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Croissance personnelle ; la méthode qui marche

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Avouons-le : la plupart des techniques proposées dans les livres, magazines, sites web ou videos ne marchent pas ! Et les lecteurs se culpabilisent… ce qui, en abaissant leur estime de soi, aggrave leur état au lieu de l’améliorer !

Comme je le dis dans « Changez votre vie & obtenez ce que vous voulez » (3/12/’16) ;

Quand on (souffre), on est poussé à agir pour changer ça… alors on achète des livres de développement personnel, on s’inscrit à des ateliers, etc… Mais dès qu’on pose le livre ou qu’on revient chez soi, et on est repris par son train-train…RIEN ne change !

Modifier sa vie exige de modifier profondément notre façon d’être, de penser, de parler & d’agir – ce qui demande une énergie & une volonté énormes.. et comme, en même temps, on doit continuer à fonctionner dans notre vie « normale », avec nos proches, nos activités familières et dans notre décor familier, on abandonne bien vite, car personne n’a cette somme d’énergie & de volonté !

Mais le mal-être est toujours là, & alors, on se ré-inscrit à d’autres ateliers ou on achète d’autres livres de développement personnel… Ce comportement est inefficace, mais est une manière de garder espoir face à une situation insatisfaisante …

Souvent, ce ne sont pas les quelques heures d’un atelier qui peuvent contrebalancer des années d’habitudes !

Vouloir s’attaquer ainsi à un comportement ou à nos pensées, est inefficace (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/11/09/pour-changer-de-vie-creusez-profond/) ; il faut creuser bien plus profond que ces facteurs superficiels.

En effet, beaucoup de gens résistent au changement pour rester fidèle à eux-mêmes, ou à l’image qu’ils ont d’eux-mêmes, ou à un être cher disparu, ou tout simplement parce que l’inconnu fait peur.

Comment changer nos comportements, alors ?

Bien des gens sont plus malheureux ou malades qu’ils ne le voudraient parce qu’ils ne parviennent pas à contrôler leur comportement (addictions, maîtrise de soi, études, …).

Ils sont conscients que c’est leur comportement qui se dresse entre eux & leurs rêves, leur réussite, leur santé, leur bonheur. Donc, ils savent qu’ils doivent changer d’attitude, & ils veulent changer, mais malgré tous leurs efforts, ils n’y arrivent pas.

Prenons quelqu’un qui est accro au tabac ou à l’alcool, qui voit que ça lui nuit et qui rassemble toutes ses forces pour arrêter… sans jamais y parvenir. Ou alors, en y parvenant que durant un court moment, pour retomber ensuite dans ses mauvaises habitudes.

C’est tragique, parce qu’alors, ils se jettent la faute sur le dos ; ils croient qu’ils ont échoué parce qu’ils ne s’y sont pas engagés à fond, ou qu’ils ne se soucient pas assez du résultat… bref, qu’ils sont des faibles, des ratés dénués de volonté.

Avec cet effondrement de leur estime de soi, comment voulez-vous qu’ils luttent pour leurs objectifs ? On lutte pour quelqu’un qui en vaut la peine, pas pour un loser…

Pourtant, la raison de l’échec n’est pas que l’être qui veut changer est faible ; c’est qu’il est dans le brouillard & en plus, seul face à 6 sources d’influence modelant nos comportements (6 puissants facteurs de résistance au changement) :

1) motivation personnelle (le sujet veut-il changer ?),

2) aptitudes (peut-il le faire ?),

3) pression des proches (qui nous poussent vers les mauvais comportements ou les autorisent),

4) pression sociale (punissante, déprimante),

5) les récompenses (une anesthésie provisoire des sentiments de malheur),

6) l’environnement lui-même.

On voit que la volonté n’a en fait rien à voir là-dedans ! Dans un tel contexte, le mauvais comportement est aisé, & le bon, très dur.

Mais si l’on maîtrise ces sources qui nous contrôlent, on a plus de chances de pouvoir maîtriser nos comportements.

C’est pour cela que les toxicomanes ou les outremangeurs réussissent à « décrocher » quand ils sont en cure ailleurs que chez eux ; parce que les 6 facteurs de résistance au changement, qui avant « tiraient dans l’autre sens », sont changés en facteurs de changement, qui nous aident à changer.

L’environnement a changé ; le sujet est plus motivé, ses aptitudes augmentent, puisqu’il apprend de nouvelles méthodes pour réussir, les proches ne sont plus des « complices » qui le font trébucher, mais de vrais amis qui le soutiennent, la société ne l’opprime plus, ni ne le déprime, car ce sont des coaches qui l’informent & l’encouragent, les récompenses sont une saine estime de soi, et finalement, il y a un contrôle de l’espace (dans cet environnement, on ne trouve pas de drogues, ou de junk food, ou de tabac, …).

Tout ceci rend le bon comportement aisé, et le mauvais, dur, en sorte que celui qui veut changer contrôle les sources d’influence… et donc, il change très facilement de comportement.

Le problème, c’est que ces cures ont une fin et que quand le sujet retrouve son environnement familier, ses proches, sa vie stressante, il retombe dans ses mauvaises habitudes – même s’il est toujours motivé à changer.

