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Les inepties du « langage corporel »

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expression visage

Presque tout le monde a des croyances erronées sur le langage corporel de leurs interlocuteurs. Et ceci a des répercussions énormes : par ex, lors d’une rencontre au sommet, si un diplomate interprète mal le langage corporel de ses interlocuteurs, ça peut avoir des conséquences gravissimes ; une guerre peut s’ensuivre.

Il y a une grande différence entre ce que la science dit du langage corporel et ce que les gens lamda croient en savoir – ce qui cause des incompréhensions, des quiproquos et surtout, de nombreux différends – en famille, au travail, … Partout !

Actuellement, tout le monde aime « faire de la psychologie », et acquérir plus de pouvoir personnel, ou passer pour un expert & impressionner un public plus ignorant…. Et pour tous ceux-là, ce genre de règles simplistes est ce qu’il leur faut pour y parvenir ! Mais la vraie psychologie est autrement plus complexe que cette psychologie de bazar et ses soi-disant « formules-miracle » !

Par exemple, en ce qui concerne le langage corporel, chaque humain s’en crée au fil du temps une image … mais une image fausse !  C-à-d un mauvais conseiller, généré par une compréhension erronée du langage corporel.

Des études scientifiques sur ce sujet ont établi que 97% des interprétations de langage corporel sont fausses !

Par ex, si notre interlocuteur regarde à droite en parlant, on en déduit qu’il ment – or, ça peut être parce qu’il est gaucher,

S’il croise les bras, on déduit qu’il est arrogant ou qu’il s’ennuie – or, ça peut être dû au fait qu’il fait froid,

S’il ne nous regarde pas dans les yeux, on en déduit qu’il ment, qu’il est agressif ou hypocrite – or, c’est peut-être dû au fait qu’il est haut potentiel (ces êtres ne peuvent comprendre ce qu’on leur dit qu’en regardant ailleurs),

S’il sourit, on déduit qu’il est intéressé par notre discours – or, cela peut être un faux sourire de politesse (il est prouvé que beaucoup de gens ne distinguent pas un faux sourire d’un vrai),

S’il a un visage fermé, on déduit qu’il est agressif – or, c’est peut-être dû à un profond chagrin,

S’il pose les mains sous la table, on déduit qu’il à quelque chose à cacher – or, c’est peut-être dû au fait qu’il a beaucoup travaillé la veille et a mal aux épaules,

Etc…

Un indice plus fiable (qu’on omet pourtant souvent de remarquer) est la direction des pieds de l’interlocuteur ; car là où vont ses pieds, là va son esprit.

Hélas, les gens se trompent totalement sur le langage corporel parce qu’ils croient comme paroles d’Evangile de soi-disant gourous auto-proclamés, et leurs assertions-massue (totalement non-scientifiques) !

La « Règle de Communication 7-38-55 » par ex, dit que, dans une communication, les mots qu’on dit comptent pour 7%, notre ton pour 38%, et notre langage corporel, pour 55%. Ca semble scientifique, mais c’est totalement faux !

Le Pr Albert Mehrabian (Professeur de psychologie de l’UCLA) a étudié leurs assertions et découvert que ces gourous ont combiné ensemble 2 études et abouti à ces chiffres prétenduments corrects.

Des études (réellement sérieuses et scientifiques, elles !) ont montré que ce qui compte, c’est la voix, le ton de voix & l’expression du visage – mais que le message en lui-même compte aussi.

Les coachs en présentation ou en langage corporel, ont simplement accepté cette règle des 7-38-55 comme juste sans faire leurs propres recherches ni  la vérifier – et c’est ainsi qu’ils répandent l’erreur – qu’ils répandent l’incompréhension, la division, la souffrance et l’hostilité … tout en faisant croire (vu les pourcentages précis qu’ils citent) qu’ils sont experts sur le sujet !

Bref, si l’on veut être plus heureux et prospère et améliorer le monde, nous devons tuer ce monstre créé par notre esprit ; toutes nos opinions sur le langage corporel ! … Et pour ce faire, il suffit de cesser de l’écouter !

