Archives de Tag: maltraitances

Qu’est-ce que la violence émotionnelle ?

Par défaut

miroir-brise

Ce concept a besoin d’être expliqué, car il est flou dans la tête de la plupart des gens.

Avec les brutes qui frappent, les femmes n’ont pas facile à avoir gain de cause mais là au moins, il y a des traces, en sorte qu’il y a (même si c’est un parcours du combattant) moyen – dans 1 cas sur 100 – de se faire reconnaître comme victime & faire punir l’agresseur.
Mais en cas de violence émotionnelle, le tueur (plus rusé & plus lâche encore que la brute) s’en tire toujours ; il n’y a pas de traces – donc, c’est la parole de l’ordure contre celle de la victime – mieux : comme il a l’air normal, doux & sympa, et que la victime est énervée & déséquilibrée par les abus subis, c’est ELLE qui sera punie…

Et si elle en arrive là, c’est que la violence mentale est très dure à détecter, puisque c’est une forme de lavage de cerveau. Alors, comment reconnaître ce genre de violence ?

Il s’agit d’un schéma de comportements visant à contrôler un autre être via la manipulation, les insultes, la coercition, le gaslighting, la tromperie, l’humiliation, l’intimidation, la menace ou le chantage émotionnel,

Chacun de nous a déjà perdu son sang-froid & employé l’une de ces choses mais là, il y a un schéma – un plan, une stratégie , pouvant réduire un être fort & sain en l’ombre de lui-même !

Voici les tactiques utilisées par les agresseurs « subtils » :

1. Réactions arbitraires. cette tactique lui sert à établir sa domination sur vous ; comme vous ne pouvez jamais anticiper comment votre partenaire va réagir, vous êtes toujours en déséquilibre, en essayant de comprendre quoi faire ou dire pour qu’il « n’explose » pas. En outre, si vous vous souciez de son opinion, votre humeur et votre estime de soi oscillent comme un yo-yo, selon son approbation ou sa désapprobation. En jouant ainsi avec vos émotions, un PN peut vous garder concentré sur ses besoins à lui tout le temps. Ce comportement despotique conduit la proie à se sentir déséquilibrée, anxieuse, déprimée et impuissante.

2. Menaces. Le PN garde le contrôle d’une relation en utilisant des menaces implicites ou explicites et en répandant la peur ou l’anxiété. Il peut dire à sa compagne que, pour le garder, elle doit émigrer avec lui, ou maigrir, ou changer ses habitudes, ou quitter son job – sinon, il va la tromper ou la quitter.

Bref, il suspend sur sa tête une épée de Damoclès, qu’il menace de lui faire tomber dessus si elle ne fait pas ce qu’il dit.

Mais il n’y a pas moyen de gagner avec un PN ; même si la victime répond à ses exigences déraisonnables (& je l’ai fait), il lui ment toujours, la trompe et la vole. Obéir à un pervers ne rapporte rien ; ça ne fait qu’affaiblir la victime et la placer encore plus sous son contrôle.

3. Attentes abusives. La relation est déséquilibrée, car un partenaire donne tout & ne reçoit rien ; il s’efforce de répondre aux attentes de l’autre, tandis que l’autre monte constamment la barre plus haut. Dans une relation saine, les attentes sont raisonnables, justes et équilibrées, et les 2 partenaires s’efforcent de se faire plaisir et de traiter l’autre avec respect.

4. Agression verbale. Pour affirmer sa domination, le PN utilise abondamment les critiques, les ordres & les injures.

On n’a pas une relation égale et mutuellement respectueuse, mais une relation où le PN règne et où son (sa) partenaire craint de le décevoir ou de faire quelque chose qui pourrait déclencher sa colère.

5. État d’incertitude / chaos émotionnel. Un PN déséquilibre son (sa) partenaire en la gardant dans un état perpétuel d’incertitude. Elle ne sait pas quoi faire pour lui plaire & doit constamment lutter pour l’empêcher de s’engager dans divers méfaits ou de l’abandonner – bref, la vie avec eux est un chaos sans nom, un parcours du combattant douloureux & épuisant.