Dès lors qu’on reste dans l’idée qu’il faut de la « volonté », on n’est pas le plus fort ; notre environnement nous tirera toujours dans le mauvais sens, et il aura généralement le dessus…Il faut donc sortir de ce modèle de pensée.

Les études scientifiques faites sur ce sujet ont constaté que ceux qui ont réussi à modifier leurs façons d’agir, l’ont fait en s’informant et par une alternance d’essais-erreurs.

Ils ont tenté une méthode, raté, analysé les raisons du ratage, puis ont fait certains ajustements, etc. Ils n’ont pas pris une méthode telle quelle, mais l’ont adaptée à eux, à leurs propres forces & faiblesses, à leur but & à leur environnement, en tenant compte de ce qui fonctionnait (ou pas) pour eux.

Il faut trouver le moyen de comprendre & d’influencer son propre comportement et pour ça, il y a 4 étapes ;

  1. a) identifier nos moments cruciaux : ce sont ceux où l’on cède aux tentations (de fumer, de boire, de grignotter). Mais les tentations ne surviennent pas 24 heures sur 24 ; ce sont certains lieux, ou moments, ou gens, qui nous y exposent. Par ex, moi, je suis plus créative pour écrire mes articles lorsque je grignotte.
  2. b) créer nos comportements vitaux : c-à-d découvrir ceux qui nous disent quoi faire quand on se trouve dans nos « moments cruciaux ». Par ex, éviter certains lieux ou ne pas acheter certains plats ou desserts, … ; trouver ce qui marche pour nous & pour notre problème particulier. On s’est d’abord fixé un but, & ces comportements vitaux sont connectés à au résultat recherché et entraînent une série d’autres comportements,
  3. c) mobiliser les 6 sources d’influences : oui, mettre de notre côté les 6 facteurs (le désir de changer, l’aptitude à le faire, la pression des proches & de la société, les récompenses & l’environnement) fait partie du plan – même si ça ne suffit pas.

Un bon moyen pour changer une mauvaise habitude est d’écrire ce que l’on voudrait comme vie sur une carte qu’on portera constamment sur soi, pour pouvoir la lire chaque fois qu’on est tenté. Ceci a aidé bien des gens à se libérer d’une addiction & à adopter un mode de soulagement plus sain.

Mais bien sûr, si cette méthode ne marche pas pour vous, essayez autre chose.

Vous ne pourrez contrôler votre comportement qu’en prenant le contrôle des choses qui vous contrôlent !

Quelle que soit votre addiction, si vous pouvez remodeler votre environnement et ne pas succomber à la tentation durant 3 ou 4 minutes, ça fera une différence.

C’est pourquoi je conseille, quand la tentation surgit, de faire 4 – 5 minutes de « cohérence cardiaque » (inspirs de 5 secondes, suivis d’un expir de 5 secondes). On sait maintenant à quel point cette méthode re-dynamise.

  1. d) changer les mauvais jours en données utiles : aucun plan ne peut fonctionner, à moins que vous ne sachiez comment vous réagirez en cas de revers ou de contretemps, car le tout, c’est de toujours s’adapter et de ne pas abandonner. On peut, par ex, analyser pourquoi on est retombé dans le piège ou appeler un ami qui nous soutient, …

Si on y travaille, on peut changer tout !

Mais qu’en est-il des mauvaises habitudes mentales ou spirituelles ?

Avec l’énorme masse d’infos qu’on a actuellement sur comment s’aider soi-même, réussir, trouver l’amour de sa vie, mincir, se nourrir sainement, etc., si ces livres, articles & videos fonctionnaient, tout le monde irait super-bien et ne devrait plus y faire appel… Or, on voit que, à l’inverse, c’est un business qui « explose » !

Beaucoup de gourous du développement personnel nous enjoignent par exemple, d’« être positif », ou de « cesser de se plaindre », en prétendant que suivre ce conseils est facile… alors que ce n’est pas le cas ; d’abord, ce n’est pas un petit conseil qui changera quoi que ce soit à notre vie et en plus, faire ce qu’ils demandent est impossible pour la plupart des gens !

Par ex ; si l’on critique, c’est qu’on croit avoir raison & qu’on veut, en rabaissant un(e) autre, booster notre propre ego et ainsi, se faire se sentir bien.

Pour traverser cette vie, tout le monde a besoin de se sentir assuré, donc, de se sentir bien à propos de soi-même.

Or, les gens qui appliquent ce « principe de la bicyclette » (rabaisser d’un côté pour se remonter de l’autre) sont, typiquement des gens qui ne veulent pas ou ne peuvent pas s’examiner eux-mêmes & améliorer leur propre être & leur propre vie – par manque de courage ou de forces (= ce sont des faibles ou des lâches ou, pis, des mauvais & « dérangés »).

Dans ce cas, critiquer d’autres personnes (ou groupes de personnes) est la SEULE façon qu’ils aient de se faire sentir bien à propos d’eux-mêmes.

Alors, pensez-vous qu’une simple injonction de « cesser de critiquer » les fera cesser ? Non ; ils ne renonceront pas à un besoin (même assouvi aux dépens d’autrui, c-à-d de façon destructrice), pour d’hypothétiques avantages qu’ils auraient en arrêtant !

Ils ne distinguent pas ces avantages, en fait… ni les graves conséquences que ça peut entraîner (songeons aux guerres d’extermination, par ex, qui sont fondées sur ce sentiment-là).

