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Qu’est-ce qui nous garde dans une relation toxique ?

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sacrifice Dans « 50 shades of PN » (https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/03/05/50-shades-of-pn/ ), je disais qu’il faut cesser de chercher à comprendre les mobiles de notre PN, et « s’il le fait exprès » de nous traiter ainsi, ou pas ; s’il est juste un mauvais communicateur, ou taiseux, ou traumatisé, etc Fini la pitié, la patience, la compréhension, les discussions ; il faut cesser, car cela nous maintient dans cette relation qui nous détruit.

Mais il y a un autre aspect qui nous maintient dans une relation toxique : le besoin de validation.

Souvent, nous aussi avons souffert, été pas aimé, pas respecté, négligé ou maltraité et nous aussi (liens psychologiques), on cherche à la fois à revivre ces sensations (de rejet) familières – d’où notre « choix » de rester avec un PN, et à la fois à réparer cette « affaire pendante », à réussir ce qu’on a raté étant enfant.

C’est comme si, inconsciemment (hélas), on se disait : cette fois je vais réussir à réparer la relation, cette fois je vais réussir à faire piger à l’autre que je suis gentille, cette fois, je vais réussir à me faire aimer de lui(d’elle) …

Alors, oui, le PN nous a ciblé(e) comme victime potentielle pour notre richesse de vie, et nous a présenté une image menteuse de partenaire idéal et amoureux, mais si on creuse plus profond, on trouve une raison pour laquelle on est resté(e) ; c’est le besoin de validation par quelqu’un d’autre que nous-même, le fait qu’on n’est pas notre meilleur ami(e) et soutien !

Voilà la cause profonde qui nous expose à être maltraité(e), à rester dans cette relation toxique, et à ne pas nous en remettre ensuite !

Notre éducation nous a hélas écartés de notre moi profond, en sorte qu’on ignore les signaux qu’il nous envoie…

Alors, quand quelqu’un souffle le chaud et le froid ou nous rejette, on croit que c’est parce qu’il nous a évalué(e) en profondeur et jugé inadéquat(e) – et par la suite, on est avide de lui montrer qu’il se trompe, qu’on est digne de son amour et de son attention.

Il faut apprendre à devenir notre meilleur ami et « supporter », oser aller au fond de nous et détecter les traumas éventuels dont on souffre, pour pouvoir se réfugier en soi et se réconforter quand ça va mal.

Car si on n’a pas ça, on a, depuis cette enfance méprisée, un besoin TRES INTENSE que quelqu’un d’autre reconnaisse & « valide » ce que l’on est => en tentant de se soigner, on reste dans des relations destructrices…

Ce besoin de validation fait qu’on s’ouvre, qu’on « s’explique » à l’autre … et bien sûr, quand on est comme ça, dénudé, sans protection, offrant à ce tueur un accès au plus profond de nous, il peut nous poignarder à son aise ! Quand vous lui dites qu’il vous terrifie avec ses scènes ou qu’il vous blesse très fort avec ses coups ou ses infidélités, vous tentez en fait de faire valider vos sentiments.

On veut qu’il comprenne, et cesse tous ses comportements blessants. Et dans le même temps, comme il nous accuse d’être ce qu’il est (sans coeur, mauvais) et de faire ce qu’il fait (faire des scènes sans aucune raison), on s’ouvre aussi pour lui montrer qu’il se trompe et le rassurer (!).

Bref, on vous a tellement démoli(e) que vous ne savez pas ce que vous ressentez à moins qu’un autre ne vous le dise …Et vous jugez si un PN va vous dire le vrai !…

Bien sûr, c’est son « truc » de refuser de vous valider – à la fois il doit le faire & ça l’amuse … Il adore voir que vous tentez, encore et encore, de vous faire « voir » ou entendre, car il sait qu’en vous accrochant à ce besoin, ça vous ré-entraîne dans ces rituels sataniques où vous êtes la victime offerte en sacrifice (image), ça vous empêche de voir ce qui est en train de se passer et de partir…

Ca me rappelle la scène du film « Mars attaque », où les Martiens couraient dans les rues et atomisaient tous les humains, pendant que des haut parleurs diffusaient ce message : « n’ayez pas peur nous sommes vos amis » !

Vous aussi, qui allez vous croire ? Les sirupeux mensonges et les promesses fallacieuses de PN ou votre instinct et vos tripes nouées ?

