase « Et s’il (elle) me retrompe ? » ou « Et s’il(elle) part avec un(e) autre ? », et puis répondez-y : « s’il part, je serai ok », « je m’en remettrai », ou même « Tant pis pour lui (elle) ! »

Dites-vous « J’ai traversé ça avant, et j’y survivrai une fois de plus, car je crois en moi et je parie sur moi et pas sur quelqu’un d’autre ! »

Finalement, la question n’est donc pas : « puis-je faire confiance à mon (ma) partenaire ? », mais bien : « Puis-je ME faire assez confiance ? »

Car c’est CA, la vie ; apprendre à se fier assez à soi-même pour ne pas permettre à d’autres de nous démolir totalement.

Par conséquent, on peut réaccepter le tromperur dans notre vie, si on peut avoir assez de confiance en nous-même pour être sûr(e) que, même s’il nous re-trompe, on est certain(e) qu’on ne le tolèrera plus.

Le PN ; « comme un ouragan » !

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tornade3 Si vous êtes ou avez été la cible d’un PN, vous avez dû subir des fausses accusations – provenant dudit PN ou de ses complices. Ils vous accusent de « refuser d’oublier le passé », d' »avoir du ressentiment », de « nourrir des rancoeurs », de « refuser de lâcher prise », .. et faire de fausses accusations (un comble !).

Tout PN a des affects très pauvres ; il ne connaît quasiment que 2 émotions : la peur & la rage (& la jalousie, mais c’est en réalité une combinaison des 2 autres). Voilà pourquoi il vous attribue (bien sûr, c’est de la projection) une de ces 3 émotions quand vous ne vous comportez pas comme il veut – surtout quand vous refusez de leur pardonner leurs maltraitances.
Pourtant, il est normal d’exiger de quelqu’un qui nous a blessé(e), de vrais signes de repentir et de nous rassurer qu’il ne le fera plus jamais à l’avenir – & sinon, de refuser de le voir ! Ca ne veut pas dire qu’on entretient des rancunes, ou qu’on est mauvais, négatif, & revanchard ! Il est parfaitement possible de retenir ce don du pardon tout en vivant sa vie avec bonheur, efficacité et une conscience dénuée d’amertume.

Mais les PN et leurs complices, agressifs & de mauvaise foi, prétendent l’inverse et crient partout qu’on est une personne horrible & qu’on les traite injustement !

Ils se serviront des croyances New Age grotesques à la mode en affirmant qu’on ne peut pas être une personne positive, spirituelle & de bonnes intentions, si l’on ne pardonne pas.

Ne faites pas l’erreur de croire à ces théories farfelues ; rejetez plutôt ces idioties ! Voyons cela du point de vue, non d’un agressif & d’un malade mental (comme eux le sont), mais d’une personne raisonnable.

Les êtres émotionnellement sains sont réalistes ; ce sont des gens qui veulent voir la réalité, qui l’ acceptent et vivent dedans – et dans rien d’autre. Constatant que le PN ne veut pas vraiment (ni ne mérite) le pardon, un être réaliste accepte cette vérité et agit d’après elle. Il ne s’en énerve pas, car il sait qu’il est nocif de se rebeller contre le réel.

La réalité est ! & si l’on refuse d’accepter ce qui est, on finit par combattre la vérité – ce qui n’est pas bon puisqu’à la fin, elle gagne toujours. Cf Ayn Rand : « On peut ignorer la réalité, mais on ne peut pas ignorer les conséquences d’ignorer la réalité » !

Comprenant que les accusations du PN ne contiennent aucune parcelle de réalité, que ce ne sont que des mensonges, un être réaliste ne croit plus le PN, & si ce dernier l’accuse qui que ce soit, il ne l’écoute pas, sachant que ce n’est pas la vérité.

Le réaliste, comprenant que les PN n’ont pas de conscience & sont poussés à agir comme ils le font de façon « aveugle » (ils ne peuvent s’en empêcher), les considère comme des genres de phénomènes naturels dangereux (tornade, ouragan, éruption volcanique, glissement de terrain, tsunami, etc).

Si vous avez vu des images de l’ouragan Katrina, par ex, vous savez que ce genre de forces de la nature sont très dangereuses , détruisent tout sur leur passage, et qu’il est impossible de lutter contre elles.

