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Le PN comme bête féroce

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requin

J’ai déjà dit à quel point il est vain de vouloir communiquer avec un PN – car il vous attire dans des discussions délirantes où vous vous ferez nier, attaquer, frustrer et provoquer – sans compter la privation de sommeil !

Pour plus d’infos sur ces discussions & provocations & quoi y faire, vous pouvez lire : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/16/pn-discussions-delirantes/ ,

http://www.bonheuretamour.com/2016/03/14/parler-avec-un-pn/

Et http://www.bonheuretamour.com/2016/07/01/pn-provocation/

Bref, vous vous abîmez tandis que lui se renforce, vous pleurez des larmes de sang tandis que lui boit du petit lait…

De plus, un pervers ne voit pas du tout la réalité comme vous – ces gens sont vraiment une espèce à part…. Une espèce très primitive, & qui n’a rien d’humain…

Vous ne tenteriez pourtant pas de discuter avec un bébé, ou avec un animal – car vous savez qu’ils ne peuvent vous comprendre. Eh bien, c’est pareil avec un PN ; malgré son apparence humaine, c’est un genre de bestiole peu évoluée, qui ne connaît que ses besoins & ses désirs et devient furieux si on tente de l’en priver.

Comme un bébé, un PN ne peut assouvir ses besoins seul ; il a besoin de quelqu’un d’autre pour ça. Quand il n’a pas une victime bien vivante à qui sucer le sang (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/ ), il s’étiole – il est alors comme un bébé abandonné dans la forêt…

Et, comme tout prédateur, il économise ses forces ; il lui faut donc s’assurer une source d’approvisionnement régulier ; quelqu’un qui sera là chaque jour pour satisfaire ses besoins malsains.

Voilà pourquoi il attire sa proie dans une relation (grâce au bombardement d’amour – voir http://www.bonheuretamour.com/2016/12/28/bombardement-damour-tous-aux-abris/ ), puis l’isole & l’affaiblit de toutes les manières (financièrement, physiquement & émotionnellement) pour qu’elle reste là, à sa disposition ! Quand il l’a bien brisée, elle est à lui, & il se sent en sécurité.

En outre, ce faible entre les faibles (car se montrer humain est preuve de force) se sent alors enfin puissant !

Si la victime tente de dénoncer les abus qu’elle subit ou fait mine de vouloir s’échapper, le PN panique & la violence s’intensifie.

Si la victime part, le PN tentera tout pour lui faire réintégrer sa prison (pleurs, promesses, menaces, …) &, si tout ça ne marche pas, la poursuivra d’une haine active & éternelle (un PN n’oublie ou ne pardonne jamais).

Il est toujours vain de vouloir se faire entendre d’un pervers narcissique, vu qu’il n’entend même pas ce que vous dites ; tout ce qu’il entend, ce sont les hurlements de ses propres émotions ; de sa faim, de sa rage, de sa peur.

Quand vous avez affaire à un PN, vous avez affaire au besoin & désir dans leur forme la plus primale – autant dire à un prédateur, une bête sauvage affamée… comme un requin, par ex.

Vous ne discuteriez pas avec un requin affamé, non ? Alors, pourquoi le faites-vous avec un PN ? Ces êtres sont imperméables à la raison & la logique ! Un PN n’écoute que ses raisons & sa « logique », qui est celle-ci : il a décidé de se nourrir de vous & il le fera, quoi que vous puissiez dire pour votre défense !

La fable « Le Loup & L’Agneau » décrit bien ce comportement du nuisible, qui trouve toujours une « bonne » raison pour agresser, & à quel point toute discussion ou défense ou appel aux sentiments humains est inutile devant sa volonté de tuer !

La seule défense possible est de se sauver & de se tenir le plus loin possible de ces dangereuses bêtes car elles n’ont aucune pitié quand leur démon intérieur a faim de sang !

Leur vision de requin, en blanc & noir, les convainc que tout ce qui facilite l’obtention de leur « nourriture » (l’approvisionnement narcissique ), de leurs désirs, besoins & caprices, est bon et tout ce qui interfère avec ceci, est mauvais – & ils ne considèrent rien d’autre ; ils se fichent totalement de si c’est mal, si ça blesse autrui, etc.

Ils le veulent, donc ils l’auront, point ! De vous ou de quelqu’un d’autre, mais ils auront, ils prendront ce qu’ils veulent, TOUT ce qu’ils veulent… Et ceux qui tenteront de les en empêcher le paieront cher.

