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Réactions des victimes aux violences perverses

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Bien contre Mal   J’ai déjà traité ici la question du pourquoi on reste longtemps avec quelqu’un qui nous blesse et nous fait vivre dans la frustration constante (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/ ), et les illusions que l’on se fait quand on en est victime (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/12/22/illusions-des-victimes-de-pn/ ) .

Mais j’estime qu’il faut détailler la question. Le Dr Sam Vaknin (lui-même PN et spécialiste de la question) est qualifié pour en parler. J’ai donc traduit son article… Je ne sais pas pour vous, mais moi, je me suis vraiment retrouvée dans les 3 premières caractéristiques qu’il décrit ! (la 4ème ne fut pour moi qu’une brève tentation).

Voici ce qu’il estime (à juste titre) être les suites des abus subis aux mains d’un pervers narcissique :

  1. Optimisme malin

Il s’agit d’une forme d’auto-illusion, où l’on refuse de croire que certaines maladies sont incurables. Les optimistes malins voient des signes (des raisons d’espérer) dans toutes les fluctuations, ils lisent des significations et des motifs dans chaque occurrence aléatoire, énoncé, ou de dérapage. Ces défenses sont toutes des variétés de la pensée magique.

« Si seulement il essayait assez fort », « Si seulement il voulait vraiment guérir », « Si seulement nous trouvions la bonne thérapie», «Si seulement il baissait ses défenses « , « Il doit y avoir quelque chose de bon et d’utile sous la façade hideuse »,« Nul ne peut être que mauvais et destructeur « , » il doit avoir voulu dire autre chose «  » Dieu, ou un être supérieur, ou l’esprit, ou l’âme est la solution et la réponse à mes prières « .(et surtout, en tous cas pour moi ; « si seulement je parvenais à lui faire comprendre que je ne suis pas méchante et que mes intentions sont bonnes « !).

« Le narcissique et le psychopathe considèrent ce genre d’idées avec un mépris à peine déguisé Pour eux, c’est un signe de faiblesse, une odeur de proie, une vulnérabilité béante. Ils usent et abusent de ce besoin humain d’ordre, de bon, et de sens -.. tout comme ils usent et abusent de tous les autres besoins humains. La crédulité, la cécité sélective, l’optimisme malin – ce sont les armes de la bête. Et les victimes travaillent dur pour lui fournir son arsenal « .

  1. Fantasmes de sauvetage

« Il est vrai qu’il est macho et que son comportement est inacceptable et répugnant. Mais tout ce qu’il a besoin, c’est d’un peu d’amour et il sera guéri. Je vais le sauver de sa misère et de son malheur. Je vais lui donner l’amour dont il a manqué étant enfant. Puis son (narcissisme, psychopathie, paranoïa, fermeture) disparaîtra et nous allons vivre heureux pour toujours « .

  1. Auto-flagellation

Des sentiments constants de culpabilité, remords, auto-récrimination et, par conséquent, d’auto-punition.

La victime de sadiques, paranoïaques, narcissiques, borderlines, passifs-agressifs et psychopathes, internalise les brutalités incessantes et les critiques humiliantes et se les approprie. Elle commence à s’auto-punir, se retenir, demander l’autorisation avant toute action, renoncer à ses préférences et priorités, effacer sa propre identité – dans l’espoir d’éviter ainsi les douleurs atroces des analyses destructives de son partenaire.

Elle est devenu soumise et participe à sa propre victimisation, comme un bouc sacrificiel.

Beaucoup de ces victimes, quand elles réalisent leur situation (il est très difficile de la discerner de l’intérieur), abandonnent leur partenaire dérangé et rompent la relation. D’autres préfèrent croire en la puissance de guérison de l’amour. Mais ici, l’amour est gaspillé sur une coquille vide humaine, incapable de ressentir quoi que ce soit, à part des émotions négatives.

  1. Émulation

La profession psychiatrique utilise le mot: «épidémiologie» pour décrire la prévalence des troubles de la personnalité. Ces troubles de la personnalité sont-ils des maladies transmissibles? Dans un sens, ils le sont.

« Certaines personnes adoptent le rôle d’une victime professionnelle. Leur identité repose uniquement et entièrement sur leur statut de victime. Ils deviennent auto-centrés, dépourvus d’empathie, abusifs, & exploiteurs. Ces victimes » pros « sont souvent plus cruelles, vindicatives , mordantes, dénuées de compassion et violentes que leurs agresseurs.

Les personnes touchées entretiennent la (fausse) idée qu’ils peuvent compartimenter leur comportement abusif (par exemple, narcissique ou psychopathe) & ne le diriger que vers leurs agresseurs. En d’autres termes, ils se fient à leur aptitude à séparer leur conduite et à être verbalement violent envers l’agresseur, mais poli et compassionné avec les autres, d’agir avec malice envers leur partenaire malade mental & avec charité envers tous les autres. Ils croient qu’ils peuvent allumer et éteindre leurs sentiments négatifs, leurs explosions de violence, leur esprit vindicatif et vengeur, leur rage aveugle, leur jugement sur tout.

Ceci, bien sûr, est faux. Ces comportements débordent dans les interactions quotidiennes avec les voisins innocents, collègues, membres de la famille ou clients. On ne peut pas être partiellement ou temporairement vindicatif et critique, tout comme on ne peut être partiellement ou temporairement enceinte. A leur grande leur horreur (si tant est qu’elles en prennent conscience), ces victimes découvrent qu’elles ont été transmuées et transformées en leur pire cauchemar : en leurs agresseurs – malveillant, mauvais, sans empathie, égoïste, exploiteur, violent et abusif « .

Et c’est pour ça qu’il faut s’en sortir ! Fréquenter le Mal, nous contamine – il faut en être très conscient(e) !

En quelque sorte (attention, métaphore), c’est comme si le démon envoyait ses séides sur terre pour en « faire tomber » plus, en « recruter » d’autres… Vous ne voulez pas être comme ça, quand même ?

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