Oui ; tout comme les tsunamis, les ouragans & les éruptions volcaniques, les PN sont des forces destructrices et dangereuses pour l’homme. Il ne sert à rien d’essayer de raisonner avec une force de la nature, ou de tenter de l’apaiser, ou d’espérer qu’elle attrapera du coeur, ou de se fâcher ou de lutter contre elle – non ; la seule chose à faire quand on y est confronté, c’est se retirer de son chemin & se mettre à l’abri.

Lorsque l’ouragan menace, le sage fait tout pour se protéger, lui & sa famille, de la tempête. Il s’abrite & n’irait jamais se placer sur le chemin d’une tornade ou l’inviterait à entrer. Il n’y a là ni ressentiment, ni rancune – juste de l’auto-protection !

Comme dit la Bible (Prov 22 : 3) : « Un homme prudent voit le mal et se cache, Mais les simples avancent et sont punis. »

Mais un PN diffère d’un ouragan, car là où la nature avance sans but, lui a de mauvaises intentions ; c’est un prédateur. Raison de plus pour sortir de sa vie & se mettre à l’abri !

Ne craignez pas, si vous coupez les ponts avec quelqu’un en croyant qu’il est un PN et que vous vous trompez, que ça soit grave. Si l’autre voit que vous l’avez mal jugé, il aura à coeur de se conduire de façon à vous prouver qu’il est un gars bien. Un être normal peut supporter un peu de frustration, & votre retrait ne l’empêche pas de vous prouver ensuite qu’ils est quelqu’un de non-toxique. Bref, cette erreur n’est pas irréparable (ça n’empêche pas quelqu’un de continuer à mener sa vie) alors que rester en contact avec quelqu’un juste parce que vous craignez de le vexer, l’est !

Donc, si quelqu’un vous fait vous sentir mal, n’hésitez pas : rompez sans excuses ni honte.

Là, vous vous respectez sans nuire à quiconque. De toute façon, si c’est un PN, vous n’arriverez pas à le changer (ou à le guérir).

Le PN, bien sûr, s’accrochera & jouera les désespérés ou dira que vous le faites par vengeance & méchanceté, mais vous savez à présent que c’est un mensonge. En réalité, couper les ponts avec un PN, c’est juste affirmer que vous refusez d’être encore maltraité(e) et que vous avez abandonné l’idée de le guérir.

Mais comme ils râlent car ils ne peuvent plus vous utiliser, ils disent que vous êtes mauvais, que vous refusez d’oublier le passé. … Nous DEVONS nous souvenir du passé, si nous voulons survivre ! Ce n’est pas un défaut de caractère. Une mémoire opérationnelle est ce qui nous aide à rester en sécurité ! Ne laissez jamais quelqu’un vous persuader de l’inverse ou vous en faire honte !

Les PN devraient demander notre pardon (& faire ce qu’il faut pour ça) mais, au lieu de cela, ils nous demandent d’oublier. Il y a une très grande différence entre les 2. Ils ne veulent pas le pardon, ils veulent que nous passions l’éponge sur ce qu’ils nous ont fait, parce qu’ils veulent carte blanche pour reprendre leurs crimes contre nous à leur guise. Voilà pourquoi il faut refuser de laisser les méchants déterminer les règles de notre vie.

Les criminels veulent faire les règles et exigent toujours la même chose – que l’on continue comme avant, à le laisser nous maltraiter. Eh bien, non ! On a du bon sens & une bonne mémoire, alors, on sait à présent que bien que cette « chose » (le PN) sache parler, on a affaire à une force de la nature et, malgré qu’on ait passionnément désiré qu’il change, il ne le fera pas.

Alors, quand la tempête menace, souvenons-nous que c’est dangereux, qu’on ne peut rien y faire et qu’il faut se tenir bien loin d’elle, à l’abri & en paix. Non, ce n’est certes pas notre cœur qui est plein de haine ; nous, on est heureux car on mène désormais une vie calme, loin de la trajectoire de l’ouragan.

Conte : la pierre dans l’eau

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pierre ds eau

Un grand-père emmena son petit-fils à l’étang et, jetant une pierre dans l’eau, lui fit remarquer comment, à l’endroit où la pierre était tombée, des cercles concentriques se formaient.  Il lui dit qu’il en va de même avec les gens ; que leurs actions aussi “font des vagues”, c-à-d qu’elles ont des suites qui touchent beaucoup de monde.