Quand notre interlocuteur refuse de reconnaître ou de valider ce qu’on est, ce qu’on dit, ce qu’on fait & ce que l’on ressent, c’est de l’invalidation. Et il le fait parce qu’il veut nous nier, nous rabaisser à la taille d’une tête d’épingle.

Un bon test est de vous complimenter devant le PN ; tout de suite, il va vous démentir, vous sortir un commentaire rabaissant.

Un individu toxique vous refuse le droit d’exprimer votre ressenti ; il soutiendra mordicus que ce n’est pas ce que vous dites, mais autre chose, il essaiera toujours de vous convaincre qu’il connaît mieux que vous ce que vous ressentez, votre situation physiologique & émotionnelle …

Il faut retrouver le lien avec notre moi profond ; cet enfant intérieur qui fut blessé (incompris, non-respecté, rabaissé, humilié, négligé, exploité ou battu) et au lieu de le nier, s’ouvrir à ce qu’il a à dire, l’écouter ; voilà le début de la guérison. Ce faisant, on cessera aussi d’avoir besoin d’en rabaisser ou détester d’autres.

Une bonne relation avec soi, ouvre à de bonnes relations avec d’autres et à l’évitement des individus destructeurs.

Si quelqu’un que vous fréquentez ne vous apporte pas de la joie, ou ne vous traite pas avec respect, peu importent ses raisons, peu importent son passé ; il est toxique pour vous ! Interrogez-vous si, en sa présence, vous êtes heureux(se) ) 100% au moins 50% du temps, et si ce n’est pas le cas, partez !

Et surtout, ne lui ouvrez pas, une fois de plus, votre coeur, en lui expliquant pourquoi vous partez ! Quittez-le sans explications ; souvenez-vous que ces gens sont tarés, psychotiques, déraisonnables, et qu’on ne peut raisonner qu’avec quelqu’un de raisonnable !

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Les liens traumatiques

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estime de soi

J’avais déjà expliqué ici https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/ pourquoi on reste si longtemps avec un PN et qu’on n’a en fait pas le choix..

Cet article fut écrit pour expliquer qu’une relation avec un PN est également dure à rompre parce qu’une chose nommée « lien traumatique » se forme avec lui ; je décris ici ce que c’est, comment ce lien apparaît, et comment s’en libérer.

Toute arnaque ou exploitation débute avec une promesse alléchante (exprimée ou sous-entendue), qu’on vous fait miroiter.

Tout arnaqueur ou exploiteur connaît donc bien son « public cible » et ce qu’il désire. Il se base sur ces désirs pour concocter un appât ; une promesse que ce qu’il a à offrir comblera les désirs de sa proie.

Il commence alors son attaque, charmant sa victime, la séduisant à l’aide de la promesse qu’il agite devant son nez.

Mais c’est comme la carotte attachée au bât de l’âne pour le faire avancer et qui, pendant qu’il poursuit une carotte qu’il n’attrapera jamais, sert en fait son maître…

Tout comme l’âne affamé, la cible va alors poursuivre aveuglément son désir, sans voir que ce n’est qu’un leurre…

Dès ce moment, elle ne voit plus les faits ( = ce qui se produit réellement dans la relation)

Bien entendu, l’agresseur a aussi un besoin à assouvir, mais il le garde caché, car son besoin est mauvais (exploiter et aspirer la vie d’autrui) et il emploie des moyens malhonnêtes (mensonges continuels) pour le remplir !

Lorsque la victime commence à voir qu’on la trompe & en parle au PN, il lui fait sa petite danse hypnotique », rajoute une couche de mensonges & de promesses (il peut même pleurer), et elle le croit (au début, du moins).

Après que ce scénario se soit répété plusieurs fois, la victime devient méfiante, et de plus en plus difficile à persuader.  Elle fera subir des tests à son PN, pour voir si « cette fois-ci, c’est vrai » (elle a TANT besoin d’y croire !)

Mais le PN contre-attaque ; il redevient le Prince Charmant des débuts ; il la flatte, se montre alors très amoureux,..

Bien entendu, dès qu’il a reconquis la loyauté de la victime, il se distance à nouveau de la relation, provoquant ainsi une autre « ronde de manège ».

