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La nature des PN

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Comme on juge les autres à l’aune de ce que l’on est soi-même, un PN n’a pas les capacités de comprendre, de quelque façon que ce soit, qu’il a affaire à quelqu’un qui a des émotions, une sensibilité.

Il faut bien comprendre ceci et s’en souvenir, sinon, on tente de communiquer avec eux comme avec quelqu’un de « vivant » et on se fait blesser.

C’est comme dans la légende où une femme trouve un serpent dans la neige. Elle le ramasse & le réchauffe … et là, il la mord, lui injectant un venin mortel.

Avant de succomber, la femme lui demande pourquoi il a fait cela, puisqu’elle lui avait sauvé la vie & pris soin de lui, et le serpent répond que c’est parce qu’il est un serpent, et c’est cela que les serpents font.

C’est pareil avec un PN, sauf qu’il n’acceptera pas de questions sur ses agissements ni n’avouera être un PN.

Si vous êtes forcé(e) d’avoir des contacts avec un pervers narcissique & que vous pensez pouvoir vivre ou communiquer avec lui, vous vous trompez lourdement ; un tel être ne peut ni ne veut jamais faire cela !

C’est comme s’attendre à ce qu’un cactus vous donne des oranges. Un cactus produit des épines, & c’est tout !

Il est normal, quand on est en relation avec quelqu’un, d’en attendre certaines choses (le respect, l’égalité, la gentillesse, …)(& je me FOUS de ce que les théories à la mode prétendent d’autre !) mais avec un PN, c’est peine perdue !

Il faut bien le comprendre, sinon, on s’expose à beaucoup de frustration & de souffrance.

Mais soyons claire ; le fait d’accepter ce fait ne signifie pas que vous approuviez ou excusiez ces comportements ; c’est juste que vous comprenez que la situation est ainsi.

On peut parfaitement accepter une chose et ne pas l’aimer, ou vouloir la changer – ici, je rappelle qu’il est vain de vouloir changer un PN, & que la seule chose qu’il faut tenter d’obtenir avec ces individus, c’est une situation où l’on n’aura plus aucun contact avec eux.

Il n’est pas question non plus de prétendre accepter cette chose (que le PN, vu qu’il est un PN, se conduira comme un PN & non comme un humain) et puis faire semblant que c’est autre chose.

Si vous croyez avoir accepté la situation, mais tentez encore de pousser le pervers à se soucier de vos sentiments, cela montre que vous n’avez en fait pas accepté la réalité… & c’est dommage, parce que ce n’est qu’en acceptant de voir la vérité de la situation, qu’on a du pouvoir sur elle, et qu’on peut éventuellement commencer à la modifier.

J’ai aussi longtemps cru que je pourrais faire comprendre à mon époux combien il me blessait avec ses moqueries, dénigrements & tromperies, que je n’étais juste pas douée pour expliquer, mais que si je trouvais les bons mots, il comprendrait & cesserait de me blesser … Quelle illusion ! Une illusion qui m’a coûté plus de 30 ans de ma vie, et ma santé…

Je sais qu’il est horrible d’affronter le fait que ces êtres sont des monstres dénués de tout sentiment humain, mais ne faites pas la même erreur que moi ; comprenez qu’il n’y a rien à expliquer, qu’ils le font exprès de vous blesser parce qu’ils vous haïssent d’être ce que vous êtes & que c’est de nos douleurs dont ils se repaissent !

Le déni est l’inverse de l’acceptation, c’est refuser d’accepter la réalité – or, la réalité rattrape toujours ceux qui veulent la fuir !

Accepter, c’est affronter le réel & abandonner nos attentes envers cette personne. C’est le seul moyen de ne pas perdre trop de plumes, et de pouvoir éventuellement s’en sortir.

Le déni est certes plus « confortable » & moins terrifiant, mais si on s’y livre & qu’on refuse de voir la réalité en face, on continuera à se faire blesser & affaiblir de plus en plus… souvent jusqu’à la mort.

Si on rejette la vérité, on est, comme le PN, dans le refus de voir ce qu’est vraiment ce dernier. La victime continue alors à espérer que le pervers redeviendra l’amoureux fou des débuts… sans voir que cet « amour » n’a jamais existé ; que ce n’était qu’une comédie qu’il a utilisée pour l’attirer dans sa toile.

Si la victime observait cette situation du dehors – arrivant à un(e) ami(e), par ex. – elle comprendrait tout de suite, mais comme elle est impliquée dans la situation, qu’elle est prise dans le cyclone & vit dans un chaos, elle n’a aucun recul, & reste dans la confusion… et ce, d’autant plus qu’il serait trop douloureux d’accepter la vérité (qui est qu’il ne l’aime pas, ne l’a jamais aimé(e) & n’est pas capable d’aimer).

Alors, la relation continue, avec la victime se faisant constamment blesser & refusant de le comprendre… surtout que, comme l’agression est trop massive que pour être intégrée, notre cerveau, pour nous sauver physiquement, « dissocie » & elle passe dans l’inconscient ! (phénomène psychologique normal dans ces conditions).

La vérité est : NON, IL (ELLE) NE CHANGERA PAS ! La vérité est une douleur forte, mais brève – comme arracher un pansement – tandis que le refus de celle-ci est comme une souffrance sans fin.

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Victimes : écoutons nos émotions enfouies !

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émotions enfouies

Les êtres que le PN choisit comme cible sont, je l’ai déjà dit, des êtres d’une grande richesse intérieure ; humbles, ayant des tonnes d’amour & de tendresse à donner, avides d’aider & de se dévouer pour les autres – pour se rendre dignes d’être aimés.

Ces êtres cherchent à être validés au-dehors d’eux-mêmes & dépendent donc de l’approbation d’autrui … ce qui fait bien les affaires d’un PN – qui a beau jeu d’agiter sans cesse cette carotte devant le nez de la victime ! Elle tentera alors toujours désespérément de bien agir, de lui plaire, sans jamais y parvenir…

Celles- ci sont du genre à craindre de déplaire et d’être mal jugées ou rejetées, et à croire qu’elles ne peuvent être aimées juste pour ce qu’elles sont, mais doivent toujours s’efforcer de contenter tout le monde, en s’oubliant totalement.

Tout le monde profite d’elles et si elles se plaignent, s’en fichent ; ce qu’elles désirent ou ressentent n’a aucune importance pour les profiteurs… & pour elles-mêmes non plus, apparemment, puisqu’elles ne se battent pas pour l’obtenir !