Certains provoquent cet état d’incertitude (lequel, par parenthèse, est la pire forme de torture qui existe !) de façon plus subtile : tout en semblant calmes & aimants, ils lâchent de temps à autre une allusion au fait que la relation est fragile, & que tout ce que vous pourriez faire – ou ne pas faire – peut la détruire. En réalité, bien sûr, rien de ce que vous faites ou ne faites pas, n’a d’influence sur son comportement. Je n’ai encore jamais rencontré – ou entendu parler – de PN que ne faisaient pas exactement ce qu’ils voulaient !

6. « Ignorer » vos besoins. vous le savez, un PN a besoin, pour survivre, d’approvisionnement narcissique & il le trouve dans vos émotions – Or, la chose qui lui procure le plus de ce précieux « nectar » est la frustration (mélange de douleur & de colère) ; voilà pourquoi un PN doit sans cesse vous frustrer !

Voilà pourquoi il vous refuse du sexe (il vous excite, puis se retire…), pourquoi il coupe tous vos élans, nie vos talents, vous brouille avec les autres, ….

En plus, nous frustrer de tous ces besoins vitaux nous affaiblit ; voici pourquoi tout ce qui vous rendrait plus fort(e), plus indépendant(e), doit être détruit.

Plus vous êtes isolée & désorientée, plus vous êtes sous sa coupe ! Plus il peut vous maltraiter comme il le souhaite. Et si vous osez vous plaindre, il devient ironique ou agressif (ce qui arrive est toujours de VOTRE faute, avec un PN).

7. Domination. avec un PN, tout tourne autour de lui, de ce qu’il veut – l’autre ne compte pas ; elle n’est qu’un objet pour le servir, lui fournir ce qu’il veut – elle n’a donc pas voix au chapitre.

toute relation fondée sur les sentiments exige l’égalité et donc, une telle asymétrie est invivable !

8. Invalidation. comme le PN se voit comme un dieu tout-puissant, et les autres, comme des fourmis obéissantes, il se fiche de ce qu’ils pensent, veulent & ressentent. Donc, si la victime ose protester, il invalide ce qu’elle dit & l’injurie.

Têtus et rancuniers, ils ne cèdent jamais … Même s’ils semblent céder, ce n’est que temporaire, & ils reviennent toujours à leur idée, jusqu’à ce que l’autre en ait tellement marre qu’il abandonne – là, ils cessent car ils ont eu ce qu’ils veulent : gagner !

Si votre partenaire rejette constamment ce que vous savez, sentez, voulez ou croyez, c’est un très mauvais signe ; cela signifie qu’il n’a pas de respect ni d’amour pour vous.

9. Minimisation & gaslighting. Si on dit à un PN qu’on est blessé par ses mensonges constants et ses infidélités, soit il nie, soit il minimise en disant que vous êtes hypersensible ou paranoïaque. Il joue les vierges offensées en prétendant que vous avez mal interprété les choses ou que vous exagérerez, ou que ce n’est qu’un malentendu, ou que vous êtes une drama queen. Vous traiter de folle (fou) et vous dire que vous imaginez des choses quand vous l’accusez des mauvaises actions qu’il a effectivement faites, c’est du gaslighting.

10. Sarcasme, ironie & humiliation. Comme les PN veulent donner une belle image d’eux au monde extérieur, ils ne peuvent vous blesser ouvertement en public, & optent alors pour des techniques plus subtiles, comme le sarcasme, l’ironie et l’humiliation – pour mettre leur proie mal à l’aise & la déséquilibrer. Mais par contre, toute plaisanterie ou commentaire irrégulier à son sujet le met en colère. Les PN établissent une double norme en tout : la fidélité, l’honnêteté, la liberté et l’humour. Alors qu’ils humilient journellement leur partenaire, ils exigent le plus grand respect pour eux-mêmes.