Dans une relation marquée de violence & d’exploitation, cette danse machiavélique se répète de nombreuses fois. Pour qu’un lien traumatique se forme, il faut 3 choses : une différence de pouvoir, des récompenses intermittentes & des « dents de scie » émotionnelles ( = une alternance des périodes de forte excitation avec des périodes de d’intense rapprochement).

Pour en sortir, écrivez l’histoire de votre vie à la 3ème personne ; cela vous éclairera sur ce que vous avez dû subir dans votre famille d’origine & quels schémas relationnels vos parents vous y ont enseigné.

Par ex : il était une fois une princesse nommée Jacqueline. Le roi son père, était gentil et affectueux, mais était très malade. La reine était belle, mais émotionnellement indisponible et très critique. En grandissant, la princesse a entendu sa mère dire des milliers des fois qu’elle n’était pas désirée.

La pauvre princesse tentait d’obtenir l’amour de la reine, mais cette dernière ne cessait de la critiquer, l’accuser & l’humilier et, si elle se mettait à pleurer, sa mère se moquait d’elle. La princesse a étudié la reine et a essayé de savoir ce qui la rendrait heureuse, pour se comporter de cette manière, mais ça ne fonctionnait qu’une fois sur 2…

La princesse a tout essayé pour plaire à la reine, mais en vain ; rien n’était jamais assez bon, et n’être qu’elle-même était hors de question. La princesse a appris que la seule façon d’obtenir l’approbation des reines était d’être parfaite. Souvent, sa mère l’ « égarait » dans un centre commercial et ne la cherchait pas. La princesse ainsi abandonnée était terrifiée.. Une fois adolescente, elle comprit que plaire à la reine était un effort inutile et s’est rebellée.

Elle a commencé à fumer, à boire et sortir jusque tard dans la nuit. Elle ne recherchait que des hommes beaux mais critiques & émotionnellement indisponibles, en sorte qu’elle se sentait (comme jadis) non-désirée et pleine de défauts.

Cette histoire correspond beaucoup à MON histoire (sauf que mon père aussi était une brute). Elle m’a fait piger la raison de mes mauvais choix en amour, de ma faible estime de moi, ma peur de l’abandon, mon désir de plaire à tout le monde, ma conviction (même inconsciente) que ce que je suis, ne suffit pas (que je dois en faire des tonnes pour plaire & être acceptée), … bref, mes attachements psychologiques (j’en traite ici : https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-nous-aussi/).

La répétition durant toute l’enfance de ces maltraitances, cimente en nous ces croyances inconscientes & ces comportements & attirances. Par conséquent, les ex-enfants ayant vécu ces maltraitances, sont attirés par des partenaires mauvais & négatifs ; des êtres qui sont comme leurs parents agresseurs, & recréeront les mêmes situations, encore et encore – pour re-stimuler en eux les émotions familières….

Le prochain exercice pour guérir est de faire des affirmations pour reprogrammer positivement nos croyances sur nous-mêmes.

Écrivez une dizaine de choses que vous aimeriez croire sur vous, écrivez-le sous forme positive (ex : je suis belle) puis punaisez la feuille à portée de vue & lisez-la matin & soir.

3ème exercice : faites une liste de comportements que vous refusez d’encore faire. Ex :

– Je vais abandonner mon besoin compulsif de prendre soin d’autrui, -> je vais arrêter de faire des besoins des autres ma priorité. Je vais me concentrer sur mes besoins et mes désirs et laisser les autres prendre soin d’eux-mêmes.

– Je vais vivre toujours dans la réalité -> je vais commencer à voir les choses comme elles sont et non pas comme je voudrais qu’elles soient & je vais reconnaître les abus. Fini de rationaliser, réduire ou permettre à quiconque d’excuser des choses inexcusables.

-Je serai concient(e) de mes schémas relationnels -> Je ne veux plus chercher des individus qui présentent les mêmes traits que mon agresseur initial. Si je reconnais cela, je quitterai immédiatement la relation, …

Ensuite, faites la liste des comportements que vous remarquerez immédiatement s’ils sont dysfonctionnels ; des comportements que vous tolérerez pas, et ce que vous ferez s’ils se produisent. Exemple:

Si quelqu’un me ment, me bat, m’insulte, me trompe, me rabaisse ou me fait me sentir mal, je pars & je l’avertis qu’il doit cesser ou sinon, tout est fini. S’il recommence, je romps la relation.