Y a-t-il une chose quelconque que vous puissiez dire qui stopperait l’attaque ? Non. RIEN ne peut la stopper. Si la bête a faim, elle vous mordra, point ! Aucun argument ne tient devant un PN tout à fait comme aucun argument ne tiendrait devant une bête féroce affamée ! Alors, il faut comprendre que vous adressez vos tentatives de défenses à un monstre, & non à un humain doté de raison, & cesser radicalement de discuter avec lui ; c’est un emplâtre sur une jambe de bois !

Quand j’étais avec Eric (mon mari PN), j’en étais venue à penser de lui « il ferait brûler toute la ville pour se faire cuire un œuf, s’il en avait le caprice ».

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Une navrante expérience

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Choeur Depuis quelques années, j’ai envie de parler d’une expérience douloureuse qui m’est arrivée… J’ai longtemps hésité à l’écrire (et surtout, à la publier) parce que je croyais que, comme c’est mon histoire, ça n’intéresserait personne…

En plus, je sais qu’il faut « avaler » ce négatif et puis passer à autre chose, & non se focaliser dessus, sous peine d’en attirer plus dans notre vie.

Mais j’ai réalisé que cette mésaventure – illustrant le fameux « pavé de l’ours » (ou comment les cons vous blessent plus que les mauvais) – arrive à d’autres ; que beaucoup d’HP sont dans mon cas et que donc, cette histoire peut être instructive & exemplaire.

On se méfie de nos ennemis ; quand ils sont présents, on ne s’endort pas, on reste sur ses gardes … mais on ne se méfie pas des copains(ines) idiots… ce en quoi on a grandement tort ! La Fontaine l’a clairement illustré dans sa fable « L’Ours et l’Amateur de Jardins ».

Un ours et un homme avaient décidé de se réunir pour fuir la solitude. L’homme jardinait tandis que l’ours chassait. A la maison, l’ours veillait sur le repos de son compagnon. Un jour, une mouche vint se poser sur le nez de l’homme endormi. L’ours, craignant qu’elle n’éveille son ami, prit un pavé, le lança sur la mouche et … écrasa la tête du dormeur. Depuis, l’expression « le pavé de l’ours » signifie qu’une action nuisible peut être dictée par une bonne intention irréfléchie.

L’incident s’est produit il y a 4 – 5 ans. A l’époque, étant encore sous le coup de l’émotion, je n’aurais pas pu l’écrire, mais le temps a passé, j’ai pris du recul, les sentiments vifs ont disparu ; je peux donc le faire.

A l’époque, je chantais dans plusieurs chorales, dont « les Etincelles » (une chorale de messe sans prétention). Mon fils Tom, qui avait 10 – 11 ans à l’époque, m’y accompagnait.

Au départ, j’aimais venir y chanter ; l’atmosphère était « bon enfant » et l’accueil, cordial… même, je m’émerveillais de leur tolérance (en effet, étant HP, j’étais plus habituée au rejet qu’à autre chose !) et donc, j’ai commencé à me « dégeler », à faire confiance, à m’ouvrir…

Mais ceci impliquait que je dise pourquoi je prenais un soda & non du vin (comme eux le faisaient) après les répétitions ; que je n’étais pas chrétienne, mais baha’ie… C’est là que l’atmosphère a subtilement changé…

On ne me disait rien en face, mais je le sentais… On aurait dit que le thermomètre avait soudain baissé de 50 degrés.

Surtout, la chef du groupe, Catherine B., s’est mise à me soupçonner. Comme tous les êtres non-éveillés, tout ce qu’ils pensent ou disent d’autrui, s’applique en fait à eux-mêmes (ce qui suit le montrera).

Il y eut d’abord un incident qui m’a choquée & aurait dû m’alerter, mais que j’ai gommé, tant je voulais m’intégrer dans un groupe. J’avais un copain Bernard, bon catholique, doté d’une belle voix et désireux de chanter dans une chorale. J’ai donc demandé à la chef de l’intégrer au groupe, mais elle refusa net quand elle entendit qu’il avait 66 ans – et donc, pas d’enfant à catéchiser (elle a dit que c’est pour ça qu’elle refusait son entrée dans la chorale).

Ca m’a fait piger qu’on m’avait accueillie à cause de mon enfant ; que ces gens faisaient du prosélytisme, cherchant à enrôler d’autres enfants dans le catholicisme.

Je n’y avais pas songé car ça n’arrive jamais chez les baha’is : on reçoit tout le monde à nos fêtes ou réunions sans aucune arrière-pensée, sans songer à les convertir ; on sait que c’est entre les mains de Dieu et que cette idée de convertir « comme de force », par persuasion, est à la fois bête & injurieuse !

J’étais choquée de découvrir ce trait mais bon, j’ai passé l’éponge – je voulais TELLEMENT être intégrée dans un groupe quelconque d’humains !