C’est leur façon d’avoir des sentiments positifs… & ils y tiennent, parce que c’est concret & que ça fonctionne pour eux.

Pour ces individus-là, cesser de critiquer exigerait qu’ils renoncent à ce sentiment de supériorité & à la belle image d’eux que leur fournit leur ego…. Pas facile !

Cela créerait un vide – donc, il faudrait qu’ils disposent d’autre chose pour remplir ce vide, et leur besoin.

En outre, comme notre esprit est programmé pour penser en termes de dualités, d’oppositions, si l’on n’a pas raison, c’est donc qu’on a tort & qu’on est un raté… Voilà une perspective peu réjouissante !

Donc, même si une personne désire sincèrement changer & devenir meilleure, les conséquences émotionnelles se révèlent souvent trop lourdes pour elle – sans compter les obstacles imprévus, qui font échouer ses tentatives ; par ex, si notre esprit associe le changement à un sentiment de malheur, on y résistera inconsciemment.

Un bon moyen pour surmonter cet obstacle est de développer d’abord une fondation émotionnelle solide – & pour ça, pratiquer la gratitude offre une base solide & sécurisante.

Pour changer de vie, il y a 3 facteurs essentiels : l’attitude de gratitude (mieux ; d’appréciation), l’intention et la positivité.

Il faut, en quelque sorte, remplir le souffrant avec la seule chose qui peut le remplir et le satisfaire ; l’amour, le spirituel, et ensuite, qu’il se crée une mentalité positive, de gratitude.

Etre heureux pour être et avoir plus : ce n’est qu’en étant heureux de ce qu’on a, qu’on parvient à avoir mieux.

Il y a ici un équilibre à trouver ; il faut être heureux, mais pas satisfait – car sinon, on n’est pas poussé à évoluer !

On récolte ce que l’on sème : Ce que vous semez, pousse et produit du fruit – peut-être pas au début, mais ça finit toujours par arriver. Or, la plupart des gens se concentrent sur le négatif… d’où leurs piètres résultats !

Voici pourquoi il faut être (ou devenir) positif, c-à-d reconnaissant, & apprécier ce que l’on a.

La gratitude est une vertu à la fois spirituelle et sociale. Les êtres reconnaissants sont plus optimistes, ce qui booste leur système immunitaire, ils souffrent moins du stress ou de dépression que les autres & s’angoissent moins à propos des biens matériels, donc, ils sont plus heureux et satisfaits de leur vie que ceux qui ne sont pas reconnaissants.

L’Univers est généreux dès lors que l’on est en phase avec lui. Hélas, le stress et la peur coupent ce lien avec lui, d’où l’importance de les éliminer pour augmenter notre fréquence vibratoire et se rebrancher avec Lui.

Vous pouvez aussi vous forcer à sourire (ce qui vous fait automatiquement sentir plus heureux).

Cette expérience fut faite par le « Institute of Heart Math » : de l’ADN de placenta (c-à-d la forme d’ADN la plus pure) fut placé dans 28 récipients, confiés à 28 chercheurs, chacun entraîné à générer de fortes émotions. On remarqua que l’ADN changeait de forme selon les émotions générées ; si c’était de la gratitude, l’ADN se relâchait et ses brins se déroulaient, alors que si c’était de la peur ou de la colère, l’ADN se serrait, se raccourcissait et désactivait certains codes.

Cet effet était réversible lorsque l’humain re-générait la joie, l’amour ou la gratitude.
Cette expérience fut refaite sur des personnes HIV positives ; les sentiments positifs généraient 300.000 fois plus de résistance en eux, que l’absence de ces sentiments. Donc, quelle arme pour lutter contre les maladies que ces sentiments de joie, d’amour et de gratitude !

Examinons les 3 facteurs pouvant changer notre vie :

  1. 1. la gratitude: plus on dit merci, plus on attire de choses positives,
  2. l’intention: créer chaque matin, ex : créer un beau jour, ou : faire des rencontres signifiantes, ..
  3. la reformulation des choses négatives en positives.

=> finies les plaintes et les critiques ; remerciez et appréciez !

Tendez à n’être que positif(ve) et reconnaissant(e) ! Se plaindre est le contraire de la gratitude, donc, à éviter ! Mtre Eckhart (mystique allemand du XIIIè siècle) dit que simplement dire merci (et le ressentir) suffit comme exercice de spiritualité  –que c’est tout ce qu’il faut pour prier !

Savourer le moment présent ou être reconnaissant est en fait une expérience mystique &, si l’on reflète ce sentiment dans la vie quotidienne, la peur disparaît et on sort de l’ego, puisque l’on ne peut être reconnaissant – ou appréciatif – QUE dans le présent (il est impossible de l’être dans le passé ou l’avenir) – dans ce « moment présent » qui échappe au temps … donc, dans l’éternité !

L’ego lui, est dans le temps ; toujours en train de s’occuper du passé ou du futur, alors que notre vrai moi (car on ne peut VIVRE que ce moment présent) est dans l’éternité. Et ressentir la gratitude est justement ce qui nous fait passer dans cet infini ; la seule chose, par conséquent, qui nous permet de vivre vraiment ! et qui, comme il n’y a rien en dehors de cela, ôte la peur.