Ou : si quelqu’un ne me traite pas d’une manière aimante, bienveillante et respectueuse, je mets fin à la relation.

Enfin, faites une liste de tous les traits que vous vous attendez à trouver dans une relation saine et mutuellement enrichissante. Exemple :

Les 2 partenaires s’impliquent, c’est serein, naturel, ça coule de source (pas de dents de scie), il y a amour mutuel, des soins, du respect, ..

Beaucoup de gens acceptent l’abus plutôt que de faire face à la perspective de vivre seul(e). Ils sont habitués à l’incertitude, le drame et les hauts et les bas. Mais on voit les choses tout à fait autrement quand on parvient à se distancer émotionnellement de tout ceci. Il faut d’abord éliminer la peur, ce qui est très difficile mais, une fois qu’on s’est libéré, on en vient à apprécier le calme & la sérénité et à ne plus vouloir d’une relation marquée de hauts et de bas. Être indépendant(e) signifie liberté et choix ; lorsque l’on a trouvé son centre et créé sa stabilité, on repère assez vite les êtres à problèmes, dérangés. Ce n’est que si l’on accepte la « solitude », qu’on est en position d’exiger mieux de toute relation et d’attendre jusqu’à ce qu’on la trouve.

Alors, un dernier exercice vous attend ; reprenez l’histoire de votre vie et écrivez la fin que vous voulez.

« On mène les chiens bien loin en leur montrant un os » ! Ne vous laissez plus prendre aux belles promesses !  Exigez ce que vous méritez !

PN : création d’un monstre

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famille11Dans une famille de PN, chacun a un rôle précis à jouer ; ce parent (ou les 2) crée un bouc émissaire et un » enfant parfait » (ou « Golden Child »).

Dès tout petit, le parent pervers choisit son enfant parfait & le « forme », l’entraîne à son rôle ; cet enfant doit servir de miroir au PN, et le ou les autres enfants, eux, seront les moutons noirs, les boucs émissaires. Dans ce genre de famille, un enfant est soit placé sur un piédestal, soit battu avec le piédestal.

Le parent PN veut pouvoir exposer en public son « enfant parfait » et en recevoir des compliments des autres, mais il doit aussi servir (pour faire l’équilibre) à rabaisser l’enfant bouc émissaire, à qui tout ce qu’il est, ou n’est pas, fait ou ne fait pas, est reproché (ceci est expliqué ici plus en détail : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/05/dynamique-de-la-famille-perverse/ ).

Du reste, ceux qui parlent de violence des PN sont généralement les ex-enfants boucs émissaires.

L’ « enfant parfait », qui, petit, voit ceci, ne comprend pas (car il ne connaît pas le narcissisme) et pourtant, il perçoit inconsciemment que son parent (= l’être dont il dépend entièrement) est mauvais et que, ce que subit le bouc émissaire, il pourrait – s’il mécontente le parent en lui résistant – le subir aussi ..

Donc, terrifié, il se dépêche d’entrer dans son rôle (qui est de rabaisser et maltraiter le bouc émissaire) pour faire plaisir à son parent PN et ne surtout pas s’attirer ses foudres – pour lui, c’est une question de survie.

Il sait très vite qu’il est celui qui est aimé, qui reçoit toutes les cadeaux, les compliments, les faveurs & les louanges, alors que le bouc émissaire est toujours rabaissé et puni.

Cet enfant valide le parent narcissique et enrichit sa vie, car il lui procure divers genres d’approvisionnement narcissique.

Au fur & à mesure qu’il grandit, cet enfant-roi prend de plus en plus les caractéristiques & façons d’agir d’un PN parce que c’est ainsi qu’il a appris à survivre (consciemment & inconsciemment) dans cette famille et que cela s’est imprimé en lui ; en battant, rabaissant, humiliant et salissant quelqu’un d’autre.

Et en plus, cette criante injustice, cette différence de traitement, crée une triangulation et une mésentente entre les enfants (justement ce que veut le pervers !).

Mais quand les enfants grandissent, ils quittent cette famille de fous pour ne plus y revenir. Les parents narcissiques se retrouvent alors seuls… en manque de leur drogue (l’approvisionnement narcissique (à ce sujet, voir PN et approvisionnement narcissique ; http://www.bonheuretamour.com/2014/12/19/pn-et-approvisionnement-narcissique/ ).