Hélas, cette Catherine était fort sotte – sa lenteur d’esprit me gênait parfois, mais, ayant beaucoup d’affection & de confiance en elle (& même, je l’admirais beaucoup pour sa positivité constante), je m’interdisais de penser cela … Surtout, à l’époque – ô naïveté ! – je croyais qu’on pouvait être bon(ne) même en étant stupide … Je vous le dis : c’est faux !

Bref, cette brave fille, jugeant tout à son aune, se mit à se méfier de tout ce que je disais, voyant dans tout des velléités de conversion (!)

Voici comment elle me traita : à l’époque, je venais de lire « Le Pouvoir du Moment présent » d’Eckart Tolle, & ce livre m’ayant littéralement sauvé la vie, j’étais très enthousiaste et en parlais à tout le monde. Or, quand je l’ai mentionné devant elle, elle a eu un recul et un air de suspicion, & a filé, comme si j’avais la peste. Oh, comme c’est douloureux !

Les normo-typiques l’ignorent, mais n’importe quel HP (ou est-ce car je suis empathe ?) peut voir leurs pensées s’agiter dans leur cerveau aussi clairement qu’on verrait des poissons bouger dans un aquarium …

Du reste, il était évident que le catholicisme lui convenait ; la foi baha’ie est plus mystique que le christianisme, & il était clair comme du cristal qu’elle n’aurait jamais le niveau pour devenir baha’ie – donc, catholique, c’était parfait pour elle.

De plus, penser que j’aurais pu croire que cette méthode imbécile marcherait pour « recruter » des « adeptes » est une grave insulte à mon intelligence ! N’importe qui ayant 2 sous d’intelligence sait qu’on ne peut forcer les consciences !

Une autre fois, elle était déprimée car sa meilleure amie venait de mourir d’un cancer. J’avais mal au coeur pour elle et, voulant apaiser sa douleur, je lui envoyai cette prière – qui m’avait souvent apaisée moi-même : Ô Dieu, rafraîchis et réjouis mon esprit. Purifie mon coeur. Éclaire mes facultés. Je remets toutes mes affaires entre tes mains. Tu es mon guide et mon refuge. Je ne veux plus m’abandonner à la tristesse ni au chagrin, je veux rayonner de joie et de bonheur. Ô Dieu, je ne veux plus me laisser envahir par l’anxiété ni accabler par les tourments. Je ne veux plus m’appesantir sur les ennuis de la vie. Ô Dieu, tu es plus proche de moi que je ne le suis moi-même. Je me consacre à toi, ô Seigneur. (Abdu’l-Baha)

Je reçus, en échange, non un remerciement, mais une autre prière, ce qui me choqua (en plus, ce texte ne venait pas d’un messager de Dieu, comme moi j’avais envoyé, mais d’un gars quelconque … évidemment, puisque leur messager, Jésus, n’a donné qu’une seule prière ; le Notre Père).

Même qu’elle aurait trouvé la prière nulle & sans effets, un merci – ne fût-ce que pour ma bonne intention – aurait été normal… mais sa réaction n’est pas normale..car moi, je n’étais pas triste. Ca n’a pas de sens.. ou plutôt si..; & ce sens est clair.

Je n’aime pas les procès d’intention ! Ce n’est ni juste, ni honnête, ni gentil – mais carrément hostile, en fait ! – de supposer en secret des mobiles cachés aux autres, et de nourrir ce genre d’idées au lieu d’en parler franchement à la personne ! Ca, c’est rajouter l’injure à l’injure : non seulement on prête de noirs desseins à l’autre personne (ici, moi), mais on suppose, en plus, qu’elle ne vous répondra pas franchement. Elle a dû oublier que Jésus a dit : « Que votre langage soit « oui, oui ! non, non ! » ; tout le reste vient du démon ! »

Donc, comme on m’évitait ou qu’on me traitait en bête curieuse, chaque réunion est devenue horriblement douloureuse pour moi (« il n’y a pas d’autre mort que le manque d’amour » !) & j’ai quitté le groupe peu après … mais toujours avec, au fond de moi, une blessure ouverte & le désir de me justifier, de m’expliquer …

Aurait-elle compris ? J’en doute. En outre, les sages disent que s’expliquer ne sert à rien ; comme l’a dit Paulo Coelho : « N’expliquez jamais ; les gens n’entendent que ce qui les arrange »…

Moralité : fuyez les cons, même s’ils ont l’air très gentils ! Ce sont eux qui vous infligeront les pires blessures ; celles auxquelles on ne s’attend pas (car c’est TROP bête & en plus, sachant qu’il sont bêtes mais non mauvais, on ne se méfie pas d’eux), celles qui mordent et laissent des cicatrices profondes !