Et tandis que les autres (& surtout le PN) prospèrent & s’engraissent de toutes leurs bonnes qualités, elles-mêmes se vident & s’épuisent de plus en plus. La science a démontré qu’une exposition continuelle à des niveaux élevés de peur, d’alarmes et d’attaques, génère un état d’hyper-excitation affectant les systèmes immunitaire & cardio-vasculaire, ainsi que les fonctions neurologiques, psychologiques & émotionnelles (avec des troubles du sommeil, de l’humeur, de la mémoire & de l’apprentissage).

Quand notre bien-aimé(e) prend son air déçu ou méprisant, qu’il (elle) ne semble pas apprécier ce qu’on fait pour lui, au lieu se se fâcher, la victime s’en veut, s’angoisse, se jure de s’améliorer… Nous sommes des êtres émotionnels, et ce traitement, où l’autre ne nous écoute pas, ne nous complimente jamais, nous ignore & nous nie, nous frustre de toute tendresse & considération, revient à nous affamer émotionnellement.

Les humains sont des êtres grégaires ; la science a prouvé que le facteur qui rend l’humain heureux est « se sentir membre d’une communauté » – Donc, on ne peut aller bien que si on est nourri émotionnellement par notre entourage et sinon, on va de plus en plus mal.

Et ça aussi, ça fait les affaires du PN, car plus la victime s’affaiblit, plus elle devient confus(e), plus elle manque de confiance en soi, et donc, plus elle croit ce que l’autre dit et plus elle lui obéit pour tenter de lui plaire & d’obtenir son approbation. Le proverbe disant « les gens affamés sont de mauvais acheteurs » est vrai !

Il faut cesser de dépendre de quelqu’un d’autre que nous pour nous valider, et commencer à se rendre compte de ce qui se passe vraiment.

Pour ce faire, il faut cesser d’être comme un lapin apeuré & s’arrêter pour réfléchir : se demander ce qu’on ressent lors de divers incidents de notre vie (quand il nous insulte, nous nie, nous rabaisse, quand il nous ignore en soirée & fait le joli-coeur avec d’autres, qu’il nous dit qu’on se fait du mal à nous-même & qu’on « sur-réagit », quand il nous salit ou nous humilie en public, …).

Souvent, on a été entraîné(e) à « ignorer » nos sensations (à se nier) dès l’enfance. Alors, à l’âge adulte, on n’a pas de limites personnelles, on ne sait pas quand l’autre dépasse la limite & envahit nos frontières (c-à-d nous agresse).
être soi-même On en ressent la douleur mais sans être capable de « mettre des mots dessus », de le penser & le comprendre comme une agression. Tout est là ; il faut rendre leur « voix » à nos émotions enfouies & niées !

Si on avait été élevé(e) dans le respect, on aurait compris dès sa 1ère attaque qu’il nous manquait de respect, était dangereux et que c’était inacceptable, mais pour des êtres ayant été élevés dans la négation de soi, c’est quelque chose

d’habituel, de normal, qui ne les « choque » pas consciemment et donc, ne les pousse pas à partir. Leur programmation inconsciente les maintient dans ce genre de relations malsaines.

Il n’y a qu’en en prenant conscience que l’on peut s’en libérer. Il faut comprendre qu’on n’est pas ce programme nocif, mais bien un être merveilleux, important. Oui ; ce sont toujours les meilleurs qui ignorent qu’ils ont une valeur, et à l’inverse, les pires ordures sont très sûrs d’eux.

Il faut s’observer pour pouvoir voir si l’on vit dans un état de réactivité à tout ce qui se passe autour de nous et si c’est le cas, savoir que l’on a ce programme inconscient implanté en nous … et là, chercher d’où ça vient, comment ça se manifeste, et, quand ça nous arrive, en prendre conscience & briser ces schémas en décidant de ne plus réagir comme avant – c-à-d ne plus « sauter comme l’autre siffle » et, s’il nous agresse ou nous manque de respect, l’exprimer à haute voix.

Et surtout, prendre conscience de nos frontières personnelles & décider de les faire respecter – au besoin, en coupant le contact avec ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas les respecter !

La victime doit accepter ce qu’elle ressent et décider ce qu’elle va faire de ceci. Comme, pour le faire, il faut prendre conscience que nos limites sont violées, il faut s’entraîner chaque jour à réfléchir à ce qu’on ressent à divers moments de la journée, lieux, situations, avec tous ceux qu’on rencontre, …

Si vous voulez cesser d’être malheureux(se) car tout le monde vous traite comme une carpette, il faut cesser de vouloir plaire à tout prix (ou à éviter de déplaire) & de dire oui à tout ; vous allez apprendre à dire non !

Quand quelque chose vous fait mal ou vous met mal à l’aise, voilà une limite à faire respecter – bien sûr, il faut dépasser votre peur des confrontations !

Et tant pis si ça déplaît, si certains font les « outrés », les « choqués » par votre attitude – qui est pourtant normale, compte tenu des circonstances ! Eh oui ; votre libération ne plaira pas à ceux qui veulent continuer à profiter de vous ou à se défouler sur vous ! Alors, sachez que tous ceux qui veulent vous interdire de vous faire respecter, ne sont pas vos amis !

Car au moins, si ces gens vous étaient reconnaissants de tout ce que vous faites pour eux & de vos sacrifices… mais ils ne vous voient même pas ; ils ne vous aiment pas, ni ne vous estiment. Ils ne vous donneront pas l’amour que vous attendez en échange de vos services.

Ne croyez-vous pas qu’il est temps de se faire respecter ? Car on peut se passer de pain, mais non de respect !

PS : attention, danger ; la soumission aux désirs de l’autre peut être autre chose qu’un retour au familier et une tentative de guérison ; c’est souvent aussi (« bénéfice secondaire » !) une tentative de contrôler ladite relation ; en effet, la victime ayant vécu une enfance traumatisante, insécurisante, tendra à vouloir éviter ce chaos et à prendre ainsi le contrôle. Si cet élément prédomine, il bloquera la victime dans sa situation inconfortable, l’empêchant d’aller vers une vie plus authentique & épanouissante…

PN ; les victimes doutent

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Doute Il semble qu’il y ait un phénomène qui touche toutes les victimes de PN… J’avais déjà évoqué ici (http://www.bonheuretamour.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/ ) 2 facteurs (la dissociation & le syndrome de Stockholm) expliquant pourquoi on reste si longtemps coincée dans ce genre de relations toxiques.

Mais il y a autre chose ; le déni. Toutes les victimes de PN passent par cette phase parce qu’il est quasiment impossible d’accepter une vérité aussi terrible que celle-ci ; que la personne qui prétend être vous aimer ou être votre meilleur(e) ami(e) n’est qu’un reptile envieux dont le seul but est de vous humilier, vous manipuler, vous contrôler et enfin, créer votre souffrance pour s’en repaître.