11. Mépris & attitude condescendante. Les agressions d’un PN sont souvent cachées & se traduisent par une attitude condescendante envers leur partenaire. Par exemple, il prend souvent le rôle de coach ou de guide spirituel de son conjoint(e) ou se propose pour atténuer les symptômes des problèmes psychologiques qu’il lui a lui-même causés.

Si sa partenaire, à cause des violences, tromperies & mensonges qu’elle subit, développe des crises d’angoisse, de l’insomnie ou un trouble de l’alimentation, il s’offre à l’aider à atténuer ces symptômes négatifs – ce qui sous-entend que la victime est faible ou mal fichue, & que lui est plus fort & équilibré … ben tiens ! (Encore un de leurs rôles préférés ; projeter sur leur Bouc Emissaire leur faiblesse & leur folie).

Le jeu, ici, est que le PN est sain & supérieur, & que la victime devrait s’efforcer de guérir pour devenir comme lui ; ceci cultive sa dépendance envers lui et génère un sentiment d’impuissance. Plus important encore, cela masque la source de ses problèmes psychologiques, qui est en fait le PN & ses actes destructeurs !

C’est comme le mari qui met du poison dans la soupe de sa femme tout en faisant semblant de l’aimer, d’être inquiet pour elle, & soucieux de la soigner. Quand la victime quitte le PN qui lui empoisonne la vie, ses symptômes s’atténuent … comme par magie !

La seule façon de retrouver votre dignité quand vous avez subi ces violences émotionnelles, est d’arracher le mal à la racine ; c-à-d d’éliminer le PN de votre vie – sinon, il continuera à vous maltraiter et à saper votre estime de soi comme il l’a fait jusqu’à présent.

Et, avec cet article, j’espère vous avoir permis de comprendre – si ce n’était pas encore fait – à qui vous avez affaire…

Publicités

Le PN ; « comme un ouragan » !

Par défaut

tornade3 Si vous êtes ou avez été la cible d’un PN, vous avez dû subir des fausses accusations – provenant dudit PN ou de ses complices. Ils vous accusent de « refuser d’oublier le passé », d' »avoir du ressentiment », de « nourrir des rancoeurs », de « refuser de lâcher prise », .. et faire de fausses accusations (un comble !).

Tout PN a des affects très pauvres ; il ne connaît quasiment que 2 émotions : la peur & la rage (& la jalousie, mais c’est en réalité une combinaison des 2 autres). Voilà pourquoi il vous attribue (bien sûr, c’est de la projection) une de ces 3 émotions quand vous ne vous comportez pas comme il veut – surtout quand vous refusez de leur pardonner leurs maltraitances.
Pourtant, il est normal d’exiger de quelqu’un qui nous a blessé(e), de vrais signes de repentir et de nous rassurer qu’il ne le fera plus jamais à l’avenir – & sinon, de refuser de le voir ! Ca ne veut pas dire qu’on entretient des rancunes, ou qu’on est mauvais, négatif, & revanchard ! Il est parfaitement possible de retenir ce don du pardon tout en vivant sa vie avec bonheur, efficacité et une conscience dénuée d’amertume.

Mais les PN et leurs complices, agressifs & de mauvaise foi, prétendent l’inverse et crient partout qu’on est une personne horrible & qu’on les traite injustement !

Ils se serviront des croyances New Age grotesques à la mode en affirmant qu’on ne peut pas être une personne positive, spirituelle & de bonnes intentions, si l’on ne pardonne pas.

Ne faites pas l’erreur de croire à ces théories farfelues ; rejetez plutôt ces idioties ! Voyons cela du point de vue, non d’un agressif & d’un malade mental (comme eux le sont), mais d’une personne raisonnable.

Les êtres émotionnellement sains sont réalistes ; ce sont des gens qui veulent voir la réalité, qui l’ acceptent et vivent dedans – et dans rien d’autre. Constatant que le PN ne veut pas vraiment (ni ne mérite) le pardon, un être réaliste accepte cette vérité et agit d’après elle. Il ne s’en énerve pas, car il sait qu’il est nocif de se rebeller contre le réel.