Vous pouvez aussi écrire une phrase motivante, l’accompagner d’un dessin ou d’une photo, et la mettre bien en vue, pour la lire chaque jour. Par ex, la mienne dit ceci : « Je suis une femme radieuse, pleine d’amour et de lumière – tout vient à moi aisément et sans effort. Je suis maîtresse de ma vie ». A vous d’en créer une qui vous « parle » !

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Citations d’Eckart Tolle

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Eckart Tolle

(tirées de son livre « Le Pouvoir du Moment présent »)

J’ai déjà parlé ailleurs d’Eckart Tolle et de son extraordinaire 1er livre (http://www.bonheuretamour.com/2013/04/12/le-vrai-pouvoir-selon-eckart-tolle/ et http://www.bonheuretamour.com/2013/04/21/comment-trouver-lequilibre-entre-notre-volonte-et-le-flux-de-la-vie-selon-eckart-tolle/).

Je vous le résume ; Eckart Tolle y raconte sa jeunesse, où il était un raté dépressif, jusqu’à ce qu’un beau jour, il ait – tel Bouddha – un genre d’illumination : rien de sert de regretter le passé, ou de s’inquiéter de l’avenir, puisqu’ils n’existent pas & qu’il n’y a en fait que le moment présent.

Comme le concept, bien que facile à comprendre, est dur à intégrer, il développe cette idée tout au long du livre, sous forme de questions-réponses. Ainsi, il fait le tour de ce sujet, & le concept pénètre en nous, on le distingue & on se l’approprie – ce qui est la seule façon de l’appliquer & d’en tirer profit concrètement.

Voici des extraits du livre (que je vous conseille vivement d’acheter) :

«Je ne peux pas vivre avec moi-même plus longtemps.» Voilà la pensée qui me rongeait. Puis, soudain, je suis devenu conscient de combien c’était étrange, comme pensée. « Suis-je un ou 2 ? Si je ne peux pas vivre avec moi-même, il doit y avoir 2 moi : le «moi» et celui avec qui «je» ne peux pas vivre.  » Peut-être, pensais-je, n’y en a-t-il qu’un des 2 qui soit réel. « 

Je pouvais encore fonctionner dans le monde, mais je me suis aperçu que rien de ce que je pourrais faire ne pourrait ajouter quelque chose à ce que j’avais déjà.

Les gens viennent de temps en temps me trouver pour dire : «Je veux ce que vous avez. Pouvez-vous me le donner, ou me montrer comment l’obtenir ? « Et je réponds : « Vous l’avez déjà. Vous ne pouvez pas le sentir parce que votre esprit fait trop de bruit. « 

Ne pas être en mesure d’arrêter de penser est une terrible maladie, mais nous ne réalisons pas cela parce que presque tout le monde en souffre, alors, c’est considéré comme normal.

Le philosophe Descartes a cru qu’il avait trouvé la vérité la plus fondamentale quand il a fait sa déclaration célèbre : «Je pense, donc je suis. » Il avait, en fait, exprimé l’erreur la plus fondamentale : assimiler le fait de penser avec Etre et l’identité avec la pensée.

Un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements, et de définitions qui bloque toute vraie relation … vient entre vous et vous-même, entre vous et votre partenaire, entre vous et la nature.

Lorsque vous écoutez une pensée, vous êtes conscient non seulement de la pensée, mais aussi de vous-même en tant que témoin de la pensée. Une nouvelle dimension de la conscience est entrée.

Créer un espace de non-esprit dans lequel vous êtes très alerte et conscient, mais sans penser. Telle est l’essence de la méditation.

Vous pouvez pratiquer cela en prenant toute activité de routine qui est normalement un moyen pour atteindre un but, et lui donner votre plus grande attention, de sorte qu’il devienne une fin en soi.

Pour l’ego, le moment présent existe à peine. Seuls le passé et le futur sont considérés comme importants. Ce renversement total de la vérité explique pourquoi, en mode ego, l’esprit est si dysfonctionnel. Il est toujours préoccupé par garder le passé vivant, parce que sans lui, qui êtes-vous ? Il se projette constamment dans l’avenir pour assurer la continuation de sa survie.

L’ego … réduit le présent à un moyen vers une fin.

Toutes les émotions sont des modifications d’une émotion primordiale, indifférenciée qui a son origine dans la perte de conscience de qui on est au-delà de nom et la forme.

Le plaisir est toujours dérivé de quelque chose en dehors de vous, alors que la joie vient de l’intérieur.

Les envies sont l’esprit cherchant le salut ou la satisfaction dans des choses extérieures et dans l’avenir comme substitut à la joie d’Etre.

Au lieu de citer le Bouddha, soyez le Bouddha.

L’esprit, pour s’assurer de rester aux commandes, cherche continuellement à couvrir le moment présent avec le passé et l’avenir.

Alors qu’avant, vous résidiez dans le temps & ne faisiez que de brèves visites à l’instant présent, ayez votre lieu d’habitation dans le Présent & ne faites que de brèves visites au passé et au futur, en cas de besoin, pour traiter les aspects pratiques de votre situation de vie.