Les victimes, qui sont « du bon côté de la Force » ne peuvent pas imaginer un tel monde mental de noirceur.

Mais, comme les humains sont équipés de systèmes de protection (servant à notre survie), notre corps nous envoie des signaux, sous forme d’angoisses et de cauchemars.

Et puis arrive le moment où on ne peut plus se masquer ce qui se passe, où le voile tombe, où les coquilles nous tombent des yeux. Là, on remarque consciemment – au lieu d’avoir juste une boule dans l’estomac – les mensonges, contradictions, & critiques ; enfin la vérité perce la surface de notre conscience et se met en mots.

Mais même alors, absorber toutes ces informations douloureuses en une fois, est pénible … On a une nostalgie des bons moments du début, & on ne peut s’empêcher – devant ce vide, ce manque déchirant qu’on ressent – à aspirer à l’état d’amour fou – entièrement faux, pourtant – où était l’autre quand il nous a conquise (et qu’il a justement employé pour nous conquérir !).

Après le moment « illuminateur », quelque chose a changé, on n’est plus pareil qu’avant, on a perdu notre innocence et l’on réalise pleinement qu’il nous « salit » auprès des autres, nous ment, nous trompe, … Une lutte a pourtant lieu en nous ; on a beau savoir la vérité, elle est trop choquante ; car enfin, si l’on est avec un monstre inhumain, sans pitié, & qui ne nous aime pas, la seule chose à faire est qu’on DEVRA PARTIR… Or, après tout ce qu’on a donné de nous dans cette relation, c’est tout simplement IMPOSSIBLE à faire !

Selon mon principe du « trou dans le pull » (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/11/27/mes-4-1-decouvertes-en-psychologie/), on se raccroche au déni, par une sorte de « double pensée » ; d’un côté, on sait ce qu’il en est, de l’autre, on s’accroche à l’espoir que ce n’est pas ainsi, qu’on se trompe, ou que ça peut redevenir comme au début.

Cette contradiction interne a beau être un mécanisme de défense contre une vérité écrasante, elle est évidemment aussi très douloureuse & épuisante !

La victime peut adopter diverses formes de déni : continuer à idéaliser le PN, ou le croire quand il nous rend coupable des abus qu’il nous inflige & accepter d’en porter la culpabilité, ou, le plus facile, blâmer d’autres victimes. Il est très courant pour les femmes trompées, par ex, de haïr « l’autre femme », en « oubliant » que le seul responsable de tromper son conjoint, est le trompeur – car, si cette « autre femme » n’était pas disponible, il serait en train de nous tromper quand même, avec une autre… Et d’autre part, s’il respectait son voeu de fidélité, même si Scarlett Johansson tentait de le séduire, il la refuserait.

Il est plus simple de blâmer quelqu’un avec qui on n’est pas émotionnellement impliqué, que de blâmer notre partenaire amoureux (surtout si on a l’impression d’être folle de lui) !

Moi, comme je ne faisais de reproche à mon PN que dans le but d’éclaircir & résoudre un réel problème (& donc, de renforcer les liens du couple), je n’imaginais pas qu’il puisse me critiquer sans une raison valable – donc, comme il me faisait passer pour moche, mal fringuée, pelante, ne l’aimant pas assez, etc, je tâchais de m’améliorer sur tous ces points (NB : j’ai acheté mon 1er appartement à 23 ans avec l’argent du mannequinat !) ; je me faisais le plus belle possible, j’acceptais qu’il choisisse mes vêtements (!), je tâchais de ne l’embêter sur rien, et surtout, de lui prouver mon amour (quelle sottise !!!).

Eh oui : même que l’on sait la vérité, on n’arrive pas à l' »intégrer »… tout simplement parce que cette monstruosité n’est pas « intégrable » ! On oscille constamment entre la minable réalité et l’espoir irréaliste qu’il soit investi dans la relation, qu’il nous aime malgré tout, qu’il va redevenir comme avant… ou au moins, qu’il puisse aimer… même quelqu’un d’autre…

Le PN lui-même nous fait croire cette fable ; qu’il a un coeur et pourrait aimer une femme bien, mais pas nous, parce que nous, on n’est qu’une nulle sans aucune qualité … Il est d’autant plus convaincant que, comme tout psychotique, il croit lui-même à ses inventions de taré ! On sait que, si le PN ne projettait pas sa folie sur un autre, choisi comme Bouc Emissaire, il deviendrait tout à fait fou ; c’est dire à quel point cette projection est vitale pour eux !

N’oublions pas que le mal consiste à refuser la part d’ombre que chacun a en soi ; à refuser de la voir & de l’affronter. Donc, la plupart des PN se voient vraiment comme ayant un coeur capable d’amour, et comme de vrais petits anges affublés d’une compagne particulièrement tarée et emmerdante ! Jamais ils n’estiment avoir quoi que ce soit à se reprocher ; s’ils nous punissent, c’est bien évidemment parce qu’on l’a bien mérité, qu’on les a provoqués ou insultés, ou qu’on leur a manqué de respect, …

Ce n’est qu’après bien des déboires et des départs ratés, que l’illusion se dissipera peu à peu et que la victime acceptera une part de plus en plus grande de vérité.

Surtout, ne nous rajoutons pas le poids supplémentaire de la culpabilité ; on a déjà TANT à porter dans une telle « relation » ! (sans compter qu’il nous jette déjà toutes ses fautes sur le dos !). Il faut se rappeler de ne pas s’en vouloir de s’être ainsi aveuglé (& de ne pas croire ceux qui nous disent cela, par ignorance ou méchanceté) ; ce genre de déni fait partie intégrante du fait d’être victime d’un PN.

Les enfants chéris de PN ont disjoncté !

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F. double Le PN, on le sait, vous adule au début, puis vous insulte, il vous place sur un piédestal, pour ensuite vous mettre plus bas que terre ; vous êtes clairement passé(e), pour lui, de « totalement parfait(e) » à « totalement imparfait(e) ».

Le splitting est un mécanisme de défense consistant à tout mettre dans 2 catégories opposées ; on l’appelle la pensée « noir ou blanc », ou « tout ou rien » ; pas de nuances, pas de moyen terme : tout est soit entièrement bon, soit entièrement mauvais. C’est une forme de maladie mentale, et la cause de la plupart des souffrances dans le monde.