La réalité est ! & si l’on refuse d’accepter ce qui est, on finit par combattre la vérité – ce qui n’est pas bon puisqu’à la fin, elle gagne toujours. Cf Ayn Rand : « On peut ignorer la réalité, mais on ne peut pas ignorer les conséquences d’ignorer la réalité » !

Comprenant que les accusations du PN ne contiennent aucune parcelle de réalité, que ce ne sont que des mensonges, un être réaliste ne croit plus le PN, & si ce dernier l’accuse qui que ce soit, il ne l’écoute pas, sachant que ce n’est pas la vérité.

Le réaliste, comprenant que les PN n’ont pas de conscience & sont poussés à agir comme ils le font de façon « aveugle » (ils ne peuvent s’en empêcher), les considère comme des genres de phénomènes naturels dangereux (tornade, ouragan, éruption volcanique, glissement de terrain, tsunami, etc).

Si vous avez vu des images de l’ouragan Katrina, par ex, vous savez que ce genre de forces de la nature sont très dangereuses , détruisent tout sur leur passage, et qu’il est impossible de lutter contre elles.

Oui ; tout comme les tsunamis, les ouragans & les éruptions volcaniques, les PN sont des forces destructrices et dangereuses pour l’homme. Il ne sert à rien d’essayer de raisonner avec une force de la nature, ou de tenter de l’apaiser, ou d’espérer qu’elle attrapera du coeur, ou de se fâcher ou de lutter contre elle – non ; la seule chose à faire quand on y est confronté, c’est se retirer de son chemin & se mettre à l’abri.

Lorsque l’ouragan menace, le sage fait tout pour se protéger, lui & sa famille, de la tempête. Il s’abrite & n’irait jamais se placer sur le chemin d’une tornade ou l’inviterait à entrer. Il n’y a là ni ressentiment, ni rancune – juste de l’auto-protection !

Comme dit la Bible (Prov 22 : 3) : « Un homme prudent voit le mal et se cache, Mais les simples avancent et sont punis. »

Mais un PN diffère d’un ouragan, car là où la nature avance sans but, lui a de mauvaises intentions ; c’est un prédateur. Raison de plus pour sortir de sa vie & se mettre à l’abri !

Ne craignez pas, si vous coupez les ponts avec quelqu’un en croyant qu’il est un PN et que vous vous trompez, que ça soit grave. Si l’autre voit que vous l’avez mal jugé, il aura à coeur de se conduire de façon à vous prouver qu’il est un gars bien. Un être normal peut supporter un peu de frustration, & votre retrait ne l’empêche pas de vous prouver ensuite qu’ils est quelqu’un de non-toxique. Bref, cette erreur n’est pas irréparable (ça n’empêche pas quelqu’un de continuer à mener sa vie) alors que rester en contact avec quelqu’un juste parce que vous craignez de le vexer, l’est !

Donc, si quelqu’un vous fait vous sentir mal, n’hésitez pas : rompez sans excuses ni honte.

Là, vous vous respectez sans nuire à quiconque. De toute façon, si c’est un PN, vous n’arriverez pas à le changer (ou à le guérir).

Le PN, bien sûr, s’accrochera & jouera les désespérés ou dira que vous le faites par vengeance & méchanceté, mais vous savez à présent que c’est un mensonge. En réalité, couper les ponts avec un PN, c’est juste affirmer que vous refusez d’être encore maltraité(e) et que vous avez abandonné l’idée de le guérir.

Mais comme ils râlent car ils ne peuvent plus vous utiliser, ils disent que vous êtes mauvais, que vous refusez d’oublier le passé. … Nous DEVONS nous souvenir du passé, si nous voulons survivre ! Ce n’est pas un défaut de caractère. Une mémoire opérationnelle est ce qui nous aide à rester en sécurité ! Ne laissez jamais quelqu’un vous persuader de l’inverse ou vous en faire honte !