Il lui dit ensuite que l’on est responsable du genre de vagues que l’on provoque et que de toute façon, les vagues qu’on a créées finissent toujours par revenir vers nous – comme on peut le constater quand on jette un caillou dans l’eau ….

Oui, la vie est tout entière faite de vibrations et, sachant ceci, il faut donc faire bien attention à ce que l’on émet comme vagues…  La rancoeur, l’envie ou le regret du passé, par exemple, sont des sentiments qui nous paralysent, nous limitent, nous rendent inefficace ; ils font stagner notre énergie et nous empêchent d’avoir une vie abondante – laquelle est toujours liée au moment présent.

Si l’on veut une vie épanouissante et heureuse, il faut faire bien attention à tout ce que l’on émet comme pensées, sensations et actes. Nous devons nous sentir responsable de ceci – car plus on l’est, plus notre niveau de conscience (et donc, notre pouvoir sur le monde) augmente.

Un sentiment essentiel pour pouvoir avancer, est le pardon, tant envers nous-même que pour autrui – sinon, nous attirons des soucis, des situations qui nous obligent à examiner notre comportement. Car quand on garde de la rancune envers quelqu’un, cela envahit nos pensées au point qu’il ne reste quasiment plus de place pour d’autres pensées – des pensées créatives, agissant sur le monde.

Lorsque l’on s’attache à ses blessures, la force créatrice ne peut nous traverser…  Nous laissons alors les blessures du passé nous bloquer, nous les utilisons comme excuse pour ne pas avoir à avancer, pour éviter les risques et dangers – ce qui, finalement, nous coupe de la Vie !

Pardonner, lâcher prise par rapport au passé, ré-ouvre les portes de toutes les possibilités, les portes de l’action, celles du corps comme de l’âme et de l’esprit, et nous permet de poursuivre ce que l’on désire dans la vie.

Le flux (dynamique ou stagnant) de notre énergie détermine notre état de santé, notre désir de créer et procréer, notre volonté à développer nos talents et notre utilisation (bonne ou mauvaise) de notre force de vie.

Décider d’éradiquer nos peurs et rancoeurs, fera (re-)surgir la force de vie, seule capable de nous réanimer, de nous revitaliser, pour nous rendre enfin aptes à comprendre ce monde et pouvoir agir sur lui !

Réfugiée dans ma tête…

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dissociation

Dans cet article du 28/05 (https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/28/reactions-des-victimes-aux-violences-perverses/ ) et dans celui-ci (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/13/violence-perverse-effets-societe/ ), j’avais déjà cité quelques-uns des effets de la violence perverse; l’angoisse, la dépression, la nervosité, les phobies, syndrome de Stockholm, …

J’aimerais aujourd’hui informer sur l’effet le plus grave qu’occasionnent les violences perverses : la dissociation (ou plutôt, LES dissociations, car il y en a plusieurs sortes).

Si un humain est soumis à une agression mettant sa survie physique ou mentale en danger, et que sa faiblesse et son manque d’autonomie le rendent incapable de s’en protéger par la fuite ou le combat (cas d’un enfant, par ex), la Nature, pour le protéger, a prévu un mécanisme de survie, consistant à dissocier son esprit de ce qui est en train d’arriver à son corps.

Lorsque la violence dépasse les capacités de traitement du cerveau, les sentiments seront stockés dans une zone du cerveau & les souvenirs de l’événement, dans une autre.  C’est ce qui explique que les victimes d’abus horribles racontent leur traumatisme de façon froide & détachée, comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre.

Ce phénomène de dissociation arrive surtout aux victimes de PN, puisqu’ils vivent de nombreux traumatismes, sur de longues périodes de temps, et c’est encore plus vrai s’il s’agit d’enfants vivant aux mains de monstres déguisés en parents ! Comme l’enfant est soumis à de graves traumas, qu’il vit dans un stress intense & prolongé – auquel il n’a aucun moyen d’échapper, le cerveau n’a qu’un moyen pour nous sauver la vie ; la dissociation, qui nous coupe de ces expériences, nous empêche de ressentir ces événements.

Ici encore (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/ ), il faut donc cesser de se reprocher de rester, ou d’accepter les ignorants qui nous taxent de masochiste – car  les « échanges » avec le PN, nous abîment mais on ne s’en rend quasiment pas compte, puisque durant les abus, on n’était « pas là » ! On sait que ça nous est arrivé, mais c’est comme irréel et on n’en a qu’un souvenir très vague..