Mais ça arrive aussi à la victime : lorsqu’on doit vivre dans la violence (tous les genres de violences) et surtout, dans la terreur de celles-ci chaque jour, durant des années, notre cerveau fait ce qu’il peut pour nous garder en vie, et donc, « clive » notre personnalité (sinon, on mourrait sous la schlague !) qui nous rend comme « absent(e) à nous-mêmes » durant les pires épisodes de torture et rituels sataniques auxquels notre bourreau nous soumet pour se nourrir…

Ici http://www.bonheuretamour.com/2015/06/02/refugiee-dans-ma-tete/ et ici : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/17/marie-crispeels-la-blouse-fleurie/ , je parle de ce phénomène de dissociation ; d’un côté, ça nous sauve la vie, mais d’un autre, ça nous maintient dans la relation qui nous détruit !

Hélas, on y a bien souvent été programmés dans notre enfance si on a grandi comme bouc émissaire (pour infos sur cette dynamique, voir * sous ce texte) dans une famille PN…

Si c’est le cas, nous – l’enfant Bouc Emissaire – « dissocions » durant les séances de coups ou d’humiliations publiques , tandis que l’enfant chéri – le Golden Child – dissocie autrement ; il « charge  » à fond l’un des parents et idéalise l’autre (oubliant tout le mal qu’il a pu faire à lui & à la famille). c’est la « pensée Noir ou Blanc ».

Donc, le bouc émissaire sait, au moins, ce qu’il a subi ; même s’il a oublié (occulté) son enfance et si tout s’est brouillé dans son esprit, il se souvient de ce qu’il a ressenti, et que les 2 parents étaient coupables & complices (même s’ils s’engueulaient sans arrêt), tandis que le Golden Child, lui, se rappelle des agissements de l’un des parents mais, trop faible que pour supporter la vérité ( = qu’il a grandi dans une famille de démons cruels, drogués & sans scrupules), il oublie totalement ce qu’a fait l’autre parent & le rend tout blanc.

C’est ainsi, en ne s’avouant pas qu’ils furent violentés aussi (bien que privilégiés par rapport à l’enfant Bouc Emissaire), que ces enfants-là deviendront, à leur tour, des PN. Je trouve que ceci rappelle les récits moyennâgeux de diablotins envoyés sur Terre par Satan sous diverses formes pour recruter des adeptes au Malin, en leur mentant (fausses promesses) et en les faisant tomber dans le péché…

Les victimes, au moins, ont gardé le contact avec la réalité ; on SAIT ce qu’on nous a fait. Les PN veulent nous faire croire (comme c’est arrivé à EUX, jadis) qu’il n’y a pas eu de violences – pour qu’on dissocie comme eux, de façon maladive, nocive… tout à fait comme les diablotins recruteurs dont je parle plus haut !

Contrairement au nôtre, plus fort & sain (& c’est bien pour ça que les PN à la fois nous envient & nous haïssent, et à la fois nous choisissent comme proie), l’esprit plus faible du Golden Child a craqué ; il s’est tourné, pour survivre, vers « le côté sombre de la Force ». Il s’est alors construit un monde imaginaire où il n’y a pas d’abus, ou juste d’un côté.

Mais l’enfant Bouc Emissaire, lui, n’est pas mort à l’intérieur ; son âme vit, son esprit est resté du « côté lumineux de la Force » ; il sait que des abus ont eu lieu, et par les 2 parents.

C’est simple : si vous, ex-victime, parlez des violences à votre frère ou soeur Golden Child, il (elle) les niera avec force, car désormais (depuis l’instant de leur « scission »), les parents PN n’ont plus besoin de lui mentir ; il (elle) se le fait à lui(elle)-même !

On peut arguer que les victimes aussi se sont menti à elles-mêmes et que leur esprit s’est fermé durant les séances de torture, mais jamais il n’a « éclaté » ainsi, et c’est cela – cet esprit vivant, sain, solide – qui leur permet aujourd’hui, de reconnaître leur problème et d’y travailler, tandis que les ex-Golden Children, eux, ne reconnaissant pas ce qu’ils ont subi, restent éternellement sur place, dans les problèmes…

Hélas, c’est cela qui les rend dangereux ; refusant de traiter le vrai problème & de travailler sur eux-mêmes, ils doivent, pour se sentir mieux, attaquer les autres … et le cycle continue…

* http://www.bonheuretamour.com/2015/05/05/dynamique-de-la-famille-perverse/

http://www.bonheuretamour.com/2015/05/12/pn-creation-dun-monstre/

https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/29/famille-pn-un-schema-a-connaitre/

Parler avec un PN

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discussion PN2La communication est sans doute – avec la sexualité – ce qui est le plus perverti, avec un PN …Forcément ; c’est justement cela qui fait de nous des humains ! Avec de tels individus, TOUS les modes de communication (y compris la sexualité), au lieu d’être agréables & gratifiants, sont pénibles & douloureux !

Certains PN sont des parleurs, d’autres sont des taiseux – mais même les taiseux ont su se créer une façade inoffensive, en apparaissant cool, serein… alors qu’en fait, il écoute attentivement les informations que vous lui livrez en parlant, pour les utiliser contre vous plus tard…

J’avais déjà parlé de la « torture par le silence » (http://www.bonheuretamour.com/2014/11/24/pn-torture-silencieuse/ ).

Je traiterai ici d’un autre problème de communication : la coupure systématique de nos phrases.

Pour à la fois nous irriter (ce qui cause une frustration, d’où du « sang » à boire pour ce vampire) et en même temps saper encore plus notre confiance en nous, en nous montrant à quel point on est insignifiant(e) & inintéressant(e), un PN ne nous laisse jamais terminer nos phrases, mais nous coupe en plein milieu… Vous connaissez cela, je parie ? ..

Il peut même le faire – c’est bien la seule chose pour laquelle ils sont créatifs ! – de plusieurs façons différentes (que j’expliquerai ci-dessous).

Attention : les gens souffrant d’hyperactivité ont aussi l’habitude de couper les phrases d’autrui, mais, comme ils voient que ça déplaît, ils s’excusent & cherchent à s’en corriger. Rien de tel chez un PN, vous vous en doutez !

Donc, si l’un de vos proches agit ainsi sans le regretter, vous avez sans doute affaire à un PN et il vaut mieux s’en éloigner.

Et ça devient encore plus clair si vous le voyez laisser parler d’autres personnes sans les interrompre… un individu souffrant d’un manque d’attention ne peut se retenir et interrompt tout le monde, peu importe qui c’est.

Bref, au lieu d’excuser ce comportement inacceptable en pensant qu’au fond, ce n’est pas grave, commencez à vous fier à vos sensations (car se faire couper quand on parle est pénible) et ne tolérez plus dans votre vie que des gens qui vous font vous sentir bien.