Même une chose en apparence aussi banale et «normale» que le besoin compulsif d’avoir raison dans une dispute et de prouver que l’autre a tort – défendre la position mentale à laquelle vous vous êtes identifié – est due à la peur de la mort. Si vous vous identifiez avec une position mentale, alors si vous avez tort, votre sens du moi à base d’esprit est sérieusement menacé d’anéantissement. Donc, vous, en tant qu’ego, ne pouvez pas vous permettre de vous tromper. Avoir tort, c’est mourir.

L’esprit en lui-même n’est pas dysfonctionnel. Il est un outil merveilleux. Le dysfonctionnement apparaît lorsque vous cherchez votre moi en lui et le confondez avec qui vous êtes.

Etre identifié avec votre esprit, c’est être piégé dans le temps : la contrainte de vivre presque exclusivement par la mémoire et l’anticipation. Cela crée une préoccupation sans fin avec le passé et l’avenir et un refus d’honorer et de reconnaître le moment présent et lui permettre d’être. La compulsion naît parce que le passé vous donne une identité et l’avenir, une promesse du salut, d’épanouissement, sous une forme ou une autre. Les 2 sont des illusions.

Lorsque vous vous rappelez le passé, vous réactivez une trace mémorielle – et vous le faites dans le présent… Quand vous pensez à l’avenir, vous le faites « maintenant ». Il est évident que passé et futur n’ont pas de réalité en eux-mêmes. Tout comme la lune n’a pas de lumière propre, mais ne peut que refléter la lumière du soleil, le passé et le futur ne sont que de pâles reflets de la lumière, du puissance et de la réalité de l’éternel présent. Leur réalité est «empruntée» au Moment présent.

La raison pour laquelle certaines personnes aiment à se livrer à des activités dangereuses, telles que l’escalade, la course automobile, etc, bien qu’ils puissent ne pas en avoir conscience, est que ça les oblige à être dans le Moment présent – cet état intensément vivant qui est libre de temps, libre de problèmes, libre de pensée, libre du fardeau de la personnalité. Glisser hors de l’instant présent, même pour une seconde, peut signifier la mort. Malheureusement, ils en viennent à dépendre d’une activité particulière pour être dans cet état. Mais l’on n’a pas besoin de gravir la face nord de l’Eiger. On peut entrer cet état maintenant.

Faites votre pratique d’ôter l’attention du passé et de l’avenir quand ils ne sont pas nécessaires. Sortez de la dimension temporelle autant que possible dans la vie de tous les jours.

Commencez par observer la tendance habituelle de votre esprit à vouloir échapper à l’Instant présent. Vous remarquerez que l’avenir est généralement imaginé comme mieux ou pire que le présent. Si l’avenir imaginé est mieux, il vous donne l’espoir ou l’anticipation agréable. S’il est pire, il crée de l’anxiété. Les 2 sont illusoires.

Chaque fois que vous êtes en mesure d’observer votre esprit, vous n’êtes plus piégés dedans. Un autre facteur est entré dans l’équation, quelque chose qui n’appartient pas à l’esprit : la présence témoin (observante).

Soyez présent en tant que veilleur (ou surveillant) de votre esprit.

L’identification avec l’esprit lui donne plus d’énergie ; l’observation de l’esprit lui ôte de l’énergie. L’identification avec l’esprit crée plus de temps ; l’observation de l’esprit ouvre la dimension de l’intemporel. L’énergie qui est retirée de l’esprit se transforme en présence.

Si vous avez fait une erreur dans le passé et en tirez la leçon maintenant, vous utilisez le temps d’horloge. D’autre part, si vous vous focalisez dessus mentalement, et que l’auto-critique, le remords ou la culpabilité survient, alors vous transformez l’erreur en «moi» et «mien» : vous en faites une part de votre sens du moi, et c’est devenu du temps psychologique, qui est toujours lié à un faux sens de l’identité. Le non-pardon implique nécessairement un lourd fardeau de temps psychologique.

Si vous vous fixez un objectif et travaillez à l’atteindre, vous utilisez le temps d’horloge. Vous êtes conscient de où vous voulez aller, mais vous honorez et donnez votre pleine attention à l’étape que vous faites en ce moment. Mais si alors vous devenez alors trop concentré sur l’objectif, … le moment présent n’est plus honoré. Il se réduit à un simple tremplin vers l’avenir, sans valeur intrinsèque. Le temps d’horloge se transforme alors en temps psychologique. Le voyage de votre vie n’est plus une aventure, juste un besoin obsessionnel d’arriver.

La conviction que l’avenir sera meilleur que le présent n’est pas toujours une illusion. Le présent peut être terrible, et les choses peuvent aller mieux dans l’avenir, et souvent le font.

Généralement, l’avenir est une réplique du passé. Des changements superficiels sont possibles, mais la transformation réelle est rare et dépend de savoir si vous pouvez devenir assez présent pour dissoudre le passé. … La qualité de votre conscience en ce moment est ce qui façonne le futur – qui, bien sûr, ne peut être vécue comme dans le Moment présent.

Un état de conscience totalement libre de toute négativité … est l’état libéré vers lequel pointent tous les enseignements spirituels. Il est la promesse du salut, non pas dans un avenir illusoire, mais ici et maintenant.

L’espoir nous maintient concentré sur l’avenir, et cette attention continue perpétue notre déni du Moment présent et donc notre malheur.