La plupart de nos actes sont automatiques ; comme, par ex, conduire sa voiture, faire le trajet pour aller au bureau ; on ne se rappelle plus avoir pris telle route ou tel tournant, mais on sait qu’on a dû passer par là, puisqu’on est arrivé au travail. La dissociation, c’est un peu pareil ; le cerveau est en pilotage automatique & on n’a pas conscience de ce que l’on subit, car on se déconnecte de notre moi et des violences qui nous sont infligées.

Il y a divers genres de dissociation : la dépersonnalisation ; c’est quand on a l’impression qu’on n’est pas là, pas présent(e) dans notre corps – un peu comme si on assistait aux abus de l’extérieur…

Ainsi, c’est comme si on regardait un film, comme si ce n’était pas nous qui les subissions. L’enfant victime peut donc très bien être chaque jour rabaissé, violé, battu, … et le lendemain, à l’école, être un enfant joyeux & paraissant heureux (je le sais ; j’étais cet « enfant joyeux & heureux » !).

Parfois, quelques symptômes légers affleurent, comme par ex, se couper les cheveux bizarrement, ou devenir tout maigre ou gros(se), …

Un autre genre de dissociation est la déréalisation ; c’est l’inverse de la dépersonnalisation ; la victime se sent comme étrangère au monde, comme si tout était étrange, flou, anormal, ou au contraire, trop éclatant.  Bien que la victime sache que ceci n’est qu’une impression, le phénomène est assez effrayant.

La 3ème forme de dissociation est l’amnésie dissociative ;

Comme dans l’exemple où l’on va au bureau, où l’on fait ce qu’il faut pour y arriver, mais qu’on ne se souvient pas comment on est arrivé(e) là, voici ce qui se passe :

On subit un traumatisme, puis notre cerveau trie les éléments séparément, en sorte qu’on ne se souvient pas (totalement ou partiellement) de ce qu’on a subi (même si les effets destructeurs, physiques ou mentaux, sont bien là !). Le souvenir des violences est ainsi morcelé.

Si les violences traumatiques sont fréquentes, le cerveau de l’enfant victime finit par dissocier continuellement, et effacer les tortures les plus graves.

En grandissant, si quelque chose (N’IMPORTE QUEL petit détail, vu, entendu, reniflé, …) lui rappelle son PN ou l’événement subi, le cerveau de la victime retombe automatiquement dans ce schéma (auquel il a été « entraîné » durant toute l’enfance) ; l’amnésie dissociative.

On a tellement « dissocié » étant enfant, qu’on continue de fonctionner ainsi & qu’on oublie tout (n’est-il pas vrai que nous nous demandons souvent – nous, victimes – si on n’a pas l’Alzheimer ?). C’est triste d’oublier tout un tas de choses, d’événements importants ou de matière d’examens, ou des gens qu’on rencontre, ou des choses qu’on a fait avec eux, …

C’est ainsi que moi, par ex, j’ai oublié quasiment toute mon enfance & mon adolescence (ayant grandi dans une famille de tarés pervers) et presque toute ma vie adulte (n’étant sortie de ma famille que pour… épouser un PN – avec qui je suis restée 25 ans).

En outre, la victime a difficile à distinguer les signes de violence (ce qui la met en danger) ou, si elle est quelque part, et qu’un détail lui rappelle les abus, tout d’un coup, elle tombe dans un état « flou »… On se retrouve alors ailleurs (au boulot, ou chez soi) sans savoir ce qui s’est passé entretemps.

Les êtres qui dissocient beaucoup, sortent de leur corps (en quelque sorte) et ne sentent plus rien ; pour revenir à la sensation de vivre, les victimes risquent donc fort de se blesser – ceci met leur vie en danger ; en effet, elles ne savent pas jusqu’où elles vont, combien de temps s’écoule, … elle n’ont pas conscience de ce qu’elles font.

En plus, se blesser peut causer un état de dissociation. Quand une victime est très triste, fâchée ou stressée, elle sait (l’ayant appris enfant) que dissocier peut, en lui faisant quitter son corps, faire disparaître ces sentiments ; elle peut donc se blesser dans ce but (pour se soulager).

Un moyen de sortir de cet état est de, dès qu’on en prend conscience, chercher 6 choses rouges et bleues dans la pièce (pour nous faire revenir à la réalité), ou chercher des 3 choses à entendre, toucher ou renifler. Il s’agit ici de nous reconnecter à notre corps par nos sens.