Une autre tactique (proche de la « torture silencieuse », mais plus dangereuse car bien plus subtile) est « l’ignorance » ; c-à-d que souvent, le PN vous nie ; lorsque vous lui parlez d’un sujet qui vous importe, il semble soudain perdre tout intérêt à vous & à vos dires… Ses yeux se font vagues, comme s’il n’écoutait plus ; il se met à faire autre chose, à changer de pièce (en sorte que vous devez lui courir après pour vous faire entendre), à s’endormir, ou sauter à un tout autre sujet, à jouer ou à envoyer un sms, à regarder la télé, …

Ou, si vous êtes en train de lui parler au téléphone, il s’adresse soudain à quelqu’un d’autre (son ami, son collègue, son chien, …) – toujours, bien entendu, lorsque vous évoquez un sujet qui vous émeut.

Et pendant qu’il joue les indifférents, vous tentez de revenir au sujet qui vous intéresse & de garder son attention sur la conversation… C’est une sensation très pénible !

Et c’est totalement fait exprès ! Remarquez que quand le PN parle d’un sujet qui l’intéresse, il (elle) n’a aucun problème à rester sur le sujet ! Si ça lui convient et/ou qu’il a quelque chose à y gagner (par ex, une « pêche aux infos » qu’il pourra exploiter ensuite), un PN peut tenir une conversation normale, mais c’est rare.

Cette tactique perverse est repérable assez rapidement dans une relation ; au début, il vous bombarde d’amour (messages, coups de fil, déclarations enflammées, …) mais si vous faites bien attention, vous verrez que quand vous lui parlez d’une chose, il semble « se détacher » par moments de ce que vous dites, comme s’il s’en fichait … Ne négligez pas ce signal d’alarme !

Donc, quand un PN vous manque ainsi de respect, il le fait pour tester vos limites. Si l’un de nos interlocuteurs nous joue ce jeu de nous nier ou de nous couper, quelqu’un qui manque de limites & de confiance en soi continuera à essayer de ré-obtenir son attention, d’être entendu ou de tenir une conversation normale avec cet interlocuteur. Un être ayant des limites saines ne tolérera pas qu’on le nie ou piétine sa dignité.

Si vous restez prêt(e) à essayer d’avoir des discussions ou à garder dans votre vie quelqu’un qui vous traite aussi mal, le PN comprend que vous êtes une proie qu’il pourra exploiter – c-à-d, pour lui, un(e) faible, car naïf(ve).

Il y a autre chose ; comme, tout au fond de lui, un PN sait que vous valez 1000 fois mieux que lui, et qu’il en crève de jalousie (car tout PN est envieux et mesquin), vous humilier et vous rabaisser ainsi, en vous niant comme si vous n’étiez qu’un moucheron, lui procure beaucoup de plaisir, & une bonne dose d’approvisionnement narcissique …

Ce signal n’est donc pas à négliger ; si vous excusez ce comportement, si vous tolérez d’être ainsi manqué(e) de respect, vous vous exposez à des années d’abus… Par contre, si, avant d’accorder votre confiance à quelqu’un, vous faites l’effort d’être vigilant(e), d’observer les signes, et d’en tenir compte (et de ne pas excuser les manques de respect), vous vous épargnerez ce piège (qui peut se révéler mortel). Vous pouvez vous épargner ces années de maltraitances en étant attentive au début et en coupant les ponts dès que vous percevez un signal d’alarme !

Donc, si quelqu’un que vous venez de rencontrer a dur à garder son attention sur la conversation quand vous parlez, mais s’anime comme par magie quand lui-même ou quelqu’un d’autre parle, soyez sûr(e) que c’est un PN qui vous teste pour voir si vous êtes « un(e) idiot(e) » qui tolérera cela, et partez ; vous avez mieux à faire de votre vie !

P.C. & New Age

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PC11 Toujours décidée à pourfendre la bêtise & les croyances nuisibles, voici des citations (que j’espère éclairantes) sur le politiquement correct, suivi d’une liste de doctrines New Age absurdes.

Le politiquement correct : une doctrine qui étouffe la liberté et le bon sens. C’est une doctrine favorisée par une minorité illogique délirante, et rapidement promue par des média grand public sans scrupules, qui avance la proposition selon laquelle il est tout à fait possible de ramasser une merde par son côté propre.

Politiquement correct : un terme employé par des « poules mouillées » pleurnichards et exagéréments sensibles, ayant besoin qu’on recouvre tout de sucre pour eux.

La vraie compassion nous « secoue » … et n’est pas agréable certains jours. Si vous n’êtes pas prêt pour ce feu, alors trouvez un enseignant new-age, tout douceur et lumière, toujours souriant et apprenez à ré-étiqueter votre ego avec des termes qui « sonnent » spirituel. Mais, restez à l’écart de ceux qui pratiquent la vraie compassion, parce qu’ils vous botteront le derrière, mon ami (Ken Wilber)

Le politiquement correct est du fascisme qui se fait passer pour de bonnes manières.

Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire (G. Orwell)

Vous n’êtes plus autorisé à les appeler des dinosaures, a déclaré Yo-less. C’est « spéciste » (raciste anti-espèces). Vous devez les appeler des personnes « pré-pétrole  » (Terry Pratchett)

PC9  Lorsque les sociétés deviennent de plus en plus décadentes, la langue devient décadente aussi. Les mots sont utilisés pour dissimuler, & non pas éclairer, l’action : on libère une ville en le détruisant. Les mots sont utilisés pour brouiller, de sorte que lors de l’élection, les gens iront solennellement voter contre leurs propres intérêts (Gore Vidal)

Le politiquement correct est un marxisme culturel, un régime pour punir la dissidence, et pour stigmatiser l’hérésie sociale, comme l’Inquisition punissait l’hérésie religieuse. Sa marque de fabrique est l’intolérance (Patrick J. Buchanan)

Le politiquement correct est en train de détruire le tissu même de la société. Jamais auparavant dans l’histoire, les gens n’ont eu autant peur de se dresser contre l’absurdité, de crainte d’être étiquetés racistes, homophobes ou bigots.

Le politiquement correct n’est rien d’autre que du contrôle de la pensée.

Les gens sont si amoureux de l’égalité qu’ils préfèrent être égaux dans l’esclavage qu’inégaux dans la liberté.