Si vous avez déjà été dans une situation d’urgence, une question de vie ou de mort, vous savez que ce n’était pas un problème. L’esprit n’a pas eu le temps de batifoler et d’en faire un problème. … En cas d’urgence, soit vous survivez ou vous ne le faites pas. Dans tous les cas, ce n’est pas un problème.

«Problème» signifie que vous demeurez mentalement fixé sur une situation sans qu’il y ait une véritable intention ou possibilité d’agir maintenant et qu’inconsciemment, vous en faites une part de votre sentiment du moi. Vous êtes tellement submergé par la situation de votre vie que vous perdez votre sentiment de la vie, d’être.

S’il n’y a pas de joie, de facilité ou de légèreté dans ce que vous faites, cela ne signifie pas nécessairement que vous devez changer ce que vous faites. Il peut être suffisant de changer le comment. « Comment » est toujours plus important que «quoi». Voyez si vous pouvez donner bien plus d’attention au « faire » qu’au résultat que vous voulez atteindre à travers l’action.

Ne vous inquiétez pas du fruit de votre action – donnez juste votre attention à l’action elle-même.

Au moment où votre attention se tourne vers le Moment présent, vous vous sentez une présence, un calme, une paix. Vous ne dépendez de l’avenir pour l’accomplissement et la satisfaction – vous n’y cherchez plus le salut.

Lorsque votre plus profond sentiment du moi découle de Etre, quand vous êtes libéré du besoin psychologique de «devenir», ni votre bonheur ni votre sens du moi ne dépend du résultat. … Vous n’exigez pas que les situations, les conditions, les lieux ou les gens vous rendent heureux, pour ensuite souffrir quand ils ne montent pas à la hauteur de vos attentes. …

Lorsque cela est votre état d’Etre, comment pouvez-vous ne pas réussir ? Vous avez déjà réussi.

La perte du Moment présent est la perte de l’Etre.

Etre libre du temps, c’est d’être libre du besoin psychologique du passé pour votre identité et de l’avenir pour votre épanouissement.

Soyez au moins aussi intéressé par ce qui se passe à l’intérieur de vous, que par ce qui se passe à l’extérieur.

Peut-être qu’on profite de vous, peut-être que l’activité où vous êtes engagé est fastidieuse, peut-être que quelqu’un de proche de vous est malhonnête, irritant, ou inconscient, mais tout cela est sans importance. Que vos pensées et vos émotions sur cette situation soient justifiées ou non ne fait aucune différence. Le fait est que vous résistez à ce qui est. Vous faites du moment présent un ennemi.

Certaines personnes aimeraient toujours mieux être ailleurs. Leur «ici» est jamais assez bon. Grâce à l’observation de vous, trouvez si tel est le cas dans votre vie. Où que vous soyez, soyez-y totalement. Si vous trouvez votre ici et maintenant intolérable et qu’il vous rend malheureux, vous avez 3 options : vous retirer de la situation, la modifier, ou l’accepter totalement. Si vous voulez prendre la responsabilité de votre vie, vous devez choisir l’une de ces 3 options, et vous devez choisir maintenant. Ensuite, acceptez-en les conséquences. Pas d’excuses. Pas de négativité. Pas de pollution psychique. Gardez votre espace intérieur clair.

Si vous entreprenez une action quelconque – partir ou changer votre situation – laissez d’abord tomber la négativité, si possible. L’action découlant de mieux comprendre ce qui est nécessaire est plus efficace qu’une action découlant de la négativité.

Tout ce que vous avez jamais à traiter, à affronter, dans la vie réelle, par opposition à des projections imaginaires de l’esprit – est en ce moment. Demandez-vous quel « problème » vous avez en ce moment, pas l’année prochaine, demain, ou dans 5 minutes. Qu’est-ce qui ne va pas en ce moment ?

Est-ce que votre objectif prend tellement de votre attention que vous réduisez le moment présent à un moyen vers une fin ? Est-ce qu’il ôte toute joie de ce que vous êtes en train de faire ? Est-ce que vous attendez pour commencer à vivre ? Si vous développez une telle mentalité, peu importe ce que vous accomplissez ou obtenez, le présent ne sera jamais assez bon ; l’avenir semblera toujours mieux. Une recette parfaite pour l’insatisfaction permanente et le non-épanouissement.

Le voyage de votre vie a un but extérieur et un but intérieur. Le but externe est d’arriver à votre objectif ou destination, d’accomplir ce que vous avez décidé de faire, d’accomplir ceci ou cela, ce qui, bien sûr, implique l’avenir. Mais si votre destination, ou les mesures que vous allez prendre à l’avenir, prennent tellement de votre attention qu’elles deviennent plus importantes pour vous que la mesure que vous prenez en ce moment, alors vous manquez complètement le but intérieur du voyage, qui n’a rien à voir avec où vous allez ou ce que vous faites, mais a tout à voir avec le comment. Cela n’a rien à voir avec l’avenir, mais tout à voir avec la qualité de votre conscience à ce moment-là.

Est-il important d’atteindre notre but externe, si nous réussissons ou échouons dans le monde ? Cela vous importera aussi longtemps que vous n’avez pas réalisé votre but interne. Après cela, le but externe n’est qu’un jeu que vous pouvez continuer à jouer juste parce que vous aimez ça.