Ils se rapprochent alors d’un (ou des) enfant(s) de l’enfant parfait, et recommencent avec lui leur manège ; ce petit-enfant sera choyé, adulé, complimenté, couvert d’argent & de cadeaux, alors que les enfants du bouc émissaire seront ignorés et critiqués.

Ainsi, via ses enfants, ils « récupèrent » leur enfant-parfait devenu adulte, et continuent à le « monter » (triangulation) contre le ou les enfants boucs émissaires.  Avec chacun de leurs enfants, ils critiquent un autre frère ou soeur ; en effet, les PN détestent l’harmonie, et adorent créer la zizanie ; c’est pour ça qu’ils montent leurs propres enfants et petits-enfants les uns contre les autres.

Ils créent d’autant plus facilement une séparation entre leurs enfants, qu’ils les connaissent bien & savent exactement quoi dire pour le blesser & le faire réagir.

Le petit-enfant devient alors le nouveau « golden child » et les autres petits-enfants, les nouveaux boucs émissaires.

En fait, si l’enfant parfait continue à fréquenter et à soutenir ses parents pervers, il le fait pour des raisons financières (la « manne «  tombe sur lui-même & sur ses enfants) et d’acceptation sociale (il est bien vu de s’entendre avec ses parents). C’est très dur d’avouer en public qu’on ne voit plus ses parents, ou d’expliquer à quel point ils étaient malades et nocifs, alors qu’il est facile et bien plus rentable d’être louangé par son (ou ses) parents PN.

Arrivé à l’âge adulte, cet «enfant parfait » est devenu un PN, prospérant dans la souffrance et l’angoisse de ses frères & soeurs boucs émissaires.

En conclusion, il est certain que, malgré les apparences, l’enfant parfait est aussi maltraité – puisqu’il n’est pas apprécié pour ce qu’il est et ne peut être qu’une extension du parent PN et non développer sa vraie nature.

Il est donc – en quelque sorte –  « normal » qu’il maltraite l’enfant bouc émissaire tant qu’il est petit. Mais quand il est adulte et indépendant, il peut penser & décider par lui-même, distinguer le bien du mal, voir ce qui s’est joué dans leur famille, savoir que le bouc émissaire a été encore plus violenté que lui durant l’enfance… Là, il peut décider de se montrer un bon frère (ou soeur) pour le bouc émissaire.

Par conséquent, s’il continue à le maltraiter une fois adulte, s’il continue à agir avec ses frères ou soeurs avec méchanceté, sarcasme, cruauté et sans empathie, et à leur nuire, il est pleinement responsable, et même, coupable – car là, il POUVAIT choisir, et il a choisi le Mal ! (il existe quelques exceptions, mais très rares).

PS : Une lectrice m’a posé une question très intéressante ; à savoir si la perversion narcissique est génétique – car il y en a plusieurs dans sa famille comme pour toutes les victimes, du reste !).

Ma réponse : il y a une grosse composante génétique (puisque c’est ainsi qu’est choisi le Golden Child – une faiblesse d’âme & une « avidité » (« terrestrialité ») inhérente à cet enfant – et là dessus vient se greffer le dressage à la perversion décrit ci-dessus.

50 Shades of PN

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PN loup

Les PN sont (contrairement aux apparences) des êtres d’une grande monotonie & n’ont aucune tolérance : tout doit se faire à LEUR façon, toujours de la même manière, par tout le monde. « Routine » est leur mot-clé, car ils sont extrêmement psychorigides.

Par exemple, le mien, qui ne faisait pourtant jamais aucune tâche ménagère, me critiquait sans arrêt sur ma façon de faire la vaisselle ; il fallait d’abord placer ici la vaisselle sale, la laver d’une certaine manière, puis la rincer, aussi comme sa mère le faisait. Non mais, quel IDIOT, quand j’y repense 😉 … Et moi aussi, d’ailleurs, j’étais bien sotte de supporter cela ; j’aurais dû lui répondre : « puisque tu le sais mieux, tu n’as qu’à la faire toi-même ! »

Le PN est fermement convaincu que les choses DOIVENT se faire d’une certaine façon ; la sienne (celle avec laquelle il se sent à l’aise) – et si vous voulez faire les choses autrement, il y aura des conséquences !