Il est plus facile de berner les gens que de les convaincre qu’ils ont été bernés (Mark Twain)

La vérité est devenue une insulte (Chimamanda Ngozi Adichie)

Le problème est qu’il est devenu politiquement difficile d’attirer l’attention sur les absolus du mal et du bien. A la place des mœurs, nous avons maintenant des doctrines du politiquement correct, que l’on offense à ses risques et périls : au moyen d’une logique circulaire considérable, ces infractions font qu’on vous étiquette aussi comme réactionnaire et donc comme une mauvaise personne. Par conséquent, si vous dites que les gens sont mauvais, vous êtes mauvais (Lynne Truss)

Le langage politique est fait pour faire paraître les mensonges véridiques et le meurtre, respectable (G. Orwell)

Le terme » politiquement correct « m’a toujours consterné, me rappelant la « Police de la Pensée », d’Orwell et les régimes fascistes (Helmut Newton)

Je voudrais dire que le politiquement correct tuera le libéralisme américain s’il n’est pas combattu jusqu’à la mort par des gens comme moi à cause des dangers qu’il représente pour la liberté d’expression, l’échange d’idées, la franchise, ou l’esprit de l’art lui-même. Le politiquement correct a la mainmise sur le milieu universitaire, sur le féminisme et sur les médias. Il est une forme à la fois de folie et d’absurdité, et a déjà fait taire les voix d’écrivains comme James Dicky dans le pays (Pat Conroy)

Ceux qui rendent la discussion impossible, rendent l’escalade inévitable (Stefan Molyneux)

Ceux qui sont déterminés à être« offensés » découvriront une provocation quelque part. Nous ne pouvons pas nous réguler assez que pour plaire aux fanatiques, … (Christopher Hitchens)

PC7 Ce qui peut être détruit par la vérité, devrait l’être (P.C. Hodgell)

Je suis prêt à contribuer (financièrement) pour une grande pierre tombale pour le politiquement correct. Ce baîllon nous a rendus lâches, tremblant d’exercer notre liberté d’expression a fait. Il a étouffé l’échange d’idées franc et a rendu les débats à sens unique et conclus d’avance. Il a donné de la force à des idées qui sont indéfendables dans un débat ouvert. Le politiquement correct … est désastreux dans l’espace public car il fait de l’espace public un oxymore en le rendant limité au seul «acceptable». La démocratie est (fondée) sur la compétition d’idées et le politiquement correct est antidémocratique car il efface la possibilité d’un « jeu » équitable. Toute croissance d’idées naît par une fertilisation croisée et le politiquement correct mène à la dégénérescence des idées en limitant le processus à la consanguinité. Seuls ceux qui utilisent la faiblesse comme levier pour obtenir un avantage sans faire d’efforts ou qui ont un but secret, soutiendront le politiquement correct. Il est l’outil du paresseux et du pervers (R. N. Prasher)

La meilleure façon d’exposer (devant tout le monde) notre ignorance est de se cramponner à des idées et des opinions biaisées, parce qu’on craint de laisser gagner l’autre partie (Charles F. Glassman)

Le politiquement correct est un euphémisme pour « peur de dire la vérité à l’autorité » (Bangambiki Habyarimana)

Ceux qui sont les plus sensibles à propos d’une terminologie  » politiquement incorrecte « ne sont pas l’habitant noir moyen du ghetto, un immigrant asiatique, une femme maltraitée, ou une personne handicapée, mais une minorité d’activistes, dont beaucoup n’appartiennent même pas à un quelconque « groupe opprimé », mais proviennent des couches privilégiées de la société (Theodore J. Kaczynski)

Si les premiers mots sortant de votre bouche sont pour crier au  » politiquement correct ! « , … Les chances sont très, très élevées que vous faites, en réalité, partie du problème (N.K. Jemisin)

Au début, cela semblait si ridicule que c’en était inoffensif, un peu comme une maladie de laquelle nous étions tous à l’abri. Bientôt, cependant, cela s’est rebaptisé comme une compassion, équité, acceptation, tolérance et égalité. De là, ça a évolué en un pouvoir ayant la capacité de prendre n’importe quelle vérité et de la repeindre comme un mensonge, de prendre n’importe quel mensonge et de le réétiqueter comme une vérité (John Pontius)

Le politiquement correct est une guerre contre la prise de conscience (Steve Sailer)

Quand on a découvert l’effet nuisible du fluoride et qu’on partage cette information, on est en train de juger… oui.. parce que le jugement est un élément d’évaluation. Toute la culture pseudo-spirituelle – yoga – diversité est toxique. Ca s’imbrique parfaitement avec le credo incompétent des fascistes arc-en-ciel et de la police positive qui voudraient nous faire croire que les smoothies, le yoga, la permaculture, recycler et psalmodier les noms des dieux hindous à la mode.. sont tout ce qu’il y a à faire pour freiner l’apocalypse grandissante où l’on est. En toutes circonstances, ne mentionnez jamais le génocide, la pédophilie ou toute forme de mensonge en leur compagnie (Juliet J. Carter)

Le politiquement correct est la continuation naturelle de la « ligne du parti ». Ce que nous voyons une fois de plus est un groupe de vigiles auto-désignés, imposant leurs vues à d’autres. C’est un héritage du communisme, mais on dirait qu’ils ne le voient pas (Doris Lessing)

Le politiquement correct : Tout message destiné (à autrui) importait moins que le message reçu, et chaque message reçu pouvait être interprété de la façon (quelle qu’elle soit) que le récepteur voulait (Chuck Klosterman)

Nous avons été intimidés (pour nous forcer à) nous conformer par toutes sortes de gens qui nous disent ce que nous pouvons et ne pouvons pas dire. N’avez-vous pas remarqué ? La tyrannie du politiquement correct. Ne portez aucun jugement sur quoi que ce soit. N’ouvrez pas votre bouche au cas où vous offenseriez quelqu’un ou quelqu’un d’autre (Alexander McCall Smith)

 Nous perdons notre voix dans une homogénie artificielle et forcée se faisant passer pour de la tolérance. La propagande déguisée en histoire éloigne les lecteurs à mesure que les buts (de certains) prennent la place de l’émerveillement, l’excitation, la force de caractère et les conflits (Scott M. Roberts)

new agers Les théories New Age, qui semblent délirantes à tout être doué d’un gramme de bon sens, ont bien sûr été trouvées géniales & adoptées par les faibles d’esprit intolérants – les « songe-creux », toujours prêts à mordre à une théorie, pourvu qu’elle soit stupide et le plus éloigné possible du réel, et toujours avides de se donner une supériorité illusoire (puisqu’ils ne peuvent en avoir aucune réelle). Voici donc 10 de ces tromperies « New Age » grotesques & leur correction :

1. Ignorer le « négatif » :

Mensonge New Age : L’idée que l’on empire les choses en se concentrant sur les questions négatives est fausse. Tout comme ignorer les symptômes d’une maladie, ignorer tout ce qui est négatif ne fait qu’agraver les problèmes. Refuser de regarder les informations critiques, juste parce que cela vous rend mal à l’aise, c’est choisir délibérément de rester ignorant & non-conscient.