Les PN devraient demander notre pardon (& faire ce qu’il faut pour ça) mais, au lieu de cela, ils nous demandent d’oublier. Il y a une très grande différence entre les 2. Ils ne veulent pas le pardon, ils veulent que nous passions l’éponge sur ce qu’ils nous ont fait, parce qu’ils veulent carte blanche pour reprendre leurs crimes contre nous à leur guise. Voilà pourquoi il faut refuser de laisser les méchants déterminer les règles de notre vie.

Les criminels veulent faire les règles et exigent toujours la même chose – que l’on continue comme avant, à le laisser nous maltraiter. Eh bien, non ! On a du bon sens & une bonne mémoire, alors, on sait à présent que bien que cette « chose » (le PN) sache parler, on a affaire à une force de la nature et, malgré qu’on ait passionnément désiré qu’il change, il ne le fera pas.

Alors, quand la tempête menace, souvenons-nous que c’est dangereux, qu’on ne peut rien y faire et qu’il faut se tenir bien loin d’elle, à l’abri & en paix. Non, ce n’est certes pas notre cœur qui est plein de haine ; nous, on est heureux car on mène désormais une vie calme, loin de la trajectoire de l’ouragan.

PN : vous voulez lui ouvrir les yeux ? Quelle erreur !

Par défaut

PN yeux J’ai déjà écrit sur le « syndrome du St-Bernard », où certain(e)s (c’était mon cas, jadis) sont poussé(e)s à se dévouer corps & âme pour sauver autrui (voir : http://www.bonheuretamour.com/2012/08/04/tentez-vous-de-sauver-des-canards-boiteux/) en occultant le fait que c’est lui-même (ou elles-même) qui a en fait besoin d’être sauvé(e).

Mais ce syndrome ne se manifeste jamais avec autant d’acuité qu’avec un pervers narcissique ! Ces êtres – vous le savez – ne font que mal se conduire : mentir, rompre les promesses, vous rabaisser, se moquer des lois, … ils se montrent injustes, agressifs, violents, irresponsables, sans remords, inhumains.

Si vous avez souffert d’abus narcissique, vous avez probablement une conscience, un haut niveau de bonté & d’intégrité et vous vous souciez d’autrui – donc, son refus de se comporter de façon morale & décente vous choque & vous effraie. Vous voulez que l’instabilité et la folie s’arrêtent et pour ça, vous lui faites la leçon et tentez de le « ramener dans le droit chemin » en lui montrant à quel point son comportement est nocif & douloureux.

Mais ça ne marche pas… votre intégrité même est utilisée contre vous ! C’est du reste la plus grande arme que le PN utilise contre vous ! Comprenez qu’un PN cible délibérément les gens ayant beaucoup d’intégrité, parce qu’il sait que ces gens humbles & innocents ne soupçonneront pas le Mal et seront prêts à se questionner & à prendre la faute sur eux…

Et quand le PN les accusera de fautes imaginaires, ils tenteront de se justifier …comme si ce démon ignorait que les fautes dont il nous blâme sont imaginaires ! Il les a justement créées EXPRES pour « prendre du sang » ( = provoquer les épanchements émotionnels dont il se nourrit). (voir : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/ ).

Quand on vit avec un PN, au lieu d’être serein(e), de pouvoir être calme & à l’aise, on est sans cesse agité-e (car il nous ment), nerveux(se), sur les nerfs… Comme avec une bombe à retardement, on sait que « ça va péter » mais on ne sait pas quand… Or, l’anxiété, en faisant monter les niveaux d’hormones de stress (cortisol & adrénaline) est très mauvaise pour la santé ; donc, à vivre avec ce genre d’individus, notre santé se dégrade peu à peu…

Et notre santé mentale aussi se dégrade, puisqu’on se fait toujours insulter, rabaisser, et mettre toute la faute sur le dos… Oui ; il s’amuse à vous accuser de fautes imaginaires et, au lieu de hausser les épaules & partir, vous tentez de vous justifier … Aussi, devant ses méchancetés, au lieu de rompre, vous le prenez en pitié pour son enfance malheureuse et croyez que vous le guérirez à force d’amour …

Ensuite, plus il (elle ) vous attaque, plus vous tenterez de le pousser à se comporter de façon décente… mais c’est une tâche impossible – car non seulement il refuse toutes les règles, mais en plus, il voit à quel point on se fait flouer quand on est quelqu’un de bien ! Il vous trouve pathétique, avec votre bonté, votre naïveté, vos bonnes intentions.
Il ne veut pas suivre les règles, car il se sent au-dessus de ça… sans compter que, mort à l’intérieur, il DOIT exploiter une proie pour se maintenir en état de fonctionner.