En effet, ce faisant, la victime l’a en quelque sorte « attaqué », puisque sa façon de faire l’a mis lui (le PN) mal à l’aise, il s’est senti déstabilisé… Ceci, vous le comprenez, « mérite » une punition !

De même, si la victime, qui au début (vu qu’il se faisait alors passer pour le Prince Charmant), cesse de l’admirer (j’ai déjà décrit ici http://www.bonheuretamour.com/pn-et-approvisionnement-narcissique/ quel besoin ces êtres ont d’approvisionnement narcissique), ils deviennent soudain froids & silencieux – et bien sûr, vous punissent (par ex, par de la torture silencieuse : http://www.bonheuretamour.com/pn-torture-silencieuse/ ).

Si la victime insiste, il peut carrément quitter la maison ou, en une seconde, passer à une violence extrême (ou même juste la menace, car ils adorent vous terroriser).

Lorsque vous commencez à voir leur vraie (hideuse) nature, c’est un peu comme quand un bandit dit de quelqu’un « il faut l’éliminer ; il en sait trop ». Oui vraiment ; vous en savez trop ! Pour le PN, personne ne peut voir cela (même pas lui, en fait) !

En plus, comme vous avez arraché son masque et commencez à distinguer ses tactiques pour vous manipuler, il est en quelque sorte « nu », exposé, c-à-d qu’il perd pas mal de pouvoir… et cela, un PN ne le supporte pas !

Au fond de lui, le pervers narcissique est toujours ce petit enfant faible & sans défense, qui fut maltraité, nié, négligé, battu ou terrorisé… Et c’est justement pour cela, pour reprendre le pouvoir, qu’ils vous font subir des sévices ; dans leur esprit tordu, ils doivent « repasser » à quelqu’un leur douleur. Voilà pourquoi ils vous maltraitent, vous négligent, vous nient, vous battent ou vous terrorisent.

Là, ils ont le pouvoir, ils récupèrent un pouvoir sur leur vie, ils « guérissent » – c’est pour ça qu’ils se sentent bien quand ils vous font cela …

La vie est mouvement. Or, le PN est quelqu’un qui n’a pas évolué, n’a pas fait un travail sur lui-même, compris, et repris le cours de sa vie, mais est resté coincé dans un passé douloureux.

Alors, si vous leur faites remarquer qu’ils sont loin d’être parfaits et devraient changer de comportement, cela les enrage.

Ils voient cela, non comme une tentative de communication pour améliorer la relation, mais comme une attaque personnelle. VOUS les attaquez, vous les agressez sans raison, donc vous méritez une punition (ce qui, en fait, était son but depuis le début – comme dans la fable « le Loup & l’Agneau, de Jean de la Fontaine).

En fait, vous êtes tellement mauvais(e) (PROJECTION) que vous méritez la mort. Rien de ce qu’il pourra vous faire, ne pourra vous faire payer pour ce crime de le critiquer, lui qui est si bon & si parfait ( !).

Ils vous dira les choses les plus cruelles et blessantes et passera sa rage sur vous, en voulant vous détruire, vous piétiner, vous ECRASER totalement (car sa rage, en effet, bouillonne en lui depuis des années & s’est accumulée terriblement)… Mais en même temps, il veut vous laisser en vie, pour pouvoir continuer à se venger sur vous de ce qu’ils a subi (et ressenti) jadis.

Mais le pis, c’est qu’il vous rend dingue ; il dit ou fait quelque chose, puis, quand vous y faites allusion, prétend qu’il n’a jamais fait ou dit cela – en sorte que vous pensez être dingue.

Moi, par ex, il me disait « tu es folle, j’ai jamais dit ça, je vais te mettre à l’asile ». Et dans ma naïveté, je pensais que je perdais l’esprit… Jusqu’à ce que ma fille grandisse un peu, et me dise « mais maman, il l’a VRAIMENT dit ; moi aussi, je l’ai entendu dire cela ». Alors, j’ai compris que ce n’étais pas moi la dingue…

Ici, ATTENTION ! Il faut radicalement cesser de chercher à comprendre les mobiles de notre PN, et « s’il le fait exprès de nous traiter ainsi, ou pas ; s’il est juste un mauvais communicateur, ou taiseux, ou traumatisé, etc » – Fini la pitié, fini la patience & la compréhension, fini les discussions ; il faut CESSER ! Car c’est CELA qui nous maintient dans cette relation qui nous détruit !

