Archives de Tag: jeûne

Poème : Etre jeune

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La jeunesse n’est pas une période de la vie,

Elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,

Une qualité de l’imagination, une intensité émotive,

Une victoire du courage sur la timidité,

Du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années.

On devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs

Sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre

Et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne & s’émerveille.

Il demande, comme l’enfant insatiable : et après ?

Il défie les événements & trouve la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.

Aussi jeune que votre confiance en vous-même.

Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.

Réceptif à tout ce qui est beau, bon & grand.

Réceptif aux messages de la Nature, de l’homme & de l’infini.

Si un jour votre cœur allait être mordu par le pessimisme & rongé par le cynisme,

Puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard !

(Gén. Mc Arthur)

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Tout se paie – II : Catherine d’Aragon

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Dans mon précédent article sur le fait que tout a une étiquette de prix attachée à lui, je vous ai parlé d’Anne Boleyn, de son frère, de sa sœur et belle-sœur, de Henri VIII et de son fils, mais pas de « la pauvre victime » ; Catherine d’Aragon ; la 1ère femme d’Henri VIII – qui mourut misérablement (sans doute d’un cancer) peu de temps après sa répudiation et le remariage du roi avec Anne Boleyn,

Voici ce que pensent d’elle les amateurs d’Histoire :

– que son cancer fut sans doute causé – ou du moins agravé – par le stress causé par les bouleversements de son mariage et de sa répudiation – ainsi que par le traumatisme d’avoir été séparée de sa fille Mary. On sait à présent qu’il y a un fort lien entre douleur émotionnelle et maladie physique.

– il semble que, malgré sa foi extrême, elle avait caché que son mariage avec le frère d’Henri, Arthur, avait été consommé, pour pouvoir épouser Henri VIII.  Ce mensonge fut puni ; ce mariage « payé trop cher » fut stérile et douloureux !

– Henri VIII était avide d’avoir un héritier, et elle était anorexique, au point de faire cesser ses règles, mais non sa fertilité, puisqu’elle a eu au moins 7 grossesses.  Hélas, seule une fille (la future reine Mary) est restée en vie ; les autres grossesses se terminèrent en fausses couches, ou par des enfants morts-nés… ce que l’on peut mettre sur le compte de son anorexie.

Ce trouble causa aussi chez elle une ménopause précoce ; en effet, après ses 33 ans, elle ne conçoit plus…

La dame étant très – excessivement – pieuse, cette privation de nourriture se faisait « pour Dieu ».. Belle piété, qui va à l’encontre de la vie !  L’anorexie n’est pas un phénomène moderne : c’est juste que l’anorexie actuelle a des raisons esthétiques, celle du moyen-âge, des raisons religieuses…

quelle ironie de penser qu’elle jeûnait ainsi sans doute pour expier son péché (son mensonge) et concevoir un fils, alors que c’est justement cette anorexie qui l’a empêchée de donner l’héritier tant attendu au roi !

On a accusé Henri d’être un coureur de jupons, mais avoir une telle truite froide dans son lit, qui portait un cilice sous ses vêtements, et restait agenouillée des heures en prière… franchement, on ne peut le blâmer d’avoir cessé de l’aimer (car il l’a aimée) et de se tourner vers des jeunes filles plus vitales et exubérantes !

Ce genre de grenouilles de bénitier, religieuses à l’excès, au point de s’opposer, comme dit plus haut, à la vie, n’aiment assurément pas le sexe… et là, j’en viens (presque) à excuser Henri de son infidélité … car c’était un sanguin, un bon vivant, et il est inhumain de priver de sexe un être (homme ou femme) de ce tempérament-là !

Catherine d’Aragon aimait son mari, mais était trop froide, bigote, entêtée et sûre de son droit. Si elle s’était vraiment souciée de l’Eglise catholique, elle aurait dû comprendre que l’Angleterre avait besoin d’un héritier et se retirer dans un couvent… Henri n’aurait alors pas dû couper les ponts avec le catholicisme et créer une nouvelle Eglise.

– Catherine, étant princesse espagnole, était très fière et pourtant, voici comment elle mourut : son mariage annulé, détenue au Château de Kimbolton Castle), dans le froid, l’isolement et la pauvreté…Voilà à quoi lui servit sa fierté espagnole !