Il est également possible d’échouer complètement dans votre but extérieur et en même temps de réussir totalement dans votre but intérieur. Ou l’inverse, ce qui est en fait plus commun : les richesses extérieures et la pauvreté intérieure, ou «gagner le monde et perdre votre âme», comme dit Jésus. En fin de compte, bien sûr, chaque but externe est voué à «échec» tôt ou tard, tout simplement parce qu’il est soumis à la loi de l’impermanence de toutes choses. Au plus tôt vous vous rendez compte que votre but externe ne peut pas vous donner satisfaction, mieux ça vaut. Lorsque vous avez vu les limites de votre objectif externe, vous abandonnez votre attente irréaliste que cela devrait vous rendre heureux, et vous le faites dépendre de votre but intérieur.

On ne peut pas penser à la présence. … Comprendre la présence, c’est être présent.

Fermez les yeux et dites-vous : « . Je me demande ce que ma pensée suivante va être » . Puis soyez très vigilant et attendez la prochaine pensée. Soyez comme un chat surveillant un trou de souris. Quelle pensée va sortir du trou de souris ? J’ai dû attendre assez longtemps avant la venue d’une pensée. Exactement. Tant que vous êtes dans un état de présence intense, vous êtes libre de toute pensée.

Si un poisson est né dans votre aquarium et vous l’appelez John, écrivez un certificat de naissance, lui racontez son histoire familiale, et 2 minutes plus tard, il est mangé par un autre poisson – c’est tragique. Mais ce n’est tragique que parce que vous avez projeté un soi séparé où il n’y en avait aucun. Vous avez saisi une fraction d’un processus dynamique, une danse moléculaire et en avez fait une entité distincte.

Les Maîtres Illuminés, les très rares qui sont vrais, ne sont pas spéciaux en tant que personnes. Dénués d’un faux moi à prendre, à défendre et à nourrir, ils sont plus simples, plus ordinaires que l’homme ou la femme ordinaires. Toute personne ayant un fort ego les considérerait comme insignifiants ou, plus probablement, ne les verrait pas du tout.

Ne cédez pas toute votre attention à l’esprit et au monde extérieur. Bien sûr, concentrez-vous sur ce que vous faites, mais sentez le corps intérieur en même temps autant que possible. Restez enraciné au dedans. Ensuite, observez comment cela change votre état de conscience et la qualité de ce que vous faites.

Chaque fois que vous êtes en train d’attendre, où que ce soit, utilisez ce temps pour sentir le corps intérieur. De cette façon, les embouteillages et les files d’attente deviennent très agréables. Au lieu de vous projeter mentalement loin du Moment présent, allez plus profondément dans le Maintenant en allant plus profondément dans le corps.

L’art de la conscience du corps intérieur se développera en un tout nouveau mode de vie, un état de connexion permanent avec l’Être, et ajoutera à votre vie une profondeur que vous n’avez jamais connue auparavant.

Il est facile de rester présent comme observateur de notre esprit quand on est profondément enraciné dans notre corps. Peu importe ce qui arrive à l’extérieur, rien ne peut plus vous secouer.

A moins de rester présent – et habiter son corps est toujours un aspect essentiel de cela – vous continuerez à être mené par votre esprit. Le script dans votre tête que vous avez appris il y a longtemps, le conditionnement de votre esprit, vous dictera votre pensée et votre comportement.

Citations de Nagarjuna

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Nagarjuna2 Parce que tout est vacuité, tout peut être.

Même offrir 300 bols de nourriture 3 fois par jour n’égale pas le mérite spirituel gagné en 1 moment d’amour.

Considérez comme égal, vous qui connaissez le monde, tout gain et perte, joie et douleur, toute bonne et mauvaise réputation, tout éloge et blâme : ces 8 préoccupations terrestres ne sont pas des objets dignes de votre esprit.

Lorsque vous riez du monde, le monde se dissout.

Vous vous battez contre le néant tout le temps en créant une série de boucliers que vous appelez la personnalité, l’histoire de la vie, les sentiments, les idées et les façons de voir.

Apprenez à distinguer ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas l’être ; l’âme intelligente va toujours choisir son opportunité.

Je ne suis pas, je ne veux pas être. Je n’ai pas, je ne veux pas avoir. Ceci effraie tous les enfants, et tue la peur chez le sage.

Sans un fondement dans la vérité conventionnelle, la signification de l’ultime ne peut être enseignée. Sans comprendre la signification de l’ultime, la libération n’est pas atteinte. Par une perception erronée de la vacuité, une personne de peu d’intelligence est détruite. Comme un serpent mal saisi, ou comme un sort mal jeté. Pour cette raison – que le Dharma est profond et difficile à comprendre et à apprendre – l’esprit du Bouddha désespérait de pouvoir l’enseigner.

Il n’y a pas une seule chose qui n’apparaisse pas en interdépendance. Par conséquent, il n’y a pas une seule chose qui ne soit pas du vide.

Ce que l’on appelle « existence» n’est que s’accrocher à la permanence des choses ; et « la non-existence » est la vision du rien. Et ainsi les sages et les érudits ne se reposent pas en soit « Cette chose est » ou « Elle n’est pas ».