Dites-vous bien qu’on ne discute pas avec quelqu’un qui est fou (ce sont ses « démons », ses pulsions mauvaises, qui le font parler & agir comme il fait), qui n’est pas lucide (il ne voit pas d’ »où » il parle), qui ne vous veut pas du bien,  qui n’est pas de bonne foi et qui ne veut pas que le problème se résolve !

Si quelqu’un agit ainsi, qu’il soit innocent & cinglé, ou juste mauvais (ce qui au fond est aussi une maladie mentale), il ne faut pas rester en relation avec lui, c’est tout. Car même s’il est juste « dérangé », ce n’est pas à vous de le soigner. Qu’il aille se faire soigner ailleurs ! Vous, vous devez prendre soin de vous-même, et d’abord, renforcer vos limites personnelles !

Les 4 règles du bonheur en couple

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MP900382690[1]Beaucoup de gens se mettent en couple alors qu’ils ignorent totalement les lois pour avoir une union solide et heureuse. J’avais déjà détaillé ces règles dans cet article (http://bonheuretamour.com/choix-du-conjoint-les-regles-de-lunion/ ), mais il était un peu longuet, et traitait d’autres points, alors, j’aimerais ici me concentrer seulement sur ces lois de l’union. Les voici :

– la loi du soin (combler les besoins émotionnels principaux de l’autre),

– la loi de protection (évitez d’être une cause de souffrance pour l’autre),

– la loi du temps (planifiez du temps pour être ensemble et vous accorder votre attention exclusive)

– la loi d’honnêteté (soyez totalement honnêtes l’un avec l’autre).

Revoyons ces 4 règles en détail ;

1. Protection (éviter d’être pour l’autre une source de peine) :

Pour vous aimer l’un l’autre, vous devez remplir vos « comptes d’amour » respectifs de beaucoup de points d’amour. Mais avant cela, vous devez vous assurer qu’il n’y a pas de « retraits » sur ce compte d’amour. En effet, ce n’est pas la peine de déposer des « points » d’un côté s’ils s’écoulent d’un autre !

Vous éviterez ces “fuites” en vous efforçant de ne jamais gêner ou blesser votre partenaire, et éviter les tue-l’amour à tout prix ; c-à-d les scènes, exigences, jugements irrespectueux, comportements agaçants et la malhonnêteté.

Ensuite, vous pouvez passer à la loi d’accord conjoint (c-à-d que toute décision sera prise à 2, et seulement si elle enthousiasme les 2 partenaires), qui vous protège contre toute décision blessante ou égoïste de la part de l’autre – comme une liaison extraconjugale, par exemple.

Cette loi est donc bien adaptée pour solidifier le couple ; elle nous fait comprendre que tout ce que nous faisons de mal envers l’autre, n’est pas permis, même si ça nous procure du plaisir.

2. Soin (combler les principaux besoins émotionnels de l’autre) :

Combler les besoins de l’autre est un excellent moyen de déposer des points d’amour sur le compte de l’autre (à propos de ce compte d’amour, voir http://bonheuretamour.com/lamour-est-comme-un-compte-en-banque/  ).

Si notre conjoint ne le fait pas pour nous, on devient frustré et on tente de se satisfaire ailleurs – ce qui cause pas mal de liaisons !

Parfois, un époux doit apprendre à combler un besoin où il n’est pas très fort : par ex, pour un homme, apprendre à montrer son affection, ou pour une femme, devenir une bonne amante (sexe).  Il lui suffit de faire un plan et d’accepter de le suivre jusqu’à ce que l’on devienne un expert.

Du moment que votre époux accepte de suivre cette règle de soin et s’occupe en priorité à remplir désormais vos besoins, il ne doit plus craindre une infidélité de votre part – car il engrangera plein de points d’amour et vous l’aimerez à nouveau.

Personnellement, je trouve qu’après avoir été trompée, une femme a son estime de soi détruite, elle est très déprimée et ne croit plus en rien (confiance en miettes)- de plus, elle a une rage envers son époux infidèle : dans ces conditions, elle ne peut avoir envie de lui – et l’obliger à coucher avec lui pour qu’il n’aille pas se satisfaire ailleurs, est une prostitution.