Histoire de 3 expressions

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Ce sont 3 expressions dont je trouve l’histoire intéressante et divertissante, alors, je vais vous les raconter, et j’espère qu’elles vous plairont aussi …
« Mangez un bœuf et soyez chrétien ! »
Le frère de Louis XIV, Philippe 1er d’Orléans, qu’on appelait « Monsieur » était assez minaudeur – on avait en effet pris soin, dès sa tendre enfance, d’en faire ce qu’on appelait jadis « un inverti » (et qu’on nomme aujourd’hui « une grande folle »), pour éviter qu’il ne nuise à son frère.
En effet, le précédent duc d’Orléans, Gaston, frère de Louis XIII, avait continuellement brigué le pouvoir et avait, en conséquence, fomenté des complots contre le Roi sa vie durant, jetant de ce fait énormément de trouble dans le royaume.
Donc, pour en revenir à Philippe, il se permit de manger un biscuit en période de carême et comme quelqu’un lui faisait remarquer que ce n’était pas permis vu qu’on est supposé jeûner, il se tourna vers un prêtre qui passait et dit : « Mais ce n’est qu’un petit biscuit. N’est-ce pas, monsieur le curé, qu’on peut manger un biscuit durant le carême ? » Il était persuadé que l’homme d’église lui donnerait raison…
Hélas pour Monsieur, ce prêtre était un « pur », non un courtisan, en sorte que, plein d’indignation devant son attitude, il rétorqua, furieux : « Mangez un bœuf, et soyez chrétien !» – voulant signifier que ce n’est pas l’observance minutieuse des rites (= les apparences extérieures) qui compte, pour la foi, mais bien la conviction intérieure.

« Quand la Hollande est prise, adieu les Pays-Bas ! »
Jadis (de la Renaissance au XIXème siècle), les femmes portaient des corsages assez ouverts (non des ras-du-cou ni des cols roulés, bien sûr), et, pour cacher le haut de leur poitrine et préserver leur pudeur, un « fichu » ou « mouchoir de cou ».
Ce mouchoir était de coton pour les femmes du peuple, mais, pour les riches bourgeoises ou les nobles, il était fait de dentelle de Hollande.
Or, lorsqu’un galant lutinait une jeune fille ou une femme, et qu’il arrivait à lui ôter son fichu de cou, il était clair que si la dame lui laissait déjà toucher ses seins, il en arriverait vite à toucher (et prendre) plus bas – donc, que ce « pelotage » devait fatalement aboutir à l’acte sexuel… d’où le dicton : « quand la Hollande est prise, adieu les Pays-Bas » !

« Ah ! le bon billet qu’a La Châtre! »
Au XVIIème siècle vivait une courtisane fameuse, Ninon de Lenclos. A un certain moment, elle appartint au marquis de la Châtre, lequel dut partir pour la guerre mais, très jaloux, obligea sa maîtresse à lui certifier par écrit qu’elle lui resterait fidèle durant son absence.
Mais Ninon n’entendait pas se priver des plaisirs de la chair, en sorte qu’elle le trompa dès le 1er soir qui suivit son départ pour l’armée et, étant au lit avec un amant, s’exclama en riant : « Ah ! le bon billet qu’a La Châtre ! ». L’on dit même qu’elle le trompa abondamment et qu’elle disait la fameuse phrase avec chacun de ses amants…
Le nouvel élu voulut savoir ce qu’elle voulait dire par là et Ninon le lui dit. Par la suite, cet amant confia l’histoire à des connaissances, et Saint-Simon s’empara de l’anecdote et la publia…C’est devenu un dicton, qu’on emploie pour signifier que quelque chose est sans utilité.

Le jeûne « alternatif »

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 (Photo credit: Pete Hindle)

On sait

On sait qu’il suffit de 2 semaines pour s’habituer à ce mode de nutrition, sans souffrir de la faim, et pour commencer à jouir de ses bienfaits sur la ligne et la santé. Comme on ne se prive qu’un jour sur 2, on risque bien moins qu’avec un régime d’en être déprimé, de craquer et de se jeter sur la nourriture défendue pour compenser.que manger trop est dangereux, mais un docteur (Mark Mattson) a démontré (sur des rats) que jeûner partiellement un jour sur 2 augmentait la santé et la longévité.

Et c’est assez facile : durant un jour, on mange sainement, et le lendemain, on ne consomme qu’1/5ème des calories – soit environ 500 calories ; ce manque soudain déclencherait l’action du « gène de la minceur » (SIRT1), lequel abaisse l’inflammation (donc, le vieillissement), l’asthme et le taux de sucre sanguin, tout en brûlant du gras et détruisant les radicaux libres respon-sables du cancer.

En même temps, le corps puise dans ses réserves de graisse. Les 2 facteurs combinés font que l’on perd plus de poids qu’en réduisant simplement nos calories ingérées.

Les 2 premières semaines, mieux vaut ne prendre que 500 calories les jours de “jeûne”, pour activer le gène de la minceur. Pour faciliter le comptage des calories, on peut consommer des produits de remplacement ou des milk-shakes aux protéines.

Après cette quinzaine, on ne prend plus qu’1/3 des calories recommandées si l’on veut mincir, ou 2/3 si l’on ne vise qu’à garder le poids actuel.

Les autres jours, on se contente de manger normalement, mais sainement (légumes frais, fruits, yaourt) et pas trop. Il faut aussi faire de l’exercice et boire assez (de l’eau, si possible). Pesez-vous une fois/semaine (toujours le même jour), car tout ce que l’on surveille, tend à s’améliorer – et ça vaut aussi pour le poids !

Je ne sais si cette méthode marche puisque, si l’on ingère moins de 1000 calories par jour, on signale à notre corps que l’on est en mode « famine », ce à quoi il réagit en ralentissant le métabolisme (pas vraiment l’effet recherché, donc) mais c’est vrai que cela diminue le nombre de calories ingérées.