En matière de langage corporel, il n’y a pas d’absolu !  Pour vraiment communiquer avec quelqu’un et comprendre ce qu’il dit, il faut tenir compte d’un tas de facteurs et « écouter » les autres à la fois avec nos oreilles, nos yeux, notre cœur et notre ventre !  C’est le seul moyen d’avoir une vue globale du sujet dont il parle.

Puissiez-vous, mes lecteurs, en tenir compte désormais dans vos échanges avec autrui, en informer vos proches, qui, avec un peu de chance, corrigeront aussi leur façon de communiquer… et ceci fera un monde meilleur…

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Augmentez votre pouvoir en percevant mieux les choses

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facettes  Tout événement peut être vu différemment selon les personnes ; chacun, en effet, voit le monde via sa perspective personnelle (subjective), surtout des les situations qui nous concernent.

Dès lors qu’il y a quelque chose de personnel en jeu, vous devenez automatiquement un peu partial, non ? Et donc, vous ne voyez pas tout à fait la situation telle qu’elle est (puisque vous êtes impliqué dedans) – alors que si vous pouviez la voir à travers les yeux d’autres personnes, vous auriez à chaque fois un autre point de vue, vous percevriez à chaque fois une facitte différente de la situation – bref, vous verriez plus clair, et auriez, par conséquent, plus de pouvoir.  Les vendeurs, par ex, savent que s’ils ne peuvent deviner ce que pensent et veulent les autres, ce n’est pas la peine de faire ce métier !

Découvrir comment les autres perçoivent une situation, donne beaucoup de pouvoir sur eux. Et le mieux, c’est que cette compétence peut s’apprendre.
Certaines personnes croient que, pour réussir, il faut se focaliser à 100% sur nos désirs et nos objectifs … Mais ça, c’est ce que font les narcissiques, et ces êtres-là n’arrivent jamais bien haut !

Dans la vie, on a souvent besoin de l’appui des autres, et s’ils nous perçoivent comme un égoïste, ils n’auront pas envie de nous aider, et on restera sur place… Ne penser qu’à soi ne permet pas d’influencer les autres puisqu’alors, on ne peut communiquer avec eux de façon significative.

Vous gagnez un excellent aperçu des choses quand vous comprenez les valeurs & sentiments de quelqu’un d’autre. Mais cette faculté ne tombe pas du ciel ; il faut travailler pour l’acquérir !
Donc, si l’on négocie avec quelqu’un (et cette situation se présente plusieurs fois par semaine), il ne faut pas essayer d’obtenir à tout prix ce que l’on désire, mais plutôt, donner à l’autre autant de ce qu’il veut que possible. Or, on ne peut faire ceci qu’après avoir découvert ce qui le motive, ce qu’il croit, ce qu’il craint et ce qu’il valorise. Sinon, rien de ce que l’on dit ne résonnera en lui, et on ne pourra pas agir sur lui.
Si par ex, vous aimez sortir le soir avec vos amis, et rentrez souvent tard, ce qui provoque une scène avec votre partenaire ; que faire ? D’un côté, vous ne voulez pas le(la) mécontenter, mais d’autre part, vous n’aimez pas qu’on vous donne des ordres comme à un enfant.

Prenez du recul et essayez de comprendre son point de vue.  Est-ce qu’il (elle) se soucie vraiment de l’heure où vous revenez, ou veut-il juste savoir que vous êtes en sécurité et que vous le respectez assez que pour lui dire quand vous rentrerez ?

Un négociateur avisé disait à sa conjointe : «Chérie, je sais que tu m’aimes & que tu t’inquiètes pour moi.  Donc, je te promets que si je compte revenir après minuit, je t’appelerai pour te prévenir. »

L’autre se sent alors compris, et a plus tendance à vous donner ce que vous voulez…

Il s’agit d’inverser les rôles, pour se mettre à la place de l’autre, mais même plus que cela : se mettre à sa place en connaissant l’autre (avec ses désirs, craintes et complexes personnels).

Quand vous savez ce que vit l’autre personne, ce savoir est un pouvoir. Sans cela, vous ne pouvez pas définir exactement le problème, et donc, pas trouver la bonne solution. En effet, 50% de la solution réside dans la définition du problème – et vous ne pouvez bien le définir que si vous avez écouté les différents sons de cloche (= ce que vit chacune des parties en présence).