Donc, zut ! Il a choisi de tromper, il choisit (s’il veut garder son couple) de ne plus pouvoir « le » faire avec sa femme durant des semaines ou même des mois – sinon, il aura une fois de plus le beurre et l’argent du beurre !

3: Temps (donner à son partenaire une attention exclusive)

Sans minimum 15 h par semaine d’attention exclusive (= rien qu’à 2, et chacun ne s’occupant que de l’autre), on ne peut pas remplir les besoins de son conjoint et lui les vôtres – même si chacun connaît les besoins de l’autre et accepte de les remplir.

Planifiez à 2 – et minimum 15 jours à l’avance – votre horaire d’attention exclusive ; c-à-d les 15 h/semaine où vous vous donnerez affection, conversation, compagnie divertissante, et satisfaction sexuelle. Si vous ne vous réservez pas cette période de temps, vos bonnes intentions ne pourront devenir réalité.

Et comme quasiment tout ce que l’on fait doit être planifié, sous peine de ne pas être fait, il faut prendre ½ h chaque semaine (disons, le dimanche de 15 h  à 15 h 30) pour planifier du temps ensemble pour la semaine qui vient – tâchez que le temps passé à 2 (rien qu’à 2) se monte à au moins 1 h/jour ; en effet, si vous gardez toutes les heures ensemble pour le week-end, ça durera trop d’heures à la suite que pour pouvoir vous accorder une attention exclusive.

Ensuite, chaque partenaire doit noter ce programme dans son agenda, avant toute autre activité ; c-à-d que ce temps d’attention exclusive à 2, a la priorité sur tout le reste, et que tout ce reste (dodo, télé, sport, bricolage, sortie entre amis, …), sauf le travail et le soin aux enfants, doit être inscrit ENSUITE dans l’agenda.

Je suggère – une fois un horaire trouvé – de le garder semaine après semaine ; c’est plus facile à retenir.

Essayez – s’il se peut – de vous voir quand vous êtes plein d’énergie – et pas super-fatigués.

4. Honnêteté (être totalement honnête avec l’autre)

La loi d’honnêteté radicale dit bien ce qu’elle veut dire : il faut TOUT dire à son conjoint. Sans cela, ce qui fonde vraiment le couple, c-à-d une vraie et chaude intimité, ne peut se bâtir, car sans cela, il n’y a pas moyen de se découvrir et de combler les besoins de chacun… (à ce propos, voir : https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/10/14/couple-faut-il-tout-se-dire/ .

L’honnêteté vous aidera à solutionner vos soucis et vous rapprochera de votre partenaire, en sorte que vous deviendrez vraiment des âmes-sœurs.  Cette vertu fait partie des précautions extraordinaires au début, puis devient un standard de vie : vous et votre partenaire communiquerez toujours franchement et ouvertement. Ainsi, pas moyen d’avoir une liaison.

Vous avouez à l’autre vos sentiments, vos envies, vos intentions, et vos problèmes avec lui (elle), ce qui le protège, lui et le couple.

Faites attention à ne pas laisser les tue-l’amour (voir point 1) ruiner votre relation : dès que vous en détectez un, signalez-le et faites effort pour ne pas y tomber vous-même ; dites-le sans critique, colère ou exigences.

Ces règles peuvent mener une relation au mariage, mais, avant cet événement, vous n’êtes pas obligés de les suivre – puisque vous ne vous êtes encore rien promis.

Bien sûr, votre souci, c’est que votre bien-aimé(e) suive ces règles après le mariage; sinon, vous aurez fait une erreur en l’épousant.  S’il n’en respecte aucune avant le mariage, c’est mal parti ; ce sera pire après ! Ou alors, cela indique qu’il n’a aucune intention sérieuse à votre égard. Dans les 2 cas, c’est mauvais : soit il ne fait que profiter de vous sans intention de s’engager, soit, vous serez uni(e) à quelqu’un qui vous maltraitera.

C’est à vous de montrer (et de prouver !) que vous exigez plus d’une relation et donnez aux êtres que vous fréquentez des infos sur comment ils peuvent combler vos besoins. Et, s’il s’y refuse, rompez : « mieux vaut être seul que mal accompagné » !  Je vous rappelle que le stress est cause de 90% des maladies et accidents ; et qu’une mauvaise relation nuit plus à la santé et à la survie que l’abus d’alcool, de tabac, l’obésité et le manque d’exercice REUNIS !