Il est donc essentiel que la victime comprenne que jamais elle ne réussira à le rendre gentil, à la faire cesser de la détruire à petit feu…et que continuer à se bercer de rêves la maintient dans cette relation qui la détruit ! Plus la victime essaie de contrôler l’incontrôlable, plus elle perd le contrôle d’elle-même.

Hélas, les humains sont programmés pour avoir la tendance de faire PLUS de la même chose – au lieu de faire AUTRE chose ! – en cas de stress. Donc, comme la victime a de plus en plus mal, est de plus en plus faible, confuse, éperdue, exposée et en manque d’amour, elle s’accroche de plus en plus désespérément à ce rêve – elle a de plus en plus besoin de ne pas comprendre ce qu’elle vit, de plus en plus besoin qu’il la ré-aime et devienne enfin normal et aimant… Bref, pendant ce temps, le rituel satanique peut se poursuivre, c-à-d que le PN peut continuer à vous détruire, et la victime s’affaiblit… son corps, son esprit, son âme, tout s’émiette & s’étiole ..

Et ce sont les êtres les meilleurs, les plus purs, intègres, et sensibles qui souffrent le plus…

Même si vous tentez d’utiliser l’une de ses tactiques, vous perdrez car il y est maître & vous non : il vous sermonnera sur votre manque d’intégrité. Quoi qu’on fasse avec un PN, on ne peut pas gagner – la seule chose sensée à faire est de le quitter !

Mais pour briser la « transe », pour cesser ce jeu macabre, il faut d’abord accepter que le Prince Charmant tendre, attentionné & amoureux des débuts, ne reviendra jamais…parce qu’il n’a jamais existé ! Ce n’était qu’un masque, qu’un rôle que le PN a joué pour vous capturer !

Ces êtres n’ont pas d’amour à donner (ils sont vides), ils n’ont ni morale, ni valeurs, ni conscience, ni scrupules !

Plus vous essayez de lui faire comprendre combien ses actes sont mauvais et plus vous lui demandez d’amour, plus vous vous épuisez – car vous ne recevez rien et, dans le même temps, vous vous faites tirer du sang lors des disputes.

Et je ne parle pas du manque de sommeil (qui peut tuer) – Moi, par exemple (du temps que j’étais harcelée par ma chef, Suzanne Rensonnet), je conduisais un jour sur une route sinueuse, et j’étais tellement absorbée par mes pensées – car l’effet des violences, c’est qu’on s’obsède dessus & qu’on y pense sans cesse – que j’ai failli faire un accident ! Ces violences peuvent également tuer ainsi … sans compter le risque réel de suicide : comme il nous arrache notre âme & détruit toute joie de vivre, les violences mènent à une profonde dépression & dégoût de la vie, et surtout, au désir d’échapper à cet enfer …

Mais même si vous ne vous tuez pas, vous commencez à agir comme une personne folle – n’oubliez pas qu’un PN est fou & qu’il projette sa folie sur sa victime, à qui il donne le rôle d’exprimer sa folie à sa place !

Tant que vous vous obsédez sur ce que le PN dit ou fait, vous vous oubliez vous-même & restez accrochée dans cette transe satanique.

Il est logique d’être choqué(e) par ses actes, mais si on veut en sortir, il faut arrêter ce mode de pensée (et le jugement, qui ne fait qu’attirer plus de mal dans votre vie).

Tout d’abord, il faut cesser de résister à la réalité, mais l’accepter (aussi pénible ou horrible soit-elle) … alors, vous verrez que, comme cette réalité (que vous n’avez AUCUN POUVOIR DE CHANGER) ne vous convient pas, vous devez vous sauver.