Correction : voir la négativité pour ce qu’elle est, nous permet de nous protéger contre ses effets néfastes et peut-être même de les éviter complètement.

2. Ne jamais se fâcher :

Mensonge New Age : Personne ne devrait jamais se mettre en colère, c’est une émotion qui doit être purgée de votre système.

Correction : la colère est une émotion comme une autre – et, comme une autre, a été créée en nous pour nous sauver la vie ! On ressent de la colère lorsque quelqu’un envahit notre espace ou nous prend quelque chose qui est légitimement à nous. Alors que la colère injuste et non-canalisée est contre-productive, une juste indignation est la motivation majeure pour créer des changements positifs dans le monde. Si vous n’êtes pas indignés par ce qui se passe autour de vous, vous ne faites pas attention, vous êtes inconscient et/ou indifférent (c-à-d complice du mal).

3. Tout est Un, donc, Tout est entièrement Bon :

Mensonge New Age : Les adeptes du New Age créent de nombreux concepts comme d’affirmer que le Bien & le Mal n’existent pas, que c’est «dualiste» et donc faux. Ils essaient de nous convaincre que tout est OK parce que «nous sommes tous un. Ceci est un dangereux relativisme moral…

Correction : «conscience» signifie littéralement: «connaître ensemble», avoir «du sens commun», c’est connaître la différence objective entre ce qui est bien & ce qui est mal. Nous vivons dans la dualité, l’Esprit n’est pas supérieur à la Matière – et il n’est pas que Bien.

4. On ne peut jamais vraiment savoir (ou connaître la vérité) :

Mensonge New Age : L’idéologie selon laquelle la connaissance de quoi que ce soit d’extérieur à notre propre esprit est incertaine, qu’il n’y a pas une réalité objective et que rien ne peut être vraiment connu (ceci s’appelle « solipsisme »).

Correction : La perception n’est PAS la réalité : notre travail est d’aligner les 2. Le solipsisme est typique de l’enfance spirituelle. Adopter cette idéologie malade est un signe de manque de maturité & de développement spirituel…ou une idéologie utile aux pervers !

5. Acceptez l’injustice, ne résistez jamais :

Mensonge New Age : il y a abus de la méditation et du yoga ; le mouvement New Age a perverti ces pratiques pour nous faire oublier fait qu’on est réduits en esclavage, et leur rendre facile d’accepter leur sort & l’état actuel du monde. Ca revient à dire : « N’essayez jamais de changer les choses mauvaises dans ce monde. »

Correction : le vrai but de la méditation est de rééquilibrer les côtés gauche &droit du cerveau. Et le but légitime du Yoga est de nous aider à découvrir ce qu’est notre vraie mission de vie et de nous motiver à agir pour le faire. Commencez à dire « Non ». L’utilisation correcte de sa « force » n’est pas de la violence.

6. Version édulcorée de la Loi d’Attraction :

Mensonge New Age : j’ai déjà écrit ce que je pensais de la version matérialiste stupide véhiculée partout de cette loi (http://www.bonheuretamour.com/2015/11/28/loi-dattraction-pouvez-vous-lutiliser/ ) – dont voici le principa: : De nos jours, on lit partout des choses sur la Loi d’Attraction : on vous fait rêver avec cette « loi » qui est censée pouvoir attirer des millions de $ (ou d’€), un super job, une grosse voiture, une villa de luxe, le gros lot de la lotterie, un yacht, etc…

Et elle est vraie…. Mais ces gourous oublient « le détail qui change tout « ; ce qu’ils ne vous disent pas, c’est qu’il y a 11 autres « Lois universelles » (voir  http://www.bonheuretamour.com/2015/05/02/lois-universelles/ ) et surtout, qu’il n’y a que les êtres se trouvant au niveau 3 de conscience – celui de l’Amour  – soit un niveau atteint seulement par une personne sur 10 millions qui sont capables d’attirer des biens matériels dans leur vie – & ces êtres-là, en plus, visent des biens spirituels & ne sont pas tentés par les biens matériels.Or, la version New Age de la Loi de l’Attraction est justement celle-la, qui se base principalement sur le mode de service à Soi – ce qui est absurde, et une énorme tromperie.

Correction : La vraie Loi d’Attraction est un système de conditions universelles, non-humaines, immuables & contraignantes, régissant les conséquences d’un comportement, au service de la Vérité, et non des personnes. Oui, nous co-créons notre réalité, mais ce n’est possible qu’en harmonie avec la loi naturelle.

7. Tendez l’autre joue (cela égalise les cicatrices !) :

Mensonge New Age : La fausse notion de pardon inconditionnel. Dieu sait si j’ai réfléchi à ceci !! Quand j’avais 14 ans, ayant grandi dans une famille de fascistes, j’ai innocemment dit quelque chose de raciste, sans réaliser que ça l’était & dans le but d’aider une camarade. Elle, sans protester, et sans avertissement, m’a flanqué une énorme gifle. J’étais si estomaquée que je n’ai pas réagi. Mais ça a détruit une part de mon âme, en détruisant encore un peu plus mon estime de moi…(40 ans après, j’y pense encore pour me le reprocher). Alors que la re-gifler ne m’aurait pas abîmée. Ma conclusion est que tendre l’autre joue est « grand » et que c’est OK pour des saints (comme Jésus) mais ne l’est pas du tout pour des êtres normaux… qui donc, eux, doivent RENDRE la gifle !

Correction: Le vrai pardon ne signifie pas continuer à excuser la « commission » intentionnelle de méfaits un nombre infini de fois. C’est au mieux, de la naïveté, au pis, une complicité avec le mal. Nous devons défendre nos croyances et ne pas tolérer les actions nuisibles des autres !

8. Le chaos doit être craint :

Mensonge New Age : Si je renonce à mes libertés, alors je serai en sécurité. Le système actuel vise à nous contrôler & limiter nos libertés, étouffer nos aspirations, détruire nos possibilités, tuer notre imagination.

Correction : Combler le fossé : La vraie liberté inclut la possibilité infinie, qui, par définition, inclut la possibilité de Chaos. Cela doit être adopté sans crainte si nous voulons être vraiment libres. Le chaos ne signifie pas l’anarchie (qui vise le « ni Dieu, ni maître »), mais que nous devons cesser de croire à l' »Autorité ».

