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Conte : les 2 gemmes

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2 pierresUn homme sage vivait heureux avec son épouse et ses 2 fils. Un jour, il dut partir en voyage et, alors qu’il était parti, ses 2 fils eurent un accident et moururent.

La mère souffrait énormément mais, étant très pieuse, elle supporta le drame avec bravoure et dignité.

Mais elle se demandait comment elle annoncerait la nouvelle à son mari ; il avait le coeur fragile et elle craignait qu’il ne supporte pas le choc.  Elle demanda donc à Dieu de l’aider à trouver les mots.

Lorsque son mari rentra de voyage, il embrassa son épouse et lui demanda des nouvelles de ses deux fils. Elle lui dit qu’ils auraient le temps d’en parler à dîner, mais qu’il prenne d’abord un bon bain.

Après le bain, à table, elle lui demanda comment s’était passé son voyage. Mais l’homme demanda encore des nouvelles de ses fils. L’épouse embarrassée lui répondit :

– Laisse les garçons. Avant je voudrais que tu m’aides à résoudre un problème  important.

– Alors, parle, nous allons résoudre ce problème ensemble, lui dit le sage homme.

– Quand tu étais absent, un ami est passé nous rendre visite et nous a laissé en garde 2 joyaux d’une valeur inestimable, mais ces bijoux sont si beaux que je m’y suis attachée et je n’ai pas très envie de les lui rendre, qu’en penses-tu ?

Le mari lui répondit :

– Je ne comprends pas ton comportement. Tu n’as jamais été attirée par le luxe, et même que tu le serais, ces bijoux ne t’appartiennent pas et tu dois les rendre.

– Mais je n’arrive pas à me faire à l’idée de les perdre, lui répondit l’épouse.

Le mari lui rétorqua :

– On ne peut pas perdre ce que l’on n’a jamais possédé. Tu vas rendre ces bijoux, nous allons le faire ensemble aujourd’hui même.

Sa femme lui répondit :

– Très bien mon époux, qu’il soit fait comme tu le veux. Les 2 joyaux seront rendus à celui qui nous les avait confiés. En vérité c’est déjà fait, car ces bijoux étaient nos 2 fils tant aimés, que Dieu a rappelés à Lui.

L’homme comprit le message, enlaça sa femme, et sans désespoir ni révolte, ils laissèrent couler leurs larmes.

 

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