Il faut du courage pour cesser de fonctionner avec « l’esprit souffrant », pour à la place, fonctionner avec un esprit réaliste (les faits & rien que ça). Tant que l’on juge ce que le PN nous fait (« c’est dégoûtant », « c’est inacceptable », etc) & qu’on se prend pour un St-Bernard ( = que l’on croit qu’on peut & qu’on doit sauver des losers), on reste dans une énergie de victime.. A l’inverse, dès qu’on commence à juste dénombrer les faits, on cesse de vouloir guérir l’autre & la relation… & on reprend notre pouvoir – donc, on s’en libère.

Oui ; à chaque fois que vous jugez quelque chose comme mauvais, vous êtes dans la résistance au réel – à chaque fois que vous le faites, vous croyez lutter contre votre PN alors qu’en fait, vous ne faites que vous enraciner un peu plus à lui !

Or, comme a dit Ayn Rand : « Vous pouvez ignorer la réalité, mais vous ne pouvez pas ignorer les conséquences d’ignorer la réalité ». Ces conséquences, vous les vivez, non ?

Ne croyez pas qu' »accepter » signifierait tolérer la maltraitance ; au contraire, c’est accepter qu’un PN fait ce qu’il (ou elle) fait parce qu’il est un PN. Là, vous n’aurez plus besoin de le « guérir » pour vous faire vous sentir mieux.

Vous pouvez vous libérer, vous pouvez vivre une vie pleine & sereine, vous pouvez laisser les autres être & faire ce qu’ils veulent… et si leurs actes n’entrent pas dans vos normes, ces individus n’ont pas à faire partie de votre réalité.

Il est plus que temps de laisser le PN à lui-même, de cesser de se concentrer sur lui pour, à la place, vous focaliser sur la création de la vie qui vous convient & que vous méritez !

PN : pourquoi on reste si longtemps

Par défaut

rester   Toute victime de PN se reproche son apathie, son manque de volonté, la tare mentale qui fait qu’elle aime et veut rester avec son bourreau… Cet article, ô chers frères & soeurs victimes, vise à mettre un terme à ces idées fausses.

Aussi : pour répondre aux salauds malavisés qui se fichent de vous et vous reprochent (ça m’est arrivé souvent !) votre soi-disant « masochisme » !

C’est reprocher à l’oiseau à qui on a coupé les ailes, de ne pas s’envoler !

Chacun connaît le syndrome de Stockholm (quand, après avoir été pris en otage par un braqueur, des gens ont ensuite tenu pour lui contre la police).

Eh bien, il en va de même avec un PN avec qui on est en relation (parent ou partenaire amoureux). Il (elle) a beau nous maltraiter – nous insulter, nous rabaisser, nous humilier, nous tromper, nous frapper, … – on a dur à le(la) quitter.

Pourquoi ? Parce qu’un phénomène a lieu dans ce cas-là ; le lien traumatique.

Un tel lien se crée lorsque 3 conditions sont réunies :

– une différence de pouvoir (l’oppresseur se conduit de façon dominante, contrôlante, oppressive),

– des récompenses intermittentes (des traitements blessants, douloureux, alternent avec de rares moments de calme ou de tendresse),

– des périodes de haute tension (générant des sentiments très intenses de peur, angoisse, excitation, …) suivies de périodes de rapprochement. Oui ; l’oppression crée une dépendance, oui, la peur immobilise et renforce l’attachement.

Ces liens traumatiques se créent dans les situations de kidnapping, d’inceste, de captivité de guerre, de foyer violent, et surtout si le partenaire est un PN).

Donc, il est courant pour une victime de PN, de poursuivre son bourreau s’il la plaque – ce qui (car la victime réalise à quel point elle agit follement) augmente encore la honte, le désarroi chez elle.. elle se dit qu’elle est une loque pathétique, et son estime de soi diminue encore plus !