Si un astronome calcule à partir du ciel, il établira les chemins de la lune et des étoiles ; mais dans sa maison les femmes sont en désaccord, et il ne perçoit pas leurs mauvaises conduites diverses.

Ainsi, louer d’autres personnes pour leurs vertus peut qu’encourager nos propres efforts.

Lorsque vous arrêtez toute pensée, la bataille est gagnée. Tout est calme et paisible. Vous arriverez à voir la nullité éternelle de toutes choses. Vous verrez qu’il n’y a rien, vraiment.

Si vous désirez la facilité (bien-être), abandonnez le fait d’apprendre.

La façon dont on devient heureux est en réalisant qu’il n’y a pas de soi. Pas de soi du tout, pas un stupide millimètre de soi. Vous n’existez pas. Quand on sait cela, on est heureux.

La grande compassion pénètre dans la moelle de l’os. Elle est le soutien de tous les êtres vivants. Comme l’amour d’un parent pour un enfant unique, la tendresse du Compatissant est omniprésente.

Bien que vous puissiez passer votre vie à tuer, vous n’éliminerez pas tous vos ennemis. Mais si vous étouffez votre propre colère, votre véritable ennemi sera tué.

Nous ne sommes pas quelque chose en particulier. Il n’y a pas de soi. Il n’y a que des idées et des états d’esprit.

Il n’y a pas de soi, pourtant, nous existons tous. Tous les phénomènes sont «vides», mais ils ont la nature de Bouddha. Vous êtes une partie de moi. Je suis une partie de vous et nous sommes tous une partie de ce grand néant.

Nous qualifions les choses à travers des systèmes de valeurs que nous avons développés.

Les choses tirent leur être et de la nature de la dépendance mutuelle et ne sont rien en eux-mêmes.

Sans espoir de récompense, donnez de l’aide aux autres. Portez la souffrance seul, et partagez vos plaisirs avec les mendiants.

Pour quiconque chez qui le vide est possible, toutes les choses sont possibles. Pour quiconque chez qui le vide est impossible, rien n’est possible.

Toutes les philosophies sont des fabrications mentales. Il n’y a jamais eu une seule doctrine via laquelle on pouvait pénétrer la véritable essence des choses.

Les bûches de bois qui descendent la rivière ensemble sont séparées par chaque vague. Une telle séparation inévitable ne devrait pas être une cause de détresse.

La vraie connaissance est une vertu des êtres talentueux, mais nuisible à ceux dénués de discernement. L’eau de source libre d’impuretés, entrant dans l’océan, devient imbuvable.

La vie est une série de rêves, une série de prises de conscience qui s’interpénètrent. Je ne crois pas nécessairement en un temps linéaire. Tout arrive à jamais en une fois.

Il y a plaisir quand on gratte une plaie, Mais être sans plaies est encore plus agréable. De la même façon, il y a des plaisirs dans les désirs terrestres, mais être sans désirs est plus agréable encore.

Pour aller au-delà du karma vous devez mettre fin à la structure du moi.

Encore plus stupide que celui qui nettoie le vomi à l’aide d’un vase d’or orné de bijoux, est celui qui, après être né humain, consacre sa vie à commettre des actes nuisibles.

Rien de tout cela n’existe. Toutes les décisions importantes dans l’univers se produisent ailleurs.

Les sages ne font pas beaucoup de promesses, mais une fois qu’ils se sont engagés, alors, comme si le serment était gravé dans la pierre, même face à la mort, ils n’y manqueront pas.

La sérénité ultime est la mise au repos de toutes les façons de prendre les choses, la mise en repos des choses nommées.

L’erreur ne se développe pas en celui qui est dans l’erreur. L’erreur ne se développe pas en celui qui n’est pas dans l’rreur. L’erreur ne se développe pas en celui en qui l’erreur surgit. En qui l’erreur se développe-t-elle ? Examinez ceci vous-même !

Tout ce que vous êtes ou concevez de vous-même en tant qu’être, est juste une idée. C’est une illusion. C’est une hallucination.

Pas avec des sentiments d’attachement ou d’aversion, ou par vanité et de orgueil de votre apparence, ou d’un désir de prendre du poids ; ne mangez que pour soutenir le corps.

Comment savez-vous que vous êtes ici en ce moment ? Peut-être que vous ne l’êtes pas. Peut-être que vous êtes loin, très loin, et ceci est juste un rêve.

Le Bouddha a enseigné à certaines personnes les enseignements de la dualité qui les aident à éviter le péché et à acquérir des mérites spirituels. A d’autres, il a enseigné la non-dualité, que certains trouvent profondément effrayant.

Il n’y a pas de détérioration et il n’y a pas de création. Il y a des projections, des moments de l’existence. Chaque moment est parfait.

Rien de tout ceci n’est réel. Tout ceci est une illusion et l’acceptation de ce fait est le début de la voie de la connaissance de soi.

Pour commencer, on n’a jamais été là. Ce que nous sommes, ou concevons de nous-mêmes, est une perception.

Un homme très savant a 2 sources de bonheur: soit il abandonne tous les intérêts terrestres, ou bien il possède beaucoup qui pourrait être abandonné.

L’esprit ne vient dans l’existence apparente que grâce à l’action de la perception. L’esprit semble exister parce qu’il perçoit.