9. Il faut tout le temps se sentir bien :

Mensonge New Age : les humains désirent naturellement avoir facile & se sentir bien, et nos dirigeants en jouent, qui tentent constamment de nous distraire & de nous éloigner de plus en plus de la réalité.

Correction : La vérité de la condition humaine actuelle devrait nous faire sentir mal à l’aise. Cette prise de conscience est la conscience. Nous devrions utiliser ce malaise pour se motiver à créer un changement réel dans le monde, à travers nos actes.

«On n’atteint pas l’illumination en imaginant des figures de lumière, mais en rendant l’obscurité consciente. Cette dernière procédure, cependant, est désagréable et donc pas populaire (Carl Jung)

10. La vérité n’a pas besoin d’être défendue :

Mensonge New Age : Il ne faut jamais affronter quiconque à propos des conneries qu’il répand (même si cela porte atteinte à d’autres). Il n’y a pas besoin de défendre la vérité car elle se défend toute seule.

Correction : Nous sommes les véhicules par lesquels la vérité opère dans le monde. Les malfaiteurs devraient être tenus pour responsables de leurs actes. On peut faire naître une autre réalité si on se soucie assez d’autrui que pour apprendre la vérité, puis que l’on développe le courage et la volonté de la défendre à tout prix.

Je conclurai, comme le héros du Voyage au centre de la Terre : C’est ce que j’ai fait !

Faut-il avouer une infidélité ?

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réflexion singe

J’avais déjà parlé du cas où l’on a trompé son(sa) partenaire et qu’il (elle) l’a découvert (Infidélité : la nécessité de tout dire ; http://www.bonheuretamour.com/2015/04/29/infidelite-la-necessite-de-tout-dire/ ).

Mais quand on a trompé son conjoint et qu’il (elle) ne s’en doute pas, la tentation est grande de ne rien lui avouer – et ce, d’autant plus que tout le monde (amis, famille, psys, …) nous conseillent de n’en rien dire, de taire le tout, de nier si l’autre pose des questions, et si on se fait prendre, d’en dire le moins possible.

En effet, même si l’autre ne nous plaque pas, il est certain qu’on passera un sale quart d’heure, qu’il y aura des cris, des larmes et pas mal de drame. Et l’on peut s’épargner tout cela en ne disant rien…

Cependant, il y a quelques facteurs qui font qu’il vaut pourtant mieux tout dire.

D’abord, l’angoisse & la blessure infligée à notre partenaire sera bien moins grande si on avoue sa faute, que si l’autre le découvre lui-même – d’où un risque fortement diminué de rupture.

Le fait de taire une infidélité fait que plus jamais, on ne peut se laisser aller totalement avec notre partenaire, plus jamais être ouvert et 100% à l’aise. Et garder un secret d’une telle ampleur pour le reste de sa vie, fait peser sur le trompeur une grande tension mentale.

Dans les couples où les liaisons sont gardés secrètes, on évite certains sujets de discussion parce que le partenaire trompeur craint d’être découvert et l’autre est réticent à paraître suspicieux – on a donc alors une relation où la malhonnêteté et la tromperie ont le dessus.

D’ailleurs, une grande partie du taux élevé de divorce est due à l’aliénation (les partenaires ne peuvent plus être vraiment intimes & proches l’un de l’autre) causée par la malhonnêteté inhérente aux liaisons, même si on n’en parle jamais.

Il semble donc que dans les 2 cas – qu’on avoue notre liaison ou qu’on la taise – il y aura de la souffrance.

Le trompeur qui avoue son « écart », doit évidemment aussi prendre des mesures pour que cet aveu mène ultérieurement à un couple plus solide et plus heureux, et non à une rupture.

Il doit être motivé par le désir d’améliorer la relation, et non de se débarrasser de ses sentiments de culpabilité, ainsi qu’à accepter totalement la réaction du partenaire trompé, quelle qu’elle puisse être.

Donc, il FAUT le dire (car ne pas le dire brise le couple de toute façon – puisque ça le rend vide & sans âme), mais le tout est de bien savoir pourquoi, quand et comment le dire ! Cela peut se faire graduellement, dans un processus visant à améliorer constamment l’honnêteté et l’engagement à la relation – ce qui, en plus, renforcera la relation.

Pour déterminer l’impact de cette communication, il faut comprendre si notre partenaire se sentira personnellement mis en cause ( = pensera n’être pas assez beau, ou riche, ou doué, …) ou non ( = il (elle) juge que le partenaire a fait seul le choix d’être infidèle) ; dans le 2ème cas, le partenaire trompé acceptera plus facilement (ou plutôt, moins difficilement) l’aveu et risquera moins de rompre.

Bien sûr, le partenaire trompeur voudrait « dépasser tout ça » et aller de l’avant – mais le partenaire trompé, lui, veut tout savoir, pour tenter de trouver un sens à ce chaos – sinon, il NE POURRA PAS aller de l’avant !

Le trompé doit donc savoir, pour les raisons suivantes :

D’abord, pour savoir ce qui a mené notre conjoint(e) à nous tromper, puis, rétablir un équilibre – car si quelqu’un sait quelque chose d’essentiel, mais le garde pour lui, il a un pouvoir sur nous, ce qui fait que la relation n’est plus juste, ou égalitaire.

En outre, pour pouvoir continuer à rester avec celui (celle) qui nous a trahi et infligé une telle douleur, on doit être sûr(e) qu’il ne le refera pas à l’avenir. N’oublions pas que, même dans le meilleur des cas, la souffrance mettra au moins 2 ans à s’effacer…

Comme dit dans l’article susmentionné, ne pas savoir est pis que tout, car notre imagination enfle encore les choses.

Le fait que le trompeur accepte de répondre à nos questions, prouve qu’il tient à nous et au couple et est nécessaire pour rebâtir un sentiment de confiance envers lui – et cela aide aussi le trompé à souffrir moins et à guérir.

Le trompeur ne peut raisonnablement pas espérer que tout s’arrange tout seul et que son (sa) partenaire souffre en silence.

Au contraire, il doit s’attendre à ce que l’autre lui pose et repose, encore et encore, des questions sur sa liaison. Qu’il sache que ce n’est pas pour l’embêter ou lui faire honte, mais parce que le trompé cherche à tout savoir pour bien comprendre ce qui est arrivé, la leçon à en tirer et comment agir à l’avenir – il s’agit d’en discuter jusqu’à pouvoir mettre la chose en perspective, pour qu’elle n’ait plus le pouvoir de nous blesser, de nous empêcher d’aller de l’avant – bref pour, justement, ne plus jamais devoir en parler !