Lorsqu’un détraqué nous dérobe tout pouvoir, il nous lie à sa volonté ; on devient faible, craintif, dépendant(e), angoissé(e), en manque, …

Des chercheurs ont étudié ceci : ils ont fait jouer des singes avec des distributeurs ; certains, si on actionnait le levier, livraient un fruit à chaque fois, d’autres, ne livraient un fruit que de temps en temps. Le résultat, c’est que dans le 1er cas, les singes se lassent vite de jouer alors que dans le 2ème cas, ils jouent des journées entières.

On voit donc que, quand on ne peut prédire si et quand on sera récompensé (affection, gentillesse), on redouble d’efforts pour en obtenir – et c’est comme ça qu’on reste englué dans une relation nocive !

Pour beaucoup de victimes de PN, la relation de couple n’a jamais été aussi intense qu’avec lui… Elles croient donc que leur bourreau est leur âme-soeur (O, comme j’ai cru à cette chimère !!!)… sauf que (détail qui change tout !)

la connexion ne vient pas de l’amour réciproque, de la bonté et de la confiance, mais bien dans la charge émotionnelle élévée du traumatisme ( !). Mais comment peut-on ressentir un lien si fort avec la personne responsable du traumatisme & de la douleur ? Eh bien, parce que 2 autre phénomènes se rajoutent ; la dissociation et l’identification avec l’agresseur.
La dissociation, c’est quand, pour survivre à ce qui nous arrive, on se détache de notre corps & du monde réel, pour fuir dans un autre monde. Alors, on n’a pas conscience (même si TOUT se stocke dans l’inconscient !) de ce qu’on subit. Dans ce cas, on ne se souvient que des bons moments passés avec notre bourreau.

C’est pourquoi on le regrette & on lui court après s’il nous plaque.

L’identification à l’agresseur, c’est quand ses mensonges répétés deviennent une part de nous-mêmes – en sorte qu’on en vient à penser comme lui – c-à-d contre nous-même et dans SON intérêt !
Pour créer l’obéissance et la dépendance, un PN rabaisse énormément sa proie – donc, à force d’entendre qu’on est un(e) nul(le), on internalise cette croyance sur nous-même et donc, on commence à penser qu’on mérite les mauvais traitements qu’il nous inflige.

Comment, alors, pourrait-on penser à se défendre ou à partir ? Non ; à la place, on pense à S’AMELIORER ( !) ou à « lui faire comprendre qu’en fait, nos intentions étaient bonnes » ( !).

Il y a, à part les composantes émotionnelles & psychologiques, des composantes biologiques au fait qu’on reste avec un PN ; comme il nous fait vivre en état de vigilance constante, dans l’angoisse & la terreur, notre système nerveux s’habitue à cet état (de niveau de stress élevé) ; des voies se créent & se renforcent entre nos neurones – en sorte qu’ensuite, tout autre relation (une relation calme, où l’on est aimé) nous semble ennuyeuses. C’est dû à ce qu’on a appris à relier « montagnes russes émotionnelles » et amour.

L’ocytocine (l’hormone de l’attachement) joue un rôle aussi. P. Carnes (dans son livre « Betrayal Bonds ») dit que les femmes ont tendance à soigner et réparer, plutôt qu’à plaquer, lorsque leur partenaire les maltraite.

Donc, cessez de vous reprocher d’aimer & de rester avec un PN ; rappelez-vous que le traumatisme crée des liens d’attachement profond et qu’il y a beaucoup de facteurs (émotionnels, psychologiques et même physiologiques) qui vous poussent à réagir ainsi à la maltraitance.

Si vous vous éloignez de votre bourreau, même s’il y a distance physique, les liens émotionnels restent (comme avec la cigarette, par ex) ; donc, vous risquez la rechute avec un partenaire (soit le même, soit un autre qui vous maltraitera aussi) qui vous fera revivre le même degré d’excitation que le précédent.

Vous devez donc, pour vous en libérer totalement, vous informer sur ce sujet, le comprendre profondément – alors, vous commencerez à pouvoir agir différemment.

Mais je traiterai sans doute ce sujet prochainement …